Δ Chapitre 32 : Le vrai sauveur d'Hermione

Gloria était partie rapidement après mon réveil afin de s'occuper des blessés de la veille. Néanmoins, je n'eus pas à rester seule dans la chambre bien longtemps. Drago passa à travers le mur seulement dix minutes plus tard. Il était arrivé avec un plateau de petit déjeuner dans les mains et à présent, il m'observait manger avec attention. Comme si me nourrir allait définitivement me soigner.

- Alors ?... Sait-on qui nous a attaqués ? M'enquis-je.

La possibilité que ce soit bel et bien des Aurors me terrorisait. Pas parce que le camp de Drago avait gagné contre eux, mais parce qu'ils s'en étaient pris à moi sans le moindre état d'âme.

- Je t'ai caché une information, m'avoua Drago après quelques secondes de silence.

Mon regard se figea et j'attendis qu'il poursuive, la peur au ventre. Qu'allait-il encore m'annoncer ? Cependant, il n'ajouta rien et se contenta de me tendre un journal. Celui-ci datait de déjà un mois. Je n'eus pas besoin de parcourir la Gazette en entier pour savoir de quelle information Drago parlait. Elle faisait la une. Un grand nombre de mangemorts s'étaient échappés d'Askaban. Je relevai lentement les yeux vers Drago.

- Le sort que j'ai lancé hier soir ne les a pas tués. Le but était de les mettre hors d'état de nuire pour pouvoir ensuite les interroger, expliqua-t-il. Si aucun des visages ne nous était familier c'est parce que nos ennemis étaient sous polynéctar. Ils ont pris l'apparence de moldus pris au hasard.

- Ne me dis pas que c'était des mangemorts ! M'exclamai-je effrayée.

- Si.

- Mais pourquoi nous ont-ils attaqués ?

- Parce que nous faisons l'exact opposé de ce que veut leur idéologie. Nous sommes une cible à abattre urgemment pour eux. Mais ils ne gagneront pas, ajouta-t-il avec détermination. Je préférerais être torturé pour l'éternité que de les voir s'approcher une nouvelle fois de toi.

Drago qui était assis en face de moi, s'avança quelque peu au dessus de la table qui nous séparait et posa sa main sur la mienne.

- Je suis désolé de ce qu'il s'est passé hier. Je n'ai pas su te mettre à l'abri. Cela ne se reproduira pas.

- Mais enfin, tu m'as sauvé la vie Drago ! M'exclamai-je.

- Je n'aurais jamais du avoir à le faire, dit-il d'une voix froide en retirant sa main. Tu n'aurais pas dû être soumise à un quelconque danger. Tout ça, c'est de ma faute. J'aurais du percevoir la menace en apprenant qu'ils s'étaient échappés d'Askaban. J'aurais du renforcer nos défenses. J'aurais dû te cacher.

Il semblait véritablement catastrophé et je sentis mon cœur se contracter douloureusement. Je n'aurais pas dû avoir de la peine pour celui qui m'emprisonnait, mais pourtant, le voir aussi malheureux me brisait le cœur. Je relâchai alors ma fourchette et me levai de ma chaise. Après avoir contourné la table, je pris son visage entre mes mains pour plonger mon regard dans le sien.

- Tu nous as sauvé Drago, le bébé et moi. Tu es venu quand je t'ai appelé…

Il se détacha de mon étreinte dans un geste agacé, avant de se lever à son tour de sa chaise.

- Je n'aurais jamais dû te laisser seule avec les autres. J'aurais dû être avec toi tout le long ! Imagine si je n'étais pas arrivé à temps ?

- Mais ça a été le cas Drago, insistai-je. C'est ça qui est important. Tu as été là quand j'ai eu besoin de toi. Tout va bien à présent. Je suis en sécurité.

- Ah oui et jusqu'à quand ?! S'écria-t-il. Ils veulent te tuer. Tu es leur priorité, tu ne t'en es pas rendu compte ?! Ils en avaient tous après toi !

- C'est vrai… murmurai-je en me rappelant avoir été étrangement le centre de tous les sorts.

- Ils veulent tuer notre enfant, poursuivit Drago. Ils n'arrêteront pas tant que nous ne les aurons pas tous mis hors d'état de nuire.

Evidemment que j'étais leur priorité. Notre enfant était le symbole de l'organisation.

- Mais comment ont-ils pu savoir que j'étais enceinte ?

- C'est l'une de mes principales préoccupations figure-toi. Soit, nous avons ENCORE un traitre dans nos rangs, soit…

- Soit quoi ? Insistai-je le cœur battant.

- Soit tu en as parlé à quelqu'un d'extérieur à l'organisation.

- Ah oui ? Et comment aurais-je fait ? Je ne peux pas sortir d'ici.

- Tu aurais pu en parler à quelqu'un avant de me rejoindre dans le château. A Blaise Zabini par exemple. Il me semble que tu étais cachée avec lui, non ? Blaise est un ancien fils de mangemort. Je ne crois pas avoir besoin de te le rappeler.

- Blaise n'est pas de leur côté et tu le sais très bien. De plus, il n'aurait jamais rien fait qui aurait pu me mettre en danger. Tout comme Ginny.

