Eh eh, voici mon chapitre 2 ! Quand j'ai fini mon chapitre 1 (Y a genre dix minutes), j'étais dans la cuisine et je me suis déplacée dans le salon et me suis dit que j'allais faire autre chose. Mais au m'installant dans le fauteuil j'étais genre « Ah, je tremble, je me demande pourquoi ? Ah, Zizou, non tu ne peux pas venir sur mes genoux parce que je vais euh… Tiens j'ai pas envie de faire autre chose que d'écrire ma fanfic d'Hetalia en fait ». Et donc du coup me voici, à écrire la note du chapitre 2 avec un chat sur le ven-Ah non elle vient de partir ? Quoi, tu fais ta timide ?

Arthur : Je me demande toujours pourquoi tu as eu du mal à écrire Feliciano, quand tu dis ce genre de choses…

Tori : Parce que ça donnait « Spain-nii-chan, j'ai trouvé cette boîte de tomates ! Tu veux les manger avec Fratello ? » Ah tiens, ça sonne bien finalement... Bah tant pis.

En tout cas, j'ai pleins d'idées et je les trouve euh… pas mal ? Bon après je pense pas faire de grands renversements de situation. Y a peut-être pas de moment où votre tête fera (OoO) Mais je pense essayer de vous stresser malgré tout ^^

Yoshiya : Ouais, elle aime bien les cliffhanger.

Alfred : *Sursaute* Wow, d'où est-ce que tu viens dude ?!

Yoshiya : Je suis toujours à côté d'elle.

Arthur : *Le regarde et compatit* Ça doit être dur…

Yoshiya : Ça l'est…

Tori : Oi oi oi ! Tu pourrais être plus gentil avec m-

Yoshiya : Non.

Tori : Attends au moins que j'aie fini de parl… T^T

Yoshiya : Non.

Alfred : Anyway ! Why don't we start ? (Bref ! Pourquoi ne commençons-nous pas ?)

Tori : Ok ok. Alfred, je te laisse l'honneur de « t'offrir » ce chapitre !

Alfred : Yeah ! Then everyone ! Let's read this chapter together and discover why Arthur doesn't remember me ! (Ouais ! Alors tout le monde ! Lisons ce chapitre ensemble et découvrons pourquoi Arthur ne se souvient pas de moi !)

Tori : Yes, yes… Let's… (Découvrons.../Faisons-le )

Chapitre 2 : Finalement il arrive que n'importe qui peut croire aux fées…

- Who are you ? Répéta England.

Non… Impossible… Ce n'était pas vrai n'est-ce pas ? Arthur ne pouvait pas… Ah, c'était ça ! Sûrement que c'était les vêtements ? Il ne se séparait jamais de sa veste alors peut-être qu'il ne l'avait pas reconnu à cause de ça ? Mais… c'était quand même… bizarre ? Pour England de l'oublier… si facilement…

- Q-Quoi ? C-C'est moi… moi…

Il hésitait. Était-ce vraiment England ? Ça ne se pouvait pas… Mais… Il… ne le reconnaissait pas.

- « Moi » ? Est-ce que c'est une blague ?

- Eh ? Une blague ? J-J'allais te dire la même chose Iggy !

England parut encore plus surpris qu'avant et il fronça les sourcils, cherchant apparemment à comprendre. Ce qui ne rassura pas Alfred. Et encore moins lorsque les hommes se mirent à rire du surnom. Déjà qu'il savait qu'England n'en était pas forcément fan...

- Iggy ?

Qu'était-il supposé faire ? Il resta là, sans savoir quoi dire ou faire, ouvrant et fermant sa bouche comme un poisson hors de l'eau. Il était perdu. Si England ne le reconnaissait pas, alors comment était-il supposé faire ? Et puis il lui semblait que l'esprit ne lui avait pas tout dit mais il ne pouvait vérifier sa théorie sans base réelle.

- Qu'est-ce qu'il y a, lad (Gamin), tu as oublié comment respirer ?

- Non, répondit Alfred, trop préoccupé par autre chose que pour répondre à la moquerie. Je pourrais simplement vous parler en privé… monsieur ?

Ça lui avait coûté de l'appeler monsieur comme ça. Ce n'était pas tous les jours que l'on est obligé de s'adresser à une personne chère comme s'il était un parfait étranger (Ce qui était en réalité la manière dont le voyait cette personne…). Vraiment, qu'était-il supposé faire.

England jeta un coup d'œil aux hommes, qui restèrent silencieux, et retourna rapidement son attention sur Alfred. Il acquiesça d'un hochement de tête et se leva, prêt à le suivre. Alfred ne se fit pas prier et sortit de la taverne, faisant un bref signe à Marianne au passage. Il allait devoir reporter ce dîner… Non pas que ça lui était d'une quelconque importance, mais il se devait de tenir ses promesses aux… damoiselles, en tant que héros. Même les plus étranges…

- Donc, qu'est-ce que tu veux, lad ? Demanda England une fois derrière la taverne.

- Euh… Qu'est-ce que tu penses si je te dis qu'il existe des personnifications des pays ?

- Es-tu idiot ou quoi ? Répondit England sans hésitation.

Bon, comme ça il savait… Mais il voulait vérifier quand même.

- England… ?

- Le pays d'où je viens et où tu te trouves en ce moment ? Demanda eng… le pirate devant lui.

L'expression de surprise et l'incompréhension dans le regard de qui-que-ce-soit-qui-soit vraiment devant lui (Et ça lui faisait du mal de se dire qu'il pouvait être England autant qu'il pouvait ne pas l'être) ne l'aidait pas du tout à soulagé la douleur qu'il commençait à ressentir à la fois dans sa poitrine et dans son estomac. Au moins il savait où il se trouvait…

- Donc, je suppose qu'America ne te dit rien non plus…

- Qu'est-ce que c'est ?

- Je le savais…

- Tu ne comptes pas répondre n'est-ce pas ?

- You're just no gonna believe me…(Tu ne vas juste pas me croire)

- Going to… Le rectifia l'autre. And Try me. (Expression pour dire « essaie » ?)

