Il semblerait que je ne puisse pas me passer de cette fanfiction ! Maintenant, dois-je remettre ma playlist ou bien continuer celle-ci ? Vous savez quoi, j'écouterais Gurutamin plus tard. Vu que les musiques d'HetaOni allaient très bien jusqu'à maintenant, alors je vais les remettre ! ^^ Bon je suis sûre que vous vous en foutez tous donc…

Alfred : Est-ce que tu vas faire quelque chose de plus joyeux cette fois ?

Tori : Tu vas retrouver ton frère, je considère ça comme un élément joyeux.

Alfred : Alors je suis prêt !

Tori : Hai, Hai… Ce qui me fait penser que j'ai toujours aucune idée de comment introduire Kiku et Yao. Bah je verrais bien, je dois me préoccuper des autres pour le moment… Mh… Ah, finalement je retire ce que j'ai dit ! Je sais comment les introduire ! ^^

Alfred : Hein ? Qu'est-ce que qui s'est passé pendant que tu disais cette phrase ?

Tori : Je réfléchissais aux relations des personnages ^^ Et ma grand-mère parlait au téléphone.

England : Quel est le rapport avec ta grand-mère ?

Tori : Aucun ^^ J'ai juste eu un blanc où j'ai écouté à moitié ma musique et sa conversation.

England : … =_=

Tori : Bah bref ! England, à toi l'ouverture de ce chapitre !

England : Why me ? (Pourquoi moi ?)

Tori : 'cause I wanna. ('Parce que je le veux)

England : It's want to, not wanna (En gros il corrige ok ? =_=)

Tori : Right. So ? (D'accord. Donc ?)

England : Gee, fine ! We hope you'll enjoy this chapter. (Bien ! Nous espérons que vous apprécierez ce chapitre !)

Tori : Was that that hard ? (Est-ce que c'était si compliqué ?)

England : … =_=

Chapitre 3 : Il arrive que des choses soient aussi simples qu'elles en ont l'air…

- Pourquoi tu ne l'as pas dit plus tôt ?!

- H-Hein ? Mais… je pensais…

- Écoutes, si c'est si important pour toi, tu aurais dû m'en parler plus tôt !

- Non, je croyais juste que…

- Mais ! Je vais t'accompagner !

- N-Non… ça ira…

- Quoi ?! Mais tu auras…

La voix de l'homme en face de lui était un peu trop forte à son goût. À chaque fois qu'il l'entendait, il se tendait et cherchait à se recroqueviller. Pas qu'il avait peur de lui, non. En fait, Gilbert était quelqu'un de gentil avec lui.

- J-J'aimerais… essayer de m'en occuper seul… Tu vois, puisque c'est à moi et que je connais l'endroit…

Gilbert le regarda, un peu inquiet.

- Tu es sûr… que tu peux le faire tout seul ?

Matthew le regarda et acquiesça d'un hochement

- Alors tu peux y aller, Birdie. Mais je te donne trois jours !

Il hocha frénétiquement la tête de haut en bas, montrant qu'il était déterminé (Si on veut. Il était quand même inquiet) et Gilbert soupira. Il lui brièvement signe de partir et le canadien tourna les talons et sortit aussitôt.

Ah mince, il allait devoir courir… Dehors, il pleuvait. Il laissa sortir un léger soupir et courut du mieux qu'il pu jusqu'à un énorme manoir aux briques blanches. Personne ne semblait être là par contre. Il n'y avait qu'à voir le portail. Il était évident que personne n'en prenait soin.

Matthew hésita puis avança une main dans l'espoir que le portail soit ouvert. Et apparemment, il l'était. Il était même dans un état encore pire que ce qu'il pensait car le portail s'ouvrit tout seul. Même alors que son touché était… délicat ?

Mais il avait ses raisons d'être stressé ! Cette maison n'avait pas été utilisée depuis, quoi, des années ? Peut-être un peu plus. Il n'était plus très sûr de ce qu'on lui avait dit mais une chose était sûre: personne ne vivait là-dedans depuis un bon moment.

Sentant le stress monter, il prit une grand inspiration et fronça les sourcils, tentant de se convaincre lui-même que tout irait bien. L'air déterminé (mais l'étant un peu moins à l'intérieur), il fit un pas en avant, surveillant chaque brin d'herbe, chaque feuille et… et le chat (Tori: Oui oui, celui de la parenthèse du chapitre 2 x'D/SBAFF/).

- Miaou ? Fit celui-ci en s'approchant de lui.

Le chat s'arrêta juste devant lui, levant la tête vers lui, le regard suppliant. Il cligna doucement ses yeux jaunes, suppliant pour avoir quelques caresse et Matthew regarda son pelage. Ses poils étaient plutôt longs et complètement beiges, à l'exception de ses pattes, qui étaient blanches.

- Q-Quoi ? Qu-Qu'est-ce que tu veux ?

Même s'il savait que c'était idiot d'avoir peur d'un chat, Matthew ne put s'empêcher de reculer. Il avait apprit qu'il fallait se méfier de tout dans ce manoir alors un chat… De plus, s'il était abandonné, pourquoi y aurait-il un chat ? Il miaula à nouveau et l'autre hésita, avant de finalement s'accroupir.

- Comment es-tu arrivé ici ?

Évidemment, le chat se contenta de lui répondre un « miaa » bien à lui et Matthew lâcha un petit rire. Il était mignon, en quelque sorte. Peut-être était-ce juste un chat errant et qu'il se baladait juste autour ? Oui, sûrement.

Il allait se relever et s'en aller lorsque le chat se jeta sur son visage. Ouah ! Il le savait ! Il le savait qu'il n'aurait pas du montrer une telle faiblesse à ce chat ! Maintenant il allait… Hein ? Il n'était pas mort. Même pas blessé. En fait, il avait un peu mal là où le chat s'était cogné mais il allait bien. Et le chat était simplement sur ses genoux, en train de se frotter à sa main.

Un sourire se forma sur le visage de Matthew. Ce chat était vraiment mignon ! Et il était extrêmement doux ! Il en vint même à oublier la pluie. Il voulait juste le caresser pour toujou… euh… Il secoua la tête. Il ne pouvait pas ! Il devait retourner à l'intérieur et récupérer… Encore plus déterminé qu'avant, le canadien se releva, ignorant le cri du chat.

