Maudite
Bonjour les gens !
Bon, comme prévu, il y a eu de l'attente, même si je pensais poster plus tôt…Pardon !
En tout cas, voici la soirée que vous réclamiez, j'espère qu'elle vous plaira )
Attention au cliff !
Je vous remercie toutes et tous pour votre soutien pendant cette attente, j'espère ne pas avoir perdu trop de monde !
Sinon, le chapitre 12 est en relecture, n'est-ce pas acheroniastyx ?
AlexSt : Je n'ai pas pu te répondre par MP, donc je le fais ici. Déjà, bienvenue dans cette aventure, installe toi et bonne lecture ) ) Ravie que mes perso te plaisent ^^
Twilight(-)et(-)the(-)vampire : encore merci de me suivre, miss p
Ronnie 32 : ai-je répondu à ta review ? Gros doute ! Alors j'aime autant le faire en double^^ Ca serait drôle que Scott trouve Edward et Liz en mauvaise posture…Peut-être, j'avoue ! A voir ^^
Dites-moi tout
Et joyeuses pâques
Ch11-Halloween
POV Liz
Je finissais de me préparer pour la nuit quand j'entendis un petit coup frappé à ma fenêtre. Je me tournai pour croiser le regard d'Edward et son sourire en coin alors qu'il me prenait sur le fait d'enfiler mon t-shirt trop grand et donc parfait pour une chemise de nuit. Je défis mes cheveux et attrapai ma brosse en allant lui ouvrir.
« J'avais un peu froid. » Expliquai-je en acceptant son baiser.
« J'ai vu à la météo, ils annonçaient une chute de température pour ce week-end. »
Je souris et lui indiquai mon lit en m'installant une jambe sous les fesses, une brosse dans les cheveux. Je sentis le lit bouger près de moi et Edward prit doucement la brosse de mes mains pour se charger de les démêler. Je fermai les yeux, laissant mes sens me dire ce qu'il faisait.
« Ca s'est bien passé entre April et Alice ? »
« Les deux A se sont super bien entendues quand elles ont découvert qu'elles avaient les mêmes magasins en tête pour nos emplettes. » Affirmai-je.
« Les deux A ? » Se moqua-t-il en embrassant mon épaule nue, dévoilée par mon tee-shirt.
« Cathy a décidé de les appeler comme ça et les filles ont apprécié. Je crois qu'elles ont même fondé un club. »
« Ca leur ressemble bien. »
Edward reposa ma brosse sur la table de nuit et passa ses bras autour de ma taille, me laissant m'appuyer contre lui.
« Je me souviens d'Alice et de sa frénésie à me traîner dans les magasins. Je réalise du coup à quel point elles se ressemblent. Si je ne le savais pas, je pourrais croire qu'elles sont cousines et ont toujours vécu très proches l'une de l'autre. » Avouai-je en jouant avec ses doigts sur mon ventre.
« C'est possible. Qui sait, Alice avait de la famille, ou une sœur cachée, et April est peut-être une descendante. »
Je tournai la tête pour le regarder en face, enfin autant que possible, sans être attirée par ses lèvres.
« Alice n'en sait toujours pas plus que ce que James a révélé cette nuit-là ? »
Je le vis serrer les mâchoires alors que dans ses yeux, une lueur de violence pure s'allumait. Je lui laissai un instant pour se reprendre et posai une main sur sa joue. Edward sembla revenir au présent, son regard dans le mien.
« Toujours pas, et en fait, je crois que ce que James a dit lui a suffi pour vivre avec. »
Je détournai le regard, mordant ma lèvre inférieure Edward posa un doigt sous mon menton pour que je le regarde. Il n'avait pas besoin de poser de question et il le savait. Il se contenta de me fixer et d'attendre, son pouce jouant doucement sur ma bouche.
Je soupirai et commençai à lui expliquer.
« Je crois que je suis un peu jalouse, en fait. » Il fronça les sourcils et je poursuivis dans un demi-sourire. « Elle arrive à vivre avec le flou total sur son passé. Moi non. Pourtant, des fois, je me dis que ça serait plus facile, ainsi je n'aurais pas l'impression d'avoir un tic-tac dans le cœur qui me rappelle constamment que ma vie, plus que celle de n'importe qui, me file entre les doigts. »
Ses yeux se rétrécirent d'impuissance mais aussi de ferveur avant qu'il plonge la tête dans mon cou, ses lèvres à un doigt de ma peau.
« J'aime trop entendre et sentir les battements de ton cœur pour laisser ce tic-tac t'emporter, Liz. »
Sa voix rauque provoqua des frissons agréables dans mon corps et je crochetai mes bras autour de son cou, l'approchant contre moi autant que nos vêtements et nos barrières pouvaient me le permettre. Edward laissa ses lèvres courir sur ma peau et je retins un gémissement, roulant sur le dos pour l'avoir au-dessus de moi.
« Je le vaincrai, Edward. » Promis-je au creux de son oreille, alors que ses mains glissaient inexorablement sous mon t-shirt, frôlant sensuellement le bord de ma culotte.
Un grondement sourd résonna en lui, faisant vibrer son corps alors qu'il me touchait et que je cherchais ses lèvres pour un baiser. Ni l'un, ni l'autre n'eut conscience de ses mouvements quand mes doigts s'attaquèrent à sa chemise et les siens à ma poitrine. Nos langues étaient seules maîtresses, mon cœur battant pour nous deux.
