Δ Chapitre 35 : La trahison

Le corps en sueur de Drago retomba mollement sur moi alors qu'il laissait échapper un dernier râle de plaisir. Il ne bougea pas pendant de longues secondes et lorsqu'il voulu finalement se redresser, je l'en empêchai. M'agrippant à son corps comme si ma vie en dépendait. Ma sortie officielle de Saint-Mangouste était prévue pour jeudi. Nous étions mardi et c'était certainement la dernière fois de ma vie que je sentais son corps contre le mien. « La dernière fois ». C'était si douloureux de penser à ça et en même temps, je ne parvenais pas à l'imaginer. A certains moments, lorsque je me retrouvais seule dans ma chambre, il m'arrivait de penser que si Céleste n'avait pas été là, la mort m'aurait semblé une fin bien moins douloureuse que d'avoir à vivre sans Drago. Comment pouvais-je l'aimer à ce point alors qu'il faisait des choses si affreuses tous les jours ? Etais-je devenue quelqu'un de mauvais également, à ma manière ? Après tout, je fermais les yeux sur toutes les horreurs qu'il orchestrait.

Je laissai finalement Drago se redresser et il s'allongea à côté de moi. Mon regard descendit jusqu'à ma table de nuit, puis jusqu'à son premier tiroir entrouvert où j'avais laissé le livre de Ginny. Elle était repassée me voir la veille mais je n'avais pas voulu prendre le risque de lui rendre le livre. Si je lui avais tendu juste comme ça, sans la moindre explication, elle ne l'aurait peut-être pas ouvert avant des années. Lui laisser entendre qu'il fallait au contraire qu'elle l'ouvre aurait en revanche été trop risqué, puisque Drago aurait pu nous observer sous la cape d'invisibilité. J'avais donc opté pour un autre plan. Je partirai mercredi, comme prévu, en prenant soin d'emporter tous mes objets personnels à l'exception du livre. Il n'y avait que comme ça que j'étais certaine que Ginny s'intéresserait au livre.

- Il est bientôt dix-heures trente, commenta Drago en fixant l'horloge murale en face de mon lit.

Sa voix. Il fallait absolument que je me souvienne en détail de sa voix. J'aurais voulu prendre une photo de nous deux. Mieux, une photo de nous avec Céleste. Il m'aurait néanmoins répondu que nous avions le temps de le faire et si j'avais insisté, il aurait peut-être trouvé ça étrange.

- J'ai une surprise pour toi, dit-il en se levant du lit.

Je ne répondis pas, me contentant de le regarder attraper ses vêtements. Il avait une étrange lueur d'excitation dans le regard.

- Tu ferais mieux de te rhabiller également.

Mon cœur loupa un battement tandis qu'il ramassait ma robe sur le sol de la chambre pour me la tendre.

- Où va-t-on ? Demandai-je.

Il attendit que j'enfile ma robe, puis il ouvrit brutalement mon tiroir. Cette fois mon cœur s'arrêta complètement quand je le vis sortir le livre de Ginny pour le poser sur la table de nuit. Cependant, il n'y accorda pas la moindre importance. Ce qu'il voulait, c'était récupérer ma baguette cachée dessous. Il me la donna et je l'attrapai et m'essayant sur le rebord de mon lit.

- On ne va nulle part, finit-il pas me répondre. C'est la surprise qui vient à nous. Pour la baguette, c'est juste au cas où…

Il regarda de nouveau l'horloge. Que devait-il se passer à dix-heures trente ?

Lorsque la grande aiguille passa sur le chiffre six, il se redressa. Il semblait étrangement au comble de l'excitation et avant que je n'ais pu lui en demander davantage, un sorcier portant l'uniforme du Triangle du sang traversa le mur. C'était forcément Pansy puisqu'elle était la seule à savoir comment faire avec Drago et moi. Comme pour confirmer mes pensés, elle retira son masque. Je me relevai du lit pour lui faire face.

- Toutes mes félicitations Hermione, me lança-t-elle avec un sourire sincère. Nous avons tous hâte de rencontrer Céleste. En attendant…

Elle passa sa main à travers le mur et sembla tirer quelque chose.

Gloria traversa le mur. Du moins ce qu'il en restait. Je ne vis même pas Pansy repartir tant j'étais choquée par l'apparence de la sorcière que j'avais un temps cru mon amie.

- On l'a attrapé, dit Drago avec une fierté certaine.

Gloria tenait à peine debout. La robe qu'elle portait ressemblait davantage à un chiffon usé et déchiré. Ses cheveux habituellement soigneusement peignés ressemblaient à un amas difforme, quant à sa peau, elle était d'une pâleur cadavérique. Son corps tremblait, mais ce n'était visiblement pas par peur à en juger par le regard de défit qu'elle me lançait. Je voulus reculer d'un pas, mais je me heurtai au lit derrière moi.

- Comment avez-vous fait pour la retrouver ? Demandai-je finalement.

Ma question sembla plaire à Drago. Il tourna autour de Gloria, sa baguette bien en main et lui donna un coup franc sur l'épaule. La sorcière tomba à genoux.

