Amis du jour, bien le boujour!
Voici le 10eme chapitre des aventures de ma petite peste, de ses charmants sauvages et de mes deux elfes préférés... je les adore et prend un tel plaisir à écrire du mieux que je peux leur histoire que je m'aperçois que ça me tape un peu sur le ciboulot...comme cette nuit où je me réveille pour noter une idée... bref une vraie fêlée! ;) je suis sûre que je ne suis pas la seule... pitié, confirmez le moi!^^ ça me rassurera!
Sinon une petite récap' pour le disclaimer quand même sauf que j'ai une grosse flemme...donc tout est dans le premier chapitre... ;)
Comme toujours merci à Julie qui me soutient dans les moments de doute qui s' accumulent plus la fic avance... et bienvenue en territoire wallen à Savang... et aussi merci aux anonymes qui ne laissent pas de commentaires (ouh les vilains ^^) mais qui je vois sont nombreux!
... hey les gens! C'est mon anniversaire aujourd'hui alors ne soyez pas avares en paroles, remarques et digressions en tout genre! ;)
Ah oui une dernière chose: une partie de ce chapitre est dédiée à Elise, une copine actuellement en mission humanitaire au Benin car tout part d'un délire avec elle et avec ma Poly Pops chérie à qui je le dédie également. ..merci d avoir fait de moi ta saga de l'été! ! J'espère que tu ne seras pas déçue (... et oublie pas de me dire ce que t en pense oh mon maître! )
Chapitre 10.
Ilyrià,
Quelques jours avaient passé depuis cette histoire de baiser volé que lui avait donné Legolas et elle ne l'avait pas revu depuis. Elle avait bien tenté de le voir mais personne ne savait où le trouver jusqu'à ce que Elëa lui apprenne qu'il avait quitté la cité pour plusieurs jours, voire une à deux semaines, sur ordre de son père. Une affaire urgente à réglér en Lothlorien.
Au moins ce n'était pas lui qui c'était enfui en courant!
Ilyrià en fut dépitée. Elle aurait aimé le trouver pour pouvoir lui parler. De quoi, la Wallen ne le savait pas trop elle-même... Le geste de l'elfe l'avait prise au dépourvu et elle n'arrivait pas à définir si cela lui avait plu ou non.
Enfin si, le contact de la bouche chaude du prince avait été agréable mais elle ne s'était pas sentie submergée de désir et cela la chagrinait. Elle avait enfin pris conscience du début de sentiment de Legolas à son encontre et se consolait en se disant qu'il lui fallait juste un peu plus de temps.
En attendant, sans les entraînements et les promenades plus que bienvenues en sa compagnie, la vie était horriblement monotone. Elle suivait les différents cours d'un ennui mortel qui lui incombaient d'une oreille distraite sans même se battre avec Finnàm.
D'ailleurs, encore aurait-il fallu qu'elle le voit pour se disputer avec lui...
Que pouvait-il donc bien faire à part passer son temps à l'éviter? Seule Anaïsa lui tenait compagnie mais sa conversation se limitait ces derniers temps aux détails, qu'elle voulait exhaustifs, sur chacune de ses entrevues avec le roi... et la princesse trouvait cela usant à force. Même s'il y avait toujours à dire sur cet irascible et insupportable elfe!
Il se montrait encore plus froid et hautain qu'à son habitude mais au moins avait-elle l'impression de vivre un peu plus intensément dans ces moments-là! Il la poussait toujours plus dans ces retranchements et semblait lui en vouloir de l'absence de son fils.
Surtout elle se sentait dépérir à petit feu... Le fait de se contenir tout le temps pour ne pas se laisser aller à sa mutation la rendait physiquement et moralement malade. Juste une fois lui aurait fait un bien fou mais Thranduil s'était montré une fois de plus intraitable et cela la rendait folle.
Allongée sur son lit, les yeux grand ouverts, Ilyrià décida que ce soir, elle ne rendrait pas de compte ... A personne. La journée n'avait été qu'une longue suite d'échecs sans nom. Dès le matin, l'elfe qui lui avait été assigné pour ses leçons de sindarin l'avait houspillée. Il l'avait insultée, elle en était certaine. Même si elle ne pouvait comprendre, il y avait des choses qui se savaient naturellement! De toute façon, il ne l'aimait pas et le lui faisait bien sentir...
Alors pourquoi faire un quelconque effort? Elle n'arrivait à rien et, sans aucune sortie ni défouloir, elle errait comme une âme en peine...
Elëa souleva le voile de séparation de sa chambre et passa la tête, surprise de la trouver couchée ainsi.
- Dame Ilyrià, vous allez être en retard...
- il n'y aura pas de rapport ce soir, trancha la Wallen en étouffant un baillement. Je suis fatiguée et je n'ai pas la force de monter les escaliers... alors affronter ton roi...
- C'est aussi le vôtre, remarqua doucement l'elleth.
- Mon seul et unique righ est vieux, barbu et n'a qu'un seul oeil! la contredit la jeune femme en finissant tant bien que mal d'enfiler une légère chemise de nuit. Il s'appelle Sturten et c'est mon père!... pas une référence au printemps, mamotta-t-elle, follement viril ça...
