Chapitre 4

Aujourd'hui est le jour de l'examen le plus redouté par les élèves : celui du Coach Finstock en économie. D'ailleurs, il ne cesse de nous répéter que c'est l'un de plus importants car il va nous donner une idée de là où nous en sommes dans cette matière et que même lui ne serait pas capable d'y arriver dans le temps imparti. Je trouve cela très encourageant.

Ayant passée le week-end à aider Gwendoline à réviser, je pense que j'atteindrai au moins la moyenne. Les deux amoureux, Gwen et Matt, ont l'air beaucoup moins confiants que moi, il ont le teint tellement blême que l'on dirait qu'ils s'apprêtent à vomir l'un sur l'autre.

-Détendez-vous ! Ce n'est qu'un contrôle, vous pourrez toujours vous rattraper plus tard.

-Oui, tu as raison.

C'est Scott qui vient d'arriver au lycée et qui nous rejoint devant la salle. Il ne doit pas se prendre la tête, vu son état d'esprit. Je suppose qu'il sait que sa note ne sera pas excellente malgré tous ses efforts.

Nous n'avons pas eu de nouvelles discussions depuis ce fameux jour au cinéma. Notre amitié est redevenue telle qu'elle et j'ai enfin réussi à retrouver une vie à peu près normale et sans prise de tête inutile.

Je remarque que Stiles n'est toujours pas arrivé. Il a encore dû s'endormir sur ses fiches de révisions. Lui, par contre, en fait beaucoup trop par rapport à ce dont il a besoin. J'ai remarqué que derrière son air immature, Stiles est quelqu'un de très intelligent et de sensible. Il faudrait qu'il passe un test de QI. Lydia, elle, n'a pas besoin de ça pour savoir que son QI est bien supérieure à la moyenne. Elle vise même un prix en mathématiques, d'après ce qu'elle m'a dit.

La sonnerie retentit en même temps qu'un Stiles débarquant à toute vitesse, complètement essoufflé par sa course. En une glissade, il s'arrête à côté de nous et je note que son tee-shirt est à l'envers. Du Stilinski tout craché.

Finstock apparaît à la porte et nous fait entrer dans la salle de classe avec son éternel sourire sadique. Les copies sont déjà installés sur les tables.

Quatre heures plus tard, les neurones en miettes, on se dirige vers la cafétéria. Tout le monde est épuisé bien entendu. Je décide alors de poser la question que personne n'ose poser :

-Vous avez réussi ?

Scott : Comme d'hab...

Stiles : Non pas trop mais ça va.

Gwen : T'imagines même pas comment j'ai réussi... ou pas !

Matt : Ouais bof.

Kira : Oui, ça a été (enfin une réponse positive).

Malia : Non, c'est l'horreur, une catastrophe ! Et toi ?

-Assez bien je dois dire. Je n'ai pas eu le temps de finir toutes les questions mais celles où j'ai répondu devraient être justes normalement.

Un regard complice avec Kira me fait comprendre que l'on va encore les aider à réviser, ces pauvres petits enfants.

-Aah ! criais-je soudain.

Tous s'affolèrent autour de moi pour savoir ce qui n'allait pas. Un énorme mal de tête m'avait assailli jusqu'à me faire crier au milieu d'une cafétéria bondée. La plupart des élèves présents se tournèrent vers nous, surpris et parfois même inquiets. Je priais donc mes amis de sortir pour ne pas attirer l'attention encore plus sur nous.

La douleur était de plus en plus insupportable. Au-delà même de tout ce que j'ai déjà vécu. Cela affectait aussi le reste de mon corps comme si un virus se propageait en moi. Des picotements dans les bras et les mains, des larmes qui montent aux yeux, un goût de sang dans la bouche les jambes qui tremblent, mais surtout un horrible bourdonnement aux oreilles.

Tellement bien que je n'entends pas ce que me disent les autres, en face de moi, malgré leurs lèvres qui remuent frénétiquement. Ils bougent autour de moi sans que je puisse en saisir le sens tandis que la douleur s'accentuent encore.

Des bras me saisirent fermement et je me retrouve alors comme une princesse dans les bras de Scott. En temps normal, je pense que j'aurais apprécié le contact chaud de son corps mais là c'est tout le contraire. La sensation de son torse sur moi me répugne autant que son odeur dans mes narines.

Dans un geste de défense ou de protection, je ne sais pas, je tente de la repousser mais il me serre encore plus fort pour ne pas que je tombe. Devant sa résistance, je renonce. Il ne ma lâchera pas et je le sais.

Je ferme donc les yeux pour me concentrer sur la douleur et pour tenter de ralentir mon rythme cardiaque excessivement élevé. Mais c'est un échec total. Quand j'ouvre de nouveau les yeux, j'ai juste le temps de voir un écriteau blanc : Clinique vétérinaire de Beacon Hills. Scott m'amène sûrement chez le docteur qui m'a ausculter après mon premier malaise.

-Allonge-la. Que s'est-il passé ? Demande le docteur en question.

-Je ne sais pas, répondit Scott, totalement affolé. Elle a eu soudain très mal à la tête et elle avait comme des vertiges. On a pensé qu'elle faisait une crise de panique ou un truc du genre. Du coup, Stiles lui a parlé mais ça n'a pas eu d'effet alors je l'ai amené ici !

-Calme-toi, tu as bien fait.

Mon corps commençait à avoir de légères convulsions mais je n'arrive pas à me contrôler. Je sens une main froide sur mon poignet, sans doute pour prendre mon pouls, puis la même sur mon front.

-Elle a de la fièvre. Scott, prépare-moi un cataplasme d'argile, s'il te plaît.

Quelques instants plus tard, une autre source de froid se pose sur mon front. Cela me procura le plus grand bien et tout mon corps se détendit sous son effet. Les convulsions diminuèrent de plus, jusqu'à ce que je sois complètement immobile sur la table de la clinique.

Lorsque je me sens mieux, j'ouvre à nouveau mes paupières. Il me faut un certain de temps pour m'habituer à la lumière vive au-dessus de moi. A droite se trouve Scott, sourcil froncé, et à ma gauche le vétérinaire, un homme de peau mate. Il me sourit gentiment.

-Bonjour, je suis le docteur Deaton. Comment te sens-tu ?

-Nauséeuse. Je dirai encore mal à la tête et de ventre. Euh... quelques difficultés à respirer. Bref, la normale...