Coucou !

Et voici le printemps qui arrive ! =)

Merci a tous pour vos reviews ! ^^


Réponse aux reviews anonymes :

Youps ! Toutes mes excuses a Kit, oublié(e) dans la première réponse aux reviews anonymes ^^' : Merci a toi pour tes encouragements, j'espère que tu apprécieras cette suite ! =)

Fed : Contente que tu aimes ! Eh bien, voilà, j'espère que ta patience sera récompensée par cette suite, et qu'elle ne te décevra pas ^^

Kaori : Bien trouvé ! ( Mais c'était pas difficile, hein …;) ) Quand a tes hypothèses... Tu vérifieras par toi même ! =)

Et merci du double commentaire ^^

Velouria : Effectivement, c'est une remarque que je verrais très bien sortir de la bouche de Ducky dans la véritable série … Elle a ici toute sa place pour faire comprendre a Tony ce qu'il doit comprendre ! =)

Merci a toi aussi de ta fidélité ^^


En parlant de Ducky, vous devez tous avoir remarqué que je lui ai donné ici un rôle important.

Pour ceux qui ont lu ma fic précédente, ce rôle là était davantage joué par Ziva =)

J'ai tout simplement l'impression d'avoir besoin d'un personnage particulier qui analyse le comportement des deux autres, joue un rôle de « médiateur », pour que ce personnage « extérieur » puisse vous transmettre certains sentiments, explications quand aux actions de nos deux loulous ^^ ( de son point de vue, mais aussi d'un point de vue général pour que vous compreniez la cohérence et la logique de l'histoire )


Allez, trêve de bavardage, allons y ! ;)


Partie 3 : Nuit de Printemps...


Ducky tourna la tête. Aperçu les yeux sombres de Gibbs : nerfs en pelote ou… éclat de désir ?

Dubitatif, son regard s'arrêta sur le jeune Italien. Celui ci était perdu dans ses pensées. Ils avaient fini de dîner une petite heure plus tôt, dîner seulement animé par lui même et la jeune scientifique. Mc Gee et Ziva leur répondaient volontiers, mais les deux autres avaient plus ou moins été absents.

Il n'avait pas voulu perturber le jeune homme avec une de ses remarques, celle là même qu'il n'avait pas compris : était t-il avec elle ?

Seulement le mettre sur la piste, qu'il réfléchisse un peu. Lui même avait commencé a comprendre, il n'y pas si longtemps que ça, que Tony n'était pas le seul a se sentir perturbé par Gibbs, que le contraire était tout aussi vrai.

Le problème était là. Tony avait accepté ce qu'il ressentait. Logiquement, il en était perturbé, et détruit, dans la perspective du sens unique. Son comportement était plus colérique, surtout contre la personne, ici Jethro, le faisant souffrir.

Mais il restait relativement « inactif », dans le sens où il ne se rabattait pas sur de multiples conquêtes, mais se contentait d'espérer. Il lui avait avoué avoir eu quelques relations avec des hommes, il y a quelques années, mais jamais rien de lui même, d'un point de vue sexuel, il avait tendance a s'abstenir, tout simplement parce que, frustré, seul l'ex-marine le faisait brûler de désir, le mettant dans des états pas possibles, parfois embarrassants au boulot. Réaction normale, conclut le légiste.

Gibbs, c'était plus compliqué. Au vue des réactions de l'ex-marine, trop fortes, trop passionnées, pour une simple bêtise de l'Italien, Tony l'attirait. Des sentiments se rajoutaient aussi au mélange explosif, Ducky en était certain.

Sauf que l'ancien militaire réagissait de manière beaucoup plus violente. Il niait tout en bloc, toutes ces actions le démontraient. Il couchait a droite a gauche, probablement pour se persuader qu'il ressentait une attirance pour l'une ou l'autre de ces femmes, mais cette méthode se révélait inefficace. Et, rebelote, il en était davantage blessant envers les autres.

Et ça, c'était insupportable pour le jeune homme.

Le médecin fronça légèrement les sourcils, le comportement de son ami ne lui plaisait pas, il serait temps d'avoir une petite conversation avant que la situation ne s'envenime davantage.

Un bruit de cartes le tira de ses pensées et il relança. N'ayant pas grand chose a faire, ils avaient décidé une partie de cartes. Certes, ce n'était pas l'idéal, surtout a la lumière des bougies, mais ça les occupait un minimum, avant qu'ils n'aillent se coucher. L'orage grondait toujours, ses résonances interrompant parfois la conversation des membres du NCIS.

Tony se leva soudainement, et balança ses cartes sur la table.

« J'en ai marre. Je vais prendre une douche.

- Tony ! Tu es au courant que l'eau chaude n'est pas chaude ?, s'amusa la jeune scientifique.