Elle s'allongea sur les couvertures. Cette fin d'été était horriblement chaude et son corps avait du mal à supporter ces tempéraures élevées. Il était aussi ankylosé de tant d'inaction.
- Elëa, appela la Wallen d'une voix indolente, as-tu vu l'un des membres masculins de ma Garde aujourd'hui?
- Je sais que votre cousin est à la taverne... Il m'a proposé de l'y retrouver, dit l'elfine en rougissant. Quant au Conui, non je ne sais pas.
- Tu vas y aller? Retrouver Klaùs? Fais attention, c'est un beau parleur, cet animal... Je n'aimerais pas qu'il te blesse d'une façon ou d'une autre... bailla-t-elle une fois de plus.
- Votre sollicitude me touche, fit Elëa, surprise.
- C'est normal... Je t'aime bien, mo caraid, même si je te fais tourner en bourrique...
Toute au sommeil qui la gagnait, elle ne fit pas attention au départ de l'elleth et se dit qu'elle avait suivi son conseil de ne pas aller retrouver Klaùs quand la porte se rouvrit à nouveau. Elle ne prit pas la peine d'ouvrir les yeux quand une légère brise lui indiqua que le rideau venait d'être soulevé à nouveau.
- Tu as eu raison... murmura-t-elle en roulant sur le dos. Tu peux trouver mieux, crois-moi...
Un parfum prononcé de boisé pimenté de fleurs sauvages envahit la chambre et quelque chose lui effleura le cou, la chatouillant et la faisant glousser... Quelque chose de doux et de très agréable comme de la soie... Non, pas de la soie... c'était des cheveux extrêmement soyeux...
Ilyrià ouvrit grand les yeux et se retrouva nez-à-nez avec le roi elfe penché au-dessus d'elle, ses deux grandes mains posées de chaque côté de son visage. Impassible. Seules ses prunelles incroyablement azurées exprimaient une surprise qu'elle ne comprit pas. Un éclair de colère la traversa et elle le repoussa dans l'optique de s'asseoir. Son geste n'eut aucun impact sur lui, tellement plus fort qu'elle, mais il recula et la toisa de toute sa hauteur.
- Ne vous gênez pas! lui cria-t-elle en lui lançant un livre qu'il esquiva sans difficulté. Non mais je rêve!
- Justement, ce n'est pas l'heure, gwend! répliqua l'ellon, glacial. Je vous attends, moi, alors que vous, vous prélassez tranquillement...
Ilyrià croisa les bras et grimaça sans répondre. Il se moquait de qui à débarquer comme ça?!
- ça ne vous donne pas le droit...
- J'ai tous les droits ici, ma chère, siffla Thranduil, les mâchoires contractées. Alors vous êtes fatiguée, ironisa-t-il. Ce n'est pourtant pas l'assiduité que vous montrez à vos leçons qui doivent vous user...
La Wallen eut une exclamation de colère et lui envoya cette fois-ci une brosse à cheveux, évitée elle aussi.
- La prochaine fois, c'est moi qui vais vous assommer, Wallen! la menaça le roi, les narines dilatées de fureur.
L'instinct de survie d'Ilyrià la poussa à le croire et elle reposa le miroir qu'elle avait saisi. A la place, elle se mit debout sur le lit sans tenir compte du fait qu'elle n'était que fort peu vêtue.
- Bon... - elle inspira à fond - Je suis désolée de ne pas être venue (les mots lui écorchaient la bouche) mais je ne doute pas de la qualité des rapports de vos sales petits espions!... Du coup, je n'ai pas vu la nécessité de me laisser encore insulter...
Thranduil fronça les sourcils et s'adossa contre la coiffeuse dans une posture un peu moins formelle, les bras croisés sur son torse.
- Comme si vous ne le saviez pas! l'accusa-t-elle en sautant du lit sans voir le regard appuyé de l'ellon sur elle. Je suis sûre que c'était un de vos critère de recrutement... Plus ils me jugent et m'abreuvent de qualificatifs douteux et plus vous les félicitez! Et bien, vous pourrez donner une médaille à Lomion... celui-là, s'il le pouvait, me battrait comme plâtre!
- Je ne permettrais à personne de vous violenter!
Sa réaction aussi brutale que soudaine la déconcerta au plus haut point. La jeune femme arqua ses sourcils d'étonnement et braqua son regard dans celui du roi aussi surpris qu'elle. Il se reprit rapidement et lui dit d'une voix ferme:
- Puisque nous n'arriverons à rien ainsi, je ne vois qu'une seule solution... Désormais, j'assurerai moi- même vos leçons de sindarin en plus de vos entraînements en attendant le retour de Legolas, asséna l'elfe, péremptoire.
Il ne lui laissa pas le temps de répondre et continua.
- Votre fatigue n'était visiblement que passagère et il paraît que l'exercice vous manque... Habillez-vous! ordonna-t-il froidement.
- Ciod? - l'ellon la fusilla du regard- Quoi? Maintenant?... Mais il fait nuit!
