Bonsoir les gens ! Et bonnes vacances à celles et ceux qui y sont !
J'espère que vous avez passé une bonne semaine, pour ma part, ça a été assez productif mais aussi fatiguant. Heureusement que j'ai 15 jour pour m'en remettre )
Voici donc la suite de cette fiction, comme vous me l'avez encore réclamée.
Un énorme merci à tout le monde pour le soutien, les reviews, les ajouts…J'adore tout ça.
So : je ne crois pas qu'Edward tienne longtemps loin de Liz p Lol
Sur ce, bonne lecture.
Ch6- A l'hôpital
POV Extérieur
Edward conduisait en silence, le regard perdu sur la route. Et pourtant, c'était comme s'il aurait aimé dire quelque chose, mais s'en empêchait. Elle soupira et appuya sa tête contre l'appui.
« On est presque arrivé. » Se sentit-il obligé de dire.
« Merci. »
Que répondre d'autre ?
« Essaie de ne pas t'endormir. » Conseilla-t-il et elle acquiesça doucement.
« J'ai l'habitude. »
Son regard se posa sur elle, inquiet.
« Je faisais souvent des visites à l'hôpital quand j'étais petite. C'est sûr que ça faisait un moment que je n'y étais pas retournée… »Grimaça-t-elle en voyant déjà les escaliers à la porte principale du bâtiment.
« Je suis sûr que ce n'est rien de grave, mais il faut quand même faire surveiller. »
« Merci, maman. » Rit-elle alors qu'il coupait le moteur.
Il eut un léger sourire, et elle se rendit compte qu'elle l'avait peu vu sourire, au contraire du reste de sa famille.
« Désolée, je suis méchante. »
« Ca ira, ne t'en fais pas. On y va ? »
« Pff ! T'façon, si je n'y vais pas avec toi, j'en connais deux qui m'y amèneront de forces ! »
Ils entrèrent dans le grand hall de l'hôpital, Edward guidant Liz directement vers les urgences.
« Attends là, je reviens. » Demanda-t-il en lui indiquant un fauteuil.
« Je dois me présenter… »
« Je vais chercher mon père. »
« Oh ! Okay. »
Elle s'assit et le vit s'éloigner, comme s'il savait parfaitement où trouver son père. Pendant son attente, Liz observa ce qui se passait autour d'elle. Il y avait des visages qu'elle avait reconnus de la fête, ils attendaient aussi que quelqu'un se tourne vers eux. Les infirmières faisaient pourtant aussi vite que possible, mais elles semblaient en sous effectif. Liz se cala dans son fauteuil, réalisa qu'il n'était pas stable, et soupira. Elle savait qu'elle aurait mieux fait de rester chez elle, ce soir-là.
« On a dit que tu ne devais pas t'endormir. » Gronda une voix à son oreille.
Liz ouvrit les yeux, et repéra Edward, penché sur elle, et un homme blond, pâle et pourtant avenant derrière lui. Elle se redressa et leva le menton.
« Je ne m'endormais pas ! J'ai juste fermé les yeux ! »
« Si tu le dis. Je te présente Carlisle, mon père. Voici Liz, elle a été bousculée. Il lui faut des points de suture et bander son poignet gauche… »
« Hey ! J'ai encore ma langue, je peux m'expliquer moi-même ! »
Liz se leva et regarda le médecin dans les yeux. Elle repéra la couleur étrange, qu'elle avait déjà vue dans ceux d'Edward, mais ne s'en formalisa pas immédiatement.
« Suivez-moi, Elizabeth. »
Sa voix était aussi douce et ferme qu'elle l'avait imaginée. Elle obtempéra, sentant qu'Edward les suivait. Le docteur Cullen lui ouvrit la porte et elle pénétra dans une salle où plusieurs lits étaient déjà occupés. Elle le suivit jusqu'au fond de la salle, derrière un rideau qu'il tira. Derrière, elle devina la silhouette d'Edward et elle souffla de soulagement. Elle avait craint qu'il suive jusqu'ici.
