Il semblerait que j'écrive le chapitre 4 même si y a que le chapitre 1 qui a été publié, genre, il y a quatre heures ? Ma grand-mère m'a dit qu'elle allait faire des courses et qu'elle a allait faire du rangement dans ma chambre (ça doit montrer à quel point je suis sans espoir), alors elle m'a dit que je pouvait en profiter pour utiliser la connexion pour parler à mes amies (ce qui a mené à l'incrustation de cette folle plus haut/SBAFF/ Non j'aime bien c'est amusant. Juste, j'aime bien être méchante de temps en temps avec mes amis ^^ ).

Bah peu importe. Je ne savais pas quoi faire alors je lui ai demandé « Tu veux que j'écrive la suite ? » et comme en gros elle a dit oui beh me voici, chapitre 4 et la tête remplie d'encore plus de projets qu'avant.

Francis : Alors, je suppose que c'est à moi que reviens ce cha-

Tori : *L'ignore et l'interromps* Dis, Matthew, ton rôle te va ?

Matthew : Eh ? *Surpris qu'on lui parle* J-Je suppose…

Tori : Lino l'a pas dit dans le chapitre suivant mais elle te trouve mignon ! ^^ Alors je suis contente de ne pas t'avoir raté, vu que j'avais un peu peur.

Matthew : A-Ah ? Vraiment ?

Tori : Oui *Hochement de tête* Et elle a dit quelque chose à propos d'adopter le chat ! ^^

Matthew : … ^^''

Tori : Donc ! Comme je n'ai rien à dire, tu veux commencer le chapitre ?

Matthew : En anglais ou en français ?

Tori : Mh… Je laisserais Francis parler sa langue. Tu peux y aller avec l'anglais. C'est ennuyeux sinon. Oh et prends le chat *Lui donne le chat*

Matthew : *Hochement de tête* *Prends le chat* T-Then… Good reading… *Ne sait pas quoi dire d'autre*

Chapitre 4 : En sortant d'un rêve, la différence avec la réalité est parfois dure à établir…

Lorsque Alfred ouvrit à nouveau les yeux, il lui fallu un moment avant de comprendre qu'il n'était plus dans le manoir mais dans la maison miteuse (il ne se plaignait toujours pas, il avait juste eu un peu froid) occupée par son frère et les frères Beilschmidt.

Il sourit en se rappelant les derniers événements. Il avait réussi à convaincre trois de ses amis à l'accompagner même s'ils ne se souvenaient toujours pas de lui ! N'était-il pas incroyable ?! Maintenant il était sûr d'avoir assez de temps pour pouvoir les faire se rappeler !

Avec cette pensée en tête, il sortit du fauteuil (Il n'y avait pas de lit pour lui donc on lui avait demandé de dormir dans le salon) et regarda autour de lui. Les autres ne devaient pas encore être levés s'ils n'étaient pas dans le salon à cette heure-ci (Le soleil déjà bien au-dessus sa tête, c'est tard non ?). Ça ou bien ils étaient sortis. Et les deux étaient possible.

Alfred se recoucha d'une façon bizarre (Une jambe qui pendait sur le côté, l'autre sur le dessus et les bras pareils… en fait il était plutôt étalé) et réfléchit un moment. Comment faire pour échapper à son rêve ? Lui il avait comprit directement, ou presque, que la voix dans sa tête racontait n'importe quoi et qu'il se trouvait dans un rêve. Mais ça, c'était à cause de son rêve lors de la réunion non ?

Inconsciemment, il ramena ses bras sur son ventre. Mais lui, il ne pouvait pas venir comme ça et dire « cette vie n'est pas la vôtre. Vous êtes tous des pays et vous vivez en fait quelques siècles plus tard ». Non, il ne pouvait pas. C'était impossible qu'on le croit. S'il devait se risquer à le dire, il devait au moins attendre d'être au milieu de la mer pour éviter qu'ils s'enfuient. Ah, mais et s'ils le jetaient par dessus bord ? Ce serait un réel problème.

Qu'avait-il fait déjà lui pour sortir de son rêve ? Il ferma les yeux pour mieux se concentrer. Ah, c'était vrai. Il avait sentit qu'Arthur manquait. Et ça l'avait rendu triste… mais comme il ne savait pas qui manquait et que tout le monde niait son absence, il s'était énervé et…

C'était ça ! Alfred se releva d'un coup et… cogna quelque chose de plutôt dur. Se massant le crâne, il regarda autour de lui mais ne vit rien. Bizarre… Pourtant, il était sûr qu'il aurait dû y avoir quelque cho… son regard tomba vers le bas et il vit son frère à terre qui se tenait le front.

- M-Mattie ?!

- C-Content de te voir en pleine forme, Alfred…

- Oui, je suis content de l'être aussi mais… qu'est-ce tu fais par terre ?

- Oh rien, répondit-il avec un sarcasme qu'Alfred ne comprit pas, je vérifie juste le nombre de trous sur le sol…

- En te tenant le front ?

Décidément, il y avait des choses qu'Alfred ne comprenait pas. Le quinzième siècle était vraiment bizarre… Il cherchait des trous ? Bah il suppose qu'il pouvait faire ça chez lui, ou plutôt à son époque, aussi mais… Il commençait à avoir mal à la tête.

Matthew se releva avec un soupir et ne sembla pas vouloir répondre à la question qui lui était posé donc Alfred se poussa sur le côté, juste au cas où et se contenta de le regarder. Simplement, il attendit que quelque chose se passe.

- Au fait, où sont Gil et Ludwig ? Finit-il par demander.

Alfred n'avait pas pour habitude de remarquer beaucoup de choses, mais lorsque son frère se figea et détourna le regard, il comprit qu'il y avait quelque chose qu'il ne lui dirait pas. Il dû attendre un bon moment et que Matthew s'asseye à l'autre bout du fauteuil avant d'avoir sa réponse.

- Ils sont… en ville.

Donnant une réponse vague, Alfred tenta de déchiffrer l'expression de son frère (il savait qu'il n'était pas très doué dans ce genre de matière mais il voulait au moins essayer). Mais celui-ci continua de fuir son regard il ne put rien faire d'autre. S'il continuait d'essayer, il allait finir par énerver Matthew et même si c'était penser scénario catastrophe, ça allait sûrement se finir mal pour lui.

Alors il allait changer de sujet ! Il sortit l'un de ses plus grand sourire et l'une de ses meilleures humeurs.

- Dis ! Je vais m'ennuyer si je passe mes quatre prochains jours ici à ne rien faire ! En fait je m'ennuie déjà… Alors, tu peux me faire visiter la ville ?

Surprit, Matthew le regarda à nouveau. Il sembla se rappeler qu'il voulait éviter son regard et détourna une fois de plus les yeux, hésitant. Après ce qui ressembla à une longue et dure réflexion pour Alfred, son frère tourna la tête et acquiesça d'un simple mouvement.

- Génial ! Alors allons-y !

Se levant immédiatement, Alfred prit sans réfléchir la main de son frère et courut à l'extérieur. … Pour s'arrêter bien sûr au bout de la ruelle, sans avoir la moindre idée d'où ils devaient aller. Une fois de plus derrière lui, son frère soupira lourdement et prit les devants.

