4ème update

Isabella

C'est fou le nombre de gens qui entrent et sortent de cet immeuble dans une journée.

Ce qui est encore plus fou, c'est qu'Edward ne se soit toujours pas montré alors que le soleil menace de bientôt se coucher.

On est dimanche pour l'amour du ciel ! Ou est-ce que cet enfoiré peut bien se cacher un dimanche.

De l'autre côté de l'immense hall, le concierge garde un œil sur moi depuis que j'ai établi mes quartiers sur l'immense méridienne capitonnée. Je me délecte au moins du spectacle que m'offre le hall bruyant d'activité.

De la jeune bourgeoise guindée dans des vêtements que je tuerais pour avoir à la vielle aristo coquette dans des fourrures hors de prix, c'est un défilé constant de greluches toutes ridiculement accompagnées de chiens plus rikiki et hideux les uns que les autres.

Les heures défilent sans trace d'Edward si bien que je commence à remettre en question les dires du concierge, à moins qu'il y a une porte dérobée par laquelle Edward s'est faufilé à mon insu. Ce n'est pas grave, j'ai tout mon temps enfin non pas techniquement, mais arrivera bien un moment ou ce petit bâtard voudra récupérer une copie de son contrat et alors là, on verra bien qui détient le pouvoir.

En attendant, je préfère prendre les devants et bousculer un peu les choses, il ne pourra pas m'ignorer éternellement, pas quand mon proprio menace de me virer de mon appartement ni…pourquoi Monsieur le concierge du mois me jette-t-il des regards si fréquents ?

Depuis notre altercation, il ne m'accorde qu'une attention dédaigneuse et ne se gêne pas pour me faire sentir que ma présence n'est pas appréciée, comme si j'en avais quelque chose à foutre !

Mais quelque chose dans sa posture a changé alors qu'il échange quelques mots avec une habitante. Je l'ai vu arrivé il y a de cela une heure environ distinguée dans un tailleur Chanel noir, elle est entré comme, tête haute démarche assuré comme si elle possédait l'endroit. J'aime les femmes de caractère comme elle, et un jour c'est certain je lui ressemblerais.

Je me demande si c'est son air aussi sûr d'elle qui intimide autant le concierge, peut-être possède-t-elle l'immeuble après tout, tout est possible avec ces gens.

Faisait mine de ne pas leur accorder la moindre attention, je profite qu'il s'éclipse par une porte pour m'approcher discrètement et me dissimule derrière l'un des énormes piliers de marbre blanc. Je n'ai pas à patienter longtemps, concierge du mois revient les mains chargées d'un paquet qu'il dépose délicatement sur son comptoir, juste à côté de la femme Chanel.

-Et voilà, je l'ai mis de côté pour votre prochaine visite, je sais que Monsieur est trop occupé pour penser à les récupérer. Ma femme vous a tout emballé soigneusement pour le transport Madame Cullen…

Je me retiens in extremis de jurer en plein milieu du hall.

Est-ce que j'ai bien entendu ?

Cette femme…Oh bordel que c'est bon !

Tout s'explique à présent, les coups d'œil inquiet du concierge, son air coincé…Je le tiens, ou plutôt je la tiens !

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Les cartes viennent d'être redistribuées très cher Edward fais gaffe à toi !

Spechell