- Le Triangle sous le talon. Il me permet de localiser n'importe quel membre de l'organisation.

Par Merlin, heureusement que Drago n'avait jamais souhaité m'imposer ce tatouage.

- On l'a retrouvée il y a quelques jours dans l'allée des embrumes. Oh, elle avait prit du polynéctar bien sûr, mais le tatouage est impossible à faire disparaitre. Pas comme votre stupide marque des ténèbres, ajouta-t-il à son attention.

Il approcha sa baguette de Gloria, suivant le contour de sa silhouette sans pour autant la toucher.

- Elle n'était pas seule lorsque je suis arrivé sur les lieux, mais aucun de ses précieux amis n'a voulu la défendre. Ils forment un groupe si soudé !

C'était moi qui avais demandé à ce qu'on m'amène Gloria. J'avais ressentis le besoin de lui poser des questions et de comprendre pourquoi elle avait agit ainsi. Mais en fait, que pouvais-je bien lui demander ? J'étais certaine qu'Harry avait vu juste. Elle n'était qu'une sorcière souhaitant de la reconnaissance de la part de personnes qui l'avaient toujours ignorée. Peut-être même qu'elle n'adhérait pas vraiment à l'idéologie des mangemorts. Elle avait juste voulu une famille et appartenir à un tout. Comme beaucoup de membres du Triangle du sang.

- Je me suis occupé de son cas personnellement, signala Drago avec une satisfaction certaine.

Gloria serra le tissu qui lui servait de vêtement entre ses doigts, certainement dans un tic nerveux et je vis avec effroi qu'elle n'avait plus aucun ongle.

J'avais espéré que Drago soit celui qui lui mettrait la main dessus, j'avais prié pour qu'il lui fasse endurer les pires sévices pour avoir osé essayer de tuer l'enfant que je portais, mais maintenant que j'avais Gloria sous les yeux, j'avais simplement envie de vomir. Son état physique me renvoyait directement à la cruauté dont pouvait faire preuve Drago. Gloria dû percevoir ce qu'il se passait dans mon esprit, car elle éclata de rire. Un rire fou. Drago réagit aussitôt. Il l'empoigna fermement par les cheveux, tira sa tête en arrière et pointa sa baguette contre l'une des deux oreilles de la jeune fille. Il prononça un sort que je ne connaissais pas et l'oreille se déchira en deux, sous son hurlement de douleur. La chair tomba au sol et je retins un haut le cœur. Il relâcha la tête de Gloria qui replongea presque aussitôt son regard dans le mien.

- Je l'ai déjà questionné sur ses motivations, m'expliqua Drago. Elle pensait gagner l'estime des mangemorts en te livrant à eux. Personne n'a jamais voulu de toi, poursuivit-il à son attention. Ni ton père, ni ta famille, ni même les mangemorts. Tout ça est d'un pathétique…

- Ce n'est pas moi la plus pathétique de la pièce, ricana Gloria.

Drago entama un mouvement de baguette dans sa direction, mais il se stoppa presque aussi rapidement. Il contourna alors la sorcière et alla s'asseoir sur le fauteuil en face de mon lit.

- Si je comprends bien ce que tu essayes de dire, c'est que c'est moi qui suis pathétique ? Lui demanda-t-il.

Sa voix était calme et effrayante. Gloria ricana une nouvelle fois, fixa un point imaginaire derrière moi comme perdue dans ses pensées et finit par me regarder de nouveau.

- Non, c'est elle, répondit-elle en donnant un coup de menton dans ma direction.

- Et en quoi ma femme est-elle pathétique ? La pressa Drago d'une voix glaciale.

- Parce qu'elle pense qu'elle va pouvoir s'en sortir et être heureuse.

Drago serra tellement sa baguette dans sa main que je crus qu'elle allait se briser.

- Tu es amoureuse d'un monstre Granger ce qui fait de toi quelqu'un de tout aussi mauvais. Malefoy n'a pas de dédoublement de la personnalité, comme je te l'ai fait croire. J'ai dit ça pour te réconforter lorsque tu avais encore le projet de fuir. Il fallait que tu te raccroches à l'espoir qu'il n'était pas totalement mauvais pour que tu puisses encore avoir envie de vivre. Mais le fait est, qu'il est totalement lui-même. Malefoy et « T » sont la même et unique personne. Intègre bien ça.

Je perdis le peu d'assurance qu'il me restait alors que Gloria semblait se satisfaire de ma réaction. Etrangement, Drago n'intervint pas. Il se contenta de la fixer sans ciller.

- Je ne sais pas ce que tu projettes de faire, poursuivit-elle.

Elle marqua un court arrêt pour essuyer le sang de son oreille qui avait coulé jusqu'à sa bouche.

- En fait, tu n'as pas vraiment le choix. Tu vas rentrer sagement auprès de l'organisation. Parce que tu sais ce qui t'attend hors du Triangle du sang. Rien. Tu es condamnée. Tu es devenue aussi coupable que Malefoy. Ainsi, même si le ministère à pitié de toi et qu'il ne t'envoie pas à Askaban, tu resteras une paria. Personne ne te fera plus jamais confiance. Adieu le poste de chef du magenmagot, dit-elle en mimant un au revoir de sa main faible.

