Comme vous le savez, j'ai écris les cinq chapitre ci-dessus en cinq jours (éventuellement un sixième, si on compte mon bug du cinquième chapitre. Enfin mon arrêt de logique plutôt). Donc même si j'avais prévu de prendre mon temps pour publier, j'avais bien trop envie de continuer et me voici en train d'écrire ce fichu chapitre 6/SBAFF/
Je suis en tout cas contente des commentaires que j'ai reçu *A plutôt envie de se cacher en voyant la colère d'une certaine amie* et des avis positifs que j'ai de mes amies *Serre super fort Lino dans ses bras pour se calmer*. Alors sinon ben... j'espère ne pas être trop distraite par mes shimeji *A joué avec après deux lignes de notes de début de chapitre*
Donc... A propos de tout ce qui s'est passé avant, il semblerait que certaines de mes intrigues soient plus compliquées que ce que je pensais o_o Je dis seulement plus compliquées que ce que je pensais. Après, ça dépends pour qui évidemment x'D C'est juste que ma Lino a deviné l'histoire avec Marianne tandis qu'une autre est encore à côté et Lino m'a dit que c'était pas si évident que ça, pour résumer. Et… euh… Vu les réponses que j'ai eu en demandant à l'une de mes amies « A ton avis, qui est la sorcière ? »… Je crois que je suis curieuse de si quelqu'un peut deviner avant la révélation la réponse à cette question…
Ludwig : Si tu n'as rien d'autre à dire, pouvons-nous commencer ? (Lino n'a pas corrigé le texte donc l'allemand... Je verrais bien)
Tori : Ok ok ^^ Cette fois-ci c'est bien toi vu qu't'es arrivé après Gilbert ^^
Ludwig : *Acquiesce d'un hochement de tête* Bon chapitre six.
Tori : *Va voir Alfred*
Chapitre 6 : Parce qu'il existe plusieurs types de voyages.
- Où est Kumajiro, Alfred ?
- Uh ? Oh… Désolé, il a disparu.
- Eh ? Disparu ? Comment ? Pourquoi ?
Alfred haussa les épaules. Il ne savait pas. Lorsque Matthew s'était évanoui, il avait eu peur et s'était juste focalisé sur lui. Quelque part, il savait que ça pourrait arriver. Ce n'était pas comme s'il avait pu déchirer Kumajiro et puis regarder Alfred et dire « Eh, je sais que je suis Canada ! », mais il ne s'était pas vraiment attendu à ce qu'il s'évanouisse comme ça. Alors lorsqu'il avait cherché l'ours en peluche, il n'était plus là. Peut-être l'esprit l'avait-il prit ? Il n'en avait aucune idée.
- Je ne sais pas, répondit-il simplement.
- Oh, je vois…
Il y eu un moment de silence un peu étrange durant lequel Matthew sembla réfléchir.
- D-Dis… dans les noms que tu as cité, je connais Francis.
- Uh ? Mais je pensais que…
- J-Je ne te connaissais pas, d-d'accord ? Je suis désolé…
Évidemment, il aurait dû y penser. N'empêche, quelque part, c'était… bizarre. Il n'y a pas si longtemps, il ne le connaissait pas et puis, d'un coup, il avait une mémoire avec des souvenirs de lui de plus de... disons quelques centaines d'années… Pareil qu'avec Gilbert sûrement, bien qu'il ne savait pas ce qui les liait dans ce monde-ci.
- Mattie…
- Alfred…
Alfred aurait voulu rire de la situation. Ils avaient parlé en même temps, s'étaient arrêtés en même temps et bien sûr, se regardaient tous les deux avec un air déterminé et avide de savoir. Sans doute. D'un bref signe de la tête, l'américain autorisa son frère à parler le premier.
- Tu sais, durant mon… inconscience, j'ai fait un rêve. Je suis revenu dans le passé. J'ai faillit oublier que j'étais dans un rêve. Mais, un peu avant d'arriver vers la fin de celui-ci, j'ai… Je crois que je t'ai vu.
- Tu… m'as vu ?
Son frère acquiesça doucement et il se mit à réfléchir. Il avait fait ce genre de rêve avec le passé de son frère dans son ce monde. Mais il ne pensait pas en faire partie lorsque Matthew rêverait… A moins qu'il ne soit retourné dans son passé mais que cette fois, il avait vu ce que lui avait fait en mode fantôme ?
- Alfred, tu sais m'expliquer n'est-ce pas ?
Grillé ! Il n'avait jamais été un bon liseur d'atmosphère (du moins de ce que disaient ceux autour de lui) comme il n'avait jamais été doué pour cacher ses émotions. D'ailleurs, il n'était pas vraiment bon menteur non plus. Alors inutile de mentir n'est-ce pas ?
- Je… Il se pourrait que je me sois… aventuré dans ton passé. Je crois que l'esprit me fait retourner dans le passé et donc j'ai vu… ce qu'il t'est arrivé.
L'expression de Matthew passa du choc à l'horreur sans qu'il comprenne pourquoi.
- T-T-T-Tu… Q-Q-Qu'as-tu vu ?
- Que tu volais, te faisais poursuivre (il passa le fait qu'il intervenait), que Gilbert t'as un jour poursuivit puis qu'un autre jour, en entrant, il s'est fait capturer. J'ai aussi vu la sorcière t'offrir Kumajiro évidemment. Et la dernière chose que j'ai vu…
- La pièce ?
Alfred acquiesça d'un hochement de tête, toujours dégoûté de ce qu'il avait vu.
- C'est pour ça que tu n'as pas essayé de t'éloigner ou que tu n'as pas été dégoûté de nous.
- Je savais que c'était la sorcière…
Sans vraiment attendre de réponse, l'américain posa sa question suivante.
- Qui est-elle ?
Mais son frère secoua la tête, lui répondant qu'il ne savait pas. Alfred fronça les sourcils. Comment ne pouvait-il pas savoir ? Il avait passé son enfance avec elle, apparemment ! Et il y a quelques minutes encore, il avait fait un retour dans son passé. Comment…
- J-Je suis désolé, Alfred… je pense… que j'étais trop jeune et la sorcière m'est apparue un peu… floue…
Aucune réponse ne sortit de la bouche d'Alfred. Qu'était-il censé dire maintenant ? Ou faire ? Il devait savoir qui était la sorcière. Elle avait fait du mal à son frère et sans doute à Gilbert. Il devait encore le prouver, mais il avait l'impression qu'il la reverrait encore dans le futur. Et pas seulement à cause de l'albinos…
- Ce n'est pas grave, Mattie. Mais je me demandais… Kumajiro t'était précieux non ?
Un léger mouvement de la tête de haut en bas.
- Pourquoi ? Si elle faisait ce genre de choses…
- C'était… Tu sais, à ce moment-là, j'espérais toujours qu'elle n'était un monstre. J-J'étais assez jeune et je ne voulais pas imaginer quelqu'un faire ce genre de chose…
Matthew semblait chercher une explication, comme s'il tentait de se justifier. Aussitôt, Alfred fit un léger hochement de tête, montrant qu'il comprenait.
- C'est pourquoi j'étais si content de la voir m'offrir un cadeau. Je me disais qu'elle avait un côté humain après tout.
- Mais… Je me suis arrêté après avoir vu cette pièce et… je crois t'avoir vu… Si tu as vu ce qu'il y avait à l'intérieur, comment peux-tu toujours chérir cette peluche ?
- Il est vrai qu'après avoir vu l'intérieur… Non, après ce qui s'est passé ce jour-là… Mais, malgré tout, Kumajiro m'a… beaucoup aidé. Et puis, j'essayais de toujours me convaincre du côté humain de la sorcière. Cette peluche ne me rappelait pas de la sorcière, mais de son humanité.
Alfred fut surprit parce qu'il racontait. Décidément, il n'aurait pas cru son frère penser ainsi. Enfin, peut-être, mais si ça avait été lui, il aurait sûrement haït cette peluche pour le restant de ses jours. Tiens, d'ailleurs, qu'entendait son frère par « ce qui s'est passé ce jour-là ? »
- Mattie ? Commença-t-il prudemment. Qu'est-il arrivé le jour où tu l'as vu ?
- Eh ?
- La sorcière t'as fait quelque chose ?! Demanda-t-il à nouveau, plus insistant.
La panique sembla prendre les yeux de son frère. Il le savait ! Ce monstre lui avait quelque chose et Matthew n'osait même pas en parler. Alors que ce dernier baissait la tête en voyant ses yeux remplis de colère, la porte s'ouvrit d'un coup, dévoilant un albinos et un grand blond.
- Birdie, ça va ?
