Δ Chapitre 21 : Les ennemis d'Hermione
Voir que je m'étais laissée punir par « T » sans opposer la moindre résistance ou que je n'avais pas aussitôt fuit le château, avait quelque peu allégé les soupçons des membres de l'organisation. Pour certain du moins. C'était par exemple le cas avec Conor et Théodore qui s'étaient montrés plutôt amicaux ces derniers jours.
- Je suis désolée Hermione, marmonna une nouvelle fois Conor. Si je ne t'avais pas torturé, il l'aurait su.
Je reposai mon verre sur l'un des meubles du petit salon dans lequel nous nous trouvions et m'approchai de la fenêtre, perdu dans mes pensés. C'était lui qui était venu me chercher dans la salle de transmission, sur ordre de « T », lui qui avait eu un mouvement d'hésitation avant de me lancer le doloris. Peut-être qu'ils n'étaient pas tous condamnés à la noirceur en fin de compte. Peut-être que certains comme Conor pourraient faire partie de l'équation. Peut-être qu'il pourrait nous aider, Drago et moi. Peut-être que nous pourrions le ramener du bon côté.
- Ce n'est pas grave, finis-je par lui répondre. Je méritais ma punition et toi, tu as fais ce que tu avais à faire.
- Je ne pense pas que tu méritais une semaine entière de cachot et de torture, insista-t-il. Enfin, je ne sais pas ce que tu as fait pour mettre « T » en colère, mais je suis sûr que ce n'était pas aussi grave que ça.
- Ca devait l'être à ses yeux, répliquai-je avec une pointe d'animosité dans la voix.
Il inspira longuement et jeta un œil à la porte ouverte du petit salon dans lequel nous nous trouvions.
- Tu as revu Blaise ? Vous étiez en couple avant, c'est bien ça ?
Je me contentai de hocher la tête.
- Et donc ? Tu l'as revu ?
- Pas encore.
- Tu l'évites où je me trompe ? S'enquit-il avec intérêt.
- Je ne veux pas qu'il pense que quoi que ce soit pourrait de nouveau se passer entre nous.
- Mais tu vas au mariage de Potter avec lui ce week-end.
Ainsi, beaucoup de monde était au courant… Il fallait que les membres de l'organisation comprennent que je me fichais de Blaise, sinon ils trouveraient étrange, au même titre que « T », que ce soit Drago que je choisisse en tant que époux.
- Nous y allons en tant qu'amis et Blaise le sait. Il restera toujours quelqu'un que j'apprécie, mais cela n'ira pas plus loin.
J'avais l'impression que Conor n'avait pas finit ses questions, pourtant, il n'ajouta rien au sujet de Blaise. Il me rejoignit devant la fenêtre en regardant lui aussi à l'extérieur.
- Comment s'y est pris Drago pour te faire venir ici ? Demanda-t-il après quelques secondes.
Je m'étais trompée. Il n'avait toujours pas confiance en moi. Je sentis mon estomac se contracter douloureusement et je fis de mon mieux pour ne rien laisser transparaitre de mon malaise. Autant profiter de cette question pour faire l'éloge de Drago. Autant que l'un de nous deux s'en sorte.
- C'est un très bon orateur.
Conor arqua un sourcil mi-étonné, mi-amusé.
- Je veux dire par là, qu'il sait parler. Je suis très sensible aux discours intelligents et c'est ce dont Drago a fait preuve. Il est aussi très charismatique, ce qui est indissociable d'un bon orateur.
- Qu'entends-tu par discours intelligents ?
Conor semblait visiblement très intéressé.
- Il a amené le sujet progressivement, pour ne pas me brusquer. Il avait des arguments pertinents et n'a jamais essayé de me mentir ou de me cacher des choses. Franchement, je pense que c'est lui qui devrait être en charge de tous les recrutements.
- Mais il a essayé de te draguer, non ?
- Ce n'était pas vraiment de la drague, laissai-je échapper amusée. Il était charmeur et c'est ça qui a attiré mon attention.
- Comment ça ?
- Je n'étais pas dupe, Drago qui s'intéressait subitement à moi, qui avait de mignonnes attentions à mon égard… Il avait forcément quelque chose derrière la tête, c'est donc ce qui a suscité ma curiosité dans un premier temps.
Conor voulu ajouter quelque chose, mais un raclement de gorge lui coupa l'herbe sous le pied.
- Quand vous aurez fini de faire l'éloge du grand Drago Malefoy, on pourra aller déjeuner ?
Nous nous retournâmes dans un même mouvement vers Pansy Parkinson qui semblait las. C'était la première fois que je lui faisais réellement face depuis que j'étais arrivée. La seule fois où je l'avais vu, était lorsqu'elle était intervenue dans la dispute de Drago et Daphné, dans le hall du château. Cependant, je ne l'avais pas recroisée depuis. Conor et moi échangeâmes un regard entendu et nous sortîmes du petit salon à la suite de Pansy. Je restai quelque peu en arrière, tandis que Conor marchait à la hauteur de la sorcière.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? S'enquit-il.
