Bonjour !

Et non, je ne suis pas morte. Et non je n'ai pas abandonné ma fiction.

Mais le temps a joué contre moi une fois de plus et je n'ai pas pu revenir vers vous plus tôt. Pourtant, dieu sait qu'on m'a harcelée !

En tout cas, voici un nouveau chapitre et un début de dénouement qui vous plaira, j'espère !

J'attends vos commentaires, vos suggestions…

Bonne lecture,

En remerciant avec force acheroniastyx qui a repris le stylo rouge après tant de temps passé.

Chapitre 28 - En cachette

Alice POV

« Je le savais ! »

Je me levai d'un bond, effrayant tous les élèves autour de moi. Je n'y prêtai pas attention pour me diriger vers la classe de ma 'sœur'. Elle ne m'avait pas cru. Personne ne m'avait cru. Mais j'avais eu raison !

Les cours avaient repris bizarrement, du moins pour les lycéens humains de la ville. Edward avait littéralement enlevé Aly sous leurs yeux et même si certains auraient bien essayé de l'en empêcher, ils avaient été suffisamment intelligents pour ne rien faire. Je crois bien qu'Edward leur aurait brisé le cou dans le cas contraire!

Les surveillants étaient intervenus lorsque les murmures étaient devenus des cris de protestation mêlée d'admiration. Tout le monde avait senti la différence dans le comportement des intéressés et beaucoup admiraient le courage d'Edward. Ils se voyaient presque faire la même chose si un tel froid arrivait dans leur couple.

Il avait donc fallu retourner en cours mais j'étais persuadée que personne n'écouterait quoi que ce soit, se demandant seulement ce qu'il avait pu se passer entre Edward et Aly une fois hors de vue.

Bien sûr, Emmett avait son opinion et s'amusait à la gribouiller de manière sacrément explicite sur son cahier. Or, j'étais avec lui pour ce cours de littérature, donc je le voyais faire.

Le pire, c'est qu'il n'avait aucune idée à quel point il voyait juste !

Bon sang, je ne les pensais pas capables de faire ça !

Puis elle me frappa. La vision m'arriva de plein fouet alors que je tentais de couper mes connexions avec l'avenir. Il y a des choses qui se doivent de rester privées !

J'attrapai mon stylo pour noter la définition donnée par le professeur lorsque je ne vis plus qu'Edward et Aly. Ils s'étaient recouverts de leurs vêtements mais je devinais qu'ils étaient toujours nus. Mais ce que j'entendis surtout furent les paroles d'Alyzbell : « Oui, je veux devenir ta femme, Edward Anthony Cullen. »

« Je le savais ! »

Rose me regarda un sourcil levé alors que je venais de pénétrer dans sa classe en clamant à nouveau « Je le savais ! ».

« J'espère bien que vous saviez qu'avoir des relations sexuelles non protégées est dangereux pour la santé ! »

« Oh ! Pardon monsieur mais…Il y a des choses plus importantes que votre cours de prévention…Rose… »

L'intéressée me fusilla du regard mais se leva très lentement, hautaine, comme pour me signifier « T'es malade ou quoi ? ! ». Je lui fis signe de se presser, de toute façon, nous savions déjà tout ce qu'i savoir sur les maladies sexuellement transmissibles, elle n'allait pas me piquer une colère parce que j'avais osé la faire sortir de ce cours !

« Non mais ça va pas ? » Grommela-t-elle une fois à ma hauteur.

Je l'ignorai et l'attrapai par le bras. Jasper et Emmett étaient déjà à la voiture, comme s'ils savaient que ce que j'allais dire ne devait pas sortir du cadre familial. Et c'était bien le cas !

« Bon, tu vas enfin nous dire… »

« Elle a dit oui ! » Hurlai-je, triomphante, en les regardant tous droit dans les yeux.

« Qui a dit… »

« Ne fais pas l'innocente, Rose ! Alyzbell a dit oui à Edward. Ils vont se marier ! »

Je ne retins pas mon envie de frapper dans mes mains ni de sautiller un peu sur place.

« Tu en es sûre ? »

Je m'arrêtai et me tournai vers mon fiancé, les poings sur les hanches.

« Tu crois vraiment que je nous aurais fait louper tous nos cours si passionnants si je n'en étais pas sûre ? »

« Hum ! La dernière fois tu nous as interrompus dans un moment très… »Contredit Emmett.

« Et on sait tous ce que vous avez recommencé à faire une fois qu'on a eu le dos tourné ! »Attaquai-je.

Rose leva les yeux au ciel.

« Bref ! Elle a donc dit oui, tant mieux pour eux mais qu'est-ce qu'on fait maintenant ? » Demanda Jasper en étendant une vague de calme.

« On devrait les féliciter dignement. »Proposa Emmett et la vision que j'eus de les surprendre en pleine 'action' ne me tentait pas.

« Y a bien que toi pour avoir ce genre d'idées salaces, Em ! Non, il faut plutôt qu'on rentre envoyer les invitations et je dois absolument passer commande pour le tissu de la robe d'Aly et… »

« Héhé ! Voilà nos futurs mariés ! »M'interrompit Emmett en se jetant littéralement sur eux.

Edward eut à peine le temps de prendre Aly dans les bras pour lui épargner un trop gros choc.