Alfred ne pu retenir un grognement de frustration. Il pouvait affirmer que Gilbert avait un bon timing pour arriver aux mauvais moments. … En gros, un mauvais timing ? Perdu, il décida de ne plus y penser. Bien que la pensée que sa question resterait sans réponse ne l'aidait pas beaucoup.
- Eh ? Uh… Oui… Je vais bien. Désolé d'être partit ainsi. J'ai dû t'inquiéter… encore.
- Non, ne t'inquiètes pas, birdie. West m'a dit que tu avais une raison et m'a empêché de venir avant un bon moment. Alors, que s'est-il passé ?
Il y eu un moment d'hésitation. L'américain savait qu'il ne valait mieux pas tout raconter. Ils n'avaient rien pour prouver ce qu'ils savaient, et même si Matthew avait la confiance des frères Beilschmidt, ce ne serait sûrement pas suffisant. Et puis il était quasi-certain que Gilbert lui jetterait la faute…
- U-Um…
- On aurait dit que tu faisais un cauchemar, pourquoi ? Pressa l'albinos.
La tête de Matthew se releva d'un coup, comme s'il venait de réaliser quelque chose (ce qui était sûrement le cas il ne savait juste pas quoi). Son frère tenta de comprendre mais en vain. Il ne comprenait pas du tout ce à quoi l'autre pouvait penser. Surtout lorsqu'il abaissait à nouveau la tête et que son visage devenait (était-il malade ?).
- D-Dis… Gil… Tu… étais à côté de moi tout ce temps ?
Le canadien fit quelques pas en avant et, aussi surprenant que cela puisse paraître, l'albinos en fit un ou deux en retrait. Cherchant de l'aide pour comprendre la situation, Alfred regarda en direction de Ludwig, mais celui-ci avait la tête tournée vers… la cuisine ? Mais lorsqu'il regarda, il ne trouva rien d'intéressant. Il ne comprendrait sûrement jamais l'allemand…
- Eh bien… Pas vraiment tout le temps. Je veux dire, il a plu et ton imbécile de frère, en admettant qu'il soit ton frère, ne revenait pas donc j'ai dû aller l'attendre devant la porte comme une maman-oiseau.
Aussitôt, Matthew regarda Alfred, qui lui lança un sourire presque moqueur mais qui se retenait de rire. Oui, exactement. Une maman-oiseau. Le terme qu'avait emprunté Gilbert était exact. Il n'aurait juste jamais pensé qu'il le dirait lui-même. Plutôt Ludwig en fait.
- C-C'est juste que… j-j'ai cru entendre une voix qui me disait que tout irait bien… C-C'était toi ?
- Um… Je doute que ce soit West, non ? Enfin, à un moment, tu… tu étais en train de remuer énormément alors…
Alfred essayait de comprendre mais il fut soudainement tiré par Ludwig et entraîné à l'extérieur sans avoir pu en placer une. Qu'est-ce qu'il faisait ?!
- C'était pour quoi ça ?!
- Si tu n'as pas deviné où ça allait, tu es un idiot.
- Et ça allait où ? Demanda l'américain en faisant la moue.
Parfois, il avait l'impression qu'on le prenait pour un gamin. Pourquoi ne comprenait-il pas ? Non, la question c'était plutôt… Que ne comprenait-il pas ? Lorsqu'il demandait, on le prenait toujours pour un idiot…
- Peu importe. Je suis en train de me poser la question mais… Bruder m'a dit que tu avais vu la pièce. Pourquoi es-tu toujours là ? Pourquoi ne le haïs-tu pas ?
- Well… Je sais plus ou moins que ce n'est pas lui qui a fait ça. Alors…
- Tu le sais ? S'étonna Ludwig en haussant un sourcil. Comment ?
- Ce serait compliqué à expliquer, répondit Alfred, se disant qu'un « tu ne me croiras pas » ne l'aiderait pas.
Seul le silence lui répondit et commença à regarder autour de lui. Il vit qu'il faisait nuit… En fait, plutôt froid. Mais il était un héros et les héros pouvaient endurer le froid ! De plus, ils ne resteraient sûrement pas toute la nuit dehors… D'ailleurs, quelle heure était-il ? Depuis quand les nuits étaient aussi longues ? Pourtant il s'y connaissait en longues nuit, il faisait des grasses matinées quand il pouvait (C'est-à-dire tout le temps sauf pour les réunions où il n'avait pas le choix).
Il se mit à réfléchir à Gilbert et Matthew. Non, il ne comprenait toujours pas. Mais, en parlant de Gilbert, où était son oiseau ? Il ne l'avait pas vu depuis qu'il était arrivé et pourtant, à chaque fois qu'il le voyait avant d'arriver ici, il était toujours avec lui.
- Au fait, où est Gilbird ?
- Uh ? Fut la première réaction de Ludwig.
Pendant un moment, il y eu encore un silence. Et la seule raison pour laquelle Alfred ne l'interrompit pas fut qu'il remarqua au moins que l'allemand réfléchissait. A quoi par contre, il n'en avait aucune idée. Il espérait seulement qu'il n'y avait rien de grave.
- En ce moment, il est en « mission », comme le dirais bruder…
- En mission ? Quel genre de mission ?
- Oh, ce n'est pas vraiment une mission, répliqua un peu exaspéré Ludwig. Juste un échange de lettre avec un certain ami pirate.
Un ami pirate… ? Alfred se demanda qui cela pouvait être. D'habitude, Gilbert traînait avec Francis et… son nom humain était Antonio n'est-ce pas ? En tout cas, il y avait peu de chance que ce soit Arthur. Après tout, il était en ville donc s'il avait voulu lui parler…
- Comment s'appelle-t-il ?
- Antonio Fernandez Carriedo, je crois.
Les yeux d'Alfred s'illuminèrent aussitôt.
- Antonio ?! Dude c'est génial !Il faut absolument que je le voie lui aussi ! Il fait partie des personnes que je cherche !
- Pourquoi les cherches-tu ?
- Uh…
- Laisse-moi deviner… compliqué encore ?
Avec un léger hochement de tête, Alfred acquiesça. Expliquer plus en détail lui était impossible. Il n'avait pas forcément envie de cacher des choses à Ludwig (ni à personne d'autre d'ailleurs), mais il n'avait pas vraiment le choix alors il préférait se taire.
- Désolé, dit-il malgré tout.
- Ce n'est pas grave…
*.*.*
- Merci Gilbert… Murmura Matthew encore plus bas que d'habitude.
Gilbert le regarda, se demandant pourquoi d'un coup le canadien baissait la tête (et aussi pourquoi il se sentait un peu bizarre, mais il supposa qu'il pouvait remettre ça à plus tard). Ne sachant vraiment quoi ajouter, il se contenta d'un simple « de rien », et son regard se mit à voyager autour de la pièce.
Il se figea au moment il se rendit compte que Ludwig et Alfred avaient quitté la pièce. Depuis quand ?! Il n'avait rien remarqué et maintenant, ils étaient tous les deux dans la pièce. Et puis quelque chose dans son estomac lui montrait que ça le dérangeait, même s'il ne voyait pas exactement pourquoi.
- Enfin… Ce n'est pas grand-chose quoi…
Bizarrement, il sentait soudain l'irrépressible envie de parler, de combler le vide qui venait d'être laissé par les deux blonds. Et le fait que Matthew ne parlait pas tant que ça ne l'aidait pas énormément et il se retrouva très vite perdu, se demandant ce qu'il était en train de faire.
- Tu sais, durant mon inconscience, j'ai eu un rêve dans lequel je retournais dans le passé.
Gilbert se figea instantanément, prêt à écouter le canadien. … Qui d'ailleurs ne semblait pas forcément très à l'aise. Ou bien était-ce seulement lui ? Dans un espoir de se calmer, il décida de s'asseoir dans le fauteuil, apparemment suivit de l'autre.
- … Et ? Demanda-t-il en ne voyant aucune intention de continuer chez Matthew.
- Et eum… J'ai revu le moment où j'ai découvert l'intérieur de cette pièce…
Les yeux de Gilbert s'écarquillèrent instantanément et tous les mots qu'il aurait pu dire s'échappèrent de son esprit. Il l'avait… revu ? Ce qui s'était passé ce jour-là n'était connu que d'eux et c'était l'une des choses qui l'avaient fait haïr la sorcière. Après tout, au début ce n'était qu'une rumeur. Bien sûr, il y avait des « preuves » de son existence, mais à part des rumeurs, il ne savait ce qu'elle était exactement. Alors ce jour-là…
- Je suis désolé. C'était de ma faute. Je t'ai dit d'aller voir et…
- Non. Après tout, j'y étais opposé au départ. Tu n'as rien fait de mal…
Lentement, l'albinos hocha de la tête, et bien qu'il se croyait toujours aussi fautif, commencer un débat sur le sujet n'était pas une bonne idée. Surtout quand le canadien semblait avoir quelque chose à dire. Tout ce qu'il gagnerait en insistant, c'était son énervement. Et l'envie de savoir ce qu'il avait manqué, en plus du regret.