- Mais je suis sûr qu'il vous est déjà arrivé de sortir de nuit, Wen Ilyrià, répliqua-t-il, doucereux.
La jeune femme ne comprit pas le sous-entendu venimeux de l'elfe et lui fit signe de sortir de sa chambre à coucher pour qu'elle puisse s'habiller.
Elle soupira, désabusée. Elle qui trouvait qu'elle le voyait déjà trop... elle était servie! Au moins, elle ne verrait plus Lomion... mais y gagnait-elle au change? La Wallen n 'en était pas sûre...
Perdue dans ses pensées, elle laissa glisser ses dessous et enfila sa tenue habituelle sans réfléchir à la réaction que risquait d'avoir l'ellon qui patientait dans son salon.
Quand elle passa dans la pièce à côté, Thranduil la regarda, si éberlué qu'elle aurait normalement éclaté de rire. Cette fois, elle ne rit pas comme avec Legolas ni ne fit le moindre commentaire.
Elle passa devant lui, l'ignorant royalement et sortit. Il l'entendit crier loin dans le couloir.
- Bon alors? A cette allure, on sera encore là demain matin!
-Aucune manière! marmotta l'elfe en la suivant, une folle envie de planter sa miséricorde entre les omoplates de la jeune femme.
Il n'y avait pas âme qui vive sur le terrain d'entraînement faiblement éclairé par les rayons lunaires et les étoiles. Aucun des deux n'avait ouvert la bouche durant le chemin, aussi buté l'un que l'autre.
Ilyrià attrapa au vol l'épée qu'il lui lança sans un regard et attendit qu'il finisse de se préparer. Le roi ôta son manteau et le coeur de la jeune femme eut un loupé incontrôlé à la vue de l'ellon en simple tunique noire qui faisait ressortir sa peau pâle et parfaite. Elle ne pouvait nier, malgré son antipathie, que Thranduil était un elfe tout ce qu'il y avait de plus magnifique... et ce, même si ces mots lui écorchaient littéralement l'âme.
Aussi beau que désagréable et hautain... et amer... et... bref! La liste était bien trop longue pour qu'elle fut exhaustive! La jeune femme secoua la tête pour s'éclaircir les idées.
- Pas étonnant qu'il ne souffre pas ma vue, se dit-elle en pensant à sa propre peau olivâtre. Allez ma pauvre Wallen! se morigéna-t-elle alors qu'elle avait du mal à détacher ses yeux de ses longs cheveux dénués de toute tresse comme la plupart des autres elfes de la cité. Il est tard, tu dérailles et il va en profiter pour te laminer avec grand plaisir!
Ilyrià se positionna comme le lui avait appris Legolas. Penser à lui l'apaisa. Elle devait montrer que les efforts de son professeur n'étaient pas vains. Les yeux de glace de Thanduil finirent de la convaincre.
Elle tenait là sa chance de laisser éclater la rancoeur et toute la frustration qu'il lui inspirait. La Wallen le chargea en faisant virvoleter son arme mais elle se rendit très vite compte que le roi était le combattant le plus aguerri auquel elle avait jamais eu affaire. Quelle naïve elle avait été! Il paraît tous ses coups sans fournir le moindre effort. Il aurait baillé qu'elle n'en aurait pas été étonnée outre mesure... Seule la perfidie et la traîtrise pouvaient peut-être l'aider un peu...
Aussi, alors qu'il lui assénait un coup un peu plus fort que les autres, elle fit mine de se tordre la cheville en reculant et bascula en arrière. Lâchant son épée, elle l'agrippa par le devant de sa tunique pour l'entraîner au sol avec elle. Ils s'affalèrent violemment. Le poids de Thranduil l'étouffa et elle se cogna durement la tête mais hors de question de lâcher prise. Elle était la fille de Sturten le Phénix et les Wallens ne se rendaient jamais, pas même devant la mort. Jamais... et sûrement pas à lui!
Ilyrià enroula ses jambes autour de sa taille et, d'un mouvement de reins rapide, elle le renversa en lui mettant sa dague sur la gorge. Un éclair de surprise traversa le regard de l'ellon alors qu'un sourire de satisfaction étira les lèvres de la jeune femme. Dans un élan d'adrénaline, elle pressa un peu plus fort la lame aiguisée et un mince filet rubis zébra sa peau pâle.
Un râle s'exhala de la poitrine de Thranduil et la Wallen le fixa éberluée, incapable d'interpréter si c'était de douleur ou, elle n'osait l'envisager, de plaisir?...
L'elfe profita de son trouble pour se redresser. Il la fit basculer en arrière, une main dans son dos et l'autre lui tordant le poignet pour lui faire lâcher sa lame. Il se pencha sur elle, ses jambes toujours autour de lui, et plongea ses yeux dans les siens, narquois.
- Moi aussi, wen nîn, je peux jouer à ça... murmura-t-il d'une voix rauque, les pupilles dilatées.
