Je trouve ça marrant comme il est dur de se mettre à écrire d'habitude et pourtant moi je n'arrive pas à lâcher. Alors je me dit que je vais arrêter et puis « Ah, mais il me reste encore quatre jours… » (Pour le moment c'est le temps qu'il me reste chez ma grand-mère oui. Sinon ça change en fonction des jours/SBAFF/). Alors je me dis que c'est long puis je sais pas pourquoi après je me dis que c'est cours… Ah, vivement la fin des vacances… Pas que j'aime pas les vacances ou que je préfère l'école mais… je m'ennuie. En plus j'ai des problèmes de sommeil pendant les vacances…

Oh et apparemment hier c'était le nouvel an/SBAFF/ (Hier pour moi, pas pour vous. Quand j'aurais publié ce chapitre, on sera sûrement déjà en mai). Alors pendant que ma mère et mes sœurs étaient à Funchal, mon père et sa copine en train de faire je sais pas quoi et tous mes amis pareils, moi j'essayais de dormir mais soit mon gsm me faisait chier soit des connards dans la rues mettaient leur putain de musique super méga fort avant de l'arrêter et de la remettre encore une fois super fort. Putain on est en pleine campagne, ok, mais y a des gens qui vivent ici ! *Soupir d'exaspération* J'avais envie de les buter mais j'ai lu une fanfic avant de me mettre à écrire le chapitre précédent.

Donc, vous souhaiter bonne année n'est pas utile et en plus j'en ai complètement rien à foutre de passer à une nouvelle année. Enfin non. Techniquement j'm'en préoccupe. Mais vers minuit je suis genre « Qu'est-ce que ça change ? ».

En tout cas, à propos des chapitres et des personnages. Je ne sais pas comment m'organiser avec Arthur. Je pense tout le temps à son côté pirate mais dans son dialogue avec Alfred je n'ai pas vraiment eu l'occasion de montrer un quelconque côté cruel ou sadique. J'ai vérifié (Juste à l'instant) et le dialogue est vraiment trop court. Et non je ne peux pas l'allonger où ils se mettraient à raconter n'importe quoi et ça deviendrait ridicule.

Prussia : Ke se se se ! Je crois que c'est à moi de lancer la lecture maintenant !

Tori : Eh ? Comment as-tu su que ce serait toi ?

Prussia : Je ne le savais pas *Hausse les épaules* *Sourit* Mais je pensais que ce serait bien d'avoir mon tour après Birdie ! *Passe un bras autour de son épaule*

Matthew : *Rougis* A-Au fait… Où est Alfred depuis le dernier chapitre ?

(Voix étouffée d')Alfred : Pourquoi je suis toujours coincé ici ?!

Tori : *Ignore* Dunno… *Hausse les épaules (Lino je te laisse l'allemand de cette note x'D Lino: Je sais pas tout dire en allemand oi ! J'en suis à ma troisième année ! Je sais dire plein de trucs mais j'ai jamais appris à dire ça... Tiens je demanderais à ma prof demain. En gros j'écris tout ça pour rien, vu que je la terminerais demain. Bref. Je recommencerais à écrire ici demain. Voilà.)*

Prussia : Ganz gleich ! Solange ich hier bin, ihr musst ihn nicht ! Dann weiter ! Ich will sehen, ob Birdie geht es gut ! (Lino : Hehehe, j'ai réussi à traduire cette phrase presque toute seule, au final ! ^^ ~ … Vous voulez la traduction ? Ja ja, keine Problem, moment. « Peu importe ! Tant que je suis là, vous n'avez pas besoin de lui ! Alors continuons ! Je veux voir si Birdie va bien !» ^^ Linoa, toujours à votre service/POÊLE/... Elizaveta?!Tori : C'est le bordel je trouve…)

Matthew : *Rougit*

Chapitre 5: Entre oublier sa vie et la confondre, il y a une nette différence, non ?

Étaient-ils vraiment en pleine après-midi ? Le ciel était gris sombre, recouvert de nuages. La pluie semblait prête à tomber. Mais c'était normal en Angleterre non ? Alors finalement, il serait capable de croire qu'il était passé midi. Que cela faisait déjà quelques heures que sont frère était endormi. Qu'Arthur partait dans deux jours.

Alfred avait demandé à Gilbert le chemin pour se rendre au port et Ludwig, qui avait finit par se réveiller à cause de tout le boucan, lui avait proposé de l'y accompagner plus tard (Après avoir mangé, en prenant son temps quoi). Pas qu'il n'était pas anxieux à propos de son frère, mais il avait besoin de prendre l'air. Après tout qui ne s'inquiéterait pas en sachant que son frère est inconscient et qu'il n'existe aucun moyen de vérifier son état ? Ah tiens, son état lui faisait penser au coma.

Il soupira. Il voulait pouvoir faire quelque chose lui aussi. L'esprit lui avait dit qu'il y avait un moment où il ne pourrait plus intervenir (enfin il avait essayé de le dire puisque Alfred l'avait interrompu). C'était donc ce genre de moment ? Il devait juste… attendre, c'était ça ? Ce n'était pas très digne d'un héro.

D'ailleurs, pourquoi l'esprit ne venait-il pas lui parler alors qu'il menaçait de lui enlever l'un de ses… enfin alors qu'il était sur le point de reprendre l'un de ses amis. C'était étrange. D'habitude, le vilain venait toujours embêter le héro en disant « Tu ne vas pas gagner ! J'ai toujours quelque chose en réserve ! » Et tout le tra la la qui allait avec.

Sans qu'il ne s'en rende compte, le pied d'Alfred se mit à taper nerveusement le sol. Si ça se trouve, étant donné qu'il était dans la réalité, le vilain était moins provocateur et, parce qu'il savait sa victoire gagnée d'avance, il ne perdait pas son temps à l'énerver. Juste lui expliquer certaines choses. C'était pour ça que l'esprit ne s'était pas encore énervé.

Alfred fronça les sourcils alors qu'il commençait à se ronger la lèvre inférieure. Ce n'était pas bon. Plus il pensait au problème qu'il lui était posé, plus il avait du mal à se calmer. En fait ça empirait à la place ! Et si Matthew ne sortait pas de son rêve ? Que ferait-il ?!

- What are you doing here, lad ? (Qu'est-ce que tu fais ici, gamin ?)

La voix qu'il entendit au-dessus de ses pensées (qui commençaient à sérieusement s'apparenter à du brouhaha) surprit Alfred. Pas seulement parce qu'elle avait trouvé son chemin jusqu'à son oreille et l'avait arraché à ses pensées, non. Parce qu'il connaissait cette voix et son accent anglais.

- Arthur ? Dit-il en tournant la tête, incapable de penser à autre chose.

Juste à quelques pas de lui se trouvait l'anglais, habillé évidemment en pirate, l'expression calme qu'il portait habituellement. Une expression qu'il portait même à son époque et dans son monde. Mais il y avait quelque chose de sombre derrière cette expression. Un peu comme une aura derrière lui. Enfin il décida de ne pas s'en préoccuper. Il ne saurait pas juste en essayant.