- E-En tout cas… J'ai eu un moment de panique… Mais, j'ai eu l'impression que quelqu'un me rassurait… Je n'arrivait pas à savoir qui mais…
Il l'attendait, la suite. Quelque part, quelque chose lui disait que Matthew ne finirait jamais sa phrase, qu'il était supposé répondre. Mais qu'était-il supposé répondre en fait ? Quelqu'un avait-il la réponse, histoire de l'aider un peu ? Il soupira intérieurement, déçu de son silence. Ce n'était pas génial. Du tout.
- C-C'était toi n'est-ce pas ? Demanda finalement l'autre.
Lorsqu'il releva la tête (qu'il avait visiblement inconsciemment baissée), l'albinos rencontra les yeux violets du canadien… soudainement un peu trop près. Mais il secoua ses pensées et, se redressant dans ce qui était censé être une allure fière, lâcha un grand sourire.
- Dans ce cas, je suppose que je mérite une récompense digne de ma géniale personne, n'est-ce pas ?
- Oui, je suppose…
Sur ces mots, le visage de Matthew changea pour une expression qui lui sembla être de la nervosité et changea légèrement de couleur. Il se gratta le bas du coup pendant que Gilbert attendait, commençant à se demander si sa demande était bizarre. C'était juste une récompense, non ?
Il se mit à réfléchir. Juste une minute. Qu'attendait-il en demandant une récompense d'abord ? Il savait que Matthew n'aurait rien à offrir. En fait, c'était juste une petite blague. Il avait juste voulu… Mais maintenant qu'il y pensait, il y avait peut-être quelque chose qu'il pouvait faire… Mais…
A cause du fil de ses pensées un peu trop absorbant, l'albinos manqua le moment où le canadien avait changé de position pour se mettre sur les genoux, avant de se tourner pour déposer doucement ses lèvres sur la joue de Gilbert. Évidemment, avant que le cerveau de ce dernier n'enregistre ce qui venait d'arriver, l'autre était déjà retourné à sa position d'origine et une explosion de rouge envahit leurs deux visages.
- J-J-J-Je vais aller c-c-chercher West et A-Alfred. Oui ! A-Alfred aussi.
Sans attendre de réponse, Gilbert se leva et partit, recouvrant son visage d'une main. Ce n'était absolument pas digne de son incroyable personne… Bon, lorsqu'il se serait calmé, il irait donner une réponse plus appropriée à Birdie. … Une minute, quelle réponse ? … Argh…
*.*.*
- Hey ! Qu'est-ce que vous faites dehors ?
Les deux se retournèrent et virent un Gilbert un peu bizarre (Pour Alfred seulement, Ludwig eu l'air de trouver ça normal) qui les regardait. L'américain ne répondit rien. Il espérait toujours comprendre. L'albinos avait l'air… Oui, bizarre. Son expression semblait tordue et son visage un peu trop rouge pour son teint normalement pâle.
- C'est quoi ce visage bizarre Gil ?! Ne put-il s'empêcher de rire.
- L-La ferme !
Mais peu importe combien le prussien tenta de se débarrasser d'Alfred, il n'y arriva pas. Ce n'était pas vraiment sa faute. Si on le lui expliquait pas ce qui se passait, alors comment pourquoi ne s'attendaient-il pas à ce qu'il pose des question ?
Finalement, il n'eut d'autre choix que d'abandonner, étant donné que son frère était enfin apparu, apparemment plus calme (Ce qui surprit Gilbert, nota Alfred) et lui avait proposé de dormir. Normalement, il aurait répondu qu'il allait bien, mais ses yeux étaient soudainement devenu lourds, lui rappelant le réveil brutal causé par le canadien (Il se vengerait pour ça d'ailleurs).
Aussitôt, il cria un grand « Bed time ! » et couru jusque dans le salon pour se mettre rapidement dans le fauteuil et s'entourer de sa légère couette, ne voyant presque pas Matthew qui venait à peine de se lever. Un peu conscient de la température et du fait qu'il avait l'impression que le soleil se levait, il préféra fermer les yeux et tout ignorer. Il se réveillerait sûrement dans l'après-midi mais peu importe. Il le faisait tout le temps.
Et effectivement, lorsqu'il rouvrit les yeux… Oui, il rencontra le fauteuil. Mais en se retournant, il vit que Gilbert et Matthew étaient déjà levés, tranquillement assis à la table en face de lui. Oh, donc c'était ça la bonne odeur qu'il sentait depuis son rêve ? Ils en avaient du culot de hisser ainsi le héro hors de son profond sommeil ! Même s'il était plutôt intrigué par la nourriture sur la table…
- Dites… Pourquoi vous mangez pendant que je dors ?
- Comme si nous allions attendre que tu te réveilles pour manger ! Répondit Gilbert qui semblait avoir déjà compris l'américain. Ça ou Matthew l'avait un peu aidé.
Alfred le regarda avant de passer sur son frère, occupé à simplement manger son plat. Maintenant qu'il le regardait (son plat pas son frère), l'odeur avait beau être bonne, le visuel ne promettait pas grand-chose de comestible. Pas que ça avait l'air mauvais. Il avait vu pire (La cuisine d'Arthur), mais malgré tout, il n'avait pas vraiment envie de manger ce qui se trouvait là-dedans.
- Et moi qui croyais qu'on était en train de devenir amis…
- Être amis n'implique pas sauter deux repas pour laisser dormir l'autre.
Avec un grognement, il voulu se retourner, comme s'il boudait. Mais abandonner ne lui plaisait pas plus que ça et il se retourna pour regarder le dos de Gilbert, qui ne s'était visiblement pas préoccupé de se retourner pour le regarder, préférant son plat à l'américain. Le regard de ce dernier se fixa sur la tête de l'albinos, se demandant où pouvait bien se trouver son oiseau qui le suivait logiquement partout. Il sentait une soudaine anxiété se former dans son ventre. Et si Ludwig ne lui avait pas dit la vérité ? Non, à coup sûr il avait juste faim.
- Et si ça l'était ?
- Ça ne l'est pas alors rendors-toi ou lèves-toi.
Un autre grognement s'échappa de ses lèvres et cette fois il n'eût plus rien à dire. Pour quelqu'un qui n'avait pas envie d'abandonner il y a quelques secondes, il n'avait pas fait long feu. S'autorisant à lâcher un soupir, il s'assit et rejeta sa couverture et demanda directement.
- J'ai ma part j'espère ?
- Oui, évidemment, répondit Matthew et lui montrant son assiette en face de lui.
Sans perdre un seul instant, Alfred glissa du fauteuil et glissa sur les genoux jusqu'à sa place qui, heureusement pour lui, ne fut pas trop loin. Déjà que le sol n'était pas agréable, il eu de la chance de ne pas avoir rencontré de trou. Parce que, pour le coup, il avait VRAIMENT la flemme de se lever.
- Où est Ludwig ? Demanda-t-il au bout d'un moment.
- West ? Oh, il est dehors, en train d'attendre au cas où Gilbird reviendrait.
- Depuis combien de temps est-il parti ? Gilbird je veux dire.
- Je ne sais pas, répondit l'albinos en haussant les épaules. Presque une semaine je crois.
Et il n'était pas inquiet ?! Alfred s'arrêta en plein milieu de son action. Ce qui le laissa bouche ouverte et cuillère à la main pendant en l'air. Un spectacle qu'il trouvait normalement lui-même drôle à voir, mais pour le moment, ça lui était égal. L'indifférence de son compagnon lui était anormale. Apparemment, ses pensées devaient être faciles à lire, étant donné la suite.
- Tu sais, j'envoie peut-être juste une lettre à un ami, mais Gilbird, même étant le brave oiseau qu'il est, a des océans à traverser, des tempêtes à éviter et de la nourriture à récupérer pour se nourrir en chemin.
- Oh… Répondit-il simplement.
Pourquoi n'y avait-il pas pensé ? Il avala le contenu de sa cuillère et afficha une mine boudeuse. Ce n'était pas de sa faute. Il n'avait juste jamais prêté attention aux détails, lui. D'habitude, Arthur ou France s'en chargeait. Ou bien d'autres éventuellement. Mais en tout cas, ce n'était pas lui.