- Rien, pourquoi ?
- Tu viens déjeuner avec nous, c'est extrêmement rare le midi.
- Je te dérange peut-être ? Fit-elle d'un ton légèrement menaçant, en s'arrêtant en plein milieu du couloir.
Je manquai de la percuter.
- Non non, pas du tout. C'est juste rare, dit Conor.
Pansy le toisa pendant quelques secondes avant de se remettre en mouvement.
Lorsque nous arrivâmes dans la grande salle, toute la petite troupe habituelle était déjà là. Drago, Daphné, Théodore, Hortense… Mais mon sang se glaça lorsque je vis qu'il y avait une personne de plus. D'ailleurs, celle-ci me dévisageait peut-être autant que je le faisais moi-même. Je ressentis aussitôt une impressionnante envie de faire demi-tour et de partir en courant, mais il fallait bien que je l'affronte. Ce serait arrivé tôt ou tard. Je pris donc place sur la chaise libre à côté de Drago, en lâchant un bref bonjour à l'ensemble de la table. Un silence gênant s'insinua entre nous et je me retins de lever les yeux vers qui que ce soit.
- C'est con que vous ne soyez plus ensemble, vous étiez un couple répondant parfaitement au principe du Triangle du sang, lâcha soudain Hortense.
Elle n'avait pas dit ça d'une voix moqueuse. C'était juste une constatation de sa part.
- Dimanche soir, tous les couples répondront à ce critère, signala Drago.
- Vous pensez qu'on n'aura pas le droit de rester célibataire ? Poursuivit Hortense à voix basse. Je veux dire, on est vraiment obligé de…
- Tu poses vraiment la question ou c'est histoire de faire la conversation ? S'enquit Pansy d'une voix désagréable.
Les deux jeunes filles se fusillèrent du regard et Théodore se redressa sur sa chaise pour prendre la parole. Il voulait visiblement éviter une dispute. Je n'écoutai pas un mot de ce qu'il dit, mes yeux toujours baissés sur mon assiette. Je sentais le regard de Blaise posé sur moi et j'avais bien trop peur de le croiser si je relevais la tête. Etait-il là pour moi ou pour l'organisation ? Au fond de moi, je ne voulais pas le savoir, car j'avais bien trop peur qu'il adhère réellement au Triangle du sang.
Drago et Blaise avaient été les premiers à sortir de table, pour rejoindre leurs postes au ministère. Puis, avait suivit Hortense et Daphné et enfin Théodore et Conor. Pour ces deux derniers, j'avais eu la nette impression que c'était le regard appuyé de Pansy qui avait eu raison d'eux. C'est pourquoi je ne m'étais pas levée à mon tour. J'avais compris qu'elle voulait se retrouver seule avec moi. Pansy Parkinson, la petite peste de Poudlard… Elle semblait pourtant avoir bien changé. Il émanait d'elle une étrange présence et puissance à la fois. Elle était bien loin de la jeune fille que j'avais pu connaître. D'ailleurs, j'en avais eu la preuve la première fois où je l'avais revue dans le hall d'entrée de ce château. La Pansy que je connaissais aurait ricané et encouragé Drago dans sa dispute avec Daphné, mais la nouvelle Pansy les avait séparé et avait rapidement rétablit l'ordre.
- Tu n'as pas ouvert la bouche de tout le repas, finit-il par me lancer en me fixant intensément. Tu es toujours amoureuse de Blaise ?
- Non, absolument pas.
- Alors pourquoi cet étrange silence ? Insista-t-elle.
Je ne pouvais pas vraiment lui mentir. Pas à elle. J'avais l'impression qu'elle le sentirait aussitôt.
- J'étais juste troublée de le voir ici. Je ne pensais pas qu'il pourrait un jour rejoindre l'organisation. Ce n'est pas quelque chose qu'aurait fait le Blaise que je connaissais.
- C'est n'est pas non plus quelque chose qu'aurait fait l'Hermione que je connaissais.
- C'est vrai, admis-je.
Pansy jeta de furtifs coups d'œil autour de nous et finit par se lever, en me faisant signe de la suivre. Nous montâmes silencieusement à l'étage, dans une étrange tension et nous nous arrêtâmes face à un tableau auquel elle souffla quelque chose. Certainement un mot de passe. J'entrai à sa suite dans sa chambre, qui était aussi luxueuse que celle de Drago.
- Nous pouvons à présent parler librement, déclara-t-elle. Est-ce que tu penses que Blaise est venu pour toi ?