Alfred rit à la rectification et une fois de plus, le pirate haussa un sourcil, se demandant ce qu'il pouvait bien y avoir de si drôle dans ce qu'il avait dit. Mais si Alfred lui disait qu'il venait juste de faire quelque chose qu'England aurait fait… Il soupira et tenta de reprendre son sérieux.

- Au fait, comment dois-je t'appeler ? « Pirate » ne va pas trop le faire non ?

- Je pensais que tu me connaissais, vu ce que tu as dit dès que tu es arrivé, mais je suppose que je me suis trompé. Je m'appelle Arthur Kirkland.

- Nah, c'est juste un peu compliqué. Alfred F. Jones !

Arthur… Donc il y avait une chance qu'il soit England ? Mais qu'il ne se savait juste pas qu'il était dans un rêve ? Et donc pour lui, il avait toujours vécu cette vie ? Le sourire d'Alfred s'élargit avec espoir et la douleur disparut légèrement. Bien sûr, il était toujours déçu qu'Arthur ne se rappelle pas de lui. Mais tout ce qu'il avait à faire, c'était réunir tout le monde, trouver un moyen de sortir de cet endroit et… ben sortir quoi. Ouais, bon plan !

- Donc, qu'est-ce que je n'allais pas croire ?

- Ah ouais, attends en fait je réfléchis parce que je suis sûr qu'après tu vas me prendre pour un imbécile et tu vas être en colère contre m-

- Dis-le quand même, on verras après.

- Euh… Alors c'est simple en fait. Je suis du futur, en gros mais un futur d'un autre monde si j'ai bien comprit parce qu'apparemment, cet endroit est plutôt comme un rêve. En fait je ne suis même pas sûr de comprendre moi même mais peu importe ! En tout cas, c'est un esprit ou je sais pas quel genre de truc machin c'était qui m'a envoyé ici ! Et pourtant, j'ai rien fait ! Bon il s'est peut-être échappé par ma faute mais en tout cas, je ne sais pas pourquoi exactement, je me suis retrouvé ici avec… certains de mes amis ? En fait, l'esprit à parlé de changer le futur après…

Alfred avait parlé tellement rapidement qu'il n'était même pas sûr lui-même qu'il ait respiré durant toute son explication. En tout cas maintenant, il sentait qu'il manquait d'air. Et qu'England était sérieusement en train de réfléchir sur son cas…

Bon après, il avait délibérément mentit sur son cas ou omit quelques détails mais il sentait que s'il expliquait directement toute la situation, Arthur refuserait automatiquement de l'aider… Et il comprenait. Si quelqu'un sortait de nulle part et commençait à nier son existence, il le remballerait et le partirait en faisant comme s'il ne l'avait jamais rencontré.

- Et… pourquoi moi ? Demanda Arthur.

- Qui d'autre que toi serait prêt à croire une histoire d'esprit ramenant les gens dans le passé d'un monde parallèle pour changer le futur ? Moi-même je serais prêt à croire que ce n'est qu'un rêve et que je vais me réveiller en bas de ces escaliers desquels je suis tombé si on me le disait…

- Tu es tombé des escaliers ? Tout seul ?

- C'est tout ce que tu as relevé comme information ?! (Il se calme rapidement et prit une expression presque suppliante) J'ai besoin de retrouver mes amis mais ils ne sont sans doute pas tous dans cette ville. Alors si possible, est-ce que tu peux m'aider ? (Une idée germa dans sa tête et il fit des yeux de chien battu) J'ai vraiment, vraiment, vraiment, vraiment, vraiment, VRAIMENT, besoin de ton aide !

Arthur le regarda, d'abord surpris, avant de détourner les yeux. Il se racla la gorge et sembla chercher sa réponse.

- En effet je suis prêt à croire ton histoire comme je suis prêt à ne pas y croire mais… J'ai des doutes et comme tu l'as dit, personne ne va y croire juste comme ça. Et j'ai un équipage qui peut être utile mais qui n'y croira certainement jamais…

- En d'autres mots… ?

- Je dois y réfléchir plus longtemps que ça et éventuellement avec mon équipage.

Au moins ce n'était pas un non n'est-ce pas ? Il y avait toujours une chance qu'il vienne alors il ne devrait pas se laisser abattre ! Mais il ne pu s'empêcher de se demander ce qu'il se passerait si Arthur refusait. D'ailleurs, s'il ne trouvait pas les autres non plus ou s'ils refusaient ? Qu'allait-il faire ? Non non non, il devait se calmer ou bien tout tomberait facilement à l'eau.

- Ok ! Mais choisis bien ! Je ne voudrais pas que tu manques ta chance et que tu finisses par regretter de ne pas m'avoir accompagné, Artie !

Alfred lâcha son grand sourire et celui-ci s'élargit lorsqu'il vit Arthur se détendre un peu. Depuis le moment où il l'avait vu, il était complètement droit et ses sourcils constamment froncés mais, surtout, il était tendu. Alors le voir se détendre, mais un tout petit peu, lui fit plaisir. Bien qu'il fronça à nouveau les sourcils au surnom, évidemment.

- C'est Arthur. Et c'est toi qui m'accompagne, pas l'inverse.

- Eh ? Why ?

- Because I'm the one who has the ship ! (Parce je suis celui qui a le navire !)

- Since when does that matter ? (Depuis quand c'est important ?)

- Git… Nous partons dans cinq jours, j'aurais fait mon choix d'ici-là, se contenta de répondre Arthur en tournant les talons et retournant à l'intérieur.

Alfred le regarda partir et soupira. Il s'appuya contre le mur et entreprit de se masser le visage, histoire de faire partir le stress de son visage, il le savait, tendu. Finalement, confronter un Arthur qui ne se souvenait pas de lui était compliqué. Et il souhaitait que ça ne lui arrive qu'une fois dans sa vie. Qu'est-ce qu'il y avait de si marrant là-dedans ? Les esprits étaient-ils tous comme ça ? Avec combien d'esprits pareils Arthur avait-il eu affaire ?