- D-Désolé, monsieur le chat !

À moins que ce soit une femelle ? Il secoua la tête. Non non non, ce n'était pas le moment de penser à ce genre de choses ! Il y avait d'autres choses plus importantes ! Des choses dont il devait s'occuper le plus tôt possible ! Dans le meilleur des cas, maintenant.

Laissant le chat dernière, il repartit vers la maison, toujours surveillant chaque petite chose qui bougeait (Et vu qu'il pleut et qu'il y a du vent, il y en a des choses qui bougent…), jusqu'à ce qu'il atteigne la grande porte et l'ouvre, toujours hésitant.

D'ailleurs cette porte aussi avait besoin d'être entretenue. Elle s'ouvrait alors qu'il n'utilisait qu'un tout petit peu de sa force (qui n'était elle-même pas franchement énorme…). … Ah mais du coup, il fallait plutôt la remplacer non ?

L'intérieur n'était pas beaucoup plus accueillant que l'extérieur et le pire pour Matthew fut qu'il n'avait aucune idée de l'endroit où se trouvait ce qu'il cherchait.

Cherchant au hasard, il partit vers la gauche et franchit un couloir durant lequel il ne put s'empêcher de se retourner même s'il n'y avait rien. Toutes les deux secondes, il sentait le besoin de se retourner, vérifier qu'aucune ombre maléfique ne le suivait ou ne l'observait avec son sourire carnassier.

- Tout va bien… T-Tout va bien ! T-Tout va b-bien !

Il commença à accélérer le pas, pas vraiment rassuré peu importe comment il essayait de garder son calme. Comment était-il supposé être calme quand il se trouvait dans un manoir que tout le monde disait hanté ?! C'était impossible !

- Il n'y a personne… Il n'y a personne… N-Non ! Il n'y a per-

Matthew s'arrêta lorsqu'une main se posa gentiment sur son épaule.

- Ah la, bien le bonjour ! Chantonna une voix juste à côté de son oreille.

Un frisson lui parcourut le corps et il se figea complètement. Son esprit devint complètement blanc et, pendant un instant, il oublia comment respirer.

- Qu'est-ce que tu fais ici ? Ce n'est pas ta maison que je sache…

Sans réfléchir (ce dont il n'était pas capable depuis déjà un petit moment), il cria (pas très fort, il en était incapable) et s'enfuit en courant, loin de cette personne qu'il ne connaissait pas et qui ne lui voulait, il le supposait, certainement pas du bien. Après tout, il s'était introduit dans sa maison !

- Je suis désolé ! Cria-t-il dans un murmure. Je veux juste récupérer- !

Il était devant lui ! Ou… elle était devant lui ? Peu importe ! Ce n'était pas le moment ! Il fit volte-face et se retrouva assez vite dans le hall. Peut-être la porte était-elle ouverte ? Il se dépêcha de vérifier.

- C-C'est une blague ? Elle l'a fermée ?! Comment suis-je supposé rentrer après ?!

Des bruits de pas lents se firent entendre et Matthew s'éloigna à reculons de la porte. Il se retourna une deuxième fois et se précipita vers les escaliers, qu'il essaya de monter vite et silencieusement. Et bien qu'il savait sa méthode risquée, il jeta un coup d'œil en bas.

- E-Elle n'est plus là ?

Vraiment ? Il soupira de soulagement. Soulagement qui disparut lorsqu'il vit, du coin de l'œil, la… chose qui le poursuivait. Ça avait déjà monté les escaliers ?! Et il ne l'avait même pas vu ?! Il se remit à courir dans le couloir. Peu importe où il allait, tant qu'il n'y avait plus ce truc pour le suivre !

Il essaya d'ouvrir la première porte. Fermée. La deuxième. Encore fermée. La troisième. Fermée aussi ?! Pourquoi les pièces étaient-elles toutes fermées ?! Il essaya encore et encore d'ouvrir la troisième porte mais celle-ci refusait toujours de s'ouvrir. Il allait abandonner lorsqu'un petit clic retentit et qu'il pu enfin rentrer. Aussitôt, il referma la porte et se jeta presque sur le mur du fond, tentant de se rendre invisible.

Ce n'était pas bien dur d'habitude. Personne ne le remarquait énormément de manière générale alors dans la pièce où il était… Il avait raison de penser qu'on ne pourrait le trouver là où il était : Aucune fenêtre ne se trouvait dans la pièce ! Alors si ce qui le poursuivait le voyait maintenant…

Matthew sourit pour lui-même. Tout irait bien. Il n'avait qu'à attendre un petit moment là où il se trouvait et puis…

Clic

Hein ? Q-Quoi ? C-C'était une blague ? Le canadien se leva et s'avança prudemment vers la porte. Il regarda la poignée et hésita un moment, comme si poser la main dessus allait la brûler jusqu'à l'os. Mais en faisant le choix de tenter de l'ouvrir, il découvrit non seulement que sa main ne brûlait pas, mais qu'en plus la porte ne s'ouvrait plus…

Et ce, peu importe combien de fois il essaya.

- Qu'est-ce que je vais faire… ?

Matthew regarda autour de lui. Il y avait sûrement quelque chose qu'il pouvait faire n'est-ce pas ? Il se dirigea vers une caisse au sol et entreprit de fouiller. Mais il n'y avait rien d'utile. Dans les étagères non plus… Il était fatigué. Retournant s'asseoir contre son mur, il ne put empêcher ses yeux de se fermer.

Mais il apprit vite que dormir sur le sol, même avec un mur pour appui (ou surtout avec un mur pour appui ?), n'était pas meilleur moyen pour passer une bonne nuit de sommeil et récupérer du stress. Chaque bruit le réveillait. Chacun de ses mouvements aussi (Il se demandait si, s'il bougeait, c'était parce qu'il y avait quelqu'un ou quelque chose).

Le seul bruit qui le fit rester éveillé en revanche, fut celui de la porte qui s'ouvrait et, surtout, se refermait. Il sauta sur ses deux pieds, la poitrine remplie d'espoir et il courut jusqu'à la porte… toujours fermée…

Il tendit l'oreille, prêt à entendre le beuglement de l'albinos qu'il connaissait si bien… ou pas ? Tout ce qui résonna à travers les murs en mauvais état, ce fut des bruits de pas (En fait ça doit résonner fort pour entendre des bruits de pas du rez-de-chaussée). Il se tendit. E-Encore l-le truc qui l'avait p-poursuivit ? Qu'était-il supposé faire ?! Il n'y avait aucun moyen de sortir de là, si ?