Mon estomac se contracta. Il fallait que je mente. Je ne pouvais pas mettre Blaise en danger. Je ne voulais pas que Pansy pense qu'il ne croyait pas au Triangle du sang, je ne pouvais pas prendre le risque.
- Moi je pense que c'est pour toi qu'il est là, enchaîna-t-elle. Je pense qu'il va mettre ton nom sur son parchemin à l'attention de « T ». Et toi ? Quel nom vas-tu mettre ?
- Je ne sais pas encore, mentis-je.
- Tu peux me faire confiance Hermione, insista-t-elle en s'asseyant sur l'un de ses deux canapés.
Elle me fit signe de faire de même et je pris place en face d'elle, la gorge nouée, incapable de lui répondre.
- Vas-tu mettre le nom de Drago ? Me demanda-t-elle.
- Je…
Ma phrase reste en suspens.
- REPONDS !
- Je pense que oui, parvins-je à dire avec une crainte non dissimulée.
- Tu m'en vois soulagée. Drago rentrerait dans une rage folle si tu mettais un autre nom que le sien et j'aimerais éviter ses crises de colère.
Mon visage se décomposa. Avait-elle remarqué qu'il se passait quelque chose entre lui et moi ? Que savait-elle exactement ? Cela allait-il nous mettre en danger, Drago et moi ? Venais-je de signer notre arrêt de mort ? Pansy laissa échapper un rire, ce qui me crispa davantage si c'était possible.
- Ne t'en fais pas Hermione, dit-elle en ricanant une nouvelle fois. Tu n'as aucune crainte à avoir de ma part, je sais tout depuis le début. Tout.
Cette fois, mon sang se glaça. J'avais l'impression de ne plus parvenir à respirer correctement et un frisson désagréable me parcouru le dos. Pansy se leva du canapé et s'approcha de l'une des fenêtres donnant sur le parc. Elle resta silencieuse quelques secondes avant de se retourner vers moi.
- Au départ, Drago voulait juste te séparer de Blaise. Il ne voulait pas de l'insupportable sorcière que tu étais au bras de son meilleur ami. Il voulait également que Blaise rejoigne le Triangle du sang, mais tant qu'il était en couple avec toi, ce n'était pas possible, puisqu'il faisait exactement ce que « T » attendait. Et puis il a fallut qu'il s'intéresse à toi. Cela s'est fait d'un coup, comme si quelque chose s'était débloqué chez lui, mais il ne s'en est pas rendu compte tout de suite. Il était dans une sorte de déni. Moi j'avais remarqué le changement et son intérêt pour toi. Je l'ai mis en garde je ne sais pas combien de fois, mais cela n'a rien changé. « T « l'aurait aussitôt tué s'il l'avait su… Après tout, Drago se mettait en travers des principes de l'organisation. Et puis vous vous êtes radicalement rapprochés. Tu es venu vivre dans sa chambre et il a fallait sembler d'essayer de te charmer au ministère, alors que tu avais déjà décidé de rejoindre l'organisation. Tu vois ? Je sais tout.
Par chance, c'était faux. Pansy, ne savait pas tout, loin de là. Mais elle en savait tout de même beaucoup. Néanmoins, d'une manière étrange, j'avais l'impression que je pouvais lui faire confiance, d'autant plus si Drago avait foi en elle également.
- Drago est mon meilleur ami, il me dit tout, ajouta-t-elle. Moi qui pensais qu'il serait à jamais incapable d'éprouver de véritables sentiments pour quelqu'un, je me suis lourdement trompée. D'où l'intérêt de ma question de tout à l'heure et que je vais te reposer. Aimes-tu toujours Blaise ?
- Non.
- C'est bien le nom de Drago qui tu inscriras sur le parchemin dimanche ?
J'acquiesçai d'un signe de tête.
- Je ne suis pas là pour te faire peur Hermione. C'est juste que Drago n'est plus le même, le moindre changement l'agace, la moindre mauvaise nouvelle le met dans une colère noire. Parfois, je me demande même s'il ne perd pas la tête, alors une trahison de ta part… le transformerait à jamais. Il deviendrait véritablement fou…
- Je ne mettrais jamais un autre nom que le sien, insistai-je.
- Alors c'est parfait. J'ai hâte de voir Théodore et Conor arrêter de se pavaner devant toi, avec autant de ridicule.
- Pardon ? Demandai-je surprise.
- Tu pensais vraiment qu'ils voulaient juste être gentils avec toi ces derniers jours ? Ils espèrent seulement que tu les choisiras. Mais dimanche soir, tout sera finit, sans qu'ils puissent y faire quoi que ce soit.
Je fronçai les sourcils alors qu'un sourire étirait les lèvres de Pansy.
- C'est vrai que tu n'étais pas là pendant l'annonce de « T » à ce sujet, murmura-t-elle d'un air pensif. Les unions vont être scellées par un contrat magique.
- Comme pour n'importe quel mariage, non ?