« Vous avez mal à la tête ? »
« Oui. Mais rien d'insurmontable. »
« Edward a raison, il faut des points de suture. Je reviens tout de suite. »
Elle acquiesça, et écouta les bruits dans la salle. Certains patients s'agitaient et les infirmiers leur demandaient de se calmer. Liz soupira et le docteur Cullen revint avec son kit de nettoyage. Elle inspira à fond quand elle vit qu'il allait poser le coton sur sa blessure. Elle détourna le regard quand il sortit le nécessaire pour lui faire ses points. Mais en peu de temps, le docteur avait terminé et s'intéressait à son poignet.
« Il est juste foulé. Vous voulez qu'on fasse une radio quand même ? »
« Je crois que ça ira. Si j'ai trop mal, j'en demanderai une. »
Le médecin sourit tout en commençant à stabiliser son poignet pour ensuite le bander.
« Quoi ? »
« Vous semblez habituée. »
« Je le suis. A une époque, je passais mon temps ici. »
« Miss catastrophe ? »
« Hey ! » Sourit-elle, avant de reprendre, « C'est pas faux. Une amie de ma mère lui conseillait de prendre une chambre à l'année pour moi… »
Elle secoua la tête et le regretta.
« Vous avez besoin d'une ordonnance ? »
« On sait jamais, oui. Merci, docteur. »
« C'est mon travail. »
Ils restèrent silencieux, le temps que le médecin finisse son travail et lui apporte deux comprimés à avaler. Liz eut à peine reposé le verre sur la tablette qu'elle entendait la voix inquiète de sa mère.
« Je suis là, maman. Je n'ai rien. » La devança-t-elle alors que Courtney apparaissait de son côté du rideau.
« Liz, April nous a appelés. Qu'est-ce qui s'est passé ? Tu n'as rien ? Il faut que tu sois hospitalisée ? »
« Grand dieu non ! Dites-le-lui, docteur. » Supplia-t-elle.
« Votre fille a besoin de repos, rien de grave. Attention à son poignet, quand même. »
« Merci. Et vous aussi, Edward, merci beaucoup. »
« Ce n'est rien. Liz aurait difficilement pu conduire seule. »Sourit-il en ne regardant que Liz.
« C'est vrai. On peut y aller ? Ton père nous attend… »
Liz interrogea le médecin du regard, et descendit, à son signal, de son lit. Elle laissa sa mère lui enfiler sa veste, et se retourna au dernier moment vers Edward. Il l'observait avec plus d'inquiétude qu'il n'aurait dû, mais elle lut aussi autre chose de flou dans ses yeux. Et puis, leurs regards se croisèrent et Liz perdit ses mots. Elle hocha simplement la tête pour le remercier, et ce fut comme s'il avait compris que quelque chose se passait. Il lui sourit, et son cœur se serra. C'était comme si elle aurait dû parler, dire n'importe quoi…
Dans la voiture, Liz écouta le babillage de ses parents, quant à leurs projets pour le week-end. Il lui sembla qu'ils voulaient annuler.
« Non, je peux rester toute seule, ne vous inquiétez pas ! De toute façon, j'ai des devoirs, et du ménage à faire dans ma chambre. »
Courtney se retourna.
« Tu es sûre ? Ma chérie, on peut très bien annuler ce voyage… »
« Tu plaisantes ? Tu es épuisée, et papa aussi. Prenez-vous un temps rien que pour vous. C'est un ordre ! »
Elle les pointa du doigt, avec un sourire.
Personne ne put dire autre chose, puisque le téléphone de Liz se mit à sonner. Elle lut le nom de l'appelant et sourit encore plus.