- Qui d'autre, lad ?

- Je ne sais pas, n'importe qui (Il haussa les épaules). On est en Angleterre alors des accents comme le tien, y en a partout. Arrête de m'appeler « Lad », protesta enfantinement Alfred. J'ai un nom tu sais !

- Dans ce cas j'ai dû l'oublier.

- Meanie Continua Alfred avec sa voix d'enfant.

L'anglais ne répondit rien, se contentant de s'asseoir juste à côté d'Alfred. Il y eu un long silence durant lequel ce dernier avait presque envie de dire « On dirait qu'il va pleuvoir », juste pour le plaisir de lancer une conversation. Mais il savait que ça ne servirait qu'à faire une fois de plus tomber la conversation et repartir dans un silence encore plus étrange.

- En parlant d'accent, commença alors Arthur. Je n'en ai jamais entendu un comme le tiens. D'où viens-tu ? À moins que dans ton futur, les pays n'existent plus ?

- Non non ils ex-, Alfred fit un énorme bond et un grand sourire flasha sur son visage. Tu veux dire que tu me crois ?!

Le pirate acquiesça d'un hochement de tête et laissa passer un fin sourire, ce qui rendit encore plus heureux Alfred. S'il arrivait déjà à faire sourire Arthur alors qu'il le connaissait à peine, alors il n'aurait pas à s'inquiéter de le voir être froid avec lui ou agir comme s'il était un parfait étranger. Même s'il savait qu'il était malgré tout un parfait étranger aux yeux d'Arthur. Et cette pensée le rendait triste.

Même s'il n'allait pas le lui montrer.

- Oui, je te crois, lad.

Cette fois-ci par contre, le « lad » fut plus provocateur et Alfred feignit d'être irrité, bien qu'il fut plutôt amusé et ne resta pas très longtemps figé sur cette expression. Après tout, Arthur le croyait, et maintenant il était curieux.

- Dis, si tu me crois…

Il ne savait comment finir mais apparemment, l'homme en face de lui comprit malgré tout, au vu de la réponse qu'il lui donna.

- Yes. J'accepte que tu montes sur mon navire.

- Cool ! Thanks, Artie !

Son sourire était encore plus grand d'habitude. Marianne l'avait rassuré en disant qu'il allait accepter et il avait été pas mal convaincu mais avoir la confirmation de la personne concernée était encore meilleur ! Tiens d'ailleurs, il n'avait toujours pas revu Marianne…

- It's Arthur, Le rectifia celui-ci (mais Alfred ne lui prêta aucune attention)

Alfred s'arrêta en se rendant compte qu'il devait demander l'autorisation pour les trois autres. Enfin, logiquement, il avait de bonnes raisons donc… Voilà quoi… Malgré tout, il craignait la réaction de l'anglais. Surtout sachant qu'il devrait également lui parler des nations avec lesquelles il s'entendait moins bien… et avec qui il ne s'entendrait pas même dans ce monde.

- Dis, Artie… à propos des amis dont je t'ai à peine parlé…

Aussitôt, le visage d'Arthur s'assombrit et il fronça les sourcils.

- What ? Ne me dis pas que tu les as trouvés et que tu n'as plus besoin de mon aide ?!

- Um… No, not exactly… (Non, pas exactement)

L'un de ses sourcils se haussa légèrement, sans comprendre. Alfred décida d'ignorer (ce qui n'était pas dur vu qu'en fait son attention était ailleurs) et continua, toujours un peu hésitant.

- Ce n'est pas grand-chose mais… J'en ai retrouvé quelques uns, en fait.

- Quelques uns ? Combien de personnes cherches-tu ?

Alfred savait qu'il paraissait stupide lorsqu'il leva ses mains et commença à compter les noms sur ses doigts, mais il évita tout regard, fixant uniquement ses mains.

- Il y en a onze, en tout. Avec moi douze. En fait tu es compté là-dedans.

- Je m'en doutais.

- Wh-What ?! Tu t'en doutais ?!

Cette fois-ci, Arthur haussa les sourcils et lui servit un sourire moqueur.

- C'était plutôt évident que tu ne pouvais pas savoir que je croyais aux… fées si tu ne me connaissais pas.

Peut-être que ce n'était que lui, mais Arthur semblait avoir eu du mal à accepter le fait qu'il croyait aux fées (enfin l'avouer à Alfred). Pourtant, en tant que nation, il avait plutôt l'habitude de tenter de prouver aux autres que ses amis imaginaires (Plus si imaginaires que ça pour Alfred) existaient… Il se demandait pourquoi…

Mais il fut encore plus concerné lorsqu'il vit le plus âgé froncer les sourcils.

- Mais comment saurais-tu ça si on ne s'est jamais rencontré auparavant. Non… Pourquoi fais-je partie d'une liste d'amis quand je suis certain de ne jamais t'avoir vu de toute ma vie ?

Alfred se sentit soudainement nerveux. Cherchant une explication, il se gratta inconsciemment le dos du cou. Trouver une excuse, trouver une excuse… Il ne savait pas !

- En fait… C'est… Euh… Tu sais…

- Oui… ?

Il était fichu. Il le savait. S'il ne venait pas avec la vérité ou une très bonne excuse, Arthur déciderait sûrement de retirer son accord concernant le navire. Et si ses amis se trouvaient en mer (Car c'était probablement le cas d'Antonio, Francis ou Ivan) ou dans une autre ville (Sans doute pour les jumeaux Vargas, Kiku, Yao ou l'un des trois précédents s'il s'étaient arrêtés. En gros, un peu tout le monde), alors il n'avait aucun moyen de les revoir. Et puis, il perdrait toute sa confiance et il ne restait que deux jours.

- Sorry. Je ne sais pas comment expliquer. Tu sais, j'ai un peur des conséquences que ça pourrait avoir… (Il vit aussitôt les sourcils d'Arthur se froncer encore plus et l'interrompit lorsqu'il voulu parler) Mais ! Je t'assure que ce n'est pas comme si je cachais quelque chose de grave !

Évidemment, Arthur attendait la suite pendant qu'Alfred cherchait ses mots. Il semblait avoir comprit qu'il y avait beaucoup à dire mais n'était pas pour autant patient, ce qui mit Alfred sur ses nerfs. La situation était stressante Il n'avait aucune idée de comment gérer. Il n'allait pas sortir indemne de cette conversation, si ?

- En fait, j'ai quelque chose à faire. Cela inclut retrouver mes amis, quelques rêves et… (il lâcha un soupir) quelques secrets ? Je compte rentrer une fois cette chose faite. Mais je n'ai aucune idée exacte de comment m'y prendre. C'est pour ça que je n'ose pas tout te dire. Mais ! Une fois que j'y serai arrivé, je te promet que tu sauras tout !

Il regarda Arthur un long moment. Celui-ci semblait considérer la situation. Au moins, il n'avait pas dit non, n'est-ce pas ? C'était le seul moyen pour lui de se rassurer.

- Bien. Et tu as intérêt à avoir raison. Si tu t'enfuis ou me trahis, je n'hésiterais pas à te tuer.