Le reste du repas se déroula donc en silence. Quelques fois, Matthew parla avec Gil ou Alfred mais lorsque ces deux derniers eurent finis, ils ne firent que proposer à l'américain un tour en ville, tout qu'il accepta et ils s'en allèrent préparer le peu d'affaire qu'ils avaient pour le lendemain. La pensée ravit et ennuya en même temps l'américain. Il allait pouvoir rester avec Arthur mais… se lever à l'aube ? Non, AVANT l'aube pour y être au port ?
Il soupira et finit son assiette. Il n'avait que son sac à pr… Où était son sac ? … C'était une blague n'est-ce pas ? Il avait prit ces foutues clés mais pas son sac ?! En effet il avait pensé à juste vérifier. En effet il avait pensé à REVENIR. Mais là… Est-ce que cela voulait dire qu'il avait à retourner dans cette maison hantée ?!
Serrant les poings, il chercha sa détermination. Un héro n'avait jamais peur ! N'est-ce pas ? Donc il devait être fort et… entrer dans la maison lugubre et… monter l'escalier grinçant (Pourquoi tous les escaliers grinçaient-ils ?!) et… récupérer ses affaires dans le noir et… faire face au fantôme ?! Non, impossible !
La première chose qu'Alfred eut envie de faire fut d'appeler son frère à la rescousse. Mais il se rappela presque aussitôt de la peur plutôt visible du canadien. Il ne se voyait pas lui demander de l'aider à aller dans un endroit qui le terrifiait. Surtout avec maman-poule placée juste derrière lui.
- Alfred, tu es prêt ?
Alfred sursauta au son de la voix pourtant faible de Matthew. Depuis quand était-il là ? Il avait réussi à le rejoindre sans qu'il n'ait rien remarqué ? Décidément, réfléchir trop ne lui réussissait pas vraiment. En plus, ça ne l'avait pas du tout avancé…
- Non… Euh… Enfin oui ! Oui ! Mais avant, j'ai un truc à faire ! Y a… y a un endroit où on peut se retrouver ?
Il y eu un moment de réflexion de la part de son frère, avant qu'il ne le questionne.
- Qu'est-ce que tu comptes faire ?
- Oh, juste un petit truc. Ça doit pouvoir durer… pas plus de trente minutes ? Je ne sais pas…
- Bien. Dans ce cas, je crois qu'on peut t'attendre aux limites du quartier pauvre.
- Merci Mattie ! J'essayerai d'être rapide donc je pars maintenant !
- « Essayerai » ? Tu… Tu ne vas rien faire de stupide n'est-ce p-
Sa voix fut coupée par la porte qui se ferma (peut-être un peu trop violemment) mais peu lui importait. De toute façon il savait ce que son frère voulait dire et s'il restait pour lui répondre, soit il l'en empêcherait, soit il l'aiderait. Et les deux cas ne lui plaisaient pas le moins du monde.
Ignorant également Gilbert qui descendait justement des escaliers, il sortit presque en courant. Il avait dit qu'il serait rapide. Commencer par courir jusqu'au manoir était déjà un bon début, non ?
Mais un détail l'embêta cependant. Non, ce ne fut pas le chemin jusqu'au manoir. Il avait en quelque sorte réussit à mémoriser le chemin et maintenant, il se tenait devant le grillage. Un grillage rouillé dont il aurait dû prendre conscience la première fois. Il entra, hésitant.
Le détail se précisa. Non, pas tout à fait. Les détails se précisèrent. Maintenant qu'il savait à propos du fantôme, l'atmosphère lugubre était présente. L'herbe n'était peut-être pas la plus haute, mais pas vraiment la plus entretenue non plus. De-ci de-là, il y avait des fleurs. Mortes, cela dit. Et maintenant qu'il regardait, sur les arbres, des feuilles encore vertes tombaient. Ce n'était pas normal, si ?
Lentement mais toujours sain et sauf, il fit son chemin jusqu'à la grande porte d'entrée. À l'intérieur aussi, tout était devenu sinistre. Au départ, il faisait déjà sombre. Mais grâce à la présence humaine dont il bénéficiait à ce moment-là, il avait pensé qu'il n'y avait rien. … Bon aussi car il n'avait pas regardé et qu'il pensait que « Marianne » était quelqu'un de gentil.
Malgré le fait qu'il voulu prendre le temps de vérifier dans les autres pièces si le fantôme cité par Matthew s'y trouvait, il se dit quelque part que c'était une mauvaise idée. Et s'il tombait dessus ? Il avança vers les escaliers. Oui mais et si le fantôme lévitait jusqu'à lui, le prenait par les épaules et commençait à murmurer de sa voix fantomatique ? Il n'avait pas besoin d'un fantôme ! Il avait déjà un esprit, n'était-ce pas suffisant ?
Alors qu'il posait le pied sur la première marche, Alfred entendit un bruit qui le fit sursauter. Qu'est-ce que c'était ? Une cloche ? Il regarda autour de lui, cherchant l'origine du bruit. La porte ? Non, c'était impossible… Avec un frisson, il décida qu'il valait mieux pour lui de simplement prendre son sac et de partir en courant. Oui. C'était le meilleur scénario.
À présent sur la pointe des pieds, l'américain courut dans l'escalier, se tendant à chaque grincement, même le plus léger. Il regarda des deux côtés lorsqu'il arriva en haut et, se forçant à accélérer tout en restant prudent, avança doucement vers sa chambre.
Il n'y avait absolument aucune trace de fantôme ni d'autres bruits bizarres. Pas vraiment soulagé (plutôt le contraire, justement), il ouvrit la porte de la chambre d'ami et traversa d'un bond la pièce, n'utilisant qu'une petite minute pour vérifier l'absence d'un quelconque esprit.
Heureusement pour lui, il trouva rapidement son sac et retourna vers la porte. N'était-ce pas un peu étrange que, pour la troisième fois où il errait dans cette maison, il n'avait pas encore vu ce prétendu fantôme ? Bon, il était vrai que la première fois, il était avec « Marianne » (et il préférait ne pas penser que c'était un fantôme). Et la deuxième fois, avec son frère. Mais cette fois, il était seul.
Lorsqu'il avait été seul, Matthew s'était presque directement fait poursuivre par le fantôme, de ce qu'il lui avait dit. Alors, pourquoi ne l'avait-il pas encore vu ? Non pas qu'il se plaignait, évidemment. Il préférait ne jamais avoir à le rencontrer, pour tout dire, mais savoir qu'il y avait quelque chose ici qu'il n'avait pu voir ou vérifier…
C'était étrange mais Alfred décida de partir malgré tout. S'il se retrouvait attrapé par le fantôme à cause de sa curiosité, il serait sûr de regretter son choix. Alors, tant qu'il n'y avait ni sons ni mouvements, ni autres éléments étranges, il devait par-Une minute. Est-ce que l'armoire venait de bouger ?
Non. Non non non. Il se trompait ! C'était uniquement lui ! Uniquement lui ! Mais apparemment, ses pensées étaient prévisibles et il y eu un nouveau coup contre la porte de l'armoire. Il déglutit, hésitant. Mieux valait vérifier non ? Un zombie n'allait pas surgir de l'armoire pour le transformer en l'un d'eux, n'est-ce pas ? Et puis, honnêtement, il préférait avoir une chance de le repousser que de se faire attaquer par derrière où il ne pourrait riposter. On ne tourne pas le dos aux ennemis dans les jeux vidéos. Sauf pour fuir.
Lentement, comme s'il ouvrait un cadeau mais avec la joie remplacée par de la peur, l'américain avança vers l'armoire et ouvrit la porte. La seule chose qu'il réussit à enregistrer fut de la douleur. Oui. La seule. Ah non, il y a aussi ce mouvement qu'à fait son corps en arrière. Vers le bas aussi.
Ce fut seulement après au moins une minute et quelques clignements des yeux pour qu'il comprenne que la « douleur » n'avait été imaginée que par lui-même (bien qu'elle devint réelle lorsque sa tête avait cogné le sol), et que le reste était un simple instinct pour reculer. Bien que quelque chose l'ait vraiment heurté.
D'ailleurs, qu'est-ce que c'était ? Les yeux d'Alfred s'écarquillèrent alors qu'il pensait déjà au pire et il se releva d'un coup. Rien. La pièce était vide. Aucune ombre ne bougeait particulièrement bizarrement, rien ne brillait, rien ne… En gros, il n'y avait rien ni de monstrueux, ni de mort, et encore moins de vivant.
Sa dernière pensée envoya un frisson le long de son dos. Rien de vivant. Ramassant rapidement son sac, il se redressa tout aussi vite et courut vers la porte, s'autorisant juste un regard autour de la pièce.