Il soupira une deuxième fois, se disant qu'il lui fallait vraiment faire attention, la prochaine fois qu'il se baladait dans les sous-terrains des autres nations. … Bien qu'il n'irait jamais dans ceux de Russia par exemple. Il ne savait pas ce qu'il y avait là-dessous mais mieux ne valait peut-être pas savoir… A moins qu'il ne détiennes en fait que des poupées… Non, c'était tout aussi effrayant. Dans un autre sens mais toujours aussi effrayant !

Finalement, Alfred se souvint de Marianne, laissée à l'entrée de la taverne, et se dirigea aussitôt vers elle pour… ne trouver personne ? Il regarda autour mais ne pu la trouver nulle part. Était-elle partie ? Il avait du mal à y croire: elle avait énormément insisté pour qu'ils aient ce dîner…

Mais son estomac ne sembla pas approuvé. Il avait été retourné dans tous les sens en très peu de temps et maintenant il semblait refuser rien que l'idée de manger. Ce qui ramena Alfred une fois de plus à ses préoccupations: trouver son frère, les jumeaux et tous le reste, y comprit Russia (Même si ça l'embêtait, il devait bien l'avouer) et tous les ramener avant que quoi que ce soit ne soit changé dans leur futur.

- Ah, vous voilà mon cher !

Alfred se retourna aussitôt et vit Marianne, juste derrière lui, en train de faire tourner son ombrelle dans son dos, un sourire… étrange sur son visage. Finalement, sa tête pensait la même chose que son estomac: peut-être valait-il mieux s'enfuir et zapper cette histoire de dîner ? Enfin, fuir ? Où ça ? Ça ne servait à rien de fuir s'il ne connaissait pas l'endroit. Rien ne lui était familier et il l'avait compris à son premier pas… Non, son premier coup d'œil sur la ville.

- Vous preniez tellement de temps que je commençais à croire que vous vous étiez défilé…

- Défilé ? Pourquoi « défilé » ?

- Eh bien vous ne me sembliez pas très enclin à tenir votre promesse alors je n'étais pas sûre que vous reviendriez pour honorer votre part du marché.

- Uh… Si si, je comptais l'honorer… Mais… mon estomac à fait toutes sortes de bonds et maintenant, je ne pense pas que manger soit une bonne idée… Mais ne vous inquiétez pas ! Je resterais au minimum cinq jours alors nous aurons le temps pour ce dîner !

Marianne le regarda, suspicieuse. Évidement si elle ne se croyait pas, il comprendrait. Et puis il n'y avait aucune garantie qu'il allait vraiment tenir sa promesse. En plus, il était aussi convaincant qu'un prince en habits de pauvres. En gros, aucune preuve et pas la moindre idée de ce qui allait lui arriver rien que dans la seconde qui allait suivre. Si on raccourcissait pour expliquer ses sentiments ce serait: un sentiment horrible.

- Donc, si je comprends bien, vous voulez reporter mon offre ?

- Euh… Je comprendrai si vous n'en avez pas envie ?

Non en fait, il ne comprendrait pas du tout. Après tout il ne voulait pas manger et son estomac ne voulait pas se remplir. Il n'allait pas se forcer à le faire malgré tout au risque de tout recracher par la suite ! Et il espérait honnêtement que Marianne partageait son avis…

- D'accord. Alors je suppose que nous allons simplement nous diriger chez moi et…

- Hein ? Pourquoi ?

Maintenant elle voulait l'emmener chez lui ? Finalement, il pourrait bien avoir envie de se sauver. Littéralement et rapidement. TRÈS rapidement… Mais tant qu'il n'était pas sûr, il supposait qu'il devrait attendre de savoir ce qu'elle voulait vraiment… et de si Francis avait vraiment oublié de changer son nom de famille ou bien s'il se trouvait actuellement ailleurs…

- Parce que je suis sûre que tu n'as simplement aucune maison ici, pas d'argent pour payer une auberge ou un simple repas et que je te simplifie la situation en te proposant de m'en charger.

Bon, effectivement, dis comme ça, il n'avait pas vraiment le choix… Il acquiesça lentement d'un simple mouvement de tête et Marianne l'attrapa aussitôt fermement par le bras, scellant son destin chez celle-ci… si, encore une fois, ce n'était pas Francis…

- Au fait, finit-il par se lancer. Vous avez de la famille ?

Autant tenter de se débarrasser du problème le plus rapidement possible non ? Enfin quoiqu'il trouverait bien un moyen de trouver des preuves une fois chez… Marianne. Après avoir découvert ce qu'il avait à découvrir, il se chargerait des autres, s'ils étaient dans cette ville… Mais si ce n'était pas le cas, il ne saurait pas quoi faire…

Argh ! Pourquoi devait-il être aussi pessimiste tout d'un coup ?! Il était le héro, il allait sauvé tout le monde et peu importe ce qui allait arriver, tout allait bien se terminer ! Il n'allait pas se laisser aller juste parce qu'il était dans un environnement inconnu ! Au pire, Marianne allait lui montrer l'endroit alors…

- De la famille ? Pourquoi ?

- Eum… Simple curiosité. Je pensais déjà avoir entendu ce nom. Bonnefoy.

D'accord, ce n'était toujours pas très convaincant mais qu'est-ce qu'il aurait pu raconter d'autre ? Même les héros ont des moments d'hésitation ! Même si le sien avait duré un peu trop longtemps et que maintenant il arrivait à peine à se rattraper… Enfin au moins, elle ne semblait pas réagir à son hésitation pour autant et elle répondait à sa question…

- Vraiment ? Alors tu dois sûrement parler de mon frère, Francis.

- Francis, hein… ? Répondit pensivement Alfred, un demi-sourire sur le visage.