Drago m'adressa un regard interrogateur.

- Ils sont tous les deux au courant, précisai-je d'une voix si basse que je n'étais pas certaine que Drago m'ait entendu.

Néanmoins, le fait qu'il s'attrape le visage entre les mains dans un profond soupire, me confirma le contraire.

- Même sans vouloir te nuire, ils auraient pu en parler à n'importe qui. Ils auraient pu insister sur le fait qu'il était urgent de te retrouver parce que tu étais enceinte. Tu es vraiment inconsciente ! S'exclama-t-il.

- A l'époque, je ne savais pas que tu étais « T » je te ferais remarquer ! Je ne pensais pas non plus que notre enfant pourrait être en danger, de par sa simple existence ! S'il y a quelqu'un à blâmer ici, c'est toi ! M'écriai-je.

Je m'étais attendu à slave de reproches de la part de Drago, mais au lieu de ça, il s'approcha de moi et me serra contre son torse.

- Je vais réparer mes erreurs Hermione, je te le promets. Il ne t'arrivera plus jamais rien. Je vais te cacher. Te cacher dans un endroit où personne ne pourra jamais te trouver !

- AH NON ! M'écriai-je en me dégageant vivement de son contact.

Il m'observa avec attention.

- Etre enfermé dans ce château est une prison suffisante ! C'EST HORS DE QUESTION DE M'ISOLER ENCORE PLUS ! Je reste avec toi. Tu as compris ? JE NE VEUX PAS…

- Oui d'accord, céda aussitôt Drago en me coupant la parole.

Je me rendis compte que je m'étais mise à pleurer et je n'eus pas le temps de me sentir bête que Drago me serra de nouveau contre lui.

- Ne t'en fais pas, on reste ensemble, assura-t-il d'une voix douce.

Si Drago m'avait autorisée à rester dans le château, je n'avais pas passé un seul instant seule. Il était resté dans la chambre avec moi jusqu'à l'heure du déjeuner. Nous étions ensuite descendus ensemble pour manger dans la salle principale, puis Gloria était restée avec moi l'après-midi pendant que Drago se chargeait d'affaires relatives à l'attaque. Elle ne s'éclipsa du petit salon dans lequel nous étions, que lorsque Drago refit surface en fin de journée. Je n'avais pas vraiment discuté avec Gloria, prétextant vouloir lire toutes les informations que j'avais loupées ces dernières semaines dans la Gazette du sorcier. Me plonger dans les nouvelles de la population sorcière me fit un bien fou. Cela m'avait reconnecté à la réalité. Et je parvins, en l'espace de quelques heures, à oublier où je me trouvais. J'appris beaucoup de choses intéressantes, comme le fait qu'Audric Roman me remplaçait toujours au poste de chef du magenmagot. C'était un point rassurant de savoir que c'était toujours quelqu'un de droit et d'honnête qui était aux commandes. Il y avait également de nombreux articles concernant le Triangle du sang, mais malheureusement pour moi, les recherches des Aurors ne semblaient pas avancer. Gloria et moi ne pouvions visiblement compter que sur nous-mêmes pour sortir d'ici.

Bien que lire les nouvelles que j'avais ratées était d'un grand intérêt pour moi, c'était pour une toute autre raison que j'avais décidé de passer mon après-midi à faire ça. Durant le déjeuner, je n'avais eu de cesse de repenser aux événements de la veille et à l'attaque à l'encontre de mon futur enfant. Et malgré moi, des soupçons à l'encontre de Gloria avaient germé dans mon esprit. Je ne savais pas d'où cette méfiance venait, mais j'avais un étrange pressentiment à son sujet. Après tout, elle aurait très bien pu avoir eu vent de ma grossesse et décider de rejoindre l'organisation pour cette raison. Peut-être que c'était elle qui avait donné aux mangemorts les moyens de percer les défenses du château, peut-être que son but était de tuer mon enfant. Après tout, elle était la seule sorcière que je connaisse à avoir ainsi la possibilité de cadenasser son esprit malgré le veritaserum et la legilimencie. Mais dans ce cas, pourquoi m'aurait-elle fait croire qu'elle souhaitait m'aider à m'échapper ? Elle aurait pu se charger de mon cas toute seule. Elle semblait assez puissante pour ça. Ou peut-être qu'elle ne trouvait pas judicieux de s'en prendre à moi dans l'enceinte du château. Peut-être était-ce pour ça qu'elle voulait qu'on s'échappe ensemble.

- Ca ne va pas ?

Drago m'adressa un regard inquiet.

- Si, ça va.

Je ne pouvais pas lui faire part de mes soupçons sans condamner Gloria. Après tout, peut-être que tout le mal qui régnait autour de moi me rendait simplement paranoïaque. Ainsi, même si j'avais le sentiment de ne plus être en sécurité avec elle, je me devais de lui laisser le bénéfice du doute. Car si elle était réellement sincère comme je l'espérais, elle était la seule à pouvoir m'aider à sortir d'ici.