À nouveau, Matthew se mit à regarder autour de lui. Ses yeux s'habituaient petit à petit à la pénombre et il vit une boîte, placée en haut d'une étagère. Qu'est-ce qu'il pouvait bien y avoir à l'intérieur ? Il prit une autre boîte, placée à terre, et marcha dessus pour pouvoir atteindre celle sur l'étagère. Au moins maintenant, ses doigts touchaient.

Il lui fallait être plus haut. Matthew voulu descendre de sa boîte mais cogna légèrement l'étagère au passage, ce qui sembla suffire à la faire bouger et basculer la boîte qui était dessus… jusqu'à ce qu'elle tombe, pratiquement sur sa tête.

Catastrophé par le bruit qu'avait fait la chute de la boîte, Matthew resta figé quelques secondes, avant de se dépêcher et de regarder à l'intérieur. Si qui-que-ce-soit-qui-se-trouvait-en-bas devait venir chercher l'origine du bruit, il devait au moins vérifier si ce qu'il cherchait se trouvait à l'intérieur. Ensuite il en profiterait pour sortir. … En espérant que ce n'était pas… la chose. Car elle, il le savait, le verrait.

- K-Kumajiro !

Son ours en peluche était à l'intérieur ! Il lâcha un grand sourire. Enfin il l'avait trouvé ! Mais ses « retrouvailles » furent écourtées lorsqu'il entendit à nouveau des bruits de pas et l'escalier grincer. Il devait se cacher ! Pas qu'il ne croyait pas en ses capacités d'invisibilité, mais il devait tout de même s'assurer qu'il ne serait pas vu…

Il éloigna la boîte dans laquelle se trouvait Kumajiro (histoire de ne pas suspecter la présence de quelqu'un) et ramena l'ours contre lui alors qu'il s'aplatit à nouveau contre le mur du fond. Bien, personne ne le verrait, personne ne se douterait de sa présence.

Les secondes où les bruits de pas retentirent durèrent bien plus longtemps que la normale, ce qui rendit de plus nerveux Matthew à chacun de ces sons. Ne pouvaient-ils pas simplement se dépêcher et ouvrir cette fichue porte ?! Ah, c'était fait.

Le canadien regarda la porte et vit un rai de lumière passer à quelques centimètres de son pieds. Depuis combien de temps n'avait-il pas vu la lumière du jour au fait ? Quand il était entré, le ciel était gris à cause de la pluie…

Mais lorsqu'il prêta plus attention aux silhouettes devant la porte, son cœur s'arrêta net. M-M-Marianne ?! N-N'était-elle pas supposée être morte ?! Elle avait pourtant l'air bien vivante ! C-Comment… ? E-Et Pourquoi y avait-il quelqu'un avec elle ?!

- Garde la porte, je vais chercher une bougie.

Matthew sortit de ses pensées en entendant la voix de la femme. Elle parlait aussi ?! Enfin, non pas qu'elle n'était supposée parler, mais sa voix était étrangement… humaine ? Rien à voir avec celle qu'il avait entendu le soir précédent (Il se doutait que c'était le soir précédent) !

L'homme avec elle sembla vouloir protester mais resta à sa place, pour son plus grand malheur. Le canadien chercha n'importe qu'elle opportunité de pouvoir bouger mais lorsqu'il tenta de se leva, il du s'arrêter dans son mouvement et figer complètement.

Il l'avait vu. Il ne savait pas comment, mais l'homme l'avait vu bouger le fixait maintenant droit dans les yeux. … Restait maintenant à voir s'il fixait vraiment ses yeux où… non, il se mit à regarder ailleurs. Mais lorsqu'il tenta à nouveau de se déplacer, ses yeux revinrent sur lui. Sérieusement ?!

- Voilà, revint Marianne, détournant l'attention de l'homme.

Profitant du moment de distraction, Matthew se déplaça furtivement sur le côté, derrière des caisses, et attendit que l'homme passe devant lui et que Marianne lui tourne le dos pour pouvoir sortir.

… Ce qui s'avéra compliqué car l'homme regardait partout autour de lui.

- Tu n'as pas de domestiques ? Dit celui-ci en se tournant vers la femme.

- Pardon ? Oh, tu parles de… Mh… Ils sont en vacances.

Mince… il s'était déjà retourné… Il regarda autour de lui mais il n'avait pas la moindre idée de comment faire pour pouvoir sortir sans se faire remarquer. Doucement, il tenta de glisser vers la porte, caché juste derrière les boîtes au sol.

- Ah, je vois.

Il regarda Marianne, qui examinait la boîte dont il s'était servit.

- Je pense avoir trouvé l'origine du bruit. Apparemment cette boîte était mal posée et est tombée en bas de l'étagère.

Ouf, sa présence n'était pas soupçonnée, même un peu. Bon sauf pour cet homme qui… ne regardait pas dans sa direction ! Il se leva d'un coup et précipita vers la porte, la cognant un peu au passage mais rien qui ne puisse énormément l'inquiéter.

Il courut le plus vite possible jusqu'en bas des escaliers, où il regarda derrière lui si on le suivait toujours. … Apparemment non. Il laissa sortir un soupir de soulagement et regarda son ours en peluche, heureux de l'avoir retrouvé. Maintenant, il pouvait retourner voir Gilbert et se détendre un pe…

La porte d'entrée ne s'ouvrait pas. S-Sérieusement ?! Les deux personnes revenaient déjà ! Il courut à côté de l'escalier, espérant qu'ils iraient dans l'autre direction. Comment était-il supposé ouvrir une porte quand il n'avait pas la moindre idée d'où se trouvait les c…lés ?

En plus des bruits de pas et du grincement des planches, un petit bruit retentissait, plus fin. Matthew releva la tête et regarda les deux figures. L'une d'elle avait les clés ! Alors il n'avait qu'à les prendre et partir ! Mais lequel ? Il n'avait que deux choix mais son ouïe ne pouvait pas l'aider plus que ça.