Dehors, il n'y avait rien pour l'attendre en traître donc il continua son chemin vers la sortie rapidement, s'assurant que ses pas étaient légers même en sachant que l'escalier grincerait malgré tout. En bas, il entendit une porte se fermer quelque part, pas si loin de lui et il se mit à trembler si furieusement que lorsqu'il se remit à courir, il eu l'impression qu'il allait tomber à chaque pas. D'ailleurs, il ne se préoccupa même pas du fait que la porte était ouverte et encore moins de la fermer. Juste de courir.
- Je savais que tu revenais ici.
Malgré le fait que la voix qui venait de parler était très basse, Alfred ne pu que sursauter et crier. Ça ne pouvait pas se finir ainsi ! Alors qu'il venait de sortir ! … Il était sortit n'est-ce pas ? … Mais les fantômes des manoirs n'en sortent pas n'est-ce pas ? Lentement, il rouvrit les yeux.
- Je ne savais pas que je faisais si peur…
Son frère et Gilbert se trouvaient juste devant lui. L'embarras le prit et il sentit son visage devenir complètement rouge. Il était tellement tendu i peine quelques minutes, s'était tant attendu à ce que quelque chose lui tombe dessus, que le simple murmure de son frère avait réussi à l'effrayer. Évidemment, l'albinos avait trouvé ça drôle et se tordait déjà de rire, à terre. L'autre décida de l'ignorer et son regard passa sur Ludwig, plus en retrait par rapport aux deux autres.
- Des nouvelles de Gilbird ?
- Mh ? Oh. Non.
- Pourquoi t'intéresses-tu à lui ? Demanda Gilbert qui s'était évidemment arrêté de rire et relevé.
- Juste… à cause d'Antonio… Dis, il y aurait un moyen de… tu sais, j'ai besoin de lui dans le groupe et tout... Donc, il y a un moyen de le faire venir ou quoi ?
L'albinos fronça les sourcils à la question et Alfred sut que, éventuellement, quelque chose n'irait pas. Quoi, ça restait à savoir. Il le verrait sans doute plus tard. En attendant, il voulait une réponse et il lui semblait la recevoir très bientôt.
- Avant demain ? Non, je ne crois pas. En admettant que Gilbird revienne aujourd'hui, je ne sais pas où il se trouve donc il y a le temps qu'il le trouve, puis celui qu'Antonio prendra pour venir. En admettant qu'il accepte évidemment. Et ton pirate ne va jamais accepter d'attendre aussi longtemps.
- Si vous voulez, murmura Matthew, on peut marcher en même temps que de parler…
Les trois autres le regardèrent avant d'acquiescer. Il fallait avouer que rester debout alors qu'il n'y avait aucune raison particulière, c'était un peu bizarre. Enfin, ce qui les gênait vraiment, c'était plutôt le fait de rester debout devant le manoir. En particulier Alfred qui tenait à éviter un quelconque fantôme. Et ce, même s'il ne l'avait pas vu.
- D'ailleurs, continua Gilbert alors qu'il commençait déjà à marcher, je doute que Toni accepte de venir pour Arthur comme je doute qu'Arthur accepterait de le laisser monter à bord de son navire.
- Quoi ? Alors il suffit de faire monter Artie dans son navire !
Il y eu trois soupirs exaspérés et Matthew lui donna un coup de coude, qu'Alfred ne comprit évidemment pas. Qu'avait-il encore raté cette fois ? S'il n'avait pas comprit quelque chose, ne pouvait-on pas simplement lui expliquer ? Apparemment non.
- Je ne pense pas que ce soit le problème… Ils ne s'aiment pas.
- Well… yeah… Mais ils sont capables de s'entraider malgré tout non ? S'ils en ont envie…
Matthew lui lança un autre regard pour le prévenir. Le prévenir de quoi ? Il n'avait fait que parler d'Arthur et Antonio. Rien de mal. Et puis il avait raison en fait non ? Effectivement ils ne s'aimaient pas mais il les avait déjà vu être dans la même pièce sans… Quelque chose cliqua. Oooooh… En tant que Spain et England, peut-être, mais pas en tant que pirate… C'était ça ? Il regarda son frère, qui soupira en réponse.
- Tu rigoles ou quoi ?! Ils s'entre-tuent dès qu'il s'aperçoivent !
Alfred se contenta d'un hochement de tête, empêchant à une quelconque autre connerie de sortir de sa bouche. Finalement, peut-être que son frère et Artie avaient raison des fois. Peut-être qu'il parlait trop et ne réfléchissait pas assez. Ou peut-être, selon Arthur, qu'il avait vraiment des hamburgers à la place du cerveau. Ça lui manquait d'ailleurs. Des hamburgers.
Le reste de la journée se passa, pour l'américain, assez calmement sans pour autant qu'il s'ennuie. Ce qui, en réalité, voulait dire que dès qu'il sentait qu'il allait s'ennuyer, il trouvait quelque chose pour l'amuser. Que ce soit un chat ou chien (errant ou non, quelle importance !) ou le fait de se mettre à courir dans la ville et de se cacher des trois autres. Il se souviendrait toujours des expressions qu'il avait vu sur leurs visages. Et aussi de combien il était dur pour lui de ne pas rire dans sa cachette.
Évidemment, une fois trouvé, en tant que petit poussin un peu trop excité, il se fit sermonner par la maman-poule. Mais comme elle ne voulait pas se taire peu importe ce qu'il répondait (ou même s'il ne répondait pas en fait), papa-coq l'arrêta et elle décida de ce taire. Oubliant rapidement ce qui venait de se passer, Alfred n'en devint que plus bruyant, gagnant un soupir de son frère-poussin.
Lorsqu'il s'endormit la nuit en ayant enfin passé une belle journée, il se dit que lorsqu'il retournerait dans sa bonne vieille maison, il serait affreusement heureux. Quand il reverrait les autres nations, il serait affreusement heureux. Quand il retournerait à ses anciennes habitudes…
Well damn, maintenant il voulait rentrer chez lui et il se rendit compte qu'il n'était plus si heureux que ça. Ses jeux lui manquaient, sa nourriture lui manquait, son pays lui manquait, Tony lui manquait… Arthur lui manquait. Il avait récupéré son frère, mais cela ne suffisait pas à empêcher la tristesse de l'envahir.
- Alfred ? Eh, Alfred, ça va ?
L'américain rouvrit les yeux pour découvrir que ceux-ci étaient mouillés. Avait-il… avait-il pleuré ? Cela ne faisait que quatre jours et il pleurait parce que sa vie normale lui manquait… Parce que ses amis manquait. … Il supposait que cela pouvait être considéré comme normal, vu sa situation, mais quand même. Lui, pleurer ?
Au-dessus de lui se trouvait son frère. Immédiatement mais dans ce qui ressemblait à un acte douloureux (ça l'était en fait), il se releva et fit face à Matthew, un sourire pénible sur son visage. Inutile de préciser que rien que l'intention de feindre la joie était dérisoire. Même lui, il le savait.
- What are you doing here, bro ? (Qu'est-ce que tu fais ici ?)
- Je voulais juste vérifier si tu dormais et… Alfred, tu pleurais.
- Oh, ça ? Fit celui-ci en s'essuyant le visage comme il put. It's nothing, I'm fine ! (Ce n'est rien, je vais bien !)
Mais son mensonge ne devait pas être convaincant (ce qui ne le surprit pas) car son frère fronça les sourcils. Il comprit grâce à cela que le mensonge pouvait énerver les gens. Et ce, même s'ils n'avaient aucun lien direct avec la vérité qui était cachée. Et même si ce fait était évident.
- Étais-tu en train de penser à Arthur ?
Instantanément, ses joues rosirent. En fait, son cerveau n'avait même pas encore enregistré exactement ce que Matthew était en train de dire et pourtant, il sentait ses joues changer de couleur. Effectivement il avait pensé à Arthur… en dernier. Et honnêtement, la pensée que son Arthur habituel n'existait pas tout prêt de lui…
Mais qu'était-il en train de penser ?! Gilbert lui avait dit que si Arthur ne se souvenait pas de lui, alors il n'avait qu'à le faire se rappeler. Alors pourquoi il était en train de déprimer encore ?! Ce n'était pas lui du tout ! S'il voulait toujours prouver qu'il était digne d'être le héro, alors il devait continuer comme avec Matthew !
- Um… Al, j'ai l'impression que tu es en train de faire un dialogue dans ta tête et que je suis en train de tout manquer.
- Uh ? Uuuuuh… Désolé. En fait j'ai surtout pensé à… au vrai monde ? Mon époque me manque…
- En effet il n'y a même pas de frites ici, répondit en riant Matthew.