Il espérait franchement qu'il ne faisait pas partie du voyage. Si ça se trouve, il n'y avait que sa version fille qui existait dans ce monde ? Ça serait bien De toute façon Francis n'était bon qu'à draguer femmes et hommes (Particulièrement Arthur, ce qui commençait à légèrement l'énerver) et… à… boire du vin ? En plus il était si faible qu'il pouvait compter son nombre de victoire sur toute sa vie sur les doigts d'une main.

- Quoi ? Demanda Marianne, visiblement ennuyée. C'est quoi ce sourire ?

- Quel sourire ? Ah mais je souris tout le temps !

C'était vrai donc il ne s'en préoccupa pas et même si Marianne tenta de parfois découvrir ce à quoi il pensait, il trouvait n'importe quelle bête excuse pour ne pas répondre. N'importe quoi allait: Elle ne tentait pas de chercher, juste de l'influencer pour qu'il réponde (/SBAFF/), ce qui ne marchait pas car Alfred répondait toujours pas une phrase courte ou un simple mot.

- C'est ici, dit Marianne en s'arrêtant.

Alfred s'arrêta à son tour et regarda devant lui et sa mâchoire tomba. C'était un manoir ! Bon évidemment il avait déjà vu plus grand (Après tout en tant que nations, leurs maisons étaient plutôt grandes. Mais il ne pensait pas qu'il y ait quelque chose d'aussi grand ! Marianne ne lui avait pas dit dans quel genre d'endroit elle vivait, mais il ne s'était pas attendu à se retrouver dans un manoir ! Par contre, il voyait bien Francis vivre dedans…

- I-Ici ?!

- Oui, ici. Pourquoi, ça te surprends ?

- Maintenant que j'y pense, pas tellement…

Après tout quelqu'un qui achètes des vêtements super chers (Bon ok il ne connaissait pas la notion d'argent ici mais il avait vu une certaine différence entre les vêtements que Marianne lui avait acheté et les vêtements qu'elle lui avait proposé) et super voyants avait pas mal de chances d'être riche non ? Ça ou il était dépensier.

Marianne eu un petit rire et ouvrit la grille (Parce que dans tout domaine de riche, y a une grille, un jardin bien tondu, des arbres, des fleurs, la maison aux briques blanches au milieu et bien sûr un chat Dans ce cas-ci, il y avait tout). Alfred hésita légèrement mais finit par entrer comme si rien ne posait problème. Ni le fait que Marianne soit soit une inconnue, soit un travesti. Et même si la deuxième option était la plus possible, il espérait franchement que ce n'était pas le cas.

D'ailleurs, il se demanda ce qu'allait donner les autres nations ici ? Apparemment, Arthur avait une vie ici. Un vie dans laquelle il ne se souvenait pas de lui. Il étouffa un grognement, frustré. Si Arthur ne se souvenait pas de lui, alors son frère non plus ne se souviendrait pas de lui ? Kiku, Feliciano, Gilbert, Ludwig, Romano, Francis (Mais rien d'urgent pour lui non ?), Antonio, Yao et même Ivan (Finalement lui il s'en fichait un peu) ? Ils auraient tous une vie dans ce monde ? Alors il était possible que Francis ait une sœur non ? Comme Canada serait sûrement fils unique…

Mais il ne devait pas se laisser abattre n'est-ce pas ? Le héros s'en sort toujours ! Alors dès qu'il les aura tous trouvés, il les fera se rappeler de lui et de leur véritable vie ! Il tentera même avec Arthur dès qu'il acceptera son offre ! S'il… non, il allait accepter ! Il serra les poings et commença à faire de grands gestes, de plus en plus déterminé.

- Est-ce que ça va ? Demanda Marianne, sans doute un peu surprise par ses gestes.

- Mh ? Ah, oui ! Dit-il avec l'un de ses plus grand sourire. J'ai quelques problèmes mais je suis sûr que ça va aller ! Je suis le héros après tout !

- Héros ? Elle haussa un sourcil, encore plus surprise.

- Yup ! Donc tout ira bien ! Je retrouverai mes amis et nous… Bah, c'est un peu compliqué.

En plus s'il devait expliquer à quelqu'un qui risquait d'être un étranger… En fait il ne savait pas mais rien de bon ne pouvait en ressortir n'est-ce pas ? Il ne voulait pas risquer de changer le futur juste à cause d'une erreur aussi stupide que celle-là.

- Tes amis ? Arthur Kirkland en fait partie ?

- Ouais ! Répondit-il après avoir hésité entre « En quelque sorte » et « Pas lui exactement ».

- Pourtant, il ne m'as pas semblé te reconnaître… Pourquoi cela ? Vous êtes vraiment amis ?

Alfred porta une main dans le dos de son cou et gratta un peu nerveusement. Pourquoi posait-elle ces questions d'abord ? Ce n'est pas comme si elle allait faire quelque chose de cette information d'abord… N'est-ce pas ? À moins qu'Arthur Kirkland ait une réputation dont il aurait dû se méfier et que maintenant il avait des problèmes ? Il espérait que non.

- Ouais. Mais en fait, comment dire… ? On se connaissait il y a longtemps… En quelque sorte. Alors… C'est probablement pour ça… qu'il ne se rappelle pas de moi…

Il soupira et Marianne se tut. Elle ouvrit la porte de la maison et l'invita à entrer. Il entra et regarda autour.

L'endroit était grand et haut et pourtant ce n'était que le hall. Le sol était noir et les murs blancs. Ce n'était sûrement pas ce qu'il y avait de plus vivant mais côté classe en revanche… Devant lui, un escalier cassé en deux (En gros, il y a un escalier, un palier puis un escalier dans l'autre sens) et quelques livres, soigneusement rangés dans une ou deux bibliothèques.

- Mais je lui ferais se rappeler de moi, trouver mon frère et tous les autres comme ça tout rentrera dans l'ordre ! Finit plus joyeusement Alfred.

- Dans l'ordre ?

- Bah… Comme je l'ai dit… c'est un peu compliqué ?