Il libéra mes lèvres pour me laisser respirer, sa bouche glissant doucement vers l'endroit où mon sang pulsait dans mon cou. Je m'arquai contre lui, réprimant le besoin de bouger mes hanches contre les siennes je savais d'expérience que cela avait tendance à le faire s'écarter. Je mordis ma lèvre inférieure et enfonçai ma tête dans l'oreiller quand ses doigts pincèrent doucement les pointes durcies de mes seins.
« Oh mon… » Mes paroles moururent contre ses lèvres, son regard brûlant capturant le mien.
Je frissonnai de la tête aux pieds, mes ongles s'enfonçant malgré moi dans ses épaules. Il me sembla qu'il le sentit, mais je réalisais que c'était uniquement parce qu'il était entièrement tourné vers moi qu'il sentait ce que je lui faisais. Je souris, soulevai la tête pour picorer ses lèvres de baisers, mes ongles dessinant des chemins sinueux sur ses omoplates.
« Liz… »
Je l'empêchai à mon tour de parler en l'embrassant, mais j'avais conscience que le désir qui montait en nous allait nous éloigner. Je piquai un dernier baiser sur ses lèvres, puis je redevins sage, glissant mes mains sur ses flancs, jusqu'à ses hanches coincées entre mes jambes. Nos regards brûlaient d'un même désir, mais je savais lire aussi les peurs dans le sien. J'étendis mes jambes, montrant ainsi que j'acceptais que cela s'arrête là.
« Je t'aime. » Se sentit-il obligé d'assurer en prenant mon visage entre ses mains.
« Je sais, Edward. Moi aussi. »
Il resta ainsi encore quelques secondes puis, visiblement à contrecœur, il s'allongea à mes côtés, m'attirant contre son torse.
Le silence nous enveloppa et je commençai à m'endormir lorsqu'Edward parla d'une voix douce mais inquiète.
« Nous avons découvert certaines choses, cette après-midi avec les autres. »
Je relevai la tête, alerte.
« Pourquoi ne pas me l'avoir dit avant ? »
Son regard dessina mes traits et je le vis glisser jusqu'à mes courbes. Je rougis et ses doigts caressèrent mon visage.
« Je suis désolé, tu as des priorités, j'aurais dû… »
« Ce n'est rien. Ça aurait pu attendre encore même, si… »
Il hocha la tête mais je le vis se tendre près de moi. Apparemment, il comprenait ce que je venais d'insinuer, et c'était tout aussi dur pour lui, comme pour moi, d'avoir arrêté cette séance. Je m'appuyai sur les coudes, le visage tourné vers lui avec attention. Edward se racla la gorge, ce qu'il ne faisait qu'en cas d'extrême tension ou de combat intérieur.
« Emeline avait 6 ans, comme tu me l'as dit, elle est décédée en 1973. »
Je sentis les larmes affluer à mes paupières. J'essuyai mes joues un instant après, Edward se rapprochant de moi pour m'apporter le réconfort dont j'avais besoin. Je ne m'accordai pas beaucoup plus de temps, je devais connaître les autres choses. Si je commençais à pleurer ceux que j'aimais –même si je savais à quel point Emeline était l'une des rares personnes que mon cœur et mon âme regrettaient-, je n'aurais jamais fini. Je relevai la tête et indiquai à Edward qu'il avait toute mon attention.
Il fut bref et concis, m'informant de mon style de vie chez les Nighton, et me rappelant l'existence de mon frère aîné, celui dont j'étais le plus proche à l'époque.
« Paul était le seul à accepter mon côté rêveur. En fait, il se moquait de moi, mais c'était pour me pousser à continuer. Je l'aimais vraiment beaucoup, et quand il est parti de la maison, je me suis refermée sur moi-même. » Me souvins-je, nostalgique.
« Jasper a rendez-vous avec lui dans deux jours. Il espère qu'on aura plus d'informations afin de remplir encore les derniers trous noirs. » Me rassura-t-il, ses yeux et ses doigts caressant mon visage.
Je fronçai les sourcils, pris ses doigts entre les miens.
« Il y a quelque chose encore, n'est-ce pas ? »
« Non. Mais j'aimerais tellement tirer un trait là-dessus. »
Ses propos étaient sincères, mais je sentais qu'il me cachait d'autres informations. Prête à me rebiffer –après tout, c'était ma vie-, je ne me sentais pas capable de connaître ce qu'il considérait comme trop horrible pour me l'avouer maintenant…
« Vu comme vous êtes partis, demain je connais tout. » Tentai-je pour alléger l'atmosphère, mais je n'obtins qu'un léger sourire.
C'était définitif, Edward me cachait quelque chose.
« Je t'aime. » Murmurai-je en l'embrassant rapidement pour me caler ensuite dans ses bras.
« Moi aussi, Liz. Moi aussi. »
Il me serra contre lui et malgré moi, mon esprit cherchait ce qu'il pouvait bien tenter de me cacher. Mais je ne voyais pas. Après tout, j'avais été rejetée par ma famille à la mort de ma petite sœur, j'avais été traitée d'écervelée par mon père PDG d'une grande firme, et j'avais dû abandonner Edward pendant dix-sept ans avant de le retrouver, un an avant de le perdre peut-être à nouveau.
Que pouvait-il y avoir de pire ?
