Coucou a tous !
Merci, merci beaucoup pour vos encouragements !
Ça m'a tellement fait plaisir que j'ai décidé de ne pas vous faire attendre davantage pour la suite ^^
Réponse aux reviews anonymes:
Velouria : Merci beaucoup pour ton commentaire !
Alors, comme ça, je te tiens en haleine ? =) Tu n'as encore rien vu ! =)
Kaori : Merci a toi aussi, ravie de te retrouver ici, et de voir que tu sembles toujours apprécier... ^^
Et oui, un Gibbs si entreprenant, un peu étrange, non ?
C'était bien sûr volontaire de vous induire en erreur, et encore plus d'inverser un peu les rôles ! =)
J'ai aussi voulu montrer une certaine « vie privée » de Gibbs et , comme la série reste très évasive dessus, j'avais une grande marge de création ici , pour en venir ou je veux !
Son comportement sera bien sur expliqué un peu plus tard, ne t'inquiètes pas, mais je ne t'en dis pas plus ! ^^
Mais que de questions !
Nannannan, si elle n'est pas classée en drama, c'est que... ce n'est pas un drame ! =) Et pas non plus une relation destructrice ^^ ( Et, comme je ne suis pas trop pour les histoires tristes … ^^ )
Le nombre de chapitres ? Prends le titre du chapitre précédent, observes bien le titre de celui là, et … dans une certaine logique, tu trouveras =)
Quand a cette phrase, contente que tu l'aies aimée, parce que moi, je n'en suis toujours pas satisfaite xD
Voilà, voilà, et now... A la suite ! =)
Partie 2 : Nuit d'Automne...
L'atmosphère leur pesait. C'était Ducky qui avait dénoué la situation, proposant a tous d'attendre l'arrivée de Tim et des 2 jeunes femmes de l'équipe au salon, devant une vieille légende écossaise qu'il aurait plaisir a raconter.
Marie avait accepté avec plaisir devant l'entrain du légiste, et ils étaient tous au beau milieu du salon de l'ancien militaire, écoutant distraitement Ducky leur raconter son histoire.
Enfin, presque tous.
Gibbs était introuvable depuis 20 minutes, prétextant la fin de sa douche. Personne n'était dupe, car, habituellement, l'ex marine se déshabillait, se savonnait, se rinçait et s'habillait, le tout en 3 minutes chrono.
Marie n'était pas non plus présente, finissant son petit déjeuner a la cuisine. A bien observer la situation, les seuls physiquement et surtout mentalement présents étaient Ducky, Mc Gee, la jeune scientifique et son amie Ziva, ces trois là étant arrivés il y a peu.
Il manquait Tony.
Enfin, pas vraiment.
Ses fesses étaient posées sur la canapé, sa main tenait toujours son verre de jus d'orange, ses yeux fixaient Ducky. Ou plutôt passaient a travers Ducky.
Le médecin légiste, ayant intercepté ce regard fixe, y lisait un trou béant, une plaie ouverte. Et une certaine tristesse, mêlée de rancœur, chaque fois que ses yeux se posaient brièvement sur la jeune Marie.
Il savait pourquoi.
Il savait que Tony était amoureux de quelqu'un, de Leroy Jethro Gibbs. Sa formation en psychologie humaine l'avait de suite mis sur la voie.
Et puis, Anthony était venu vers lui.
Ils parlaient, de tout, de rien.
De « est ce que Gibbs voit quelqu'un » parfois, sujet amené par les plaisanteries de Tony, sur la possible vie privée de leur patron.
Au bout d'un moment, Ducky avait compris.
Tony s'était ouvert, avait tout laissé débordé. Ducky l'avait écouté, consolé, rassuré.
Et ce soir, cette jeune femme.
Elle n'y était pour rien.
Sauf que pour le jeune Italien, elle avait justement tout a y voir. Gibbs avait du l'embrasser, la caresser, lui faire l'amour, tout ce qu'il n'aurait jamais. Lui, il avait juste droit a quelques claques derrière la tête, a quelques sourires, ou regards amusés de son comportement.
Il soupira doucement.
« Anthony ? Anthony ? »
Surprit, Tony releva la tête. Ducky lui sourit.