- Est-ce que tu as au moins une idée d'où tu vas ? Ou d'où tu veux aller ?

- Nope ! Je pensais te laisser t'occuper des choses compliquées !

Bah, ce n'était pas si compliqué que ça, mais il voulait juste faire quelque chose en attendant que les jours passent et visiter la ville était la seule chose à faire. Mais il s'en fichait un peu de savoir ce qu'il y avait à y faire. Il savait juste qu'en étant dehors, il aurait plus de chances de croiser Arthur que s'il restait à l'intérieur, couché paresseusement dans un fauteuil.

Matthew lui proposa plusieurs choses à faire mais Alfred ne l'écouta qu'à moitié (Peut-être qu'il l'avait remarqué parce qu'il avait répondu « la troisième chose que tu as dite ! », mais il s'en fichait) et le suivit lorsqu'il partit devant.

- Dis Mattie, comment t'as rencontré Gil ? Demanda-t-il au bout d'un moment.

- D-D'où vient cette question ? Répondit par une autre question Matthew, apparemment toujours réticent.

Alfred fronça les sourcils. Il comprenait que son frère ne lui dise pas tout mais pourquoi autant éviter des questions sur son passé ? Ça ne pouvait pas être SI terrible quand même ? Son frère était gentil et innocent alors le simple fait qu'il vole était déjà assez incroyable… Et encore, c'était juste pour se nourrir, alors ce n'est pas comme s'il l'avait fait parce qu'il en avait envie.

Dans ce cas, qu'est-ce qu'il pourrait bien essayer de cacher ? Ça n'avait aucun sans pour lui. Quelque part, même si c'était justifié du point de vue de son frère, ça lui faisait de la peine que celui-ci ne lui fasse pas assez confiance que pour lui raconter ne serait-ce qu'un peu son passé.

- Je suis juste curieux, Mattie. Pourquoi es-tu aussi nerveux ?

- J-Je ne suis pas nerveux ! Tenta-t-il malgré l'évidence de son stress.

- Bah, peut-être que ce n'est que mon imagination alors.

Au moins il pouvait essayer de faire semblant un minimum, histoire de détendre, si possible, un peu l'atmosphère. D'ailleurs, Matthew lâcha un soupir de soulagement qu'il devait sûrement supposer qu'Alfred ne remarquerait pas.

- Donc, comment ? N'abandonna évidemment pas Alfred.

- … Disons simplement qu'il… m'a rendu service.

- Eh ? Comment ? Allez, dis-moi ! Ou soit un peu plus explicatif !

Il se doutait qu'il pressait peut-être un peu trop, mais il voulait vraiment savoir ce qui était arrivé à son frère. Ce n'était pas mauvais, si ?

- J-Je t'ai dit que je volais pour manger, non ?

- Oui. Et ? Est-ce que c'est grave ?

Malgré le fait qu'il pensait connaître la réponse, il avait demandé. Il faisait peut-être quelque chose d'inutile mais c'était mieux que de ne rien faire… non ?

- P-Pour les adultes, ça l'est puisque c'est leur gagne-pain… Mais ce n'est pas exactement ça.

- Alors quoi ?

Mentalement, Alfred tenta de reproduire les événements de son rêve et les info qu'il avait déjà de Matthew. Bon, ce n'était pas grand-chose. Il savait qu'il volait, que les adultes le poursuivaient mais qu'à chaque fois (peut-être ?), ils ne pouvaient le trouver ou abandonnaient parce qu'il allait… Il comprit aussitôt. Était-ce lié à la sorcière ?

- Je… l'ai perdu. M-Mon refuge…

Alfred regarda son frère se recroqueviller et enfouir la tête dans son ours en peluche. Peu importe ce qui s'était passé, il n'était pas sûr d'avoir envie de savoir. En fait, il n'avait même pas besoin de savoir. Il détestait déjà énormément cette sorcière ou peu importe qui elle était. Il serra le poing mais ne put s'amener à demander des détails, laissant la conversation tomber.

Il ne saurait peut-être jamais ce qui lui était arrivé.

- A-Ah ! R-Regarde ! Ici, c'est la rue marchande !

Si la tête d'Alfred ne s'était pas relevée aussi vite, il n'aurait peut-être jamais remarqué qu'il l'avait baissée. Mais ce n'était pas important alors il regarda autour de lui comme si la conversation précédente n'avait jamais eu lieu.

Bien sûr, l'endroit ne pouvait être comparé avec l'une de ses villes telles que New York. Non, ça ne servait à rien Ils étaient à une tout autre époque après tout. Mais malgré tout, il trouva que la ville dégageait un certain sentiment… était-ce de la nostalgie ?

Avec un rire (intérieur, pour ne pas paraitre stupide à rire tout seul), il décida qu'il ne voulait pas ressembler à un vieux comme Arthur, qui se sentait nostalgique juste parce que la ville ressemblait à ce qu'il avait vu lorsqu'il était… plus jeune ?

Dans tous les cas, l'endroit était animé. Était-ce le jour du marché ou quelque chose dans le genre ?

- Il y a beaucoup de monde, remarqua-t-il finalement à voix haute.

- O-Oui. Parce que c'est le jour du marché.

Alors il avait raison. Bah, ce n'était pas quelque chose de très difficile à deviner mais au moins, il avait sa confirmation. Et en fait, il n'avait même pas demandé. C'était Matthew qui lui avait expliqué sans qu'il n'ait rien dit.

Matthew s'avança le premier dans la foule, s'assurant à chaque pas qu'Alfred le suivait. Ce qu'il faisait. Tout en regardant autour de lui et s'arrêtant un eu bien sûr, mais il suivait. Ou du moins il essayait. Car pendant que son attention était retenue par des objets qu'il n'avait jamais vu (Et autant dire qu'il y en avait), la foule, elle, ne lui laissa pas le temps de regarder tranquillement.

Pourtant il savait ce qu'il pouvait arriver au milieu d'une foule. Des choses qui, il le savait (ou se doutait en tout cas), n'arriveraient pas à cette époque. Et non, s'il arriva quelque chose dans cet endroit, ce ne fut pas à lui. Il était bien trop habitué aux foules et trop fort que pour se faire, par exemple, emporter par celles-ci.

- Mattie ?

Alfred regarda autour de lui mais ne vit aucune trace du canadien. Où était-il ? Il laissa tomber tout ce qu'il avait pu faire jusqu'à présent. Ou regarder plus précisément. Peu importe ! Ce n'était pas le moment ! Son frère était hors de sa vue et non seulement il allait s'en vouloir, mais il connaissait un certain prussien qui serait prêt à lui remonter les bretelles pour cette erreur.

- Mattie ?! Où es-tu ?! Matthew !

Il tendit l'oreille, bousculant presque tous les passant mais ça lui était égal. Honnêtement, s'il devait raconter qu'il avait perdu son frère dans une foule…

- A-Alfred ?

Un léger murmure, à peine audible au-dessus du brouhaha de la foule, fit son chemin (plutôt miraculeusement) jusqu'à lui et Alfred regarda à gauche. Juste un peu en retrait, presque dans une ruelle, se trouvait son frère. Il lâcha un soupir de soulagement et le rejoignit aussitôt.