OoOoOoO
Rectification faite, il y avait pire.
Comme voir son père, un brin agressif, dévisager son petit copain d'un œil noir.
« Bonjour Monsieur Walter. »
Je ne pouvais nier qu'Edward gardait contenance alors que j'imaginais parfaitement le genre de pensées que mon père avait à son égard.
« Papa, maman, voici Edward Cullen, mon petit copain depuis un mois. » Rompis-je le silence que Scott tenait à installer.
« Edward, je suis ravie de te rencontrer dans d'autres circonstances que l'hôpital ou je ne sais quoi. » Sourit ma mère en l'invitant à s'asseoir au salon.
« Moi aussi, c'est vrai qu'il y a mieux que l'inquiétude et un accident pour se rencontrer. »Approuva Edward avec un sourire et une voix à vous damner.
« C'est pourtant bien comme ça que vous avez séduit Elizabeth. » Grogna mon père en lui jetant un regard de biais.
« Papa. Tu as promis. » Lui rappelai-je en faisant un signe de tête vers Edward.
Mon père serra les dents et ne fit pas mine de s'adoucir, alors que je savais à quel point il pouvait être un cœur tendre.
« Bien, alors, vous avez décidé d'officialiser maintenant ? » Interrogea ma mère en tentant de sauver la face.
« Maman ! Je vous ai dit, c'était mieux par rapport à Preston. Et puis, je savais que papa réagirait comme ça ! »
« Et je réagis comment ? Tu nous as menti, Liz, sur quoi d'autres l'as-tu fait encore ? »
Je restai bouche bée devant les propos de mon père. Je n'aurais jamais cru qu'il réagisse aussi violemment et encore moins devant témoins.
« Je ne suis pas une petite fille qu'on gronde parce qu'elle a mangé des bonbons en cachette, papa ! Je vais avoir dix-huit dans quelques mois et tout ce que tu trouves à dire c'est 'Ma fille, reste dans ta chambre et oublie le monde' ? »
Je me levai, furieusement agacée par sa réaction. Dans le genre super protecteur !
« Je comprends vos inquiétudes monsieur, mais vous pouvez être assuré que je ne veux que le bonheur de Liz. Nous avons pris une décision, vous la considérez comme une erreur, peut-être que ce qu'on dit à propos de l'apprentissage de ses erreurs est vrai… » La voix douce d'Edward était presque envoûtante lorsqu'il parla.
Je me tournai pour observer mon père. Il scrutait Edward comme s'il sentait la menace potentielle qu'il pouvait représenter. Si seulement il savait à quel point Edward était la seule personne à qui je pouvais confier ma vie les yeux fermés !
« Pardonne mon époux, Edward. Il a toujours été un brin hyper protecteur envers notre fille unique. »
Ma mère plaça sa main sur le genou de mon père, regardant Edward dans les yeux.
« Très bien. Je vous ai présenté officiellement, maintenant, Edward et moi allons dans ma chambre avant de repartir pour la soirée d'Halloween que nous passons avec nos amis. » Déclarai-je et je vis le regard de mon père se tourner vers moi.
Semblant comprendre mon impatience, Edward se leva et m'indiqua de passer devant. J'obtempérai, maugréant dans la barbe que je n'avais pas sur le côté étouffant de mon père. De son côté, mon vampire de petit-ami retenait un sourire, tout en refermant la porte de ma chambre.
« Quoi ? » Grognai-je, les poings sur les hanches.
« Rien. Je trouve juste que tu t'es vite emportée. »
« J'en ai assez qu'il me traite comme une gamine. D'accord, j'ai fait une erreur avec Preston. Mais toi, je te connais depuis des années, je sais que je peux avoir confiance et surtout, je sais que c'est toi que je veux ! Alors si au moins il me laissait respirer ! »
Je me figeai en réalisant qu'Edward n'avait pas bougé d'un pouce, appuyé contre la porte, les bras croisés sur son torse. Son regard était posé sur moi, presque trop brûlant pour être supportable.
Quand il vit que je l'observais aussi, il me fit son sourire en coin, prenant carrément la pause.
« D'accord, c'est ridicule. Mais ça m'énerve que tu puisses lire dans ses pensées et entendre tous les doutes qu'il émet. »
Je tombai, plus que je ne m'assis, au pied de mon lit.
Edward resta à sa place un instant de plus avant de venir s'asseoir à mes côtés, prenant mes mains dans les siennes.
« Scott a peur de ce que je représente, Liz. Rose l'a dit hier. Les humains ont tendance à vouloir garder leurs distances et non être avec nous. Scott est sensible à ce qui se cache en moi. Il veut veiller sur toi et il est prêt à te mettre en colère, si c'est le seul moyen qu'il a de s'assurer que tu ne souffriras pas. »
Sa voix était neutre et pourtant, à la manière dont ses doigts serraient les miens, je savais qu'il n'était pas aussi détaché qu'il souhaitait le faire croire. Penser que l'on pouvait l'imaginer à deux doigts de me blesser le rendait fou. Je savais que l'échéance de mes dix-huit ans pesait d'autant plus sur nous. Edward, tout comme moi, espérait bien avoir mis fin aux difficultés qui se présentaient avant mon prochain anniversaire. Et mon père pouvait se révéler une de ces difficultés…Après tout, Scott Walter était le seul père dont j'étais proche –plus encore qu'avec Charlie-, et Edward et moi avions tous les deux conscience que ma réaction face à mon père, à peine quelques minutes plus tôt, avait un lien avec la relation que j'entretenais avec lui. Une relation que je n'avais jamais vraiment connue dans mes autres vies.