Marianne acquiesça d'un hochement de tête, montrant qu'elle avait comprit, et avança un peu plus dans la maison. Alfred la suivit dans un de ses longs couloirs. Sauf qu'assez étrangement pour lui, il y avait beaucoup plus de lumière qu'il ne l'aurait cru. Il y avait beaucoup de fenêtre et il fut rassuré de ne pas avoir affaire avec l'atmosphère jeu d'horreur.

- Je sais que tu as dit ne pas avoir faim, mais est-ce que tu veux au moins quelque chose à boire ?

- Eum… Pourquoi pas ?

- Bien. Dans ce cas je vais te montrer la cuisine.

Montrer la cuisine ? Et prendre lui-même en gros ? Non, il ne faisait pas le paresseux mais… Au fait justement, ce n'était pas un peu vide ici ? Il se tendit à sa dernière pensée et un frisson lui parcourut l'échine. Non, il se trompait sûrement. Si ça se trouvait, les domestiques étaient juste occupés ailleurs !

Oui, ça devait être ça. Il n'était pas là depuis très longtemps donc même si l'endroit paraissait vide et Marianne hyper suspecte, ce n'était là que des apparences n'est-ce pas ? Oui, des apparences. Effrayantes, mais ça ne venait que de lui. Son imagination…

Arrivé dans la cuisine, il remarqua que la pièce était à la fois anormalement grande et anormalement vide. Non, peut-être que ce n'était juste pas l'heure de manger, alors les domestiques… étaient ailleurs, encore une fois.

Un bruit sourd résonna au-dessus de sa tête et Alfred sursauta. Voilà ! Ils étaient en haut en train de faire le ménage ! D'ailleurs, Marianne ne semblait même pas réagir ! Il lâcha un soupir de soulagement. Finalement, il devrait pouvoir passer un bon moment dans cet endroit, sans avoir à s'inquiéter de quoi que ce soit ! Et certainement pas de fantô-

- Tu as entendu ça ? Demanda Marianne alors qu'elle ouvrait le frigo.

- Hein ? De quoi ?

- Un bruit sourd, au-dessus de nos têtes…

Alfred se tendit à nouveau et cette fois, des sueurs froides se rajoutèrent. S-Si Marianne se demandait ce que c'était… toutes ses explications fondèrent comme neige au soleil. Lui aussi commençait à fondre tiens… Il avait changé d'avis ! Il ne pouvait pas vivre cinq jours ici ! Même pas une journée en fait !

- C-Ce n'est pas tes domestiques ou quelque chose dans le genre ?

Marianne fronça les sourcils et Alfred comprit immédiatement que ce n'était pas bon signe. La femme referma la porte du frigo et se dirigea vers la porte. Elle regarda des deux côtés du couloirs avant de se retourner vers Alfred.

- Attends ici, dit-elle calmement. Il y a des boissons dans le frigo, tu peux les prendre pendant que je vais voir ce qui a causé le bruit.

- Quoi ?! Non, je viens aussi ! S'écria-t-il sans réfléchir.

Bon, il aurait pu trouver plus subtile mais les héro ne restaient pas en retrait, à boire en attendant que quelqu'un risque un quelconque danger (bien qu'évidemment, il était juste trop effrayé à l'idée de se retrouver seul dans la maison s'il arrivait quelque chose à Marianne). La femme parut surprise mais haussa les épaules et acquiesça d'un court mouvement de tête.

Ils revinrent immédiatement dans le hall et montèrent les escaliers. Était-ce lui ou certaines marches craquaient sous ses pieds ? Ce n'était pas logique si ? Tentant de taire ses questions, il continua de suivre Marianne à travers son manoir, jusqu'à ce qu'elle s'arrête devant une porte, apparemment fermée (Sinon il ne savait pas pourquoi Marianne cherchait dans ses poches).

Sortant une clé de sa poche et l'insérant dans la serrure, Marianne entreprit d'ouvrir la porte. Les quelques secondes parurent prendre des heures pou Alfred. Et elles passèrent encore plus lentement lorsqu'il se rendit compte que le bruit venait d'une pièce fermée. Et que Marianne n'avait apparemment pas la moindre idée de ce que ça pouvait être...

La porte s'ouvrit en grinçant, rappelant à Alfred ce qui était arrivé la dernière fois qu'il avait ouvert une porte qui grinçait. Ça ne lui avait rien apporté de bon et il s'en souvenait parfaitement bien.

Alfred tenta aussitôt de regarder à l'intérieur mais ne vit rien. La pièce était anormalement noire et quand Marianne tenta de scruter la pièce avec ses yeux, elle resta silencieuse, sans doute car elle ne voyait rien. Quand elle essaya d'appeler quelqu'un, personne ne répondit.

- Garde la porte, je vais chercher une bougie, dit-elle en partant.

Évidemment, Alfred fut tenté de lui dire qu'ils devaient rester ensembles parce que l'un d'eux risquait de se faire attaquer (Par quoi, il ne le savait pas par contre) s'ils étaient seuls, mais Marianne était déjà loin. Enfin « loin » était équivalent, dans ce cas-ci, à la porte d'à côté.

Stressé, Alfred tenta de surveillé la pénombre de la pièce en face de lui. Mais s'il détecta un éventuel mouvement, il ne savait dire si c'était seulement lui ou vraiment réel (Si on pouvait décrire quelque chose de sans doute surnaturel « réel »). Il se força à regarder plus attentivement mais rien n'y fit: Il ne voyait rien du tout.

- Voilà, déclara la voix de Marianne dans son dos.

Alfred se retourna et vit Marianne, une bougie dans chaque main. Il en prit une, supposant que la deuxième était pour lui (Sinon faudra lui expliquer certaines choses), avec un hochement de tête et s'avança le premier dans le noir.

Il s'avança jusqu'à l'endroit où il avait vu du mouvement mais c'était vide. Il n'y avait rien. Du tout. Il se demanda pourquoi mais décida de chercher ailleurs Soit c'était son imagination, soit la chose s'était enfuie. Mais il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il cherchait. Il s'arrêta en sentant sa main toucher une toile d'araignée et se tourna vers Marianne (Ou sa bougie tout du moins).