- Non, fit Pansy en laissant échapper un ricanement totalement dénué d'humour. Dès lors que tu seras unie à Drago, les autres sorciers n'auront plus aucun intérêt pour toi. Tu ne ressentiras plus que de l'amitié pour eux, rien de plus.
- On va boire un filtre d'amour ? Demandai-je de peur de mal comprendre.
- Non, pas du tout. Le contrat ne nous forcera ni à aimer la personne que nous avons choisi, ni à avoir de l'attirance pour elle. Cela nous empêcherait cependant d'éprouver de l'attirance ou de l'amour pour qui que ce soit d'autre. C'est assez étrange quand on y pense, poursuivit-elle amusée. C'est comme si « T » avait une double personnalité. Il veut nous forcer la main en quelque sorte, mais sans nous forcer totalement. Il veut nous mettre avec quelqu'un, nous empêchant d'avoir le moindre intérêt pour les autres, sans pour autant nous forcer à éprouver des sentiments pour la personne choisie.
- Il doit croire en l'amour alors, déclarai-je. Il doit y croire suffisamment pour ne pas le rendre artificiel par un sort ou un filtre. Mais il souhaite également instaurer un ordre établit et inchangeable, en nous empêchant d'éprouver ce sentiment pour d'autres sorciers.
« T », n'était pas comme Voldemort. Il n'était pas ce genre de mage noir. Peut-être que lui-même souhaitait trouver le véritable amour, même si cela me semblait invraisemblable pour quelqu'un d'aussi cruel que lui.
- Alors ? Après ces informations supplémentaires, comptes-tu toujours mettre le nom de Drago sur ton parchemin ? S'enquit Pansy.
- Oui. Et toi ? Me risquai-je à demander.
- Je n'ai pas encore choisi. J'imagine que je mettrais le nom de celui que je trouve le plus attirant physiquement, étant donné que je vais devoir coucher avec lui pour engendrer des héritiers. Autant que ce soit un moment agréable.
La froideur avec laquelle elle dit ça, me mit particulièrement mal à l'aise. N'aurait-il pas été mieux, au contraire, de choisir quelqu'un avec qui elle s'entendait bien ? Non peut-être pas… Je ne lui fis cependant pas part de mes pensés.
- Maintenant passons à l'autre problème, poursuivit-elle. En veux-tu à Drago pour ce qu'il t'ait arrivé dans les cachots ?
- Bien sûr que non ! Il n'y est pour rien.
- Lui en veux-tu pour quelque chose d'autre ? Regrettes-tu de l'avoir suivi jusqu'ici ?
- Non plus, mais je ne comprends pas… Où est-ce que tu veux en venir ? Demandai-je en avalant difficilement ma salive.
Pansy retourna s'asseoir sur le canapé en face de moi, qu'elle avait quitté un peu plus tôt.
- Drago m'a dit que tu avais changé avec lui, il s'inquiète. Et s'il y a bien quelque chose que je déteste, c'est voir de l'inquiétude sur son visage. En fait, je déteste voir autre chose que de la joie.
Si Drago avait l'air inquiet, c'était certainement dû à notre mission, mais ça, je ne pouvais évidemment pas le dire à Pansy. Mais ce qui était troublant, c'était l'intérêt que semblait porter Pansy à la question.
- Peut-être qu'il a beaucoup de travail au ministère ou…
- Je ne parle pas de ça ! Me coupa Pansy d'une voix sèche. Il est inquiet par rapport à toi. Il est inquiet du désir que tu as pour lui, il est inquiet de tes sentiments !
Ma bouche s'ouvrit sous le coup de la surprise, mais aucun son n'en réchappa.
- Alors ? S'enquit Pansy.
- Drago t'a dis précisément qu'il s'inquiétait de mon intérêt pour lui ? Répétai-je.
Pansy hocha la tête. J'avais envie de l'envoyer se faire voir, car dans tous les cas, cela ne la regardait pas. J'en avais vraiment envie, mais il valait mieux être prudente.
- Ecoute, je ne comprends pas alors. Pour moi tout va bien.
- Tu ne trouves pas que votre relation a changé ? Insista-t-elle.
Je fixai Pansy d'un air ébahit. Etais-je vraiment en train d'avoir ce genre de conversation avec elle ? Etais-je vraiment en train de parler des états d'âmes de Drago ? De notre couple ? Cette fois, la conversation était définitivement étrange.
- Je ne veux que son bonheur, ajouta Pansy constatant mon trouble. Comme je te l'ai dis Drago est mon meilleur ami et il a prit énormément de risques pour toi. Je veux juste qu'il ne se trompe pas en inscrivant ton nom sur son parchemin pour « T ». Je veux qu'il soit aimé par la personne avec qui il sera. Je veux que cette personne…
- Tu te fou de la gueule du monde Pansy ou quoi ?
