Coucou! A la publication du dernier chapitre, j ai légèrement zappé de mettre quelques mots...une vraie tête en l'air... cette fois je ne vais pas plus vite que la musique...

Un grand merci a ceux qui sont venus lire ces quelques lignes sorties de mon esprit un tantinet obsessionnel... merci a ceux et celles qui m ont laissé une review, à Julie avec qui j aime beaucoup discuter et darkklinne d avoir pris le temps de me lire et dont je suis une grande fan!^^ ... xelad tu as reussi à mm'estorquer le titre espèce de fripouille! ^^

Si vous lisez, je ne suis pas contre une tite review ça fait plaisir ou ça peut être constructif mais surtout c est encourageant pour ecrire la suite. .. quoique dans mon cas ça m encourage a taper le texte surtout (je suis une calamité...)

Bonne lecture! En espérant que cela vous plaise...

Chapitre 5

Elrohir,

L'elfe devait admettre que cette passe d'armes avait été distrayante dans la monotonie de leur voyage. Et à voir le visage des deux Wallens mâles, il n'était pas le seul. Cependant, il avait été gêné d'assister aux emportements d'Ilyrià et du Commandant de la Garde. Qu'elle n'avait pas été sa surprise de les retrouver ainsi dans l'étang et dans pareille tenue? il n'y avait distingué rien d'autre qu'une amitié sincère mais tout de même! il avait bien cru que Lindir allait rendre l'âme sur place!

Quel caractère avaient-ils tous! c'étaient des guerriers plus que redoutables et leurs transformations! Par les Valar! réellement impressionnantes! Un loup, une lionne, un dragon et une sirène!... rien que pour ça, il ne regrettait pas de s'être porté volontaire. Voir les griffes acérées du loup déchiqueter les orcs comme s'ils étaient faits de dentelle, la puissance féline et les canines d'Anaïsa, les flèches ricocher sur les écailles de Klaùs et la queue scintillante d'Ilyrià… c'était juste extraordinaire!

L'elfe devait aussi avouer qu'il trouvait les deux femmes très agréables: elles avaient un appétit de vivre communicatif et leurs manières étaient rafraîchissantes. Cela changeait de la bienséance des elfines même s'il n'était pas sûr que vivre tout le temps ainsi était bon pour la santé... Cela devait être épuisant de tout ressentir avec excès, de vivre intensément chaque émotion… Cent ans étaient un battement de cils dans la vie d'un elfe mais une journée wallen avait l'air d'être aussi éreintante que ce siècle entier! Peut-être était-ce là le secret de la mortalité? L'intensité, la perte de contrôle sur sa propre vie… les Wallens, le roi et son frère mis à part, étaient d'éphémères créatures même si leur vie, à l'instar des Dùnedains, était plus longue que celle des hommes.

Le cheval d'Ilyrià vint se poster à côté du sien comme chaque jour depuis leur départ. Il aimait discuter avec la jeune femme. Leurs conversations ne se portaient jamais sur rien de précis. Il lui avait posé un tas de questions sur sa culture auxquelles elle avait répondu de bonne grâce mais elle, elle évitait tout ce qui concernait le monde elfique. Sûrement avait-elle déjà des idées toutes faîtes de ce qu'elle allait trouver et qui lui avaient été mises en tête par son père. Sturten était un grand roi mais Elrohir se doutait que c'était aussi un homme têtu avec quelques préjugés bien ancrés. Il se retint de rire car ses pensées s'appliquait aussi bien au roi de la Forêt Noire!

L'elfe attendit que la Wallen prenne la parole mais elle n'avait pas l'air décidé. Quelque chose semblait la préoccuper… ou quelqu'un, se dit Elrohir. L'air ailleurs, elle n'arrêtait pas de se mordiller la lèvre inférieure en fixant les dos de Finnàm et de sa sœur un peu plus avant. Ilyrià finit par soupirer fortement en secouant la tête pour reprendre ses esprits. Elle tourna ses grands yeux vers lui et demanda brusquement comme si lui coûtait de dire ça:

- Parlez-moi de «lui».

L'elfe fit mine de ne pas comprendre, réprimant un sourire. Il s'interrogeait depuis des jours avec son frère... quand allait-elle enfin faire allusion à leur cousin des bois? Elle avait tenu plus longtemps que ce à quoi ils s'attendaient tous les deux.

- Qui ça, Aranel? dit-il innocemment.

La Wallen ne fut pas dupe et lui jeta un regard mauvais.

- Vous le savez très bien mais devinez quoi? Ce n'est pas grave, ne répondez pas, je n'en ai rien à faire de toute façon… répondit-elle en tournant bride.

Ses nerfs étaient à fleur de peau et Elrohir s'en voulut de s'être joué d'elle ainsi. Ca n'avait rien de malin. Il attrapa la bride de son cheval et la ramena doucement vers lui. L'elfe posa une main apaisante sur son bras et aperçut son frère se poster de l'autre côté de la jeune femme. Il avait tout entendu et venait lui prêter main forte. Elrohir lui adressa un sourire soulagé auquel Elladan répondit par un signe de tête imperceptible.