- Tu n'as pas de domestiques ?

- Pardon ? Oh, tu parles de… Mh… Ils sont en vacances.

Oh vraiment ? Alors ça le rassurait ! Quelque chose le perturbait cela dit mais il décida d'hausser les épaules et de laisser tomber. Ça allait. Il n'y avait rien de bizarre ou d'étrange ici ! … Enfin sauf peut-être cette ombre mais… il verrait ?

- Ah, je vois, se contenta-t-il de répondre.

- Je pense avoir trouvé l'origine du bruit. Apparemment cette boîte (elle désigna une boîte à ses pieds) était mal posée et est tombée en bas de l'étagère.

Alfred allait répondre quelque chose lorsqu'il entendit la porte grincer légèrement. Il se précipita, surprenant Marianne au passage, et regarda le couloir. Mais s'il crut entendre d'autres bruit légers, il ne put rien voir. Par où était-il partit… ?

- Un problème ? Demanda Marianne derrière lui.

Sursautant légèrement, Alfred se retourna et regarda la femme derrière lui. Si elle n'avait rien remarqué, peut-être était-ce simplement son imagination ? Il regarda la boîte et l'endroit d'où elle était apparemment tombée.

- Non. Je suppose que c'était vraiment la boîte.

Ils sortirent de la pièce, éteignirent leur lumières et refermèrent la pièce avant de retourner dans la cuisine. Tout au long du chemin, Alfred regarda autour de lui. Si quelque chose s'était échappé, il devait découvrir ce que c'était sans prendre de risques (Bon c'est vrai que les héros n'ont pas peur du risque mais il voulait vraiment, vraiment, éviter de croiser un fantôme !).

- Donc, ça te va de l'eau ?

Le mot percuta dans son esprit. De l'eau ?

- Non, je veux du coca-cola!

Après tout, il était le héro et il ne se nourrissait que de soda et d'hamburger !

- Coca… Quoi ?

Marianne leva un sourcils, sans comprendre, et il fallu un long moment avant qu'Alfred ne réalise son erreur. C'était vrai Il était au quinzième siècle et à cette époque, il n'y avait ni hamburgers… ni aucun genre de soda…! Tout ce qu'il mange d'habitude n'existait ! Est-ce qu'il y a au moins des frites ?!

- Ah, non rien ! D-De l'eau fera l'affaire…

Même si elle sembla suspicieuse, Marianne ne dit rien et se contenta de servir de l'eau à son invité, qui tenta tant bien que mal ne pas paraître déçu. Celui-ci prit simplement le verre et but son contenu, dégoûté mais toujours vivant après l'avoir fini.

- Puisque tu as tout ton temps ici, ou plutôt cinq jours, je te propose de te faire visiter la ville.

- Hein ? Pourquoi ? Et puis je serais peut-être là plus longtemps, si Arthur refuse…

Il ne voulait pas jouer les défaitistes mais après le nombre de fois où Arthur lui avait dit d'être réaliste, une fois que celui-ci n'était plus là pour le lui dire, c'était plus compliqué d'être optimiste. Peut-être parce que d'habitude, il faisait toujours comme il l'entendait et c'était lui qui assurait ses arrières ? Quelque chose dans le genre ?

- Parce que tu n'as sûrement rien de mieux à faire. Et je peux t'assurer que si, il va accepter.

- Qu'est-ce que tu en sais ? Tu ne le connais pas…

Et depuis quand ils se tutoyaient au fait ? Bah il supposait que ce n'était rien mais malgré tout, il était curieux de savoir depuis quand.

- Si, je le connais. Si tu lui as parlé de ses fées, alors il te croiras et acceptera de t'emmener sur son navire, même s'il ne sait pas ce qu'il va devoir faire.

- Dans ce cas on sera deux. Je ne le sais pas non p-

Alfred s'arrêta alors que les mots de Marianne s'installaient lentement dans son esprit. Comment savait-elle qu'il avait parlé de « fées » ? Bon lui il avait parlé d'esprit mais ça revenait un peu au même non ? Donc… comment savait-elle ?

- Je ne t'ai pas dit de quoi j'avais parlé avec Arthur… dit-il lentement.

Marianne sembla réfléchir lentement puis haussa les épaules et afficha un simple sourire.

- J'espère que ça ne te dérange pas, mais il se pourrait que j'aie écouté votre conversation.

Alfred ne savait comment réagir. Sa mâchoire tomba et il secoua la tête pour tenter de se reprendre. Devait-il trouver une excuse ? Oui mais quoi ?

- Ne t'inquiètes pas, je ne comptes pas en parler sans ton accord.

Tant mieux…

- Alors je préférerait que tu gardes ça secret. Si ça ne te dérange pas…

Marianne certifia que non et regarda par la fenêtre. Quand il regarda à son tour, Alfred vit que le soleil se couchait. La femme en face de lui se retourna aussi et déclara que la visite de la ville se ferait le jour suivant et qu'elle allait lui montrer sa chambre.

Bien sûr, Alfred la suivit sans discuter. Il n'avait toujours pas très faim (Et il espérait que ça allait passer, lui qui mangeait beaucoup d'habitude…

Sa chambre était immense… et vide. Le sol était rouge et les murs blancs, comme sur tous les murs du manoir apparemment. Il y avait un lit à baldaquin aux draps oranges et au rideaux associés au sol. Une armoire plutôt grande et à la forme plus… ancienne ? Il y avait un ou deux autres meubles également mais il ne pensait avoir à les utiliser énormément. À part dormir, il ne voyait pas vraiment quelle autre utilité avait une chambre.

- Si tu as besoin d'aide pour quoi que ce soit, ma chambre est à côté.

Alfred acquiesça d'un hochement de tête et se précipita sur son lit, oubliant presque de se mettre en py-

- Ah ! Attends ! S'écria-t-il en retournant à sa porte.

Apparemment, Marianne s'apprêtait à peine à franchir la porte lorsqu'elle avait entendu Alfred et s'était retournée pour le voir. Celle-lui le regarda, intriguée.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Eum… Pour les pyjama… ?