« April, je n'ai rien du tout ! Un poignet foulé, c'est tout. »
« Oh mon dieu ! Tu nous as fait une peur bleue ! Pourquoi tu ne m'as pas appelée plus tôt ? »
« Je sors juste de l'hôpital. Merci d'avoir prévenu mes parents. »
« Oh ! Mauvais plan ? Tu aurais préféré que ça soit Edward ? »
« Quoi ? Non, pas du tout. D'où ça te vient, ça ? »
« Bah écoute, il avait l'air très dévoué… »
« Tu dis n'importe quoi. »
« Hum. C'est ce que tu dis. N'empêche, demain tu passes ? »
« D'accord, je t'appelle pour te dire quand. »
« Super ! Oh ! Appelle Cathy, elle s'inquiétait aussi. »
« Pas de soucis, dès que je raccroche avec toi. »
« D'accord, d'accord. Bisous, à demain. Tu me raconteras tout ! »
Liz ne répondit rien, soupirant plutôt. Elle vit qu'ils arrivaient déjà presque chez elle alors elle appela rapidement Catherine. Elles eurent à peu près le même type de conversation qu'avec April, et Liz se demanda si elles ne s'étaient pas donné le mot. Ses amies lui avaient quand même fait promettre de les rejoindre le lendemain.
« Tu pourras monter ? » Demanda son père.
« Oui, papa. Merci. Ne t'inquiète pas. Bonne nuit. »
Elle l'embrassa sur la joue et monta à la salle de bain pour se débarbouiller un peu et se laver les dents. Avec un bras en moins, c'était difficile, mais elle parvint à ressembler à quelque chose pour aller se coucher. Quand elle retourna dans sa chambre, elle trouva sa mère sur son lit avec une tisane chaude.
« Je me suis dit que tu voudrais te réchauffer. » Sourit-elle.
« Merci, maman. »
Elle s'assit à côté et accepta la tasse.
« Ca a été, tu n'as pas eu trop de mal ? »
« Ca va. » Elle haussa les épaules.
« Alors, tu es sûre, pas besoin que ton père et moi restions demain ? »
« Pour quoi faire ? Je vais dormir un maximum, puis je vais bosser et j'irai voir April parce qu'elle me l'a fait promettre. Rien de bien intéressant. »
« Tu me rassures, j'aurais pu croire que c'était pour mieux être tranquille pour recevoir un certain preux chevalier chez toi. »
« Quoi ? ! Maman ! »
Liz se sentit rougir et détourna le regard en prenant le prétexte de poser sa tasse vide sur la table de nuit.
« Oh ! Allez, tu peux me le dire. Ça se comprendrait, Edward est vraiment très mignon. »
« Il n'a fait que m'accompagner à l'hôpital, parce que les filles m'ont lâchée. »
« Ah oui ? ! Pourquoi ? Je pensais qu'elles voudraient t'accompagner pour être sûres que tu allais bien ? »
« Oh ne t'inquiète pas, elles s'inquiètent. Mais elles ont préféré me jeter, pas très discrètement, dans les bras d'Edward. Tout ça parce qu'elles veulent des potins sur le nouveau ! »
Liz s'allongea dans ses draps, dépitée par ses amies.
« C'est tout ? »
« Tu t'attendais à quoi ? Je te rappelle qu'en théorie, je sors avec Preston. »
Elle ferma les yeux, mais elle sentit la question de sa mère avant qu'elle la pose.
« En théorie ? »
« Tu sais bien ce que je veux dire. On sort ensemble, je ne vais pas me mettre à traîner avec un autre. »
Sa mère la scrutait, elle le savait, malgré ses yeux fermés.
« Maman, j'aimerais dormir. »
« Oui, tu as raison. On se voit demain matin, avant de partir. »
« D'accord, bonne nuit. »
Sa mère l'embrassa sur le front, prit la tasse de tisane vide et referma la porte de sa chambre. Liz roula en boule sous ses draps et au lieu de s'endormir, elle passa un moment à observer ce qui se passait derrière sa fenêtre fermée. Rien de particulier, mais pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de regarder.