- Je t'aime et je sais que je te fais vivre un enfer, dit Drago en se détournant de moi.

Il s'approcha de la fenêtre de la pièce pour regarder au travers d'un air songeur. De mon côté, je laissai mon regard tomber au sol. Je l'avais entendu dire ça un nombre incalculable de fois. Et cela s'était toujours terminé par des menaces. Elles n'allaient d'ailleurs certainement pas tarder.

- Par moments, je suis près à m'enfuir avec toi, mais la seconde d'après je change radicalement d'avis. Je n'arrive pas à me contrôler.

Par Merlin… Gloria ne semblait pas s'être trompée au sujet de Drago. Il m'avouait presque avoir deux personnalités différentes. Je relevai les yeux vers lui avec appréhension mais il regardait toujours à travers la fenêtre. Etait-il possible qu'il se rende compte de son problème ? Du fait que « T » prenait toute la place et qu'il ne parvenait plus vraiment à contrôler celui qu'il était vraiment ? J'avais envie de l'inciter à aller plus loin dans ce qu'il disait. Je voulais l'aiguiller, mais j'avais bien trop peur de le brusquer et de tout réduire à néant.

- Ce serait tellement plus facile pour moi si tu me haïssais tout simplement, ajouta-t-il en se retournant vers moi.
- Je te hais par moment, avouai-je le cœur battant.

- Je sais. Mais tu m'aimes aussi. D'où l'enfer que je te fais vivre… Pourquoi tu n'as pas essayé de t'enfuir ? Tu es intelligente, tu aurais finis par trouver un moyen malgré les défenses que j'ai mises en place. Mais non, tu as abandonné !

Je n'avais pas abandonné, il se trompait. Mais où voulait-il en venir en me disant tout ça ? Etait-ce sa manière de me sauver malgré tout ? Il était bien trop risqué pour moi de lui répondre sincèrement. Après tout, « T » pouvait refaire surface à n'importe quel moment.

- Il faut croire que j'aime souffrir, répondis-je alors.

Il fronça les sourcils, avant de finalement sourire.

- C'est ce qui te plaisait chez moi depuis le début, murmura-t-il. Le danger d'être en ma présence. Mon pouvoir. L'emprise que j'ai sur toi. L'interdit en fin de compte. Je suis ta part d'ombre. Tu ne peux pas te permettre de la laisser faire surface, alors tu la vis à travers moi.

Même si j'aurais toujours du mal à l'admettre, j'étais certaine qu'il y avait une part de vérité dans ce qu'il disait. Drago se rapprocha de moi et fit glisser ses doigts sur mon épaule, puis sur ma nuque.

- Si tu laissais ton intelligence se mettre au profit de l'organisation, nous serions véritablement invincibles. Mais tu ne peux pas. Tu es une personne trop juste et honnête.

Drago passa derrière le dossier de mon fauteuil et ses bras encerclèrent mes épaules, tandis que je sentais son souffle près de mon oreille. Il fallait que je tente quelque chose pendant qu'il était encore le Drago que j'aimais. Mais que pouvais-je dire sans prendre trop de risques ? Que pouvais-je faire ? Y avait-il encore une possibilité pour lui et moi ? Un avenir ? Il avait fait beaucoup de mal autour de lui, mais si nous parvenions à le soigner ? Si nous parvenions à détruire « T » sans pour autant faire de mal à Drago ?

Ses bras quittèrent mes épaules et il contourna le fauteuil dans lequel j'étais assise pour me faire face. Il s'accroupit face à moi et fixa mon ventre, comme s'il faisait face à la baguette de sureau elle-même. Il finit par y poser ses mains dans une infinie douceur et même si j'avais envie de lui parler, de trouver un moyen de sauver celui que j'aimais, aucun son ne parvint à sortir de ma gorge. J'étais bien trop attendrie par le bel instant que je partageais avec lui. Après tout, il y en avait si peu.

- Si je prends un soin particulier à préserver mon âme c'est pour vous, murmura-t-il en déposant un baiser sur mon ventre.

Son âme était malheureusement déjà bien tourmentée, mais il devait sans doute faire allusion au fait qu'il n'avait jamais lancé le sort de mort contre qui que ce soit. Il finit par se relever et s'avança en direction de la salle de bain et j'entendis bientôt l'eau de la douche couler. Après quelques secondes d'hésitations, je finis par me lever à mon tour pour le rejoindre. Drago était lui-même à cet instant, il fallait que j'essaye que cela reste ainsi le plus longtemps possible. Peut-être qu'à force, il finirait par reprendre le dessus sur « T ».

- As-tu découvert qui dirigeait les opérations ? M'enquis-je en m'essayant sur la chaise de la salle de bain.

L'eau s'arrêta aussitôt de couler et un étrange silence s'insinua dans la pièce. Drago avait-il la réponse ? En savait-il plus que ce qu'il avait bien voulu me dire ?

- Drago ? Insistai-je.

- Ce qui est important c'est de découvrir où ils se rassemblent et de tous les tuer jusqu'au dernier. On se fiche de qui est à la tête de tout ça. Il sera bientôt mort, mais cela ne changera rien malheureusement. Quelqu'un d'autre le remplacera.

