WOW ! Je n'ai qu'un mot à dire : MERCI !
Bel accueil pour cette fic, et j'en suis contente. Sachez, pour ceux qui ne me connaissent pas encore :
- La fic est finie, donc n'ayez crainte, vous aurez la fin ;)
- Je poste les Mercredis et Samedis, sauf gros contre-temps, et quand c'est le cas, je préviens à l'avance ^^
Bien, comme je vous l'ai dis, le premier chapitre n'était qu'une large intorduction. Sachez que cette fic sera courte, elle ne comptera "que" 16 chapitres, mais certains sont extrêmement longs !
ENJOY !
Seule ?
Emma se prélassa dans son bain durant une bonne heure. Elle ouvrit les yeux en sentant l'eau se rafraichir. Elle aurait pu probablement remettre un peu d'eau bouillante, mais l'heure du souper approchait et elle ne pouvait décemment pas être en retard pour son premier soir.
Elle sortit alors et s'enroula dans un peignoir chaud et moelleux. Elle jeta un œil sur les produits à sa disposition et après s'être rafraichie, elle choisit ses vêtements avec soin : la première impression était toujours importante. Ce soir, elle dinerait certainement avec celle qui l'embauchait, elle devrait lui prouver qu'elle avait sa place ici.
Elle étala alors sur son lit les potentiels vêtements : un jeans, une jupe, un chemisier bleu ciel, un autre bordeaux … Après quelques hésitations, elle opta pour le chemisier bleu et le jeans, ainsi qu'une paire de bottes noires. Elle attacha ses cheveux en une queue haute puis elle jeta un regard à son reflet dans le psyché de sa chambre. Quand elle se jugea apte à diner, elle descendit.
Dans le couloir, elle jeta machinalement un regard en bas, puis en face d'elle, vers l'autre couloir. Ce qui la frappa avant tout fut le silence qui régnait ici. Elle se demandait même si elle n'était pas seule ici. Marco avait-il un chez lui ou, comme elle, dormait-il sur place dans une magnifique chambre de 50m² ?
Elle n'osait même pas faire de bruit en descendant les marches. Il lui restait une bonne dizaine de minutes avant l'heure du souper, alors elle s'aventura dans les pièces au rez-de-chaussée, la salle de musique attira son attention : elle avait déjà vu le piano et la harpe mais n'avait pas vu l'imposante cheminée en bois patiné. Elle s'approcha et se rendit compte que la cheminée était aussi grande qu'elle elle haussa un sourcil, amusée en s'imaginant être Harry Potter se glissant dans une cheminée, utilisant la poudre de cheminette. A cette idée, elle laissa échapper un petit rire.
Elle s'aventura plus loin et trouva une nouvelle pièce qui ressemblait à un petit boudoir avec un petit canapé, une petite table basse, une petite bibliothèque qui devait servir à la propriétaire seulement pour les moments de calme. Elle vaqua ça et là, vagabondant ses yeux sur les différents titres des livres sans vraiment y porter attention. Elle promena ses doigts sur les moulures des marbres autour des portes et meubles. Elle discerna quelques dessins familiers sur les tentures aux murs : là une représentation assez tribale du conte du Chaperon Rouge, là une version plus esthétique de Raiponce … Il semblait que la maitresse des lieux aient une fascination pour les contes de fées, pensa Emma.
Son attention fut alors portée vers une petite pièce dont la porte en trompe l'œil était entrouverte elle y glissa la main et ouvrit un peu plus sur une petite pièce, pas plus grande qu'un placard dans lequel résidait un pupitre surmonté d'un globe. Elle s'avança un peu et pu discerner un livre à la couverture en cuir abîmé. Elle pu lire le titre « Once Upon A Time ». Bizarrement, n'étant pas de nature curieuse, elle s'avança pourtant jusqu'à fixer l'étrange ouvrage sous sa prison de verre. Elle n'eut alors qu'une envie : l'ouvrir et le lire. Mais dès qu'elle posa une de ses mains sur le globe, elle entendit un raclement de gorge juste derrière elle, elle sursauta et se retourna pour voir Marco droit comme un « I » à l'embrasure de la porte.
« Miss, le repas est servi. »
« Euh … Merci, j'arrive. »
Elle se hâta de sortir de la petite pièce et refermant la porte derrière elle et suivit Marco qui l'amena jusqu'au salon, de l'autre coté du hall. Elle perdit son enthousiasme en voyant qu'une seule assiette était dressée. Marco lui indiqua son fauteuil en le reculant un peu. Elle s'y cala et s'y assit une fois que Marco l'eut rapproché d'elle. Elle ne pu même pas sortir un mot tant la surprise l'envahit.
