Bon j'écris cette note alors que j'ai aucune intention de déjà commencer le chapitre 7 quand ma correctrice n'a pas lu entièrement le chapitre 5. Mais au moins, j'peux dire les trucs que j'avais à dire mais oublié. Alors l'un concerne Mattie et l'autre… Ah oui. Si jamais certains se sont demandé pour les disclaimers. Uh, mon avis sur les disclaimers ça donne ça : J'suis en train d'écrire une fanfiction. Assez explicite ?
Donc n'attendons pas et passons à Matthew. J'espère (assez facilement/SBAFF/) que son passé ne vous perturbe et que personne n'a voulu me tuer parce que « Matthew est invisible ! Il ne peut pas se faire voir aussi facilement ! ». Oui, je comprends parfaitement. Sauf que mon histoire a besoin d'éléments comme ceux que j'ai mit. Et puis, j'ai une explication malgré tout : Une erreur est possible donc si Matthew heurte, pas exemple, la table. Je suis désolée mais le vendeur est con s'il n'a rien remarqué. Ensuite, un vendeur va quand même faire attention aux voleurs donc il ne serait pas étonnant que, malgré les distractions du vendeur, il ait mal choisit son moment… Plein de choses son possible donc…
Il y avait autre chose, j'y ai pensé dans le bus ce matin… *Au moins trois jours plus tard* Bon je sais pas si c'était pas si c'était ça mais en gros pour les langues. Je ne me suis pas fixée sur la langue qu'ils parlaient entre eux. Je pense par logique que c'est l'anglais la plupart du temps (On se doute que les frères Beilschmidt se parlent allemand et les frères Vargas en italien hein) mais vous pouvez facilement penser autre chose. En tout cas j'écris juste l'anglais parce que j'aime la langue et que je profite de l'occasion.
Donc sinon rien d'autre à dire ? Pourtant j'ai pensé à un truc cette après-midi… *Après un bon moment de distraction* Uh c'est bon, je viens de me faire peur en cliquant sur «Delete Story » à cause de ce fichu clavier *A envie de rire mais ça l'énerve donc ne fait rien*. Sinon je m'excuse car vu mes projets, Kiku et Yao, c'est dans longtemps. Bref, Commençons ?
Francis : Je suppose que c'est mon tour ? *Sort une rose de nulle part*
Tori : En fait je pensais plutôt à Feli ou Lovi ?
Francis : *Se fige* Eh ? *Regarde Tori* Pourquoi ?! Je suis techniquement le troisième personnage d'Hetalia à être apparu donc c'est mon tour depuis longtemps ! C'est comme ça que tu fonctionnes non ?!
Tori : Oui oui, mais tu n'as pas fait une apparition en tant que Francis donc tu es techniquement le huitième à apparaître. Mais vu que Lovi a eu la première ligne du chapitre 5, je lui laisse l'honneur de s'occuper de ce chapitre. (Au fait. Je ne fais pas d'italien, comme personne dans mon entourage donc merci google traduction x'D Si y a des fautes, n'hésitez pas à me le dire)
Lovi : Qualunque, fintanto che è fatto! (Peu importe, tant que c'est fait !)
Tori : Tellement grincheux… *Soupire mais s'en fiche en fait*
Lovi : Se permette di mettere a tacere questa stupida scrittore, così… *Hésite* (Si ça permets de faire taire cette stupide auteure, alors…)
Tori : *Attends* Quoi ? Trop dur de sortir un truc comme « Bon chapitre » ?
Lovi : *Grogne* Buono capitulo bastardi ! (Bon chapitre enfoirés !)
Chapitre 7: Quand la politesse n'a pas besoin d'être respectée
- Tu as intérêt à ce qu'on ne soit pas venu pour rien, Feliciano !
- Mais fratello…
- Chiuldila ! Je veux partir le plus vite possible ! Ce manoir me donne des sueurs froides !
- Mais tu n'es même pas encore rentré, fratello.
Ce n'était pas vraiment sa faute s'il criait toujours sur son frère. Après tout, tout ce qu'il faisait, c'était manger des pâtes, chanter, pleurer et encore manger des pâtes ! Il était parfaitement inutile et était obligé de compter sur les autres pour s'en sortir. … Mais il faisait malgré tout de son mieux pour l'aider, bien qu'il ne faisait que lui crier dessus.
Lovino regarda autour de lui. Ils connaissaient ce manoir d'Angleterre où vivaient ces fichus nobles. Fichus nobles qui passaient leur temps à critiquer le pays dans lequel ils vivaient pourtant, à l'exception d'un ou deux bien sûr, mais ils le faisaient tout de même.