- Ça va ?

Matthew acquiesça d'un faible hochement de tête mais son expression devint inquiète.

- J-J'ai… encore perdu Kumajiro…

- Ton ours en peluche ? Est-ce que c'est vraiment important ?

Ses paroles lui semblèrent dures, même pour lui, mais Alfred savait qu'il ne pourrait pas retrouver un ours en peluche au milieu de la foule. Et puis si ça se trouvait, une petite fille l'avait trouvé et prit avec elle. Après tout, Kumajiro n'était pas aussi moche et miteux qu'on pouvait le penser quand on pensait à un jouet de pauvre…

Ce qui lui fit se demander à quel point Matthew devait en prendre soin. Surtout s'il était allé dans un manoir hanté juste pour le récupérer.

Alfred se reconcentra et regarda son frère, visiblement catastrophé à l'idée qu'il ne verrait plus Kumajiro. Ça ou bien il s'était rendu compte qu'il ne pouvait marcher dans une foule sans être emporté. Ce qu'Alfred décida de vérifier un jour où l'autre.

- Tu sais, je ne pense pas qu'on le retrouver-

- Aïe !

- Ça va ?!

Sans prévenir, Matthew s'accroupit et plaça les mains juste au-dessus de sa tête, comme pour se protéger d'un quelconque projectile venu du ciel. … Ce qu'Alfred devina comme n'étant pas ce que son frère pensait lorsqu'il continua de crier (bien que ce fut très faiblement) à cause d'une douleur. Mais pourquoi ? Personne ne le frappait…

Peu importe, il verrait plus tard. Il força Matthew à se releva et l'aida à marcher, plaçant un bras autour de son épaule. Alors, la maison… Il ne savait pas trop par où c'était mais pour le moment, il ne pouvait pas vraiment compter sur l'aide de son frère pour trouver son chemin. Pas le choix: il s'en préoccuperait plus tard…

Tentant tant bien que mal de trouver son chemin parmi la foule, Alfred réussi assez exceptionnellement à non seulement sortir de là avec Matthew, mais en plus à récupérer Kumajiro au passage (comme il n'avait pas vraiment pu regarder ailleurs que vers le bas, il l'avait trouvé à terre. Sale, mais retrouvé).

Autant dire que lorsqu'il trouva son chemin jusqu'à la maison des Beilschmidt, il faisait déjà nuit (Il s'était levé tard, ok, mais quand même…). Et bien sûr, un Gilbert plus qu'inquiet les attendait de pied ferme, juste devant la porte (Et vous savez, de la fumée sort de son crâne et son pieds tape nerveusement le sol… Yup, c'est votre mère !). Donc finalement, ramener un petit oiseau blessé (ou qui en avait l'air), n'était pas une très bonne idée.

- Birdie ! Qu'est-ce qui lui est arrivé, Ficker ?!

- Calme-toi Gilbert. Je n'a-

- La ferme ! Aide-moi à l'amener à l'intérieur !

Alfred retint un soupir et fit comme il lui avait été ordonné. Il n'aimait évidemment pas qu'on lui hurle dessus (surtout quand il s'agit de quelqu'un qui hurle déjà au lieu de parler), mais il comprenait que Gilbert soit dans cet éta- Il comprenait ? Non, il comprenait qu'il était inquiet mais il n'exagérait pas un peu ? Après tout, il avait juste l'air endormit…

En tout cas, Alfred rentra à l'intérieur et réfléchit un moment. Devait-il l'amener en haut dans son lit ou bien Gilbert allait-il lui demander de se dépêcher et donc le fauteuil était plus proche ? Non, le lit serait sûrement bien plus confortable… Mais alors qu'il se dirigeait vers l'escalier, Gilbert l'interrompit.

- Non. Je ne veux pas que tu ailles en haut. Le fauteuil fera l'affaire.

Interdiction d'aller en haut ? Il fronça les sourcils sans comprendre. Mais il connaissait mieux que d'argumenter là-dessus et se dirigea vers le salon, posant délicatement son frère sur le fauteuil. Gilbert s'accroupit immédiatement à côté, les sourcils froncés comme il n'aurait jamais pu l'imaginer.

Presque aussitôt après, Ludwig entra dans la pièce et son regard passa de son frère à Alfred, avant de tomber sur le jumeau de ce dernier. Sans laisser le temps à une seule question d'être posée, il avança jusqu'à Matthew et vérifia un quelconque genre de blessure.

- Wes-

- Il va bien. Il n'a rien.

- Dans ce cas pourquoi est-il inconscient ?! S'énerva Gil, se retournant immédiatement vers Alfred.

- Je ne sais pas ! Se défendit l'autre.

Et il essayait toujours de le savoir en fait. Il se souvenait qu'à un moment donné après qu'il soit sortit de la rue marchande, il avait arrêté d'être conscient, mais c'était tout ce qu'il savait. À part bien sûr qu'il avait mal, quelques minutes auparavant. Mais ça ne l'aidait pas vraiment, vu qu'il ne savait pas ce qu'il s'était passé pendant qu'il ne regardait pas.

- « Je ne sais pas » ? Was bedeutet das ?! Explique-toi ! (Lino: « Qu'est-ce que ça veut dire »)

- I-Il m'a simplement emmené à la rue marchande. Là-bas, j'ai regardé un peu partout et sans que je ne l'aie remarqué, je l'avais perdu de vue ! M-Mais c'était vraiment une minute ! S'il s'était fait agressé ou quoi, je l'aurais remarqué ! D'ailleurs quand je l'ai retrouvé il allait bien ! Il s'est même plaint d'avoir perdu Kumaji-

Alfred s'interrompit. Quelque chose se passait dans sa tête mais il ne savait exactement quoi. Il secoua la tête, ignorant le regard curieux que lui lança un bref moment Ludwig (Gilbert étant trop occupé avec sa colère).

- Il s'est plaint d'avoir perdu Kumajiro et puis juste un peu après, il a commencé à avoir mal. Il s'est recroquevillé et s'est protégé la tête mais… c'est tout ce que j'ai compris…

- J-Juste comme ça ? Demanda Gilbert, toujours rempli de doutes (qui ne le serait pas).

Même en sachant qu'il n'était pas convaincant, Alfred acquiesça d'un hochement de tête. Gilbert soupira et sortit de la pièce calmement. Ludwig le regarda partir et se retourna vers Alfred. Du menton, il désigna son frère, toujours couché sur le fauteuil.

- Je pense que je ferais mieux de l'emmener dans son lit. Étant donné que bruder ne veux pas te voir en haut, libérer le fauteuil est une bonne idée.

Lentement, Alfred répéta son mouvement d'i peine une minute, avant qu'une question n'apparaisse dans sa tête.

- Pourquoi ne veut-il pas que j'aille à l'étage ? C'est pour ça que je dors ici ?

- Non, il n'y a vraiment aucune autre chambre pour toi. Et en ce qui concerne ta première question… je ne peux rien te dire. Et je n'essayerais pas si j'étais toi.

- Pourquoi ?

- Écoute. Si tu veux risquer ta vie, libre à toi d'essayer malgré tout.

