Hello !
Comme promis, le nouveau chapitre 25, il en a mis du temps mais le voilà enfin.
Je vous remercie pour votre patience et vos reviews d'encouragement.
Merci aussi à acheroniastyx et ma juju.
Bonne lecture
Chapitre 25-Journée avec les Cullen
Ma mère rentra tard mais lorsqu'elle me trouva, son regard me dit qu'elle était soulagée que ma petite fête légèrement improvisée ne se soit pas déroulée ce samedi soir-là. J'étais dans le canapé, devant la télévision, une autre tasse de chocolat chaud dans les mains. Ca me faisait un peu l'effet d'être revenue en enfance mais celui qu'Edward m'avait préparé dans l'après-midi m'avait donné envie d'en reprendre.
« Comment te sens-tu ? »
Je levai les yeux sur ma mère en train de s'installer près de moi.
« Ca va. J'ai fait mon ménage, jeté les cours inutiles…Et j'ai fait une sieste. Ce sont les vacances ! » Souris-je.
« Tant mieux. Tu ne te coucheras pas trop tard quand même. »
« Maman ! »
« Il vaut mieux pour ta santé, Aly. »
« Ce sont les vacances ! »Argumentai-je.
« Et tu as passé une mauvaise nuit ! » Contra-t-elle.
« Je me suis reposée aujourd'hui. »
Je me retins de justesse de croiser les bras.
Je la vis lever les yeux au ciel alors qu'elle soupirait.
« Alors demain tu pars toute la journée ? Je croyais que ça serait une soirée. »
« On ne peut plus se passer les uns des autres ! »
Je haussai les épaules : je détestais lorsqu'elle se mettait à poser des questions comme cela !
« Tu as raison, je vais aller me coucher. » Décidai-je en me levant brusquement.
« Alyssa… » Soupira ma mère mais je l'ignorais.
Je n'avais aucune envie d'écouter ses remontrances et autres conseils mère-fille que je sentais poindre !
Un petit tour à la cuisine pour laver mon mug suivi d'un passage éclair dans la salle de bain pour me laver les dents et je fus dans ma chambre, en pyjama. Je sursautai à peine en voyant se détacher l'ombre d'Edward près de mon lit.
J'aperçus son sourire en coin alors qu'il me tendait les mains.
« J'ai vu juste, n'est-ce pas ? » Chuchotai-je en le rejoignant.
« Plutôt oui. »
« Pff ! Je déteste quand les parents ont en tête de vous faire le speech 'prends garde aux garçons, ma fille'. »
« Au risque de radoter, ils veulent faire au mieux pour toi. »
« Je déteste quand tu prends leur défense ! » Souris-je en m'asseyant contre la tête de lit.
« Ne serais-tu pas un peu sur les nerfs pour détester autant de choses en si peu de temps ? » Se moqua-t-il.
« Vas-t-en ! » Pouffai-je en frappant son torse.
Je retins une grimace. Et pourtant je savais qu'il ne fallait pas le frapper !
Edward attrapa ma main au vol avant que je ne la pose contre moi. Je me mordis la lèvre. Il enveloppa ma main dans les siennes permettant le soulagement de la douleur par sa fraîcheur. Je fermai les yeux pour mieux sentir les caresses de son pouce sur ma peau. Cette fois, ce fut un gémissement que je réprimais. Je rouvris les yeux et croisai son regard doré ; j'eus l'impression que tout s'estompait autour de moi, ne devenant plus qu'un voile flou dans lequel seuls Edward et moi existerions.
Je sentis le lit bouger en voyant Edward s'approcher. Soudain, son visage fut à deux doigts du mien. J'inspirai ostensiblement son odeur et ses doigts se refermèrent plus fortement sur ma main.
« Je devrais partir. » Murmura-t-il et ce fut comme si sa voix rompait la bulle dans laquelle nous évoluions.
« Hein ? » J'eus du mal à revenir à la réalité. « Tu veux partir ? »
Il glissa une main sur ma joue, légère, électrisante.
« Je devrais partir. » Répéta-t-il.
« Mais ? » Devinai-je.
« Je n'en ai pas la force. »
« Alors reste. »
Je m'approchai, je savais qu'il pouvait sentir mon souffle sur ses lèvres.
« Tu n'as même pas dix-sept ans. » Opposa-t-il.
« Dans cette vie seulement, Edward. Bella aurait plus de cinquante ans. »
« Elle est plutôt bien conservée alors. »
« Tu peux parler Monsieur "j'ai presque trois fois l'âge de Bella !" »
Il eut un léger sourire en coin mais le trait d'inquiétude reparut sur son front. Je posai un doigt dessus et suivis son chemin sur l'arête de son nez, glissant inévitablement jusqu'à ses lèvres. Je les caressai doucement, me souvenant parfaitement de ce qui le mettait toujours au bord du supplice. Il gronda un instant avant d'enrouler ses doigts autour de mon poignet, l'amenant sur sa mâchoire et dans sa nuque. Je m'y agrippai, me redressai en sentant ses mains se rejoindre dans mes reins. En silence, il s'approcha et ses lèvres frôlèrent ma mâchoire, remontant jusqu'à mon oreille droite. Il y déposa un baiser et je sentis mon corps entier se tendre. Je voulais plus.