N'importe qui aurait pu dire qu'Arthur était sincère. N'importe qui sauf Alfred, qui se contenta de rire, pensant simplement qu'il blaguait, comme dans son époque. … Du moins, il pensa les premières secondes, lorsque l'expression de son… ami (?) durcit. Son rire fut perturbé par sa surprise, avant de mourir dans le vent, apparemment devenu plus fort.

Une fois de plus, il y eu un long silence. Arthur attendait une réponse claire et Alfred avait perdu sa capacité à former des pensées claires. Lorsqu'il y arriva (plus ou moins), il remarqua d'abord à quel point les yeux d'Arthur étaient sombres. Ils luisaient avec quelque chose qu'Alfred n'avait jamais vu auparavant.

S'il s'était trouvé dans une salle de cinéma ou derrière un écran, il aurait appelé cette situation soit « mystérieuse », soit « effrayante ». Il était toujours en train de débattre là-dessus. Encore une fois, l'endroit autour de lui était devenu complètement gris et les yeux menaçants du pirate étaient de la seule couleur qui ressortait. Un vert sombre mais perçant.

Alfred déglutit. Oui. Arthur pouvait le tuer. N'importe quand. Et il vivrait sans problème avec. Parce qu'il était un pirate. Parce que pour lui, la personne assise juste en face était un parfait étranger. Comprenant parfaitement sa situation, il hocha lentement la tête de haut en bas.

- Oui. J'ai compris, Arthur.

- Bien, lad. Heureux de l'apprendre.

Sur ces mots, Alfred n'avait rien à répondre et Arthur partit, le laissant seul sur son banc alors que les gouttes commençaient à tomber doucement. Il était tellement stupide. Sa théorie fut juste: il n'était pas sortit indemne de cette discussion.

Il lâcha un énorme soupir et plaça son visage dans ses mains alors que toute sa tension le quittait, remplacée par ce qui s'apparentait à de la dépression. Maintenant tout ce qu'il voulait c'était du calme, personne autour de lui, et, surtout, dormir. S'il y arrivait bien sûr.

Mais il lui fallait rentrer et il le savait. Il se força à se lever. Ses vêtements commençaient à être trempés mais, contrairement aux autres habitants, ça ne lui fit pas grand-chose. Il se demanda un instant où était Ludwig mais il se dit qu'il était sûrement déjà rentré et s'attendait à ce que l'américain retrouve son chemin. Et à rentrer dès qu'il commençait à pleuvoir mais ça, c'était déjà raté.

À sa grande surprise, Gilbert se trouvait juste devant la maison (Là où il pouvait être à l'abri de la pluie, même si l'espace qu'il avait était…). Il devina que soit il attendait son frère, soit lui. Et vu le regard que lui lança l'albinos, Alfred comprit qu'il s'agissait de lui.

- Mein gott ! Tu es complètement trempé ! Pourquoi tu ne t'es pas dépêché de rentrer ?!

- Yeah yeah, mom. J'ai compris alors calme-toi.

C'était la meilleure chose qu'il pouvait répondre en ce moment. Et encore, le demi-sourire qu'il avait forcé fut peu convaincant par rapport aux éternuements qui suivirent aussitôt. Il reverrait son jeu d'acteur plus tard.

- Dummkopf ! Qu'est-ce que tu vas faire si tu tombes malade demain ?!

- Je ne tombe jamais malade. Je suis un héro après tout ! Je suis fort et résistant alors j'irais bien ! Je suis juste fatigué…

- Ouais, et tu n'as rien dans la tête. Dans ce cas tu iras bien ! Les idiots ne tombent jamais malade !

- Hey ! Ce n'est pas sympa tu sais ?!

- Ganz gleich (Peu importe). Si tu as le temps de te plaindre, rentre plutôt à l'intérieur !

Alfred voulu répliquer quelque chose mais ferma sa bouche à peine qu'il l'avait-il ouverte. Il connaissait mieux que de se plaindre lorsque quelqu'un s'occupait de lui (aussi étonnant que cela puisse paraître étant donné tout ce qu'il lui avait dit depuis qu'il l'avait rencontré) et décida de simplement rentrer.

Une fois à l'intérieur, en revanche, il ne put contenir sa curiosité.

- So, pourquoi m'attendais-tu ? J'aurais plutôt pensé que tu serais avec Matthew.

- Ich war mit ihn. Mais West est rentré alors qu'il commençait à pleuvoir. Alors je suis venu t'attendre et l'ai laissé me remplacer…

- Quoi, ria Alfred, tu t'es inquiété pour moi ?

- Ja. Maintenant enlève tes vêtements, je vais t'en apporter d'autres.

Sur ces mots, Gilbert sortit de la pièce et l'américain se retrouva à fixer la porte. Avec un soupir, il commença à enlevé son t-shirt et pantalon et s'assit dans le fauteuil, ramenant la couette sur lui. Même si son confort actuel n'avait rien à voir avec celui qu'il avait d'habitude, il était déjà mieux que dans ses vêtements mouillés.

- Voilà, dit l'albinos lorsqu'il revint. Change-toi.

Alfred prit aussitôt les vêtements mais, ne voulant ni quitter le fauteuil ni la couette (parce qu'il avait réussit à s'installer sans avoir froid), il tendit simplement le bras, obligeant l'autre à s'avancer, et les enfila par-dessous la couette.

- Tes vêtements prendrons du temps à sécher, vu qu'il ne fera pas assez chaud. Demain matin ils seront sans doute toujours mouillés.

L'américain acquiesça d'un faible hochement de tête, l'esprit ailleurs et Gilbert prit ses vêtements, n'ayant rien de plus à dire. Du moins, jusqu'à ce qu'il remarque le contenu de la poche du pantalon d'Alfred.

- Des clés ? Demanda-t-il, haussant un sourcil alors qu'il relevait la tête vers Alfred.

- Mh ? What ?

Ses yeux tombèrent aussitôt sur le trousseau de clé et il lui fallu un instant pour se rappeler qu'il s'agissait des clés du manoir de Marianne. Qui, maintenant qu'il y pensait, faisait vachement abandonnée. Finalement, peut-être qu'il avait vraiment un fan... Non. Non, il avait changé d'avis. Ce n'était pas un fantôme !

- Ah, oui, répondit-il en regardant Gilbert. Ce sont les clés du manoir. Je les ai mis sans réfléchir dans ma poche, apparemment.

- Oh, donc c'était lorsque tu as rencontré Birdie ?

Alfred acquiesça et Gil s'assit à côté de lui, se permettant de prendre un peu de couette.

- Au fait, comment ça s'est passé. Je ne peux pas croire qu'il t'ait fait confiance en te rencontrant dans un tel endroit.

Je ne peux pas le croire non plus, pensa Alfred.

Après tout, plus que de l'avoir rencontré dans un tel endroit, il avait prononcé son nom dans son sommeil (Ce qui, personnellement, l'aurait plutôt fait flipper et s'enfuir en courant…) et raconté une histoire à propos de gens ne se rappelant pas de lui (Alors qu'il aurait très bien pu mentir. Ce n'était pas comme s'il avait cherché une explication).