Pendant que ses paroles tournaient dans la tête d'Alfred, Ludwig prit Matthew et le porta à l'extérieur de la pièce. Venait-il juste de dire que Gilbert pouvait le tuer ? Juste parce qu'il aurait osé monter un escalier ? Non non non… Pourquoi il le tuerait pour quelque chose d'aussi stupide ? Il fut arraché à ses pensées par la porte du salon.

Ludwig était partit et avec lui, tout espoir de réponse. En plus de Matthew. Il se laissa tomber sur le fauteuil alors qu'un soupir fit son chemin vers l'extérieur lui aussi. Et ce fut exactement à ce moment que se rajouta un nouveau problème sous la forme d'un énorme bruit provenant de son ventre. Ça faisait combien de temps qu'il n'avait pas mangé déjà ?

- Quelqu'un a faim ? Demanda Gilbert en rentrant dans le salon, de meilleure humeur.

Alfred voulut dire quelque chose mais son estomac répondit à sa place, laissant l'opportunité à Gilbert de lâcher son fameux « Ke se se se se ! » et la chance de vanter ses compétences de cuisiniers (Bien qu'il y avait sûrement bien meilleur que lui… Et puis il ne savait pas cuisiner d'hamburger, si ?).

Après ce qu'il lui sembla être des heures mais fut en réalité que quelques minutes, Gilbert lui présenta son repas. Mais honnêtement, Alfred se fichait bien de ce à quoi ressemblait l'assiette, tant qu'il mangeait. Parce qu'en y réfléchissant bien finalement, ça faisait deux jours qu'il n'avait pas mangé.

- J'aurais préféré des hamburgers par contre… Ne put-il s'empêcher de commenter la bouche pleine.

- Hambur… Hein ? De quoi tu parles ?

- Don't worry, don't worry ! (Ne t'inquiètes pas, ne t'inquiètes pas !)

Et comme une assiette ne suffit pas, il en redemanda encore. Puis une ou deux fois encore. Vers la fin, il sentit qu'il avait assez car il commençait à sentir le goût de ce qu'il mangeait. Et il fallait avouer que c'était plutôt fade… Non pas que la cuisine était mauvaise, mais il y avait quelque chose de… pas bon.

Ce fut seulement lorsqu'il s'arrêta de manger qu'Alfred se rendit compte qu'à part leur léger échange lors de sa première assiette, lui et Gilbert n'avaient pas parlé. Et que ni Ludwig ni Matthew n'étaient revenus. Peut-être que son frère dormait toujours et que l'allemand le surveillait ? Sûrement, car Gilbert ne semblait pas le moins du monde inquiet.

Même si en fait, Alfred ne put s'empêcher de remarquer que ce dernier commençait à s'agiter au fur et à mesure que l'étrange silence dans lequel ils s'étaient installés s'allongeait. Il était clairement visible qu'il voulait monter. Comme il était tout autant évident qu'Alfred pensait à dormir, après avoir autant mangé.

- A-Alors… Je suppose que je vais aller voir Birdie, finit par lance Gil en se levant.

- Ok. Je pense que je vais essayer de dormir.

Gratifiant Alfred d'un hochement de tête, Gilbert sortit aussitôt de la pièce.

- Bon, je suppose que je n'ai plus qu'à me souhaiter bonne nu- Ouais, j'ai plutôt l'impression que si je dis ça, l'esprit va venir m'ennuyer.

Malgré toute la réticence qu'il eut à écarter ses yeux du noir (Bizarrement, il y avait énormément d'ombres dans le noir et il était sûr que quelque chose allait lui foncer dessus), il se concentra un moment sur la bougie posée sur la table. La tête complètement vide, il se retourna, ramena ce qui lui servait difficilement de couette vers lui et ferma les yeux.

- Wait ! (Attends !)

- Il est là !

Évidemment. Alfred rouvrit les yeux et vit à nouveau cette même ruelle. Ce même petit garçon, Matthew. Ces même adultes (Enfin peut-être pas les mêmes, mais ils se ressemblaient tous de toute façon) qui le poursuivaient. Rien n'avait changé, à part peut-être le contenu des dialogues.

Alors que le petit Matthew passait devant lui, il se demanda s'il devaient intervenir. Après tout, il verraient la maison et reculeraient non ? Mais d'un autre côté, ils avaient l'air plutôt déterminés… Décidant de ne pas prendre le risque, il décida de tester ce que son souffle aurait comme effet.

- Q-Quelque chose essaye de me repousser !

Les réactions des autres hommes furent diverses avant qu'ils soient repoussés violemment en arrière, comme frappés par une énorme rafale de vent. Impressionné, Alfred laissa sortir un « waouh » et devant lui, des humains détalèrent comme des lapins. Il ne savaient pas ce qu'ils avaient compris, mais ça leur avait en tout cas fait peur.

Décidant de ne plus leur prêter attention, Alfred se retourna et regarda la maison. Elle lui semblait… familière ? Il entra et monta l'escalier, comme dans son rêve précédent et refit le trajet pour entendre les mêmes voix murmurer (la porte était encore entre-ouverte mais il ne tenta pas de l'ouvrir). Par contre, la voix de la sorcière était toujours aussi perturbée. Aucune amélioration non plus au niveau de l'apparence.

Mais si c'était « sorcière », c'était sûrement une femme. Mais il ne pourrait la jamais reconnaître comme ça… Matthew devait la lui décrire ou bien il aurait en tête quelque chose de… non humain ? Déjà que sorcière ne lui inspirait pas grand-chose… Enfin avec un peu de chance, il n'en entendrait jamais parler une fois cette histoire terminée…

- Tu as réussi à l'avoir à l'avoir ?

- Non, Désolé, s'excusa petit Matthew, au bord des larmes. Désolé, sorcière.

« Sorcière ? » Alors… elle n'avait pas de nom ? Ou bien le lui avait-elle caché ? Ça n'avait aucun sens.

- Ce n'est pas grave, Matthew… Ce n'est pas grave… Tu n'auras qu'à l'avoir la prochaine fois.

Alfred ne savait pas ce qu'il se passait. Par l'entrebâillement de la porte, il ne voyait que la sorcière caresser gentiment la tête d'un Matthew sanglotant. Il n'y avait rien qui aurait dû le faire pleurer pourtant. A moins que ce ne soit à cause de la nourriture ? Non. Il ne savait pas pourquoi, mais ce n'était pas ça. Et cette main qui passait délicatement dans les cheveux de son frère… Il ressentit soudainement l'envie de vomir. Quelque chose dans cette scène n'allait pas.

Au fait, à quoi ressemblait la pièce de l'intérieur ? La dernière fois, il était entré, mais il n'avait pas pu voir (ou pas regardé en fait) Il avait préféré se concentrer sur l'identité des personnages avant de se faire réveiller pas Matthew.

- Je t'autorise à aller dormir. Tu recommenceras demain.

Le petit Matthew acquiesça d'un hochement de tête et partit (il ferma la porte), tentant d'essuyer les dernières larmes dans ses yeux. Malgré son envie de le suivre, Alfred décida de reste encore un instant derrière la porte. La sorcière recula et il la perdit de vue. Ensuite, un son étrange. Il n'était pas sûr de ce que c'était. Ça ressemblait au bruit d'une hache qui s'abat mais il ne pouvait en être sûr sans voir.