« Mais tu es débile ou tu le fais exprès, Em ? Ce n'est pas le moment de la blesser ! Imagine-la dans sa robe blanche avec une béquille ! Quelle classe sur les photos ! » Frissonnai-je d'horreur.

« La robe ? Les photos ? »

Aly semblait hésiter et je vis l'horreur dans ses yeux. Je la pointai du doigt d'un air menaçant.

« Ne t'avise pas d'annuler ! Depuis le temps que tout est prêt dans ma tête, je te l'interdis ! »

« Elle est comme ça depuis qu'elle a eu la vision d'Aly qui acceptait ta proposition. » Expliqua Jasper en venant me prendre dans ses bras.

J'imaginai très bien qu'il répondait aux hésitations du couple.

« Quoi ? Mon 'frère' va se marier avec son âme-sœur, désolée de vouloir que tout soit absolument parfait ! »

« Attends, je viens à peine… »

« Hey ! Je vois l'avenir ! J'ai eu ma vision il y a quelques minutes et… »

« Et depuis elle est hystérique. » Finit Emmett.

Il voulait vraiment me pousser à bout ou quoi ?

« Nous n'avons encore discuté d'aucun détail, Lili… »

« Pas de soucis, il faudrait juste qu'Aly me dise... »Je m'interrompis alors que la couleur des fleurs qu'elle demanderait apparaissait derrière mes paupières. « Oh ! Excellent choix, ces fleurs iront à merveille avec les décorations de l'allée ! »

« STOP ! »

Aly s'écarta de nous, les deux mains levées pour nous arrêter.

« Je…Tu…Je viens juste de dire oui, Alice. Laisse-moi au moins le temps d'imaginer porter cette robe et remonter l'allée, d'accord ? Dois-je te rappeler que ce matin, je flippais totalement ? Et bien c'est à nouveau le cas ! J'ai dit oui, mais il est hors de question que je ressente cette pression sur mes épaules si elle vient de toi ! Je…Je ne me marierai que de la manière dont j'ai envie. Et le premier qui essaie de m'en empêcher s'en mordra les doigts ! Compris ? »

« Aly, ne t'en fais pas, elle va se calmer et puis bien sûr qu'Edward et toi serez les seuls à tout prévoir. » Rose approcha lentement de notre future belle-sœur et la prit par les épaules. « Alice ne décidera rien pour vous, je t'en fais la promesse. »

« Mais…Ce que je vois ce sont vos vœux ! Je veux juste aider…. » Me défendis-je.

« Tu as peut-être amené ça trop rapidement, alors. » Proposa Jasper, diplomate.

« Je ne refuserai pas ton aide, Alice, jamais, mais là…Tu me prends de court. »Sourit Aly.

« Oh ! D'accord….Bien… »

Il y eut un instant de silence pendant lequel je voyais les doutes d'Aly. Elle était à deux doigts de chambouler complètement mes visions précédentes.

J'avais été un peu rapide, je crois !

Trois semaines plus tard, j'avais réussi à leur faire poser une date pour le mariage. Le 9 mai. Soit à un mois de là. Tout le temps qu'il fallait pour mettre en place la liste des invités, le traiteur et les tenues.

Sauf qu'ils avaient osé tout bousculer avec l'aide de Rosalie. Celle-ci m'avait trahie et elle allait me le payer !

En attendant, j'entraînai ma famille à leur suite. A Las Vegas !

Alyzbell POV

Surtout ne pas y penser.

Il ne nous restait plus que quelques minutes et ensuite Alice ne pourrait plus rien faire.

Surtout ne pas y penser.

La musique changea au moment où j'avançais le long de l'allée. Edward était à l'autre bout. Il ne portait pas le smoking qu'Alice lui avait forcé à prendre pour le 9 mai et je ne portais pas non plus la belle robe blanche choisie la veille. Non, nous ne portions pas les tenues traditionnelles à un mariage mais c'était parce que nous manquions de temps.

J'étais donc en jeans avec une blouse bleue –sa préférée- alors qu'il avait enfilé un t-shirt propre sur un pantalon noir.

Et il m'attendait avec son fameux sourire en coin.

Je me mordis la lèvre inférieure et avançai lentement vers lui.

Le prêtre nous regarda encore un instant avec interrogations mais l'influence des yeux d'Edward le persuada à ne rien nous demander de plus que la question basique : « Voulez-vous l'épouser ? ».

« Vous pouvez embrasser la mariée. » Finit-il une seconde avant le débarquement de la famille Cullen, guidée par une Alice furieusement remontée.

« Tu…Vous…Vous, mon père, je m'occupe de vous plus tard ! »

Le pauvre homme hoqueta d'indignation et je craignis qu'il fasse un infarctus.

« Alice, calme-toi. »

« Me calmer ? Ma meilleure amie et mon frère se marient en cachette ! Vous ! »

« Nous ne pouvions attendre le 9 mai prochain, Lili. »Expliqua Edward.

« Et bien il fallait le dire ! On aurait fixé une autre date ! »

« Moi je crois qu'ils ne voulaient plus attendre pour leur nuit de noces ! » Rit Emmett et je me sentis rougir.

« Em ! » Le rabrouai-je.

« Quoi ? Avoue qu'à chaque fois que ça devient 'chaud' elle vous interrompt ! » Répondit-il.

« Qu'elle croit ! » Toussa Edward dans mon cou.