- Je ne sais pas. Je ne pensais pas qu'il se fierait à son instinct comme ça. Parce que, si j'ai bien compris son histoire, il était rentré, s'était fait poursuivre jusque dans un placard qui était fermé mais s'est ouvert tout seul après. Ensuite, quand Marianne et moi-

- Attends, l'interrompit évidemment Gilbert. Marianne et toi ?

- Oui. J'ai rencontré quelqu'un appelé Marianne. Bah, je ne peux pas dire si c'est la même Marianne, mais elle me semblait humaine à moi.

- Peut-être que tu t'es simplement trompé…

Alfred haussa simplement les épaules. How would I know ? (Comment le saurais-je ?)

- Anyway, Marianne et moi avons entendu du bruit lorsque nous étions dans la cuisine alors nous sommes monté. Elle avait les clés sur elle et a ouvert la porte mais comme il faisait noir, elle est allés chercher des bougies. C'est l'une des choses pour lesquelles je n'arrive pas à comprendre la confiance de Matthew. Je veux dire: Il nous est passé sous le nez et tout… Apparemment, c'est là qu'il a trouvé Kumajiro aussi.

Gilbert hocha la tête de haut en bas pour montrer qu'il suivait. Alfred frotta ses yeux qui commençaient à s'endormir. Il se tourna vers l'homme assis à côté de lui et continua.

- Il a voulu partir mais la porte était fermée. En nous entendant descendre, il s'est caché et a compris que l'un de nous avait les clés. Alors il s'est caché jusqu'à ce qu'il soit sûr que nous étions endormi. Il a essayé la première chambre et donc s'est retrouvé dans la mienne. Mais… (Il hésita un moment à lui parler de son rêve, avant de décider qu'il le prendrait pour un fou) il est tombé sur mon lit et m'a réveillé. Alors on a discuté, en gros, et même si j'ai dit des choses bizarres, il m'a dit qu'il me faisait confiance.

- C'est encore plus étrange, soupira Gilbert. Ich verstehe nicht. (Lino: «Je ne comprends pas».)

Il y eu un petit moment de silence, Alfred ne sachant que répondre. Il aurait pu dire que lui non plus mais ça n'allait rien changer. L'albinos n'aurait rien à répondre et en plus, il l'avait déjà dit.

- Je ne comprends pas mais je te fais confiance uniquement à cause de Birdie.

- Je sais.

- Mais tu sais… Je commence à penser sincèrement que je peux te faire confiance.

Alfred releva la tête vers lui, surpris.

- Vraiment ?

- Oui. Après tout, je ne connais pas vraiment. Mais je pense que si tu avais eu l'occasion de faire un truc louche, tu l'aurais fait depuis longtemps…

Normalement, Alfred aurait tenté de répondre quelque chose mais lorsqu'il vit l'albinos froncer les sourcils, il comprit que celui-ci n'avait pas encore fini de parler.

- Enfin il faut admettre que lorsque tu es monté jusque dans la pièce, même si c'était dans ton sommeil, j'ai eu énormément de doutes sur toi. Mais encore une fois, Birdie te faisait toujours confiance. Et puis, tu n'as rien fait de cette information n'est-ce pas ? (Il regarda Alfred droit dans les yeux, menaçant) Comme dire à quelqu'un que c'était moi qui l'avait fait… Par exemple.

- Non, répondit l'autre avec un mouvement de la tête pour accompagner sa réponse.

- Ok. Je veux bien te croire et essayer d'être ton ami. Si Birdie se réveille sans problème, alors je suis d'accord pour ne plus te voir comme un étranger.

Alfred lâcha un grand sourire mais grimaça légèrement au mot « étranger ». C'était ainsi qu'Arthur le voyait. Que Mattie le voyait, que tous les autres le verraient. Et c'était comme ça que certains d'entre eux se verront. Il en avait déjà marre. Si cela continuait ainsi, il finirait par avoir envie de voir Francis ou Ivan. Et si cela devait arriver, alors il aurait sûrement pété les plombs depuis longtemps. Il sentait la fatigue l'envahir.

- Quelque chose ne va pas ? Demanda Gil, apparemment ayant remarqué la grimace.

- Yeah… Well… Tu sais, je l'ai dit à Matthew mais… La plupart de mes amis… Si pas la totalité… Ne se souviennent pas de moi…

- C'est le cas du capitaine Kirkland ? Demanda Gilbert doucement (Un ton qu'il n'aurait jamais cru entendre venant de lui).

Lentement, l'américain acquiesça d'un hochement de tête.

- Ne t'inquiètes pas ! C'est juste un pirate ! À tous les coups il préférait simplement penser à des trésors !

- Je ne pense pas… que ce soit le cas. C'est plus compliqué et de toute façon, tu comprendras un jour (Sa propre phrase le fit rire, pensant qu'en tant que nation, Gilbert était plus âgé que lui).

- Et ? Qu'est-ce qui te déranges tant que ça ?

Alfred fronça les sourcils, confus. N'était-ce pas évident ? Ça le dérangeait que quelqu'un à qui il tient énormément (En tant qu'ami évidemment) ne se rappelait pas de lui. Pourtant, Gilbert lui demandait ce qui le dérangeait… Ah, et il souriait maintenant, l'énervant au passage, bien sûr.

- S'il ne se souvient pas de toi, tu n'as qu'à le faire se rappeler ! C'est simple !

Pendant un moment, Alfred perdit la parole. Pourquoi il n'y avait pensé plus tôt ?! Il était un idiot ! D'habitude, dans ce genre de situation, il arrivait toujours à rester positif et jouer les héro alors pourquoi s'était-il laissé abattre ?! Il lâcha un énorme sourire.

- Oui ! Merci, Gil !

- De rien, ma géniale personne ne pouvait simplement laisser quelqu'un déprimer sans véritable raison !

Alfred pouffa légèrement. C'était vraiment Gilbert. Ils laissèrent un silence s'installer mais cette fois, plus confortable. Peut-être l'albinos ne se souvenait-il toujours pas de lui, mais au moins ils avaient réussi à s'entendre à nouveau. Et le silence dura jusqu'à ce qu'Alfred lâche un énorme bâillement.

- Je vais voir Birdie. Alors toi tu n'as qu'à dormir. J'ai l'impression que tu en as besoin. Enfin, si tu veux manger un petit peu avant, i manger là-bas (Gilbert s'était levé et pointait la cuisine du doigt).

L'albinos ne perdit pas de temps à vérifier si l'autre avait compris ou non et se dirigea simplement vers la chambre de Matthew, ouvrant puis fermant la porte du salon. Alfred resta où il était jusqu'à ce qu'il n'entende plus les pas de l'autre.

Mais quitter la couette lui semblait une très mauvaise idée. S'il se levait, même pour manger, il perdrait tout son confort et toute la chaleur qu'il avait pu amasser. Il faisait froid dehors, il le savait. Et les trous dans les murs auraient vite fait de donner un moyen au froid de s'engouffrer et il ne pourrait plus s'endormir car il serait gelé.