Juste à côté, son frère regardait la porte avec horreur. Pourquoi ? Savait-il ce qu'il se passait à côté ? Il était un enfant alors beaucoup de choses devaient l'effrayer mais… dans sa tête, une petite voix dans sa tête murmurait ses pensées. Peu importe ce qui se trouve là-dedans n'est pas humain.

Mais Matthew ne resta pas longtemps, préférant s'enfuir (discrètement et silencieusement) dans sa chambre, Alfred sur ses talons sans qu'il n'en soit évidemment conscient.

- J-Je ne peux pas le faire… Pourquoi moi ? C'est impossible !

Son frère se trouvait dans une chambre presque complètement vide. Il n'y avait qu'un lit (si on pouvait l'appeler ainsi, vu son état), au fond de la pièce, et l'unique fenêtre dans la pièce laissait apparemment passer l'air froid. Même lui le sentait (C'était bizarre ça d'ailleurs…)

Pendant un moment, l'enfant en face de lui continua de murmurer des choses qu'il ne comprenait pas, mais semblaient toutes à propos de la sorcière. Pour que Matthew haïsse quelqu'un à ce point… Que faisait cette sorcière ?

- Mais il n'y a rien que je puisse faire… à part faire de mon mieux demain…

Alfred le regarda, les yeux écarquillés. S'il venait de bien comprendre la situation, Matthew ne voulait pas de cette vie mais se soumettait parce qu'il lui était impossible d'y échapper ? Mais il semblait avoir peur de la sorcière. Dans ce cas, ça voulait dire qu'il s'endormait tous les jours avec la même pensée ? Il avait du mal à imaginer ça possible et une voix dans sa tête lui rappela qu'il n'avait pas encore tout vu.

Pour le moment, il ne faisait qu'imaginer et ça lui semblait déjà bien assez.

Si Alfred avait pu penser qu'il allait se réveiller, il fut étonné de voir le temps s'accélérer autour de lui. Matthew se tournait et retournait à la vitesse de la lumière, sa respiration beaucoup plus rapide. Et lorsqu'il regarda par la fenêtre, il vit le soleil se lever en moins d'une minute.

Et le temps reprit son cours normalement. Matthew se leva et attendit un bon moment avant de s'estimer (apparemment) prêt à sortir. Alfred le suivit en bas, puis jusque dans le salon où il s'installa dans le faut… Juste… un minute. C'était le fauteuil dans lequel il dormait en ce moment non ?

Alors, si Gilbert ne voulait pas de lui en haut, était-ce à cause de cette pièce dans laquelle se trouvaient le petit Matthew et la sorcière lorsqu'il les écoutait ? Cette pièce à l'étage où semblait passer son temps la sorcière ? Il retira ses dernières paroles lorsque celle-ci entra dans la pièce.

- As-tu bien dormi Matthew ?

- O-Oui !

Alfred regarda son frère, qui avait sursauté au simple son de la voix de la sorcière. Il s'était empressé de répondre et se tut juste après.

La sorcière passa à travers le salon calmement (et plutôt lentement, ce qui eu le don d'énerver Alfred) et se dirigea vers ce qui sembla être la cuisine. Elle prépara quelque chose et revint, au bout de plusieurs longues minutes, vers Matthew, lui présentant sa part.

- Et ne te plains pas.

Aucune réponse ne vint mais Alfred comme la sorcière savaient qu'il ne le ferait pas. Il examina l'assiette. Une assiette de pauvre. Il n'y avait presque dedans et Alfred ne comprenait presque pas de quoi il y avait à se plaindre. … Ce qui l'amena à se demander pourquoi il avait pu manger autant avant d'aller dormir si les Beilschmidt et son frère vivaient dans une maison comme la leur.

Lorsqu'il eu finit de manger, Matthew se leva, murmurant quelque chose comme « merci » (Et Alfred se demanda s'il le pensait vraiment), et sortit de la pièce calmement. Évidemment, son frère le suivit jusqu'à l'extérieur.

Son petit frère prit un manteau au passage et sortit. Pendant qu'il traversait la ruelle, il mit sa capuche et se dirigea vers ce qu'Alfred reconnu comme la rue marchande. Celle-ci était moins bondée et Matthew pu se fondre dans la masse sans pour autant se faire emporter. Discrètement, il prit quelques fruits sans se faire remarquer et continua d'avancer.

Une question se forma dans la tête d'Alfred. Si Matthew n'était pas venu uniquement pour la nourriture, alors que cherchait-il ? Il tenta de répondre à sa propre question, prenant soin à ne pas perdre son petit frère de vue, mais découvrit que tenter de se répondre à soi-même était un peu trop compliqué pour lui.

- Toi là ! Qu'est-ce que tu crois faire ?!

Alfred sursauta en entendant une voix qui lui était familière, quoiqu'un peu plus aiguë, et releva la tête.

- Gilbert ?!

Juste devant lui se trouvait l'albinos, assis sur une caisse. Évidemment, il était beaucoup moins âgé. Il regarda un Matthew terrorisé. Ce fut seulement à ce moment qu'il se rendit compte. Ils ne devaient pas avoir plus de treize ans. Pourtant, Matthew volait et Gilbert… il allait devoir voir.

- J-Je suis désolé… ? Tenta Matthew.

- Je ne vois pas pourquoi tu t'excuses. Rends juste ce que tu as volé.

La scène qui se déroulait devant ses yeux ne pouvait être comparée à un écran géant de cinéma pour Alfred. Même la 3D ne lui ferais pas avoir aussi peur pour Matthew. C'était comme si la peur qu'il ressentait se transmettait dans son corps et ce, sans qu'il puisse nécessairement comprendre d'où elle venait. Bien que, vu la situation, il savait d'où elle venait.

- J-Je ne peux p-pas…

Matthew se mit à reculer, mais à chaque fois qu'il fit un pas en arrière, Gilbert en prit un avant. A chaque pas qu'ils faisaient, chaque mots qu'ils prononçaient, Alfred avait peur. Peur que quelqu'un comprenne la situation dans laquelle étaient les deux enfants et qu'un adulte décide d'intervenir. Qu'arriverait-il à Matthew s'il se faisait attraper ? Il ne savait plus quelle époque c'était, mais il avait entendu parler de main coupée. … Bien que Matthew semblait avoir ses deux mains.

- Rends ce que tu as volé et je ne le dirais pas aux adultes.

Mais Matthew ignora l'avertissement et se retourna rapidement, courant le plus vite possible vers sa maison. Derrière lui, Gilbert avait alerté tous les adultes autour de lui et aucun d'eux ne perdit de temps à le poursuivre. Alfred se demanda comment il était possible pour son frère d'avoir été aidé par l'albinos si celui-ci lançait des armées d'adultes à ses trousses.

Lorsqu'il entra dans la ruelle, Alfred se retourna pour barrer le chemin à tous les adultes. Encore une fois, être comme le vent lui procurait apparemment des supers pouvoirs et tous repartirent, criant et hurlant (pour d'autres raisons). Sauf Gilbert, qui fronçait les sourcils et regardait la force invisible qui l'avait repoussé, droit dans les yeux (Même si ce n'était pas volontaire).