« Hey ! »

Je lui frappai le dos de la main alors qu'Alice montait sur ses grands chevaux.

« Alors, c'est fait ? Et je n'ai même pas pu vous entendre vous jurez amour pour toujours ? » Esmée fronça les sourcils mais tendit les bras vers moi. « Bienvenue dans la famille, ma chérie. »

Elle embrassa mes deux joues et se tourna vers Edward.

« Gare à ta sœur. »Prévint-elle en souriant doucement.

« J'avais prévu de lui offrir une belle voiture pour son anniversaire. »

« Pff ! Comme si j'étais à vendre ! Edward, tu nous as tous privés de tant de choses avec cette idée stupide de vous marier à Las Vegas et en cachette ! En CACHETTE ! »

« Et pourtant c'est si romantique. » Sourit Rosalie en venant me prendre dans ses bras.

« Merci. » Soufflai-je.

En s'écartant de moi, elle me fit un clin d'oeil complice. Sans elle, nous n'aurions rien pu faire. Je lui devais tant !

Flashback

Rosalie et moi étions à nouveau dans ma chambre, chez mes parents, alors qu'elle me maquillait et me coiffait pour aller en cours. Nous discutions du probable contrôle surprise en littérature anglaise qui aurait lieu peu après dans la matinée lorsque notre conversation dévia sur Las Vegas et ses chances pour les fiancés.

"Imagine la tête de qui tu sais si vous aviez décidé de faire ça là-bas!" Rit-elle et j'acquiesçai sans hésitation.

"Alice aurait été dingue! Oh ! Et imagine qu'on l'ait fait en cachette!"

"Là, ce serait une éternité de fuite sur le globe qui vous pendrait au nez."

"Tu crois?" Réfléchis-je alors qu'elle m'attachait les cheveux en une tresse parfaite.

"Sûre et certaine." Elle releva la tête et sourit d'un air machiavélique. "Mais sa tête serait sans prix!"

"Oh oui!" Approuvai-je avec sadisme.

Nous éclatâmes de rire en nous tapant les mains.

Et son téléphone sonna. Rosalie eut un fou rire violent qui l'empêcha de répondre immédiatement. Je lus l'identité de l'appelant et retins mon éclat de rire. Rosalie activa le haut-parleur et j'entendis clairement ma future belle-sœur jurer en plusieurs langues et dialectes qui m'étaient inconnus jusque-là.

"Bonjour à toi aussi Alice." L'interrompis-je.

"BONJOUR ? TU CROIS QUE C'EST UN BONJOUR ALYSSA ELIZABETH ISABELLA!" S'époumona-t-elle à l'autre bout.

"Elle est furax." Réussit à articuler Rosalie entre deux fous rire.

"Si tu crois que je te laisserai ne serait-ce qu'essayer d'embarquer Edward là-dedans, tu te fourres le doigt DANS L'OEIL ! Non mais te marier à Las Vegas ! Non mais tu veux pas non plus rendre Edward eunuque, oh ! Mais ça va pas, faut te faire soigner ! Attends que je t'attrape ce midi, ma cocotte!"

Je riais toujours lorsque je décidais qu'il était temps d'aller m'habiller. Je me levai en entendant toujours Alice vociférer dans le combiné et Rosalie rire aux larmes.

"Lili..."

Je refermais la porte de la salle de bain pour me préparer lorsque Rosalie prit la parole.

Fin flashback

Plus tard, Edward m'avait interrogée sur la colère d'Alice et l'affaire s'était tassée. Mais la pression que nous subissions à recevoir toutes ces personnes -humaines ou vampires- était trop forte et comme l'avait dit Emmett un peu plus tôt, Alice prenait un malin plaisir à nous interrompre à chaque...moment intime. Ou presque.

L'idée avait donc fait son chemin dans nos esprits, l'air de rien et Rosalie avait répondu présente lorsque nous avions pris notre décision. Elle devait distraire Alice le plus longtemps possible sur elle et son avenir, notamment le projet potentiel de monter. Tout le temps nécessaire pour nous couvrir, lorsque nous serons à la chapelle, à Las Vegas, alors qu'Edward et moi étions censés visiter une université en Californie.

"Je crois qu'un VIVE LES JEUNES MARIES est de rigueur." Supposa Emmett en mettant le ton aux félicitations.

Il me serra dans ses bras à la limite de m'étouffer et me relâcha aussi vite.

"Bienvenue dans la famille de fous!" Ajouta-t-il avant de donner une tape sur l'épaule d'Edward. "Espèce de saligot! C'est pas beau de mentir à son frère!"

"Je me ferai pardonner." Promit Edward -mon époux- en souriant.

"Alors ça me va!" Emmett hocha la tête et s'écarta pour laisser Carlisle approcher.

Malgré moi, c'était bien la réaction du père de famille qui m'inquiétait. S'il le souhaitait, il pouvait faire annuler notre mariage et nous aurions à le payer très cher.

Carlisle nous observa en silence et j'imaginai parfaitement Edward en train de se triturer les méninges pour entrer dans l'esprit de son 'père'. A voir les efforts qu'il faisait, c'était peine perdue.

Carlisle prit une inspiration inutile et se passa une main dans les cheveux. Ce mouvement si humain me fit sourire. Et puis il parla.