Mais Alfred lui lança un regard noir et le canadien sembla comprendre qu'il était sérieux car il se tu. Il y eu un moment de silence durant lequel l'américain chercha ses mots et commença à se recroqueviller dans sa couette, sentant quelques frissons dans son dos. Que ce fut la faute du froid ou du sujet, il ne le savait pas, mais il avait grand besoin de chaleur…
- En effet j'ai pensé à la nourriture. Juste comme ça. Mais après j'ai pensé à mes amis. Tu sais, c'est un peu comme ça que je suis arrivé ici. J'ai brisé mon rêve et l'esprit a jugé bon de me faire vivre cette… aventure. J'avais vraiment envie de me retrouver dans le monde normal, et ne plus avoir à y penser. Mais si vous êtes toujours bloqués ici, qu'est-ce que je fais, moi ?
- Ne t'inquiètes pas, Al. Je suis sûr qu'on arrivera à rentrer sain et sauf ! Et puis, si tu t'en es sorti sans aide, alors peut-être que d'autres y sont arrivés aussi ? Et puis sinon, comme pour Gil et Ludwig, il y a sûrement un moyen. Je t'aiderai !
Sans vraiment y réfléchir, Alfred prit Matthew dans ses bras. Savoir qu'il avait le support de son frère le soulageait incroyablement et sa joie revint presque aussitôt. Un sourire apparut sur son visage et étant donné la vision qu'il eu dans les secondes qui suivirent, il avait dû s'endormir sans s'en être rendu compte.
Enfin, « la vision ». Il avait ouvert les yeux quand il ne se rappelait pas les avoir fermés quoi. Et puis il était secoué aussi. Visiblement par son frère, lorsqu'il regarda dans sa direction, les yeux flous. Oh, sincèrement… Il était toujours endormi… Puis dehors le ciel était toujours noir… Pourquoi devait-il se lever si tôt ?
- Al. Al ! Si tu ne te réveilles pas, Arthur croira que nous avons laissé tomber…
Mh… De quoi il parlait déjà ? Laissé tomber ? Laisser tomber quoi ? Il n'y avait pas réunion aujourd'hui, de ce que sa mémoire lui disait. Et puis… Oh, Arthur. Oui, évidemment. Il se trouvait toujours coincé dans le monde parallèle et actuellement, il devait aller au port pour… prendre le large. L'expression le fit grimacer mais il se leva, gratifiant Matthew d'un grand bâillement.
En vitesse, il sortit de la couverture, frissonnant à cause du froid soudain, et la mit dans son sac. On ne savait jamais après tout et il y avait de la place alors… Un bref coup d'œil révéla que les frères Beilschmidt l'attendaient devant la porte du salon.
- Donc, prêt ? Demanda Gilbert.
Alfred acquiesça d'un hochement de tête et les rejoignis, suivit d'assez par Matthew. Il fit tous les efforts du monde pour être joyeux mais il se sentait un peu stressé et n'avait pas passé une très bonne nuit, après avoir légèrement pleuré et s'être endormi dans une position pas si confortable…
Le trajet se fit donc plutôt en silence, la fatigue ralentissant le cerveau de l'américain, qui se retrouvait parfois le doigt en l'air, cherchant les mots comme s'ils étaient en train de voyager avec le vent. Ce qui était stupide mais les trois autres ne s'en plaignirent pas. Apparemment, ils avaient même plutôt l'air d'apprécier le calme.
- Tu es en retard, Alfred. F. Jones.
L'effet que provoqua la voix d'Arthur fut immédiat et Alfred se retrouva figé sur place, tandis que son frère se penchait vers lui et murmurait.
- Pourquoi m'as-tu dis qu'il était différent ? J'ai pourtant déjà vu cette scène bon nombre de fois.
Alfred ne retint pas son grognement, bien que celui-ci ne fut remarqué de personne et il regarda le pirate en face de lui. En effet il ressemblait au Arthur qu'il connaissait bien. Il n'y avait que les vêtements pour changer. Et bon, il l'avait déjà dit, mais quelque chose à propos de son aura ou truc-machin-chose était différent. De toute façon, il voulait juste que son ami se rappelle de lui à nouveau…
- Ce sont eux les… amis dont tu m'as parlé ?
Donc il se rappelait de leur conversation, deux jours plutôt ? Pourtant cette partie n'avait pas franchement été discutée, le sujet ayant été changé d'une manière dont il ne se rappelait plus.… Enfin, sûrement le pirate était-il préoccupé par qui montait sur son navire maintenant… Logique.
- Oui. Enfin l'un d'eux est mon frère, répondit le plus normalement possible Alfred en pointant Matthew.
- Ça ne restait pas à prouver ? Demanda Gilbert pour se moquer avant d'être tu par le canadien.
Arthur haussa un sourcil mais décida, apparemment, de ne pas poser de question car il garda le silence, préférant regarder les deux autres frères, sourcils froncés. Non pas que ça change de d'habitude n'est-ce pas ? Sauf qu'Alfred aurait cru voir de la haine dans son regard (Pas qu'il soit doué à lire les émotions de toute façon).
- Pourquoi laisserais-je ces bandits à bord de mon navire ?
- Tu es un bandit aussi, non ? Pire, un hors-la-loi.
Ludwig soupira. Il était clair qu'il ne connaissait pas vraiment Arthur, étant donné son comportement. Du moins, par rapport à Matthew et Gilbert. L'albinos n'avait accepté de venir que parce que Matthew l'avait convaincu mais après, il avait presque dit lui-même qu'il n'aimait pas Arthur non ? Et pour son frère… Il avait dit que le pirate était dangereux et même si la réputation pouvait le faire…
- Tu sais très bien ce que je veux dire, bloody wanker.
- Je ne connais pas la signification de ce mot mais je doute que ce soit quelque chose de très gentil…
L'air commença à devenir lourd des tons de menaces pendant qu'Alfred tentait de comprendre. Non, il n'essayait pas de savoir pourquoi ils ne s'aimaient pas. Enfin peut-être un peu mais il avait des pistes pour ça et il doutait qu'elles soient très exactes. Peut-être était-ce lié au Bad Touch Trio ? Son cerveau émit un bruit d'engrenage cassé (dans sa tête seulement) et il décida qu'il y avait assez réfléchit, oubliant également qu'au départ, il se demandait simplement quel problème causaient Gilbert et Ludwig en montant sur son navire. Bah, de toute façon ils ne s'aimaient juste pas, non ?
- Bruder…
L'intimidant blond devait avoir un genre de super-pouvoir car l'albinos s'arrêta aussitôt. En juste un mot. Et un regard vers Matthew aussi. Parce qu'il fallait avouer que voir le visage de son frère… légèrement irrité n'était pas quelque chose de… Disons que c'était assez exceptionnel et que Gilbert décida de s'arrêter et, aussi surprenant que cela puisse paraître, s'excusa.
- Si cela peut te rassurer, je ne suis pas là parce que j'en ai envie. Antonio est loin en mer et Francis… sûrement de même. Je ne l'ai pas vu en ville. En fait, j'ai plutôt été forcé par Birdie (il s'épargna l'effort de montrer de qui il parlait. Pas qu'Arthur s'en préoccupait), et l'autre idiot (cette fois il regarda Alfred).
- Quoi ? Tu dis que voyager avec moi est une plaie ?!
- Exactement, génie !
Alfred feignit de bouder et tourna la tête vivement, croisant les bras. Mais son nouveau champs de vision lui révéla qu'Arthur avait un point commun avec Ludwig. Le silence. Ah non, deux, si on comptait l'incapacité de rire. Ou de parler ? Combien de fois Alfred avait entendu l'allemand parler ? Bon, en même temps il était toujours autour des deux autres ou tout seul mais bon…
- Si vous avez fini, pouvons-nous partir avant que quelqu'un ne nous voie ?
Trois visages virent leur mâchoire tomber par terre pendant que le dernier s'éclaira, un grand sourire traçait lentement son chemin sur ses lèvres. Alfred oublia complètement ses dernières pensées. Ça voulait dire qu'il acceptait n'est-ce pas ?!
- What ? Ce n'est pas comme si je faisais ça pour toi, you git.
Le pirate montait déjà à bord, le regard plus qu'heureux de l'américain sur lui. Ce dernier le suivit juste après et lui donna quelques tapes amicales dans le dos, au grand dam de l'anglais.
- Whatever you say Artie ! (Si tu le dis Artie !)
- It's Arthur.