A un moment donné, ses yeux se fermèrent d'eux-mêmes, et Liz sentit son esprit s'apaiser, acceptant le sommeil réparateur dont elle avait besoin. Liz tira les draps au-dessus d'elle, remontant ses genoux contre sa poitrine. Mais elle fut à peine endormie que son cerveau lui montra toutes sortes de rêves bien réels.
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Elle se voyait clairement, face à un miroir, dans une chambre minuscule,
entourée de sa sœur cadette et leur chien de garde. Il n'était pas censé être à l'intérieur de la maison, mais quand leurs parents avaient le dos tourné, les deux jeunes filles le laissaient faire. Elles lui donnaient une nouvelle portion de nourriture avant de s'allonger près de lui et de chuchoter à propos de tout et de rien et surtout de leurs rêves d'avenir…
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« Lizzie ? »
Elle ouvrit violemment les yeux, fut éblouie par les rayons du soleil qui filtraient à sa fenêtre, et se redressa. Elle aperçut sa mère à sa porte.
« Maman, qu'est-ce qui se passe ? » Elle se frotta les yeux, et grimaça en se souvenant de l'état dans lequel était son poignet.
« Je m'inquiétais de ne pas te voir déjà debout. Il est presque 10 heures, Liz. »
Courtney entra dans la pièce et s'assit sur le lit de sa fille. Elle posa sa main sur son front, inquiète.
« Je vais bien. J'ai juste…mal dormi. »
« Des cauchemars ? Ca t'arrive souvent après tes passages à l'hôpital. »
« Oui, je sais. »
« Chérie, je crois que nous allons annuler. »
« Non, allez-y. Je vais rester un moment au lit, histoire de me remettre totalement. »
« Tu es sûre ? »
« Oui ! »
Liz embrassa sa mère pour la rassurer.
« Je t'appelle dès que je me lève, ok ? »
Courtney observa les cernes sous les yeux de sa fille, son regard presque hagard. Elle soupira. De toute façon, après la soirée qu'elle avait passée, ça n'était pas étonnant.
« D'accord. Ton père et moi nous préparons et nous partons. Tu as de quoi manger dans le frigo. »
« J'imagine ! Si je voulais inviter un régiment, il devrait rester plusieurs jours pour tout éliminer, je parie. »
« Dis donc ! Je veille sur toi, c'est différent. »
« Et tu le fais très bien. Allez, file finir ta valise, sinon vous ne serez jamais partis. » L'incita Liz.
« Tu as raison. Dors encore, alors. »
« Oh oui ! Et puis ensuite je profiterai de ce soleil, promis. »
Courtney hocha la tête et regarda sa fille se rallonger. Elle n'avait vraiment pas l'air bien. Elle soupira, referma la porte et descendit rejoindre son époux dans le salon. Il l'attendait, un peu inquiet.
« Lizzie préfère rester au lit encore un peu. On peut y aller. »
« Elle est grande, si elle avait vraiment envie qu'on reste, elle nous le dirait. » Affirma-t-il en la prenant dans ses bras pour baiser son front.
« Je sais. Mais je m'inquiète quand même. »
« Tu es bien une mère, alors ! »
Il se moqua jusqu'à ce qu'elle lui fasse les gros yeux, puis ils rassemblèrent leurs dernières affaires et quittèrent la maison.
Courtney regarda la maison s'éloigner au fur et à mesure qu'ils roulaient. Elle soupira à nouveau. Liz avait raison, que pourrait-elle faire alors que sa fille allait dormir ?