- Pas grave. Une douche froide n'a jamais tué personne. J'y vais. »

Il prit son sac de voyage, quitta le salon sous le regard un peu trop long de Gibbs, et s'engagea dans la salle de bain.

Il se lava d'abord les dents, écoutant distraitement la pluie qui frappait le carreau. Puis le jeune homme se glissa sous la douche, et, après une brève hésitation, tourna le robinet.

Oh.

Fuck.

Comment une eau pouvait-elle être aussi froide ? L'eau glacée qui dégoulinait sur son corps le congelait de la tête aux pieds, et il trembla violemment.

S' il lui arrivait d'imaginer un peu trop longuement le corps de son patron quand il était chez lui, ce n'était pas le cas aujourd'hui. Le simple filet d'eau glacée lui aurait coupé tous ses effets !

Avec un effort, il attrapa le savon, et commença sa toilette.

10 minutes plus tard, il en sortait, certes propre et plus calme, mais traumatisé pour le reste de ses jours ! Si cet orage durait plus longtemps que prévu, il décida d'un commun accord avec sa chaire de poule qu'il se passerait de la douche.

Gibbs avait eu la chance de prendre la sienne ce matin... Quand aux autres...

Tony piocha un tee-shirt et un pantalon de jogging. Après estimation de la température qu'il ferait cette nuit, il enfila aussi un sweat, et une paire de chaussettes.

Quand il retourna au salon, il ne trouva personne. Ses yeux s'attardèrent sur l'horloge murale : 22h07. Le jeune agent entendit des voix venant de la chambre d'amis et s'y rendit. Ziva et Abby discutaient, tout en se préparant a dormir.

« Hy Tony ! Il commence a faire froid. On a décidé d'arrêter la partie. Mais j'ai gagné ! On sera mieux sous les couettes ! , lui expliqua la jeune laborantine.

- Et les autres ?

- Ils ont suivi notre idée. Je crois que Gibbs et Ducky sont dans la chambre d'a côté. Tu devrais faire pareil, tu sais. Tu as l'air fatigué.

- C'est juste une impression. Bonne nuit, Abb. A demain, Ziva. Je vais voir avec Gibbs.

- Ok ! Fais de beaux rêves, Tony. »

La jeune femme l'embrassa, et il tourna les talons.

Au même moment, dans la chambre de Gibbs, Ducky en profitait pour entamer LA conversation.

« Ou donc as tu rencontré cette délicieuse jeune femme ?

- Au centre aquatique... Pourquoi, Ducky? »

Son vieil ami l'intriguait. Poser ce genre de question ne lui arrivait que rarement. Signe que quelque chose lui déplaisait.

Il se mordit légèrement la lèvre inférieure. Est ce qu'il... savait ses fantasmes les plus secrets ?

- Simple curiosité. »

Ou non.

Il décida d'être franc.

Au regard de Gibbs, celui ci comprenait qu'il tournait autour du pot.

« Jethro... »

Pas bon signe.

Alerte rouge.

Il allait le dire.

Il avait compris.

« A qui pensais tu ? A qui pensais tu en étreignant cette jeune Marie ?

Ses yeux se fixèrent sur le médecin. Revenant en arrière. Flash-back. Ce visage... Ces pommettes, ces yeux, ces lèvres là... Il les connaissait.

Pourquoi ?

Pourquoi ne pensait-il qu'a lui ?

Pourquoi ne pouvait t-il pas les embrasser, sans que cette vision ne le fasse frisonner ?

Il avait pourtant essayer. Elles étaient si belles, si tendres entre ses mains. Il aurait du les aimer, les faire siennes avec toute l'ardeur qu'il pouvait leur donner. Ce n'était pas le cas. Il ne voulait pas d'elles.

Tony... Tony... C'était ça qu'il voulait. Tony.

Ses pensées cheminaient si vite qu'il ne se rendit compte que trop tard qu'il avait murmuré ce prénom. Ducky le regardait, aussi calme qu'auparavant.

« Ce n'est pas trop tôt, » murmura t-il.

Jethro fronça les sourcils et Ducky s'expliqua :

- A vrai dire, j'espérais te faire parler, et comprendre ton comportement. Tu as dépassé mes espoirs. Je n'en attendais pas tant., lui sourit-il.

- Tais toi »

C'était net et tranchant. Autodéfense, analysa le médecin. Il s'approcha de l'ancien militaire et lui dit :

« Crois tu que ramener ces inconnues dans ton lit effacera tes désirs, Jethro ? Sais tu, ne serais ce qu'un tout petit peu, le mal que tu lui fais ? Que tu te fais ?

- Le... mal que je lui fais ? Pourquoi en aurait-il quelque chose a foutre, Ducky ? Il vire bien a droite a gauche, lui aussi, non ? »

A rajouter dans sa liste : jalousie.

