C'est un peu nouveau pour moi, mais pour une fois j'écris une petite note d'auteur. Alors tout d'abord dans le septième et donc prochain chapitre, il pourrait bien commencer à se passer quelques aventures et je me demandais si le rythme d'écriture, la longueur des chapitres ou même tout simplement leur contenu vous plaisait, enfin j'avais envie d'avoir un petit feed back. J'avoue écrire cette histoire en toute grande simplicité et elle est avant tout le fruit de mes propres fantaisies mais si elle peut vous plaire c'est encore mieux.

Je prenais place en face de Marianne, la championne d'échecs, et bougeait quelque pièces.

-Tu as faim? Tu sais à rester là, la bouche grande ouverte, tu ne risques pas d'y remédier. L'air n'est pas très nourrissant.

La brune était l'ennuie personnifié. Elle baillait depuis quelques heures à s'en décrocher la mâchoire, assise sur un petit tabouret en face de son échiquier.

-Je me tort de rire. -Répondit-elle de mauvaise humeur, croisant et recroisant les jambes. Je supposais qu'elle souffrait de ce trouble moldu qu'était l'hyperactivité. - Qu'on ne me mange la baguette, qu'est-ce qu'on s'ennuie!

-Çà, c'est parce que tu ne sors pas tellement, si tu veux mon avis. Je me demande bien ce que tu trouves de si distrayant à ce jeu.

-Rien strictement rien. Je suis juste meilleure que les autres. -Avec nonchalance, elle balayait les pièces du revers de la main.- Tu as mieux à me proposer?

-Comment as-tu deviné?

La brune se redressait, et époussetait sa jupe, elle devait faire une ou deux têtes de plus que moi.

-C'est comme si c'était écrit sur ton front.

-Bon, dans ce cas, vient. Je me peux pas vraiment te le montrer ici, trop d'oreilles indiscrètes!

Au cours des semaines passées à la maison serdaigle, j'avais d'avantage noué de liens avec les autres habitants. Et Marianne était assez encline à converser, si on faisait l'effort de l'aborder. Si elle n'avait pas été si paresseuse , elle aurait probablement été considéré comme un génie en dehors des échecs également. Elle m'invitait à entrer dans son dortoir.

-A cette heure-ci, les autres filles sont encore en cours ou va savoir où. Qu'est-ce que tu voulais me montrer?

Je lui glissais le livre sous le nez. Et sa réaction m'indiqua de suite que j'avais fait une jolie trouvaille. Sa surprise se métamorphosait rapidement en intérêt attrapant le bouquin pour mieux l'examiner.

-Où as-tu trouvé ça?

-Dans une... remise? Il y avait beaucoup d'autres reliques comme celle-ci.

Elle dodelinait de la tête comme si elle faisait de l'ordre dans ses pensées et finit par sourire désignant le sceau de serpentard sur la couverture.

-Tu vois ça? C'est le premier écussons qui aie été utilisé pour serpentard. C'est vieux, c'est très vieux!

-Ah bon?

-Oui, c'est absolument... -Marianne cherchait ses mots.- une vieillerie! Il fallait voir ta tête! Qu'est-ce que tu penses trouver là dedans, hm? C'est juste un bouquin.

- Je n'en sais rien mais ce livre sent la magie, une magie puissante. Il est écrit dans une langue que je ne comprends pas.

Marianne s'asseyait sur son lit en regardant la tranche du livre avant de l'ouvrir et de le feuilleter un peu, puis elle m'observait à mon tours.

-Parfois, tu parles comme une moldue, il y a de fortes chances pour que ce bouquin ne soit rien d'autres qu'un bouquin barbant sur la vie d'un illustre mage, et s'il ne l'est pas, ça peut être tant d'autres choses. Comme tu l'as si bien fait remarqué ce livre recèle une puissante magie, les mages noirs aiment se servir de leur journal intime pour jeter de mauvais sorts. Tu savais que Harry Potter avait trouvé celui de Voldemort? Ça avait foutu un sacrée pagaille et ouvert la chambre des secrets aussi.

Je regardais le bouquin avec une pointe de déception.

-Je ne le savais pas. Mais enfin, tu t'ennuies non? J'ai cru entendre que la plupart des serdaigles étudient un sacré paquet de langues "mortes", le défis serrait plus intéressant que de faire une nouvelle partie d'échecs contre un autre élève.

Marianne reconsidérait mon offre.