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La pluie tombait drue contre la fenêtre, même la branche trop basse de l'arbre de l'autre côté frappait contre la vitre. Mais elle ne s'en inquiétait pas, au contraire, elle continuait de préparer le repas pour elle et son père. Elle avait quelque chose à lui annoncer, alors autant mettre les petits plats dans les grands. Elle avait rapidement fini ses devoirs, téléphoné à Renée pour lui faire un bilan sur les semaines passées à Forks, puis elle avait allumé la télévision pour avoir un bruit de fond. Non pas qu'elle avait peur du silence, mais ça l'empêchait d'imaginer en long et en large la réaction de Charlie face au nom de son nouveau, et premier, petit copain…
Liz remua dans son lit, et le décor changea autour d'elle. Elle n'était plus dans cette cuisine ni dans sa chambre. Elle était dans un grand bureau, dans un grand immeuble, et en face d'elle, c'était son père. Non pas Scott Walter, mais un homme aux cheveux grisonnants dont elle n'arrivait pas à retrouver le nom. En fait, elle était paralysée devant ce magna de l'entreprise. Cette entreprise pour laquelle il voulait qu'elle s'intéresse un peu plus au lieu de rêvasser et d'écrire sans cesse dans son calepin marron…
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Cette fois, Liz s'éveilla tout à fait. Elle était en sueur, mais elle se doutait que c'était plutôt ses cauchemars qui lui faisaient cet effet. Elle passa une main tremblante sur son visage, et tenta, en le réalisant, de reprendre une respiration calme et posée.
Bon sang, elle avait une sacrée imagination ! Et elle ne savait même pas d'où ça lui venait. Surtout, d'où lui venaient tous ces prénoms, ces atmosphères…
Liz frissonna dans son lit malgré sa couverture et les rayons que le Soleil dardait sur elle. Elle ferma les yeux et se livra à l'astre solaire. Comment pouvait-elle se laisser emporter ainsi dans son imagination ?
« Ce n'était qu'un rêve, espèce d'idiote ! » Se fustigea-t-elle en éloignant les couvertures.
Elle se souvint seulement à ce moment-là de son poignet blessé et grimaça de douleur quand son front l'élança.
Un cachet d'aspirine et une bonne douche plus tard, Liz s'attelait à ses devoirs sans entrain. Derrière ses paupières, outre la douleur qui refusait de passer, les noms et les lieux que son inconscient lui avait montré lui revenaient par vagues. Parfois un visage s'y mêlait et elle devait s'arrêter pour fermer ses paupières et appuyer ses doigts contre ses tempes. Elle abandonna bien vite la bataille et décida qu'elle devait se changer totalement les idées. Quoi de mieux qu'une après-midi avec ses meilleures amies ?
Dix minutes plus tard, elle se trouvait devant la maison d'April. Celle-ci était déjà sur le perron, les lunettes de soleil sur le nez, un simple débardeur et vieux short pour vêtements.
« Je t'accorde qu'il fasse chaud pour la saison, mais quand même, tu ne crois pas que tu exagères ? » Sourit-elle en embrassant sa meilleure amie.
« Fais pas ta rabat-joie ! C'est sûrement le dernier soleil de l'année, et je compte bien en profiter. Viens, j'ai sorti la crème glacée et Cathy a fait les petits gâteaux. »
« C'est vrai, profitons du dernier soleil pour prendre nos pires kilos ! » Rit-elle en suivant son amie dans la cuisine.
« Je ne t'écouterai pas, Liz, pas la peine d'essayer de me culpabiliser. L'heure est grave, alors aux grands maux, les grands remèdes ! » Lança Catherine en indiquant aux filles de s'installer.
« Qu'est-ce qui se passe ? » S'étonna Liz avant de voir les regards inquisiteurs de ses amies. « Les filles ! » Soupira-t-elle.
« Tu as promis que tu nous raconterais tout ! »
« J'ai promis de venir vous voir, pas de vous raconter ce qui ne s'est pas passé ! Vous êtes têtues, les filles. Edward m'a emmenée en silence à l'hôpital, ensuite il a appelé son père pour m'ausculter et il m'a laissée repartir avec mes parents. Voilà, fin de l'histoire. »
Catherine la considéra avec intérêt puis déclara
« La dernière fois au moins tu avais appris qu'il ne fumait pas. »
« Désolée de te décevoir, Cathy. Mais j'avais autre chose en tête que de découvrir son vilain secret. »
« Genre lui sauter dessus à pleine bouche ? » Proposa April en piquant un petit gâteau au centre de la table.