"Nous ne renverrons pas les invités lorsqu'ils arriveront le 9." Commença-t-il et j'hésitai. "Ils fêteront avec nous votre mariage." Finit-il en ouvrant ses bras pour nous féliciter. "Mais ne recommencez pas!"

"Promis!" Jurai-je en acceptant son embrasse.

Deux semaines plus tard, les invités commençaient à arriver pendant que je laissais Rosalie et Alice m'habiller, me coiffer, me préparer pour la présentation officielle aux amis de la famille. Elles papotaient autour de moi, s'émerveillant de choses et d'autres sur la nouvelle tenue que je portais. Bien évidemment, je ne pouvais pas mettre la robe de mariée attendue pour le mariage puisque j'étais déjà mariée, mais j'avais promis à mes belles-sœurs que je la mettrais au cours de la soirée. Elles disaient que c'était important vis-à-vis des invités. Ils devaient pouvoir m'admirer dans la tenue que j'aurais dû porter aujourd'hui. Je me doutais qu'Alice voulait aussi se venger d'Edward en lui montrant la robe que j'avais eu tant de mal à choisir.

« Et bien, nous y voilà. »

Esmée entra dans la chambre accompagnée de ma mère. Le regard de cette dernière cachait à peine les interrogations qui la hantaient. Je savais que ça avait été un choc pour elle lorsqu'Edward et moi étions revenus, affichant les papiers de notre mariage à tous nos proches. Après quelques jours sans nouvelles, Edward m'avait assuré, en lisant dans leurs pensées, que mes parents l'acceptaient et nous souhaitaient tout ce que des parents peuvent souhaiter à leurs enfants jeunes mariés. Au fond de moi, l'image de mes précédents parents restait pourtant et je me demandais si d'autres vies m'auraient permis autant de soutien de leur part.

Un coup de coude me ramena à la réalité et je me mordillai la lèvre inférieure alors que toutes m'observaient.

« Et elle est ENFIN prête ! » Affirma Alice en reposant son matériel, l'air de rien, pour me permettre de revenir totalement à la réalité.

Je la remerciai d'un hochement de tête.

« Je vois ça. Tu es magnifique Aly. »

Esmée vint me prendre dans ses bras et embrassa ma joue avant de s'écarter avec le sourire.

« Hum, Alice, c'est à nous de nous préparer. » Intervint Rose l'air de rien.

Mais dans son regard, je lus qu'elle souhaitait me laisser seule avec ma mère. Je lui souris timidement alors qu'Alice pinaillait pour rester encore quelques secondes.

« Il s'agit que les demoiselles d'honneur de la jeune mariée ne soient pas en retard, Alice. Laissons-la ici le temps de nous changer. » Confirma Esmée en ouvrant la porte avec autorité.

« Tu ne bouges pas d'ici ! Je veux voir la réaction d'Edward en live ! » Me prévint ma brunette de belle-sœur.

J'acquiesçai en levant les yeux au ciel puis elles sortirent rapidement. Derrière la porte, elles bavardèrent un instant puis je ne les entendis plus. Pendant ces quelques secondes, ma mère fit le tour de la pièce, observant les rideaux tirés, la coiffeuse où toutes sortes de matériel de maquillage s'entassaient…Enfin, son attention se reporta sur ma tenue. Je ne dis rien, la laissant inspecter cette robe de soie bleue nuit avec sa ceinture noire à ma taille. Le drapé cachait les petites ballerines noires à mes pieds mais elle sourit en baissant les yeux dessus.

« As-tu pris tes précautions ? »

« Oui, oui. J'ai bataillé bec et ongles et pour une fois j'ai gagné ! » Souris-je en soulevant le tissu.

« Que lui as-tu promis ? » Supposa-t-elle à juste titre.

Je grimaçai au souvenir de nos négociations. Alice avait obtenu que je porte des sous-vêtements TRES minimalistes pour cette soirée et 'after' comme elle l'avait appelée.

« Une journée shopping et manucure pendant les vacances. »Mentis-je.

« Je comprends. Mais c'est pour ta sécurité. »Approuva-t-elle.

« C'est ce que je me suis dit. »

Je hochai la tête et lui désignai le canapé où s'installer. Nous nous assîmes l'une à côté de l'autre et ma mère prit mes mains dans les siennes.

« Alyssa, si tu savais…Es-tu sûre de ce que tu fais ? Je sais qu'Edward et sa famille t'ont accueillie et que tu te plais avec eux mais… »

Je serrai mes doigts pour appuyer l'importance de mes dires.

« J'en suis certaine, j'ai beaucoup réfléchi, nous avons pesé le pour et le contre avec Edward. Mais c'est ce que nous voulons. Ce que je veux. C'est lui que je veux maman. »

Elle étudia mon regard et dut y lire de quoi la rassurer. Elle acquiesça en souriant.

« Je t'aime, Alyssa, ton père aussi. » Affirma-t-elle en passant la mèche de cheveux libres derrière mon oreille.

« Moi aussi, maman. »

Je la serrai dans mes bras une seconde avant que la porte ne s'ouvre à la volée.

« Oh ! Oh ! Câlin général ? »

Je reconnus la voix d'Emmet et m'écartai à temps avant qu'il ne m'attrape le poignet et me fasse littéralement tourner sur moi-même. Il m'observa avec intensité et la bêtise que je vis apparaître dans son regard atteignit ses lèvres.