Les autres suivirent. Ou plutôt, Ludwig suivit et lorsqu'Afred se retourna légèrement, il vit Gilbert retenir Matthew par le poignet. Il fronça les sourcils et comprit, quelques secondes plus tard, que ne pas regarder devant soi pouvait éventuellement finir avec un pied faisant la rencontre d'un tonneau. Il glapit à cause de la douleur.
… Wait, il n'avait pas glapit. Il regarda le tonneau dans lequel il s'était cogné et l'examina. Il y avait un trou, apparemment et il s'accroupit. Quelque part, ça ressemblait à ces tonneaux dans les dessins animés et quand on s'en rapprochait, on voyait un œil qui-
- GYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
Tous furent alertés et des dizaines de paires d'yeux se posèrent sur lui alors qu'il tombait en arrière. Deux secondes plus tard, Alfred vit la porte de la cabine du capitaine s'ouvrir dans un grand bruit.
- Que se passe-t-il ?! Qui a crié ?! Hurla la voix d'Arthur. Oh…
Ses yeux étaient tombés sur Alfred, qui secoua la tête et regarda le tonneau. Avant de se tourner vers le capitaine, apparemment pas très content.
- Ton tonneau est bizarre, Artie. Il y a un œil à l'intérieur !
Arthur, comme le précisa ce dernier, haussa un sourcil et s'approcha du tonneau en question. L'américain jura que quelque chose avait bougé lorsqu'un certain objet dont il n'avait retenu le nom fut demandé, juste avant que le couvercle du tonneau n'explose et qu'un homme en sortit.
- Surprise !
Il y eut un énorme silence et les différents regards passèrent de surpris à énervé. Tous les pirates sortirent leurs armes et se mirent en garde mais ne bougèrent pas. Ludwig, lui, parut surprit mais son expression était toujours aussi neutre que d'habitude. En revanche, même si Arthur ne bougea pas, son regard devint complètement froid.
- Qu'est-ce que tu fous ici, Francis ? Dans un de mes tonneaux ?
- Oh, ça… Tu vois, mon ami, c'est très simple. En fait ce matin je me suis réveillé et-
Le français fut interrompu lorsqu'une lame (celle d'Arthur) se colla à son cou pendant qu'Alfred cherchait encore comment réagir. Ou plutôt, pendant que l'américain tentait de comprendre (et d'enregistrer) ce qui se trouvait exactement sur son visage (celui de Francis).
- Ta vie ne m'intéresse pas, frog. Tu as intérêt à avoir une bonne excuse ou c'est ta tête qui y passe.
- Je voulais simplement aider mon ami, répondit-il en regardant Alfred.
Ceci expliqua cela et les trous dans son cerveau se remplirent en place. Enfin uniquement ceux concernant Marianne. Mais Francis sortit de son tonneaux et le rejoignit, l'aidant à se relever et surtout ne lui laissant pas le temps de dire quoi que ce soit.
- J'ai entendu parler de toi de Marianne.
- Inutile de nier Francis.
- Pardon ?
Le français parut étonné et ne pas comprendre. Son expression fit rire l'américain qui, sans s'arrêter ou se préoccuper du monde autour de lui, expliqua en agitant la main de haut en bas avant de pointer le visage de l'homme en face de lui.
- Je savais que c'était toi depuis le début !
En réaction, son visage devint complètement rouge et encore plus lorsqu'il sembla comprendre qu'il n'avait pas totalement enlevé son maquillage. Bon, Alfred avait un peu mentit, vu que seul le nom de Bonnefoy lui avait mit la puce à l'oreille, mais quand même… Avec son visage toujours maquillé et le fait que Marianne était… Juste une minute… ?
- Donc, mon cher…
Ses pensées furent coupées lorsqu'il sentit la main de Francis prendre la sienne doucement et le regarder avec son regard… Celui qu'il utilise toujours pour flirter et séduire. Ce qui révulsa un peu Alfred.
- Quand aurais-je mon rendez-vous ?
Aussitôt, le plus jeune (ou le plus vieux, dépends de comment on voit les choses) lâcha un grand sourire bien faussé et lâcha un poing dans le visage de l'autre.
- Je suis désolé, Francis. Mais j'ai promit un dîner à une jeune demoiselle. Pas à un vieux pervers.
Il y eut des éclats de rire et le français grogna, se tenant le visage là où il venait d'être frappé. Seuls Ludwig et Arthur avaient l'air aussi sérieux et Alfred sentit sa joie s'en aller un peu. Il devait vraiment faire quelque chose à propos de ça. Et vite.
*.*.*
- Gilbert ?
Matthew regarda l'albinos, un peu surprit de son action puis de son expression. Ce n'était pas tous les jours que « l'extraordinaire Prussia (ou Gilbert dans le contexte) » montrait de la timidité. D'ailleurs, Gilbert et Prussia n'étaient différent en rien et cela avait soulagé le canadien, quelque part. Après tout, il aimait la personnalité du prussien et si celui-ci changeait…
- Eum… Birdie…
Ne sachant vraiment quoi dire, il décida d'attendre. Ce n'était pas lui qui avait engagé la conversation alors… Et puis, il avait l'impression que presser l'albinos ne changerait rien. Donc il préférait l'encourager silencieusement, montrant qu'il était prêt à l'écouter, qu'il attendait que lui soit prêt.
- Tu sais, puisqu'on… Euh… Je veux dire…
- Ça va, Gil. Tu peux prendre ton temps.
À ces mots, le prussien respira un bon coup et regarda Matthew droit dans les yeux, toute hésitation oubliée. Ce qui le fit se raidir, un peu étonné par son soudain sérieux.
- Je me disais juste que cette histoire de voyage m'avait… inspiré ?
- A-Ah bon ? Dans quel sens… ?
Il y eu un moment de silence et le canadien devina qu'il était en train de peser ses mots.
- Eh bien… Tu sais, puisqu'on est emmené dans une nouvelle aventure par ton stupide frère… Pourquoi ne pas en commencer une nous-même ?
Matthew aurait normalement répondu quelque chose aux mots dirigés vers son frère (oui il est stupide mais il fallait quand même que les deux hommes règlent leur relation) mais la question qui lui fut posée le perdit complètement.
- P-Pardon ? T-Tu ne veux pas dire… ne pas y aller ?
- Quoi ?
Gilbert parut sérieusement surprit et perdit sa détermination, chancelant. Sa réponse n'était visiblement pas attendue. Donc il s'était trompé ?
- N-Non bien sûr que non ! Birdie, je voulais dire… une aventure plus-
- GYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
Les deux sursautèrent violemment (le violemment ne s'appliqua en réalité qu'à Matthew, Gilbert avait juste relevé la tête) et regardèrent le navire. Matthew voulu aller voir ce qui se passait. La voix appartenait à son frère, il en était sûr ! Mais encore une fois, il se fit arrêter par l'albinos. Il lui lança un regard noir.
- Ne t'inquiètes pas Birdie. Il y a un équipage de cruels pirates là-haut, en cas de problèmes.
- Justement !
- Je sais qu'Alfred est un fauteur de troubles, mais je suis sûr qu'ils ne lui ont rien fait. À coup sûr il crie pour n'importe quoi. S'il-te-plaît ! C'est vraiment important.
Le regard suppliant que reçu le canadien le fit clairement hésiter. Important ? À quel point ? Apparemment, ça l'était assez pour l'empêcher de vérifier si son frère allait bien… Un peu réticent, il fit un léger mouvement de la tête et se rapprocha de l'albinos, qui recula légèrement. Matthew sourit.
- Donc, quel genre d'aventure ?
Maintenant qu'il regardait de plus près, malgré le courage que Gilbert tentait d'amasser et celui qu'il avait déjà, son visage était complètement rouge. Cela lui donna envie de rire mais en même temps, il se sentit embarrassé, sans qu'il ne sache vraiment pourquoi.
Finalement, le prussien devait être moins… enfin plus courageux qu'il ne le pensait, vu qu'il se rapprocha et lui prit les mains, le regardant droit dans les yeux. Matthew sentit son cœur manquer un battement et son visage devint encore plus rouge.
- Une aventure rien que pour tout nous deux, Birdie, répondit l'albinos avec un sourire assez suggestif.
- Trois mots sont trop compliqués à prononcer ? Demanda timidement le canadien, bien qu'il sentait lui-même son propre pouls battre extrêmement vite.
- Un peu, avoua Gilbert alors qu'il se rapprochait de son visage.
Deux bras s'enroulèrent autour de sa taille et il fut ramené un peu plus près de l'albinos. Ce qui, évidemment, fit encore plus rougir le canadien, qui décida de cacher son visage dans le torse de l'autre (avant de découvrir que finalement ça n'aidait pas, bien au contraire). En réponse, Gilbert lui prit le menton, le força à relever la tête et l'embrassa.