« Edward… »Suppliai-je alors qu'il reprenait son chemin dans mon cou et sur une de mes clavicules.
Je tirai doucement sur ses cheveux, ma respiration était déjà bien erratique lorsqu'il plaqua son torse contre ma poitrine.
La sonnerie fut d'abord un bruit de fond que nous ignorâmes avec brio. La répétition indiquant l'arrivée du message était agaçante mais seule la voix de ma mère nous arrêta, couchés sur mon lit.
« Aly, pourquoi Clark est-il obligé d'appeler à la maison ? »
Edward grogna contre mes lèvres tout en resserrant son étreinte. J'attrapai ses poignets et me retrouvai tiraillée entre le besoin d'attirer ses mains plus bas sur mon corps et celui de m'en détacher avant que ma mère nous trouve ainsi.
Il décida avant moi.
Son corps se décolla du mien, ses bras frôlèrent les miens en provoquant un long frisson frustré en moi. Il ne voulait pas non plus s'arrêter là !
Ma langue attaqua la sienne une seconde avant qu'il ne disparaisse et que ma porte de chambre ne s'ouvre.
« Aly, tu dors ? »
Heureusement que la lumière était éteinte ! Ou plutôt, merci à Edward de l'avoir éteinte au passage !
Je basculai sur le côté, la tête dans l'oreiller et espérai prendre une voix endormie.
« Presque. »
« Oh pardon ! Je dis à Clark de n'appeler que demain alors ! »
« Non, passe-le-moi. »
Je me redressai, surprise de cet appel. Clark ne l'avait jamais fait.
« Allô ? »
« Hey, Aly, désolé si je dérange mais je me demandais, tu sais, maintenant que tu quittes le collège, enfin, on s'entend bien… »
Je sentis plus que je ne vis le mouvement d'Edward. Ses yeux étaient sûrement noirs mais je ne pus que ressentir ce qui le parcourait : un violent besoin de faire quelque chose comme peut-être arracher la tête à ce pauvre Clark.
Je lui pris la main et entrecroisai nos doigts alors que Clark cherchait ses mots.
« Clark, non. Je veux dire, on a passé de bons moments avec les autres c'est sûr, mais toi et moi ? » Je secouai la tête, grimaçant. « Je ne crois pas. »
« Oh ! Oh okay ! Non, je veux dire, c'est cool ! T'es cool ! »
Je me sentis gênée pour lui mais après tout, je n'allais pas le laisser s'enfoncer dans ce rêve ! Mieux valait étouffer ça dans l'œuf. Quelques secondes plus tard, je redescendais en silence le téléphone sur sa base dans le salon et annonçai que j'allais me coucher. Mes parents acquiescèrent d'un signe de tête alors que je remontai déjà.
Ma porte refermée, j'y restai un instant appuyée contre, les yeux fermés à écouter les battements désordonnés dans ma poitrine.
Un index glissa doucement sur ma joue et je souris malgré moi à ce contact rassurant. J'osai croiser son regard noir, comme je m'y attendais mais ne pus dire un mot quelques longues secondes, emprisonnée par ses pupilles. Je ne savais pas trop comment réagir après cette interruption des plus impromptues.
« Tu rougis. » Sourit-il et je levai les yeux au ciel.
« Quelle chance ! »
Je me dégageai pour m'asseoir sur le pied du lit.
« Puis-je connaître la teneur de tes pensées pour que tu en rougisses à ce point ? »
Il s'installa près de moi et me fit son sourire en coin.
« Tu le sais très bien ! »
« Eclaire-moi. Certaines choses ont un peu interféré et je ne sais pas lesquelles sont réellement dans tes pensées. »
« Attention, tu pourrais bientôt accéder au rang des mecs les plus incompréhensibles de notre époque ! »
« J'y compte bien mais ne te défile pas. »
Je soupirai en me passant une main dans les cheveux.
« Je repensai au moment plus qu'intime que Clark a inopinément interrompu. »
« Ah ! Je croyais que tu repensais à la manière avec laquelle tu l'as remis à sa place. Je ne comprenais pas parce que je trouve que tu as été beaucoup trop gentille envers lui. »
En disant cela, il avait attrapé mon poignet et l'avait attiré à ses lèvres.
« Disons que c'était ma B-A du jour. »
« Je préfèrerais que tu sauves le petit chien de la voisine. »
« Edward ! » Ris-je en frappant la main qu'il tendait vers ma taille.
« Alyssa ! » Prononça-t-il de la même manière.
Un long frisson d'anticipation me parcourut au son de sa voix. J'osai espérer lui en procurer de tels en disant son prénom !
« J'imagine devoir me considérer comme chanceux d'avoir obtenu ton intérêt. » Glissa-t-il entre deux baisers sur mon bras.
Je déglutis tendant les doigts vers sa nuque.
« Très chanceux. Je ne m'intéresse qu'à ce qui en vaut la peine. »
Il sourit en levant les yeux vers moi. Je me laissai prendre par son regard doré et l'attirai à moi.