Ilyrià ne sut si c'était leur position sans équivoque, sa voix basse ou sa façon de l'appeler sa Dame mais elle se sentit vaciller dangereusement. Sa tête tournait et sa respiration haletante commençaient à avoir raison d'elle. La jeune femme eut un sursaut de lucidité et mit sa main sur le torse de l'elfe pour le repousser. Thranduil se remit debout lestement et ajusta son manteau sur ses épaules. Comme si rien ne venait de se passer, il lui dit sans même lui jeter un coup d'oeil:
- A demain pour votre leçon de sindarin, wen Ilyrià... Et évitez à l'avenir ce genre d'attaque traîtresse, bien digne des Wallens! Je vous laisse retrouver votre chemin... voilà un bon exercice d'orientation pour vous, conclut-il d'une voix qui se voulait assurée.
Il la quitta sans se retourner, frémissante de rage et ignorante du trouble qui faisait trembler les mains du souverain. La jeune femme se releva, les jambes encore flageolantes, et elle partit à son tour vers la cité en pestant à mort contre l'elfe qui avait réveillé quelque chose en elle qu'Ilyrià refusait catégoriquement.
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Finnàm / Anaïsa,
Il avait bien cru qu'il allait tuer ce maudit elfe. Il avait beau avoir un sang-froid certain, trop c'était trop... L'emmener s'entraîner au milieu de la nuit... et quelle serait la prochaine étape à ce rythme-là? Qui pouvait avoir une idée aussi saugrenue mis à part ce roi hautain qui ne savait plus quoi inventer pour tourmenter Ilyrià!...
Il était venu voir la jeune femme, conscient que cela faisait vraiment trop longtemps qu'ils ne s'étaient pas parlés mais, au lieu de la trouver sagement installée chez elle, il avait rencontre Elëa qui lui avait expliqué la situation. Le guerrier avait alors résisté à l'envie de les rejoindre et de trancher la caboche de l'ellon...
Au lieu de ça, il avait procédé à l'inspection des appartements de la Wallen et ramassé les vêtements qui traînaient un peu partout. Il n'y avait rien à signaler si ce n'était... une odeur inhabituelle dans la chambre. Finnàm s'arrêta et inspira profondément.
Son double lupin lui conférait un odorat sur-développé. Il ferma les yeux et se concentra. Bois, herbe fraîche et fleurs sauvages... c'était très loin du parfum de mer et de vent chaud que dégageait sa princesse. Il fronça les sourcils et se promit d'éclaircir la situation avec la jeune femme à son retour.
Il retourna au salon et se jeta sur le sofa, se moquant de le salir avec ses bottes incrustées de poussière. Il croisa les mains sous sa nuque après avoir allumé un cigarillo et déboutonné sa tunique, offrant un peu d'air frais à sa peau bouillante.
Il en était à faire des ronds de fumée quand la porte s'ouvrit doucement, trop pour que ce soit la locataire des lieux. C'était de nouveau Elëa qui rapportait une panière de linge propre. Elle ne s'arrêtait donc jamais, elle non plus?
Toujours allongé, les yeux mi clos, il la regarda ranger de son pas gracieux et aérien. Il se leva brusquement, le cigarillo coincé entre les lèvres, et alla derrière elle qui n'arrivait pas à poser une pile de draps en haut de l'armoire. Il la lui prit des mains sans lui demander son avis et le fit pour elle.
Le guerrier sentit le regard de l'elleth fixer intensément son dos et sourit. Il n'était pas dupe. Finnàm avait toujours plu aux femmes et là, ça faisait un bail comme disait sa soeur, qu'il n'avait pas eu de... compagnie féminine. Le manque se faisait sentir... De plus, il trouvait l'elfine très jolie et d'un caractère agréable... Que demander de plus? Il imagina la tête que ferait Thranduil et cela finit de le décider à agir.
Il rejeta sa longue tresse dans son dos après avoir écrasé son mégot et s'approcha de l'elleth d'une démarche prédatrice. Le Wallen s'arrêta à quelques centimètres d'elle et planta ses yeux turquoises dans ceux, bleus, de sa compagne.
- Je ne suis pas bavard et prendre le temps de faire plus ample connaissance... trop long et si ennuyeux... Direct, c'est ma façon d'être. Tu es belle et j'ai envie de toi maintenant, dit-il tranquillement, un sourire sensuel flottant sur ses lèvres fines et couturées.
L'elfine le regarda, interdite. Ce Conui était complètement fou... mais l'odeur musquée qu'il dégageait conjuguée à ses tatouages et toutes ses cicatrices sur son visage ainsi que sa poitrine étaient horriblement attirants. Elëa n'avait jamais connu quelqu'un comme lui. Aucun ellon sain d'esprit n'aurait tenu un tel discours... La promesse de la nuit vertigineuse à venir qu'elle lut dans son regard enflamma ses sens.
Elle ne dit rien, c'était inutile avec un homme comme lui. Elle lui prit la main et se laissa guider jusqu'à ses appartements.
Il se réveilla aux aurores le lendemain matin, serein et reposé malgré qu'il eut peu dormi. Finnàm embrassa l'épaule nue de l'elleth endormie, les yeux mi clos. Il trouvait cela tellement étrange... Comment pouvait-on dormir ainsi? Et c'est eux que l'on trouvait bizarres!...