- Ich liebe dich.
- Je t'aime aussi, répondit Matthew en souriant, malgré sa surprise.
Les yeux du prussien s'écarquillèrent et il ne put s'empêcher de rire. Qui aurait cru que la nation (plus ou moins) beuglarde serait aussi timide ? Peut-être n'était-ce pas le mot mais en attendant, c'était très amusant à voir.
- T-Tu connais l'allemand ?
Maintenant, même sa voix paraissait paniquée. Si Matthew lui disait qu'il ne connaissait cette phrase parce que, à son époque et dans son monde les « Je t'aime » de toutes les langues étaient connus de tous grâce à internet, il ne comprendrait pas. Enfin pour lui ça n'aurait aucun sens.
- D-Disons que je connais au moins cette phrase… Répondit-il simplement.
Il y eu un moment de silence durant lequel Gilbert chercha laquelle des réactions était la bonne et Matthew ne fit rien pour aider. Finalement, il sembla abandonner et se contenta de simplement garder son nouveau petit-ami dans ses bras. Petit-ami qui, évidemment, ne protesta pas.
Mais il fallut que le moment s'arrête lorsqu'un léger bruit de battements d'ailes et qu'un piaillement se rapproche d'eux, jusqu'à s'arrêter au dessus de la tête de Gilbert, qui se redressa aussitôt et lâcha un grand sourire. Non, il ne lâcha pas Matthew pour autant.
- Gilbird ! Comment vas-tu mon incroyable oiseau ?!
Le petit oiseau piailla, visiblement heureux et l'albinos enleva temporairement ses mains de la taille du canadien pour prendre la lettre attachée à son dos. Mais il reprit la main de l'autre et le regarda.
- Antonio a répondu ?
Il acquiesça d'un hochement de tête.
- Je suis surpris de comment cet oiseau est capable de voler ainsi à travers les océans… Dit-il en caressant l'oiseau qui bomba le torse comme il put.
- C'est vrai qu'il est extraordinaire, répondit l'albinos avec un sourire. Mais pas aussi extraordinaire que toi, Birdie.
Son sourire s'agrandit lorsqu'il vit le visage de Matthew devenir à nouveau complètement rouge (à un moment donné, il s'était un peu calmé) et il se pencha pour lui déposer un rapide baiser sur la joue. Ce qui, évidemment, rendit les joues du blond bien plus rouge. Il maudit presque la sensation mais… ce n'était pas si mal…
- Bruder, si vous traînez trop, l'équipage partira sans vous…
Les deux sursautèrent et se tournèrent vers le navire pour voir Ludwig, penché sur le bord pour les appeler. Matthew ne su s'il devait se sentir soulagé ou non par le rouge se trouvant sur les joues de ce dernier. Gilbert n'avait même pas lâché sa main.
- Bien, bien… Birdie ?
L'albinos le regarda et acquiesça d'un hochement de tête avant de monter à bord. Sur le pont, il y avait des cris et des histoires de tonneaux parlant, mais il ne s'en préoccupa pas. Du moins, pas tant qu'il n'était pas concerné.
Aaaaaaaaaaaaaw, même moi je suis en train de trouver ça mignon ! Bon après ça ne peut être que moi mais quand j'ai imaginé la fin de ce chapitre, j'ai voulu finir sur Francis se prenant un poing dans la gueule et le « Dans tes rêves » d'Alfred. … Qu'il n'a pas dit d'ailleurs mais mes fins ne sont jamais dans les mêmes état que je l'imaginais au départ. … Sauf le chapitre 1. Et le 2. Et le 3. Et le 4 et le 5 aussi, ok ! En fait ici j'avais juste pas pris la tournure du dialogue en compte. J'étais focalisée sur comment arriver à la fin x'D Surtout que là on est quand même à 10.429 mots les gens ! ^^ Youhou ! Bon j'm'en vais emmerder Lino deux minutes… Voilà j'vais mieux, tout est partie je suis redevenue normale donc…
J'ai eu quelques difficultés avec ce chapitre à cause de tout ce que je voulais raconter. J'ai commencé sans vraiment réfléchir avec les retrouvailles quand j'avais prévu de commencer directement le matin. Mais quand j'arrivais au PruCan au début, j'étais « Oh merde ! Déjà 3.000 mots ?! » A partir de ce moment-là, j'étais plutôt en mode « Evaluation des scènes » et je me suis retrouvée à planifier la sortie et le manoir, le cinquième jour, ce qui est arrivé aux frères Vargas et ce moment car… j'vous explique après mon PruCan. En gros je me suis rendue compte que c'était trop et ai abandonné l'idée d'expliquer tout ce qui s'est passé en ville (Mais ça pourrait être intéressant d'écrire la scène en bonus ou quoi, si vous en avez envie) et les Vargas sont ainsi reportés au premier chapitre mais, promis, j'commence par eux.
Sinon, le PruCan ! Pourquoi maintenant ? Parce que, à un moment de fixage d'écran, j'ai commencé à remplir mon cerveau de PruCan. J'ai prévu un peu mes éléments pour les autres pairings et j'ai pensé que si pas maintenant, le PruCan deviendrait un gros cliché que je vais détester et j'ai eu l'idée du « Puisque nous commençons un nouveau voyage » etc *Flemme*. Et puis y a aussi pour le rythme. D'ailleurs vraiment désolée pour ceux/celle qui imaginent un Gilbert assez direct, j'avais vraiment envie de l'embrouiller x'D C'est pour ça que j'ai pris le point de vue de Matthew après… C'était plus simple x'D Et mignon ?
Uh ensuite, excuse spéciale à Gilbird, mon grand… *Moment d'hésitation* … Oiseau. Je t'ai tellement oublié, je l'avoue ! J'ai même faillit finir ce chapitre avec Ludwig qui les rappelle (qui a faillit être remplacé par un simple pirate/SBAFF/) et eux montant dans le navire. Sauf que quand j'ai commencé cette phrase finale, quelque chose m'a heurté « GAH ! GILBIRD ! » x'D Apparemment, se dire que quelque chose n'irait pas finit par payer. Et je suis sincère. Comme le PruCan, s'il n'arrivait pas maintenant, il aurait été gâché. En réalité, il aurait eu le destin tragique d'être mort… Remarquez, j'ai une meilleure idée donc peu importe mais sincèrement, je n'aurais pas pu le réintégrer et n'aurais pas eu d'autre choix. Puis en fait j'ai promis à l'amie de Lino via son intermédiaire x'D Donc… Pas le choix ! Si vous vous posez la question, non je n'aurais pas eu peur des fangirls. *Recule* Je me serais protégée et puis j'ai quand même de la force ! x'D
Bref ça devient long. J'ai des choses à dire je crois *Ne s'en rappelle pas, comme d'hab*. *Soupire* Vous savez que je dois dire un truc depuis le chapitre 1 ou 2 et pourtant j'oublie quand je viens dans les notes ?
Francis : Sûrement voulais-tu parler de moi ?
Tori : Rêve pas, Frog !
Francis : Toi aussi ?! Non, je veux dire ! Je suis enfin apparu !
Tori : Il n'y a rien à dire. Tout le monde sait que tu es un travesti. Je me demande juste s'ils sont capables de comprendre ce qu'il se passe dans ton manoir bizarre.
Francis : …
Tori : Oui, c'est tragique *Regarde les lecteurs en disant ça* D'ailleurs j'éprouve ce qui ressemble à de la compassion à son égard et pourtant, il y a trois semaines encore, j'étais en train de dire « Dois-je faire de Francis quelqu'un de bien ?! C'est impossible ! » Quand j'avais des idées. Bref sinon un truc dont je viens de me souvenir Ludwig, puisque tu fermes ce chapitre.
Ludwig : Mh ?
Tori : J'ai du mal avec le personnage mais en fait, il est juste un peu compliqué car il n'a pas de réelle importance vis-à-vis des événements qui se déroulent avec Matthew. Après tout, il doit juste retenir Gil de me rentrer dans les pattes…
Gil : Quoi ?! Je suis seulement inquiet !
Ludwig : Bruder… *Regarde Tori et comprends qu'il peut fermer le chapitre* Puisqu'il n'y a plus rien à dire apparemment, le prochain chapitre sera écrit le plus vite possible et posté presque aussitôt.
Tori : Car on compte sur ma Lino ! ^^
Luddie : Ja. … Pourquoi mon nom a-t-il changé ?!
Tori : Je voulais t'appeler Luddie ^^
Luddie : *Soupire* Bien. À la prochaine.
Tori : 'Prochaine ! *Va écrire son titre de chapitre pour aller au toi/SBAFF/*