Il ne comprenait pas. Était-il arrivé quelque chose depuis la dernière fois qu'ils étaient venus ? Certes cela faisait longtemps et ce n'était que l'un des nombreux (suivant ce que l'on appelait nombreux : Ils n'en avaient que cinq, mais il ne fallait pas oublier tout ce qu'il y avait à l'intérieur… En gros c'était cher) manoirs qu'ils possédaient, mais malgré tout, cela ne justifiait pas son état.
La terre plutôt boueuse, mais ça pouvait encore aller. Les murs du manoir n'étaient pas en trop mauvais état non plus. Et en fin de compte, une ou deux feuilles en moins ça pouvait aller. Sauf que les herbes étaient un peu trop hautes pour un jardin de nobles, certaines fenêtres cassées (pas sur la façade, mais en regardant bien, sur les côtés…) et les feuilles des arbres étaient clairement en train de tomber quand ce n'était même pas la bonne saison.
Définitivement, il n'aimait pas cet endroit et il y avait de grandes chances pour que ça ne viennent pas uniquement de lui… Pourquoi son imbécile de frère voudrait-il revenir ici ? Ça n'avait pas de sens et il ne lui avait même pas expliqué. Une minute, est-ce qu'il avait demandé d'abord ?
Il venait de se décider à poser la question lorsqu'il vit que son frère avait parlé (sans doute dit des choses insignifiantes ou tenté d'avoir son attention à nouveau) et qu'il était entré. Ou plutôt fait quelques pas avant de s'être accroupit au milieu de nulle part. Plus précisément, dans les hautes herbes et la terre boueuse.
- Che catzo pensi, Feliciano ?! Tu comptais me laisser devant ou quoi ?! Je ne t'aurais pas rejoins si tu étais entré ou avait disparu dans le jardin !
… Quoique quelque part, il avait disparu dans le jardin. Il avait juste eu besoin de s'accroupir un peu et baisser la tête pour qu'il soit invisible. Son frère sursauta en l'entendant crier une fois de plus et leva aussitôt la tête pour le regarder, mais il ne se leva pas pour autant.
- F-Fratello ! Euh… J'ai vu quelque chose… de brillant ?
- Quoi ? T'es devenu un détecteur de trucs brillants ou quoi ?! Pourquoi on devrait se préoccuper d'un quelconque objet brillant ?
Feliciano se releva et regarda son frère avec une expression qu'il tenta en vain de décrire. Et puis il ne voulait pas se retrouver à faire des discussions compliquées. Ils étaient dans un manoir vraiment lugubre à la recherche de gens qu'il estimait soit louches, soit dérangés. Accompagnés de plusieurs autres synonymes. Et pas des bons, non.
- Mais Fratello… Cette broche appartenait à l'une des servantes…
- E allora ? Elle l'a sûrement perdue. Rien qui nous concerne.
Pourquoi avait-il l'air sur le point de pleurer ? Une des domestiques avait perdu sa broche, et alors ? Ce n'est pas comme si c'était un énorme mystère et pourtant, le jeune homme en face de lui regardait l'objet dans sa main comme s'il s'agissait d'un événement malheureux ou même tragique.
- Ma…
- Chiuldila, Feliciano ! Si tu veux la rendre, alors garde-la et tu la donneras à la première domestique à l'intérieur mais dépêche-toi, je n'ai pas envie de rester ici trop longtemps !
- S-Si, fratello ! J'essayerai de la donner à sa propriétaire mais si je ne la trouve pas, je la laisserais à Francis.
Lovino lâcha un «Hmpf !» Mais n'ajouta rien. Après tout, tant qu'ils partaient rapidement et que rien de grave n'arrivait, tout irait bien, non ? Alors il n'avait qu'à laisser son frère faire ce qu'il voulait et puis ils retourneraient chez eux tranquilles. Leur grand-père ne s'inquiéterait pas et la moitié des hommes travaillant pour lui ne seraient pas envoyés à leur rescousse pour une absence de plus d'une semaine. Parce qu'il était possible que Francis les invite à rester mais jamais plus longtemps ou ils prévenaient.
- Si,si, non si preoccupi ! (Ne t'inquiètes pas !)
Avec un grognement, il regarda le portail. Ils avaient sonné avec la cloche juste à côté, avant que Feliciano ne décide d'entrer. Pourtant, il n'y avait toujours personne. L'envie de rentrer le frappa une fois de plus au ventre et le brun regarda l'autre, visiblement heureux. Comment voyait-il les choses s'il arrivait à être dans cette humeur ? Peut-être que ses yeux étaient fixés sur le passé et qu'à cause de ça, il ne voyait pas le présent ?