- Excusez-moi, Wen Ilyrià, je vous en prie, dit-il d'une voix caressante. Me permettez-vous de répondre à votre question? J'en serai enchanté, tout comme mon frère.

Comme elle ne répondait pas, il prit son silence pour une réponse positive, prenant cependant quelques secondes pour réfléchir. Il sentait qu'il devait choisir ses mots avec précaution.

- Nous aimons énormément Legolas. C'est un ellon admirable. Il a beaucoup de qualités…

- Un grand sens des responsabilités… renchérit Elladan.

Elrohir vit la Wallen esquisser une moue dubitative. Par les Valar, son frère avait le don pour rendre les choses plus attractives!

- Mais aussi imprévisible!

- D'une douceur innée…

Décidément, il ne comprenait rien aux femmes Wallens et à celle-là encore moins!...

- C'est un guerrier hors pair!

- Il est de bonne composition, s'entêtait Elladan. Enjoué, rieur…

- C'est aussi un fort caractère qui doit être apprivoisé, le contra Elrohir.

Ilyrià se plaqua les mains sur les oreilles et se mit à rire bruyamment, laissant les deux elfes pantois.

- Arrêtez, rit-elle, vous me donnez mal au crâne tous les deux avec votre numéro de duettistes!

Les deux frères se laissèrent gagner par l'hilarité de leur jeune amie.

- Les gars, c'est pas vrai, vous avez répété votre discours?! s'exclama-t-elle en les menaçant d'un index vengeur.

- En aucun cas! Elladan reprit un visage sérieux. Vous ne devez pas avoir peur de Legolas, Wen nîn, croyez-nous… il saura vous épauler et sera d'une agréable compagnie. Il vous protègera…

- Même de son père? demanda Ilyrià abruptement avec un soupçon de panique.

Elrohir tressaillit au ton de sa voix. Il tenta de la rassurer en minimisant le caractère explosif du Seigneur Thranduil.

- Le Haut Roi est aussi un bon ellon qui aime son peuple et son royaume. Il est certes, comment dire?... un peu… un peu…

- Un peu… un peu trop peut-être?! ironisa Ilyrià. Laissez tomber, Elrohir! je verrai moi-même, ce sera la surprise!

L'elfe arqua un sourcil éberlué.

- Ilyrià, dit-il abandonnant un certain protocole, je ne vous comprend pas toujours… votre vocabulaire est assez fleuri dirons-nous.

Ses paroles arrachèrent un sourire à la Wallen.

- Que voulez-vous, mo caraid? Les temps passés sur les différents mondes m'ont laissé des traces…

- Cela doit être indescriptible… dit Elrohir, songeur.

- Devait... devait être, corrigea Ilyrià, les yeux perdus dans la contemplation de la nature devant elle. Arda est merveilleuse et je l'aime mais j'ai pu voir tellement de choses que je n'aurais osé imaginer possibles… je n'ai pas pu me rendre sur tous, Athair me l'avait défendu. Certains sont extrêmement dangereux, voire toxiques mais d'autres comme Terra sont juste… magiques… La liberté qu'on y ressent… un monde sans orcs… Evidemment tout n'y est pas qu'amour et partage! Mais bon, j'imagine que chacun, à l'image des peuples qui y habitent, ne peut être parfait! conclut-elle avec un haussement d'épaules.

- Tout cela est tellement mystérieux! s'exclama l'ellon, visiblement ébranlé. Il y a encore quelques semaines, les neuf mondes étaient une légende, un conte pour elfing et maintenant vous me confirmez la réalité de l'Arbre-Mondes!... J'ai des centaines et même un millier d'années et pourtant je me sens aussi inexpérimenté qu'un nourrisson dans ses langes!

- L'Arbre-Mondes est un sujet complexe dont je ne saisis pas non plus toutes les subtilités… Seul mon père le comprend. Son âme lui est intrasèquement liée et il ne partage pas ce savoir.

- Et c'est peut-être mieux ainsi, intervint Elladan jusque-là silencieux. Il y a tellement de pouvoir en jeu que peu de personnes doivent y avoir accès. Nous avons déjà vu par le passé ce qu'engendre la soif d'un tel pouvoir… remarqua-t-il judicieusement.

- En réalité, il existe deux personnes au courant de tout ce qui concerne l'Arbre- Mondes, répliqua Ilyrià en se tapant le front. Athair certes mais aussi le Guérisseur sans Nom, le créateur des bijoux d'Irmensùl et…

- Et ma cousine a la langue bien pendue et dévoile trop les secrets de son peuple… dit Klaùs d'une voix tranchante.