Nous nous retournâmes vers Drago qui venait de traverser le mur de la chambre de sa meilleure amie. Pansy savait donc qu'il pouvait passer d'une pièce à l'autre, contrant ainsi les défenses mises en place par « T ». Pourtant, je ne m'inquiétai pas plus que ça de l'étendue de ce qu'elle savait, car un profond soulagement s'insinua en moi. Drago était là et allait me sortir de ce pétrin et de cette conversation qui prenait une tournure plus qu'étrange.
- REPONDS ! Hurla Drago en la fusillant du regard. C'est quoi cet interrogatoire que tu fais subir à Hermione ? Je t'avais dis de ne pas t'approcher d'elle !
Pansy qui m'avait toujours semblé pleine d'assurance, parut soudain intimidée par Drago, voire effrayée.
- Ecoute Drago, je voulais juste apprendre à la connaître et…
- Mais de quoi je me mêle ?! JE NE SAIS PAS CE QUI ME RETIENT DE TE TUER SUR PLACE ! Hurla-t-il de plus belle.
Au lieu de m'effrayer, une immense envie de remercier Drago pour avoir remit Pansy en place, me submergea.
- Drago, calme-toi, lui intimai-je tout de même.
Le ton de ma voix était beaucoup plus doux que prévu, parce que d'une certaine manière, j'étais très satisfaite de le voir ainsi en rogne contre Pansy. Ce qui me plaisait encore plus, c'était d'ailleurs le visage de cette dernière qui se décomposait seconde après seconde.
Alors que Drago la fusillait du regard, je remarquai son étrange tenue qui n'était pas la même que lors du déjeuné. Il était entièrement vêtu de noir avec une cape et une capuche rabattue à l'arrière de sa tête. Il tenait également un masque blanc à la main. Il dû voir que je l'avais remarqué, car il l'éloigna quelque peu de mon champ de vision.
- J'étais en mission, me lança-t-il avec humeur. Va dans ma chambre, le passage y mène, m'ordonna-t-il.
- Eh oh, tu n'as pas besoin de me parler sur ce ton et d'ailleurs…
La fin de ma phrase mourut dans ma gorge lorsque je vis Drago s'élancer vers moi d'un pas déterminé. Une fois à ma hauteur, il m'empoigna par le bras et me força à le suivre jusqu'au mur où il avait ouvert le passage. Cependant, avant de le traverser, il lança un dernier regard à Pansy.
- Je réglerais ça avec toi plus tard, siffla-t-il d'une voix menaçante.
Il me poussa en avant et j'atterris dans sa chambre. Alors que je m'apprêtai à le remercier pour son intervention, tout en lui intimant de se calmer quelque peu, celui-ci bloqua mon épaule contre le mur et me fixa avec détermination. Ses yeux semblaient beaucoup plus foncés que d'habitude et je le vis serrer les mâchoires.
- Si j'étais « T », je l'aurais aussitôt enfermée au cachot pour au moins deux semaines, dit-t-il d'un ton dur. Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Tu vas bien ?
Je me contentai de l'observer d'un air hébété. Pourquoi se mettait-il dans un état pareil ? Avais-je été en danger avec elle ?
- Elle sait pour nous deux. En fait, elle sait tout, mis à part notre mission. Elle croit que j'ai rejoins l'organisation pour toi.
Le visage de Drago sembla subitement se détendre considérablement.
- Et ce n'est pas le cas ? Demanda-t-il avec un sourire enjôleur.
Son emprise sur mon épaule se relâcha quelque peu, tandis que je passai mes bras autour de son cou.
- Oui c'est le cas, mais c'est aussi pour sauver la population sorcière, murmurai-je à son oreille.
Sa main descendit de mon épaule jusqu'à ma taille, dans laquelle il s'encra avec fermeté. J'adorais quand il posait ses mains sur moi de la sorte. J'adorais sentir sa force et sa détermination.
- Mais s'il n'y avait pas de mission, tu m'aurais quand même suivit, n'est-ce pas Hermione ? Insista-t-il d'une voix particulièrement envoutante.
Je me contentai de rire doucement en levant les yeux au ciel et il captura mes lèvres avec envie. J'y répondis avec vigueur, pressant mon corps contre le sien. Il me hissa contre lui pour me porter jusqu'à son lit et m'y déposa avant de s'allonger sur moi, pour me dominer de toute sa hauteur.
- En fait, tu aimes vraiment quand je suis autoritaire, dit-il en plongeant ses yeux dans les miens. J'ai vu ton regard lorsque je m'en suis pris à Pansy. Tu étais en totale admiration devant moi, ajouta-t-il en m'embrassant sensuellement dans le cou.
- N'importe quoi, répliquai-je, amusée malgré tout par ses suppositions.