… Ça sonnait étrangement philosophique et il n'aimait pas ça du tout.
- Fratello, quelque chose ne va pas ?
- Bastardi ! Tout est de ta faute !
- EEEEH ?! Mi dispiace ! Mi dispiace !
Mais il continua de fulminer alors que le plus jeune (de quelques secondes mais peu importe) s'excusait sans qu'il ne sache pourquoi. Pas grave. De toute façon, il ne savait lui-même pas pourquoi il venait de crier. Peut-être parce qu'il était simplement nerveux ? Maintenant, quand à savoir si c'était à cause de cet enfoiré de français (et ses amis) ou à cause de l'allure de la maison…
- Qualunque, finit-il par dire dans un murmure énervé mais rien de trop agressif, finissons-en ok ?
Feliciano retrouva le sourire et lâcha un bref « Ve~ ! Ok ! » et le suivit lorsque son frère partit. S'il avait l'impression d'être un peu froid ou méchant envers son frère ? Pas vraiment. Malgré le fait qu'il essayait de ne pas trop le faire, il ne pouvait pas vraiment s'en empêcher. Sérieusement, il devrait se rendre compte d'à quel point il était préféré. Ça rendrait certainement les choses plus faciles pour lui.
- Ma, fratello, je ne comprends pas pourquoi tu n'aimes pas être ici…
- N'est-ce pas évident ?!
Peut-être pas en fait mais que ça le soit ou non, le plus jeune n'était pas vraiment du genre à réfléchir (et faible mais passons, il n'était pas vraiment plus fort de toute façon), donc il n'avait sûrement pas comprit. En fait il était assez idiot que pour se promener dans un endroit aussi lugubre sans se rendre compte de rien. Si un fantôme se pointait, ce ne serait pas de sa faute !
- No, pas vraiment… Tu sais, même si tu agissais comme si tu t'ennuyais ou que tu disais que c'était l'enfer, tu ne partais jamais. Aussi… tu étais moins irritable que chez…
- Chiuldila, Feliciano ! Rugit Lovino, soudainement très irrité (ou plus que d'habitude en tout cas).
Peut-être qu'il avait raison, sans doute que s'énerver était stupide. Non, il savait parfaitement que son frère avait raison et que s'il s'énervait, c'était parce qu'il était encore un enfant. Un enfant qui n'était pas encore passé au-dessus de ses… problèmes. Quitte à jouer les pessimistes, il ne pensait pas les surmonter de si tôt.
Et encore moins en sachant que les seules personnes qui l'entouraient ne constituaient que deux membres de sa famille. Son père et son frère jumeau. S'ils avaient pu faire quoique ce soit, étant donné le temps qu'ils avaient eu avec lui (ensembles surtout), ils auraient déjà fait quelque chose.
- Fratello, on dirait qu'il n'y a personne…
Lovino regarda autour de lui lorsque son frère poussa la porte plutôt timidement. En effet. En dehors du fait que l'entrée était complètement vide (ce qui n'était pas vraiment si étonnant en soi mais qui pouvait pourtant constituer un élément), l'endroit semblait désert. En regardant de plus près, le brun remarqua quelques poussières par-ci par-là, sur les divers meubles ou dans certains coins. Et… oh, une toile d'araignée.
- Feliciano, je crois qu'il n'y a vraiment personne.
- Ve ?
- Non, rien. Peut-être qu'ils sont plus loin ? Ou qu'ils mangent ?
C'était impossible. Bien que la famille Bonnefoy prenne son temps pour manger tout comme ils ne se levaient pas particulièrement tôt, il était impossible qu'ils soient toujours en train de manger. Il n'était pas possible non plus qu'ils soient en train de dîner.
Et puis où pourraient-ils se trouver s'ils n'avaient pas entendu la cloche ? Étant donné le nombre de domestiques, il était obligatoire que l'un d'eux les ait entendu. Ensuite, ce dernier serait arrivé à l'extérieur en moins de cinq minutes car il se serait trouvé non loin. Au mieux, vu le temps qu'ils avaient prit, il se serait déjà trouvé l'entrée. Or le hall était vide. Et sale.
Non pas que la saleté soit un problème. Pas du tout. Mais quiconque de plus intelligent que Feliciano (ce qui n'était pas dur, il fallait l'avouer) ou simplement d'assez observateur savait que les grands manoir étaient toujours gardés le plus propre possible. Ce qui signifiait, dans ce cas-ci, que la moindre petite poussière était exterminée comme si elle représentait le diable. Ou quelque chose de similaire.
Définitivement, il n'y avait personne.