« Hum…J'en connais un qui se fera un plaisir de te retirer ça avec les dents, ma belle. »

Je m'arrêtai net et le fusillai du regard en sentant mes joues devenir cramoisies. A côté, le hoquet de stupeur de ma mère m'apprit qu'elle avait été aussi surprise que moi par la franchise de mon beau-frère d'adoption.

Une voix dans ma tête me chuchota que j'aurais dû m'y attendre de la part d'Em. Mais quand même !

« Euh ! »

« Rem ! Rem ! »

Rosalie me sortit du mauvais pas où j'étais, les bras croisés et le regard plein de paroles que son père aurait été choqué d'entendre sortir de sa bouche en 1918.

« Hey ! Rosie, tu devrais plutôt te vanter de l'avoir transformée ainsi ! » Essaya-t-il de se rattraper mais l'immobilité de la blonde face à lui l'arrêta. Il se tourna vers ma mère et s'excusa avec intensité. Je l'aurais même presque vu faire une révérence pour renforcer l'effet de ses paroles.

Je secouai la tête en soupirant. On ne le changerait plus maintenant. Plus après autant de décennies d'immaturité !

Peu après, j'étais entraînée en haut des escaliers, le regard de dizaines de vampires et humains mélangés posé sur moi. Je déglutis aussi discrètement que possible mais Jasper eut un ricanement moqueur qui me fit comprendre à quel point ma discrétion n'avait pas été à la hauteur de mes espérances. Je levai les yeux au ciel et cherchai ensuite le seul regard dans lequel je souhaitais me perdre.

Une musique parvint à mes oreilles mais je l'ignorais pour rejoindre mon époux en bas des marches. Il m'embrassa délicatement sur la bouche et m'entraîna avec lui au salon. La pièce avait été dégagée par quelques paires de bras costauds et libérait une piste de danse conséquente au bout de laquelle un autel était recouvert de pétales divers, de bougies et de cadeaux.

De nombreux discours se mêlèrent durant la soirée. J'entendis parler de vieux souvenirs de vampires remis au goût du jour. Certains étaient un peu limite-comment sourire aux souvenirs d'une partie de chasse dont le sens littéral était peu couvert par le locuteur ?- tandis que d'autres m'avaient valu des regards en biais très explicites. Mais peu m'importait finalement.

La colocation vampires-humains semblait fonctionner, peut-être un peu trop si j'en jugeais le préadolescent qui me servait de demi-frère par adoption, petit frère de Nina, la fille de Jenny et Irvin. Kyle s'accrochait un peu trop à la vampire Denali dont Edward ne voulait plus entendre parler. Et moi non plus au passage !

Flashback

Ils étaient arrivés deux jours avant la soirée et Edward avait été des plus mal à l'aise deux jours avant. J'avais tenté de l'apaiser. Tanay ne me faisait pas peur et je savais que j'étais la seule qu'il regardait depuis plusieurs décennies. Et même si l'idée qu'ils avaient pu coucher ensemble me mettait dans une colère noire, je refusais de me laisser aller. Cela aurait été un moyen pour Tanya de nous faire du mal à volonté.

Mais Edward restait inquiet des projets que la vampire pouvait avoir. Après tout, elle pourrait raconter ce qu'elle voulait lors de la soirée et ce serait notre parole contre la sienne. Et nous savions tous les deux les dégâts que cela pourrait coûter.

Lorsqu'elle sortit de la voiture, cependant, la vampire arborait littéralement un jeune vampire à son bras. Elle ne portait pour ainsi dire rien et même Emmett sembla gêné.

Au contraire du gringalet à son bras, bien sûr, parce que lui paraissait apprécier la vue directe sur toutes les parties d'anatomie de la partenaire qui l'avait déniché.

Irina renifla de dégoût avant de venir vers nous en souriant.

« Et bien, et bien, on en apprend de belles ! » Commença-t-elle en se baissant pour me faire la bise.

« Tu n'as encore rien vu de ce dont ils sont capables. » Affirma Emmett en ouvrant grand ses bras à sa 'cousine'.

« Je compte bien sur toi pour TOUT nous dire. » Continua-t-elle en ouvrant elle aussi les bras comme pour marquer l'emphase mise sur le mot 'tout'.

« Ca promet. » Sourit Jasper en souriant lui aussi à la famille.

« Tu vois pourquoi il valait mieux ne pas faire ça en cachette ? » Demanda Alice en tirant la langue à son frère.

Je levai les yeux au ciel et affichai mon plus beau sourire.

De toute façon, les uns et les autres étaient ravis pour nous, à une exception près, mais peu importe.

« Toutes nos félicitations. »Carmen confirma mes pensées en venant nous embrasser l'un après l'autre. « Votre bonheur est la seule chose qui compte pour nous. »

« Merci. »

Edward et moi répondîmes en même temps. Nous nous regardâmes avec complicité pendant que les commentaires prenaient en volume autour de nous.

Ça promettait pour la soirée !

Mais c'était sans compter la hargne de Tanya qui vint se balancer devant nous avec un air carnassier.

« Ne comptez pas sur moi pour me réjouir ou être hypocrite. Je vous souhaite qu'elle ne survive pas à ses dix-huit ans. Après tout, si même le destin s'acharne, pourquoi insister ?! »

Ce ne fut pas Edward qui bondit sur la vampire. Mais moi.

Je n'avais aucune chance. Aucune.

