Isabella

-Dans le bar ou je travaillais comme danseuse, je précise à l'attention d'Edward, j'arrivais à me faire 500 par semaine, je mens avec aplomb.

A une certaine époque c'est effectivement ce que j'arrivais à me faire voir plus dans mes bons jours, mais aujourd'hui, on est loin, très loin de cette somme.

-Je pense donc qu'il serait juste qu'Edward me verse cette somme sur mon compte, pas besoin d'une carte de retrait ou autre…Pour assurer notre confort, dis-je une main posée sur le ventre.

Edward ricane froidement.

-Ce sera comme… une assurance pour moi que même si quelque chose venait à mal tourner, je ne serais pas dépourvu

-Oh mais cela n'arrivera pas Isabella, je vous ai dit que je ne vous laisserais jamais tombé, s'empresse de me rassurer sa mère. Et même près, je compte bien être une figure présente dans la vie de mon petit-fils…ou fille…

Je fais mine de réfléchir à ces paroles, sachant très bien qu'une garantie orale de sa part est loin de me suffire, avant de répondre d'une voix ferme :

-J'aimerais vous croire aveuglément Elizabeth, mais avec celui-là, j'indique Edward d'un signe de tête, rien n'est sûr et je ne peux pas avoir la certitude qu'il ne va pas tenter de me poignarder dans le dos à la moindre occasion…

-Tu veux dire comme tu l'as fait avec moi en me faisant un enfant dans le dos ? Intervient-il. De toute façon rien et surtout pas moi ne t'empêche de travailler ! Puisque que tu as l'habitude de te débrouiller toute seule tu ne devrais pas avoir de mal à continuer dans cette voie, me nargue-t-il .

-Ne sois pas ridicule Edward !

-Je ne vois pas ce qu'il y a de ridicule là-dedans, Alice le fait bien elle !

-La situation est différente et tu le sais, ta cousine à sa propre société. Je ne t'apprends rien lorsque je dis qu'aucun patron n'embauchera une femme enceinte Edward et il est hors de question qu'Isabella travaille ! Si tu ne veux pas t'aligner sur ce montant, je serais plus qu'heureuse de le faire, menace-t-elle le mettant ainsi au pied du mur.

-Je ne demande pas la lune Edward, je…

-Ne t'avises même pas de m'adresser la parole, siffle-t-il lorsque je tente de lui faire entendre raison.

Je lève les mains en signe d'apaisement et enfonce le clou, décidément Edward Cullen me facilite beaucoup trop les choses par son comportement puéril.

-Vous voyez Elizabeth…je ne peux pas vivre dans de telles conditions…Vous aviez dit qu'il allait vous écoutez et serait prêt à faire des concessions pour notre bien commun. Je ne crois pas qu'il soit prêt pour cela et encore moi à être père…

Je fais mine de descendre de mon tabouret.

-Peut-être que je devrais laisser tout ceci entre les mains d'un juge…Même si je dois me battre et me ruiner en frais d'avocat pour faire valoir mes droits et ceux de mon enfant à naître, je ne te laisserais pas l'emporter au paradis Edward Cullen crois-moi ! Tu as beaucoup plus à perdre face à une cours de justice qu'à moi…

J'ai à peine le temps de poser un pied au sol qu'Edward réagit

-Très bien ! C'est bon, je vais payer, souffle-t-il à contrecœur la tête entre les mains.

Eh bien voilà, tu vois quand tu veux…Je n'ai fait qu'appliquer les conseils de belle-maman, l'acculer pour mieux le posséder et je sens que je vais prendre un malin plaisir à jouer ce jeu contre lui.

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