Mais Lovino savait que son frère insisterait malgré tout et il savait également que le seul moyen de le faire partir serait de passer toutes les pièces en revue et lui prouver qu'il n'y avait personne dans le manoir. Il en profiterait pour savoir pourquoi. Généralement, Marianne restait toujours dans ce manoir particulièrement et il y avait au moins cinq domestiques. Restait donc à savoir pourquoi l'endroit était désert. Peut-être qu'il avait été abandonné ? Pourquoi ?
Supposant que la réponse serait quelque part à l'intérieur, il décida qu'il chercherait chaque pièce.
- Peut-être qu'il sont dans la salle-à-manger alors ? Mais c'est bizarre… je ne sens pas l'odeur de la nourriture…
- On peut toujours aller voir, suggéra l'aîné en avançant vers l'aile ouest.
Décidément, il ne pouvait pas lui dire que l'endroit était sûrement abandonné, peu importe ce qui était arrivé aux Bonnefoy. Parce que quelque chose leur était arrivé, non ? Il y a… peut-être deux ans, on leur avait demandé de partir alors qu'ils étaient au milieu d'un séjour chez eux. Puis son grand-père était venu, leur avait parlé et… ça lui avait semblé important, même s'il n'avait rien pu entendre.
Avec un soupir, il continua de marcher jusqu'à passer la cuisine et rejoindre la salle à manger. Il referma la porte avant de se retourner d'un coup.
- Quelque chose ne va pas ? Demanda son frère.
- Euh... non rien. Je crois avoir entendu quelque chose… des pas de course… ?
- Peut-être que c'est fratello Francis ?!
Sérieusement ? Lovino en doutait mais en voyant l'air de Feliciano… Il soupira une deuxième fois et lui commanda de rester là, une main sur la poignée. Bien que le plus jeune sembla vouloir protester, il acquiesça d'un hochement de tête, se disant sans doute que son frère devait avoir ses raisons et ce dernier poussa aussitôt la porte pour sortir dans le couloir.
Mais la seule chose qu'il rencontra fut un grand silence et un couloir plutôt vide. Peut-être que ça venait d'en haut. Il lui semblait que les pas descendaient mais il s'était peut-être trompé ? C'était possible, puisque deviner ce genre de choses pouvait s'avérer compliqué. Et puis il n'avait pas envie d'y réfléchir pendant des heures donc pourquoi continuerait-il ? Après tout, il lui suffisait de regarder un peu mieux ?
La porte était toujours légèrement entrouverte et Lovino regarda vers le jardin mais ne remarqua rien. Haussant les épaules, il se retourna et se mit à réfléchir sur la direction à prendre. Si la personne, ou chose, qui avait courut en bas (si elle avait courut en bas) avait pris l'aile est ou nord, alors il l'aurait entendue non ? Mais avec un bref regard, il comprit que cette théorie était impossible.
Un peu plus loin, le couloir était condamné.
Bon au moins il savait qu'il n'avait plus que l'aile est et l'étage supérieur. Ou plutôt, l'aile est du rez-de-chaussée, et tout le premier étage. L'aile ouest du rez-de-chaussée, il le saurait, puisqu'il en venait. Il voulu soupirer mais savait que s'il ne faisait pas assez attention et que qui-que-ce-soit-qui-se-trouvait-dans-l'une-des-pièces était dangereux, alors il était mal barré.
Mais chaque salle qu'il inspecta de l'aile est se révéla vide. Et pour cause, il avait passé son temps à vérifier chaque cachette possible (et il fallait le croire, il était un expert dans ce genre de choses) ainsi que tendu l'oreille tout au long de sa recherche. Si quelqu'un était passé, même à pas de loup, il l'aurait entendu et le savait plus que bien. Même alors qu'il déplaçait plusieurs objets.
Évidemment, cela ne voulait pas dire qu'il était plus à l'aide dans l'étrange bâtisse, non. Après tout, il voulait toujours autant sortir de là rapidement. Seulement, il préférait également être sûr et puis prouver à son frère qu'ils pouvaient partir. Qui que ce soit qui avait couru dans la maison, ils partiraient avant la fin de la journée. Bien qu'il connaissait son frère et qu'il savait que celui-ci trouverait certainement une raison pour rester…
Alors qu'il montait les marches, Lovino ne put s'empêcher de remarquer le grincement de l'escalier. Non pas qu'il soit fort, mais il l'avait sentit car le manoir était désert et que le son résonnait facilement. Et puis parce qu'il avait l'impression que son pieds s'enfonçait, bien que ce fut léger. En parlant des murs… Ils étaient vides des portraits et autres peintures qui y étaient pourtant habituellement accrochées.