« Dis moi, Anthony, nous parlions de Pise, ou Pisa, si tu préfères. Notre chère Ziva soutient que c'est au Sud de L'Italie, mais il me semble que c'est bien plus a l'Ouest. Qu'en penses tu ? Tiens, Jethro n'aurait-il pas une carte , par hasard ? »
Ducky se leva a la recherche d'un Atlas dans la bibliothèque, avant de dévier vers le bureau.
Et Tony le suivit, se demandant rapidement de quelle manière la conversation était passée de l'Écosse a l'Italie.
Au moment où il pénétrait dans le bureau, Ducky ferma doucement la porte.
« Ducky...
- Anthony. Je n'ai pas de reproches a te faire. Mais cette jeune femme n'y est pas pour grand chose, Jethro a …
- Je sais Duck, il a couché av..., le coupa amèrement Tony.
- Je n'ai pas fini, Anthony. Jethro a fait un choix, elle ne l'a forcée en rien, mais je reviendrais sur ce choix plus tard. Tu ne dois pas rejeter toute ta colère sur elle, Anthony. Les autres ne comprennent pas ton comportement, ni l'ambiance, glacée, crois moi, qui règne au salon.
- Je suis désolé. Je sais... mais...
- Mais c'est elle qui était avec lui cette nuit, n'est ce pas ? Anthony, elle était avec lui, certes, quoique tu n'en es pas sûr, mais était t-il avec elle ?
- Bien sur que oui, ils... Je ne comprends pas Ducky. »
Le médecin légiste lui sourit gentiment et lui répondit :
« Ce n'est pas a moi que tu dois poser tes questions, Anthony. »
Tony le regarda, les sourcils froncés.
Ducky lui posa une main sur l'épaule, rassurant, et lui dit :
« Retournons au salon, veux tu ? Je n'ai pas fini mon récit. »
Pour la première fois de l'après-midi, Tony lui lâcha un petit sourire, minuscule, mais qui réconforta le médecin.
Ils furent surpris de croiser Gibbs dans le couloir, et Tony ne put s'empécher de lui demander, son ton se voulant joueur :
« Fini ta douche, Boss ? »
Sauf que ledit ton fut loin de ressortir plaisantin, et sonna de manière bien plus colérique, acre que joueur.
Gibbs s'arrêta, dardant son regard bleu, glacial, sur lui :
« Des remarques a faire, DiNozzo ?
- Aucune, Gibbs. Je pensais qu' les marine's mettaient moins de temps qu' les femmes a se préparer. Il faut se méfier des idées reçues. »
Ducky s'étouffa presque.
Le point sensible.
Tony !
Il n'aurait pas eu a faire pire s'il avait souhaité se faire virer.
Il entendit l'ancien militaire siffler entre ses dents. Oh, nom de Dieu.
Il avait une des ses envies de lui foutre une droite. Seule la présence de Ducky l'avait dissuadé de le mettre a terre sur le champ pour avoir osé lui parler comme de la sorte. Il l'avait ni plus ni moins traité de femmelette. Et presque insulté les marine's en même temps.
Il avala sa salive, planta son regard dans les yeux verts, serrant et desserrant convulsivement les poings.
Prêt a exploser au moindre mot supplémentaire que sortirait le jeune homme.
Celui ci frémit. Et pourtant, il jubilait. Il l'avait touché. Droit au but. Il voulait lui faire mal. Il avait besoin de le faire sortir de ses gonds, de se confronter a lui pour pouvoir laisser exploser sa peine et sa colère.
C'était vital.
« Le ciel se couvre, vous ne trouvez pas ? »
Les deux hommes tournèrent machinalement leurs regards vers le légiste. Celui ci s'était furtivement coulé pour atteindre la fenêtre, les obligeant a détourner leur attention par sa prise de parole.
Mais sa remarque était véridique, a prendre au sens propre comme au figuré. D'épais nuages noirs se rassemblaient sous le ciel gris, trop gris a cette heure de l'après-midi.
Au moment même, une voix résonna :
« Leroy ? »
Gibbs tourna la tête vers Marie, alors que les autres la regardaient, un peu surpris du prénom employé.
Elle était sur le pas de la porte, une écharpe autour du coup, et son sac a la main, souriante. Il s'approcha d'elle et, attrapant sa main, elle lui glissa un numéro.