Il rit sous cape en se levant, nu comme un ver, et alla dans le salon où il avait abandonné ses vêtements ça et là. Après avoir enfilé son pantalon, il plongea la tête dans un baquet d'eau froide pour clarifier ses pensées puis attrapa une pomme dans la corbeille de fruits.
Il croqua un bout et sortit sur le balcon en prenant garde à ne pas réveiller sa soeur. Peine perdue. Anaïsa était assise en équilibre sur le rebord étroit de la balustrade, l'air sombre et mélancolique comme souvent ces derniers temps. Il pensait sérieusement à la renvoyer dans leur cité car il détestait la voir ainsi mais savait aussi qu'elle refuserait tout net de partir.
Finnàm lui lança le reste de la pomme qu'elle saisit au vol sans le regarder. Avec une pirouette arrière, elle réintégra la terre ferme en mordant à son tour dans la chair du fruit.
- La nuit a-t-elle été bonne, mo brathair? lui demande-t-elle avec un soupçon de moquerie dans la voix.
- Très mo piuthar, répondit le Ceannar en allumant un de ses éternels cigarillos. Cela dit, je tuerais pour cette boisson noire que vous aviez rapporté de Terra...
- Le café?
Il claqua des doigts pour signifier son approbation.
- Fais attention, Finnàm, avec cette elfine... Elle n'est pas comme nous, l'avertit Anaïsa. Ne lui brises pas le coeur.. Ily ne te le pardojnnerait pas, elle s'y est trop attachée...
- Je l'aime bien... et je ne suis pas un monstre... pas tout à fait, trancha son frère pour clôre le chapitre de l'elfine qui avait partagé son lit. Et , mo Naoï, pour changer subtilement de sujet... viendras-tu avec moi chez notre vénérée princesse? Il faut vraiment que je lui parle, soupira le guerrier déjà usé par la tâche à venir. Je voudrai éclaircir certaines choses avec elle avant qu'elle ne finisse par me planter son cimeterre dans le dos...
Anaïsa lui jeta un coup d'oeil surpris.
- Je croyais que tu l'avais vu hier soir avant ta nuit de débauche?!
- Cha ( non). Elle était sortie...
- Sortie? Seule? Et tu l'as laissé faire? Toi? le questionna-t-elle, incrédule.
Finnàm leva les mains en signe de défense.
- Cha, mo piuthar! Je ne peux pas toujours être derrière elle, tu le sais... Je l'ai quitté alors qu'elle venait de regagner ses appartements, elle ne m'avait pas remarqué et tout semblait dans l'ordre... je voulais voir Klaùs que je n'ai bien sûr pas trouvé de suite mais au bout d'une bonne heure complètement saoûl derrière une taverne, le nez dans les poubelles...
- Et tu l'as ramené...
-Evidemment pas! Il doit toujours cuver dans ses ordures...
- Finnàm!
- Je ne suis pas a mathair (sa mère)! Qu'il se débrouille! Ce n'est plus un enfant...
- Certes, approuva finalement sa cadette. Mais alors tu ne sais pas où était Ilyrià?
- Oh que si je l'ai su... par ma douce amie, dit le Wallen en désignant sa chambre du menton. Avec le roi...
- Ciod? S'exclama Anaïsa, soudainement agitée. Carson? (pourquoi?)
Son ton alarmé fit tiquer le Ceannar qui lui coula un oeil beaucoup plus attentif.
- Qu'y a -t-il? Naoï, veux-tu me dire quelque chose?... Il est allé l'entraîner en attendant le retour du prince... Pourquoi? Cela te pose-t-il un problème particulier? Sais-tu quelque chose que j'ignore?
- Bien sûr que non, mo brathair, lui assura la jeune femme avec un sourire. Et oui, je t'accompagne, allons-y! Dit-elle en rentrant dans le salon, pressée.
Finnàm regarda la vue qui s'offrait à lui sans la voir véritablement. Le Wallen avait un problème et un gros.
Sa soeur venait juste de lui mentir, il ne savait pas pourquoi, et ça, c'était mauvais signe.
Ils entrèrent tous les deux dans les appartements d'Ilyrià. Tout était silencieux et les rideaux étaient tirés. La jeune femme n'avait jamais été du genre lève-tôt et dormait en travers du lit encore vêtue de sa tenue d'entraînement, pas même déchaussée.
Finnàm s'assit à côté d'elle et se pencha pour la réveiller quand il fronça les sourcils devant les yeux interrogateurs de sa soeur. Il mit son index sur sa bouche pour lui intimer le silence. Le Wallen ferma les yeux et inspira profondément le nez à quelques à quelques millimètres de la peau de la jeune femme. Elle était imprégnée de la même odeur qu'il avait senti hier dans sa chambre. Il ne lui fallu pas longtemps pour y associer le roi elfique.
Qu'était-il donc venu faire dans la chambre de la Wallen la veille au soir?! Il voulait des réponses et les voulait tout de suite. Aussi la réveilla-t-il sans ménagement en la secouant comme un prunier sous le regard indigné d'Anaïsa. Ilyrià fit un bond qui la fit tomber par terre dans un enchevêtrement de couvertures. Elle se leva comme une furie et lui mit un coup de poing dans l'épaule. La réconciliation serait de toute évidence pour plus tard. Anaïsa soupira, désolée de la scène à venir.