Décidant de ne plus rien commenter de bizarre, le brun continua d'avancer et une fois à l'étage, se mit à réfléchir à quel chemin prendre. Il décida d'aller voir les chambres mais rien ne lui sembla suspect. Enfin dépendait de ce que l'on appelait suspect. Le lit de la chambre de Francis était défait et donc, certainement avait-il été utilisé il n'y a pas si longtemps.
Il s'en alla rapidement et, ne voyant personne ni rien qui ne puisse l'aider, passa à la chambre de Marianne et à nouveau, inspecta la pièce. Mais il n'y avait rien d'anormal. D'une façon différente de la chambre précédente car cette fois, le lit n'avait pas l'air du tout utilisé. En fait, même la chambre en elle-même ne semblait pas avoir été utilisée depuis un moment…
Finalement, mieux valait abandonner l'inspection. La personne qu'il avait entendue était sûrement Francis. En sortant de la chambre, il examina rapidement les autres pièces de l'aile, appelant le cadet de la famille Bonnefoy soit par son nom, soit par diverses insultes comme « Vini bastardo ! ».
La dernière chambre ressembla à celle de Marianne et l'aile et fut déclarée comme déserte très rapidement. Maintenant, Lovino se demandait plutôt s'il ne devait pas retourner auprès de Feliciano, qui devait sûrement déjà s'inquiéter, avec le temps qu'il prenait. De plus, la personne qu'il avait entendue (Francis ne répondait définitivement pas après tout) devait être partie depuis longtemps déjà, donc peu importe l'aile ou la pièce, ils la reverraient. Si elle se trouvait toujours dans le manoir.
Le flemme et l'ennui l'emportant, le garçon se découragea et n'eut plus que l'envie de retourner dans la salle à manger avant que son frère ne s'inquiète assez que pour lui désobéir. Il sortit donc de la pièce dans laquelle il se trouvait et se dirigea vers l'escalier avant de desc… Une minute. Venait-il de voir une porte entrouverte ?
Avec seulement quelques pas à reculons, le brun se pencha en arrière et regarda la porte. Oui, entrouverte. Est-ce que c'était censé signifier quelque chose ? Sûrement, non ? Après tout, cela voulait sûrement dire que quelqu'un y était entré (ou sortit mais il préférait la première théorie) et qu'il y avait enfin un potentiel signe de vie dans la maison (parce qu'on ne perds rien à être optimiste, si ?).
La pensée le fit automatiquement, ou plutôt mécaniquement, tourner et ensuite marcher vers la porte, toujours hésitant. Quelque part, même s'il n'y avait pas vraiment pensé plus tôt, la peur de croiser quelque chose de… mauvais, diabolique ou… surnaturel était bien présente. Simplement, il avait préféré penser que l'endroit était juste désert. Mais maintenant il se rappelait. Ce genre d'endroit, abandonné, un peu sans dessus-dessous lorsqu'il avait vu l'aile nord, au rez-de-chaussée et bien sûr poussiéreux alors que la famille avait des domestiques presque perfectionnistes… Oui. Il y avait forcément ce genre de rumeurs.
Lentement, il ouvrit la porte et avant même qu'il ne puisse entrer, quelque chose lui attaqua le visage et son champs de vision devint complètement noir. Sans réfléchir, il cria. Cri qui furent amplifiés lorsqu'il commença à ressentir ce qu'il identifia comme une énorme douleur.
*.*.*
Lorsque la porte s'était refermée en claquant violemment, Feliciano devait avouer qu'il avait l'intention d'obéir à son frère. Les cinq premières secondes. Ayant sursauté, il avait plutôt soupiré en se disant que son frère pouvait être parfois un peu violent, mais son ordre et l'intention de le respecter étaient sortis en même tant que le soupir.
- Ve~ Je me demande pourquoi et où est partit fratello… Ah et pourquoi il était énervé… Mais il est énervé tout le temps alors ce n'est sûrement pas important…
Mais malgré tout, Feliciano se demandait toujours pourquoi Lovino était partit en lui demandant de rester dans la grande salle à manger. À cause de ça, il s'ennuyait ! Même pas une minute ne s'était écoulée mais pour lui, cela faisait déjà une bonne dizaine de minutes, tellement l'ennui était fort. En fait peu importe depuis combien de temps exactement, il restait ennuyé, assis sur une chaise et à moitié allongé sur la table, fixant les fleurs devant lui.