A part la surprise.

La vampire ne parvint pas à m'éviter et tomba sous moi avec un hoquet de stupeur.

Avant qu'elle ne reprenne ses esprits –et moi aussi-, je sentis deux bras forts m'entraîner à l'écart et vis passer plusieurs masses entre la blonde remontée –dans tous les sens du terme- et moi.

J'entendis deux voix distinctes dans ma tête pendant quelques instants où je ne voyais pourtant que le sang de cette vampire.

La première voix était calme et tendre mais je n'en étais pas la destinataire. Jasper tentait d'attirer l'attention de Tanya pour l'apaiser.

La seconde était plus inquiète et pressée de me voir me calmer. Edward me tenait fort contre lui et je le sentais tiraillé par le besoin de m'emmener au plus vite le plus loin possible et celui de ne pas fuir devant la blonde.

« Edward me transformera et tu n'auras aucune chance, Tanya. Je serai là pour l'éternité et si pendant l'éternité, je dois me battre contre toi et ton venin, autant te dire que je n'en aurais pas la patience. Nos familles sont proches. Ça ne veut pas dire que je t'accepterai. Ça ne veut pas dire que cela m'empêchera de détruire ce que tu es. »

« Bella ! »

La voix de Carlisle claqua comme un fouet sur mon dos. Je me raidis dans les bras de mon époux et tournai la tête vers lui. Son regard toujours si calme semblait me dire que j'étais allée trop loin et que cela pouvait présager de grands risques pour moi.

Je n'étais pas sûre de comprendre si les risques viendraient de lui ou d'ailleurs…

« Paix mon ami. »

Eléazar intervint, une main sur l'épaule de mon beau-père.

« Toutes mes excuses, mon ami, cela ne se reproduira… »

« Allons, elles ne s'apprécient guère et cela peut se comprendre. » Il se tourna vers sa 'fille' puis vers moi. « Je demanderai à Tanya d'apaiser sa hargne et d'accepter sa défaite. Quant à toi, jeune mariée, si tu avais eu à faire à d'autres vampires, tu aurais pu avoir de nombreux ennuis pour avoir attaqué puis menacé l'une des nôtres. Vois comment Irina a réagi, par exemple. »

Je tournai la tête pour me rendre compte qu'elle était elle aussi maintenue d'une main de fer par son compagnon.

« Pardon, je…Me suis laissée emporter. »

« Et cela se comprend, bien sûr. Mais apprend maintenant à apaiser tes colères ou tu pourrais être un danger pour les autres et toi-même lorsque cette transformation aura lieu. »

Je déglutis et vis encore une trace de rouge sous mes yeux. Je les fermai et sentis avec plaisir le pouvoir de Jasper agir sur moi.

« Oui, Eléazar. Pardon, Carlisle, Esmée. »

Je regardai chacun dans les yeux, évitant soigneusement pourtant ceux dont la présence allait être un supplice ces prochains jours. Surtout en entendant au fond de moi cette soif de vengeance pour tout le mal qu'elle m'avait fait. Qu'elle nous avait fait !

Promettre de ne pas la détruire le jour où je serai un nouveau-né ? Difficile.

Fin flashback.

Lorsqu'elle prit la parole, la petite voix au fond de moi était encore très proche de me faire perdre la tête mais je n'en fis rien. Je l'écoutai plutôt raconter son anecdote avec les nerfs tendus au maximum, prête à la faire taire s'il se passait quelque chose que je n'aurais pu accepter.

Mes parents eurent la larme à l'œil pendant le leur et je ne les laissais pas finir pour aller les embrasser. Un moment tendu mais solennel sembla passer à ce moment-là dans la famille Cullen, comme si ce moment était peut-être le dernier que j'aurais avec les Rollings. Après tout, aujourd'hui, rien ne nous permettait d'affirmer que notre théorie soit la bonne.

Et puis la fête reprit.

Edward parvint à m'entraîner sur la piste de danse pour quelques pas avant qu'Alice et ma mère ne viennent me chercher pour changer de tenue.

Cette fois-ci, tous étaient assis dans le salon, devenu salle de mariage, et Edward m'attendait près de l'autel, Eléazar en maître de cérémonie.

Je jetai un mauvais regard à Alice mais elle m'embrassa sur la joue et me laissa aux mains de mon père. Celui-ci m'observa un instant alors que tous attendaient, détournant le regard pour nous laisser un minimum d'intimité.

« Sûre ? » Questionna-t-il en scrutant mon visage.

« Sûre. »

Il sourit avec tendresse et se tourna vers l'autel.

« Allons-y ma princesse. »

Mon père mit ma main dans celle d'Edward et je lus sur ses lèvres un 'Prends-en soin' avant qu'il se détourne. Edward serra mes doigts dans les siens et nous échangeâmes nos vœux rapidement mais solennellement.

Amour. Eternité.

Il n'y avait rien besoin d'autres.

OoOoOoOoO

Edward POV

Elle était belle.

De plus en plus belle au fur et à mesure qu'elle prenait plaisir à participer à cette soirée.

Et tous le remarquaient. Humains ou vampires, ils voyaient celle que j'aimais, celle dont j'avais besoin, celle qui était ma Bella.

Certains l'attendaient en vampire encore plus maintenant.