Il se mit à leur niveau, jeta un regard glacial à la jeune femme et alla se poster aux côtés de Finnàm. Ilyrià se sentit ridicule comme le jour où son père l'avait surprise adolescente en train de siffler une bouteille de sa cuvée personnelle. Ce jour-là, il l'avait jeté sur son épaule puis dans la mer gelée du haut de la Tour de la cité. Elle s'enferma dans un silence mutique, l'air boudeur. Les jumeaux préférèrent la laisser tranquille et continuèrent à deviser gaiement.

Le reste de la journée fut tout aussi calme et se passa entièrement à cheval, tous souhaitant arriver à destination avant la tombée de la nuit. Tous sauf peut-être la Wallen dont le visage s'assombrissait au fur et à mesure de leur avancée.

Ils entrèrent enfin dans les bois bordant la cité elfique. Les deux frères firent admirer à leurs compagnons de route la vue des arbres centenaires et la flore incroyablement hétéroclite qui s'y développaient. Elrohir vit les deux amies s'extasier particulièrement sur un saule pleureur gigantesque dont les branches semblaient tissées d'or. Il sourit de voir leurs yeux écarquillés et leur murmura en passant près d'elles:

- Vous serez aussi impressionnées par la Forêt Noire, mes Dames. Celle-ci paraît bien jeune en comparaison…

Les soldats elfes semblaient de plus en plus joyeux à mesure de leur progression. Ils étaient de nouveau chez eux. Les Wallens comprenaient aisément ce qu'ils ressentaient car eux avaient exactement le sentiment contraire. Même si la beauté des lieux était indéniable, leur humeur pâtissait du manque de leur maison. Les roches bleues et grises de la cité leur manquaient tout comme ses grandes esplanades ambrées, les fjords et la mer…

Les feuilles des arbres se mirent doucement à bruisser. Elrohir vit les Wallens lever la tête et pousser un cri de concert à la vue des nombreux elfes qui y siégeaient. D'autres apparurent alors ça et là dans les bois. Ils se mirent à chanter en elfique la main sur le cœur pour les annoncer au Seigneur Elrond et leur souhaiter la bienvenue. Ilyrià et Anaïsa étaient subjuguées et leur expression de ravissement faisait plaisir à voir et compensait la mine renfrognée de Klaùs qui visiblement était inquiet du nombre croissant d'elfes. Elrohir aurait presque eu pitié de lui s'il n'avait entraperçu la lueur agressive de son regard. Il fallait que le jeune guerrier apprenne à s'ouvrir aux autres peuples que le sien, que son esprit s'élargisse.

Les chants lui faisaient du bien à l'âme, ils le réconfortaient et lui mettaient du baume au cœur. Leurs complaintes étaient si douces à ses oreilles…

Rapidement, ils se retrouvèrent devant les énormes portes blanches de la Dernière Maison Simple derrière lesquelles les attendait une importante délégation d'elfes noldor. L'ellon sourit en apercevant sa sœur, Arwen Undomiel, rayonnante de bonheur de retrouver ses frères. Un peu en avant du groupe se tenait son père Elrond en compagnie d'un autre elfe qu'il connaissait bien.

Elrohir mit à pied à terre et aida Ilyrià à descendre de cheval. Il lui prit la main et alla saluer son père qui le regarda s'approcher, son éternel sourire bienveillant aux lèvres.

- Ada, mae govannen! je suis si heureux d'être de retour! lui salua-t-il.

- Siulad, ion nîn… et moi de vous voir sains et saufs.

Le Perendhil se tourna vers Ilyrià après avoir salué tout le monde d'un sourire et de quelques paroles douces et bienheureuses.

- Ainsi donc, voici Ilyrià, Princesse sirène de la mythique cité sur l'eau… Elen sila lumen'omentielvo, Wen Ilyrià, lui dit-il d'une voix chaleureuse.

Il se tourna vers le reste de la Garde, descendue elle aussi de cheval, et se reconcentra sur la jeune Wallen. Ses yeux gris pétillaient de bonté.

- Nous sommes heureux de vous accueillir à Imladris.

Elrohir sentit Ilyrià se détendre légèrement et la vit rendre un sourire éclatant à son père. Il avait un don pour mettre tout le monde à l'aise! Elle le salua à son tour en inclinant légèrement la tête et lui dit, les joues rosies par la gêne d'avoir tous ces yeux braqués sur elle:

- Mon Seigneur, merci de votre accueil , balbutia-t-elle, votre cité m'a l'air tout simplement magnifique elle aussi et met du baume à notre cœur blessé de l'absence des nôtres… et cet arrêt est, je l'avoue, plus que le bienvenu… ces chevaux sont un véritable calvaire! ne put-elle s'empêcher d'ajouter avec une franchise déconcertante.

L'elfe aux côtés d'Elrond échappa un rire cristallin. Le Seigneur des lieux se déplaça pour se mettre de côté et annonça d'une voix forte et claire:

- Wen Ilyrià, permettez-moi de vous présenter Legolas Thranduilion, Prince de Mirkwood!