- Je veux savoir qui c'est.

L'eau se remit à couler sans que Drago ne réponde. Pourquoi voulait-il me cacher cette information ? Etait-ce quelqu'un que je connaissais ? Un ami ? Si ça avait été le cas, il se serait fait un plaisir de m'en informer pour me montrer à quel point je n'avais rien à faire en dehors du château, non ?

- Comment avez-vous réussi à obtenir autant d'aveux ? Demandai-je alors.

- Tu veux vraiment que je te donne le détail des techniques de torture ?

- Les mangemorts croient forts en leur idéologie, cela m'étonne qu'ils aient parlé aussi facilement.

- Cela n'a pas été facile, me signala Drago vexé. C'est les plus jeunes que l'on a réussi à avoir. On leur a dit que les sangs purs comme eux étaient très importants et que s'ils coopéraient, ils ne seraient pas tués mais viendraient au contraire remplir nos propres rangs.

- Et ça a marché ? Répliquai-je surprise.

- Comme je viens de te le dire, cela a marché avec les plus jeunes. Tout ce qu'ils veulent c'est être au dessus des autres en fin de compte. Entre mourir et être mis en avant de part leur sang dans notre organisation, ils ont rapidement fait leur choix.

- Donc tu vas les intégrer aux membres de l'organisation ? Insistai-je choquée.

Je n'en revenais pas. Drago allait permettre à des personnes qui nous avaient attaqués et qui avaient essayé de me tuer, de marcher en toute sécurité dans les couloirs du château.

L'eau s'arrêta de nouveau de couler et Drago fit coulisser la porte de la douche pour plonger son regard dans le mien.

- Bien sûr que non, dit-il d'une voix tranchante. Ils ont été tués. Le simple fait d'envisager de te faire du mal condamne à mort n'importe quel sorcier.

Alors que j'allais lui répondre, ma voix se bloqua nette. Une énorme cicatrice traversait le torse de Drago de haut en bas. Il attrapa une serviette qu'il enroula autour de sa taille et s'approcha de moi.

- Ce n'est rien, dit-il d'une voix qu'il voulait rassurante.

- Qu'est-ce que c'est ? Tu as été touché durant l'attaque ?

Il ignora ma question et s'ébouriffa les cheveux face au miroir de la salle de bain.

- Drago !

Il soupira mais consentit à se tourner vers moi.

- Le sort que j'ai utilisé durant l'attaque, celui qui a terrassé nos ennemis… il n'est pas sans conséquences. Mon torse a été ouvert en deux.

- Quoi ? M'étranglai-je.

- Tu n'as pas à t'en faire, dit-il en levant les yeux au ciel. Je me suis soigné comme tu vois.

- Mais tu n'as eu l'air de souffrir à aucun moment…

- Ma douleur passe après ta sécurité.

- Tu aurais pu en mourir, insistai-je en le fusillant du regard.

- Je suis bien vivant comme tu vois.

- Mais tu aurais pu.

- Eh bien tu aurais été débarrassée de moi comme ça, répondit-il d'un ton sarcastique.

Je me levai si brutalement de ma chaise, que j'en eus le tournis. Je me retiens au dossier alors que Drago posait une main sur mon épaule.

- Ne me touche pas ! M'exclamai-je après quelques secondes. Tu es égoïste !

- Je suis égoïste parce que je fais passer ton état de santé avant le mien ?

- Tu es égoïste parce que tu imagines visiblement que je m'en tirerais bien si tu mourrais. Si tu meures, je meure.

Drago recula d'un pas, d'un air réellement surpris.

- Je te hais autant que je t'aime. Jamais je ne survivrais s'il t'arrivait quelque chose, dis-je la gorge nouée. Il n'y a que toi qui compte. Toi et le bébé. Si je perds l'un de vous, je sais très bien que….

La fin de ma phrase resta en suspens tandis que Drago m'attirait contre lui.

- Je suis désolé. Je ne savais pas que…

- Que je t'aimais ?

- Que tu me préférais vivant que mort, déclara-t-il.

Je ne répondis pas. Bien sûr que je le préférais vivant. Il m'était difficile d'imaginer vivre dans un monde où il n'existerait plus, mais qu'en serait-il dans un mois ? Lorsque pour accoucher je prétexterais devoir sortir du château ? Que se passerait-il lorsque nous serions séparés ? Prendrais-je pleinement conscience du monstre qu'il était devenu ou continuerais tout de même de l'aimer ?

- Il faut que tu partes Hermione, lâcha Drago en s'écartant subitement de moi. Il faut que je te rende ta baguette et que tu t'enfuies.

Je lui adressai un surpris.

- Je sais que j'ai un problème Hermione. Je n'arrive plus à me contrôler depuis de nombreuses années. Mais quand je suis avec toi, je redeviens moi-même, celui que j'étais avant. Pansy pense que je pars en vrille depuis qu'on est ensemble, mais c'est tout l'inverse qui se produit. Ta présence me rend meilleur et du coup, je suis dans une continuelle lutte contre moi-même. Tu comprends ?