Sans mieux savoir comment les minutes passaient, Feliciano continua de fixer les fleurs sans vraiment prendre en compte leur apparence. Des fleurs étaient des fleurs, dans son état de pur ennui. Pourquoi ne pouvait-il pas y avoir une belle domestique passant par là… ? Ou bien Francis ou Marianne peut-être. Ça pourrait être bien aussi, qu'ils soient là… Mais ils ne l'étaient pas. Pourquoi ?
Ses pensées furent effacées (ou plutôt de nouvelles furent ajoutées) lorsqu'une toux incontrôlée força son chemin hors de sa gorge. L'italien se releva aussitôt pour placer une main devant sa bouche. … Avant de se rendre compte que pour une fois, mettre sa main dans sa bouche en toussant pouvait parfois s'avérer être une erreur, puisqu'il avala de la la poussière.
Sa toux ne se calma pas avant un moment, considérant qu'il prit un certain temps au brun pour enfin comprendre que rester près de la table était mauvais pour lui. Tout ce qu'il faisait était continuellement avaler de la poussière pour tenter de la recracher par la suite. Et si le goût était mauvais, sa gorge commençait à ne plus le supporter et il fut plus qu'heureux lorsque la toux s'arrêta.
Les larmes aux yeux et la gorge lui faisant affreusement mal, il prit enfin en compte son entourage. Tout était poussiéreux et les fleurs qu'il avait fixé plus tôt étaient complètement mortes, le mot fanées semblant un peu faible pour décrire leur état actuel. Pourquoi ? Il ne comprenait pas. Francis prenait toujours grand soin des fleurs de la maison, et Marianne avait une partie du jardin remplie de diverses fleurs (mais particulièrement de roses). Il le savait : Il en avait passé du temps avec les deux français.
Et puis les parents Bonnefoy avaient toujours refusés la moindre poussière, même là où elle ne dérangeait personne. Il le savait puisqu'il avait vu plus d'une fois le père s'énerver alors que, selon lui en tout cas, il n'y avait rien. En fait, s'il n'y avait ne serait-ce qu'une trace de doigt sur les vitres, c'était au tour de la mère de s'énerver. Un peu maniaque, même s'ils étaient très gentils.
Feliciano décida de vérifier et vit que la table n'était pas la seule à être recouverte de poussière. Premièrement, son derrière. Ou tout son pantalon en fait. Ou plutôt il y en avait un peu partout sur lui. Ensuite, après avoir enlevé ce qu'il y avait de poussière sur lui, il remarqua qu'en réalité, il n'y avait pas un centimètre épargné par la saleté. En fait, il y en avait beaucoup trop que pour citer chaque chose sur lesquelles elle se posait.
Chose assez marrante : Il avait l'impression qu'il aurait le temps de compter chaque grain de poussière avant même que son frère ne revienne. Mais non, il ne le ferait pas. L'endroit restait sale et puis, il n'aurait pas envie de rendre malade les jolies filles qu'il verrait un peu plus tard. Et lui encore moins, ou son frère ne serait une fois de plus pas content. Ce qu'il essayait d'éviter malgré le fait que son frère heureux n'était qu'une chimère.
En revenant sur les faits : Feliciano s'ennuyait (parce que revenir sur les faits c'est oublier tout ce qu'il a pensé). Alors que pouvait-il faire en attendant ? Si son frère ne revenait pas avant un moment, il avait le temps de se balader un peu non ? Il n'irait pas loin. Juste dans la pièce à côté, ou éventuellement dans le jardin…
Oui, il voulait voir le jardin de Marianne. Il n'était pas venu rendre visite à la famille Bonnefoy depuis ce qu'il apparentait à un long moment. Lorsqu'ils étaient petits, lui et son frère visitaient parfois les français grâce aux relations de son grand-père, ou quelque chose dans le genre. Et puis un jour, ils ont raccourci l'un de leur séjour et sont partit sans aucune explication.
C'était il y a très longtemps, quelques années tout au plus, mais l'italien se souvenait que Francis et Marianne étaient gentils avec lui. Le jardin était magnifique et dans le fond, la sœur avait plusieurs rosiers ainsi que d'autres fleurs. Il lui était arrivé de passer plusieurs heures dans cet endroit, inquiétant de nombreuses fois Lovino qui avait finit par comprendre que s'il cherchait son frère, il devait soit aller voir la cuisine, soit le jardin.
Le garçon était sortit de la salle à manger presque sans s'en rendre compte et passa devant les escaliers pour se rendre à l'aile nord. Son chemin était barré par contre. C'était bizarre. Il avait toujours prit ce chemin pour aller dehors alors pourquoi ne pouvait-il pas maintenant ? Ou plutôt, pour y aurait-il des meubles au milieu du couloir ? Enfin, peu importe. Il devait juste trouver un moyen de passer non ?