« Non ! Genre trouver un coin pour me coucher et dormir. »
« Dans ses bras, ça aurait pu valoir le coup. »Renchérit Cathy.
« Vous êtes désespérantes, les filles ! J'abandonne d'essayer de vous convaincre qu'il n'y a rien entre Edward et moi. Et puis, je vous rappelle que vous m'avez lâchée, j'étais supposée faire quoi ? »
Liz attaqua directement la crème glacée. Menthe-chocolat. Ça lui allait parfaitement. Pendant ce temps, ses amies déblatérèrent sur la soirée qu'elle aurait pu passer avec Edward si elle s'en était donné la peine.
« Promis, la prochaine fois que je croise Edward, je lui arrache ses putains de vêtements et je le chevauche jusqu'à ce que mort s'en suive. Je vous ferai un compte-rendu très détaillé par la suite. »
Les filles la regardèrent comme si elle débarquait, puis, elles éclatèrent toutes de rire. April essuya la larme qui avait coulé sur sa joue et tenta de reprendre son souffle.
« Lâche-toi, Liz ! T'es une warrior ! »
Elles se tapèrent dans la main puis finirent leurs premières assiettes de gâteaux et glace.
« N'empêche que j'aimerais te voir faire ça ! » Déclara Catherine et aux regards des autres, elle rougit pour se justifier « Je veux dire, pas l'action en elle-même, mais juste pour pouvoir mâter Cullen. Hey ! Je suis pas une voyeuse, qu'est-ce que vous allez imaginer ? »
« C'est pas nous qui l'avons dit ! » Se défendit Liz en levant les mains devant elle.
« Ca ne nous serait même pas venu à l'idée. Alors comme ça, tu te la joues voyeuse ? » S'amusa April.
« Pff ! N'importe quoi ! D'avoir entraperçu mes parents en pleine action y a quelques années m'a largement suffi ! »
Un frisson parcourut chacune d'elles. Les amies changèrent de sujet, un moment, avant d'en venir à leurs couples respectifs. Cathy raconta sa soirée une fois qu'April avait demandé à Bradley de la ramener. April expliqua qu'elle retournait à la fête foraine ce soir, juste avec Brad parce qu'il voulait lui faire une surprise.
« C'est bête que vous vous soyez encore disputés avec Preston. » Tenta Catherine en prenant sa limonade.
Liz eut le regard dans le vide avant de répondre que ça ne l'étonnait pas tant que ça.
« C'est plus vraiment la joie, entre vous, ces derniers temps. » Confirma April.
« Que veux-tu que je te dise ? Il allait me faire une crise hier soir à cause de ma discussion avec Edward. C'est pas ma faute s'il ne sait pas garder sa jalousie où je pense. »
« C'est vrai que c'est un peu excessif. Bon, d'accord, avec Cathy, on se fait des films, mais c'est pour t'embêter. Lui, il a pas d'excuses. Edward a même pas fait un geste vers toi, ou quoi que ce soit… » La soutint April.
« Steven dit que Preston est jaloux pour une bonne raison, quelque chose qui a à voir avec un sixième sens masculin pour détecter les mecs qui s'intéressent à sa nana… » Cathy haussa les épaules.
« Sérieux ? Ils veulent qu'on gobe ça ? Un sixième sens masculin, on aura tout vu ! » S'exclama April. « Enfin, quoi qu'il en soit, s'il continue à faire le con, vaut mieux qu'il arrête avant que tu tournes rouge. »
« Hey ! Je ne tourne pas rouge ! Seulement, c'est vrai que…Je pense qu'il vaudrait mieux qu'on arrête là les frais. » Avoua-t-elle.