Il les vit entrer dans ce qui semblait être la cuisine mais n'écouta pas leur discussion attentivement. Il avait d'autres préoccupations en tête. Gilbert devait être inquiet. Il avait dit trois jours mais il savait que normalement, il n'attendrait même pas une journée. Après tout, trois jours c'était beaucoup pour la simple récupération d'un ours en peluche ! Peut-être que son frère l'avait retenu ?

Il fut arraché à ses pensées lorsqu'il entendit une fois de plus des bruits de pas et le grincement (ça lui deviendrait presque familier, ce son) de l'escalier. Au bout d'un moment, Matthew se leva (il s'était fait tout petit) et monta à son tour discrètement l'escalier.

Par contre, quand à choisir par où aller… Il choisit au hasard et prit la première porte qui lui dit quelque chose. Lentement, il ouvrit la porte et s'avança. Il regarda sur ce qui lui sembla être la table de nuit. Rien. Il allait retourner quand une voix l'interrompit.

- Canada ?

Matthew se figea aussitôt et se retourna. Quoi, il parlait juste dans son sommeil… avec un soupir de soulagement, il tenta de se détendre. Il regarda l'homme. C'était étrange mais, il lui semblait familier… Et il ne pensait pas ça à cause de son visage plutôt similaire au sien, non. Il ne savait juste pas pourquoi…

- Ce n'est pas le temps de réfléchir à ce genre de choses ! Se réprimanda-t-il lui-même.

- Matthew…

Celui-ci se figea automatiquement et son pied heurta la table de chevet dans un gros BANG. D'une manière ou d'une autre, il perdit l'équilibre et tomba sur le lit. Les yeux de l'homme s'ouvrirent en grand, et il se releva immédiatement, manquant de peu Matthew (Il avait réussi à se redresser assez que pour ne pas qu'ils se cognent).

- Matthew ? Répéta l'homme.

*.*.*

- Q-Qu'est-ce que tu fais ici ? Demanda Alfred.

- Qui êtes-vous ?! Comment connaissez-vous mon nom ?!

Ah, il aurait dû s'en douter. Évidemment que Matthew ne se rappellerait pas de lui.

- Parce que je suis ton frère jumeau ! Déclara malgré tout Alfred.

Il savait que ça ne servait à rien, que Matthew ne le reconnaîtrait pas. Mais s'il devait convaincre ses amis qu'ils faisaient partie d'un autre monde et d'une autre époque, il devait dire certaines choses quand il en avait l'occasion. Comme quand il verrait Gilbert, avant que celui-ci ne le dise lui-même, il devait dire qu'il le savait prussien. Non ?

- F-F-Frère… jumeau ? E-En effet… on se ressemble… M-Mais…

- Ah, tu n'es pas obligé de me croire tu sais ? C'est juste que pour le moment, je suis dans une situation compliquée alors personne ne se souvient de moi. Tu vois ce que je veux dire ?

Matthew acquiesça d'un hochement de tête et Alfred sourit. Bon il ne savait pas exactement sur quoi Matthew était d'accord, mais il savait qu'étant ignoré facilement, son frère savait ce que ça faisait qu'on ne se souvienne pas de lui.

- Pourquoi ? Demanda-t-il au bout d'un moment.

Alfred soupira et regarda autour de lui. Ce n'était pas vraiment le genre de cadre dans lequel il devait raconter ce genre de choses non ? Et puis peut-être que Matthew connaissait d'autres de leurs amis dans ce monde ? Parce que, pas que ça le dérange mais, il n'avait pas trop envie de raconter son histoire plusieurs fois…

- Ce serait compliqué d'expliquer ça maintenant. Surtout que j'étais au milieu d'un rêve et…

- Pourquoi as-tu dit mon nom dans ton sommeil ?

- Je suppose… que j'ai rêvé de toi ? Je ne suis pas sûr de ce que c'était pas contre. Dis, qu'est-ce que « la sorcière » ? Est-ce que c'est humain ? Je n'ai pas réussi à voir son apparence exacte dans mon rêve…

Matthew parut surprit par ses questions. Il le regarda mais ne sembla pas capable de répondre. Avait-il dit quelque chose de stupide ou de mauvais ? Il ne pensait pas… Alors qu'avait-il fait comme erreur ?

- De quoi parles-tu ? Finit par répondre son frère.

Mieux valait laisser tomber le sujet. Peu importe pourquoi Matthew avait répondu ainsi, il savait que répondre « J'ai fait un rêve qui concerne sans doute ton passé » ne devait pas être très… enfin c'était étrange.

- Euh… Tu sais quoi, ce n'est important. Au fait je m'appelles Alfred F. Jones ! Tu connais un certain Gilbert Beilschmidt ? Il a un frère, Ludwig. Et peut-être les jumeaux Feliciano et Lovino Vargas ? Kiku Honda ? Yao Wang ? Antonio Fernandez Carriedo ? Francis Bonnefoy ? Ivan Braginski ?

Alfred savait que le canadien ne connaissait pas la moitié de ces noms. En fait, il pensait qu'il connaîtrait uniquement Gilbert, vu que c'était plus où moins l'un des seuls à le remarquer. Bah il y avait bien France vu qu'il l'avait un peu élevé mais de là à avoir une vie avec lui dans un monde parallèle ? Et puis il avait entendu qu'il était… le frère de Marianne ? Pourquoi il n'avait pas posé d'autres questions tiens ? Il le ferait la prochaine fois qu'il parlerait à sa sœur alors.

- P-Pourquoi connaîtrais-je ces trois derniers ?! Ce sont d'effrayants pirates tu sais ?!

- Ah bon ? Demanda Alfred, sans comprendre.

- O-Oui. Et Arthur Kirkland est encore pire.

- Arthur ? Pourtant je le connais bien et il est plus « gentleman » que « pirate sans pitié ».

Matthew lui lança un regard incompréhensif.

- Peu importe Mattie ! Je t'expliquerais tout après si tu veux, dis-moi qui tu connais dans ma liste !

Aussitôt, l'expression de Matthew changea pour la réflexion, listant à nouveau tous les noms et cherchant dans sa mémoire. Finalement, il regarda son frère (bien qu'il ne pensait sûrement pas ça) et dit, apparemment un peu gêné:

- J-Je connais un peu Gilbert… Et son frère évidemment. Mais les autres, je ne sais pas, désolé.