Certes, Emmett l'avait toujours attendue sous cette forme pour mettre en œuvre toutes ses idées tordues de blagues illimitées. Quant à Alice et Rosalie, elles souhaitaient tellement que Bella change d'avis pour les plaisirs du shopping qu'elles priaient tous les dieux.

Mais Eléazar attendait cela pour autre chose.

Il voulait connaître les pouvoirs de Bella, évaluer sa force et son rôle dans notre famille. Un rôle d'équilibre, de ce qu'il pensait.

Et moi.

J'attendais plus fort que je ne l'aurais cru possible depuis qu'elle m'avait dit oui dans cette chapelle improvisée de Las Vegas.

Je la voulais à mes côtés pour toujours.

Je voulais qu'elle soit enfin heureuse et libérée de ses tourmentes intérieures.

Je voulais lui donner tout l'amour que j'avais pour elle, sans compter malgré moi les jours, les semaines qui restaient avant ses dix-huit ans.

Son rire me sortit des pensées moroses qui m'envahissaient et je la vis auprès de Kate et Garrett. Ils riaient de la dérision avec laquelle Garrett avait apparemment tourné le gouvernement humain. Je secouai la tête et tentai de reprendre le cours de la conversation que tenaient Carlisle et Eléazar. Carmen intervint doucement mais mon esprit vagabonda vers ma femme et mon besoin de l'avoir à mes côtés.

Eh ! Espèce d'obsédé ! Il est à peine 3heures du matin et tu veux dégager tous tes invités pour 'danser' dixit Emmett, avec ta chérie ? !

L'esprit d'Alice me harcela pendant près de deux heures avec des critiques et d'autres commentaires grivois, le tout avec de plus en plus d'intensité lorsqu'elle parvint à mettre Emmett et Jasper sur le coup.

Si bien que lorsque tous nous autorisèrent à quitter la maison pour rejoindre la dépendance que mes frères m'avaient aidé à construire, je n'étais calme que par le pouvoir de je ne savais quel dieu.

Aly serra ma main et me fit signe de m'arrêter. Je la laissai observer la bâtisse en pierres apparentes avec son porche en colonnades, sa volée de marche et ses grandes baies vitrées. Au-travers des voilages tirés, on devinait les lueurs des bougies, ajoutant au charme du soleil levant à l'horizon entre les arbres.

Je me plaçai derrière elle, les bras autour de sa taille. Ses doigts se glissèrent entre les miens et nous restâmes quelques instants de plus suspendus ainsi dans le temps et l'espace à observer le lieu qui serait le nôtre pour le plus longtemps possible.

« C'est magnifique. » Murmura-t-elle en tournant la tête vers moi.

« J'avais peur que ça ne te plaise pas. »

« Pourquoi ? »

Elle se tourna dans mes bras et interrogea mon visage. Je souris caressant sa joue du dos de la main.

« Je sais comme tu apprécies la construction en bois de la maison que les parents ont. »

Elle fronça les sourcils pour réfléchir à mes propos puis elle sourit à son tour.

« J'aime bien avoir une maison différente de la leur, et puis celle-là a plus de charme. » Affirma-t-elle et j'acquiesçai en la serrant contre moi.

« Et si on la visitait ? » Proposai-je en approchant mes lèvres des siennes.

Aly se mit sur la pointe des pieds et passa les bras autour de mon cou, rapprochant inexorablement nos bouches.

« J'ai cru que tu ne le proposerais jamais. »

Je pris ses lèvres dans un baiser tendre mais impatient. Je ne pouvais plus attendre pour la blottir contre moi.

Son corps se trouva vite bloqué entre le mien et la porte d'entrée. Aly soupira d'aise et osa en demander encore alors que ma langue glissait sur sa gorge, mes dents effleurant sa peau fragile.

Le tissu de sa robe de mariée se froissait sous mes doigts et me rendait dingue. Je parvins à soulever les jupons pour atteindre la chair tendre de ses cuisses, ses fesses, sa taille. Dans mon esprit, il n'y avait rien d'autre que le besoin de la voir, de la posséder, et pourtant je repérai le tissu du sous-vêtement.

Je relevai la tête pour voir la lueur amusée de son regard et ses dents qui emprisonnaient sa lèvre.

« Décale légèrement ta main vers la droite, mon amour, et ouvre donc cette porte. » Murmurai-je à son oreille, la lui mordillant au passage.

Je la sentis tâtonner une seconde ou deux avant d'entendre le mécanisme s'ouvrir. Je l'attrapai par la taille, une main sous ses jambes et la fis entrer dans notre chez nous en l'embrassant.

Ses doigts tirèrent dans mes cheveux, quémandant un passage pour ses lèvres. J'obtempérai en nous entraînant vers la première pièce qui n'était ni le salon, ni la cuisine. Je trouvai le moyen, je ne sais comment, d'ouvrir la porte tout en lui ôtant sa robe, sa bouche se baladant entre mon oreille et mon torse.

Ses doigts coururent sur ma chemise une seconde avant que j'entende tomber certains boutons et le marmonnement de mon épouse râlant contre les boutons inutiles et enquiquineurs.

Je ris en savourant son toucher et la vue de son corps ainsi offert dans cet ensemble en dentelle bleue.

Mon index se porta sous son menton et me permit de plonger dans son regard.