Alors, déplaçant du mieux qu'il put ce qu'il y avait là, il fraya son chemin et, une fois passé, reprit calmement son chemin comme s'il ne s'était rien passé. Tout en sachant que « Calmement » signifiait plutôt « Chantonner joyeusement en sautillant jusqu'à la porte arrière ». Ses pensées n'étaient remplies que de ses faibles souvenirs qu'il voulait raviver et rien de ce qu'il y avait autour de lui ne l'intéressait assez que pour attirer son attention.
Une fois la porte ouverte, l'air froid entra vite en contact avec lui, le faisant frissonner. Il n'avait pas pensé à prendre de veste puisqu'il faisait plus chaud dans son pays. Une ampoule s'alluma au-dessus de sa tête. Oh ! C'était pour ça que son frère lui avait crié dessus en partant ! Ou bien était-ce pendant le voyage ?
Décidant de ne pas surchauffer son cerveau en y réfléchissant, Feliciano ignora purement le froid (de toute façon ce n'était pas si froid que ça) et continua son bout de chemin. Le sol était étrangement boueux et l'herbe avait une drôle de couleur mais peut-être qu'il avait plu et que le manque de soleil ainsi que les nuages gris le trompaient ?
Mais… ça ne justifiait certainement pas les fleurs fanées n'est-ce pas ? Il devait y avoir une raison pour laquelle Marianne arrêterait de prendre soin de ses fleurs. Peut-être était-elle tombée malade ? Alors il devait absolument vérifier ça ! Après tout, Marianne était quelqu'un qu'il appréciait. D'ailleurs, peut-être n'était-il pas le plus intelligent, mais il était capable de comprendre que la raison était assez bonne pour les domestiques de ne pas se préoccuper des visiteurs, non ? Lovino pensait qu'ils étaient partis, donc peut-être la maladie était-elle contagieuse ? Oui, c'était sûrement ça.
Il irait voir Marianne, le dirait à un moment donné à son frère, dirait bonjour à tous les membres de la famille se trouvant certainement quelque part dans le manoir, saluerait toutes les domestiques et tous les autres domestiques et ensuite, il referaient le jardin ensemble. Donc il n'avait pas besoin de raviver sa mémoire du superbe jardin remplit de roses maintenant. Il le reverrait une autre fois.
Heureux d'avoir trouvé la raison (et tout seul en plus !), Feliciano s'apprêtait à courir dans la direction du manoir lorsqu'il entendit un cri. Cri qui ressemblait étrangement à celui de son frère. L'inquiétude se montra très rapidement et l'italien commença à se poser des questions. Pourquoi son frère crierait-il ? S'était-il cogné la tête ? Une minute, il devait courir pour vérifier non ?
- Fratellooooo !
À l'intérieur, le plus jeune tenta de réfléchir rapidement. Ce qui n'était pas sa spécialité alors il s'arrêta une fois la porte passée. Heureusement (en fait non pas vraiment), un deuxième cri retentit ainsi que quelques séries de jurons accompagnés d'autres cris, et éventuellement, il fut guidé jusqu'à l'étage supérieur, où Lovino se débattait avec… un chat ?
- Ve~ Fratello… Cosa stai facendo ? Demanda-t-il innocemment (Qu'est-ce tu fais ?).
*.*.*
- À quoi ça ressemble, idiota ?! Répondit Lovino en essayant d'éloigner l'animal de son visage.
- Eh ? Mais tu joues avec le chat non ?
Un grognement de frustration s'échappa de ses lèvres alors qu'il recevait une nouvelle griffure. Sérieusement, qu'avait ce chat ?! D'accord il y avait des chances qu'il n'agisse ainsi qu'à cause de la peur, mais quand même ! Non, en fait le chat le détestait sûrement, pour une raison inconnue. Alors qu'il gagnait en griffures, son frère décida d'être pour une fois perspicace.
- Ve~ Fratello, est-ce que c'est pour ça que tu as crié ?
Enfin à moitié. Lovino rouvrit ses yeux (car ils étaient fermés) en sentant le chat se calmer. Chat qui n'hésita pas à utiliser son nez et ses joues comme plate-forme de saut pour se retrouver dans les bras du plus jeune italien qui, évidemment attrapa le petit démon comme si c'était une adorable peluche. Et c'est vrai qu'il aurait pu paraître mignon, à frotter son museau contre la joue de Feliciano. Il aurait pu, s'il ne lui avait pas déchiré le visage il y avait à peine quelques secondes.