Je secouai la tête d'un air incertain. Etait-ce un test ? Une nouvelle manipulation de sa part ?

- J'ai été pleinement « T » jusqu'à ce que je te rencontre réellement cette année. En ta présence, je redeviens Drago et c'est épuisant. Je te fais du mal, je fais du mal à notre enfant et ….

Il semblait souffrir attrocement.

- Il faut que tu partes pendant que je suis moi-même.

Drago se précipita à l'extérieur de la salle de bain, récupéra sa baguette et la pointa sur le parquet de notre chambre. Une planche se décolla pour laisser apparaitre ma baguette. Mon cœur se mit aussitôt à battre violement dans ma poitrine.

- Je vais transplaner avec toi vers l'extérieur et après ça, il faudra que tu transplanes aussitôt de ton côté et que tu te caches de l'organisation, d'accord ?

Je me contentai de le fixer avec appréhension tandis qu'il me tendait ma baguette. J'avais peur de la saisir, peur que cela se retourne contre moi.

- MAIS PRENDS-LA ! Hurla-t-il soudain. Tu attends que « T » reprenne le dessus ou quoi ? Attrape-là !

Il me la fourra dans la main et je sentis mes doigts tremblants se refermer autour de ma baguette.

- Lorsque je redeviendrais « T » je serais fou de rage. Je t'en voudrais à mort pour ta trahison et je préférerais peut-être même te tuer que de te laisser vivre loin de moi. Il faudra que tu te caches pour toujours, que tu caches notre enfant et que….

Il se stoppa net et son regard s'assombrit. Un vent glacial semblait sembla s'abattre sur nous et je sus que je venais de perdre Drago. Je relâchai alors ma baguette qui tomba au sol. Je ne pouvais pas prendre le risque que « T » me voit avec.

- Je suis désolée… Je ne pensais pas que… Je croyais qu'Hermione était seule.

Gloria venait de traverser le mur de nôtre chambre et nous fixait d'un air hésitant. Elle jeta un œil à mes pieds ou plus exactement à ma baguette magique.

- Je vais revenir plus tard. Enfin je voulais apporter des soins supplémentaires à Hermione, cela me semblait important mais…

- Fais ce que tu as à faire, lui ordonna Drago.

Gloria n'aurait pas pu arriver à un pire moment. Elle venait de gâcher ma chance en une seconde.

- De toute façon, j'ai plein de choses à faire, poursuivit Drago en récupérant ma baguette au sol.

Il partit avec en direction de la salle de bain sous mon regard désespéré.

- Tout va bien ? Me souffla Gloria.

Je la fusillai du regard comme seule réponse. Et si Gloria que j'avais soupçonné d'être du côté des mangemorts était en fait vraiment du côté de l'organisation ? Et si elle veillait à ce que Drago ne redevienne pas trop lui-même en ma présence ? Après tout, quelle preuve avais-je qu'elle était vraiment de mon côté ? Peut-être faisait-elle semblant de m'aider et de protéger mon bébé, pour avoir un œil sur mes activités et mes projets. Peut-être rapportait-elle tout à Drago depuis le début. Comment avais-je pu ne pas y songer une seule seconde ? Par Merlin… J'étais si stupide.

Drago revint dans la chambre. Il avait revêtu le costume de « T ».

- Quel était le problème de Pansy ?

Drago fixait Gloria avec intérêt.

- Son problème ? Répéta-t-elle ne comprenant visiblement pas où il voulait en venir.

- Elle te cherchait avant l'attaque. Pour quelle raison ?

- Elle voulait des conseils médicaux.

- Sur quoi ?

- Drago, cela ne te regarde peut-être pas, commentai-je d'une petite voix.

- Tout me regarde ici, répliqua-t-il d'une voix sifflante.

Il se retourna vers Gloria qui semblait mal à l'aise.

- C'était des questions relatives à la procréation.

- Il faut que je te torture pour avoir des réponses complètes ? La menaça Drago.

- Elle voulait savoir s'il était possible d'être enceinte de son mari sans avoir de relations sexuelles, dit-elle d'une voix si basse que j'eus moi-même du mal à l'entendre.

- Pardon ? Mais elle se fout de qui là ?

Gloria resta totalement silencieuse.

- Ce n'est quand même pas compliqué de coucher avec quelqu'un ! Elle avait l'air de très bien savoir s'y prendre jusqu'à maintenant !

- Elle m'a juste posé la question comme ça, répliqua Gloria. Peut-être même que la question ne la concernait pas directement. Elle demandait peut-être pour quelqu'un d'autre et…

- JE M'EN FOU ! S'écria Drago. Le meilleur moyen d'avoir un enfant est la manière normale ! Non mais il faut que je leur donne des cours ou quoi ? Mais on est en plein délire ! Je dois leur montrer comment je fais avec Hermione ?! Si ce n'est que ça, je le ferais. Qu'on règle le problème !

Sa réflexion me glaça le sang. « T » aurait tout à fait été capable de ce genre de chose et cela me donna aussitôt envie de vomir. Néanmoins, je pouvais tout de même intervenir et essayer d'améliorer le sort de ceux qui n'avaient pas vraiment choisis d'être dans l'organisation.