Lequel s'avança en souriant. La jeune Wallen agrippa la main d'Elrohir qui la sentit chanceler, tremblante.

- Oh… fut tout ce qu'elle réussit à dire avant de s'évanouir.


Legolas,

Legolas avait pris la route à peine quelques heures après avoir vu son père. Il délaissa son élan pour un magnifique étalon à la robe isabelle. Il le scella et attacha rapidement ses minces bagages, désireux de partir vite car il craignait un énième revirement du roi.

Il n'aimait pas l'affronter mais n'hésitait pas en cas de nécessité comme tout à l'heure sur le terrain d'entraînement. Il avait eu beaucoup de mal à accepter son ordre de ne pas aller en personne chercher la jeune Wallen et se doutait que le roi Sturten et l'ensemble de son peuple l'avaient pris comme une insulte à leur égard. De la part de son propre père, ça l'était. Assurément.

Il avait une dizaine de jours de route pour rejoindre Imladris et s'en félicitait. Un peu de solitude n'était pas pour lui déplaire, il avait besoin de remettre de l'ordre dans ses pensées. L'ellon avait beau faire comme si l'idée d'épouser une étrangère ne le perturbait pas mais il devait au moins se montrer honnête avec lui-même. C'était loin d'être le cas. Il se posait énormément de questions. Pourquoi lui? après tout, il n'était pas le seul prince elfique ou tout du moins à avoir un titre s'en rapprochant…Elladan et Elrohir … Légolas se passa la main sur ses yeux pour chasser ces idées. Dame Galadriel avait été extrêmement claire et ferme à ce sujet. Seul lui et son père apparaissaient dans la vision qui lui avait été envoyée…

Même si l'aide de son père lui était plutôt risible pour le moment. Si une personne se montrait réfractaire, c'était bien lui… C'est pourquoi il ne pouvait décemment pas se confier à lui sur les doutes qui l'assaillaient constamment depuis sa dernière visite chez Elrond. Il avait toujours eu du mal à s'imaginer lié à une autre personne mais savoir qu'il n'aurait jamais la possibilité d'unir son fëa à son âme sœur le terrifiait plus qu'il ne saurait le dire. Toutes les croyances, tous les principes qui lui avaient été inculqués au cours de sa longue existence avaient volé en éclats au titre de la survie des royaumes elfiques et wallen, pour que chacun soit sûr de la tenue des alliances qui seraient formées… l'ellon ne l'aurait jamais admis et en particulier devant son père mais oui il se sentait sacrifié et il appréciait que Thranduil se battit pour lui.

S'unir… Il se sentait trop jeune pour ça! Legolas se mit à rire, seul au galop dans la Forêt Noire. Quiconque l'aurait vu à ce moment-là l'aurait pris pour un fou… Par les Valar, il se sentait vraiment trop jeune! Non pas qu'il ne fut pas attiré par les représentantes du beau sexe, loin de là! En plusieurs milliers d'années, il avait eu plus que son comptant d'aventures que ce soit avec des elfines ou même des humaines: les premières étaient toutes entières dévouées à son propre plaisir et s'en oubliaient elles-même, ce qui n'était pas complètement satisfaisant; quant aux secondes, il n'y avait pas grand-chose à dire en fait… Legolas n'avait eu de relation avec qui que ce soit. Il n'avait jamais vu une femme plus d'une fois. Les sens une fois assouvis, il se désintéressait complètement, à supposer qu'il y ait jamais eu intérêt…

Et maintenant, une Wallen allait lier son destin au sien… C'était destabilisant et effrayant tout à la fois… lui qui n'avait jamais eu peur de rien! L'amour n'aurait donc pas de place dans sa vie, ça il l'avait intégré. Son père, pour le dérider, lui avait rappelé que cette union ne serait qu'une parenthèse dans sa vie, rien de plus. Mais cette «parenthèse» lui paraissait déjà interminable…

C'est pour cette raison qu'il tenait absolument à établir une relation cordiale avec sa Wallen. «sa Wallen», il sourit quand même à cette pensée. Il avait hâte de la voir, cette princesse des mers qui serait bientôt celle de la Forêt Noire. Son peuple était entouré d'une telle aura de mystère. On les disait sauvages et frustres avec un sens des convenances proche de la nullité… comment serait-elle? Et même s'il n'était pas un ellon futile, Legolas ne put s'empêcher de se demander à quoi elle pouvait bien ressembler… après tout, il était un elfe et aimait la beauté. Celle de sa forêt, de la nature lui embaumait le cœur et l'esprit, celle des elfines les sens. A quoi devait-il s'attendre? L'ellon grogna… Quand même pas au croisement d'un troll avec… quel serait le pire? Un gobelin peut-être? Le joli nez droit de l'elfe se plissa de dégoût. Non, cela ne pouvait être… La Dame de Lorien n'avait pas eu l'air choqué quand elle lui avait parlé d'elle. Elle… un mot qui hantait ses pensées depuis des semaines, de jour comme de nuit…

Il arriva neuf jours plus tard au domaine d'Elrond après un voyage tout ce qu'il y avait eu de plus satisfaisant. Ce fut une longue cavalcade, l'ellon dormant à dos de cheval. Il n'avait croisé qu'une seule malheureuse araignée dans Mirkwood et pas un seul orc ou gobelin sur sa route. Il n'aurait pas été contre se battre, cela aurait eu le mérite de le détendre… au moins quelque chose sur laquelle il aurait eu une emprise l'espace d'un instant.