- Non c'est pas grave, je m'y attendais !

L'un des sourcils de Matthew se leva avant même qu'Alfred eu finit sa phrase.

- Tu t'y attendais ?

- … À ce que tu ne connaisses pas tout le monde ! Se rattrapa rapidement Alfred.

Évidemment, son frère ne parut pas plus convaincu mais le « héro » décida de changer le sujet en se levant. Ou du moins, en faisant signe à Matthew qu'il voulait se lever mais que celui-ci l'en empêchait en étant assit sur ses jambes.

Il prit ses vêtements qu'il avait acheté avec Marianne et, faisant signe à son frère de ne pas regarder, se changea (Parce que qui veut voir quelqu'un nous fixer pendant qu'on se change ?).

- Bon, sinon… Qu'est-ce que tu fais ici ?

Son frère le regarda et hésita un moment avant de montrer… est-ce que c'était Kumajiro ? Il ressemblait à un vulgaire ours en peluche par contre ? Il n'allait pas parler n'est-ce pas ? Alfred se demanda pourquoi mais peut-être était-ce simplement le fait qu'ils étaient dans un monde parallèle ?

- En fait, j'étais venu chercher Kumajiro… Je l'avais perdu ici…

- Perdu ici ? Dans cette chambre ? Alors que tu ne vis pas ici ?

- Oui, mais pas dans cette chambre. Hein ? Mais… Tu ne vis pas ici non plus… si ?

- Non. Je viens d'ailleurs alors Marianne m'héberge pour les cinq prochains jours.

- M-Marianne ?

Alfred ne le remarqua pas, mais au fur et à mesure que la conversation avançait, les couleurs partaient du visage de Matthew.

- Oui. Il y a un problème avec elle ?

- E-Elle… Tu l'as touchée ?

- Elle m'a prit le bras une ou deux fois donc… oui ?

- M-Mais… elle est supposée être morte.

Cette fois ce furent les couleurs du visage d'Alfred qui partirent. Un f-fan-fan-fan-fantôme ?! Non non non ! Les fantômes n'existaient pas ! … Ah, mais… comment il s'était retrouvé dans cette situation déjà ? Bien, maintenant que ça c'était clair, qu'était-il supposé faire ?!

- N-Ne sois pas ridicule, il n'y a aucun fantôme ici ! Je n'en ai vu aucun ! Bah, il y avait bien ces bruits ou quoi mais…

- Il y en a un. Je l'ai vu et il m'a même poursuivi. Il a l'apparence de Marianne.

S-Sérieusement ?! Mais… Matthew n'était pas du genre à mentir… si ?

- Alors, pourquoi tu n'es pas déjà parti d'ici ?

- Il fallait que je retrouve Kumajiro. Et puis… la porte d'entrée est fermée.

- La porte est… WHAAAAT ?!

Comment était-il supposé rentrer maintenant ?! Mais avant qu'il n'ait le temps de dire quoique ce soit de plus, Matthew expliqua la suite.

- Je suis venu voir qui avait les clés pour pouvoir ouvrir la grand porte…

- Et ainsi tu t'es crashé sur moi ! Finit presque en riant Alfred.

Matthew acquiesça d'un hochement de tête, hésitant.

- Alors c'est Marianne qui a les clés ! Tu vas voir, elle est humaine ! On va aller dans sa chambre et prendre les clés comme ça tu pourras sortir !

Inutile de le cacher, Alfred pensait à s'enfuir aussi. Tant qu'il n'était pas sûr que l'endroit n'était réellement pas hanté (ou s'il l'était), il ne pensait pas être capable de dormir. Et puis il verrait Gilbert et Ludwig. Alors il n'aurait qu'à revenir s'expliquer le lendemain…

- O-Ok.

Alfred, quoiqu'un peu hésitant, s'élança le premier. Il n'y avait aucun fantôme n'est-ce pas ? Alors tout irait bien ! Son frère avait dû se tromper avec la vraie Marianne, celle qu'il avait vue ces dernières heures. C'était la seule explication logique.

- T-Tu es prêt ? Demanda-t-il en se tournant vers son frère.

Celui-ci acquiesça d'un faible hochement de tête et Alfred sentit une énorme pression peser sur ses épaules. Il prit une grande inspiration et posa une main sur la poignée. Se répétant une dernière fois que tout irait bien, il ouvrit la porte.

Rien. Le couloir était vide, silencieux. La fenêtre juste en face montrait l'ombre noire d'un arbre mais même s'il lui fit peur un moment, un soupir soulagé derrière lui prouva que ce n'était que son imagination. Ou plutôt qu'un arbre. Peu importe.

Alfred sortit de la chambre sans se préoccuper de si Matthew avait fermé la porte ou non. Du moins, les deux premières secondes. Il se retourna ensuite pour vérifier si elle l'était et, comme elle ne l'était pas, la ferma aussitôt. Il expliquerait à Matthew une autre fois.

Cela fait, il se remit en chemin vers la chambre. Un chemin qui, même s'il ne devait pas faire plus de cinq mètres (approximativement ?), lui parut prendre une éternité à traverser. Depuis quand était-ce si compliqué de parcourir les quelques mètres d'un long couloir ? … Dans la réalité il voulait dire.

Derrière lui Matthew jetait sans cesse des regards en arrière, ce qui avait le don de rendre hyper nerveux son frère. Enfin au moins, s'il y avait quelque chose il le verrait ? Mais en attendant, ça ne l'aidait pas vraiment à se détendre…

- J'ouvre la porte ok ? Prévint Alfred en arrivant devant la porte.

Matthew sursauta au son de sa voix mais acquiesça une fois de plus d'un hochement de tête et cette fois avec moins d'hésitation, Alfred ouvrit la porte et entra dans la chambre.

Il n'y avait personne. Ni debout dans la pièce, ni dans le lit. Même pas un certain fantôme. Les visages des jumeaux pâlirent jusqu'à ce qu'aucune couleur ne reste.

Alfred tenta de se rattraper et se précipita sur la table de chevet dans l'espoir d'y trouver les clés. Au fait, pourquoi devait-il faire si noir ? Il continua de chercher à tâtons jusqu'à ce que ses mains touche quelque chose. Le trousseau ? Sûrement.