- Bah tant pis. Je serais affamé demain mais je n'aurais qu'à manger deux fois plus !

Sur ce, Alfred se coucha et s'endormit, inconscient de l'intrusion qui se déroula au même moment où ses doux rêves commençaient…

*.*.*

C'était stupide, Matthew. Un si beau cadeau...Pourquoi l'avoir détruit ?

Matthew se retourna aussitôt, mais il ne vit rien. Ni derrière lui, ni devant. Lorsqu'il regarda sur les côtés, il rencontra ce même noir qui s'étendait à l'infini (Ou peut-être pas, il n'avait aucun moyen de savoir). Pour une quelconque raison, quelque chose dans son esprit tiqua, pensant que c'était incroyablement cliché.

- Q-Qui est là ?

Moi, Matthew. Moi.

Ce n'était définitivement pas une phrase qui aidait énormément, et il sentit son œil tiquer légèrement.

- D-Désolé… Mais… ça ne m'aide pas beaucoup, répondit-il avec un faible sourire.

Je suis quelqu'un qui accompagne la sorcière. Alors je te connais. J'étais derrière à chaque fois que tu lui parlais, étant petit. Alors je te connais.

La réaction fut immédiate et les yeux du canadien s'agrandirent jusqu'à être complètement ronds et ses bouche ouverte en un gros ''o''. Il chercha autour de lui mais ne vit toujours rien. Était-il devenu aveugle ou bien se trouvait-il dans une pièce dépourvue de lumière ?

- Qui êtes-vous ?

Une silhouette aux reflets bleus apparut. Au départ, Matthew crut qu'il voyait mal. Il cligna plusieurs fois des yeux, les plissa et utilisa d'autres méthodes mais la silhouette en face de lui resta floue. C'était étrange… Tout ce qu'il arrivait à dire, c'est qu'elle avait l'air d'une femme.

Ce qu'on pourrait appeler un esprit.

Un esprit ? Comme celui qu'avait mentionné Alfred ? Il n'avait dit que le mot, sans rien expliquer. Juste que celui-ci l'avait emmené ici (Enfin plutôt là où il se trouvait actuellement… plus ou moins) et rien d'autre.

- Alors… T-Tu connais mon… frère ?

Matthew sursauta lorsque l'esprit joignit ses mains et commença à émettre quelques cris de joie.

Ooooh ! Donc tu sais qu'il est ton frère !

Au moins maintenant il avait la confirmation que ce dernier ne mentait pas (Enfin si on voulait).

- E-En fait, il m'a juste dit qu'il l'était mais… j-je le crois.

L'expression sur le visage de l'esprit changea (Il n'avait qu'une bouche mais Matthew sentait, en quelque sorte, son humeur). Si, juste un instant auparavant il avait été heureux, alors maintenant il était… menaçant. Matthew ne put s'empêcher de frissonner et de se cacher le visage dans Kumajiro. … Avant de se rappeler qu'il avait déchiré en deux parties son ours en peluche.

C'est ennuyeux ! Je ne veux pas qu'il réussisse !

Le son de la voix fut un peu trop fort au goût du canadien mais il prit une grande inspiration et regarda l'esprit.

- Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi êtes-vous là ? Où sommes-nous d'abord ?

Parce que ton frère n'est pas aussi stupide que je le croyais. Parce que tu as décidé de le croire alors qu'il racontait n'importe quoi. Nous sommes là où se trouve la réponse que vous cherchez tous les deux.

- Ç-Ça ne m'aide pas beaucoup…

Ton frère veut que tu te souviennes, Réexpliqua l'esprit. Et parce que tu veux la même chose, tu t'es retrouvé ici.

« Oh » fut la seule réponse de Matthew. Après tout, qu'était-il censé répondre d'autre ? L'explication n'était pas finie si ?

Mais, briser la seule chose qui te soit arrivé de bien, sans la moindre hésitation… Tu es idiot ou quoi ?!

- Non, je faisais simplement confiance à Alfred.

L'esprit grogna, visiblement énervé par la réponse.

Bien. Tu sais quoi ? Apprécie ton séjour…

Matthew voulut demander des explications mais l'esprit disparut et le noir autour de lui commença à prendre des formes. D'abord floues, puis de plus en plus précises. Jusqu'à ce qu'il reconnaisse l'endroit. L'endroit où il vivait avec Gilbert et Ludwig. L'endroit où il avait vécu avec la sorcière.

- Donc c'est là que tu te cachais ?

Au son de cette voix qu'il détestait, Matthew se retourna et vit la sorcière. Pourquoi lui parlait-elle ? Il se rendit compte que malgré le fait qu'il ait grandit ces dernières années, il devait pourtant lever la tête pour la voir. Ou plutôt, voir sa forme floue. Une minute, depuis quand était-elle floue ? Non, plus important encore: Pourquoi était-il redevenu un enfant ?!

Les paroles d'Alfred lui revinrent en tête. Il lui avait demandé ce qu'était la « chose ». Il lui avait dit qu'il ne voyait pas son visage. Mais comment Alfred aurait-il pu « voir » la sorcière ? C'était impossible, s'il était d'un autre monde, alors il n'aurait jamais pu la rencontrer. Encore moins en un nuit. Surtout s'il avait dormi.

- Voyons, tu as autre à faire que de rester là non ?!

Sans comprendre, Matthew pencha la tête sur le côté. Quelque chose lui échappait mais il ne savait quoi exactement. Il était tellement pris dans ses pensées qu'il ne prêta aucune attention à ce qui normalement était la source de ses pires cauchemars.

- Va nourrir le prisonnier ! Tu as insisté pour qu'il soit en vie non ? Alors vas-y !

Matthew sursauta en comprenant sa situation. Il courut dans la cuisine et se précipita vers l'endroit où était enfermé Gilbert. C'était comme s'il n'avait jamais grandi. Ou qu'il avait été projeté à nouveau dans le passé, ce qui lui semblait déjà plus probable. Donnant simplement son repas à l'albinos, il regarda autour de lui.

La pièce était toujours aussi petite et sombre, comme il s'en rappelait. D'ailleurs, même dans son présent elle n'avait pas changée. Même s'ils l'avaient aménagée. Même si Gilbert refusait toujours d'y mettre les pieds. Au moins, Ludwig avait trouvé un moyen d'échapper à son frère parfois (il fallait l'avouer), un peu trop bruyant.

- Ah enfin ! Je commençais à croire que cette chose avait menti et que vous alliez tuer ma géniale personne !

- L-La sorcière n'est pas aussi cruelle, tu sais ? Répondit machinalement Matthew.

- Pas cruelle ?! Donne-moi des preuves ne l'est pas.

- Donne-moi des preuves qu'elle l'est.

Cette scène, il la connaissait. La première fois qu'il avait donné sa nourriture Gilbert, ce dernier lui avait parlé. À ce moment de sa vie, l'opinion de Matthew sur la sorcière était tout sauf ce qu'il pensait actuellement. Il ne savait pas ce qui se passait. Il n'avait que des doutes et préférait penser que la personne qui avait prit soin de loin était quelqu'un qui l'aimait profondément. Et donc, évidemment, quelqu'un de gentil.