Il sortit sa baguette et en un clin d'œil, nous nous retrouvâmes nus l'un contre l'autre.
- Si Hermione, insista-t-il en faisant glisser lentement sa main le long de mon corps. Tu aimes les personnes de pouvoir et qui t'impressionnent. On a en déjà parlé, tu te rappelles ?
Un soupire de plaisir s'échappa de ma gorge lorsqu'il posa sa main sur mon intimité.
- Nous avons tous le droit à notre part de punition de la part de « T », car personne n'est parfait, mais je suis dans ses bonnes grâces, surtout depuis que je t'ai ramené, murmura-t-il en faisant glisser sa main dans mon intimité.
Je laissai échapper un nouveau soupire en fermant les yeux.
- Je l'ai vu juste avant de te retrouver, poursuivit-il. Il va nommer six personnes pour diriger les autres. Il souhaite déléguer pour que nous soyons plus ordonnés et coordonnés. Je suis l'une de ces personnes Hermione et…
Cette fois je rouvris les yeux, pendant que Drago retirait sa main de mon intimité.
- C'est une excellente nouvelle, soufflai-je impressionnée et heureuse de la tournure des choses. On va avoir accès à plein d'informations sur le Triangle du sang… On va pouvoir… Par Merlin, mais tu te rends compte que…
Drago posa un doit sur mes lèvres pour m'intimer de me taire et fondit de nouveau sur moi.
Lorsque je me réveillai de ma courte sieste il était dix-huit heures. Drago n'était plus dans le lit à mes côtés. A la place j'y trouvai un parchemin.
« Je suis allé régler mes comptes avec Pansy. Elle sait pour nous deux, mais c'est tout. Elle était censée rester tranquille et discrète et ne pas s'approcher de toi. De ton côté, occupe-toi de Blaise, ce serait bien de ne pas revivre un repas comme celui que nous avons eu à midi. C'était très gênant pour tout le monde.
Je t'embrasse, Drago »
Je laissai échapper un profond soupire et me levai du lit pour me rhabiller. Drago avait raison, il fallait que je mette fin à la tension entre Blaise et moi, surtout que nous étions censés nous rendre au mariage d'Harry et Ginny dans trois jours.
Ce fut néanmoins, avec peu d'entrain que je passai à travers le mur pour rejoindre ma chambre, pour en sortir par la porte menant dans le couloir. Il ne fallait pas oublier de rester discret, jusqu'à dimanche. Alors que je descendais au rez-de-chaussée dans l'espoir de trouver Blaise, je ne pus m'empêcher de repenser à ce que m'avais dit Drago un peu plus tôt. « T » allait nommer six chefs. Il m'avait une fois de plus écouté, puisque c'était l'une des préconisations de mon dossier, même si je n'avais proposé que cinq postes. Mais le mieux était que Drago avait été choisi pour être l'un d'entres eux. C'était parfait. Plus que cela même ! J'avais nourris l'espoir de pouvoir avoir des informations par l'un des nommés, mais avec Drago dans l'équation, c'était encore mieux !
- Hermione…
Je m'immobilisai aussitôt. Blaise était là, en bas des escaliers. Il était accoudé à la rambarde des escaliers et me fixait d'un air hésitant. Au moins, je n'allais pas avoir besoin de le chercher, il était là sous mes yeux. Néanmoins, j'aurais préféré avoir plus de temps pour réfléchir à ce que j'allais lui dire.
- Ca va ? Me demanda-t-il.
- Je suis désolée pour le repas de midi, j'étais… J'étais assez décontenancée de te voir ici.
- Ce n'est pas grave, assura-t-il. Il parait que tu sortais d'une semaine de cachot ?
Je me contentai de hocher la tête et Blaise eu l'air vraiment désolé pour moi.
Je descendis les quelques marches qu'il me restait pour rejoindre Blaise et nous nous dirigeâmes vers l'un des petits salons à disposition. Nous en choisîmes un vide et y entrâmes. Il fallait que je sache pourquoi Blaise était là. Il fallait que je connaisse les raisons de sa venue et j'étais pratiquement certaine qu'il se livrerait étant donné qu'il ne devait pas encore supposer que nos conversations pouvaient être écoutées.
- Il parait que c'est Drago qui t'a recruté ? S'enquit-il.
- Oui.
- C'est pour ça, que vous aviez l'air si proche au ministère ces derniers temps ? En fait, il ne te draguait pas vraiment hein ? Il voulait juste que tu rejoignes l'organisation.
- Oui, en effet, répondis-je en lui adressant un sourire réconfortant.
Blaise parut si soulagé que cela me mit mal à l'aise. Il était si loin de tout savoir… Si loin d'imaginer que dimanche je serais en couple avec Drago…
- Mais ce que je ne comprends pas, c'est que notre couple correspondait à la volonté du Triangle du sang, alors pourquoi Drago a-t-il essayé de nous…
- Tu veux boire quelque chose ? M'enquis-je d'une voix forte, en lui coupant brusquement la parole.