Il revint auprès de Matthew et regarda plus attentivement l'objet. Oui, c'était le trousseau. Avec des hochements de tête signifiant qu'ils étaient tous les deux prêts, ils se mirent à courir du plus vite qu'ils purent jusqu'en bas.

Après tout, mieux valait sortir le plus vite possible, histoire de ne plus avoir à faire à ce fantôme ou cette Marianne. Plus tôt ils en seraient débarrassés, mieux ils seraient. Clairement.

Ils arrivèrent en moins d'une minute devant la porte et Alfred dû essayer la moitié des clés du trousseau (tout en étant stressé, ça doit être beau à voir, comme d'habitude) avant de trouver la bonne et d'ouvrir la grande porte. Évidemment, inutile de préciser qu'ils avaient une fois de plus couru pour arriver devant le portail…

- On est sortis ? Demanda Alfred, essoufflé.

Il ne pouvait pas croire qu'ils étaient sortis aussi facilement. Un fantôme vivait à l'intérieur ? Une femme disparaissait ? Et pourtant, ils étaient arrivés à sortir comme si de rien n'était ? Bizarre… Au fait du coup, il allait devoir s'excuser auprès de Francis pour avoir cru qu'il s'était travesti non ?

- A-Apparemment ? C-C'est étrange… Le f-fantôme n'est pas apparu…

- B-Bah peu importe ! Peut-être que tu t'étais trompé ? (Alfred ignora le regard noir que lui lança son frère) Alors allons-y ! Par où se trouve Gilbert ?

Lui-même n'était pas convaincu de son excuse mais bon, c'était mieux de penser qu'il s'était trompé plutôt que de se dire qu'un fantôme existait vraiment… Mais pour la énième fois… Il avait rencontré un esprit…

- Dans les fins fonds de la ville. Il n'est pas très riche mais il fait de son mieux et m'a malgré tout hébergé. Alors je lui suis reconnaissant.

Alfred regarda Matthew. Était-ce seulement lui ou il était rouge ? Bah peu importe ! Il montrerait sa reconnaissance envers Gilbert aussi, si celui-ci avait aidé son frère. Après tout, qui sait ce qui aurait pu arriver ?

- Je vois ! Dit-il avec un de ses grands sourire. Mais cette fois-ci, tu dois prendre les devants: Je ne connais pas du tout l'endroit.

Matthew approuva et passa légèrement devant, prenant garde à ne pas trop s'éloigner d'Alfred (Il voulait discuter avec son « frère », s'il l'était vraiment).

- Si tu n'es pas d'ici… alors d'où viens-tu ?

- Si je te dis la vérité, tu ne vas pas me croire. Et si je te dis la moitié de cette vérité, ça ne t'aidera pas car tu ne connais pas l'endroit.

- E-Essaye ?

- La vérité ou la moitié ?

- La vérité… si possible ?

- Alors je te l'expliquerait quand tu seras avec Gil et Ludwig. Pas envie de me répéter dix fois.

Son frère acquiesça d'un hochement de tête et la discussion tomba. Alfred regarda autour de lui. Il était encore un peu nerveux, se demandant si le fantôme allait ve… Non, peu importe la raison, il ne devait pas y penser. Ça ne servait à rien.

- Et pourquoi veux-tu réunir différentes personnes ? Demanda finalement Matthew.

Alfred réfléchit un moment mais alors qu'il allait répondre, il se fit interrompre par son frère.

- A-A moins que tu ne veuilles expliquer avec Gilbert et Ludwig ?

- Oui, je suppose que j'expliquerai en détails avec eux mais… Dis, de ce que je t'ai dit dans le manoir, qu'est-ce que tu crois ?

- À propos de… du fait que personne ne se rappelait de toi ?

Préférant rester silencieux (pour une fois), Alfred se contenta d'un simple hochement de tête. Le fait que son frère puisse ne pas le croire lui faisait un peu mal au cœur mais il savait que ce serait normal. Dans ce monde, il ne le connaissait pas après tout…

- J-Je sais que ça peut paraître étrange… M-Mais, je pense que je peux te faire confiance…

- Vraiment ?! Un énorme sourire s'afficha aussitôt sur le visage d'Alfred. Merci, Mattie !

Sans s'en rendre compte, il avait prit les mains de son frère et les secouait frénétiquement de haut en bas. Matthew sembla d'abord prit au dépourvu mais il laissa aller un sourire et ne pensa même pas à retirer ses mains.

- Au fait, à propos des noms… Je… connais un peu Francis mais… il est tout le temps en mer donc je pense que tu auras du mal à le trouver, comme pour Antonio et Ivan.

- Dommage. Bah, je ne suis pas pressé de trouver ce pervers de toute façon !

Alfred lâcha les mains de Matthew et celui-ci lâcha un rire nerveux. Sans doute que s'il connaissait Francis, le canadien savait de quoi il parlait…

Durant les minutes qui suivirent, Matthew parla de Gil et de son frère et d'autres petites choses sans importances (Mais rien qu'il ne connaissait pas). Alfred se demandait quel genre de vie avait menée son frère mais il n'osait pas réellement demander. Ça serait étrange non ?

- Dis Mattie, parla-t-il finalement, est-ce que tu volais quand tu étais enfant ?

Ce n'était pas la meilleure question qu'il ait pu posé mais son rêve le tracassait. C'était Matthew qu'il avait vu, il en était certain. Il voulait savoir qui était la sorcière aussi. Et même si Matthew n'avait pas répondu à sa question, il voulait essayer.

- Qu-Qu…

Il sembla hésiter un bon moment entre « Quel genre de question est-ce ? » et une autre phrase répondant à la question qui lui avait été posé. Nerveux, il finit malgré tout par répondre.

- O-Oui… Parce que j'étais pauvre.

- Tu t'es déjà fait attraper ?

- N-Non…

Bien qu'il semblait de plus en plus nerveux, Alfred continua de poser ses questions. Et lorsque sa précédente réponse arriva, il sourit, bien que son humeur resta assez basse (Parce qu'après tout, il parle de son frère qui à la vie dure, s'il devait voler…).

- C'est incroyable Mattie ! Comment tu faisais ?!

- E-Euh… J'avais… un genre de refuge.