Nous retombâmes allongés sur le lit, Edward positionné au-dessus de moi, mes jambes enroulées autour de son bassin. Ses lèvres se posèrent sur les miennes avec tendresse et possessivité en même temps. Nous reprîmes exactement où nous nous étions arrêtés…
OoOoOoOoO
Edward était reparti un peu avant l'aube pour « me laisser me reposer avant la grande journée qui m'attendait », avait-il dit.
Je me tournai à nouveau dans mon lit. Je détestais lorsqu'il faisait son petit commandant en chef mais il avait raison. La nuit blanche que nous avions passée à nous caresser et à parler n'allait pas m'aider à récupérer suffisamment d'énergie pour survivre à Alice et Rosalie en mode « Alyssa fait craquer Edward ».
Non pas que l'idée me déplaise mais j'avais quelque peu la sensation de me retrouver agneau sacrificiel dans cette histoire.
Mon réveil sonna l'heure fatidique de huit heures du matin. Je lui tapai littéralement dessus pour le faire arrêter et maugréai dans la barbe que je n'avais pas. Les filles me le paieraient !
Un éclair zébra le ciel sombre et me décida à me lever. L'avantage de cette journée chez les Cullen serait bien sûr la possibilité de retrouver avec eux ce que j'aimais : joies, drames et surtout liens familiaux indéfectibles.
Je m'habillai évidemment avec la tenue envoyée par Alice l'avant-veille et m'apprêtai à appeler Alice pour lui signaler que j'étais prête lorsqu'elle sonna à la porte d'entrée. Je soupirai aux trois fortes pressions faites sur le bouton elles trahissaient tellement son impatience ! La journée commençait mal !
« Hum ! Tu aurais pu enfiler les baskets directement, on va arriver en retard maintenant ! »
« Bonjour à toi aussi Alice, quel plaisir que de te voir en ce dimanche matin pluvieux »
« Oui, oui, on sait toutes les deux où est ton plaisir mais on n'a pas le temps ! »
Elle attrapa mon poignet et se dirigea les yeux fermés vers ma chambre. De la cuisine, mon père arqua un sourcil interrogateur. Je lui fis signe de la main que nous redescendions tout de suite.
« Edward me rend dingue ! » Lâcha-t-elle après avoir fermé ma porte.
« Et moi donc. » Maugréai-je tout bas.
C'était sans compter son ouïe super fine.
« Je ne sais pas comment tu as pu le laisser tout arrêter comme ça ! J'aurais très certainement hurlé à ta place ! Je l'ai d'ailleurs fait et Jazz s'est sérieusement inquiété ! » Elle arrêta un instant de fouiller dans ma penderie. « Tu imagines bien qu'il est passé à la casserole deux fois plus qu'à la normale ! »
Je me sentis rougir. Je me baissai pour faire mes lacets.
« Oh ! Aux idées qui te sont venues hier soir, tu n'as pas besoin de rougir ! Tu es bien pire que nous tous réunis, je te promets. » Elle s'approcha et prit mon menton entre deux doigts. « Ca doit être un effet de la réincarnation et la frustration que tu accumules dans toutes tes vies. » Elle frappa des mains en faisant un pas en arrière. « Heureusement, on va arranger ça, et très bientôt ! »
« Hein ? Comment ça ? »
« Tttt ! Ne fais pas ton innocente, voyons ! »
Elle me fit un clin d'œil des plus énigmatiques voire flippants et ouvrit ma porte de chambre.
« Pardon monsieur Rowlings mais Aly n'était pas présentable du tout alors je devais l'aider ! J'espère que votre petit déjeuner était… »
Je ne l'écoutais plus alors qu'elle descendait au rez-de-chaussée. Je les rejoignis quelques minutes plus tard et les trouvai en grande conversation économique. C'était raté pour faire croire à mon père qu'Alice était juste un peu survoltée mais tout à fait normale !
Il me lança d'ailleurs un regard étonné et je haussai simplement les épaules.
« Dis, Alice, il me semblait que nous étions en retard. »
« Oui, nous le sommes mais pas à cause de moi ! Monsieur, ravie d'avoir eu cette conversation enrichissante avec vous ! »
Et elle quitta la pièce en un demi-tour gracieux. Je soupirai en la suivant, mon sac de rechange à la main. Du coin de l'œil, j'aperçus le soupir de soulagement de mon père. Il allait s'en remettre, je n'en doutais pas.
« Non mais je peux savoir ce que tu as fait avec mon père ?! »
« Et bah quoi ? J'ai fait la conversation. »
Elle démarra le moteur et s'engagea dans la circulation dans le même mouvement. J'attachai ma ceinture, je me souvenais qu'elle était aussi dangereuse au volant qu'Edward pouvait l'être. Elle était allée à la même école !
« Bien sûr ! Tous les jeunes de notre âge mènent une conversation sur des questions économiques et financières ardues, c'est connu ! »
« Je te rappelle qu'aucun jeune n'a notre âge ! »
« Alice, tu sais ce que je veux dire ! Qu'est-ce que je vais lui dire moi ce soir ? »
« Que je suis surdouée. »
Je la regardai, les yeux écarquillés. Elle avait dit ça avec tellement de facilité !