« Tu aimes la chambre ? »

Aly arqua un sourcil et ses mains quittèrent mon corps. Elle se recula d'un pas. Ses yeux voletèrent d'un endroit à un autre, repérant bien sûr le lit king size, les draps de satin, le mobilier simple et moderne et la vue imprenable sur les bois alentour. Puis elle posa un doigt sur sa bouche et captura mon regard.

Elle fit glisser son doigt sur ses lèvres, l'y faisant passer un peu pour le ressortir doucement. Dans ses prunelles je lisais toutes les choses qu'elle rêvait de faire en plus et tout mon esprit se perdit quelque part entre 'Je l'aime' et 'Putain, si elle continue, je vais littéralement m'enflammer !'.

Je fis mine d'avancer mais sa main libre se plaça entre nous et sa tête fit 'non'. Elle dut lire ma frustration et sourit encore plus, machiavélique. Son doigt entra cette fois entièrement dans sa bouche et elle glissa la main entre nous pour atteindre l'objet de ses convoitises. Elle le sortit de sa prison de tissu et commença des caresses plus qu'approfondies. Je serrai les poings le long de mon corps, me forçant à garder les yeux ouverts pour apprécier la vue.

Non contente de me tenir entre ses mains ainsi, au propre comme au figuré, ma femme accentua encore sa prise en laissant glisser son doigt sur son corps jusque sur ses tétons que je savais tendus, puis sur son ventre, s'arrêtant à la limite de son shorty pour remonter le long de son être et empoigner l'un de ses seins.

« Ma Bella. » Ne pus-je retenir et elle s'arqua légèrement vers moi, son regard plongé dans le mien.

« Que veux-tu, mon Edward ? »

Sa voix n'avait rien d'hésitante. Elle était pleine de charme et de désir.

« Te tou… »

Elle était déjà tombée à genoux devant moi, sa langue remplaçant sa main. Je pris une forte inspiration des plus inutiles et empoignai sa chevelure doucement.

Je laissai tous mes sens goûter son toucher et son odeur plus prononcée que jamais. Je la pris par les épaules et la poussai délicatement mais sûrement sur la commode dans l'angle de la pièce. Bella. Liz. Aly. Ma femme rit de plaisir et me laissa la déshabiller avec mes dents. Son soutien-gorge sauta par devant, libérant sa poitrine à ma vue et mes caresses. Je m'y attelai immédiatement, descendant toujours plus bas pour lui arracher son shorty.

Elle frissonna du fait du changement de température mais ses jambes s'enroulèrent parfaitement autour de ma taille.

« Tricheur. » Affirma-t-elle avant d'attirer mes lèvres vers elle.

Je la laissai faire, guidant mes doigts vers son point de plaisir. Elle s'arc-bouta pour m'en donner plus lorsque mes doigts l'atteignirent. J'y sentis toute l'humidité qui ne voulait que m'accueillir et faillis me jeter sur elle.

Je jouais plutôt doucement sur elle, goûtant ses gémissements et ses requêtes, baisant toutes les parties de son corps que je pouvais atteindre sans rompre un seul instant le contact physique de nos corps entiers.

Elle haletait, tirant sur mes cheveux, me guidant partout sur son être, ne sachant plus où, ni elle ni moi, nous ne nous étions pas encore touchés.

« Edw…Edward, je t'en prie. » Supplia-t-elle au bout d'un moment et je sus que j'étais fini moi aussi.

Je me redressai, ma langue sur son corps et pris ses poignets pour les placer dans son dos, ses jambes enroulées autour de ma taille.

Mon corps se mêla au sien délicatement, tendrement et nous reprîmes ensemble notre ascension. Elle vibrait contre moi. Elle me prenait autant que je la possédais. Nous ne faisions qu'un et aucun de nous ne voulait changer cela.

Il y avait tant de choses que nous étions en train de nous dire. Tant de choses qui gonflaient nos cœurs d'espoirs pour l'avenir.

Je me penchais sur elle, mordillais son cou et son lobe d'oreille lorsque sa main força mon visage à l'emplacement de sa carotide.

Je ne réfléchis pas.

L'instant n'avait jamais été plus critique que maintenant et je savais ce que j'avais à faire.

Je me redressai doucement, continuant mes mouvements pour notre plaisir commun et plongeai dans ses prunelles marron.

« Je t'aime. » Sourit-elle en penchant la tête en arrière.

« Je t'aime Bella. » Affirmai-je en prenant sa chair tendre entre mes dents.

Elle eut un mouvement de surprise lorsque ma langue la caressa sensuellement puis elle se détendit et je nous concentrai sur notre plaisir. Mes mouvements nous entraînèrent au plus haut et je l'allongeai rapidement sur le lit au moment où elle criait mon nom, mes dents pénétrant sa chair.

Le goût de son sang dans ma bouche ajouta à mon plaisir et je la rejoignis avec force, buvant sa force vitale en évitant de lui faire plus de mal que nécessaire.

Son cœur battait à un tel rythme avant que je la morde qu'il eut du mal à réaliser que la quantité de sang qui lui arrivait diminuait inévitablement. Ses bras se serrèrent une dernière fois autour de mon cou alors que je m'écartai d'elle pour ne pas l'écraser.

Mes lèvres ne goûtèrent bientôt plus la quantité de sang désirée et je reposai sa tête sur l'oreiller, voyant quelques dernières gouttes s'échapper de son être sans vie.

« Je t'aime mon amour. Reviens-moi. »