Alfred crut un instant qu'il allait se relever et tenter à nouveau sa chance, mais s'il se releva, ce fut pour grommeler quelque chose d'incompréhensible comme « Je suis bien trop extraordinaire que pour être repoussé. Je pourrais passer malgré tout mais je suppose que je m'en occuperais plus tard… » et partit.

Hésitant un moment, il le regarda s'éloigner, incertain. Il reviendrait, il le savait. Matthew et Gilbert se rencontreraient encore, que ce soit sur le marché ou ailleurs. Peu importe le temps que ça leur prendrait. Et Alfred se demande quand laisser Gilbert entrer dans la maison.

- J-J'ai réussi à l'avoir.

Une fois de plus, il se retrouvait derrière cette porte. Il n'osait presque pas l'ouvrir. Ou plutôt, il sentait que si il le faisait, quelque chose de mauvais arriverait. Quoi, il ne le savait pas. Mais ça se passerait différemment de la première fois. Ça ou bien la sombre aura de la pièce était assez forte que pour repousser sa curiosité (Et c'était quelque chose).

- Vraiment ?! Montre-moi.

Il y eu un moment de silence durant lequel Alfred supposa que la sorcière examinait ce que lui donnait Matthew. Au bout d'un moment, la voix de son frère se fit à nouveau entendre.

- E-Est-ce que c'est le bon cette fois ?

- Oui. C'est le bon.

De ce qu'Alfred pu voir par l'entrebâillement de la porte, le visage de son frère se détendit et il sourit.

- A-Alors, je n'aurais pas besoin de sortir ces prochains jours ?

- Non. Enfin, peut-être pour de la nourriture encore, mais tu ne seras pas obligé.

- M-Merci !

Peu de temps après, Matthew sortit de la pièce, visiblement heureux. Il fit le même chemin que la veille sauf que cette fois, il ne s'arrêta pas pour regarder la porte. Mais Alfred, lui, resta curieux. Une curiosité qui le faisait se sentir mal, mais il voulait malgré tout savoir.

À nouveau, il y eu ce bruit. Et lorsqu'il tourna la tête pour regarder, ce fut bien sûr une porte fermée qui le rencontra. Pas « aujourd'hui » non plus alors…

Malheureusement pour Alfred, le rêve continua. Depuis un rêve devait-il durer aussi longtemps ?! Surtout qu'il vit à chaque fois la même chose: Malgré la pause qu'eut Matthew, celui-ci dû partir chercher à manger et parfois, il se faisait poursuivre.

Alfred finit par comprendre que Gilbert passait ses journées sur le marché, à chercher Matthew puis appeler les adultes lorsqu'il le voyait, rendant sa vie un peu trop compliquée au goût d'Alfred (Bien qu'il ne fut pas celui qui l'expérimentait, il pouvait parfois ressentir les émotions de Matthew). Il vit aussi que plus il l'empêchait de passer, plus l'albinos tentait de passer.

Pourquoi pas, après tout ? Finit par demander une voix dans sa tête. Il a vraiment envie de rentrer et Matthew a dit qu'il l'avait sauvé… ou aidé ? Bah peu importe.

Mais s'il passe et qu'il fait du mal à Matthew ? Ou que la sorcière lui fait quelque chose ? Répliqua une deuxième voix.

Gilbert est en vie dans le présent alors sûrement que rien de grave ne lui est arrivé.

C'est vrai… Alors il peut passer.

Sans réfléchir plus, Alfred se plaça parallèlement au mur, libérant la voie juste au moment où Gilbert tentait une nouvelle charge. Inutile de dire qu'il ne put freiner et se prit le mur d'en face (La ruelle tournait) sans qu'il n'ait le temps de se rendre compte de quoi.

L'albinos chancela et manqua de perdre l'équilibre. Du point de vue d'Alfred, c'était une scène mémorable et il ne put s'empêcher de rire. Rire qui parvint étrangement aux oreilles de Gilbert que se figea aussitôt avant de crier, énervé.

- Ce n'est pas drôle !

Peu importe, se dit Alfred. Il lui avait laissé l'accès, c'était déjà ça. Mais il remarqua que le prussien se figea une fois de plus et son regard voyagea tout autour de lui. Ah, il s'était rendu compte qu'il n'y avait personne autour de lui.

Bafouillant quelque chose qu'Alfred ne comprit pas, il partit finalement vers la maison, à moitié déterminé (Il doit passer au-dessus du fait qu'il a croisé un fantôme. Enfin sûrement avait-il essayé de se rassurer en se disant qu'il l'avait vaincu).

- C'est ici qu'il se cache ? Expliqua Gilbert pour lui-même.

Néanmoins il ne prit pas vraiment le temps d'examiner l'état de la maison et décida d'entrer juste après qu'il eut finit sa phrase. Juste derrière lui se trouvait évidemment Alfred, qui tentait de ne pas faire peur à l'albinos en faisant bouger des objets ou craquer le plancher.

Sans surprise, il commença par explorer le rez-de-chaussée mais ne vit rien. Tout était calme et Alfred fut surpris par le comportement de l'albinos. Lui qui d'habitude surgissait de n'importe tout et criait quelque chose à propos de ses incroyables compétences (ou quelque chose dans le genre), était silencieux et prudent.

Gilbert. Prudent. Était-il seulement la même personne que Prusse ?

Voyant que personne ne se trouvait en bas, l'albinos quitta la pièce dans laquelle il se trouvait et se hâta vers l'escalier, qu'il monta le plus silencieusement possible. Alors qu'il arrivait en haut, il s'accroupit. Alfred, lui, ne se gêna pas avec ce genre de détail et pu voir la sorcière et Matthew ensemble. Donc il lui arrivait de quitter sa pièce, hein ?

- V-Vraiment ?! Je peux vraiment l'avoir ?!

Alfred remarqua que Matthew était… heureux ? Il pensait pourtant qu'il n'aimait pas la sorcière (de ce qu'il avait pu voir, ses seuls échanges avec lui étaient après ses vols). Alors pourquoi… Son regarda tomba sur l'objet que tenait la sorcière dans ses mains. … Qui se trouvait maintenant dans celles de son petit frère.

- Oui. Je l'ai fait pour toi après tout.

- Elle lui a offert… Kumajiro ?

- Qui est-ce ? Se demanda dans un murmure Gilbert, juste devant lui.

Pendant un instant, Alfred se figea. Avait-il rêvé où il venait de lui parler ? Non non non. C'était impossible. Il secoua la tête et regarda la sorcière avoir un ravissant (Vraiment ?) échange avec un Matthew heureux (ça pour avoir l'air heureux, il en avait l'air…).

Malgré le manque de réponse, le garçon ne s'en préoccupait pas. Il avait son regard fixé sur Matthew. Pourquoi le regardait-il comme ça ? Alfred se déplaça juste à côté de lui. Il avança son doigt vers sa joue, cherchant une réaction.

Poke, poke, poke, poke, poke, poke, poke, po- Hein ? Alfred s'arrêta et se retourna d'un coup, son coude heurtant le visage de Gilbert, envoyant celui-ci dans le mur. Apparemment le léger touché de son doigt le faisait à peine bouger mais le coude… c'était une autre histoire.