Elle fixa de nouveau le mur derrière moi et roula finalement des yeux sur le côté.

- Permets-moi de te contredire, murmura Drago. Hermione aura le poste qu'elle souhaite lorsque le Triangle du sang aura mis la main sur le ministère et devine quoi, j'ai également une petite idée de carrière pour toi. J'ai pensé que tu pourrais être enfermé dans une cage suspendue dans le hall du ministère, pour que tout le monde puisse te voir mourir à petit feu. Lorsque j'aurais pris la place du ministre, je pense même que j'installerai mon bureau en hauteur dans le hall du ministère. Ainsi, je pourrais constamment avoir un œil sur toi grâce à une belle bais-vitrée. Je pourrais même te lancer des chocogrenouilles si je suis de bonne humeur. Tu aimes le chocolat Gloria ?

- Je te conseille de les garder pour le monstre qui vous sert de fille.

Cette fois, Drago réagit. Il se leva de son siège et s'accroupis face à la sorcière toujours à genoux. Il pointa sa baguette en direction de son front et tailla un Triangle dans la peau de la jeune sorcière. Gloria se mit à hurler et rire en même temps. Elle semblait folle.

- Ta fille sera un monstre Granger ! Peut-être qu'elle vous semble normale pour l'instant, mais les sorts lancés contre elle ne resteront pas sans conséquences !

Elle poussa un nouvel hurlement de douleur, tandis que le sang de son front recouvrait pratiquement entièrement son visage. Je détournai les yeux, l'estomac retourné.

- Je n'ai jamais essayé de contrer les maléfices de Malefoy ! Tout ce que je faisais, c'était essayer de te maintenir en vie pour ne pas être accusée de quoi que ce soit.

Drago se releva finalement et contempla son chef d'œuvre avec satisfaction. Gloria voulu remonter la main jusqu'à son visage, certainement pour s'essuyer mais Drago fut plus rapide.

- ENDORLORIS !

La sorcière s'étala à plat ventre sur le sol, secouée de spasmes de douleur.

- DRAGO ! M'écriai-je alors.

Il stoppa aussitôt son sort mais ne se détourna pas de Gloria.

- Désolé. Tu as raison, je mets du sang de partout.

Il tira Gloria par les cheveux pour la forcer à se redresser.

- Si tu te touches le visage, je te coupe une main et je te force à la manger. Ca fait longtemps que je n'ai pas utiliser le sort de l'imperium, donc ne me tente pas.

Cette fois, je ne parvins pas à me retenir. Je fis deux pas en avant et me pliai en deux pour vomir sur le parquet de ma chambre. C'était insoutenable. Drago était abominable. S'il n'avait jamais tué personne directement, ce qu'il faisait subir à Gloria était bien pire. Je sentis ses mains se poser sur mes épaules dans un geste affectueux alors que Gloria se mettait de nouveau à rire comme une folle. Elle semblait ne plus pouvoir s'arrêter, tandis que j'étais à deux doigts de m'évanouir.

- Hermione ...

La voix tremblante de Ginny me paralysa. Drago se retourna lentement vers ma meilleure amie qui semblait aussi effrayée que si Voldemort se trouvait face à elle. Le regard de cette dernière descendit jusqu'à Gloria puis, il bifurqua dans ma direction. Depuis combien de temps était-elle là ? Qu'avait-elle eu le temps de voir ? D'entendre ?

Drago pointa sa baguette contre le mur derrière Gloria pour ouvrir le passage. Il lança un stupefix particulièrement puissant à la sorcière et elle s'envola à travers le passage. Etrangement, il ne semblait absolument pas se soucier de la présence de Ginny qui tenait pourtant sa baguette pointée dans sa direction.

- Notre fille va bien, on l'a vu, insista-t-il dans le but de me rassurer. Elle sera juste plus puissante. Fais-moi confiance.

Je reculai de quelques pas pour me rasseoir sur mon lit et il disparu à travers le plancher.

Ginny était toujours à l'entrée de ma chambre. Elle semblait paralysée. De mon côté, mourir me semblait être la seule solution pour oublier tout ce que je venais d'entendre et de voir. Les tortures de Drago à l'encontre de Gloria, la vérité sur lui, ainsi que l'état des lieux de mon propre avenir.

Tout ce que m'avait dit Gloria était vrai. Ma fille avait peut-être l'air d'aller bien pour le moment, mais les sortilèges de Drago auraient forcément une incidence sur elle. De plus, notre société ne me ferait certainement plus jamais confiance à cause de mon amour pour un monstre. Je m'étais raccrochée à l'idée que Drago et « T » étaient deux personnes différentes, mais ce n'était pas le cas. Je sentis une larme couler silencieusement le long de ma joue, tandis que je sentais qu'on s'asseyait à côté de moi sur le lit.

- Depuis quand es-tu là ? Demandai-je d'une voix tremblante.

- Depuis que Malefoy s'est assis dans le fauteuil.