Je soupirai, passant une main sur le visage de mon petit ami.
« Tu as raison. On ne peut pas tous être fous de toi, sinon je piquerai une sacrée crise de jalousie. » Ris-je en laissant mes bras s'enrouler autour de sa nuque.
« Une crise de jalousie, carrément ? » Il haussa un sourcil, amusé.
« Oui. Tu es à moi et quiconque aura besoin d'être rappelé à l'ordre le regrettera amèrement. » Affirmai-je alors qu'Edward se déplaçait au-dessus de moi, m'allongeant sur le lit, ses mains à mes côtés.
« J'aimerais vraiment avoir un aperçu de ce rappel à l'ordre. » Suggéra-t-il, ses yeux brûlant mon corps en même temps que ses lèvres jouaient sur mon épaule.
Je souris, m'arquant contre lui. Edward enroula ses doigts autour de mes poignets, à la tête de lit, sa bouche picora la mienne pour attiser le feu qui montait en moi. Je me mordis la lèvre pour retenir un gémissement et fermai les yeux. Mon cœur battait la chamade, la langue de mon vampire s'appliquant à dessiner à l'aveuglette sur ma peau.
Je pris une profonde inspiration alors qu'il se redressait, les yeux brillant du désir qu'il avait allumé en moi. Nous savions tous les deux que nous étions à deux doigts de dépasser nos limites, et même si une partie de moi rêvait de les dépasser, l'autre, la plus sage, se rendait compte que ce n'était pas le moment : mes parents étaient dans la maison et nous n'avions plus beaucoup de temps avant d'être harcelés par Alice et/ou April.
« C'est moi ou tu t'es chargé du rappel à l'ordre ? » Tentai-je, la voix plus grave que prévu, mes yeux balayant le corps du vampire au-dessus de moi.
« Possible. Mais c'était pour te montrer comment je compte rappeler à l'ordre ceux qui le méritent.» Avoua-t-il en libérant mes poignets.
Mes doigts atteignirent ses cheveux sans que j'y réfléchisse vraiment, désireuse de garder ce contact avec celui que j'aimais. Je souris, appréciant de sentir son corps contre le mien. Edward caressa ma joue, puis il déposa un baiser sur le bout de mon nez avant de s'asseoir au bord du lit. Je fronçai les sourcils, une seconde avant qu'on frappe à la porte.
« Oui ? »
Je remis nerveusement mon pull et mes cheveux en place, alors que ma mère entrouvrait la porte.
« Je peux entrer ? »
« Bien sûr. Qu'est-ce qu'il y a ? »
En deux mouvements, j'étais sur le fauteuil de mon bureau, les jambes sous mes fesses.
« Tu as oublié ton portable en bas et il me semble qu'April te harcèle. » Sourit-elle en jetant un œil à l'endroit où se trouvait Edward.
Je feignis de ne pas remarquer ses regards, prenant mon téléphone pour voir les deux messages et l'appel manqués d'April.
« Je la rappelle, sinon elle va me tuer. »
« D'accord. Vous filez bientôt ? »
« Sachant que les filles m'attendent, sûrement oui. » Acquiesçai-je.
Ma mère hocha la tête et referma la porte derrière elle.
« Que dit-elle ? » Edward vint se pencher sur mon épaule pour lire le message de ma meilleure amie.
« On doit acheter les boissons pour ce soir si on veut être acceptés chez elle. »Je levai les yeux au ciel, sentant déjà Edward se diriger vers le sac où son costume se trouvait.
« Allons-y alors, puisque nous le leur avons promis. »
Je restai un instant interdite, debout face à lui, me demandant si ma proposition de passer Halloween dans mon lit l'intéressait plus que la perspective d'une soirée entre amis. Ce fut seulement quand je vis la lueur dans son regard que je compris qu'il valait mieux, pour moi et mon cœur, que je cesse d'explorer cette possibilité. Je souris, l'air de rien, enfin autant que faire ce peut, et attrapai la housse dans laquelle se trouvait mon costume.
« C'est parti. » Lançai-je en prenant la main qu'il me tendait.
Nous descendîmes en souriant et passâmes devant le salon vide. En déclarant que nous y allions, je repérai le son des voix de mes parents dans la cuisine.
« Bonne soirée à tous les deux ! » Approuva ma mère.
Une fois la porte entrebâillée, j'entendis la voix de mon père qui grognait un 'bonne soirée'.
Edward ricana à mes côtés en m'entraînant jusqu'à sa voiture.
« A quoi pense-t-il ? »Demandai-je quand il m'aida à monter dans la voiture.
« Je crois qu'il voudrait avoir retiré quelque chose comme le démarreur sur ma voiture. »
Il avait tenté de ne pas rire, devais-je avouer, en voyant le coin de son sourire frémir. Je levai les yeux au ciel et bouclai ma ceinture.
En cinq minutes, nous étions au supermarché du coin et pénétrions le bâtiment en quête de boissons pour les convives des 'deux A'. Je reçus même un SMS de la part de Cathy pour me conseiller : sodas, bières, rhum et autres feraient l'affaire, disait-elle en ajoutant que Garrett, qui serait de la partie, devait me rejoindre pour payer l'alcool. Edward tenait le caddy pendant que je le remplissais. Quand je vis le contenu, j'eus un peu honte et me précipitai vers les bonbons et gâteaux à apéritif. Mon petit ami de vampire avait un regard entendu, mais ne disait rien.