Face à l'immense table et ses 7 chaises vides, elle se sentait seule … Seule et triste. Elle qui pensait diner avec celle qui l'avait engagé, elle était extrêmement déçue. Bientôt, Marco revint avec un plateau, qu'Emma pensait être en argent, sur lequel était 3 assiettes : une assiette creuse avec un potage, une assiette plate avec une salade et du saumon, et une petite assiette avec une part de tarte aux fraises.
« Merci. »
Elle fronça les sourcils alors et se demanda si Marco avait lui-même préparé ces repas
« Un souci miss ? »
« N… Non. Qui a cuisiné ? »
« Notre cuisinière évidemment. » lâcha-t-il irrité
« Oh bah … Vous lui direz merci alors. »
« Cela sera fait. »
Et alors qu'il s'éloignait, Emma ne pu se retenir plus longtemps « Marco ! »
« Oui miss ? »
« Pourquoi je dine seule ? »
« Madame prend son souper dans ses appartements tous les soirs. »
« Elle sait que je suis ici ? »
« Bien évidemment. »
« Et elle ne prend pas la peine de venir m'accueillir ? Ne suis-je pas sensée être sa dame de compagnie après tout ?! »
Marco se raidit alors comme s'il avait peur qu'on l'entende elle ou lui. Il s'approcha d'elle et lui murmura presque « Quand Madame jugera le moment opportun, elle vous le fera savoir. »
« Quoi, elle est indisposée ? Malade ? Contagieuse peut-être ? » s'amusa Emma de tant de manière de la part de cette femme qui négligeait pourtant sa maison.
« Miss Swan, je vous prie d'être patiente. Si vous avez peur pour vos gages, croyez-moi, quoiqu'il arrive, vous serez payée. » Sur ce, il la laissa manger.
Emma avala amèrement son repas, bien que celui-ci soit excellent. Au bout d'une grosse demi-heure, n'ayant pas le cœur à finir, elle sortit de table et hésita un moment : devait-elle laisser son repas ici ou le ramener en cuisine ? Elle ne savait pas ou elle était d'ailleurs …
Du coup, elle laissa les plats, se gardant sa part de tarte pour plus tard, et remonta dans sa chambre. Elle imaginait que des petites mains se précipiteraient pour débarrasser et rendre à la table son aspect rangé et propre, du moins … Aussi propre que pouvaient être les lieux.
Et alors qu'elle sur le point d'entrer dans sa chambre, elle entendit des pas montés le premier escalier. Rapidement, elle s'engouffra dans sa chambre mais laissa un interstice pour pouvoir voir qui montait. Elle ne fut pas surprise de voir Marco, il lui semblait qu'il n'y avait qu'elle et lui dans ce fichu manoir, plateau en main. Elle plissa les yeux et le suivi du regard : il emprunta l'autre couloir et s'arrêta à la quatrième porte, celle avec un cœur gravé surmonté d'une couronne dessus. Il toqua 2 fois avant d'ouvrir la porte. Au bout de quelques secondes, il en ressortit avec un autre plateau semblant avoir les restes d'un précédent repas.
Elle fronça les sourcils et quand elle fut sûre que Marco était loin, elle sortit discrètement et, à pas de souris, elle se rendit de l'autre coté du corridor, traversa les escaliers puis se rendit dans le couloir. Elle hésita un instant avant d'approcher doucement jusqu'à la porte au cœur couronné. Pour son plus grand étonnement, la porte était entrouverte et sa curiosité piquée au vif, elle poussa légèrement avant de se rétracter. Et si la personne dedans dormait ? Et si, à cause de sa curiosité, elle était virée avant même d'avoir effectué une journée ?
A cette idée, elle frissonna et se rétracta. Elle fit un pas en arrière avant d'entendre une respiration sourde. Elle tiqua alors et mit un pied dans la pièce. Ce qu'elle vit en premier fut l'immense cheminée et un feu crépitant illuminant la pièce d'une belle couleur ambrée.
Elle vit un immense fauteuil et une petite table attenante sur laquelle était posé le contenu du plateau apporté par Marco. Et quand elle vit une main fine et longue sortir de la silhouette du fauteuil, Emma réprima un hoquet de surprise en plaquant ses mains sur sa bouche. Elle ne resta que quelques secondes de plus, le temps de voir la dite main arracher un raisin de sa grappe, puis elle sortit à reculons jusqu'à buter sur la rambarde derrière elle. Ce n'est qu'à ce moment là qu'elle retourna dans sa chambre, son esprit embrouillé et son corps tremblant.
Au même moment, un léger sourire se dessina sur les lèvres de Madame.