Elle avait donc pratiquement tout vu du monstre qu'il était. D'ailleurs, j'étais certaine que Gloria avait vu mon amie arriver. Elle s'était fait un malin plaisir de ne pas révéler sa présence pour que Ginny puisse assister à toute la scène.

- Pourquoi n'as-tu pas alerté les Aurors ?

- Tu me l'aurais pardonné ?

Je ne répondis pas.

- Je ne parlerais pas de ce qu'il s'est passé. Mais c'était la première et la dernière fois.

Ginny n'ajouta rien. Elle avait bien compris le dilemme qui faisait rage en moi et cela se passait de commentaires.

Nous restâmes silencieuses à un moment. Un long moment. Je n'avais pas bougé de ma place, ni pour nettoyer mon vomi et encore moins pour retirer le sang de Gloria qui séchait sur le parquet.

- Je suis enceinte, lâcha finalement Ginny. J'ai passé le cap des trois mois. On aurait pu avoir notre enfant en même temps si…

Un hurlement déchirant résonna dans le couloir. S'en suivit des coups de baguettes magiques qui me semblèrent particulièrement violents.

- Je suis sûre que c'est Blaise, me lança Ginny en m'adressant un regard affolé. Il devait me rejoindre.

Elle voulu se relever du lit, mais je l'en empêchai fermement en lui adressant un regard entendu. Elle était enceinte. J'ouvris la porte de ma chambre menant dans le couloir, les sorts qui se répercutaient sur les murs semblaient faire trembler le bâtiment en entier. Je me mis alors à courir en direction du vacarme, baguette en main. J'entendis malheureusement Ginny sur mes talons et je me retiens de me retourner pour l'arrêter.

Les membres du Triangle du sang avaient-ils finalement mis la main sur Blaise ? Etait-il en train de se battre contre eux ? Drago était-il parmi eux ? Je me rendis compte que les coups de baguettes magiques avaient cessé. Etait-ce déjà terminé ?

- ARRETE ! Entendis-je hurler.

C'était bien la voix de Blaise. Plus je courrais en direction du bruit et plus mon cœur se resserrait. Je m'approchais dangereusement de la salle où était gardée ma fille. Et si jamais l'un des sorts la touchait ? Et si c'était finalement les mangemorts qui étaient venu terminer le travail ?

- BLAISE ! Hurlai-je à mon tour. JE SUIS LA !

J'entendis Ginny pousser un jurer derrière moi. Je savais qu'elle était en train de me prendre pour une folle pour ainsi signaler ma position. Mais s'il s'agissait de mangemorts au bout du couloir, je préférais qu'ils s'en prennent à moi plutôt qu'à ma fille. Si je pouvais faire diversion, c'était déjà ça de gagné !

Ginny m'attrapa l'épaule et me tira avec force en arrière au moment où nous bifurquâmes à l'angle du couloir. Cela eu pour conséquence de me stopper dans ma course. Blaise était bien là, mais il ne faisait pas face aux mangemorts ou aux membres du Triangle du sang. En face de lui, se tenait simplement celui que j'aimais.

- Drago ! M'écriai-je alors.

Le concerné se tourna vers moi et s'immobilisa. Etrangement, Blaise n'en profita pas pour lui lancer un sort. Il le menaçait toujours de sa baguette, mais il semblait étrangement hésitant.

- Rends-là moi Drago, finit-il par lui dire d'une voix mesurée.

- Pourquoi tu te sens si concerné ? Lui lança-t-il sur un ton provocateur.

Drago tenait dans ses bras quelque chose. En m'approchant lentement, je me rendis compte qu'il s'agissait d'une sorte de tissu roulé en boule.

- Hermione recule, m'ordonna Blaise d'une voix autoritaire.

Je ne l'écoutai cependant pas. Je tentai de m'approcher davantage des deux sorciers, mais Ginny m'en empêcha.

- Qu'est-ce qu'il tient dans ses bras ? Lui demandai-je alors d'une voix tremblante.

Le silence de mon amie confirma mes pires craintes. C'était Céleste que Drago tenait fermement contre lui. Voilà pourquoi Blaise hésitait à l'attaquer. Et soudain, je me rendis compte que j'avais oublié quelque chose d'une importance capitale. Blaise allait finir s'en prendre à lui, que ma fille soit dans les bras de Drago ou pas.

- Pars Drago ! M'écriai-je alors. Vite !

Ginny m'adressa un regard interdit.

- Blaise a fait le serment inviolable, lui dis-je à voix basse. Tu te souviens ?

Le visage de Ginny se décomposa. Bien sûr qu'elle se souvenait, c'était elle qui avait été notre enchaîneur. Voilà pourquoi Baise avait attaqué le manoir des Malefoy avec les Aurors. Il avait été obligé d'être présent.

Il avait fait le serment de tout mettre en œuvre pour me protéger du Triangle du sang, pour détruire l'organisation et pour tuer « T ». Mais à aucun moment le serment n'avait concerné Céleste. Il allait donc finir par attaquer Drago, sinon c'était lui qui mourrait par manque d'agissement.