Il fut accueilli par Arwen à sa descente de cheval qui l'informa que son père l'attendait expressément à son étude. Il devait lui parler seul à seul lui expliqua-t-elle en le précédant dans l'escalier de pierres blanches gravées de magnifiques entrelacs d'argent. Il la suivit avec un sourire, pas même fourbu de son périple. Il l'observa à la dérobée. Elle était indubitablement superbe celle que l'on nommait l'Etoile du Soir, réunissant à elle seule tous les critères de beauté elfique. Elle était grande avec un corps fin aux muscles déliés. De magnifiques cheveux bruns encadraient son visage laiteux parfait.

Cependant, en dépit du fait qu'il la trouvait très belle, c'était indéniable, elle n'était pas désirable à ses yeux. et il devait rendre justice à son père, Arwen Undomiel, était réellement ennuyeuse… Si pondérée, toujours parfaitement parfaite!... c'en était assommant!

L'elleth se poussa gracieusement pour le laisser passer après avoir toqué. Elle lui adressa un doux sourire et partit de son côté, aérienne. L'ellon entra dans le bureau d'un pas décidé. Le seigneur était assis derrière son imposante table de travail en ébène. Le bureau était une grande pièce ouverte sur l'extérieur. Les murs étaient couverts de fresques de batailles d'autres âges et d'esquisses d'Imladris dessinées par l'elfe lui-même. Un grand pan de mur était occupé par une immense bibliothèque du même bois comme le reste du mobilier. On s'y sentait vraiment bien. Cette salle respirait la chaleur qu'inspirait son propriétaire.

Ce dernier se leva à demi et l'invita à prendre place en face de lui.

- Mae govannen, Legolas. Je suis heureux de vous voir mon ami même si les circonstances ne vous sont pas aisées.

- Mae govannen, Perendhil. J'ai eu le temps de m'y préparer.

Elrond le regarda, ses yeux gris lui montrant qu'il ne croyait pas un mot de son mensonge.

- Vous m'en voyez rassuré… vous devez être impatient de rencontrer la princesse wallen.

- Je ne sais pas si impatient est le terme… répondit Legolas, hésitant, mais mettre un visage sur ce qui n'est qu'une illusion rendra les choses moins abstraites…

- Et définitives, finit le semi-elfe pour reprendre après quelques minutes de silence. Avez- vous… voudriez-vous me faire part de certaines de vos pensées, mellon nîn? des pensées que vous n'auriez pu partagé avec qui que ce soit, peut-être?

Legolas réfléchit quelques instants et se jeta à l'eau:

- Mon fëa, furent les deux seuls mots qui arrivèrent à franchir ses lèvres.

- Votre fëa, mellon nîn... je vais être franc avec vous. L'âme soeur qui vous est destinée ne pourra jamais totalement se lier à vous car vous aurez été marié et vous savez qu'il s'agit d'une règle absolue qui n'a été transgressée qu'une unique fois au cours de notre histoire...

Elrond plongea ses yeux gris dans ceux de l'ellon et sa voix prit un ton grave:

- Je doute que votre âme puisse être un jour complète, asséna-t-il. Pas de la façon dont nous les elfes nous voyons l'accomplissement de notre vie. Vous m'en voyez profondément navré. Votre abnégation est incroyablement généreuse...

Legolas l'interrompit sèchement.

- Tout comme la sienne.

- La sienne? Demanda le Perendhil, un sourcil arqué par l'interrogation.

- Celle... celle de ma future princesse, seigneur Elrond. Nous n'avons pas le choix, ni elle ni moi. Il ne s'agit pas d'abnégation mais du devoir que nous imposent nos positions, conclut-il en se levant brusquement. Je souhaiterais maintenant aller me refraîchir avant leur arrivée.

Elrond comprit que l'entretien était terminé. L'elfe qu'il avait en face de lui n'avait décidément plus rien d'un jeune ellon irréfléchi. Il était réellement impressionné par sa détermination qui n'était pas sans rappeler celle d'un certain roi de sa connaissance.