- Non mais ça ne tourne pas rond chez toi?! cria la princesse, folle de rage.
- Qu'est-ce qu'il faisait là? tonna Finnàm puis, après avoir encore humé l'air, ... vers ton lit?!
Ilyrià le regarda avec des yeux ronds.
- De qui parles-tu?
- De Thranduil Oropherion! De qui d'autre? Tu sais, Ily, le grand elfe blond légèrement imbu de lui-même et accessoirement roi de cette foutue forêt!
La Wallen se mit à rire, un rire qui tenait plus à un vieux grincement.
- Tu es fou, Finnàm! Vraiment! siffla-t-elle, furieuse. Oui il est venu ici... pour me tirer du lit parce que je ne me suis pas présentée à un de ses odieux pointages de mes échecs! Pour me dire qu'il se chargerait désormais lui-même de mon enfer personnel!... Voilà tu sais tout, Ceannar! Maintenant, je veux que tu sortes! s'exclama-t-elle en le poussant violemment, des larmes coulant sur ses joues.
- Je m'en vais mais dis-toi bien que c'est mon rôle de tout savoir, Ilyrià! lui dit-il d'une voix morne en passant la porte.
- C'est bientôt tout ce qu'il y aura entre nous si tu continues comme ça, cerbère, constata la princesse Wallen d'une voix triste et coléreuse en lui claquant la porte au nez.
Elle se retourna en soupirant et se trouva face à Anaïsa.
- Il faut qu'on parle mo caraid., fit son amie, sérieusement.
- Quoi encore? soupira Ilyrià en se laissant choir sur une bergère avec une pâtisserie chipée sur la desserte.
La guerrière s'assit à côté d'elle et lui prit la main.
- Tu sais que tu peux tout me confier, mo piuthar? souffla-t-elle doucement.
- Bien sûr! ... Et tu sais tout de moi, piuthar! répondit la jeune femme, ne voyant pas du tout où son amie voulait en venir.
- D'accord... - Anaïsa se passa la main dans ses cheveux, hésitante- Alors, je vais aller droit au but... Que se passe-t-il avec le roi?
Ilyrià se redressa d'un coup et éclata d'un rire beaucoup trop fort qui sonna faux aux oreilles de l a guerrière Wallen.
- Mais rien! Mis à part que je le déteste un peu plus chaque jour et qu'il me le rend bien... D'ailleurs je dois me préparer...
Anaïsa comprit que cette fois elle n'obtiendrait rien de plus mais elle se promit de rester vigilante.
Il fallait que Legolas revienne. Vite.
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Thranduil,
le lendemain de cette malheureuse nuit, le roi s'était éveillé de fort méchante humeur. Sans prendre la pein de déjeuner, il descendit à la salle du trône sans un mot pour personne, un regard noir pour quiconque osa lever les yeux sur lui.
Thranduil s'assit sur son siège de bois sculpté, irritable et songeur, en croisant ses longues jambes. La migraine, devenue coutumière à chaque fois qu'il pensait à Ilyrià, se mit à jouer insidieusement contre ses tempes.
Il ne voulait pas penser à elle... Il ne le devait pas. Malheureusement pour lui, chacune de ses digressions le ramenait inlassablement vers la jeune femme. Aussi s'appliquait-il à la chasser de son esprit si ce n'était pour invectiver silencieusement cette petite sorcière.
L'ellon écouta attentivement le rapport d'Elwë sur la situation des araignées dans la forêt et leur progression devenue quasi hebdomadaire, le menton calé dans sa main droite tandis que la gauche tenait fermement son sceptre de bois ciselé.
- On dirait que même leut peau devient un cuir imperçable... disait l'elfe d'une voix sombre.
Le souvenir de la peau dorée et douce comme la soie des cuisses de celle -qu-il-se-refusait-de-nommer ressurgit devant ses yeux.
- Heureusement pour nous, continuait l'ellon aux cheveux roux inconscient du trouble de son souverain, nos yeux nous permettent de toujours les voir arriver de loin...
Cette fois, ce furent deux grands yeux noir et vert qui s'imposèrent à lui, tantôt brillants de rage tantôt d'autre chose qu'il préférait ne pas chercher à deviner.
Il se passa une main glacée sur son front. Il se sentait impuissant et détestait ça. C'était intolérable! L'ellon reporta à nouveau sa colère sur la Wallen. Elle l'avait surpris avec ce coup bas. Personne n'avait jamais osé lui jouer un tel tour... Il avait juste voulu lui rendre la pareille, rien de plus.
Thranduil essaya de s'en convaincre mais à chaque fois le souvenir de la respiration haletante de la jeune femme lui faisait bouillir le sang. Mais il ne se leurrait pas... S'il n'avait pas succombé à la rage froide qui l'avait saisi quand Elëa lui avait annoncé qu'elle ne viendrait pas... s'il ne s'était pas rendu dans sa chambre... Rien de tout cela ne se serait passé. La voir aussi désemparée l'avait touché et apprendre le comportement du maître de sindarin avait failli lui faire perdre toute contenance...