Alfred avait hésité. Est-ce que le mot pyjama pouvait être employé ? Au pire, il paraîtra encore plus bizarre mais comme il l'était déjà, il supposait que ce n'était pas si grave. Et puis peut-être qu'elle comprendrait ce qu'il avait voulu dire ?

- Regarde dans l'armoire peut-être ?

Ok, il vérifierait pour la prochaine fois, mais en attendant, il referma la porte et se dirigea vers l'armoire. À l'intérieur, il vit différents types de vêtements. Pour la moitié du contenu, il se demanda si ce genre de... choses se portaient. Mais pour le reste, c'était acceptable et il prit l'un de ceux qui lui parurent des plus confortables et l'enfila.

Et, sans perdre de temps, il s'installa confortablement sous les couette du lit, la tête presque complètement entourée de coussins moelleux. Peut-être qu'il allait réussir à faire de beaux rêves ?

Tu sais, je peux te sortir de là si tu n'aimes pas cet endroit…

Alfred rouvrit aussitôt les yeux et vit l'esprit. Encore elle ?! Qu'est-ce qu'elle voulait encore ?!

- Quoi… J'essaye de dormir moi…

Je sais, je sais… Et c'est ce que tu fais.

Là, il ne comprenait pas ? Il regarda l'esprit. Quel genre de blague était-ce ? On ne lui avait jamais faite celle-là.

Ne me regarde pas comme ça… Je voulais faire quelque chose de marrant…

- Si ça l'est autant qu'Arthur qui ne se souvient pas de moi, alors je n'ai pas envie de jouer.

Aw, tu n'es vraiment pas drôle… Bah, ce n'est pas comme si tu avais le choix.

Pour une raison ou un autre, Alfred n'en doutait pas. Il savait que l'esprit ferait comme il l'entendait peu importe ce qui arrivait (Et sans doute tant que ça ne lui causait aucun problème).

- Au fait, pourquoi Arthur ne se souvient pas de moi ?

C'est très simple. Contrairement à toi, il n'a pas pu échapper à son rêve. Il est donc persuadé que cette vie qu'il mène est la sienne.

- Donc… Si je lui prouve que c'est un rêve, il se souviendra de moi ?

Pas seulement. Il y a autre chose à faire mais je ne te dirais pas ce que c'est. Mais je peux te dire qu'il doit briser lui-même ce rêve. Il y aura un moment où tu ne pourras plus interve-

- Dans ce cas regarde-moi bien ! Je serai le héros et sauverai tout le monde !

L'esprit lâcha un gloussement et disparut. Si Alfred crut entendre un « bonne chance », il décida de ne pas s'en préoccuper et de regarder autour de lui. Il dormait ? Alors à quoi ressemblait le monde des rêves ? Il était curieux…

Et la réponse était, étonnamment, une ruelle crasseuse. Encore ? Décidément, rien n'était propre au quinzième siècle ! Il se leva, car il était apparemment assis, et regarda si son pantalon était sale. Bizarrement, il ne l'était pas. Peut-être parce qu'il était dans un rêve.

- Toi là-bas ! Reviens ici !

Alfred se retourna immédiatement, pensant qu'on lui parlait. Mais il vit un petit garçon passant juste à côté de lui, le manquant de peu. De ce qu'il vit quelques secondes plus tard, des adultes lui couraient après. Pourquoi ?

- Qu'est-ce que vous faites ?! Tenta d'intervenir Alfred.

- Uh ?! Est-ce que vous avez entendu quelque chose ?

- De quoi ?

- Non, rien…

Ils ne l'avaient pas entendu ? Pourquoi ? Bon au moins ils s'étaient arrêtés. Et le garçon s'était enfuit, bien qu'il n'avait pas pu voir qui il était. Enfin il verrait sans doute plus tard. Pour le moment, il pouvait toujours discuter avec les hommes. Il répéta sa question, cette fois plus fort.

- Ah, je l'ai encore entendu !

- M-Moi aussi !

- V-Vraiment ? Mais il n'y a rien ici !

Ils ne le voyaient pas non plus ? Alfred se regarda. Pour lui, il était parfaitement visible. Mais s'ils n'entendaient que faiblement sa voix alors… Il décida aussitôt de faire quelques expériences et approcha sa main des hommes, jusqu'à pousser légèrement l'un d'entre eux.

Mais « légèrement » sembla changer de définition et l'homme fut projeté en arrière de quelques pas, jusqu'à ce qu'il perde l'équilibre et qu'il tombe, cul par terre. Les deux autres parurent terrorisé et Alfred chercha à se décida sur la raison pour laquelle sa super force était encore plus puissante qu'avant.

- W-What was that ?! (Q-Qu'est-ce que c'était ?!)

- C-Cet endroit est sûrement hanté !

- Th-That's right ! (C'est vrai !) La sorcière habite juste à côté en plus !

- Est-ce que ça va mister ?!

- O-Oui ! Partons !

Alfred regarda les deux hommes aider celui à terre et s'enfuir en courant. Pendant un moment, il ne su quoi faire. Le garçon était sûrement loin et… La sorcière ? Donc il y avait une maison ? Le garçon y était-il allé ? Il devait essayer.

Et il ne lui fallu pas marcher longtemps (dans la direction où le garçon était allé bien sûr) avant qu'il n'atteigne une maison. Celle-ci était grande mais plus petite qu'un manoir et avait une atmosphère étrange qui s'en dégageait. Par « étrange », il entendait aussi « effrayante ». Finalement, il n'était plus très sûr de vouloir y aller…

Mais il savait qu'il n'avait pas d'autre choix et entra.

L'endroit semblait à ruine, à l'intérieur comme à l'extérieur. Quand il marchait, il sentait le plancher craquer sous ses pieds. Pourtant, il était dans un rêve non ? Et il était invisible, les gens n'entendaient de sa voix qu'un murmure (Alors qu'il parlait fort et vite d'habitude) et même s'il avait une super force ou un truc du genre, ça n'avait rien avoir. Il avait plus l'impression de ressembler… à du vent ?