Legolas était dans l'immense chambre qui lui avait été mise à disposition par le maître des lieux. Il était installé avec un livre sur une bergère du balcon. Il essayait tant bien que mal de lire mais son esprit s'y refusait. Il était si fébrile qu'il relisait les quelques mêmes lignes depuis environ une heure sans parvenir à en comprendre un traître mot. Il en était toujours là quand il entendit les chants elfiques de bienvenue retentir. Il bondit hors de son fauteuil, si chancelant qu'il dut agripper le dossier pour préserver son équilibre. Le prince inspira profondément et rentra dans la pièce d'un pas plus sûr. Que ne donnerait-il pas plutôt pour s'en aller combattre une légion d'orcs?!

- Allons, reprends-toi! Se morigéna-t-il. On dirait une elfine!

Il réajusta sa tunique blanche brodée d'argent et saisissant le diadème de mythril sur la table, il le plaça adroitement sur ses cheveux attachés par une unique tresse. Avisant le lourd manteau qui l'attendait, il le délaissa préférant s'y rendre ainsi sans artifice et moins cérémonieux.

Les chants étaient de plus en plus forts, ce qui signifiait que les voyageurs étaient sur le point d'arriver à destination. Il était l'heure. Il dévala les escaliers, manquant de tomber à plusieurs reprises, lui qui était d'une dextérité quasi surnaturelle défiant même la gravité. Lorsqu'il arriva enfin, Elrond et tout un groupe de Noldor dont Arwen étaient déjà là. L'elfine lui adressa un sourire indulgent et l'invita d'un geste de la main à rejoindre son père près duquel il vint se placer. Il croisa ses mains derrière son dos pour en cacher le tremblement compulsif.

Les portes s'ouvrirent enfin. Legolas aurait pu jurer qu'elles allaient au ralenti par il ne savait quelle magie! Elladan passa le premier, un grand sourire aux lèvres bientôt suivi par trois cavaliers qu'il ne connaissait pas mais en qui il reconnut d'instinct des guerriers: deux hommes aux statures impressionnantes et une femme menue mais il sut à sa posture qu'il ne fallait pas s'y tromper. C'était là bien un soldat. Il distingua sans aucune peine lequel d'entre eux était le fameux Commandant de la Garde à son aura de puissance.

Il était perdu dans ses conjonctures lorsqu 'Elrohir passa à son tour la porte suivi d'un autre cavalier. Le deuxième fils d'Elrond sauta prestement à terre et alla aider celui qu'il précédait... ou plutôt celle qu'il précédait et qui n'avait pas du tout l'air à l'aise sur sa monture. Elrohir lui prit la main et la mena à eux avec un grand sourire.

Légolas n'entendit pas les salutations d'usage entre le Perendhil et son fils. Il avait les yeux rivés sur la jeune femme dont son cousin noldo tenait toujours la main. Son coeur rata un battement ou deux lorsqu'il entendit sa voix à l'accent rocailleux bégayer quelques paroles protocolaires de salutations. Elle n'avait rien d'un troll ni d'un gobelin avec ses grands yeux qui semblaient lui manger son visage tatoué aux traits délicatement ciselés. Il s'arracha de la vue que lui offrait la jeune femme. Il ne voulait pas paraître impoli et indélicat à la fixer ainsi. Il entendit ses derniers mots dits avec une telle sincérité sur le calvaire que monter sur un cheval avait été pour elle qu'il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Le noeud créé par la frustration qu'il portait en lui depuis des semaines se déliait enfin un peu.

Elrond bougea de façon à ce que l'ellon puisse faire face à la Wallen et annonça d'une voix cérémonieuse:

- Wen Ilyrià, permettez-moi de vous présenter Legolas Thranduilion, Prince de Mirkwood!

Tous les deux se regardèrent en sachant pour la première fois qui ils étaient vraiment, pouvant enfin mettre un visage sur la personne qui occupait toutes leurs pensées depuis de si longues semaines.

Les yeux si particuliers de la Wallen accrochèrent ceux de l'elfe. Il y lut un flot violent d'émotions et s'avança pour lui parler quand il vit un éclair de douleur teinté son regard. Legolas la vit vaciller après avoir murmuré un «oh» de souffrance et l'attrapant par le bras, il l'attira à lui pour la retenir de tomber lorsqu'elle perdit connaissance. Un doux parfum de mer et d'embruns lui envahit les narines alors qu'elle était totalement affalée sur lui.

Elrond prit la main de la jeune femme pour lui prendre le pouls et s'exclama, les sourcils froncés par l'inquiétude:

- Il nous faut la transporter à ma salle de soins sans tarder! Suivez-moi! Intima-t-il en s'en allant d'un pas rapide.

Legolas allait la prendre dans ses bras quand une voix glacée retentit:

- mo tighearna (mon seigneur)... je vais m'occuper de ma princesse.

L'ellon tourna la tête et croisa le regard incandescent du Commandant. Ses traits durcis et ses narines dilatées par la colère ne laissaient aucun doute quant à son actuel état d'esprit. Le Wallen laissa un grondement sourd remonter dans sa gorge et ses canines s'allongèrent de quelques millimètres, juste assez pour montrer au prince de quoi il retournait.