« C'est bête, j'aimais bien l'idée qu'on était toutes casées… »
« Y a d'autres poissons dans l'eau. » Liz se leva. « Bon, on peut parler d'autre chose ? Genre, profiter du dernier soleil dehors ? »
« On te suit ! » Approuvèrent ses amies en sortant de la cuisine.
Edward POV
Je l'avais vue quitter Preston, et errer parmi la foule. Pendant qu'Emmet et Rosalie nous rejoignaient et tentaient de nous entraîner sur la grande roue, je m'étais éclipsé et l'avais suivie. De loin. C'était comme si je la découvrais et la connaissais à la fois. Alors je guettais tout ce que je savais d'elle, et en même temps, je repérais toutes ces choses que Bella n'avait jamais faites. Finalement, Bella n'avait jamais été aussi perdue dans ses pensées que les dernières semaines avant…
Les trois amies avaient dansé ensemble comme si elles étaient les seules à compter les unes pour les autres. Elles se moquaient de ce qui se passait autour d'elles. J'avais souri en voyant comment Liz avait semblé oublier ce qui lui était passé en tête pour ne se concentrer que sur ses amies. Elle faisait ça pour elles.
Et puis elle s'était présentée au stand à boissons et j'avais amené ce qu'elle voulait.
« Hey ! Tu bosses ici ? » S'étonna-t-elle en sortant déjà sa monnaie.
J'avais eu une hésitation, comment avais-je pu être aussi débile ? !
« C'est un ami, je me suis dit que ça ne le dérangerait pas que je te serve. J'ai entendu ce que tu voulais. »
Elle scrutait mon visage, comme si elle cherchait quelque chose.
« Ca c'est cool ! Si j'avais su, je t'aurais fait signe direct ! »
« Je t'en prie. »
Et elle avait souri. Un sourire timide mais sincère. Je faisais un pas vers elle, j'avais besoin d'être plus près, quand son regard devint flou. Elle porta sa main à son cœur paniqué. Je paniquai à mon tour. Que lui arrivait-il ?
« Est-ce que ça va ? »
Je posai une main sur son avant-bras, prêt à la récupérer si elle tombait… Mais elle sembla combattre ce moment et sa respiration se fit plus calme. Liz grimaça et porta ses doigts à ses tempes. Je m'approchai, le visage à quelques centimètres du sien.
« Liz, tu m'entends ? »
« Oui. » Grogna-t-elle.
« Tu devrais t'asseoir… »
« Ca va, ça doit être le bruit et la fatigue. Ce n'est rien. » Elle se dégagea, se rendant compte que j'étais vraiment tout près d'elle, mes bras l'encerclant presque.
L'air contrit, je m'éloignai d'un pas. Je ne voulais pas l'effrayer.
« Merci pour la commande. » Parvint-elle à dire en prenant le plateau et retournant vers ses amies.
Ses pas étaient rapides et fragiles à la fois. Je considérais qu'il y avait assez de distance entre nous pour que je puisse commencer à la suivre quand la foule se précipita vers la scène. Je fus bousculé puis les gens s'écartèrent à quelques mètres devant moi. Dans la tête de ma sœur, à l'autre bout du champ, je vis Liz à terre, blessée. Je me précipitai et la trouvai telle qu'Alice l'avait vue.
« Liz, tu n'as rien ? »
Je savais que c'était une question idiote après ce qui lui était arrivé, mais que dire d'autres quand j'avais une seule et unique envie : l'emporter loin d'ici, et la garder rien que pour moi ?
April et Catherine furent aussi rapidement que possible à nos côtés, et j'occultai leurs propos et leurs pensées pour vérifier que Liz n'avait rien de grave. Du sang coulait sur son front, jusque sur sa chemise, mais elle semblait entière. Je soupirai de soulagement, ça aurait pu être pire…
« Je pense que tu devrais aller à l'hôpital, Liz. » Intervins-je dans leur conversation.