Et bien sûr, comme heurter un mur n'est pas la chose la plus discrète (Surtout que ça fait mal donc…), la sorcière et Matthew s'avancèrent vers l'escalier et virent l'albinos en train de se tenir la tête. Lorsque celui-ci comprit qu'il avait été vu, il voulut s'enfuir mais fut retenu.

Sans savoir pourquoi il le savait, Alfred savait que Gilbert était retenu par de la magie. Il ne s'y connaissait pas mais sans doute était-ce l'une des connaissances un peu automatiques qu'il avait parce qu'il était dans un rêve.

La sorcière eu un sourire cruel et prit Gilbert par le bras, l'emmenant dans sa pièce. Ou tout du moins, voulut. Car Matthew s'accrocha fermement à son bras (Même si Kumajiro compliquait légèrement les choses) et supplia du regard.

- Non ! S'il-vous-plaît ! Ne lui faites pas ce que vous faites aux adultes !

Que faisait-elle aux adultes ? Se demanda aussitôt Alfred. La sorcière hésita et finalement changea de direction. Il la suivit jusque dans une pièce (fermée à clé mais la sorcière l'avait sur elle) où elle le jeta contre le mur avant de lui mettre des chaînes aux poignets.

- Tu n'as le droit de venir que pour lui donner à manger. Une fois par jour.

À ce moment-là, Alfred se demanda ce qu'il devait penser. Matthew semblait concerné, même inquiet, alors que la personne en face de lui n'avait fait que lui causer des problèmes. Bon, Alfred l'avait aidé donc il ne s'était jamais fait attraper, mais malgré tout, il avait alerté les adultes et tenté de l'attraper plus d'une fois.

Le temps passa encore en accéléré et lorsqu'il se remit en marche, Alfred était toujours en face de Gilbert, toujours enchaîné. Enfin Gilbert… un Gilbert dans un état…

- Ça va ? Demanda Matthew.

- Bien sûr que je vais bien ! Je suis incroyable après tout !

Au moins, il était toujours lui-même, conclut-il.

- Je suis désolé… J'aimerais pouvoir te faire sortir…

- J'ai cru comprendre que tu m'avais sauvé la vie alors ce n'est pas si grave ! Tu as déjà bien assez fait !

Matthew ne répondit pas, baissant la tête.

- En fait, je me demande plutôt pourquoi tu m'as sauvé quand j'ai essayé de te mettre en prison. Évidemment, je comprends que tu puisses être tombé sous mon charme mais…

Il ne finit pas sa phrase. Le reste était évident. Et puis sûrement voulait-il profiter de la nouvelle couleur présente sur le visage du canadien. Même s'il l'enfouit très vite dans son ours en peluche.

- Je… ne voulais pas que tu meures. J'essaye toujours de penser que la sorcière est gentille avec moi. Mais… j'entends ces bruits bizarres dans sa pièce…

- Je te dis qu'elle y fait des choses cruelles ! Va voir toi-même !

Alfred les observa, se demandant s'il allait le faire ou non. Mais Matthew refusa temporairement et ils changèrent rapidement de sujet, commençant à parler de tout et n'importe quoi. Très vite, ils se mirent à sourire et à rire, comme ils le faisaient chaque jours depuis peu, à chaque fois que son petit frère apportait son repas au Gilbert miniature.

Mais Alfred sentait que ça l'intéressait de moins en moins et toute son attention partit sur la sorcière. Il tourna les talons et sortit de la pièce. Alors qu'il s'avançait dans le couloir, il entendit les bruits de hache provenant de la pièce où se trouvait sans nul doute.

Son cœur battait dans sa poitrine. Il commençait à sérieusement redouter ce qu'il pouvait voir à l'intérieur. Tremblant légèrement, il avança une main et poussa la porte.

Il resta figé devant la scène qui se déroulait sous ses yeux. Il fut ravi de voir qu'il s'était trompé avec les coups de hache, mais la réalité de l'enchanta pas pour autant.

La première chose qu'il remarqua fut les corps. Éparpillés autour de la pièce. Comme si la sorcière s'amusait à inspecter un corps, jouer avec en le tailladant de toute part (Ou bien le faisait-elle avant la mort de la personne pour le laisser agoniser pendant des heures ?) pour simplement le laisser à sa place, gisant sur le sol durant sans doute des heures entières.

Un tas avait été formé dans un coin de la pièce des corps empilés, sans doute au fur et à mesure que la sorcière tuait. Apparemment, la sorcière tuait quelqu'un et le laissait sur le sol. Ensuite, une fois qu'il n'y avait plus de place, elle en avait accroché aux murs. Mais les murs n'avaient plus de place alors elle avait entassé les corps qui l'encombraient. Elle avait même fait un passage pour Matthew… Quoi ?

Chaque corps était recouvert de sang, tailladé... Mais le pire était certainement l'odeur. La sorcière se débarrassait-elle des corps ? Il en doutait, à en juger par la puanteur plus que nauséabonde qu'il était en train de sentir. Il n'y avait pas moyen que son frère puisse passer plus d'une minute dans cette pièce… Non. Dans cette maison.

Ce fut à ce moment-là qu'un rire lui parvint aux oreilles et son attention se dirigea vers… la sorcière. Elle était en train de… jouer avec les corps. Jouer… Ce n'était définitivement pas l'idée qu'il avait de « jouer ». Non, ce genre de jeu malsain était…

La porte s'ouvrit un peu plus sans qu'Alfred ne la touche. Le rire s'arrêta soudainement et la sorcière regarda dans sa direction. Il se figea. V-Venait-il vraiment d'être repéré ? Non… La sorcière regardait à côté. Incertain de s'il voulait savoir ou non, il suivit son regard. Il crut voir les corps se dissiper alors que Matthew entrait dans son champs de vision.

- QU'EST-CE QUE TU FAIS ICI ?!

Une voix familière l'arracha à ses pensées. A son rêve. Ses yeux s'ouvrirent brutalement et il du cligner des yeux plusieurs fois pour comprendre où il était. Et encore, il ne comprit pas. Devant lui se trouvait toujours la même pièce. Un peu différente, mais la même.

Il regarda autour de lui, perdu. Il se sentait toujours mal, mais il comprit qu'il n'était plus dans son fauteuil, encore moins couché. Sa troisième réalisation fut qu'il se trouvait toujours dans la maison. Juste quelques années plus tard.

Quelqu'un empoigna ensuite ses épaules, le tourna et commença à le secouer violemment. Mais les yeux d'Alfred refusaient de voir autre chose que la scène à laquelle il venait d'assister. Et être secoué d'avant en arrière ne l'aidait pas à surpasser son mal.

- Gil ! Intervint une voix qu'il reconnu aussitôt comme étant celle de son frère.

- B-Birdie ? Gilbert se figea immédiatement. Tu es réveillé ? Depuis quand ?

Alfred se laissa tomber au sol lorsque l'albinos le lâcha. Il avait besoin de respirer. De calme. Il tenta de se séparer de l'image, désormais marquée au fer rouge dans son crâne. Pas moyen qu'il oublie de si tôt ! Ignorant clairement Gilbert, Matthew s'accroupit en face de lui.

- Ça va ?