Legolas ne voulut pas se mettre à dos le guerrier dès leur première rencontre. Il pouvait comprendre son point de vue: il était responsable de la sécurité de la jeune femme et lui n'était qu'un étranger à leurs yeux. Avec un certain regret, il transféra le corps de la Wallen dans les bras de Finnàm mais lui dit d'un ton ferme, son regard rivé au sien:

- Je vous suis.

Le ceannar acquiesça sans un mot, réajustant sa prise de façon à ce que son précieux fardeau soit calé contre sa large poitrine. Il emboîta le pas d'Elrond de sa démarche comme toujours assurée suivi de près par les deux autres Wallens auxquels Legolas n'avait pas pu être encore présenté. Eux aussi avaient l'air inquiet, surtout la jeune femme aux yeux bleus. Les autres elfes s'étaient dispersés sur l'esplanade, trop heureux d'être de nouveau chez eux. Lindir, lui, avait filé à l'étude du seigneur, soulagé de retrouver ses chers livres et les jumeaux avaient suivi leur soeur qui leur avait conseillé de les laisser se découvrir. Avec un soupir, Legolas suivit Elrond à son tour en se disant que si la rencontre avec Ilyrià l'avait rassuré, le caractère du redoutable chef Wallen lui posait déjà beaucoup plus problème.


Anaïsa,

la maison de soins d'Elrond était située en contrebas de la cité dans une aile annexe. Comme toutes ces salles, elle était d'un blanc aseptisé mais n'en paraissait pas moins chaleureuse avec ses gerbes de fleurs, ses immenses glycines grimpant un peu partout et ses aquarelles aux couleurs chatoyantes. Des rangées de lits s'étalaient de chaque côté, eux-même séparés par des paravents afin de préserver l'intimité des patients. Pour le moment, il n'y avait personne sauf son amie que Finnàm venait de poser délicatement sur une des couches.

La voir ainsi comme sans vie, si loin de cette boule d'énergie qu'elle était d'habitude, lui faisait peur. Klaùs et son frère n'en menaient pas large non plus. Ce dernier regardait Ilyrià comme s'il avait failli à sa mission et qu'il n'avait plus qu'à se jeter du haut de la tour Wallen. Anaïsa se rapprocha de lui et lui effleura le bras, tentant de le réconforter mais son visage restait totalement hermétique.

La guerrière jeta un coup d'oeil au prince de Mirkwood qui avait suivi leur cortège. Lui aussi avait l'air réellement peiné par ce qu'il venait de se passer. Se préoccupait-il vraiment du bien-être de sa future promise? Il le semblait en tous cas. Ses grands yeux bleus regardaient la jeune princesse Wallen toujours inanimée avec inquiétude. Elle sourit en repensant au moment où son amie lui avait été présentée. Il avait eu l'air tellement soulagé qu'elle avait dû se retenir pour ne pas éclater de rire!il avait l'air si jeune... avec un petit quelque chose d'humain! Jamais elle n'aurait pensé cela possible... mais entre les jumeaux et cet elfe, elle commençait à se dire qu'elle aussi avait quelques préjugés sur le monde elfique alors qu'elle s'était toujours vu comme une personne ouverte... pour une Wallen.

Le problème résidait peut-être là d'ailleurs... elle soupira et reporta son attention sur Ilyrià et le seigneur Elrond qui commençait son examen. Il releva la tête et fronça les sourcils en les voyant tous les quatre autour du lit. Anaïsa eut alors la présence d'esprit de tirer le paravent devant eux.

- Naoï! Protesta Finnàm, approchant pour écarter l'objet du délit.

- Mo brathair! Le réprimanda-t-elle. Je doute qu'Ily aimerait être ainsi exposée. An do thirg thu? (as-tu compris?)

- Glè math! (très bien!) grommela le Ceannar, contrarié de ne pas y avoir pensé tout seul.

Anaïsa se tourna vers l'elfe, toujours muet. Elle lui était reconnaissante de ne pas s'être opposé à son frère tout à l'heure.

- Nous n'avons pas eu le temps d'être présentés correctement... aussi vais-je réparer cette erreur tout de suite. Voici Finnàm'Ail, Commandant de la Garde Wallen, Klaùs qui est le cousin de notre belle évanouie et je suis Anaïsa, soeur du premier et amie de la troisième.

Sa présentation franche et directe firent pétiller les yeux de Legolas de malice. Il la salua, la main sur le coeur.

- mae govannen, Wen Anaïsa...

- je ne suis pas une dame mais un soldat... Appelez moi juste Anaïsa, l'interrompit-elle en ignorant délibérément les visages agacés de ses deux compagnons. Elle ne pouvait pas s'empêcher de le trouver agréable cet elfe des bois et après tout vu la place qu'il occuperait bientôt auprès d'Ilyrià, il était juducieux d'entretenir de bonnes relations avec lui.