- DRAGO ! M'époumonai-je de nouveau dans le but de le faire réagir.

Ne pouvait-il pas juste s'enfuir avec Céleste pour la mettre à l'abri ?!

- AVADA KEDAVRA ! Hurla soudain Blaise en lançant un sort en direction de Drago.

Mon cœur se souleva mais il contrat cependant facilement le sortilège et m'adressa un regard entendu. Comme s'il était vexé que je doute de ses capacités à protéger notre fille. Soudain, Pansy Parkinson vêtue de son uniforme de l'organisation traversa le mur. Drago lui fourra Céleste entre les bras et il lança un sort informulé à l'encontre de son ancien meilleur ami. Je vis Pansy disparaitre avec ma fille, tandis qu'un combat acharné commençait entre Blaise et Drago.

- ARRETEZ ! Hurlai-je. STOP !

Ginny entama un mouvement de baguette dans leur direction mais je lui lançai un sort pour l'immobiliser. Elle ne pouvait pas prendre le risque de se battre alors qu'elle était enceinte, c'était trop dangereux. J'entendis bientôt des pas provenir de derrière moi. Les Aurors étaient là ! Cela eu pour conséquence de déconcentrer Blaise, mais pas Drago.

- Avada Kedavra !

Le sort fusa en direction de Blaise et l'atteignit en pleine poitrine sous mon hurlement de désespoir. Tout se passa ensuite très vite. Harry se posta devant Ginny pour la protéger, de multiples sorts convergèrent dans la direction de Drago, mais il parvint tout de même à passer à travers le mur du couloir. Je vis ensuite Neville se précipiter sur Blaise pour se pencher sur son corps inerte, tandis que je me laissai tomber à genoux.

Drago avait finalement atteint le point culminant de la cruauté. Il avait tué un sorcier de sa propre baguette. Il avait tué son meilleur ami et ce, sous mes yeux et avec sa fille entre les bras.

- Mais taisez-vous ! S'exclama Robart, le chef des Aurors.

- Mais on ne va pas la laisser y retourner ! ILS NE LA LAISSERONT JAMAIS REPARTIR ! S'égosilla Harry en tendant son bras dans ma direction.

- Si c'est nous qui y allons, nous risquons de mettre Céleste en danger ! S'exclama Ron.

Tous les Aurors étaient à présent au courant de l'existence de ma fille, ainsi que de la possibilité d'entrer dans le château d'un simple coup de baguette. Ils n'avaient même pas pris la peine de m'adresser des remontrances. Cependnat, un commentaire avait tout de même percé le brouhaha de la pièce. « Granger est complice ». Ce à quoi Ron avait rétorqué que j'avais été manipulée depuis le début.

- Nous devrions attaquer sans attendre, intervint un autre Auror. Ce n'est pas à Granger d'y aller, elle n'est pas Auror ! Ce n'est pas son travail ! Le but c'est quand même de détruire cette organisation non ?

- Donc tu prendrais le risque de mettre un bébé en danger ? S'enquit Ron en défiant le sorcier du regard.

- Mais apparemment ce bébé n'est même pas humain, répliqua-t-il.

- Pardon ? M'exclamai-je d'une voix étranglée.

- Quand nous avons interrogés les mangemorts capturés, ils nous ont dit que l'enfant avait reçu des sortilèges de magie noire !

- Ma fille se porte très bien. Merci.

- On perd du temps là ! S'exclama un autre Auror.

- Excuse-nous de réfléchir à une solution !

- Mais on t'emmerde Weasley, ce n'est pas parce que Granger est ton amie qu'il faut que…

- SILENCE ! Hurla de nouveau Robart. QUI EST LE CHEF ICI, HEIN ? C'EST MOI QUI VAIS DE TOUTE FACON DECIDER DE LA MARCHE A SUIVRE ! ALORS JE NE VEUX PLUS VOUS ENTENDRE A MOINS QUE JE VOUS AIS DONNE L'AUTORISATION DE PARLER !

Le silence revint dans la salle, mais les tensions ne s'apaisèrent pas pour autant. Les Aurors s'étaient séparés en deux groupes. Ceux qui estimaient que je devais moi-même aller récupérer mon enfant pour plus de sécurité et les autres qui trouvaient préférable d'attaquer eux-mêmes et tout de suite.

- Londubat, expose nous les options, lança Robart. Et dans le calme s'il te plait.

Alors que tous les sorciers présents écoutaient Neville avec attention, je m'éclipsai discrètement du cercle qui s'était formé dans la salle de réunion de Saint-Mangouste. Il n'était pas question que je laisse qui que ce soit décider de ce qui allait suivre. Je lançai alors le sort contre le mur et le traversai. J'eus juste le temps d'entendre Harry crier mon prénom avant que je ne disparaisse totalement de leur champ de vision.