- Tout le monde dit qu'elle l'est ! C'est une sorcière ! Elle fait de la magie !

- Des preuves, répéta Matthew, cette fois-ci sentant qu'elle était plus aiguë que sa voix actuelle.

Le petit Gilbert grogna mais ne répondit rien. L'autre n'ajouta rien non plus mais continua de regarder autour. Lorsqu'il s'arrêta sur la porte entrouverte, par contre, il vit la sorcière entrer dans sa pièce. Cette même pièce que l'autre Gilbert garde maintenant fermée et dont il n'ose même plus regarder la porte. Il se leva (lorsqu'il parlait avec l'albinos, il était toujours assis ou accroupi car celui-ci était toujours sur les genoux à cause des menottes aux murs) et se dirigea vers la porte, ignorant le petit Gilbert.

- Tu m'écoutes ou quoi ?! Je ne peux pas atteindre cette fichue assiette !

Oh, merde… Il était occupé lui ! Levant rapidement les yeux au ciel, il se retourna et régla tout aussi vite le problème du petit Gilbert avant de sortir de la pièce.

Matthew allait atteindre la porte et tenter de l'ouvrit lorsqu'une voix venant de l'intérieur le fit sursauter et l'interrompit.

- Va dormir, Matthew. Tu as sûrement besoin de sommeil.

- … Oui, Murmura Matthew, incapable de penser à autre chose.

Lorsqu'il passa devant les escaliers, le canadien pensa un moment à descendre, mais choisit finalement d'aller dans sa chambre. Qui sait ce qui pourrait se passer s'il désobéissait à la sorcière ? Il y avait des choses qu'il préférait éviter, et celle-ci en faisait partie.

Ainsi, les « jours » passèrent et Matthew commença à se demander ce qu'il faisait là. Plusieurs fois, il se disait qu'il avait quelque chose à faire. Mais il ne savait quoi et continua sa routine.

- Pourquoi vous ne m'avez encore rien fait ? Juste nourri et enfermé ?

- Je ne sais pas. La sorcière n'a rien dit.

Ça, Matthew ne l'avait jamais su. Et il aurait aimé savoir ce que la sorcière avait en tête. Mais même s'il avait posé cette question plusieurs fois, aucune réponse ne lui était jamais parvenue. Alors il avait finit par ne plus demander, puisque ça ne servait à rien.

Juste après s'être assuré que Gilbert ait mangé, il prit l'assiette et sortit de la pièce. Il descendit et posa l'assiette quelque part dans la cuisine, il ne fit pas très attention, ses yeux préférant se fixer sur son ours en peluche offert il n'y a pas si longtemps.

Matthew s'approcha du fauteuil et le prit dans ses bras.

- Qui es-tu ?

Celui-ci sursauta, surprit. Venait-il juste d'entendre une voix ?

- Qui es-tu ?

La voix venait… de l'ours en peluche ? Il lui jeta un regard interrogateur mais il semblait normal. Juste un ours en peluche, oui. Ce qu'il était en gros. Il attendit un petit moment mais la voit ne revint pas et Matthew décida de mettre le problème de côté et monta dormir. Il verrait plus tard (Si plus tard il y a ?).

Le lendemain, il répéta sa routine.

- J'ai cru comprendre que tu m'avais sauvé la vie alors ce n'est pas si grave ! Tu as déjà bien assez fait !

Matthew ne répondit rien. Il savait où cette question menait, même s'il n'était pas sûr pourquoi. À la place, il baissa la tête, comme s'il était coupable.

- En fait, je me demande plutôt pourquoi tu m'as sauvé quand j'ai essayé de te mettre en prison. Évidemment, je comprends que tu puisses être tombé sous mon charme mais…

Automatiquement, le canadien se mit à rougir furieusement. Non, c'était vrai qu'il était… Enfin… Non, qu'était-il en train de penser ?! Il ne disait ça que pour le taquiner, il le savait, et pourtant il se faisait avoir malgré tout. Il serra Kumajiro contre lui.

- Je… ne voulais pas que tu meures. J'essaye toujours de penser que la sorcière est gentille avec moi. Mais… j'entends ces bruits bizarres dans sa pièce…

- Je te dis qu'elle y fait des choses cruelles ! Va voir toi-même !

- Je verrais… Plus tard.

Bien qu'il sembla un peu réticent à tomber le sujet, Gilbert se mit à parler d'autre chose. Il fit plusieurs blagues (embarrassante ou juste débiles) auxquelles Matthew riait sans trop se soucier de l'endroit où il était (une sombre « cellule », avec un prisonnier et une folle à deux pièces de lui).

Lorsqu'il fut temps de partir, Matthew hésita un moment. Quelque chose en lui disait qu'il allait regretter ses actions. Mais avant même qu'il puisse décider lui-même d'y aller où non, son corps bougeait déjà hors de la pièce et se glissait vers l'endroit où se trouvait la sorcière.

Mais il s'arrêta. La porte était étrangement ouverte. D'habitude pourtant, la sorcière la laissait fermée. Mais ce qui le figea sur place fut l'ombre qu'il vit, figée sur place devant la porte entre-ouverte, une expression de terreur sur le visage. Et l'ombre ressemblait fortement à son auto-proclamé frère.

Il voulut dire quelque chose mais son esprit lui dit de ne pas regarder ce que lui montrait son imagination (Bien qu'il douta que ce soit vraiment son imagination) et de plutôt regarder dans la pièce. Il éprouva une curiosité pour ce qu'il y avait là-dedans qu'il ne pu retenir.

Et il resta figé devant la scène. Heureusement pour lui, il n'eut pas à regarder longtemps car la sorcière le repéra presque immédiatement. L'ombre juste à côté de lui disparut, en même temps que tout ce qui l'avait choqué de l'intérieur.

- Qu'as-tu vu ? Demanda-t-elle alors qu'elle s'approchait de lui, menaçant.

- Q-Qu'y avait-il à voir ? Répondit le garçon, s'espérant convainquant.

Mais il ne l'était pas. Il le savait. Son cerveau et son corps le lui criait. Il le savait. Voir la suite ? Non, il voulait passer cette scène, ne jamais la revoir. Revoir ? Soudainement, il n'était plus certain de rien. Il souhaitait que ce moment n'ait jamais existé, au même moment où une douce voix lui disait que tout allait bien, que ça n'était jamais arrivé. Qu'il n'y avait rien à craindre. Mais il sentait la douleur de ce qui était arrivé après ce moment.

La sorcière le lui avait toujours caché. Il avait commencé à avoir des doutes au fur et à mesure mais avait toujours fait comme si de rien n'était. C'était facile quelque part. Parce qu'après tout, la sorcière connaissant la magie, elle prenait toujours soin de ne pas dévoiler son secret à son protégé grâce à une illusion.

Matthew ferma les yeux et se recroquevilla en position fœtale, ne voulant rien entendre, rien voir, tout oublier.