- Ce n'est peut-être pas facile pour tout le monde, tentai-je. Peut-être que certains trouveraient plus simple d'avoir accès à d'autres méthodes de procréation.

Je comprenais l'horreur à laquelle faisaient face certains couples de l'organisation. Ils s'étaient mis en couple par obligation et non par amour ou attirance. Il était donc naturel que l'acte en lui-même soit compliqué.

- Je me passerais volontiers de tes conseils Hermione. Surtout que tu n'as visiblement aucune idée de ce que pensent les gens autour de toi ou de leurs intentions. Ne parle donc pas pour les autres.

Mon regard pivota aussitôt en direction de Gloria qui fixait toujours Drago. Parlait-il d'elle ? Venait-il d'avouer à demi-mot ce que je soupçonnais ?

- De quoi tu parles ? Demandai-je à Drago le cœur battant.

- Tu fais moins la fière à présent, n'est-ce pas ?

« T » semblait jubiler intérieurement.

- Tu as tellement de mal à départager les bonnes et les mauvaises personnes qui t'entourent, ça en devient risible. Quand je pense que tu soupçonnais Becker, fit-il d'un air amusé. Il a fallut que j'ordonne qu'on la tue pour que tu te rendes compte qu'elle était finalement ta meilleure alliée. Quelle ironie du sort. Quand à Audric Roman… Que penses-tu de lui ?

Je fixai Drago appréhension. Audric ne pouvait pas faire partie de l'organisation, c'était un sang mêlé !

- Tu semblais tellement ravie qu'il occupe ton poste à ta place ! Tu trouvais que c'était quelqu'un de bien non ? Eh bien figures-toi que c'est lui qui a orchestré l'attaque contre le château.

Il mentait, ce n'était pas possible.

- C'est lui qui a fait sortir les mangemorts d'Askaban pour qu'ils s'en prennent à nous. En réalité, il n'est absolument pas du côté des mangemorts. Tout ce qu'il voulait s'était se débarrasser de toi pour garder ton poste.

- N'importe quoi ! M'exclamai-je.

Je me retournai vers Gloria qui m'adressa un regard profondément navré.

- Les mangemorts nous l'ont confirmé avant qu'on les tue. Tu t'es donc une fois de plus trompée. Il faut croire que tu es incapable d'accorder ta confiance aux bonnes personnes. Que c'est triste, insista-t-il en m'adressant un sourire hypocrite.

Si le Drago que j'aimais avait voulu me préserver de la vérité, « T » se faisait un malin plaisir de me la balancer en pleine figure. Il se réjouissait de mon malheur.

- Du coup, même si j'ai cruellement envie de me débarrasser de cet Audric Roman pour ce qu'il a osé faire contre nous, je me dis que ça peut aussi être très constructif de le laisser diriger à ta place. Dorénavant, tu pourras penser à lui à chaque fois que tu auras envie de me donner ton avis sur telle ou telle personne. D'accord ?

Je ne répondis pas, me contentant de lui adresser un regard noir.

- Tu ferais mieux de t'allonger, poursuivit Drago. Tu as une mine épouvantable.

Je haïssais « T ».

Gloria eut beau me poser plusieurs fois la question sur la raison de la présence de ma baguette magique sur le parquet de ma chambre, je ne lui avouai pas la vérité. Je me contentai de lui répondre que Drago avait fait une comparaison de nos deux baguettes et que son arrivée m'avait tellement surprise que j'avais lâché ma baguette au sol. Je ne pouvais pas prendre le risque de lui dire que Drago avait été à deux doigts de me laisser partir. Après tout, si elle était de son côté, elle aurait pu le mettre en garde contre lui-même.

Gloria m'administra les soins habituels mais nous n'échangeâmes pas comme à notre habitude. Je restai froide et distante à son encontre et étrangement elle ne fit aucun commentaire à ce sujet. Toutes mes pensées étaient tournées vers Drago. Vers celui que j'aimais. Il y avait de l'espoir finalement. Un réel espoir. Si Gloria n'était pas arrivée, peut-être aurais-je été libre à l'heure actuelle. Il n'avait jamais été autant lui-même d'ailleurs. Etait-ce réellement ma présence qui le transformait ? Si c'était le cas, il fallait que je me rapproche davantage de lui, qu'on passe le plus de temps possible ensemble. La seule chose qui m'en empêchait malheureusement était mon état de santé. Il fallait que je trouve une solution.

Il ne restait qu'un mois avant mon accouchement et plus le temps passerait, plus je serais faible. Il fallait donc que je me rapproche rapidement de Drago pour que l'idée de me faire sortir, lui retraverse rapidement l'esprit.

- Il faut que tu trouves une solution pour que je sois en forme, lançai-je à Gloria.

- C'est ce que j'essaye de faire depuis trois mois je te signale.

- Eh bien essaye mieux que ça !

Gloria stoppa le sort qu'elle lançait en direction de mon ventre et leva son regard dans ma direction.