Doucement, il se dégagea :
« Je vais y aller, dit t-elle, il ne fait pas tellement beau, je suis inquiète a l'idée de rentrer trop tard. Et j'ai cru comprendre que tu avais des choses a faire, rajouta-elle dans un sourire. Merci pour tout, Leroy. »
- Marie..., fit t-il en lui montrant le numéro glissé.
- Je sais. Mais l'espoir ne coûte rien, dit t-elle plus bas. Au revoir. »
Elle l'embrassa discrètement sur la joue, et fila rapidement.
Gibbs soupira.
Les autres s'étaient un peu éloignés, et avaient embrayé sur l'orage qui s'annonçait. Seul Tony l'avait observé.
L'ex-marine lui lança un regard noir, bien décidé a lui faire comprendre que cette histoire de douche n'était pas résolue.
L'Italien se détourna, plus calme.
Elle était partie.
Bon débarras.
Mais un éclat de lumière le fit sursauter, et se retourner vers la fenêtre. C'était un... éclair ?
A peine quelques secondes plus tard, suivant juste une détonation, un nouvel éclair illumina le salon.
Et, tout simplement, une pluie tonitruante s'abattit sur le toit, frappa les fenêtres, assourdissant brutalement les éfaits de la vitesse a laquelle l'orage s'était déclaré, ils restèrent muets. Sauf Gibbs qui lacha un « merde » en se souvenant que la fenêtre de sa chambre était toujours ouverte ! Il courut la fermer avant que la pluie violente ne se décide a arroser la pièce.
Au salon, Ziva s'agitait :
« L'orage était normalement prévu dans deux jours.
- La météorologie n'est pas une science éxacte, ma chère amie. J'ai bien peur qu'il ne dure un certain moment, avança le plus agé.
- Le problème n'est pas là, Ducky. Y'en a rien a faire du temps qu'il dure, tant que le gouvernement ne se décide pas a annuler les vols, lui répondit Gibbs en réapparaissant.
- Pour c' que ça aurait été utile, cette conférence, de toute manière... » , marmonna Tony.
L'ancien militaire préféra ne pas relever.
La situation était déja assez merdique, pensa t-il, pas besoin de s'occuper d'un gamin qui jouait au con.
Mc Gee le tira de ses sombres pensées :
« Patron. Je crois que c'est le votre. »
Son portable.
Il captait encore ?, s'étonna t'il.
« Gibbs.
- Gibbs ? Vous m'entendez ? Gibbs ? »
Rectification.
Il ne captait rien.
Il regarda le numéro.
Vance.
Il éssaya de bouger un peu partout, cherchant le faible signal qui pouvait subsister.
Là.
Oui, juste là.
Voilà.
« Vance ?
- Gibbs ? Je vous entends très mal. Je fais bref. Vol annulé. Conférence reportée. Personne ne bouge, ordre du gouvernement. Trop dangereux. Routes barrées, arbres effondrés. Vous avez vos agents ?
- Oui. Le docteur Mallard et Abby Sciuto aussi.
- Bien. Faites ce que vous voulez, mais ne les laissez pas sortir. Compris ?
- Compr... Vance ? Léon ? »
Coupé. Plus de signal. Bon.
Il revint au salon, leur expliqua la situation.
« L'orage se déchaine si fort que ça? », demanda la jeune scientifique.
Gibbs aquiesca, un brun inquiet.
Vu les éclairs qui éclairaient parfois le salon dans un grand bruit tonitruant, il espérait que son paratonnerre soit efficace.
Mc Gee fit un rapide tour du salon, un peu nerveux:
« Mais... Patron... Ou est ce que l'on va dormir? »
Les agents le regardèrent, interloqués. Certes, la maison de Gibbs n'était pas minuscule, mais pas non plus qualifiable de spécialement grande.
« Ta maison est assez grande, Gibbs, mais je ne crois pas qu'elle le soit encore assez pour nous tous... », avança Abby.
Ziva réfléchit a toute vitesse:
« En bas, il y a un canapé, il me semble, non? Une chambre d'amis...
- La mienne, et les deux canapés du haut. On fera avec, ne vous attendez pas à un 5 étoiles », la coupa l'ex-marine.