Puis il y eu un moment de vide et quelques gouttes froides tombèrent sur ses épaules. Il arriva à remarquer qu'il pleuvait malgré son esprit perturbé et se laissa aller instinctivement contre un mur qu'il savait derrière lui. Les genoux toujours coller contre sa poitrine et les bras autours de ceux-ci, il commença à sentir le froid. Ne lui était-ce pas familier ?

Alors que cette pensée lui venait à l'esprit, il ne sentit plus les gouttes lui tomber dessus (pourtant, son était bien là). Il releva légèrement la tête et vit un homme, armé d'un parapluie.

- Qui es-tu ?

D'abord surprit par la question, il voulut répondre par ce qui lui semblait évident. Mais quelque chose fit surface dans sa tête alors qu'il se rappelait que son ours en peluche lui avait posé la même question. Il fit un grand sourire et répondit par ce qui lui semblait être la bonne réponse.

*.*.*

- Ouh la, Birdie ! Ça va ?!

Matthew regarda Gilbert, assis juste à côté de son lit. Il regarda autour. Quelque chose lui semblait différent maintenant. Il réalisa assez rapidement que Ludwig était là aussi…

- Où est Alfred ?

- En bas. Il était fatigué alors je l'ai laissé dormir. Pourquoi ?

Un demi-sourire qui ne parut pas très rassurant aux yeux des deux frères (Du moins, on aurait dit) se dessina sur le visage du canadien. Il se leva aussitôt, ignorant Gilbert lorsque celui-ci voulut le rattraper avant de se faire stopper par son frère.

Arrivé en bas, Matthew remarqua tout de suite le silence qui y régnait. Lentement, il ouvrit la porte et se déplaça sur la pointe des pieds jusqu'au fauteuil. Il resta là un moment, à réfléchir à son plan avec les ronflements de son frère pour seul fond.

Décidant de sa meilleure option, le canadien passa derrière, plaça ses mains en dessous de son frère et le jeta hors du fauteuil.

*.*.*

L'américain se réveilla et se redressa instantanément pour essayer de comprendre ce qui venait de lui arriver avant qu'il n'entende le rire de Matthew juste à côté de lui. Plutôt que de se préoccuper du fait que celui-ci soit levé, il préféra se concentrer sur la douleur qu'il ressentait maintenant dans le cul (et dans le dos aussi mais bon).

- Franchement Mattie, c'était pour quoi ça ?

- Ça ? Oh, juste pour toutes les fois où on m'a confondu avec toi et que j'ai pris des attaques t'étant destinées. Et tu devrais t'estimer heureux que je ne fasse que ça.

Alfred allait répondre quelque chose en grognant ou gémissant comme d'habitude lorsqu'il se rendit compte de ce qu'avait dit son frère. Incrédule, les mots qu'il avait envie de dire sortirent mais pas par le bon endroit et il décida de laisser tomber. À la place, il sauta sur ses pieds, manquant de se prendre les pieds dans la couette, et prit son frère dans ses bras.

- Content de te revoir, Mattie ! … Ça ne te dérange pas que je t'appelles toujours Mattie hein ?

Matthew laissa sortir un rire léger.

- Non. Et moi aussi, content de te revoir, bro…

Ce fut la première fois qu'il fut aussi heureux depuis… eh bien, juste trois ou quatre jours, mais pour lui, ce fut une éternité.

*.*.*

- Pourquoi tu avais à faire ça, idiota ?!

- M-Mais Fratello ! J-Je ne plus courir !

- Chiuldila ! Je ne veux rien entendre ! Ah ! Caches-toi là !

Le dit « Fratello » prit son frère jumeau par le poignet et se cacha dans une ruelle, derrière plusieurs boîtes en carton (Et Dieu seul savait ce qu'ils faisaient là). Il lui fit signe de se taire, fixant ce qu'il tenait dans ses bras.

- Pourquoi je dois être aussi dans la merde parce que tu voulais prendre un chat, coglione ?!

- Mais il était mignon, répondit son frère avec un sourire insouciant.

Comme pour prouver son point (Non, sûrement pour prouver son point), l'insouciant caressa la tête du chat, qui miaula de contentement et se mit à ronronner, un peu trop fort au goût de l'autre.

- Je m'en fous ! Hurla dans un murmure le premier. Éteins ce truc, Che catzo pensi, il va nous faire repérer !

- Eh ?! L'éteindre ?! Fratello ?

- Dépêche-toi avant qu'on ne se fasse attraper à cause d'un stupide ronro-GYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

Sautant directement sur ses pieds après avoir rapidement pâlit et prit une fois de plus son frère par le poignet, le relevant et l'emmenant à travers la ville, cherchant un bon endroit où être en sécurité. Sécurité, hein ? Bientôt il oublierait la réelle définition de ce mot.

Il continua de courir et jura mentalement (Même s'il autorisa les injures à sortir) en voyant son frère être si détendu. Comment faisait-il pour sourire et…

- Che catzo Feliciano ! Pourquoi tu chantes ?!

- Ve ?! Mais…

- Chiuldila ! Si tu continue de chanter, c'est inutile de courir, autant se laisser faire choper tout de suite !

Feliciano voulut répondre mais son frère le tira d'un coup, lui faisant tomber les mots de la bouche, pour le plus grand plaisir de ce dernier.

Assez miraculeusement car le frère ne faisait ne faisait pas attention du tout où il allait, ils trouvèrent la parfaite cachette dans une cargaison qui leur était inconnue sans doute à tout les deux.

- Fratello, je veux des pâ-oomph !

Feliciano fut interrompu lorsque son frère plaqua fermement sa main contre sa bouche, lui faisant mal mais lorsqu'il essaya de protester, l'autre lui lança un regard menaçant et il se tu. … Du moins, pendant deux minutes et le frère du faire de son mieux pour ne pas lui hurler de fermer son aspirateur à pâtes.

Mais même après plusieurs minutes, il ne se passa rien et il s'autorisa à se détendre, enlevant sa main de la bouche de Feliciano. Il soupira de soulagement.

- Fratello, c'était amusant, on recommence ?

- Nei tuoi sogni,idiota ! (Dans tes rêves !)