Le grand frère d'April nous retrouva facilement dans le dédale des rayons et se moqua de moi en voyant mon caddy.
« Quoi ? Peut-être que ça ne te dérange pas de te pointer avec un caddy rempli à ras bord d'alcool à la caisse, mais moi si. »
« Lizzie, Lizzie. » Soupira-t-il en tirant sur une de mes mèches.
Je tapai sur sa main en lui lançant un regard noir. Il se contenta d'éclater de rire et de sortir son portefeuille.
« J'espère que tu as le cœur bien accroché Liz, parce que les deux A ensemble, c'est du tonnerre. Un peu trop extravagant, même. » Expliqua-t-il en prenant le bout du caddy que je manœuvrais à présent.
« Ah oui ? Et bien, ça ne m'étonne pas. Je t'avoue qu'elles font déjà peur quand elles sont uniquement au lycée alors là… »
Il ricana en nous guidant vers sa voiture et nous déchargeâmes en reparlant de nos frasques de gamins. Il se rappela aussi de certains des surnoms dont il m'affublait et je le frappai sur le bras à chaque fois.
« Fais gaffe à tes fesses, Cullen, c'est une tigresse cette fille. » Dit-il en se tournant enfin vers Edward qui, je ne m'en rendais seulement compte à ce moment-là, n'avait encore rien dit.
« Une tigresse moi ? Je t'en prie, tu t'es pris pour un loup-garou jusqu'à tes 14 ans, alors s'il-te-plaît ! »
« Ma chère Lizzie, tu es morte, tu t'en rends compte ? »Menaça-t-il en refermant le coffre de sa voiture.
« Brr ! J'ai peur ! » Le provoquai-je en me précipitant vers Edward.
« Poule mouillée ! »Cria Garrett en me voyant faire, mais je me contentai de lui tirer la langue. « Très mature, Walter. »
« Merci, Levingston, je trouve aussi. »
Il leva les yeux au ciel, et s'installa au volant de son véhicule alors qu'Edward tenait ma portière ouverte. Garrett klaxonna en passant devant nous pour sortir du parking, puis sa voiture fila vers la maison.
En attendant, Edward avait le regard fixe, sur moi, interrogatif.
Je déglutis et me tournai vers lui avec un sourire incertain.
« Quelque chose ne va pas ? » Tentai-je.
Edward lança un regard hargneux vers l'endroit où avait disparu Garrett et je posai une main sur son bras. Il s'approcha, ses lèvres se posèrent sur les miennes sans que je le voie vraiment venir. Sa bouche était possessive, presque en colère. Mes doigts s'installèrent sur sa joue contractée, mes yeux scrutant l'océan foncé de ses pupilles.
« Edward… »Je m'écartai, sentant une de ses mains glisser dans mon dos. « Que se passe-t-il, Edward ? »
Son regard revint sur moi avant qu'il ne ferme les yeux pour reprendre le contrôle de ses émotions.
« Garrett est le grand frère d'April. Nous passions notre temps l'une chez l'autre et je croisais souvent Garrett. C'est un peu mon propre grand frère. »Expliquai-je d'une voix douce, en comprenant les raisons de son comportement.
« Il te déshabillait du regard. » Grogna-t-il en posant son front contre le mien.
« Et tu t'es effacé. » Lui rappelai-je.
« Ca valait mieux, sinon je crois que je lui aurais arraché les yeux avec l'ouvre-bouteille qu'il a acheté. »
Je pouffai, prenant son visage entre mes mains.
« Je préfère que tu me réserves ton énervement. » Approuvai-je en frôlant ses lèvres des siennes. « Et je suis désolée que tu te sois senti mal à l'aise, mais quand Garrett est là, il attire sans cesse l'attention sur lui. Et puis, depuis qu'il est à l'université, je ne le vois plus beaucoup, alors c'est vrai que ça m'a fait plaisir de discuter avec lui. »
« Tu étais pourtant à deux doigts de le frapper. » Fit-il remarquer, ses pupilles retrouvant doucement leur couleur mordorée.
« Garrett me rend dingue et il aime ça. Quand on était petit, c'était presque un concours entre nous. Je te dis, c'est mon grand frère par adoption, et autant te dire que s'il me trouve ce soir, il va tenter de me taquiner à nouveau. Sauf s'il est trop occupé à faire le coq devant ses copains. » Le prévins-je.
« Je me sens ridicule. » Avoua-t-il après un moment de silence.
« Ce n'est pas le cas, je t'assure. Et puis, j'aime bien ce côté possessif. » Souris-je.
Il inspira à fond, et enfin m'embrassa doucement avant de démarrer la voiture.
Bientôt, nous étions dans le salon, chez April, entourés d'Alice, Rosalie, Cathy, Garrett et quelques uns de ses copains. Ce dernier me lança un clin d'œil lorsque j'entrais, puis il m'ignora pour répondre aux exigences de sa sœur.