« Mouais. »
Je n'eus pas le temps de dire ou faire plus que nous arrivions déjà chez les Cullen. La famille était sur le perron, tout sourire. Edward amorça un mouvement dès qu'Alice appuya sur la pédale de frein. Il ouvrit donc la portière à peine la voiture était-elle arrêtée. Je souris et lui tendis la main avec plaisir.
Il portait lui aussi la tenue de baseball, une casquette vissée sur sa tignasse indomptable. Ses pupilles dorées semblèrent m'étudier au même titre que je le faisais.
« Tu aimes ce que tu vois ? »
« Plutôt pas mal, oui. » Approuva-t-il en déposant un baiser sur mon front.
Je levai les yeux au ciel en me mettant sur la pointe des pieds pour l'attirer vers moi. Ses lèvres frôlèrent un instant les miennes avant de s'écarter avec un grognement.
« Emmet ! » Accusai-je, pariant sur le plus agaçant de ses frères.
« Louper, c'est Jasper. » Maugréa Edward en enserrant ma taille.
« C'est pas mieux, Jazz » Affirmai-je.
Il eut le mérite de parvenir à un regard étonné pendant quelques secondes avant que son sourire ne le trahisse.
La journée allait être un enfer !
Comme si ma pensée avait été le signal qu'ils attendaient, tous se dirigèrent vers les voitures : la toute nouvelle Jeep d'Emmet et le 4X4 de Carlisle. Edward me tint serrer contre lui et même si c'était une bonne chose étant donné l'état de la route sur laquelle nous avancions, je le soupçonnai, au vu des regards qu'il lançait à ses frères, de vouloir marquer son territoire ou quelque chose du même type. Je me rapprochai de lui, la tête calée dans son cou, mon souffle ostensiblement tourné vers sa peau. Ses doigts passèrent sous mes vêtements pour s'accrocher à ma hanche. En levant les yeux, je croisai son regard mordoré. Le désir y régnait en maître et l'idée me procura un frisson d'anticipation.
Ce fut au tour de Jasper de grogner lorsque je baissai une main pour la joindre à celle d'Edward. Je lui tirai la langue.
Bien fait !
Emmet éclata de rire et j'aperçus le sourire à moitié caché de Rosalie. Elle me fit un clin d'œil complice et posa une main sur la cuisse de son fiancé. Apparemment elle connaissait son sujet : Em se figea, bouche ouverte sur une exclamation que j'imaginais de surprise. Alors que j'allais détourner les yeux, il s'empara de ses lèvres avec gourmandise.
Je me détournai tout à fait mais non sans entendre Jasper jurer qu'il se vengerait. Edward se contenta de ricaner, faisant vibrer son corps contre le mien.
De vrais gamins !
Et j'en faisais partie…
Je souris à l'idée me laissant guider par la famille vers le terrain de jeu qu'ils avaient choisi.
La pluie tombait drue sur nos épaules mais les Cullen ne semblaient pas s'en soucier plus que ça. Même Rosalie, dont l'irréprochabilité de sa coiffure était toujours un sujet d'importance, ne s'inquiétait pas de cette pluie battante sous laquelle elle évoluait. Au contraire, ils jouaient avec encore plus de force comme pour se prouver je ne sais quel pouvoir d'adaptation à tous types de situations. Les éclats de rire étaient tout autant de rigueur lorsque l'un se jetait littéralement sur l'autre pour prendre la balle au vol ou échouer lamentablement dans la boue qu'ils avaient produite à force de jouer.
Et moi dans tout ça, j'étais l'arbitre. Depuis quelques temps, j'avais réussi à faire entrer les cartons de couleur dans le jeu et chacun se pliait assez plaisamment à mes décisions si j'en faisais sortir un ou supprimais un point ou deux à l'équipe pour faute. Bien sûr, il ne s'agissait pas tout à fait des règles que les humains connaissaient mais c'étaient les seules que j'avais pu instaurer –avec l'aide d'Esmée- au vu de l'état dans lequel ils rentraient : vêtements déchirés, ongles cassés… ou les coups bas dont ils se gratifiaient à tout va.
« Edward, carton jaune ! » M'écriai-je en voyant les gestes qu'il échangeait avec Emmett, son adversaire actuel.
Il eut l'obligeance de baisser les yeux –quelques millièmes de seconde- avant de retourner à sa base.
« Œil de lynx, tu veux pas nous rajouter quelques points ? Pourquoi je me fais ratatiner comme ça, hein ? »
« Pattes d'ours, tu triches, pourquoi je te donnerai des points en plus ? »
Carlisle prit la batte en me souriant d'un air entendu : je savais qu'il appréciait les joutes verbales entre Em et moi. Je hochai la tête tant pour lui signifier qu'il pouvait y aller que pour signaler que j'avais compris ce qu'il sous-entendait.