- Je fais de mon mieux ! Je te rappelle que le fait que tu sois dans cet état là est quand même bonne chose. Cela apportera du crédit à ton obligation de sortir du château pour aller à Saint Mangouste pour ton accouchement.

- Je me fiche de cette histoire, lui signalai-je. Je ne survivrais peut-être même pas à l'accouchement, alors je veux passer le peu de temps qu'il me reste autre part que dans cette chambre !

Gloria m'adressa un regard étrange.

- Je veux passer du temps avec Drago. Je l'aime. Tu peux comprendre ça, non ?

- Oui bien sur, mais…

- Je ne veux pas quitter le château. Jamais.

- Mais qu'est-ce que tu racontes ?

Si Gloria était bien de mon côté, ce petit mensonge ne poserait pas vraiment de problème. Mais si elle était du côté de l'organisation comme je le soupçonnais en fin de compte, cela me sauverait peut-être.

- Je ne veux plus partir, dis-je alors. Je veux rester ici avec Drago.

- Tu plaisantes n'est-ce pas ? Demanda-t-elle d'une voix hésitante.

- Je veux que tu continues de contrer les sorts que Drago lance à notre enfant, parce que j'ai peur que ça lui fasse plus de mal que de bien, mais je ne veux plus m'enfuir. J'aime Drago et j'aurais beau lutter de toutes mes forces, cela ne changera pas.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé avec Drago tout à l'heure ? Il t'a menacé ? Qu'est-ce que c'est que ce changement de position ? Tu peux m'expliquer ?

Il fallait que je sois convaincante.

- Il faut se rendre à l'évidence, je ne sortirais jamais d'ici, dis-je. Et même si j'en sortais, mon enfant et moi ne serions pas en sécurité. Les mangemorts me traquent déjà et je sais très bien quel avis aura le ministère sur mon enfant. Ils voudront l'éliminer. Je le sens. La meilleure place pour moi, c'est ici. Drago est le seul qui soit en mesure de me protéger, le seul qui donnerait sa vie pour moi ou notre enfant. Il est le seul en qui je peux avoir confiance.

- Tu te trompes, tu peux avoir confiance en moi. On réussira à s'enfuir Hermione, il ne faut pas que tu désespères.

- Mais tu ne comprends rien ! M'exclamai-je. Je ne veux plus partir !

- Tu dis ça parce que tu es fatiguée et encore sous le choc de l'attaque. Tes propos sont complètement incohérents !

- La discussion est terminée Gloria. Et si tu me reparles encore, ne serait-ce qu'une fois de nous enfuir, je te dénonce à Drago. La seule raison pour laquelle je ne le fais pas, c'est parce que j'ai besoin de toi pour m'aider à aller mieux. Mais je ne veux plus jamais t'entendre parler de ça. Tu as raison, je suis fatiguée de lutter. J'aime Drago, j'aime mon enfant et je veux pouvoir vivre en sécurité. Maintenant, trouve une solution pour que j'aille mieux. Et c'est un ordre.

Le visage de Gloria se décomposa et je fus surprise qu'elle capitule aussi facilement. Peut-être était-ce à cause de ma menace de la dénoncer à Drago. Dans tous les cas, elle pointa de nouveau sa baguette sur mon ventre afin d'atténuer les effets des sorts de Drago, le tout, dans un silence complet.

Je m'étais trompée. Ce n'était pas l'enfant que je portais qui allait me sauver. C'était l'amour persistant entre Drago et moi. Il était encore là. Vraiment là. Il avait voulu me sauver. Il avait fait la démarche de me rendre ma baguette. Il m'aimait autant que je l'aimais. C'était juste difficile pour lui de lutter contre « T ».

Le soir même, je fis un effort surhumain pour descendre dîner dans la grande salle du bas. J'avais un peu forcé sur le maquillage pour me donner bonne mine, mais personne ne trouva cela trop. Ou peut-être que si, mais aucun d'entre eux n'osa me faire la moindre remarque. Après tout j'étais la femme de « T ». Qui aurait pris le risque de me dire que j'avais mis trop de blush ?