Intérieurement, Tony, qui n'avait toujours rien dit, grogna. Etre coincé ici était loin de lui plaire.
La seule chose qu'il souhaitait, c'était rentré a son appart, se regarder un classique Italien en mangeant une pizza, prendre un bon bain et se sortir cet homme du crane.
La situation n'aurait pas pu être pire.
Justement, si, c'étaient le monde des Bisounours par rapport a l'heure d'après quand, alors qu'ils commençaient tous a s'installer, l'électricité fut coupée. Les lumières s'éteignirent, le frigo se coupa, le chauffe-eau s'arrêta.
Fuck!, explosa Tony.
Primo, ils ne captaient plus rien, situation o combien pratique a l'heure ou l'orage inondait et détruisait la moitié de la ville.
Et, secundo, fit le cerveau du jeune homme, il n'y avait plus un brin de courant électrique. C'est à dire, outre la lumière, pas de radiateurs, et encore moins d'eau chaude.
Ils avaient annoncé combien pour la nuit, déjà? -6?
Blasé, il arrêta là sa liste, et pour la énième fois dans l'heure, jura.
« TONY ! Non, mais tu vas te taire a la fin, imbécile d'Italien ? Vire de là avec ta mauvaise humeur, arrêtes tes caprices, on est tous dans la même galère ! » , explosa l'Israélienne.
L'intéressé, légèrement rougissant, marmonna une rapide excuse, conscient de son attitude. A qui la faute ?, pensa t-il.
Il n'était pas en colère mais blessé, meurtrit, et seul Ducky l'avait compris. Alors, il se protégeait, tant bien que mal, en devenant amer, susceptible, blessant.
La meilleure défense restait l'attaque, non ?
Il observa Abby remonter du sous-sol avec Gibbs, lampes torches a la main, qu'elle distribua, avant de joyeusement ajouter :
« Qui veut dormir au sous-sol ?
- Moi, petite fille, lui répondit son mentor. Ducky prendra ma chambre, et tu peux prendre la chambre d'amis avec David, vous y serez plus tranquilles. Les 2 autres, au salon, ou avec Ducky. Débrouillez vous entre vous.
- D'accord, d'accord ! », lui répondit t-elle.
La jeune femme, bien que navrée de la situation, était toute éxcitée a l'idée de dormir, pour la première fois, chez Gibbs.
Tony, lui, était loin de l'être. Dormir avec... Ducky ?
Non.
Impossible.
Il adorait le légiste, mais dormir dans la chambre de Gibbs, dans le lit de Jethro... Là ou il avait fait l'amour a cette jeune femme. Il serait bien incapable de fermer l'œil, trop perturbé par les sentiments contradictoires se bousculant dans son esprit.
Même s'il était certain que Gibbs changerait les draps et ferait du rangement, c'était peut être idiot, mais la trace de la jeune femme était trop récente ici. Il imaginait presque encore son parfum qui embaumait la chambre.
Il frissonna, légèrement dégouté.
Le canapé sera parfait, conclut t-il.
« Je prends le canapé, lacha t-il tout de go. Je préfère être indépendant.
- Eh bien, Timothy, nous allons nous tenir compagnie. »
Le jeune homme sourit, avant de demander d'un ton taquin :
« Tu ne ronfles pas au moins, Ducky ?
- Pas le moins du monde, impertinent jeune homme ! », lui répondit le plus agé, se prenant dans son jeu.
Durant cet intermède, Abby avait migré vers la cuisine, et observait d'un air pensif le contenu du frigo étalé devant elle.
« Il reste... des pâtes, des steaks, des tomates, du jambon... et... c'est a peu près tout. Du point de vue cuisine d'un diner, je veux dire..., lança t-elle soudainement, faisant sursauter tout le monde.
- Je suppose que c'est pas la peine d'appeler le chinois d'à côté ?
- Ça t'arrive de réfléchir, DiNozzo ? », lui répondit Gibbs.
Tony serra les dents.
Parfois plus que toi, pense t-il, amer.
Il se retourna vers son patron qui sortait les ingrédients de son frigidaire. Visiblement, se soir, ce sera steaks-pâtes.
Adios a la pizza peperoni.
La soirée promettait.
Des commentaires? Vous savez maintenant comme je les aime, vos reviews !
Bisous, A bientôt ! ^^