Alice lança la balle, le chef de famille frappa et le projectile s'envola avec de superbes effets. Mon cœur n'eut pas le temps de battre une seule fois de plus que tous les vampires autour de moi se déplaçaient. Je n'étais qu'humaine donc je ne vis tout d'abord pas qui était où puis les contours se définirent et je parvins à identifier Jasper à la seconde base, Edward à la troisième qui courait de toute sa vitesse vers la balle. Celle-ci était encore haut dans les airs mais amorçait sa descente. J'admirais sans vraiment m'en rendre compte le mouvement de mon petit ami pour l'atteindre. Ses doigts se refermaient à peine dessus en un battement de cils que la balle repartait déjà dans le sens inverse. Carlisle vint s'abattre devant moi, son tour fini, mais Esmée avait déjà la balle en main.
« OUT ! » Criai-je alors que tout le monde regagnait sa place.
« Un chouïa de plus et c'était bon ! » Lança Alice pour encourager les troupes.
Près d'une heure plus tard, je criai OUT à Edward. Pour sa défense, Emmett et moi avions échangé quelques mots pendant qu'il courait. Rien de tel pour le déconcentrer…C'était mal de tricher en défaveur de son petit ami…Très mal ! Mais j'aimais les émotions qui apparurent sur ses traits lorsqu'il se releva.
Ça allait être ma fête !
« Y a du favoritisme dans les parages. »
Qu'est-ce que je disais ? !
Je lui souris et l'encourageai d'un baiser envoyé sur deux doigts. Il le 'récupéra' sans hésiter mais son sourire en coin était quelque peu manipulateur.
« Bon vous jouez ou on vous trouve une chambre ? » S'agaça Jasper en sautillant sur place comme s'il s'échauffait.
Edward se détourna et pointa Emmett du doigt.
Ça allait saigner !
Il n'y avait pas eu de sang au sens propre puisque les vampires ne saignent pas, mais j'avais dû sortir à plusieurs reprises mon carton rouge. D'abord Emmett avait physiquement retenu Edward lors de son tour, ayant déjà eu un carton jaune je dégainai mon carton rouge. Il bougonna à côté de moi mais il aimait autant cette place –il pouvait invectiver et encourager à sa guise- que sur le terrain. Je finis par accepter de parier sur celui qui sortirait après lui : Jasper. Après tout, je ne pouvais pas tenter le diable nommé Edward encore plus si je voulais survivre à la soirée cinéma prévue. Et puis même si c'était plus subtil, Jazz trichait aussi.
Aucun de nous ne gagna réellement étant donné que Jasper et Edward furent évincés au tour suivant : au centre du terrain, ils s'étaient ouvertement chamaillés pour la balle.
Une fois séparés, il ne restait plus grand monde sur le terrain aussi les matchs cessèrent-ils.
« Ah ! On a bien rigolé ! » Affirma Emmett en se tapant sur la panse comme si jouer ainsi était l'équivalent d'un bon repas.
« La prochaine fois, il faudra que vous mangiez avant de jouer. Ça évitera vos singeries. » Grogna Alice en prenant le bras d'Emmett et Jasper.
« Oh arrête ! Tu t'es autant amusée qu'eux ! » La démasquai-je.
J'avais eu tout le loisir de la regarder évoluer parmi ces bêtes de foire. Alice jouait en fonction des réactions des garçons qu'elle 'voyait'.
« Hey ! Au moins tes cartons ont servi, non ? »
« J'ai même cru que j'allais les abîmer, oui ! »
Nous éclatâmes de rire en montant chacune dans un des véhicules.
« Manipulatrices ! » Scanda Emmett tout le long du chemin de retour.
Il n'avait peut-être pas tort mais au moins tout se passait bien au sein de cette famille.
Le retour fut donc une calamité mais Edward eut la bonne idée de nous faire rejoindre sa chambre en deux temps, trois mouvements, nous évitant d'innombrables remarques le temps de monter à mon rythme.
Je retirai ma casquette et attrapai une brosse pour démêler mes cheveux humides. Je fis le tout en ôtant mes chaussures et grimpant sur son bureau. Mon vampire de petit ami, quant à lui, était dans son dressing. Je l'y entendais farfouiller en grommelant. Je souris, imaginant sans peine après qui il en avait.
« Tout va bien ? » Lançai-je en posant ma brosse.
« Je déteste Alice. »
Il me rejoignit en passant une main agacée dans ses cheveux. Je dus cesser de respirer plus longtemps que d'habitude puisqu'il fut à mes côtés en une seconde, inquiet.
« Bella, est-ce que ça va ? »
J'entendis un éclat de rire au rez-de-chaussée mais ne pus dire un mot. Je tournai les yeux vers Edward et portai la main à son visage.
« Tu es à tomber. » Affirmai-je, ayant récupéré ma voix.
« Hein ? »
Je secouai la tête tant pour reprendre mes esprits que pour le rassurer.
« Tu t'es vu ? Alice veut ma mort ! »
Il pencha la tête sur le côté puis une lueur de compréhension illumina ses prunelles.
« Je me trouve ridicule dans cette tenue. »
Je fronçai les sourcils et l'observai des pieds à la tête : un jean noir, une chemise noir et les premiers boutons de celle-ci ouverts.