Tout était calme dans la chambre que Drago et moi avions partagée pendant plusieurs mois. Je l'observai en détail, sachant que c'était la dernière fois que j'y mettais les pieds. Rien n'avait bougé durant mes trois semaines d'absence. Même ma serviette de bain était toujours accrochée contre l'un des murs de la salle de bain. Je savais pertinemment où se trouvait Drago, je sortis donc de la chambre pour descendre jusqu'à la salle principale. Elle était bondée. Les membres de l'organisation étaient certainement presque tous présent. Je les entendis me saluer alors que je zigzaguai entre eux, pour rejoindre l'estrade sur laquelle était Drago, notre enfant entre les bras. Il me tendit la main lorsque j'arrivai à sa hauteur, me hissa sur l'estrade et colla son front contre le mien.

- On est enfin tous les trois en sécurité, murmura-t-il à voix basse.

Il reporta ensuite son attention sur les sorciers face à lui. Il leur sourit. Il semblait au comble du bonheur de pouvoir enfin leur présenter notre fille. Quand à moi, je ne parvenais pas à m'empêcher de faire des vas et viens entre son visage et celui de ma fille. Ce spectacle était le plus beau qu'il m'avait été donné de voir. Un flash me fit sursauter. Denis Crivey venait de prendre une photo de nous trois. C'était un vieil appareil moldu et il me tendit la photo qui en sortit quelques secondes plus tard. J'aurais au moins un souvenir palpable. Je rangeais aussitôt la photo dans une poche intérieur de ma veste, de peur de l'égarer.

- Au fait, Blaise Zabini est mort, déclara Drago.

Des exclamations de contentement raisonnèrent dans toute la salle. Certains frappèrent même dans leurs mains. Drago baissa son visage jusqu'à Céleste et lui déposa un baiser sur le front.

- Oh regarde ! S'exclama-t-il en me tirant le bras de sa main libre. Ses cheveux !

Elle avait des cheveux bruns.

- Ils vont peut-être tomber, commentai-je.

Drago m'adressa un regard choqué.

- Cela arrive parfois, expliquai-je. Ma cousine est née avec des cheveux bruns et puis quelques semaines après, ils sont tous tombés et elle est devenue blonde.

Drago me toisa pendant quelques secondes d'un drôle d'air.

- N'importe quoi, lâcha-t-il en riant et en secouant la tête.

Nous déjeunâmes tous ensemble dans la grande salle. Même Céleste bu son premier biberon que l'une des sorcières de l'organisation avait précautionneusement préparé pour elle. Mon regard s'égara sur les différentes tables en face de moi. Conor mangeait et parlait en même temps, tout en pointant le ventre de la sorcière à côté de lui avec fierté. Ils étaient certainement en couple et la jeune fille devait être enceinte. Un peu plus loin, je vis Hortense de disputer avec Théodore. A y regarder de près, ils semblaient plutôt se chamailler. Je vis la sorcière jeter son verre d'eau à la figure du garçon, qui resta figé, sous les explosions de rire des autres sorciers de la table. Si on faisait abstraction de ce qu'ils faisaient tous vraiment là, dans ce château, j'avais l'impression d'être à Poudlard. Entourée de personnes joyeuses et heureuses d'être là. Peut-être que les couples n'étaient tous pas si malheureux d'être ensemble en fin de compte. J'aurais aimé les sauver. Au moins quelques un en tout cas. Mon regard bifurqua presqu'aussitôt vers Denis Crivey. Pansy avait abandonné la table des chefs pour déjeuner avec lui. S'il était clair qu'ils étaient trop différents pour ressentir un jour de l'amour l'un pour l'autre, ils semblaient tous les deux s'en être accommodés. Ils discutaient tranquillement et Pansy pointait certains sorciers de son doigt par moment, tandis que Denis hochait la tête l'air véritablement intéressé par ce qu'elle disait.

Drago et moi montâmes ensuite jusqu'à notre chambre. Durant le déjeuné Drago avait chargé l'un des membres de son organisation de rajouter une petite pièce à notre petite suite. Une chambre d'enfant. Je laissai Drago déposer Céleste dans son berceau alors que je m'asseyais sur l'une des chaises présentes, pour admirer la décoration de la pièce. Elle était tout blanche avec des meubles en bois. Drago donna quelques coups de baguette magique dans tous les sens, pour rajouter des décorations et des peluches par-ci par là. Il créa sous mes yeux une petite licorne blanche qui semblait particulièrement douce et la déposa dans le berceau à côté de la tête de notre fille. Il l'observa d'un air attendrit pendant un petit moment avant de se retourner vers moi.

- Tu vas rester là pendant qu'elle dort ? S'enquit-il d'un air hésitant.

- Je ne sais pas. Tu crois qu'il vaut mieux la laisser seule ?

Il haussa les épaules en faisant une grimace. Il ne savait pas non plus. Nous étions jeunes et sans aucune expérience. Malheureusement, nous n'apprendrions jamais à être des parents ensemble.

- Mais ce n'est pas vrai…grogna soudain Drago en levant les yeux au ciel.

Je lui adressai un regard interrogateur.

- Mon triangle sous le talon. Je ne peux pas passer plus d'une heure sans être dérangé. Ce n'est pas croyable !