La soirée se profilait sous les meilleurs auspices, quand les décorations –citrouilles et autres monstruosités que l'on ressortait en cette période de l'année- s'accumulaient dans la pièce, aux endroits stratégiques. Nous fûmes tous embauchés pour la mise en place des meubles et de la sono et fûmes enfin relâchés pour nous préparer. Les filles à l'étage, les garçons dans le sous-sol. Interdiction de la mixité oblige.
Chacune passa à la douche avant de passer entre les mains d'Alice, qui avait décrété qu'elle devait jouer à l'habilleuse. En un tour de main, Sissi côtoyait Scarlett et Athéna. Alors qu'Alice allait se préparer, en dernière, Rose s'attela à mes cheveux. Elle les tressa en une couronne sur ma tête, laissant voir les anneaux qui tenaient les bretelles sur mes épaules et resserra les liens sous ma poitrine pour, selon elle me permettre de me sentir mieux. Même si, en voyant mon reflet dans le miroir, je devinais que la manœuvre accentuait en même temps les courbes de ma poitrine. Je souris et fis un clin d'œil à Cathy qui bavait d'admiration.
« Il manque une touche de maquillage et tu es parfaite, Liz. » Affirma-t-elle en me présentant eye-liner et mascara.
Je me laissai faire, habituée, puis nous échangeâmes de position et je maquillais Scarlett O'Hara. Derrière nous, les deux A s'évertuaient à déterminer qui devait descendre en premier pour en mettre plein la vue.
« April fait déjà peur toute seule, mais elle devient carrément cauchemardesque quand elle est avec Alice. » Chuchota Cathy en me regardant dans les yeux.
Je souris et ne pus qu'acquiescer en me disant que si elle savait, elle fuirait en courant !
« Bien, alors remontons le temps, ça sera mieux. »
Cette phrase, dite haut et clair, signifiait que les filles s'étaient enfin mises d'accord. Cathy, Rose et moi les écoutâmes nous expliquer ce qu'elles concoctaient et je me répétais les propos de Cathy « April fait déjà peur toute seule, mais elle devient carrément cauchemardesque quand elle est avec Alice »…Elle avait mis le doigt sur le problème majeur de ma vie !
POV Edward
Les filles riaient à l'étage, alors que nous étions déjà tous installés dans le salon. Jasper m'avait jeté un œil interrogateur quand nous étions descendus au sous-sol pour nous préparer, et je m'étais senti obligé de me calmer pour ne pas gâcher sa soirée. Je savais que ma réaction envers ce Garrett était excessive, mais quand je l'avais vu jouer avec les cheveux de Liz, et la manière avec laquelle il se comportait avec elle, j'avais senti la jalousie grimper en moi. Et c'était ridicule, je le savais. Il n'y avait aucun signe chez Liz qui aurait pu m'inquiéter, mais le regard qu'il lui lançait, plus complice que je l'avais cru possible me rendait dingue. Bien sûr, il fallait ajouter à cela la curiosité qui passait dans la tête du grand frère d'April. Il voulait savoir où nous en étions Liz et moi, et derrière cela, se cachait le regret de ne pas avoir tenté sa chance. Alors j'avais des envies de meurtre…
Du moins jusqu'à ce que les filles apparaissent, les unes après les autres dans l'escalier.
« Rem ! Si ces messieurs veulent bien nous écouter. » Commença Alice, à l'étage.
Nous nous tournâmes tous pour découvrir ce qu'elles avaient prévu.
« Marie Curie est née en 1867 à Varsovie, mariée à Pierre Curie, elle reçut plusieurs prix Nobel. Elle découvrit le radium et permit ainsi un travail de recherche médicale contre le cancer. » Se présenta Alice, dans une longue robe noire d'époque, serrée jusqu'à la taille et évasée aux pieds.
Elle portait même un mini bécher comme pendentif.
Je souris alors qu'elle descendait pour rejoindre Jasper. Je réalisai, encore une fois, jusqu'où Alice était pointilleuse, puisque Jazz aurait très bien pu faire office d'homme de sciences, dans sa tenue très stricte et ses petites lunettes rondes sur le nez.
« Vous êtes prêtes les filles ? » Demanda Alice en se tournant vers le haut de l'escalier.
« A toi de jouer. » Approuva Cathy.
« Messieurs, voici maintenant Scarlett O'Hara. » Déclama ma 'sœur' en tendant le bras.
Steven eut un hoquet de surprise avant de s'immobiliser, la bouche ouverte d'admiration. Je bloquai ses pensées, certain qu'elles ne me plairaient pas. Toutefois, celles des autres étaient aussi claires que ce qu'on pouvait imaginer en mettant des garçons dans une même pièce que des filles lors d'une soirée comme celle-ci. Je soupirai, et entendis à peine Alice qui présentait la suite des personnages : Sissi et Anne Bonny –une des plus célèbres femmes pirates du début du 18ème siècle, expliquait-elle-.
Mais quand Liz apparut, je ne pus que perdre encore le fil de ce qui se disait, dévisageant, incrédule, la déesse devant moi.
« Athéna, déesse de la guerre et de la sagesse est parmi nous. » Conclut Alice en me jetant un regard entendu.
Je déglutis avec difficulté, le regard se posant tant sur ses cheveux, ses quelques bijoux et accessoires que sur la manière dont la robe drapait son corps, révélant plus de ses courbes qu'il m'en fallait pour avoir l'envie irrésistible de l'emmener loin d'ici, de préférence dans son lit.
