Edward

-Parce que tu te crois en position de force pour imposer tes conditions Edward, me réponds mon oncle une expression amusé sur le visage. Mais vas-y je t'en prie fais-moi rire, quelles sont tes conditions ?

-En fait je n'ai qu'une seule condition, je voudrais obtenir d'elle un test de paternité.

Je m'attends à tout sauf à le voir se bidonner à me frais, sa réaction me surprend certes mais je préfère cela à la colère. Il rit tellement qu'il finit par se claquer la cuisse à la manière d'Emmett pour faire cesser sa crise passagère, je m'autorise un sourire sans joie lorsqu'il essuie l'unique larme qui coule sur sa joue.

-Tu sais, Emmett m'a raconté, sans entrer dans les détails votre fameuse soirée…Et avec ce que m'a rapporté ta mère en plus de cela, même pour moi il ne fait aucun doute que tu es le père de ce bébé…

-Si je peux me permettre…

-Je ne peux pas t'empêcher de faire ce test si tu es à ce point dans le déni…libre à toi !

Je souffle de soulagement, j'aurais au moins réussi à obtenir gain de cause sur ce point.

-Mais je suis sûr que tu n'es pas sans savoir que c'est une procédure dangereuse…Tu le feras donc lorsqu'elle aura accouché et c'est non négociable mon garçon !

Je passe une main nerveuse dans mes cheveux mais ne dis rien, j'aurais au moins essayé. Je regarde mon oncle finir son verre d'une traite et le poser lourdement sur mon bureau avant de se lever, mettant ainsi fin à notre discussion.

-Ce fut un plaisir de discuter avec toi fiston ! Je suis content que nous soyons sur la même longueur d'onde toi et moi…

Il se moque de moi ! Il se dirige vers la porte, prêt à partir sans regret. Je me lève en mode automate et le reconduit jusqu'à la porte.

-Oh et je compte bien vous voir tous les deux à la baby-shower de ta cousine…Ce sera parfait pour des présentations officielles avec le reste de la famille !

Son ton est sans appel, je ne réplique même pas j'ai perdu ma voix quelque part en chemin. Il m'assène une claque amicale dans le dos avant de quitter mon bureau comme il est arrivé.

Je referme la porte lentement derrière lui, m'écroule dans mon canapé au bout du rouleau.

C'était encore pire qu'avoir cette conversation avec ma mère et Isabella dans la même pièce, j'ai l'impression d'avoir été mis à nu et dépouiller de tout ce qui m'appartient même si dans la réalité mon oncle n'a émis aucune menace à ce sujet, je sais néanmoins à quoi m'en tenir, il a été assez clair sur le sujet sans pour autant le formuler à voix haute.

Il est fort, très fort.

Maintenant les cartes sont entre mes mains, la question est de savoir ce que je vais en faire.

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Vous pensez qu'Edward va rendre les armes si facilement ?

Tonton Carlisle n'est pas du genre à plaisanter en tout cas.

Spechell