-Bon, mais si je finis dans une boîte d'allumettes, tu auras ma mort sur la conscience!

-Je prends le risque.

-Je ne te savais pas comme ça! -Elle fronçait les sourcils avant de me mettre dehors.- Il me faudra du temps seule pour étudier tout ceci, file! Je te reverrais quand j'en saurais plus.

Je fus mise à la porte sans autre préambule et me retrouvais dans la salle commune sans plus avoir grand chose à faire, j'accordais donc mon temps à étudier "sans me disperser" comme aurait dit certains.

Les jours qui suivirent Marianne m'expliquait calmement que la recherche était en cours, elle avait un an de plus que moi, nous ne faisions que nous croiser, échangeant quelques mots à la dérobée.

-Vous semblez distraite!

Le professeur Rogue venait de m'interpeller sèchement. J'avais probablement décroché à son explication rigoureuse de la préparation de la potion Wiggenweld. Songeant à tous les trésors que ma vieillerie de bouquin pouvait receler.

-Excusez-moi monsieur. C'est juste -je cherchais un indice- il y a ... le bal de noël? -ok je ne me serais pas convaincue moi-même mais l'homme lui ne connaissait pas les problèmes d'une adolescente et ne remettait pas en question mon soucis.-

-Je ne suis pas sur de vous suivre.

-Je n'ai pas de cavalier. Enfin, je vais ouvrir la cérémonie avec Oneil mais... -Oh par Merlin! J'étais entrain de me perdre et je n'étais plus certaine de vouloir poursuivre cette conversation.- Ce n'est rien monsieur, je vais me concentrer. Je suis vraiment désolée.

Le professeur tordit une moue réprobatrice mais se retournait écrivant la suite de son explication au tableau. Je n'avais vraiment pas de cavalier, il faudrait peut-être que j'essaye de demander à Adrian. Je chassais toutes les autres distractions de ma tête et me concentrait sur les paroles qui résonnaient dans la salle.

A la sortie Marianne m'attendait semblant quelque peu molestée, je l'approchais tandis que Rogue nous dépassaient, ne manquant pas de nous observer avec intrigue.

-Qu'est-ce qu'il est sinistre celui-là!

-Je te le fais pas dire. Mais qu'est-ce que tu fais ici?

-J'ai une info pour toi. Ton livre, c'est du fourchelang!

-Et c'est bien?

-Tu n'es vraiment pas une flèche, n'est-ce pas? Est-ce que tu sais au moins ce qu'est le fourchelang? -Elle attendait une réponse de ma part et je dus reconnaître que non, je n'en avais pas la moindre idée.- Le frouchelang est la langue des serpents, une langue que seuls quelques mages noirs très puissants peuvent parler. Si je veux traduire ce qu'il y a sur ce bouquin, il nous faut ou Harry Potter, ou Dumbledore, c'est les deux seules personnes ici, à ma connaissance, à le comprendre.

Le surplus d'information me fit chavirer.

-La langue des serpents et des mages noirs, mais alors pourquoi la parle-t-il? Ça veut dire que je ne pourrais pas savoir ce qu'il contient?

-On ne peut pas leur demander, mais... je connais d'autres moyens. Je me renseignerais pendant les vacances de noël, je t'en dirais plus, à ce moment là.

Je la serrais dans mes bras et embrassait son front.

-Tu es absolument géniale! Il y a vraiment quelque chose, là dedans, j'en suis certaine!

Mal à l'aise, la jeune élève se détachait de mon étreinte et rentrait avec moi en salle commune. Nous retournions sagement à notre train train quotidien, ce n'étais pas comme si quoi que se soit d'autre pouvait être fait de toute manière. D'ailleurs, j'avais reçu une lettre de ma mère, je la lue immédiatement.

Ma chérie,

Je perçois dans ton courrier que tu te plais à Poudlard, et j'en suis si heureuse. Ton père est très fier de toi, il dit qu'il te réserve une surprise pour les vacances. Je ne sais pas de quoi il s'agit. Est-ce que tu pourras transmettre la petite lettre et le cadeau que nous t'avons laissé à Harry Potter également? Nous sommes très heureux de savoir qu'il se porte pour le mieux et voulons lui témoigner notre soutient.

Bien à toi, Léticia.

Ps: Est-ce que tu t'es trouvé un petit ami? Tu parles beaucoup de ce Adrian, invite-le à la maison si tu veux!