Cette fois, il savait qu'il ne pouvait pas forcer plus loin. S'il parlait directement de la sorcière, Matthew trouverait sûrement un moyen de nier. Alors il dit quelque chose comme quoi c'était bien d'avoir un refuge et ne continua pas la discussion, au plus grand soulagement de son frère.

Le reste du trajet fut plus détendu et Matthew lâchait un éventuel rire de-ci de-là. Était-ce seulement lui ou son frère était plus ouvert ? Et ce, malgré le fait qu'il ait apparemment une vie de pauvre ?

- Voilà. C'est ici, dit Matthew en s'arrêtant devant une maison dans un état… assez… pas en bon état.

Alfred regarda autour de lui. Ils venaient juste de traverser une ruelle anormalement longue. Pourquoi vivaient-ils aussi reculés par rapport au reste de la ville ? C'était quand même étrange non ? Enfin… peut-être qu'il verrait plus tard ? De toute façon, la réflexion n'était pas son fort alors comment était-il supposé deviner ? Juste comme ça ?

Voyant que son frère lui tenait la porte, Alfred rentra aussitôt. L'intérieur était complètement différent du manoir dans lequel il était quelques minutes plutôt. En gros, il y avait beaucoup de trou et tout semblait sur le point de s'effondrer à n'importe quel moment. Il aurait eu peur de faire un pas de plus si son frère ne s'était pas dirigé vers la cuisine sans la moindre hésitation (apparente tout du moins).

- Birdie ! Tu es rentré ?! J'étais sur le point de venir te chercher !

Si la voix de l'albinos ne le surprit pas, Alfred fut plutôt étonné de le voir enfermer le canadien dans ses bras. Et surtout de voir son frère devenir rouge plutôt que de le repousser (Pas qu'il puisse de toute façon, mais bon).

- J-Je vais bien Gil… Et…

Incapable de finir sa phrase, il regarda vers Alfred et l'albinos suivit son regard. Apparemment, voir un visage similaire à celui qu'il connaissait bien le choqua, vu la taille que ses yeux prirent lorsque ceux-ci tombèrent sur lui.

- Salut ? Tenta Alfred.

- Qui es-tu ?!

- I-Il dit qu'il s'appelle Alfred. F. Jones. Et… qu'il est mon frère jumeau.

Gilbert lâcha Matthew et s'avança vers le dit frère jumeau. Il l'examina attentivement et son regard passa sur Matthew. Puis il revint sur Alfred. Puis Matthew. Et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il se décide à parler.

- As-tu une preuve ?

L'œil d'Alfred tiqua légèrement. Depuis quand avait-il besoin d'une preuve pour démontrer que son frère était vraiment son frère ? En plus, ça allait déjà être assez compliqué de trouver des preuves quand il ne savait presque rien de la vie de son frère.

- J-Je lui fais confiance, Gil…

Visiblement surprit, Gilbert se retourna vers Matthew, qui serrait Kumajiro contre lui. Il hésita un bon moment avant de se retourner vers Alfred. Avec un grognement, il finit par abandonner.

- Bien. Si Birdie te fait confiance, alors je suis prêt à te faire confiance aussi.

Matthew soupira de soulagement et sourit. Son frère fut au moins tout aussi soulagé, sauf que son sourire fut, évidemment, beaucoup plus grand. Finalement ça ne serait pas si compliqué que ça, non ? Bon, après il fallait convaincre qu'ils étaient dans un rêve et ça…

- Gil, où est ton frère Ludwig ? Demanda-t-il sans hésitation.

L'albinos le regarda une fois de plus, les yeux bien ronds. Mais ça ne dura pas longtemps avant qu'il vienne sans doute avec une explication rationnelle.

- Birdie, combien as-tu dit sur nous ? Tenta-t-il de demander gentiment.

- R-Rien de très important ? Et il savait déjà le nom de ton frère avant que je ne lui dise…

- Oui ! Comme je sais que tu es prussien !

- Ç-Ça, je ne le lui ai pas dit par contre…

Peut-être Gilbert aurait-il sauté au plafond si la surprise d'un étranger sachant des choses qu'il n'avait normalement aucun moyen de savoir ne lui avait pas cloué les pieds au sol. Aussitôt, son regard se fit plus dur et sa main se balada dangereusement dans l'une de ses poches.

- Qu'est-ce que tu sais d'autre ?

- Eh bien, pas mal de choses comme ton oiseau Gilbird… Continua Alfred sans se douter de rien.

- Et comment tu sais ces… choses ? Peu importe ce qu'elles sont.

- Tu ne vas pas me croire et en fait, j'aimerais autant expliquer avec ton frère.

Mais Gil ne bougea pas et sa main ne sortit pas non plus de sa poche. Hésitant, Matthew s'approcha de lui et posa une main sur son bras. Gilbert le regarda et après un moment d'échange silencieux (qu'Alfred ne comprit pas évidemment), il soupira.

- D'accord, d'accord…

Matthew sourit à nouveau et fit signe à Alfred de le suivre dans ce qu'il lui sembla être un salon. Il s'assit sur le fauteuil (Un peu miteux mais… ça allait ?) et regarda autour de lui. Oui, des trous partout, encore. Son frère lui demanda s'il voulait quelque chose mais il fit un bref signe de la main pour dire qu'il n'avait ni soif ni faim.

Au bout d'un long moment de silence, Gilbert revint avec Ludwig, qui le regarda suspicieusement (Après tout, c'était Ludwig). Ils s'installèrent comme ils purent (histoire que tout le monde puisse se regarder et avoir un échange plutôt normal) et Gilbert demanda aussitôt à Alfred de s'expliquer.

- Comme je l'ai dit, je doute que vous allez me croire, mais je suis d'une autre époque et d'un autre monde, surtout.

Évidemment, les yeux des trois en face de lui s'agrandirent jusqu'à être parfaitement ronds. Sauf pour Ludwig qui fronça presque aussitôt les sourcils.

- Et tu espères qu'on va te croire comme ça ?! Demanda-t-il sur le même ton qu'il utilisait lorsqu'il demandait le silence aux réunions.

- Non, répondit l'autre presque froidement.

Gilbert et Ludwig haussèrent un sourcils, apparemment surprit. Alfred ignora leur réaction et se contenta de rire de sa situation.

- Après tout, si quelqu'un que je ne connaissait pas arrivait et disait « Je viens d'un autre monde et d'une autre époque parce qu'un esprit veut jouer avec moi et donc maintenant je cherche mes amis »… Je me moquerait de lui en disant que c'est stupide et que les esprits n'existent pas !