« Je répète, tu es à tomber. »
Ma main prit seule le chemin de la peau dénudée. Edward ferma les yeux et glissa ses doigts sur ma taille. Imperceptiblement, nous nous rapprochâmes l'un de l'autre et nos lèvres se trouvèrent dans un simple mouvement. Je m'accrochai à sa nuque, l'attirant plus près encore. Ses bras s'enroulèrent autour de moi, plaquant son torse contre ma poitrine. Il gronda, me faisant vibrer, tout en me poussant sur le dos. Je réalisai seulement qu'il m'avait entraînée sur son lit.
« Je suis trempée ! » Me débattis-je.
« Hum, j'ai hâte de vérifier ça. » Murmura-t-il en amenant sa main gauche dans ma nuque alors que son corps épousait le mien.
Oh mon dieu ! Il avait mal interprété ce que je disais…
J'aurais dû le corriger mais c'était littéralement impossible.
Je manquai d'air mais la douce brûlure de ses caresses était trop addictive pour que je m'écarte. Mes doigts s'attaquèrent à ses cheveux, appréciant en même temps la carrure de ses épaules. Il paraissait frêle mais sous sa peau, c'était une force vive que je sentais onduler à chacun de ses gestes. Je repris une goulée d'air lorsqu'il descendit sa bouche dans mon cou. Je fermai les yeux, mes hanches allèrent à la rencontre de son bassin et le poids de son sexe pressé contre mon ventre enflamma mon corps.
J'encerclai sa taille de mes jambes.
Edward murmura mon prénom et je plongeai dans son regard doré.
Pas un mot ne fut prononcé alors que sa main libre se rendait sur mon ventre, frôlant ma peau, remontant jusqu'à mes seins. Il les empauma l'un après l'autre, titillant doucement mes tétons durcis. Je me cambrai sous lui. Son nez trouva refuge dans mon cou. Sa langue dessina à l'emplacement de ma veine affolée. Ses doigts jouèrent avec moi alternant entre ma poitrine et l'intérieur de mon boxer, qu'il avait réussi à atteindre à un moment ou à un autre. Je me mordis la lèvre lorsque sa bouche s'aventura sur mon ventre. Mes doigts se mêlèrent à ses cheveux et lentement il atteignit l'objet de sa convoitise.
Je happai l'air, brièvement consciente de l'endroit où nous nous trouvions et de ce que nous faisions. Depuis le temps que nous étions interrompus, ce moment semblait parfaitement indestructible.
Sa bouche frôla le haut de mes cuisses et je défaillis, tremblante d'anticipation. Sa caresse s'affermit et n'exista plus que mon sang embrasé par le plaisir pur.
Je ne pouvais plus penser, je n'étais qu'émotions aussi lorsque je revins à la réalité, je ne pus rien dire. Je tendis les bras vers lui et Edward m'enlaça, m'embrassant tendrement.
Calée dans son embrasse, le feu reprit en moi plus impétueux que je le pensais possible. Je me redressai et manœuvrai pour me retrouver sur lui. Je l'embrassai plus passionnément, mes mains commençant à s'attarder sur les boutons de sa chemise.
Il commença par écarter son visage puis attrapa mes mains pour les bloquer dans mon dos.
« Non, Aly. »
J'allais m'offusquer de son refus lorsque je croisais son regard. Il souffrait autant que moi d'avoir à nous interrompre mais s'y résignait. Alors, tout me revint. Nous étions chez les Cullen et ils avaient certainement assisté à tout ce qu'il venait de se passer.
« Oh mon dieu ! »
J'écarquillai les yeux et me libérai de sa poigne pour me rhabiller –j'étais nue, bon sang !-.
« Ils sont sortis lorsqu'ils ont… » Commença-t-il pour me rassurer.
« Mais ils savent qu'on…Que tu … »
Je me pris la tête entre les mains.
« Tout comme nous savons quand ils font ça. » Sourit-il en baissant mes mains.
« A la différence que ça ne les dérange pas, eux ! »
Edward soupira.
« Comptes-tu regretter ce qu'il s'est passé et rester cachée ici indéfiniment ? »
Je grimaçai. Ce que je regrettai c'est ce qu'il ne s'était pas passé !
Je soupirai à mon tour, capitulant.
« Le premier qui fait une seule remarque à ce sujet, je l'embroche moi-même ! » Prévins-je à l'attention des vampires qui, je le savais, étaient à portée d'oreille.
Un éclat de rire me confirma que le message était passé.
« J'y veillerai. » Promit Edward en baisant mon front.
Je hochai la tête : j'en prenais note.
« Hey ! » Me dégageai-je. « Est-ce que ça signifie quand même que tu n'as plus de réserves à…Enfin tu vois ? »
Je me sentis rougir. Oh diable les autres Cullen ! Edward avait fait bien plus ce jour-là, sans raisons apparentes. Je devais savoir à quoi m'en tenir pour la suite.
Il eut son sourire en coin alors qu'il se rapprochait de moi. Ses bras m'emprisonnèrent, ses yeux retenant les miens.