Lomion.
- Gallion, appela-t-il, impérieux.
L'intendant surgit de derrière une teinture, toujours prêt à servir le roi.
- Mon seigneur?
- Allez me chercher Lomion. Maintenant.
L'elfe s'inclina et partit d'un pas rapide, sachant que le professeur de la Wallen allait passer un très mauvais moment.
Les deux ellons revinrent devant le souverain et l'intendant s'esquiva à l'autre bout de la salle, laissant Lomion seul face à son roi. Ce dernier darda son regard de glace dans celui, peureux, de l'elfe devant lui. Les mâchoires serrées de Thranduil et son attitude encore plus raide qu'à l'accoutumée laissaient deviner qu'une tempête était sur le point de se déchaîner.
- Lomion... commença le roi d'une voix doucereuse, quelle tâche vous ai-je confié ces dernières semaines?
L'elfe allait lui répondre mais le roi ne lui en laisssa pas le temps, le coupant d'un geste vif de la main. Thranduil se leva et descendit lentement les quelques marches, majestueux.
- Celle me semble-t-il d'inculquer à la princesse Wallen (il insista lourdement sur le titre d'Ilyrià) notre langue et ses subtilités?
L'ellon aux cheveux blonds hocha la tête, appréhendant la suite.
- Je sais qu'il s'agit là d'un labeur... ardu, dirons-nous, continua-t-il comme s'il compatissait sincèrement puis s'arrêta brusquement devant lui et, le toisant de toute sa hauteur, il tonna: Mais est-ce là une raison pour la traiter ainsi?! Nous ne sommes pas des sauvages et il ne sera pas dit que mes hôtes soient ainsi malmenés!
Lomion chancela sous la colère de son souverain et tenta de se défendre.
- Votre Majesté, je n'ai jamais...
- Il suffit! Vous êtes relevés de vos fonctions! Retournez aux archives et terrez-vous y... Que je ne vous vois plus! Je me chargerai de l'apprentissage de votre élève moi-même. Votre incompétence n'a d'égale que votre lâcheté! Disparaissez...
Lomion se retira vite, voulant ne plus subir le courroux de Thranduil. Il était empli d'une rage folle contre la Wallen et allait descendre les escaliers souterrains menant à sa nouvelle fonction quand une voix qu'il connaissait bien l'arrêta.
- Lomion, mon ami, nous devons parler... Que dirais-tu de te venger de cette maudite traînée?
L'ellon regarda l'elfe en face de lui, un sourire mauvais étirant lentement ses lèvres fines.
La porte des appartements du roi s'ouvrit sur Ilyrià. Contrairement à son habitude d'entrer en trombe, elle resta dans l'embrasure, circonspecte...
- Siulad, wen Ilyrià, dit Thranduil d'une voix neutre. Entrez et installez-vous.
Il lui montra une table de travail qu'il avait fait installer spécialement un peu plus tôt. Elle s'assit docilement dans l'expectative de ce qui allait lui arriver.
L'ellon fronça les sourcils. Il aurait dû être satisfait de la voir ainsi soumise mais on aurait dit qu'elle avait peur et ça ne lui plaisait pas. Il préférait encore la voir ombrageuse mais pleine de vie.
Debout derrière elle, il commença par revoir avec elle les formules d'usage et le vocabulaire de base. Il fut réellement surpris en voyant que c'était loin d'être si catastrophique que ce qui lui avait été rapporté. Il maudit une fois encore Lomion, ayant presque envie de descendre aux archives et de lui infliger une bonne correction.
D'un geste gracieux, il s'assit à côté d'elle et se pencha pour regarder par-dessus son épaule agin de voir sur quoi elle butait depuis plusieurs minutes.
Une boucle noire lui chatouilla le bout du nez. Cette Wallen sentait bon les embruns sous le ciel venteux de l'été. C'était grisant et agaçant tout à la fois. Il recula aussitôt et lui dit brusquement:
- Il n'y a rien de difficile, wen Wallen!
- Arrêtez, le coupa-t-elle aussi abrupte que lui.
- Manan? s'étrangla l'ellon, éberlué de tant d'impudence. Comment osez-vous...
- Oui, j'ose, l'interrompit la jeune femme. Et je vous le redis encore une fois, arrêtez ça!
La patience légendaire du roi commençait à s'effriter sérieusement. Il s'adossa et croisa les bras, les yeux plissés.
- J'attends.
Ilyrià le fusilla du regard et prit la position similaire à la sienne.
- Arrêtez de m'appeler par tous les noms possibles excepté le mien... Vous répugne-t-il donc à ce point de le prononcer?
- Manan? répéta le roi, interloqué.
La jeune femme lui toucha la poitrine avec son index et siffla avec une insolence rare:
- Toi, t'appeler Thranduil, pas elfe... -elle se désigna de la même façon- Moi m'appeler Ilyrià, pas Wallen, ni gwend... et encore moins rhavain. Hannon le, Aran nîn! conclut-elle en reportant son attention sur le parchemin. Cela devait être dit.