Mais il ne répondit pas. Il préférait se concentrer sur comment respirer. Attendre que la peur le quitte. … Peur ? Il vida ses pensées et regarda ses mains. Elles tremblaient violemment. Oui, il avait peur. Si la scène pouvait encore passer (il avait vu des guerres donc même s'il n'était pas « habitué » à voir des corps, ce n'était pas pour autant nécessaire pour le traumatiser), la vue de la sorcière en train de rire au milieu de son carnage l'avait au contraire marqué.

- C'est pour ça que je ne voulais pas qu'il monte, grommela Gilbert. … En partie.

- Peu importe, aide-moi à le ramener en bas.

Bien qu'il sembla réticent, Gilbert accepta et passa l'un de ses bras autour de son cou, pendant que Matthew prenait l'autre. L'escalier fut un peu étroit mais ils trouvèrent un moyen et réussirent leur chemin jusque dans le salon où ils couchèrent Alfred dans le fauteuil.

Ils restèrent un bon moment, attendant que l'américain se remette un peu de ses émotions. Gilbert fulminait toujours à cause de sa désobéissance mais il semblait être capable d'attendre (ou pas) une explication.

- Pourquoi étais-tu en haut ? Demanda gentiment son frère.

- Parce que, apparemment, je suis somnambule.

- Eh ? Fut la seule réaction qu'il obtint des deux en face de lui.

- Je ne sais pas ! Lâcha-t-il avec un grand soupir exaspéré. J'étais en train de faire ce fichu rêve, j'ai laissé ma curiosité l'emporter, j'ai vu cette… chose jouer avec des corps et puis la voix de Gilbert m'arrachant à mon rêve !

- Ch-Chose ? D-De quoi parles-tu ?

- Mattie, ignora Alfred, qu'est-ce c'est ? Je ne vois pas son visage. La sorcière.

Les yeux des deux hommes s'ouvrirent en grand. Voyant qu'il n'obtenait aucune réaction, il décida de continuer ce qui commençait à ressembler à des plaintes.

- Ce n'est pas comme si j'avais voulu monter en haut ! Peut-être que si j'avais su ce qu'il y avait derrière, je n'aurais jamais regardé ! … Non. Je savais ce qu'il y avait derrière. Ou plutôt je savais que je n'aimerais pas ce que j'allais voir. Mais une folle qui s'amuse au milieu de sang et d'organes ?!

Gilbert et Matthew se regardèrent mais Alfred n'avait pas la moindre idée de ce que c'était censé vouloir dire. Il ne voulait plus jamais revoir cette sorcière.

- Ce n'était qu'un rêve, Alfred, le rassura doucement son frère.

Un rêve… Oui, c'était un rêve. Alfred regarda Matthew. Son regard tomba sur Kumajiro. Il savait que désormais, il ne ferait plus de rêves sur le passé de son frère.

- Dis, Mattie… Tu… me fais confiance n'est-ce pas ?

Matthew sembla hésiter un moment mais finit par acquiescer d'un rapide hochement de tête.

- Alors… Tu vois quand je t'ai dit que j'avais des amis mais qu'ils ne se souvenaient pas de moi ?

- Oui ?

- Je crois que je connais un moyen… pour que tu te souviennes de moi. Mais je ne sais pas ce que tu vas en penser ni les effets. Alors Gilbert sera certainement contre.

Évidemment, quand il le regarda, celui fronça les sourcils, s'attendant directement au pire. Matthew le regarda à son tour mais revint très vite sur son frère. Il parut déterminé.

- Je veux bien essayer. Alors Gil (il se tourna vers lui), ne t'inquiètes pas. Je suis sûr qu'on peut lui faire confiance. Et puis comme ça, tu verras qu'il a raison et tu pourras lui faire confiance à ton tour.

Gilbert grogna mais le canadien l'ignora.

- Alors, que dois-je faire ?

- Je pense… détruire un certain objet. Et je pense que c'est objet est… Kumajiro.

Matthew parut surpris pendant un moment mais se leva et regarda son ours en peluche, sourcils froncés. Il le saisit par les deux pattes avant, tirant de toutes ses forces.

- Je te fais confiance, Al.

Kumajiro fut séparé en deux avec un long crack et l'instant d'après, Matthew gisait sur le sol, inconscient.


*Rire à la Alfred* Ah Ah Ah ! J'ai écrit 8.530 mots sur ce chapitre, ce qui est plus long que d'habitude et bat un certain record personnel. C'est chouette nan ? ^^ Mais j'espère que ce n'était pas trop long pour vous ? Les étapes du rêve était un peu obligatoire. Car vous l'aurez compris, si je dois faire un flash-back maintenant, je le ferais via les rêves d'Alfred. Et en fait ça change rien: c'était un flash-back et il faut quand même expliquer certaines choses. Je veux dire: Je vais pas précipiter les choses donc il fallait que je montre à la fois ce qui était normal dans sa vie et les divers changements.

Par contre peut-être qu'on va se demander ce qu'il m'a prit en écrivant la scène révélant ce qu'il y a dans la pièce. En fait, j'ai eu du mal à l'écrire, je trouvais ça bizarre et je n'étais même pas sûr que ça avait du sens (au pire c'est de la magie mais bon). Donc en fait, l'idée m'est venue pendant que je réfléchissais aux raisons de Gilbert ou un truc du genre. Il était entre 3h et 5h du mat donc à un moment donné je fixait mon écran (J'avais des idées pour écrire mais mon attention partait quand même. Comme d'habitude quoi) et puis l'image m'est venue en tête ^^

Pour le rythme, j'espère encore une fois que ce n'est pas trop lent parce que pour moi, c'est juste parfait. Vous avez votre cliffhanger à nouveau (Je ne me suis pas arrêtée à « J'ai trouvé un moyen pour que tu te souviennes de moi » car CE genre de cliffhanger est ennuyeux. Surtout que je suis sûre qu'avec un peu de réflexion, n'importe qui aurait pu trouver le moyen de sortir Matthew de son rêve. Alors ici, même si c'est évident qu'il va bien, vous pouvez au moins imaginer ce qui va se passer pendant que moi j'ai un bon début de chapitre ^^ )

Alors, Mattie ! *Se tourne vers lui et voit qu'il porte toujours le chat* Ça va ? ^^

Matthew : Eh ? E-Euh… Oui. M-Mais… Où est Alfred ? Je pensais qu'il serait déjà en train de se plaindre, depuis le temps ?

Tori : Oh, il s'est déjà plaint auprès de moi ^^

Matthew : A-Ah ? Alors où est-il ? *Regarde autour*

(Voix étouffée d')Alfred: Laisse-moi sortir ! Tu ne peux pas enfermer le héros juste comme ça ! Donne-moi au moins des hamburgers ! Je n'en ai pas mangé depuis trois jours par ta faute !

Tori : Iyaaaaaaaaaaaada ! *Sourit* Il va bien t'inquiète. Alors, prêt à y aller ?

Matthew : *Est pas sûr de ce qu'il doit faire mais regarde les lecteurs * P-Please, tell us what you thought of this chapter ? Until very soon… (S-S'il vous plaît, dites-nous ce que vous avez pensé de ce chapitre ? À très bientôt…)