Liz étudia les émotions sur mon visage et je compris la tension en elle, alors que j'étais immobile. Je me forçai à faire un pas pour la rejoindre et lui tendis la main. Elle parut soulagée, acceptant mon bras pour suivre les autres au salon.
« Tu es…Splendide. » Réussis-je à dire en observant encore la jeune femme à mon bras.
Liz sourit et en quelques minutes, le silence qu'avait causé l'apparition des filles fut rompu et la musique emplit la pièce.
April et Bradley investirent la piste de danse improvisée pendant que Garrett jouait au serveur en mélangeant un tas de jus et alcools dans un shaker. Pour la plupart, il savait ce qu'il allait obtenir, mais certains verres contenaient des inventions du moment. Liz et Cathy discutèrent des autres soirées prévues en parallèle de celle-ci. Apparemment, Steven était tenté de rejoindre d'autres amis plus tard dans la nuit, mais pas Cathy…
« …Ca va finir comme l'année dernière, chacun de son côté ! » Rit Cathy en regardant son petit ami déblatérer avec les amis de Garrett.
« Edward, tu bois quoi ? » Proposa Steven, plusieurs gobelets au contenu suspect dans les mains.
« Celui-ci. » Désignai-je en me disant qu'il valait mieux pour moi de ne pas savoir avec certitude ce que j'allais difficilement avaler.
Il me tendit un verre remplit d'une chose marron, avec un sourire triomphant en me voyant le porter à mes lèvres. Je tentai de réprimer l'envie de tout lui recracher à la figure, me contentant de sourire pour le remercier. Du coin de l'œil, je vis le refus catégorique de Rosalie de toucher à l'une des boissons, alors que Jasper et Emmett s'amusaient à tout tester. Les pauvres allaient le regretter le lendemain !
Comme si Alice l'avait vu, elle se précipita soudain sur Jasper pour lui arracher un verre l'air de rien et l'entraîner sur la piste de danse. Son compagnon ne parut pas s'en offusquer pour autant, ses mains se posant de manière possessive sur le bas de ses reins.
Je secouai la tête pour me sortir ses pensées lubriques de l'esprit, tout en sentant la main de Liz se glisser dans la mienne.
« Nous dansons ? » Sourit-elle en prenant le gobelet de ma main.
« Tu es sûre ? »
« Je suis bien meilleure danseuse que je ne l'aie été. » Affirma-t-elle en pressant ses doigts autour des miens.
J'acceptai, ravi de pouvoir la serrer contre moi.
« Athéna, hein ? ! » Murmurai-je à son oreille.
« Tu aimes ? »
Une de ses mains se posa sur ma poitrine, un sourcil relevé.
« Beaucoup. » Avouai-je, en appuyant doucement au creux de ses reins pour l'approcher de moi.
Une légère rougeur apparut sur ses joues lorsqu'elle sentit qu'en effet, j'adorais son costume.
« Que penses-tu du mien ? » Ajoutai-je en laissant naître mon sourire en coin.
Elle joua le jeu. Avec un regard intense, elle observa ma veste longue cintrée dont un bouton se fermait sur mon épaule, tel le haut d'une toge puis son regard se baissa jusqu'à mon pantalon noir. Elle se mordit la lèvre inférieure.
« Tu me fais penser à ces demi-dieux… »Affirma-t-elle d'un ton rêveur.
« J'ai réussi à expliquer à Alice qu'il était hors de question que je me présente en tenue de d'éphèbe. » Expliquai-je en la faisant tourner pour coller son dos contre moi.
« C'est un véritable exploit. »
« Je suis bien d'accord. » Approuvai-je en embrassant sa nuque dégagée et tentante.
Quand le manque de collectivité se fit sentir dans le groupe, nous nous retrouvâmes assis et éparpillés dans la pièce, pour raconter des histoires d'horreurs et d'anciennes anecdotes. A un moment donné, des enfants du quartier vinrent frapper à la porte pour réclamer les bonbons de la soirée. April et Liz s'amusèrent à les distribuer, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus assez puisque Garrett et les deux amies avaient sérieusement attaqué leur réserve. Un enfant d'une dizaine d'années les incendia presque violemment, déçu de ne pas avoir eu son compte de sucreries.
« T'inquiètes donc pas, on t'a aidé, petit ! Ca t'évitera de faire un tour chez le dentiste ! » Lui lança Bradley de l'autre bout du salon.
« En parlant d'aide, Saw VI ou Massacre à la tronçonneuse ? » Proposa Steven en pointant du doigt la pile de DVD à côté de lui.
« Et bien, c'est ici que les grands laissent les petits enfants ! » Intervint Garrett en se levant, suivi de ses amis.
« Et oui, les vieux doivent rendre leur carrosse avant minuit. » Se moqua Cathy en frappant la main de Liz pour s'auto-congratuler.
« Non, il s'agit seulement de choses que des enfants comme vous ne peuvent pas faire, ma chère Cathy, ma chère Lizzie. » Ricana Garrett en leur lançant un clin d'œil complice.
Les filles levèrent les yeux au ciel et ignorèrent ensuite les amis qui s'éloignaient. Bientôt, Liz se blottit dans mes bras, sa tête sur mon épaule et le noir s'installa autour de nous pour que le film commence. Les autres avaient choisi Saw VI et je n'y prêtai qu'une vague attention, plutôt intéressé par la légère caresse du souffle de Liz dans mon cou.