Je fronçai les sourcils avec sévérité tout en lui faisant signe de parler à voix basse. Il leva aussitôt les mains en l'air en signe d'excuse, jeta un œil à Céleste qui dormait toujours et laissa échapper un soupire de soulagement. Il ne l'avait pas réveillée.

- Je vais devoir y aller, je reviens très vite.

- Non reste ! M'exclamai-je à voix basse.

S'il partait maintenant il ne reverrait plus jamais sa fille et si je pouvais retarder un petit peu ce moment, je ne devais pas hésiter.

- Je reviens juste après, je te promets.

- Je t'aime tu sais. Je t'aime vraiment.

- Je sais.

Il marqua un petit temps d'arrêt.

- Tu vas très bien t'en sortir sans moi et de toute façon je reviens dans maximum une heure !

Il pensait certainement que l'étrange regard que je lui lançais était dû à mon manque d'assurance. A ma peur de me retrouver seule avec ma fille et de ne pas savoir comment faire, mais il avait tord. J'étais juste en train de lui dire adieu. Il s'approcha de moi et déposa ses lèvres sur les miennes. Notre dernier baiser. Ses lèvres étaient si douces et chaudes que j'avais envie de m'y fondre. Il finit par se reculer.

- Je t'aime aussi.

Il jeta un dernier coup d'œil à notre fille et passa à travers le mur de la chambre. C'était fini.

J'avais mis presque quinze bonnes minutes à me décider. C'était comme si j'avais espéré que Drago revienne entre temps. J'avais même pensé rester un ou deux jours supplémentaires. Après tout, rien ne pressait étant donné que Céleste était en sécurité. Cependant j'étais parvenue à me raisonner. Gagner un ou deux jours ne changeraient rien à la souffrance que je m'apprêtais à endurer. J'allais trahir mon mari, perdre l'amour de ma vie et lui voler sa fille.

Je pris quelques affaires dans la chambre de Céleste. Notamment les décorations que Drago avait rajoutées. Je voulais que notre fille ait des objets provenant de lui. Je vérifiai également que j'avais toujours la photo avec moi, en enfin, je laissai un mot à Drago, lui disant à quel point je l'aimais malgré tout. J'attrapai Céleste dans mes bras et m'approchai de l'un des murs le cœur serré. Je pointai ma baguette magique contre le mur et au moment où je le traversai enfin, j'eus la sensation qu'un froid glacial venait d'envahir la chambre derrière moi. Je me retournai alors, à moitié dans les cuisines de Poudlard, à moitié dans la chambre. Drago me faisait face. Ses yeux exorbités me fixaient avec une haine sans nom et sa baguette était pointée dans ma direction. J'étais certaine que s'il ne me lançait pas de sort, c'était uniquement pour ne pas prendre le risque de toucher Céleste.

- Je te retrouverais Hermione, sois en certaine. Et quand ça arrivera, je te tuerais pour cette trahison.

On me tira soudain avec force en arrière et le passage se referma. Ginny et Harry étaient là, dans les cuisines de Poudlard. Mon meilleur ami jeta une pomme contre le mur pour vérifier si le passage s'était bien refermé et la pomme ricocha pour rouler jusqu'à mes pieds. Ginny, quant à elle, m'adressa un regard désolé. Ils avaient visiblement entendu les derniers mots de Drago à mon encontre.

- Tu as sauvé ta fille Hermione. C'était ce qu'il fallait faire, me dit Ginny en hochant la tête, comme pour acquiescer à ce qu'elle disait elle-même.

Ron déboula soudain dans la cuisine le souffle court.

- Mais comment avez-vous fait pour deviner qu'elle serait là ? S'exclama-t-il en nous regardant d'un air ahuri.

- Elle m'a laissé un mot dans un livre, lui répondit sa sœur. Je trouvais ça bizarre qu'elle l'ait posé sur la table de nuit sans aucun marque page. Si Hermione l'avait terminé, elle l'aurait soigneusement rangé. Mais là, il était sur la table de nuit et il n'y avait pas de marque page, insista-t-elle. Il y avait donc quelque chose de bizarre.

C'était Drago qui avait sorti le livre de mon tiroir. Un geste qu'il avait évidemment jugé totalement anodin.

- Et dans le livre, poursuivit Ginny, Hermione nous disait que pour la retrouver il faudrait chatouiller une poire.

- Oh… se contenta de dire Ron les yeux grands ouverts. Tu connaissais l'entrée de la cuisine ?

- Non, mais Harry si.

Pour entrer dans les cuisines de Poudlard, il fallait se rendre au sous-sol du château et trouver le tableau qui représentait une coupe en argent débordante de fruits. Il fallait ensuite chatouiller l'énorme poire verte représentée pour qu'elle se mette à glousser et qu'elle se transforme en poignée de porte.

- On est arrivé i peine cinq minutes, ajouta Harry. On était en train de s'organiser pour se relayer.

- Vous n'avez pas eu à attendre bien longtemps, une chance.

Ginny passa un bras autour de mes épaules dans un geste qu'elle voulait réconfortant.

- Je n'en reviens pas que vous m'ayez laissé à l'écart aussi longtemps quand même ! S'exclama Ron.