« Je n'ai pas réfléchi. »
« C'est une bonne chose. Arrête de réfléchir, maintenant. »
Il ricana et me vola un baiser.
« D'accord, j'essaierai. »
J'acquiesçai, satisfaite.
« Je devrais peut-être me changer. » Décidai-je en me souvenant du reste du programme.
« D'accord. »
Edward quitta la pièce. Je pris mon sac de rechange et me dirigeai vers la salle de bain pour prendre une douche.
Edward POV
Je n'avais pas pu résister à la tentation qu'elle représentait ainsi sur mon lit. La présence de mes proches n'avait pas même frôlé ma conscience alors que je m'étais penché sur elle, que je m'étais délecté de son plaisir. Comment cela aurait-il pu alors que je contrôlais de moins en moins mon besoin d'elle ?
Alyssa rejoignait la salle de bains quand Jasper entra sans autorisation dans ma chambre.
« Bon travail, tu comptes faire quoi maintenant que tu as goûté à sa peau ? »
Il eut au moins la décence de parler trop bas pour être entendu par celle que j'aimais.
Je soupirai. Je n'avais vraiment pas réfléchi à ce que je faisais. J'avais eu besoin de la caresser et mon corps avait pris le contrôle.
Je ne veux pas me la jouer petit chef mais je pense que vous avez passé tous les caps possibles pour en arriver là, maintenant, à toi de jouer.
« Ce n'est pas si facile. » Répondis-je à ses pensées.
« Où est encore le problème ? Vous vous êtes pardonnés l'un l'autre le mal que vous vous êtes faits avec Liz et je ne sais pas pourquoi, mais je sens que tu sais comment régler son problème des 18ans fatidiques. Alors qu'attends-tu pour être heureux avec elle ? »
L'agacement pointait doucement dans sa voix et c'était vraiment signe que je poussais le bouchon un peu loin. Nous entendîmes Aly qui finissait de se préparer. Il ne me laissa pas réfléchir plus longtemps :
Fonce vieux, ou t'auras ma mort sur la conscience.
Je souris à sa pensée. Il était à la porte mais se retourna :
Je ne plaisante pas ! avec toute cette tension sexuelle autour de vous, je vais mourir de combustion spontanée. Tu imagines le malheur d'Alice…
Ça avait le mérite d'être plus menaçant que l'idée d'une combustion spontanée. J'acquiesçai et il quitta la pièce au moment où Aly revenait. Elle s'étonna de le trouver là mais ne posa aucune question.
Je détaillai son corps sentant presque à nouveau sa peau vibrer sous mes doigts.
« Quoi ? C'est la faute d'Alice ! » Se défendit-elle et je m'aperçus qu'elle lisait de mieux en mieux en moi.
Comme dans un livre ouvert.
J'étais fichu.
« Qu'elle soit maudite ! » Proposai-je en lui tendant sa veste pour pouvoir descendre.
« Une bonne grosse et méchante malédiction, ça me va. » Sourit-elle.
« Je vous ai entendu ! » Affirma- l'intéressée lorsque nous atteignîmes le rez-de-chaussée.
« C'était le but ma chère sœur adorée. » Assurai-je et Aly en tapa cinq à Emmett juste à côté.
« Esmée ils se moquent de moi ! » Se plaignit Alice en virevoltant jusqu'à notre 'mère'.
« Mon pauvre enfant. » Câlina l'intéressée en secouant la tête, amusée.
« Je sais pas vous, mais on est de pire en pire, non ? » Demanda Rosalie en prenant la main de son fiancé.
« L'âge ne nous va pas. » Confirma Alyssa en me suivant au garage.
« Ca promet. »
J'acquiesçai et pris la main d'Aly pour monter dans la voiture. J'en fis le tour et démarrai immédiatement.
« Quoi ? » Demanda-t-elle en désignant mon sourire en coin.
« Non, je trouve que vous vous faites grincheuses avec Rose. »
« Grincheuses ? Je vais t'en foutre des grincheuseries ! » Elle croisa les bras sur sa poitrine.
J'adorais quand elle faisait ça.
« Ca n'existe pas comme mot. »
« Je viens de l'inventer, figure-toi qu'il passera bientôt dans toutes les langues. »
J'éclatai de rire et déposai un baiser sur sa tempe. Inutile de préciser que je roulais déjà à toute vitesse. C'était peut-être la raison pour laquelle elle m'éloigna. Je n'ignorai cependant pas l'odeur du désir qui montait en elle. Je serrai les poings sur le volant. Si j'avais été humain mes jointures auraient sûrement blanchi.
La file d'attente au cinéma était impressionnante. J'étais silencieusement en train de calculer le temps d'attente lorsque Rosalie se fraya un chemin jusqu'à la caisse. Je ne vis toujours pas un seul regard vindicatif alors qu'elle avançait. Il n'y eut pas non plus de voix contrariées par la façon qu'elle avait de se déplacer ainsi. Non. Tout le monde se plia à la volonté silencieuse de la vampire de la laisser passer. Jasper sentit l'étonnement d'Aly. En même temps, Rose avait pris son regard meurtrier et franchement flippant, j'osai à peine imaginer celui ou celle qui se risquerait à se mettre sur son chemin.