Lorsque je pris place à table à côté de Drago, il parut surpris de me voir. Je lui adressai un sourire mais il ne me le rendit pas. Le voir me rejeter lorsqu'il était « T » était douloureux. Pas seulement parce que j'attendais qu'il me libère, mais aussi parce que je voulais ressentir l'amour qu'il me portait en retour. J'en avais besoin. Les différents chefs s'installèrent autour de nous et nous commençâmes à manger. Je n'avais pas vraiment faim, mais je me forçai à me servir en pommes de terre, tout en jetant un coup d'œil à Drago qui était totalement silencieux. Il semblait profondément plongé dans ses pensés. A quoi pensait-il ? Que pouvait-il bien se passer dans la tête de « T » ? Réfléchissait-il à un moyen de découvrir où étaient cachés les autres mangemorts ? Réfléchissait-il à comment agir tout en étant discret pour ne pas attirer l'attention des Aurors ? Il était particulièrement beau lorsqu'il était ainsi concentré. Sa peau de porcelaine me paraissait infiniment douce et je me surpris à lutter contre moi–même pour ne pas y faire glisser mes doigts. Que se serait-il passé si je l'avais aimé plus tôt ? Si je l'avais aimé dès Poudlard ? Ou au moins après la grande bataille ? J'aurais certainement pu le sauver de lui-même. Il n'avait pas eu une enfance très joyeuse et j'étais certaine que le personnage de « T » lui avait permis de reprendre le dessus. Il cligna des yeux et porta sa fourchette jusqu'à sa bouche. Il mâcha pendant quelques secondes avant de s'étirer le cou sur le côté, m'offrant la possibilité de poser mes lèvres sur sa peau. J'eus une étrange envie de pleurer. Il ne me restait peut-être plus beaucoup de temps avec lui. Comment arriverais-je à me guérir de l'amour que je lui portais ? Si jamais j'arrivais à m'enfuir, je ne pourrais plus jamais le toucher, l'embrasser, ou même lui parler. Il ne serait plus qu'un ennemi à abattre. Je ne pouvais pas concevoir qu'on lui fasse du mal, malgré toutes les horreurs qu'il avait orchestrées. J'avais tellement envie de le sauver. A cet instant, j'aurais voulu le prendre par la main et m'enfuir avec lui. J'aurais voulu l'embrasser. Non, j'aurais même préféré que lui m'embrasse. J'aurais voulu qu'il me sert contre lui, qu'il me sert à m'en faire mal. J'aurais voulu qu'il ait envie de moi, qu'il me prenne contre le mur, ou sur la table de notre chambre. En fait, n'importe quel meuble aurait fait l'affaire. Je voulais juste le sentir au plus profond de moi-même. Je voulais que nos âmes ne fasse plus qu'une.

- Pourquoi tu me regardes comme ça ?

Il s'était brusquement retourné vers moi et me fixait avec un regard sombre. Je ne parvins pas à prononcer le moindre son, me perdant dans son regard azur.

- Réponds.

- J'ai tellement envie de toi, avouai-je dans un souffle presque inaudible.

Son regard changea subitement. Le bleu de ses yeux sembla même s'éclaircir. Il s'approcha lentement de moi et je pus sentir son souffle contre mon oreille.

- Si j'étais vraiment sur de ton envie, je nous ferais immédiatement passer à travers le plancher, murmura-t-il. Je te prendrais sauvagement et je ne m'arrêterais que lorsque tu hurlerais enfin de plaisir.

Il fit glisser sa main sur ma cuisse tandis que mon regard se figeait dans le vide.

- Je me retiens de te coller contre le mur à chaque fois que je croise ton regard.

Sa main resserra son étreinte sur ma cuisse tandis qu'une intense chaleur se diffusait dans tout mon corps.

- Tu n'imagines pas comme j'ai envie de t'embrasser. C'est une vrai souffrance d'avoir mes lèvres si près de ta peau sans pouvoir la toucher.

Sa main s'encra davantage dans ma cuisse si c'était possible et je retins un soupire de plaisir. J'avais tellement chaud et mon cœur battait si vite.

- Je rêve de chaque coup de rein que je pourrais te donner. Je rêve de te toucher, de vraiment te toucher.

J'avais la gorge atrocement sèche. Sa main remonta le long de ma cuisse pour se poser sur mon intimité.

- Tu as vraiment envie de moi Hermione ? Me demanda-t-il.

Il savait que oui. Pourtant, je ne parvins pas à répondre. J'étais complètement hypnotisée par sa voix. Sa main me serra et je dus retenir un nouveau gémissement de plaisir.

- Tu n'as qu'à le répéter Hermione et je te donnerais ce que tu veux. Imagine nos deux corps l'un contre l'autre, ma bouche écrasant la tienne, mes mains tenant les tiennes pour que tu ne bouges pas. Je rêve tellement de te faire mienne, maintenant tout de suite.

- Drago, parvins-je à dire d'une voix tremblante.

Sa bouche frôla mon oreille. C'était insoutenable. Il me torturait. Je n'arrivais même pas à me raisonner. Après tout, nous n'étions pas seuls. Nous étions entourés de sorciers et pourtant, je ne parvenais plus à penser à autre chose que lui.

- J'ai tellement envie de te toucher. Tu veux que je te prenne Hermione ? Tu veux jouir ?

- Drago !

Mon cri ressembla à une véritable plainte. Je vis les sorciers les plus proches de nous se retourner dans notre direction alors que Drago et moi passions déjà à travers le plancher.

Lorsque nous fûmes dans notre chambre Drago me lâcha et m'adressa un étrange regard.

- Tu me fais tellement bander Hermione. J'ai tellement envie de toi. Par Merlin, je pourrais en mourir.

Il approcha subitement son visage du mien et nos lèvres se touchèrent presque. La distance entre nos deux corps était réellement douloureuse.

- Je sais que tu as fait un effort pour être particulièrement belle ce soir, mais je vais t'arracher ta robe.

Il ne me laissa pas l'occasion de répondre et fondit sur moi. Il m'allongea brusquement sur le lit et encra ses mains dans ma taille avec force, laissant échapper un grognement de plaisir, tandis que j'attrapais son visage pour coller mes lèvres aux siennes.