Blaise avait été à deux doigts de dire haut et fort que Drago avait voulu mettre fin à notre couple. Heureusement, j'avais réussi à le couper juste à temps, mais je savais que ce n'était que partie remise. A un moment où à un autre, il me reposerait la question et il faudrait que ce soit dans un endroit sécurisé, à l'abri des éventuelles oreilles de « T ».
- Tu as mis du temps à accepter de rejoindre l'organisation ? M'enquis-je en lui tendant un verre que j'avais rempli.
- Non pas vraiment.
Comment pouvais-je lui demander clairement si c'était pour moi ou pour l'organisation qu'il était là ? Si je lui posais la question et qu'il répondait que c'était pour moi, cela le mettait potentiellement en danger, puisque « T » en déduirait qu'il ne croyait peut-être pas aux principes du Triangle du sang.
- Pourquoi tu ne m'as pas parlé de l'organisation ? Enchaîna Blaise. Nous avons été ensemble pendant trois ans tout de même…
- Mais enfin, je n'ai été recruté il y a très peu de temps !
- Je sais. Mais je veux dire… Nous avons passé trois ans ensemble, tu ne pensais pas que je méritais de rejoindre l'organisation ? C'est parce que tu ne voulais pas que je sois là, c'est ça ?
Visiblement, je n'avais pas besoin d'user de stratagème pour faire parler Blaise, il dirigeait lui-même la conversation dans ce sens.
- Ce n'est pas à moi de décider qui est recruté ou non. Et d'ailleurs, je ne savais pas si tu t'intéresserais au Triangle du sang. Si tu avais refusé, tu aurais été tué…
- Mais comment aurais-je pu ne pas comprendre l'intérêt de tout ça ?! S'exclama-t-il d'un air émerveillé. Le Triangle du sang est l'avenir du monde des sorciers. Regarde Potter ! C'est le parfait exemple ! Je me sens si stupide de ne pas y avoir pensé moi-même. J'ai été en couple avec toi pendant trois ans et à aucun moment je n'ai pensé aux potentiels qu'auraient nos éventuels enfants.
J'aurais grimacé à l'énoncé de nos « potentiels enfants » si je n'avais pas été aussi catastrophée par le début de sa tirade. Blaise croyait aux principes du Triangle du sang, il y croyait visiblement dur comme fer. Néanmoins, il pouvait trouver l'idée bonne, sans pour autant adhérer aux pratiques mises en place. Après tout, Drago trouvait lui-même que l'idéologie était belle sur le principe.
- Je n'y avais pas pensé non plus tu sais, répondis-je alors pour rassurer Blaise. Mais j'aimerais qu'on trouve un autre moyen que le meurtre et la torture…
- Oui peut-être, répondit Blaise en faisant mine de réfléchir. Mais après tout, si certains sorciers ne sont pas capables de comprendre l'importance de ce qu'on fait, c'est peut-être qu'ils ne méritent pas de nous rejoindre.
- Donc tu estimes que c'est mieux qu'ils soient tués ? Insistai-je le cœur battant.
- On m'a dit que si certains sangs purs refusaient de nous rejoindre, c'est parce qu'ils ne croyaient pas à l'importance des sorciers de ton sang, expliqua-t-il. Ils pensent encore que vous êtes inférieurs, alors que vous êtes tout le contraire.
- Donc, ils méritent de mourir ? Demandai-je d'une voix sévère malgré moi.
- Non, ce n'est pas exactement ce que je dis… Enfin…
Blaise semblait visiblement mal à l'aise face à mon insistance et c'était bien la preuve qu'il était d'accord avec les pratiques de l'organisation. Il était d'accord pour qu'on tue les sorciers qui refusaient de nous rejoindre. J'avais envie de vomir.
- Ah vous êtes là ! S'exclama Daphné en entrant dans la pièce. Tout le monde a disparu, c'est dingue ça. Et sinon, ça y est, vous vous êtes réconciliés ?
Elle se laissa tomber sur l'un des fauteuils et mordit dans la pomme verte qu'elle avait dans la main. Non, nous étions loin d'être réconciliés, pour ma part du moins. Jamais je ne pourrais pardonner à Blaise son choix, même si pour l'instant, je devais donner le change. J'avais failli faire ma vie avec un monstre qui était d'accord pour tuer d'innocents sorciers. Par Merlin, heureusement que Drago avait été là pour me sortir de là.
- Au fait, j'ai fait ta tenue, me lança Daphné.
J'avais oublié que son métier était de confectionner les tenues officielles du ministère. Il n'était donc pas étonnant qu'elle se charge des tenues du Triangle du sang.