Le dialogue devait s'arrêter là.

C'était a Tony d'exploser, de le brimer, de lui révéler ses sentiments.

Pas a lui.

Heureusement pour le médecin, l'arrivée de Tim se fit bien opportunément. Il posa une main légère sur l'épaule de son ami, avant de changer de sujet :

« Jethro, mon ami, aurais tu une couverture supplémentaire ? Je crains que la température ne baisse encore pendant la nuit... «

Gibbs sembla surpris mais se contenta d'aller farfouiller dans les placards.

Un peu plus tard, il sortit de la chambre, laissant les deux hommes se préparer tranquillement. Il croisa Tony au milieu du couloir, et dit :

« Je t'ai mis une couette sur le canapé. Si tu as froid, il y a une couverture dans le placard de gauche ».

Il s'apprêtait a descendre a la cave quand il s'arrêta. Doucement, il continua :

« Bonne nuit, Tony.

- Bonne nuit, » lui répondit simplement le jeune agent.

Tony suivit du regard les courbes de son patron qui descendait les escaliers, puis se traîna au salon. S'emmitouflant dans la couette bleu marine, comme ses yeux, ne put-il s'empêcher de penser, il essaya de trouver le sommeil. La maison était maintenant calme, et seuls les éclairs, qu'il devinait a travers les volets, et le tonnerre la troublaient.

Pourtant, quelques minutes plus tard, il entendit un léger bruit. C'était Gibbs qui remontait doucement, a moitié habillé, brosse a dent et dentifrice a la main. Il passa discrètement vers lui, ne souhaitant pas le réveiller. Sur le coup, Tony hésita : faire semblant ou ne pas faire semblant ?

Finalement, il referma les yeux. Son ouïe aux aguets, il entendit l'eau couler, puis s'arrêter.

Une onde de colère le traversa a l'écoute de ces bruits si quotidiens. C'était violent, inexpliquée. Comment Gibbs pouvait t-il continuer sa petite vie alors que lui crevait de souffrance a chaque fois qu'il le voyait ? Ces gestes si simples, se lever, faire couler l'eau, ouvrir le dentifrice, sa vie suivait son cours.

Lui, non.

La sienne était transformée, un volcan brut de colère et de douleur.

C'était injuste.

Ce pouvoir là était injuste.

Intolérable.

Il se leva si brusquement qu'il manqua de s'étaler par terre. Courant presque, il ouvrit la porte de la salle de bain a la volée.

Gibbs sursauta.

Ses yeux... Pourquoi était-ils si sombres ? Pourquoi le jeune homme était-il dans cet état ?

Il n'eut pas le temps de rajouter des pourquoi.

Avant même qu'il ne fasse un geste, les lèvres de Tony heurtaient les siennes, et sa langue s'immisça dans sa bouche, le faisant reculer sous la surprise.

Son dos heurta le mur dans un bruit sourd.

C'était violent.

Le jeune homme était possessif, passionné, brutal, tout sauf tendre.

Il ne pouvait plus bouger.

Son corps se pressait contre le sien, si fermement qu'il sentait ses muscles lui faire mal.

Sa langue s'enroulait autour de la sienne dans un ballet sans fin, l'étouffant presque.

Ses dents se faisaient dures, le mordant jusqu'au sang, jusqu'à ce que ses lèvres soient douloureuses et meurtries.

Il sentait la douleur des morsures, la poigne de la main dans sa nuque, le besoin crucial d'air.

Oh Nom de Dieu.

Brûlant.

Il s'enflammait comme un brasier.

Il adorait ça.

Quand l'Italien sentit sa poitrine se contracter si fort qu'il crut que ses poumons allaient exploser, il le lâcha. Aussi violemment qu'il l'avait embrassé, il desserra sa prise, le rejeta contre le mur, fit 4 pas en arrière.

Putain.

Pourquoi avait-il attendu si longtemps ?

Cette vison valait tous les pornos du monde.

Les lèvres rouges, gonflées, saignantes a plusieurs endroits par les morsures infligées, Gibbs le regardait.

Les yeux si noirs, les pupilles si dilatées qu'ils faisaient concurrence au ciel.

La respiration hachée, haletante.

La nuque et le coup marqués, marqués par les traces rouges de ses doigts.

Frissonnant, instable.

S'il avait cru ne jamais voir son patron défaillir, si perturbé que même ses réflexes de marine's n'existaient plus, c'était bel et bien fini.


Hihi ! Ca s'arrête là ! ( je rappelle qu'il est interdit d'accuser l'auteur de sadisme ;) , hihi )

Eh oui ! Pour la suite, il faudra patienter quelques jours... ^^

Alors, rendez vous, j'espère, pour l'ultime partie de cette nuit ! ( brûlante... )

Bises a tous ! =)