Sur ce, il commença à lui crier dessus, relâchant la pression, jusqu'à ce qu'il s'endorme. Et au vu de la pression qu'il sentit sur son épaule juste avant de se faire emporter par le sommeil, il devina que son frère s'était lui aussi endormi. Aucun d'eux ne savait où ils se réveilleraient, mais ils n'avait pas l'air de s'en préoccuper pour le moment…


Ah, enfin finit ! J'ai vraiment eu du mal à l'écrire vous savez ? En fait, je dois avouer n'avoir aucune idée de quoi faire Matthew. J'étais impatiente de l'écrire et donc quand j'ai pas arrêté de prolonger la partie d'Alfred, ça m'embêtait presque à la limite. Donc je suis arrivée à la partie de Matthew puis j'étais là « Qu'est-ce que je fais maintenant avec mon idée ? ». Donc je suis partie dans une autre idée, j'ai écris 2.204 mots (Je me disais que c'était de la merde mais que ça allait, c'était pas trop grave) puis quand j'ai eu finit le passage et que Matthew je me suis dit « Ok, y a un truc qui cloche, je dois tout recommencer ». Donc hier je me suis dit « Tant pis. Je supprime, je repars avec mon idée de base » Donc j'ai enlevé les 2.204 mots et mis dans un autre document. J'ai regardé ma page, écrit deux phrase puis me suis dit « En fait j'ai assez écrit ces cinq derniers jours donc je vais m'arrêter maintenant. Je reprendrais plus tard si j'ai une meilleure idée ou si je trouve comment faire la transition avec le moment où il 'retrouve la mémoire' ». Du coup j'ai regardé un film, suis allée dormir mais lu une fanfiction ou deux… ou trois… ou quatre en fait. Bref, je suis allée dormir à deux heures du matin, me suis levée malgré tout très tout et maintenant que vous en avez marre d'entendre parler de ma vie, je vais juste dire que j'ai joué à FE, relu des fanfics et finalement je me suis dit « En fait je veux vraiment finir mon chapitre 5. En plus j'ai promis à Lino ». (Lino : Vee, elle me l'avait promis, et moi j'ai mis beauuuucoup de temps à tout corriger et tout reeeendre~ *Se tord de gauche à droite en souriant innocemment*)

Et finalement, j'y suis arrivée ! (Lino: Moi aussi eh, c'est pas un priviliège !/SBAFF/ Oui je dis un priviliège, comme je dis diablolique/RESBAFF/ Tori : Pourquoi mon détecteur de fautes rajoute-t-il des lettres là où il en faut pas ?)

D'ailleurs, maintenant que vous en avez bien marre de mon blabla ridicule (Lino: Le mien ne l'est pas moins), je dois dire que je suis contente de ce chapitre. Contente d'avoir foutu à la poubelle (à moitié) ces 2.000 mots ratés car j'ai pété un plombs. Rien n'avait de sens et y avait des trucs bizarres (je passerais à Lino… Lino: Nani nani ? ^^ BOKU WA KOKO DAYOOOO~ … Oui, on savait déjà). Bref, je suis finalement contente car en plus, j'ai pu ajouter des détails avec les discussions des petits Matthew et Gilbert.

Aussi, même si allonger la partie d'Alfred m'a un peu torturée, je suis contente de son dialogue avec Gilbert. Ils sont enfin amis nan ? ^^ Mais honnêtement, là où on peut voir mes difficultés à écrire ces dialogues avec Alfred, c'est lorsqu'on pense au nombre de choses à dire, comment les dires, et comment les lier. Vous voyez, Alfred était censé dire à Arthur les noms de ceux qui l'accompagnaient. Mais à cause de la tournure de la discussion, ça me paraissait impossible.

Pareil pour Gilbert. Je devais dire plusieurs choses et j'ai dû tourner ma phrase une dizaine de fois et prendre un bain avant de venir avec la bonne tournure. C'est compliqué les dialogues prévus…

Alfred : Parce que tu ne prévois pas tes dialogues d'habitude ?

Tori : Mh… Si, genre juste la moitié. Mais voilà quo-GYYAH ?! Comment tu t'es échappé toi ?!

Alfred : En fait, je cherchais un passage secret mais je suis tombé sur la porte et elle s'est ouverte toute seule ! *Rit*

Tori : Tu t'es échappé quand ? *Hausse un sourcils*

Alfred : Y a, euh… deux minutes ? Juste après que tu aies fini ton long discours ?

Tori : *Facepalm* Alfred… Cette porte était ouverte depuis le début…

Alfred : Vraiment ? ^^ Bah peu importe !

Tori : Au moins tu n'es pas le seul…

Alfred : *Était déjà parti sur un hamburger (Non pas littéralement)* *La regarde* Quoi ?

Tori : Oui, ma meilleure amie est déjà restée une minute ou deux à fixer une porte qu'il lui suffisait de pousser, juste un peu légèrement.

Alfred : *Se contente de rire comme d'hab*

Tori : Sinon, pour le passage à la fin. J'avais promis à Lino de faire apparaître Lovi et Feli au chapitre 5 donc même si c'est pas exactement ce à quoi je pensais (Je pensais à un truc sérieux donc… Ou du moins raconté sérieusement), je me suis quand même amusée à écrire ce passage. (Lino: T'INQUIEEEETE, J'AI ADOREEEEE ^^ Tori : Ouais j'disais juste qu'au départ je voulais une autre atmosphère mais ça équivalait à détailler ou quoi et j'ai refusé. Et puis ça aurait pu être sérieux. Si Lovi, Feli et moi on pétait pas un câble) Je me suis demandée quoi faire dire à Feli pendant deux secondes après la deuxième cachette. Mais après deux secondes « Bah, pasta… ». Et je me suis amusée en écrivant Lovi surtout. J'ai fait des aller-retour d'un document à un autre (Celui où j'écris cette fanfic et celui où j'ai mit du vocabulaire, italien surtout, espagnol un peu, anglais pour le fun, russe pour plus tard, chinois pour plus tard aussi et japonais encore pour le fun) pour ses insultes et quand j'ai regardé son deuxième dialogues j'étais genre « Ouah, trois insultes en deux phrases ! » Même si j'ai un peu modifier pour allonger et mettre des détails. Bref. Cette note est trop longue. Ça t'allait, ma Lino ?

Lino : Exactement, ça m'allait parfaitement ! ^^ *Lève le pouce* Good job ! Tori : Eh eh eh ! Tant mieux, tant mieux ! You made my day ! … Uh, evening ? ^^ Whatever ! (Je peux pas traduire la première phrase. C'est une expression que je comprends mais ne peut traduire. Cherchez internet)

Gilbert : Il est temps pour mon incroyable personne de faire son apparition ! (Lino, encore une fois j'te laisse l'allemand ^^ Réponds pas, j'efface ça après que t'aies changé les phras-Lino: Eeeeh, je suis faible en allemand, je veux bien traduire des phrases mais des fois c'est dur T^T Pourquoi tant de haaaaaine ?! =^= [oui, même si t'effaces je réponds, au moins tu vois ma plainte OI] Tori : Baka x'D Je si t'y arrivais c'est pas grave hein x'D)

Tori : Ah, Gilbert ! Oui, je n'ai plus rien à dire alors tu peux fermer ce chapitre ^^

Gilbert : Kesesese ! Je suis sûr que vous vous demandez tous ce qui va m'arriver alors vous pouvez bien suivre cette histoire ! Kesesese ! *Regarde Tori après avoir fermer un rideau* Na ja, ich war Awesome, nein ?

Tori : En fait Gilbert, si tu veux savoir, le prochain chapitre contiendra sûrement plus d'Alfred (accompagné par les trois autres mais bon), d'Arthur et évidemment, des jumeaux x'D. Donc pas vraiment de toi.

Gilbert : Eh ? Wierklig ?

[Lino : Ja, Wierklich... Arme Gilbert. Na, keine Problem, ja ? ^^ Tori : *Hausse les épaules* Ce n'est pas vraiment comme si je m'en préoccupais de toute façon…]

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