Je vis la flamme de colère dans ses yeux, mais la douleur refit surface.
En un rien de temps, pourtant, nous étions dans ma voiture, et je m'abreuvais littéralement de son odeur. Je savourai aussi sa présence, à un geste de moi, dans ma voiture. Je roulai excessivement lentement, mais j'avais besoin de la savoir près de moi encore un peu. Ça faisait trop longtemps.
Je voulais lui faire la conversation, mais elle semblait trop épuisée pour ça alors j'avais gardé le silence. Même après que je la présentais à Carlisle, je n'avais pas pu en placer une. Et puis je ne voulais pas la contrarier ni la fatiguer plus qu'elle ne l'était déjà…
Quand elle avait quitté l'hôpital, Carlisle m'avait retenu un instant. Un unique regard de sa part m'avait contraint.
« Que comptes-tu faire ? »
« Je ne vais pas la quitter des yeux. » Je vis son regard inquisiteur. « Quoi ? »
Je m'assis sur le fauteuil face à son bureau. Me relevai deux secondes plus tard.
« Elle n'a pas le même caractère. »
« Non, c'est sûr. Et alors ? Ca ne change rien pour moi, Carlisle, j'ai besoin de la savoir en sécurité. »
« Quelque chose a changé quand elle est partie, Edward. C'était comme si elle allait parler mais s'est tue au dernier moment. »
« J'ai vu. » Je pinçai l'arête de mon nez entre mon index et mon pouce. « Je crois qu'elle a des flashs, Carlisle. Comme si son esprit se souvenait de certaines choses à certains moments. »
Carlisle s'assit à son bureau et m'observa.
« Je ne vois pas ce que ça peut être… »Commença-t-il pour s'interrompre brutalement.
« Mais ? »Insistai-je.
« Edward, nous avons connu Bella, il y a dix-sept ans. Après sa disparition, tu as découvert ce document flou à l'époque mais qui peut s'expliquer aujourd'hui : Bella savait qu'elle disparaîtrait et ne le voulait pas. Aujourd'hui, nous la retrouvons, mais elle ne sait pas qui elle est pour nous, et elle semble se rappeler certaines choses comme tu viens de le dire… » J'étais immobile, j'attendais que la sentence tombe. Elle fut rapide « Je crois que Bella a la possibilité de se réincarner, mais qu'elle n'en a pas conscience. » Conclut Carlisle.
Nous méditâmes un instant sur cette solution. Je m'assis face à lui.
« Mais, sa réincarnation ne devrait-elle pas se faire à sa mort ? » Ma voix était froide, j'exposai des faits, et c'était bien plus simple et moins douloureux d'agir ainsi.
Carlisle réfléchit en fixant un point invisible devant lui.
« C'est bien ici que s'arrêtent mes conjectures, Edward. Je n'ai pas d'explications à te donner, je ne suis même pas sûr de pouvoir en trouver. »
« Mais tu vas chercher ? » Espérai-je.
« Nous nous y mettrons une fois ma garde terminée. En attendant, inutile de te dire de la protéger. » Sourit-il.
« En effet. »
Je passai la nuit à observer la chambre de Liz. Elle ne s'endormit pas immédiatement, mais j'avais l'impression qu'elle scrutait l'obscurité. Dans le noir, je fixai son regard noisette. Que voyait-elle ?
Note : Alors ? Ce chapitre ne fait pas avancer de beaucoup puisque vous aviez compris le problème de la réincarnation, mais il fallait bien que les perso mettent un mot dessus.
J'ai moi aussi un problème : je pars en vacances le 24 Février pour une semaine. Donc, soit, je ne poste pas avant le 2-3 Mars prochain, soit vous m'envoyez tellement de reviews que je me sentirai obligée de poster avant de partir…
A vous de jouer )
En attendant, des gros bisous
Spuffy
PS : Demoisel, j'ai hâte qu'on discute à nouveau^^