Harry leva les yeux au ciel.

- C'était pour ton bien, répondis-je. Blaise est mort. Savoir ne lui a donc pas vraiment réussi.

- Qu'à dit McGonagall ? Demanda Ginny à son frère.

- Qu'Hermione pouvait rester quelques jours ici en attendant qu'on lui trouve une vraie cachette, mais pas plus. Elle ne veut pas mettre en danger les élèves de l'école.

- C'est vrai que je suis recherchée par les membres du Triangle du sang et les mangemorts, dis-je la mort dans l'âme. Je ne devrais même pas rester ici une minute.

Je vis Ron attraper un gâteau sur le plateau que tenait un elfe de maison plein d'espoir, sous le regard désapprobateur de sa sœur.

- Vérifie si tu peux toujours entrer dans le château.

Je restai totalement muette.

- Lance le sort ! S'exclama Harry avec insistance. Tu veux qu'il te retrouve et qu'il s'en prenne à tous les gens que tu aimes ?!

- Je…

- C'est ce qu'il va se passer Hermione ! Alors ne sois pas faible !

- Harry… lâcha Ginny choquée.

- Il faut qu'elle arrête de se cacher derrière l'amour qu'elle a pour lui ! Elle met tout le monde en danger ! Nous sommes en guerre. ENCORE ! Blaise est mort mais on fait tous des choses qu'on regrette ! Sirius est mort à cause de mon erreur, mais l'important c'est de sa rattraper ! ALORS LANCE LE SORT !

Je confiai Céleste à Ginny, qui l'attrapa précautionnèrent dans ses bras avant de s'éloigner quelque pas. Je pointai ma baguette contre le mur vide le plus proche, mais rien ne se produisit. Je tentai une nouvelle fois, mais toujours rien.

- Alors ? S'enquit Harry qui semblait perdre patience.

- Il a bloqué l'utilisation du sortilège, répliquai-je choquée.

Harry laissa échapper un cri de colère.

- C'était évident non ? Intervint Ron. Avec la fuite d'Hermione, Malefoy devait se douter que c'était possible qu'elle nous conduise jusqu'à lui.

- Je me suis dis qu'il lui aurait peut-être laissé une dernière chance de le rejoindre, fit Harry.

Moi aussi. Mais là, il n'y avait plus aucun retour en arrière possible. Drago avait fait une croix définitive sur moi et Harry avait raison. Nous étions en guerre. Et pas seulement contre les mangemorts comme la dernière fois. Cette fois, nous étions trois camps à vouloir nous entretuer. J'avais beau faire preuve d'imagination, je ne voyais pas comment nous pourrions nous en sortir.

- Ron, il faut qu'on retourne au ministère. On doit dire à Robart qu'Hermione est revenue. Ginny tu restes avec elle ?

La concernée hocha la tête.

- Vous échangerez ce soir avec Ron. Et moi, je viendrais demain matin ou peut-être que ce sera Neville. Je vais voir avec lui.

Ron attrapa un dernier gâteau sur le plateau qu'avait posé l'elfe de maison près de nous et suivit Harry en direction du tableau.

- Attendez ! M'exclamai-je alors. Il y a peut-être… Enfin je ne sais pas mais…

- Si tu as quelque chose à dire, vas-y.

- Mais peut-être que ce n'est rien…

- Hermione ! Insista Harry.

Je soupirai profondément en essayant de me souvenir de cette soirée.

- La première fois que je me suis vraiment retrouvée seule avec Drago, c'était un pub miteux et mal fréquenté. Je ne me souviens plus de son nom… C'était entre un magasin de chaudron et une vieille boutique de boutons de manchettes. Enfin je crois.

- Le Délabreur ? S'exclama Ron surpris. Mais qu'est-ce que tu faisais là-bas ? C'est certainement le bar le plus crade de tout…

- On s'en fiche ! Le coupa Harry d'une voix excédée.

- Je m'y suis rendue un soir parce que je voulais être sure de ne pas croiser qui que ce soit. Cependant, Drago a réussi à me trouver.

- Il t'avait peut-être suivi.

- Non, impossible. J'y avais transplané directement. Je pense que ce bar est peut-être relié au château d'une certaine manière. Après tout, il devait bien y avoir un endroit pour que les membres de l'organisation rencontrent ceux qui voulaient les rejoindre.

Harry me considéra en silence pendant quelques secondes.

- On pourrait essayer d'aller voir, dit Ron. Ca nous ferait une piste et pour l'instant, il faut bien avouer que c'est la seule.

Harry finit par acquiescer et mes deux amis sortirent de la grande cuisine de Poudlard.

J'ai pu voir avec plaisir que vous aviez été nombreux à voter pour ma prochaine histoire sur Fanfiction et Wattpad. Un grand merci à vous ! Ce serait d'ailleurs super si vous étiez tous aussi motivés pour me laisser des commentaires, n'est ce pas ? ) N'oubliez pas que c'est le seul retour que je peux avoir de votre part (imaginez que c'est comme si vous me lanciez une petite pièce ^^) et que vos critiques me permettent de m'améliorer.