- Je l'ai donné à Drago quand je l'ai croisé dans le couloir tout à l'heure. Il avait l'air sacrément remonté d'ailleurs. Vous vous êtes disputés ?
J'arquai un sourcil interrogateur dans sa direction et alors que j'allais lui demander pourquoi elle pensait ça, Blaise me devança.
- Pourquoi tu l'as donné à Drago et pas à Hermione directement ? S'enquit-il sur le ton de la conversation.
- Ils sont tout le temps fourrés ensemble, j'ai cru que Drago allait la rejoindre dans sa chambre où quelque chose comme ça. Il doit avoir ton mot de passe non ? Ajouta-t-elle en se tournant vers moi, armée d'un sourire hypocrite.
Je n'en revenais pas. Daphné essayait de monter Blaise contre Drago et moi !
- Non, il n'a pas mon mot de passe, répliquai-je d'une voix cassante, donc tu peux cesser tes allusions douteuses.
- Oh arrête Hermione, ne me fait pas croire que ce n'est pas son nom que tu vas inscrire sur le parchemin !
Blaise laissa échapper un rire et Daphné se retourna aussitôt vers lui, lui adressant un regard surpris.
- Ils se détestent littéralement, expliqua-t-il. Si tu les avais vus lorsque j'étais encore avec Hermione… S'ils avaient pu se tuer l'un l'autre, ils…
- On s'en fiche, le coupai-je de peur qu'il n'aille trop loin dans ses révélations.
- Oui en effet, on s'en fiche, confirma Daphné. C'est du passé. Un passé très très lointain. Et dimanche soir, tu verras que j'ai raison Blaise. Fais confiance à ton amie d'enfance. Tout ce que Drago et Hermione veulent, c'est être ensemble.
Le regard de Blaise, peu certain, pivota dans ma direction. N'allais-je donc jamais pouvoir être tranquille ? Quand ce n'était pas « T » qui s'insinuait dans ma vie, c'était Pansy, puis Blaise et maintenant Daphné ? Ne pouvait-on pas me laisser plus d'une heure de répit ?
- Hermione ? Fit Blaise visiblement troublé par mon silence.
- Eh bien pour…
- J'en connais une qui va finir au cachot, pouffa-t-on soudain.
Nous levâmes tous les trois les yeux vers le tableau d'une ancienne sorcière au sang pur, qui nous jugeait d'un air supérieur.
- Savez-vous que « T » sait tout ce qu'il se passe dans le château ? Votre conversation ne lui plait pas du tout, ajouta-t-elle visiblement ravie de son petit effet.
- Hermione au cachot pour avoir fricoté avec Drago sans l'autorisation de « T », comme c'est drôle, ricana Daphné tandis que je me liquéfiais sur place.
- Ne soit pas sotte ! S'exclama la vieille sorcière du tableau. C'est de toi dont je parle, « T » déteste les personnes qui s'amusent à semer la discorde dans ses rangs.
- Ferme-là espèce de folle ! « T » n'est même pas là !
Soudain, le fauteuil sur lequel était négligemment vautrée Daphné s'enflamma, suivit aussitôt d'un hurlement de douleur. Ce ne fut que lorsqu'elle se jeta au sol, que les flammes disparurent et que le fauteuil retrouva son apparence normal. Ce ne fut néanmoins pas le cas de la peau de Daphné qui était atrocement brûlée. Blaise se jeta sur elle pour lui venir en aide, tandis que je restai à l'écart, complètement choquée par ce qu'il venait de se passer.
J'avais eu raison depuis le début « T » nous espionnait et aujourd'hui, il était intervenu. En ma faveur, certes, mais cela voulait également dire qu'il avait entendu les insinuations de Daphné à mon égard concernant Drago. Un vent de panique s'empara de moi et alors que Blaise tentait plusieurs sorts sur le visage de Daphné, je me précipitai en dehors du salon pour monter à l'étage. Il fallait que je m'assure que Drago allait bien ! Il fallait que je m'assure qu'il était toujours vivant et en un seul morceau. Si Daphné l'avait croisé, c'est qu'il avait terminé sa conversation avec Pansy, il ne devait donc pas être bien loin. Une fois arrivée dans ma chambre, je lançai le sort contre l'un des murs pour atterrir dans celle de Drago.
Il était là, assis sur son lit, penché sur la lecture d'un livre.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Hermione ça va ? Insista-t-il en se levant pour me rejoindre.
Pour seule réponse, je collai mes lèvres contre les siennes, envahie d'un profond sentiment de soulagement. Il allait parfaitement bien.
Décidément, ce n'était pas « T » qui était directement mon pire ennemi ici. C'était à la fois Pansy, Blaise et Daphné. Oui, surtout Daphné, car après ce qu'il s'était passé, il n'aurait pas été étonnant qu'elle riposte en dehors des murs du château. Il allait falloir que je sois particulièrement prudente.