En regardant autour, il décida d'examiner le rez-de-chaussée mais ne vit personne, n'entendit aucune voix ni aucun autre bruit que lui-même causait. C'était anormalement silencieux et il avait l'impression qu'il pourrait tomber sur n'importe quoi à n'importe quel moment.

Mais rien ne lui arriva alors qu'il retournait dans le hall et commença à monter les escaliers, marche par marche. S'il eut un moment peur que l'une d'elle se casse sous son poids, il fut rassuré de voir qu'il ressemblait vraiment à du vent. Une fois en haut, il inspira un bon coup et se remit en quête.

Heureusement, il n'eut pas à tout fouiller avant d'entendre des voix. Il tendit l'oreille, cherchant d'où venait le son et se laissa diriger par son instinct. Il tourna à droite et vit une porte, apparemment entrouverte. Lentement, il s'en approcha.

Mais il ne vit pas grand-chose et les voix à l'intérieur ne faisaient que murmurer. Il ne comprenait pas grand-chose. Il tenta d'ouvrir la porte mais lorsqu'il posa la main sur celle-ci, elle ne put s'empêcher de grincer, surprenant les deux personnes à l'intérieur.

Alfred crut que son cœur s'était arrêté pendant une minute. Deux paires d'yeux étaient fixées sur lui et il se figea. Sans s'en rendre compte, il s'était même arrêté de respirer. Quand allaient-ils enfin réagir ? L'avaient-ils vu ou non ?

Finalement, l'un d'eux bougea et Alfred se glissa à l'intérieur, vérifiant au passage si le regarde de cette personne le suivait. Mais… c'était étrange. Il regarda attentivement la personne et pourtant, comme avec l'esprit, ses traits étaient brouillés. Si pas encore plus brouillés que les siens. La personne (était-ce vraiment une personne en fait ?) ferma la porte et retourna vers le petit garçon.

- Ça va ?

- Oui. Des hommes m'ont poursuivit mais il semblerait qu'ils aient abandonné !

- Tant mieux. Tu as ce que je t'ai demandé ?

Le petit garçon acquiesça d'un hochement de tête et Alfred se rapprocha de lui. C'était étrange. Les voix lui disaient quelque chose mais celle de la forme flou semblait… déformée ? Elle devenait grave, puis aiguë puis à nouveau grave sans raison apparente. Par contre celle du garçon…

- Canada ?

Il avait les même yeux violets que son frère, la même couleur de cheveux et cette même mèche qui passait devant son visage. Donc il était Canada ? Son frère ? Mais Alfred se souvint. Il n'était pas Canada, pas son frère. Ici, surtout dans ce rêve, il était…

- Merci, Matthew. – Matthew…

Pile au moment où il finissait ce mot, un lourd BANG retentit juste à dans son oreille, Alfred cligna des yeux et se releva, complètement réveillé et en dehors du rêve. Il cligna encore des yeux et analysa le visage à quelques centimètres du sien.

- Matthew ? Répéta-t-il.


Eh eh eh ! There he is ! Le voici ! Mattheeeeeeeeeeew ! Ah ah ah, j'avais des doutes franchement avec lui ! *S'arrête deux minutes* Ouah, sérieux ? Je tremble encore ! Finalement écrire 7.195 mots demande du travail ! … Bon en même temps je suis dessus depuis 9h, il est 16h44 et même si j'ai fait des pauses et eu des hésitations, je suis restée dans une atmosphère tendue alors… Mais je suis contente ! Au départ j'ai eu peur de ne pas écrire assez ! Donc je m'excuse si c'était ennuyeux, les passages avec Marianne.

Vers les 4.000 mots, je savais toujours pas quoi écrire. Vers les 5.000, j'avais un débat sur comment finir. Enfin j'avais cette fin-ci mais j'étais toujours en train de décider comment organiser. Parce que si Matthew apparaissait pas dans ce chapitre, je devais écrire un autre chapitre de 7.000 avant de le mettre. Et autant vous dire que je n'aurais pas su quoi mettre. Vers les 6.000, l'esprit est apparut et j'ai fait mon choix ! ^^

Au fait, encore désolée Lino ^^ Feliciano ne va pas apparaître avant un moment. J'ai trouvé dans quel ordre faire apparaître les personnages et tu sais plus ou moins qui seront les deux ou trois prochains personnages non ? … Et il est facile de deviner que je vais prendre mon temps et aller lentement ^^'' (Lino : T'inquiète, de toute façon tu peux pas vraiment tout me montrer en ce moment, je suis com-pré-hen-siiive ! Yooishoooo ! /En levant le pouce/ Tori : Uh, bien sûr… *Réponse de quand tu ne sais pas quoi répondre parce que la personne devant toi es bizarre*)

Alors bref !

Alfred : Just a moment (un moment). Pourquoi tu t'es arrêté alors que je retrouvais mon frère ?

Tori : Parce que cliffhanger. Je viens d'en faire deux d'affilée, oui, et c'est exactement parce que j'aime ça.

Alfred : J'aurais préféré que tu t'arrêtes avant à la limite. Que je retrouve mon frère dans un seul chapitre.

Tori : C'est vrai que j'aurais pu m'arrêter juste quand tu allais dormir et à la limite, les gens auraient pu douter de ce qui allait se passer ensuite : Un réveil normal ou un de ces maudits rêves… Mais ça ne me plaisait pas plus que ça, une fin aussi bloquée…

Alfred : Alors j'ai une autre question : Qu'est-ce que Mattie fait-là ?

Tori : Qui sait~ ? ^^ Alors réfléchissez, et dites-moi ce que vous pensez qu'il fait là ?

Alfred : Ah ! Je pensais que c'était à moi de finir le chapitre !

Tori : Ah, c'est vrai. Alors, vas-y.

Alfred : Ah Ah Ah ! Bye bye everybody ! Until next time ! (Au revoir tout le monde ! À la prochaine !)