OoOoOoOoOoOo
« Trop bizarre cette soirée ! Moi qui pensais rencontrer et diner avec ma patronne, je n'ai eu affaire qu'avec la solitude. Je me demande si ça va être comme ça tous les soirs.
Enfin je m'en fous, si je suis payée à manger seule et arpenter les couloirs et pièces de cette maison … Tant mieux pour moi.
N'empêche, cette baraque fait vraiment flipper : je suis sûre que j'ai pas vu le tiers de la superficie et pourtant, je suis déjà perdue. Y'a cette salle à manger dans laquelle j'ai soupé, immense avec cette table et toute sa largeur pour moi, c'était frustrant. Je sais même pas si elle a été remplie de convives un jour.
Demain, si je n'ai aucune nouvelle de la proprio, j'essaierais de voir s'il y a d'autres habitants, mis à part Marco. Ah oui, j'irais revoir un objet qui a attisé ma curiosité : dans une sorte de placard, y'avait un bouquin sous verre. Peut-être un ancien manuscrit qui doit couter la peau des fesses, tout comme la plupart des bibelots dans ce manoir. Je sais pas pourquoi mais quand j'ai vu la couverture, ca m'a attiré au point de vouloir voir l'intérieur. Demain j'essaierais une opération infiltration !
En attendant, première nuit dans ma nouvelle chambre : j'ai franchement pas à me plaindre. Demain est un autre jour. »
OoOoOoOoOoOo
Durant la nuit, Emma fut réveillée plusieurs fois. Elle pensait entendre des pleurs et des gémissements … Mais peut-être était-ce simplement le vent qui sifflait dans les branches et les feuilles elle hésita avant de sortir de son lit : bien au chaud, elle ne souhaitait pas vraiment croiser un fantôme ou encore Marco en caleçon … Elle prit sur elle et, finalement, la fatigue la gagna de nouveau et sa première nuit passa.
OoOoOoOoOoOo
Quand elle s'éveilla, la pluie avait fait place au soleil, éclairant de ses rayons sa chambre immense. Elle pu alors apprécier les nuances de couleurs : finalement, sa chambre n'était pas faite que de bois et de bordeaux, mais aussi de vert bouteille ou encore de fins liserés d'or par-ci par-là. Elle s'étira longuement et pris un temps infini avant de sortir de sa couette épaisse et chaude. Elle enfila un peignoir et alors qu'elle ouvrit sa porte de chambre, Marco se tenait là, droit comme un « i » se qui fit sursauter Emma qui réprima un cri en collant une main sur sa bouche tandis que l'autre se plaqua sur son cœur :
« Marco ! Vous m'avez fais peur ! »
« Miss ? »
« Faut pas faire ça dès le réveil, j'ai failli faire une crise cardiaque. » dit-elle en serrant sa main sur sa poitrine. Et après avoir retrouvé son calme , elle haussa un sourcil « Dites donc, ça vous arrive souvent de rester derrière la porte d'une chambre ?! Ca fait pas un peu … Pervers ? »
« Miss Swan … » soupira-t-il
« Emma, je m'appelle Emma. Arrêtez avec vos « miss », j'ai l'impression d'avoir 20 ans de plus. »
Il soupira de nouveau « Miss Emma, j'étais venu vous dire que le petit déjeuner était servi. »
« Et je suppose que, comme hier soir, je vais manger seule ?! »
« Madame n'est pas du matin. » répondit-il froidement
« Ok … Je vous suis. »
Elle descendit sans oublier de jeter un bref regard vers la porte au cœur, puis rejoignit la salle à manger où était dressé un petit déjeuner tel qu'on pouvait en voir dans les films : viennoiseries, café, chocolat, confiture, beurre et même un bouquet de fleurs fraiches.
Elle s'installa et des senteurs sucrées émanèrent de la multitude des plats s'offrant à elle.
« Bon appétit. » dit-il en disparaissant
Et bien que l'estomac d'Emma soit motivé pour engloutir une large partie de ce qui était servi, le cœur n'y était pas : elle aurait aimé partager ce somptueux déjeuner avec quelqu'un. Et comme une réponse à son souhait, elle entendit quelques pas venir de derrière elle : sa patronne aurait-elle dénié venir ce matin ?
Elle se leva alors, fit volte face et attendit fébrilement cette arrivée. Mais au bout de quelques secondes, personne. Elle fronça les sourcils et se dirigea vers l'embrasure de la porte et c'est à ce moment là qu'elle percuta une femme brune de plein fouet.
Encore surprise et à moitié sonnée, elle mit quelques brèves secondes avant de lever son regard vers la jeune qui la toisa d'un regard neutre. Son cœur fit alors un bond dans sa poitrine.
TBC