Durant son « explication », Gilbert et Ludwig semblèrent réfléchir. Au bout d'un moment, alors que l'un d'eux allait parler, Matthew fronça les sourcils.

- Je te crois.

Alfred se figea, ne s'étant pas attendu à cette réponse.

- T-Tu le crois, Birdie ?

- Oui. Je sais que c'est bizarre. Je ne l'ai jamais vu et tout mais… je lui fais confiance.

- Si Birdie le dit…

- Moi je ne suis pas prêt à croire l'existence d'un esprit, intervint Ludwig.

Évidemment. Ludwig était trop terre-à-terre que pour accepter l'existence de quelque chose d'aussi… irrationnel. Et il n'en voulait pas à Ludwig. Il comprenait puisque lui-même voulait (il le pensa une fois de plus) croire que ce n'était qu'un rêve. La douleur d'être tombé du haut d'un escalier lui était nettement plus agréable que sa situation actuelle.

- Je comprends, Ludwig. Mais s'il-te-plaît, fais moi confiance ! Pria-t-il, les mains jointes devant son visage.

- Warum te ferais-je confiance ? Je te connais pas.

- J-Je sais ! Mais laisse-moi une chance ! Ton frère et le mien me croient… enfin à moitié… alors laisse-moi juste une chance et je te prouverai qu'il existe !

Le regard de Ludwig se tourna vers Gil et Matthew, qui ne semblaient pas avoir envie de réagir, même un peu (Après tout Gilbert avait été influencé par Matthew donc il était lui-même toujours un peu hésitant), laissant l'homme seul face à lui-même. La décision était entièrement à lui et il le savait. Au bout d'un moment, il soupira.

- Gut. J'accepte. Mais qu'est-ce que tu veux qu'on fasse alors ?

- Eh bien… Je ne sais pas ce que vous allez en penser mais ne changez pas d'avis s'il-vous-plaît ? En fait j'ai parlé avec Arthur. (il remarqua l'expression des deux frères changer) Oui, Arthur Kirkland. Je lui expliqué ma situation et je crois bien qu'il va accepter de m'emmener sur son bateau. Alors si vous pouviez venir avec moi… ?

Il y eut un long silence et Gilbert regarda Matthew, qui hocha la tête. Il soupira et demanda :

- Combien de jours ?

Le visage d'Alfred s'illumina. Alors, ils acceptaient ?!

- Cinq jours. Est-ce que ça veut dire que vous acceptez ?

Matthew et Ludwig approuvèrent silencieusement et Gil présenta sa main à Alfred.

- Ja.

Alfred fut plus qu'heureux de lui serrer la main. Il avait déjà trouvé quatre de ses amis.


Tori : Honnêtement, j'voulais finir sur un cliffhanger mais à un moment j'ai regardé mon nombre de mots et je me suis dit « En fait, je ne sais toujours pas comment finir ce chapitre ». Et comme j'approchais dangereusement des 7.000 mots, ben la seule idée que j'avais qui pouvait me faire durer plus longtemps, faisait durer TROP longtemps. Et puis au moins comme ça je pourrais prendre mon pieds à l'écrire et ça sera génial ^^

Alfred : J'ai comme l'impression que ce ne sera pas « génial » pour moi…

Tori : Je ne sais pas encore quelle sera ta réaction, alors on verra ^^ N'empêche maintenant, à cause de ma note de fin de chapitre du chapitre précédent, quand j'écris Matthew, mon ordi me propose d'écrire « Mattheeeeeeeeeeew » x'D

Bah peu importe. J'espère que Matthew vous convient, autant que pour Gilbert et Ludwig ! … Qui n'ont pas eu beaucoup de lignes mais bon. Et non je n'ai oublié ni le dîner promis par Alfred ni le chat avec Matthew, ils sont là pour… leurs raisons x'D

Et je me demande où est Marianne… ^^ Vous le saurez plus tard je suppose ^^

Arthur : Au fait, pourquoi je ne réapparaît pas ?

Tori : Parce que… Tu sais… Tu es sur ton bateau avec tes hommes.

Arthur : Alors, comment tu comptes me faire réapparaître ? Tu ne m'as fait donner aucune information à Alfred.

Tori : *Lève le doigt et ouvre la bouche pour répondre quelque chose* *Puis se rends compte qu'elle n'a rien à répondre* … Tu sauras quand ça arrivera.

Arthur : You realize your error in the chapter, didn't you ? (Tu t'es rendue compte de ton erreur dans le chapitre, n'est-ce pas ?)

Tori : W-Whatever ! Just close this chapter so I'll be done ! (P-Peu importe ! Finis le chapitre comme ça j'aurais fini !)

Arthur :Right, Right… Tell us whatyouthink about thischapterandseeyoulater ! (D'accord, d'accord… Dites-nous ce que vous avez pensé de ce chapitre et à plus tard !)
[Petite note de Lino (eh oui toujours moi, mais je pense que je n'apparaîtrais que lors de ces trois chapitres à moins que Tori veuille que je massacre tout ce qu'elle écrit/SBAFF/): Je vous fais la liste des connaissances de Tori en allemand: « wurst » et « ja » ! Elle a même pas placé « Kartoffeln » alors que j'arrête pas de dire «Ich will Kartoffeln mit Ludwig zu essen» !/SBAFF/ Oui, tu peux me taper pour cette fois ma chère ^^ Ah et je tiens à préciser que si vous lisez « Pommes » sur une pancarte allemande par exemple, sachez que ce ne sont pas des pommes mais des frites, voilà voilà ^^]

Tori : Ouais bah j'ai oublié *La frappe*. Et la seule chose que je connais en plus c'est "ich liebe disch" Et encore je suis pas sûre de l'orthographe. Ah si, j'connais aussi "bruder" ! Grâce à Ludwig. Ah et "Danke" et "Mein" et "Gott"/SBAFF/ à cause de la chanson de Gilbert x) Mais j'y peux rien moi. C'est ma sœur qui apprends l'allemand ! Moi je suis bien avec l'anglais et l'espagnol ! … Ce qui me fait penser que pour Lovino, je suis carrément allée chercher des insultes x)

7.427 mots.