- Ouah ! Guarda, guarda ! Fratello, guarda ! (Regarde !) Fratello, il est trop mignon ! Je ne savais pas que les Bonnefoy avait un ch-
- Chiuldila, coglione ! Cette… (il hésita un instant à la vue devant lui) chose a voulu me tuer !
- Eh ? Vous ne vous jouiez pas ? Demanda l'autre en relevant la tête.
- Bien sûr que non ! Regarde l'état de mon visage !
Il y eu un grand moment de silence durant lequel Feliciano tenta de voir exactement ce qu'il n'allait pas quand les griffures faites par le chat étaient plus que visibles. Bon, l'aîné ne se voyait pas lui même mais il était plus que certain que l'animal ne l'avait pas juste frôlé de ses pattes, étant donné la douleur que ça lui provoquait. Honnêtement, pourquoi les Bonnefoy auraient-ils un chat pareil ? Non, c'était sûrement un chat errant.
- Fratello, est-ce que tu es tombé ?
- C'est le chat, cretino !
Se relevant brutalement (parce qu'évidemment, il était au sol), Lovino pointa furieusement l'animal du doigt devant l'air incrédule de son frère. Ce qui, inutile de le préciser, l'énerva encore plus. Pourquoi ne pouvait-il pas comprendre qu'il n'avait pas un ange mais un pur démon dans ses bras ? C'était pourtant simple… Avec un soupir, il décida qu'il valait peut-être mieux abandonner et… Et quoi en fait ? Le faire partir, non ?
- Au fait, fratello…
Lovino releva la tête. Son frère allait dire quelque chose ? Il avait l'air étrangement sérieux, ce qui ne lui ressemblait pas vraiment. Et s'il avait comprit que l'endroit était désert ? Non, ça ne se pouvait pas… S'il lui avait bien obéit, alors il quel moyen aurait-il eu pour savoir ce que l'endroit était très visiblement désert ?
- Désolé, je t'ai un peu désobéi…
C'était un bon début, mais l'aîné étant plus intéressé par ce qu'allait dire ensuite son frère, bien qu'il il décida de ne pas gueuler, pour une fois. Et il essaya même de contrôler son expression pour ne pas intimider le plus jeune. Apparemment, cela marcha car Feliciano eu un léger sourire, vite remplacé par son expression plus sérieuse et triste, cela dit.
- Tu te rappelles du jardin de Marianne dans lequel je passais mon temps avec elle, à dessiner ?
L'aîné acquiesça d'un hochement de tête. Il croyait savoir où toute la discussion allait mais préféra attendre avant de se faire une réelle idée. Si cela se trouvait. Après tout, il pouvait toujours demander d'aller le voir et était hésitant parce qu'il se doutait que son frère allait lui crier dessus. Ce qu'il ferait, étant donné qu'il ne pourrait pas supporter ne serait-ce qu'une minute de plus dans ce manoir. SURTOUT après le chat.
- J'y suis allé…
Dannazione… Évidemment que tu y es allé, idiota…
- Et… tout es fané. Tu crois que Marianne serait tombée malade ?
Tombée malade ? C'était une possibilité, mais là (et il ne le dirait pas à Feliciano), il penchait plutôt du côté « Elle est morte, comme les autres Bonnefoy ». Non, il n'était pas pessimiste. Juste réaliste. Après tout, pourquoi auraient-ils abandonné ce manoir ? Non pas que soit impossible… Oh et puis quelle importance ?! Peu importe ce qui était arrivé, ils devaient partir.
Réfléchissant à une réponse, il ne put s'empêcher de penser que l'état du jardin de Marianne était plus qu'évident. Le manoir était poussiéreux, certaines pièces étaient vides de toute présence humaine récente, d'autres sentaient le renfermé car elles n'avaient pas été ouvertes depuis un long moment… Alors un jardin aux fleurs fanées était plus que normal. La seule chose ne l'étant pas, c'était la chambre de Marianne.
- Je ne sais pas, Feliciano.
- Mais… tu crois qu'elle est quelque part dans le manoir ?
- … J'ai déjà fouillé sa chambre et il n'y avait personne. Je n'ai pas regardé dans les autres pièces mais tu te doutes bien que l'endroit est désert, non ? Sinon quelqu'un serait venu depuis longtemps quand je me suis fait agresser par ce démon ! Ajouta-t-il en pointant le chat du doigt.
Le dit « démon » tenta de sauter des bras du plus jeune pour attaquer une fois de plus l'aîné, mais alors qu'il échappait à peine à ceux-ci, Feliciano (qui croyait d'ailleurs que le chat était en train de tomber) le rattrapa en souriant. Il dit quelque chose à propos de faire attention ou quelque chose dans le genre avant de se tourner vers Lovino. