2ème update

Edward

-Tiens, tiens…Si c'est pas joli cœur qui a décidé de nous rendre une petite visite !

-On se connait ? Je demande en gardant un œil sur la fenêtre de l'appartement toujours sans trace de vie.

Un silhouette indistincte s'avance vers le banc ou j'ai choisis d'attendre son retour, j'étouffais dans l'espace confiné de ma voiture. L'homme au teint légèrement basané approche son visage de la faible source de lumière de l'unique lampadaire du square. Je le reconnais instantanément à son manteau aux tons criards et qui doit bien faire le double de sa taille.

-Elle n'est pas là, dit-il simplement ignorant ma question.

J'hésite un court instant à jouer la carte de l'incompréhension, mais un coup d'œil à sa mine goguenarde m'en dissuade. Il crache non loin de ma chaussure une substance noirâtre avant d'enfoncer une nouvelle boule de tabac dans le creux de sa joue.

-On dirait bien que la petite t'a rendu accro…Elle doit vraiment se donner au pieux, j'en étais sûr putain !

J'ignore ses allusions graveleuses ravale la boule de colère au creux de mon estomac et me lève pour lui faire face, mains dans les poches. Je suis plus grand que lui d'au moins une bonne tête, il se rend compte et me lance un regard dédaigneux, sûrement en souvenir de notre dernière rencontre.

Mais je ne suis là pour déclencher une bagarre, j'aurais peut-être besoin de lui pour mettre la main sur Isabella.

-Est-ce-que vous savez où elle se trouve ? Je demande d'une voix contrôlée

Il me considère de haut en bas avant de jeter un coup d'œil vers son immeuble.

-Et en quoi ça t'intéresses au juste ? Demande-t-il en s'appuyant négligemment au lampadaire

-J'ai une affaire personnelle à régler avec elle.

Il crache de nouveau au sol et éclate de rire

-Alors c'est toi le père !

Je prends sur moi pour ne pas perdre patience lorsque je lui réponds :

-Tu sais où elle est ou pas, j'articule poings serrés dans mes poches, ignorant l'irrésistible envie de lui balancer dans la figure.

-Dis-moi joli cœur en quoi tout cela me profite-t-il à moi hein ? Demande-t-il sourcils arqués.

Nous y voilà ! Il sera plus facile d'obtenir des informations comme ça de toute façon, je n'ai rien à y perdre.

-Combien ?

-Je te retourne la question mon ami, tu chausses du combien ?

Sérieusement ? C'est à mon tour de m'esclaffer. Ce type est pitoyable, mais je garde pour moi mon ressentiment et commence à délasser mes Kenzo en cuir brun.

Il se rapproche, avide et commence à dire ce qu'il sait :

-Elle était plutôt occupé ces derniers temps mais là, ça fait une semaine que je l'ai pas vu…

Et c'est avec ça qu'il espère me dépouiller. Je tourne la tête tellement vite dans sa direction qu'il sursaute et lève les mains en signe d'apaisement.

-Pas depuis qu'une femme classy est venu la chercher dans une berline noire immatriculé dans la vallée…

Merde ! Et où se cache-t-elle alors maintenant ?

Je digère la nouvelle en évaluant toutes les possibilités. Une fille comme elle, je ne la vois pas avoir des amis dans la vallée, il n'y a que des gens fortunés qui vivent dans ce coin, je le sais, j'y ai grandi. Et d'après ce que je sais d'elle, ce n'est surement pas l'un de ses parents venus à son secours. Ce qui ne laisse plus que…

-Une avocate ? Je réfléchis à voix haute en redirigeant mon attention sur le type qui n'a pas lâché des yeux mes chaussures.

-Ouais peut-être, elle portait un de ces tailleurs de grande marque et tout le baratin, dit 'il en haussant des épaules.

J'abandonne mes chaussures sur le banc et me dirige vers ma voiture, furieux.

Ça ne sert plus à rien de rester là à faire le pied de grue devant son appartement, je perds mon temps lorsque cette garce a probablement trois coups d'avance sur moi.

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Du racket et bonne et due forme bravo Jacob !

Spechell