L'ellon était trop abasourdi pour répondre. En une seule phrase, elle l'avait appelé par son prénom, tutoyé, touché... D'aucun serait mort pour un quart de ces motifs!...
Au moins connaissait-elle quelques mots de sa langue et les entendre rouler ainsi avec cette voix rocailleuse et son accent prononcé lui était assez agréable...
Une semaine passa ainsi sans incident notoire si ce n'étaient les crises de colère qu'elle piquait régulièrement et qu'il lui renvoyait aussitôt, à croire que c'était devenu leur mode de communication.
Le dernier soir après avoir buté sur la même phrase pendant un long moment, Ilyrià cria qu'elle aimerait bien le voir parler sa langue à elle et pouvoir se moquer comme lui le faisait. L'ellon ne put résister au défi et la somma, hautain,de lui apprendre quelques mots.
Il voulait lui montrer que rien ne lui résistait.
- Cela ne doit pas être bien difficile... Votre langue est si sommaire!
La jeune femme s'était alors tapotée la lèvre avec son index, songeuse.
- Glè math... Commençons simple...
Allez-y! s'impatienta Thranduil. Ce ne sont que de vulgaires borborygmes!
Elle le fit taire d'un regard noir.
- Tùch! C'est moi le professeur, mo righ! Répétez: madainn math, bonjour.
Il leva les yeux au ciel et fit ce qu'elle lui avait demandé d'un air dédaigneux. Le souverain savait pourtant qu'il n'aurait pas dû déroger à ses propres règles mais elle semblait si détendue avec lui pour une fois...
- Encore: oidhche math, bonne nuit.
De nouveau, il se plia à la volonté de la Wallen qui le félicita avec un sourire encourageant.
- Un dernier? Vous êtes si doué... susurra-t-elle d'une voix mielleuse.
Il aurait dû se méfier mais pour une fois, il ne le fit pas. Elle avait l'air si tranquille.
- Cuir stampa a skelpin...
- Cuir stampa a skelpin – il répéta une seconde fois devant les sourcils froncés de son professeur d'un jour- Que veut dire ce charabia? demanda l'ellon avec curiosité.
Ilyrià plongea son regard dans le sien en reculant sa chaise et se leva pour passer derrière la table d'étude, l'air de rien.
- ça veut dire... Vous m'avez demandé... dit-elle en laissant sa réponse en suspens tout en caressant le bois du bureau d'une main distraite.
- Quoi?! fit l'elfe excédé par tant de manières.
Un éclair moqueur passa dans le regard de la Wallen qui lui cria:
- De vous mettre une bonne fessée!
Les yeux de Thranduil s'agrandirent sous le choc et, de la surprise, passèrent à une fureur indescriptible tandis qu'Ilyrià lui tira la langue. Elle tenta de s'enfuir.
Elle avait anticipé sa réaction en se déplaçant ainsi loin de lui. Elle sauta gracieusement par-dessus la table et crut un instant pouvoir atteindre la porte mais c'était sans compter sa rapidité elfique. Il lui attrapa la cheville et elle s'étala à plat ventre sur le bureau en geignant de douleur.
D'un mouvement vif, l'ellon l'immobilisa, un genou au creux de ses reins, et se pencha vers elle.
- Wen nîn, vous êtes complètement folle, soupira-t-il. Peut-être... que c'est vous qui mériteriez une bonne correction?
Elle se tortilla pour se dégager mais la poigne de l'elfe était de fer et, joignant le geste à la parole, il lui asséna une claque sur l'arrière-train avant de la relâcher. Ilyrià le fusilla du regard mais elle l'avait bien mérité. Elle l'avait cherché et l'avait trouvé... La jeune femme ramassa ses affaires et sortit aussi dignement qu'il lui était possible au vu des circonstances. Les joues en feu, elle estimait la leçon terminée. Elle avait raison, il valait mieux en rester là pour aujourd'hui.
Thranduil se rassit, une fois de plus épuisé. Il s'en voulait d'avoir une seconde fois cédé à ses pulsions. Il décida d'annuler leur entraînement du soir. Il avait besoin de repos et de remettre de l'ordre dans ses idées confuses.
Le roi ne trouvait pas les mots pour qualifier le comportement incroyablement spontané et enfantin de la Wallen car il savait au fond de lui que rien n'avait été prémédité.
Cette femme n'avait décidémént pas froid aux yeux... et quoiqu'il dise, il trouvait cela extrêmement attirant.
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Alors? Une réaction? Un commentaire? Que pensez-vous de la relation qui s'instaure entre la Wallen et le roi? Ne jouent-ils un peu trop avec le feu ces deux-là? ;)
Et Finnàm qui joue au docteur avec une elfe au lieu de surveiller comme le lait sur le feu cette petite fofolle... ah làlà...
Dans le prochain chapitre, des traîtres seront révélés, une sirène sera en mal de barbotements et un roi elfe paraîtra le plus sage au milieu de la folie ambiante... J'espère vous donner envie de découvrir la suite!... A bientôt les didous!
bisous tout doux! Et attention à votre derrière si quelqu'un vous dit « cuir stampa a skelpin », on se sait jamais...