En quelques minutes, notre 'sœur' revint avec les six places de cinéma.
« T'es trop forte ma Rosie, tu les as tous mouchés. » Applaudit Emmett.
« Hum, j'aurais quand même aimé qu'il y ait un ou deux râleurs. » Bouda-t-elle en distribuant les billets d'entrée.
« Jamais contente. » Soupirai-je en recueillant le mien.
« Ça aurait été plus rigolo, tu le sais. » Contra-t-elle.
Aly me lançait un regard de biais alors que je me mordais les doigts pour les frasques que j'avais eu l'idiotie de raconter à Rose à son arrivée parmi nous des décennies plus tôt.
« Comme ça, il était du genre à apprécier les querelles de ce genre ? Je ne l'aurais jamais pensé ! »Assura Alyzbell en prenant Rose à partie.
« Ouch ! Attention, la petite humaine vient de réaliser une grande chose. On l'aura peut-être notre querelle, Rosie. » Sourit Emmett en se frottant les mains d'anticipation.
« Pff ! » Répondit l'intéressée en avançant déjà vers la porte de la salle.
Je remerciai ironiquement ma 'sœur' pour ses révélations et suivis ma petite amie avec inquiétude. Qu'allait-elle penser ?
Emmett poussa tout ce qui se trouvait sur son chemin pour aller s'asseoir au dernier rang sur la place du milieu. Rosalie monta les marches avec un air hautain qu'on ne lui voyait plus très souvent. De leur côté, Jasper et Alice rejoignirent les autres en faisant des messes basses. Je secouai la tête en les voyant faire. Ils étaient tous irrécupérables !
Je m'assis à côté d'Aly conscient des battements précipités de son cœur. En sondant son regard, je réalisai qu'elle devait penser elle aussi à tout ce qui peut se passer dans une salle obscure.
« Aly » Grogna Jasper, suffisamment fort pour qu'elle l'entende.
J'avais vu juste.
Sois maudit toi aussi !
« Désolée ! » Se défendit-elle en piquant dans son pot de pop corn.
« Désolé » Dis-je trop bas pour être entendu par une oreille humaine.
ALYZBELL POV
Jasper m'ayant rabroué pour mes pensées plutôt salaces, je m'enfonçai dans mon fauteuil en boudant et Alice qui ricanait fut bientôt obligée de se taire comme les bandes annonces démarraient. Je les regardai défiler sans vraiment y prêter attention. Mon esprit était plutôt tourné vers la suite des événements : je ne savais pas comment finirait cette journée –les projets d'Edward une fois le film fini- mais je savais que nous avions prévu beaucoup de sorties avec les filles –enfin, elles en avaient prévues et j'allais les suivre. Je savais aussi que mes amis du collège comptaient sur moi pour une ou deux soirées cet été. En mon fort intérieur, pourtant, je ressentais la pression du temps qui passait. Il ne me restait qu'une année à profiter de ce que j'avais ici avant de disparaître encore.
Je me mordis la lèvre inférieure.
Si seulement il y avait un moyen pour que ma mère ait eu raison à l'époque. Si seulement je pouvais enfin trouver le moyen de détruire les obstacles qui m'empêchaient d'être avec Edward pour aussi longtemps que je le voudrais.
Celui-ci posa une main sur mon bras et je revins à la réalité. Le film avait déjà commencé depuis quelques minutes à ce que j'en jugeais.
« Est-ce que tout va bien ? » Murmura-t-il, inquiet.
« Oui, désolée, j'étais ailleurs. »
« Je m'en suis rendu compte. »
Je tournai la tête vers lui, prête à lui expliquer ce qu'il se passait mais nos voisins de devant se retournèrent pour nous intimer le silence. Je fixai l'écran et Edward reprit sa place dans le fond de son fauteuil.
Je fus surprise par la version guerrière de ce Blanche-Neige mais fut conquise par le chasseur et les scènes de bataille. Lorsque les lumières se rallumèrent, je clignais des yeux et m'étirais au même titre que les autres humains de la salle. A côté, j'entendais Rosalie et Jasper critiquer le film. Jasper avait apprécié la bataille finale tandis que Rosalie critiquait la dernière scène où Blanche-Neige récupère son trône, le chasseur non loin.
« C'est super romantique ça ! » Intervint Emmett.
« Moui, si on aime le niais… »Concéda Rosalie avec un regard entendu.
« Pfff ! T'y comprends rien ma Rosie. »
Je me détournai pour sortir à mon tour pendant que le couple déblatérait sur les bienfaits d'une telle fin.
« Et bah moi je trouve que ce chasseur est redoutablement sexy ! » Chantonna Alice en prenant mon bras.
« C'est pas faux, très viril même. » Approuvai-je.
Derrière nous, Jasper-qui avait abandonné la critique- et Edward maugréèrent et s'attelèrent à faire les louanges des actrices féminines. C'était de bonne guerre !
Qu'en avez-vous pensé ?
Le chapitre 26 est en cours d'écriture…
Bonnes fêtes à tous et toutes.
Bises Spuffy