Elrond replia la paravent, la mine sombre. Tous le regardèrent, impatients d'avoir son diagnostic de guérisseur. Le Perendhil prit quelques secondes et leur expliqua ce qu'il en était:

- Wen Ilyrià n'est pas en danger, ne vous inquiétez pas.

Anaïsa se sentit respirer un peu plus librement comme tous dans la pièce sauf peut-être son frère qui fixait le demi-elfe de son regard impassible.

- Cependant, reprit-il toujours aussi sérieusement, elle présente quelques côtes fêlées qui ont dû la faire souffrir fortement. Se tenir sur son cheval n'a pas dû être une chose aisée. L'onguent dont je viens de l'enduire va vite faire effet mais plusieurs applications seront nécessaires. Pour le moment, elle dort... vous devriez aller vous reposer vous aussi...

- je souhaiterais veiller sur l'Aranel, le coupa Legolas d'une voix douce. Je ne suis aucunement fatigué et nous pourrions faire un peu plus connaissance sans l'aspect formel.

La guerrière aurait voulu rester mais elle se sentait fourbue et elle devait admettre que l'elfe avait eu une bonne idée. Elle connaissait son amie et savait que moins de protocole serait une bonne chose. Par contre, elle connaissait aussi une autre personne qui ne serait pas d'accord. Il lui suffit de lever les yeux sur lui pour voir à quel point elle avait raison.

Le corps de Finnàm était aussi tendu qu'une corde d'arc et ses pupilles lançaient des éclairs. Aussi prit-elle les devants en sachant qu'elle devrait rendre des comptes plus tard. Ça ne l'effrayait pas, la Wallen ne craignait pas son courroux.

- C'est une excellente idée, dit-elle posément. Nous devons prendre un peu de repos et nous reviendrons plus tard. Merci de votre sollicitude.

Anaïsa vit l'admiration dans le regard des deux elfes. Finnàm, lui, serra les lèvres de colère mais ne dit rien tout comme Klaùs que la situation semblait amuser au vu de son sourire moqueur. Il tourna les talons sans un mot et sortit de la maison de soins. Ils laissèrent Legolas seul avec Ilyrià et suivirent Elrond qui les mena à leurs appartements respectifs. Il prit congé en leur précisant qu'on viendrait les chercher pour le dîner en leur honneur et leur assurant que leur princesse pourrait être des leurs du moment qu'elle se ménage.

La chambre dévolue à Anaïsa était une très belle pièce, spacieuse aux meubles de bois clair et aux immenses teintures colorées. Le mobilier se composait d'un lit imposant, d'un coin salon avec deux fauteuils crapaud devant une cheminée sculptée et d'une jolie coiffeuse où étaient disposés nombre de cosmétiques. Elle se laissa tomber dans un des fauteuils en attendant l'orage... et n'eut pas longtemps à patienter. La porte s'ouvrit à la volée pour se refermer avec fracas. Son frère la regarda avec fureur.

Il était pâle, ses narines se dilataient de colère et avait les poings serrés. Il la toisa de toute sa hauteur. Anaïsa le fixa tranquillement et, pour lui montrer qu'il ne l'impressionnait en aucune manière, elle posa les pieds sur la table basse en face d'elle, les bras croisés sous la nuque.

- Es-tu devenue folle, mo piuthar? Tonna-t-il. Serais-tu devenue commandante de la Garde sans que je le sache?

- Peut-être aurait-il mieux fallu que je le sois effectivement si tu n'arrives pas à réfléchir, Finnàm'Ail, loup bâté! Répondit-elle à voix basse.

Ses paroles ébranlèrent le guerrier et le calmèrent dans une moindre mesure. Il s'assit en face d'elle. Finnàm n'avait jamais réussi à en vouloir longtemps à sa cadette. Il s'accouda au bras du fauteuil et cala son menton dans sa paume, silencieux.

- Je sais que la mission est tout ce qui importe mais cela ne te donne pas tous les droits sur nous tous et encore moins sur les elfes, en particulier celui là. Il m'a fait bonne impression...

- on peut détruire des royaumes sur de bonnes impressions, Anaïsa, la contredit-il, sombre.

- Oui certes, mo brathair... Anaïsa se pencha vers lui et mit une main sur son genou. Mais il ne s'agit pas ici de destruction... il s'agit d'union. Tu dois laisser l'elfe faire... tout en gardant un oeil sur eux, c'est certain, mais de loin.

Finnàm tiqua mais ne répondit pas. Il savait que sa soeur disait vrai.

- Tu sais que j'ai raison... comme toujours! Rit-elle.

- Le roi savait ce qu'il faisait en t'incluant à ce voyage...

- tha fois agam (je sais), sourit-elle. Je suis la plus sage de tous, bande de Wallens fous!

- Duin do bheul, chaileag! (tais toi petite fille!)

Alors?! Que pensez-vous de ce premier contact? Legolas et Ilyrià sont-ils faits pour s' entendre?...ou pas ^^...