Il était près de deux heures du matin cependant, quand l'animation revint dans le groupe. Rosalie et Emmett s'étaient déjà éclipsés au milieu du film, prétextant une soirée à laquelle ils avaient été invités. Mais dans leurs esprits, je lisais parfaitement leurs intentions, et même Alice se retenait difficilement de les mettre en garde. S'en prendre aux voitures des habitants de cette ville pour faire accuser tous les jeunes n'était pas très mature de leur part. Emmett me lança un regard de défi en quittant la pièce et je levai les yeux au ciel, convaincu que je ne pouvais rien dire de toute façon.
Donc, il n'y avait plus que Jazz, Alice et les amis de Liz dans la maison quand l'idée de sortir rejoindre les autres dans la rue se présenta. En effet, à certains moments, des jeunes se mettaient à crier à l'extérieur, courant dans le quartier, pour s'effrayer mutuellement.
« C'est parti ! » S'exclama Steven en entraînant Cathy derrière lui.
« Moi qui espérais qu'ils auraient oublié cette habitude débile. » Murmura Liz en me tenant par la main.
« Sommes-nous obligés de les suivre ? »
« Bien sûr que non. Pourquoi ? Tu as une autre idée ? »
Je nous arrêtai, prenant ses mains dans les miennes.
« Peut-être bien. »
« Je te suis. » Affirma-t-elle et en un rien de temps, nous courions, à son rythme, vers les bois derrière les maisons.
Liz riait en entendant les appels d'April dans notre dos, surtout en entendant les conseils que son amie lui lançait jusqu'à ce que nous disparaissions parmi les arbres. Je m'arrêtai avant qu'elle le fasse, inquiet d'entendre son cœur battre si vite et sa respiration si décousue. Liz releva des yeux brillants sur moi, le sourire aux lèvres.
« Bon sang, je rêve de faire ça depuis qu'ils ont mis le film ! » Affirma-t-elle en reprenant difficilement son souffle.
« Tu n'as pas aimé ? » Me moquai-je en l'attirant contre moi, sur un tronc d'arbre couché.
« Du tout ! Tu n'as pas senti comment j'essayais de me cacher dans tes bras ? »
« J'ai bien senti que tu te rapprochais, en effet. »
« Edward, c'est vraiment méchant de ta part de te moquer de moi ! »
« Liz, tu sors avec un vampire et tu as peur devant un simple film ? »
Elle parut ne pas savoir ce qu'elle devait dire, alors, bouche ouverte, elle me frappa sur le torse en maugréant contre mon cœur insensible. Je ris avec elle et l'attirai plus près de moi, pour la bloquer entre mes bras.
« Cette soirée n'a pas été trop catastrophique pour toi ? » Demanda-t-elle en posant sa tête sur mon épaule.
« Absolument pas, pourquoi ? »
« Et bien, tu aurais sûrement préféré passer ta soirée à autre chose que supporter les délires des jeunes de 2027. »
Je pris son menton entre mes doigts et penchai la tête vers ses lèvres. J'entendis à nouveau son cœur s'emballer, mais cette fois-ci, je ne m'en inquiétais pas. J'appréciai plutôt.
« Du moment que j'ai pu être avec toi, rien d'autre ne compte. »
Ses yeux descendirent sur ma bouche et je ne résistai pas plus longtemps à l'envie de l'embrasser. Liz s'accrocha à mes épaules, alors que ma langue taquinait ses lèvres. Elle accepta mon intrusion avec un gémissement, et la chaleur que son corps irradiait s'insinua presque en moi. Une main dans sa nuque, je glissai l'autre le long de sa tenue, jusqu'à ses hanches. En un mouvement souple, Liz s'installa alors à califourchon sur moi, sa poitrine pressée contre mon torse, son corps vibrant d'un désir identique au mien. Je me laissai emporter, mes mains passaient de ses hanches à sa nuque, en s'arrêtant sur sa poitrine souple. Je savais que nous allions toujours plus loin, et je savais aussi que je rêvais de l'entraîner dans la chaleur d'une plus grande intimité, mais toujours, j'avais ces barrières en moi. La peur de la blesser, la peur de ne pouvoir me retenir et peut-être l'attaquer…La peur se battait en moi d'une même force que le faisait le désir. Mais le risque de lui faire du mal était plus grand que je risquais de ne jamais la revoir si j'étais la cause de sa disparition…Alors que si c'était à son anniversaire, j'avais encore le temps de trouver à m'apaiser pour la sauver et l'avoir à moi en entier.
Cette fois, ce ne fut pas moi qui bridai notre passion, mais Liz. Soudain, elle se tendit contre moi, les épaules figées, la respiration coupée, les yeux révulsés par la douleur.
Je la vis perdre ses couleurs, puis se recroqueviller en se tenant le ventre. En un mouvement, je l'assis contre le tronc d'arbre et me plaçai face à elle, ses mains dans les miennes.
« Liz, regarde-moi, que se passe-t-il ? Liz, tu es avec moi ? Liz ! »
Mouuuuaahhhaahahhaaa !
Je vous avais prévenus !
Au fait, acheroniastyx, en relisant tes corrections/conseils/commentaires, je me suis rendue compte à quel point tu es complètement dérangée ! LOL Comme ça c'est dit devant tout le monde p (au cas où !)
Bisous à la semaine prochaine avec le 12.
Spuffy
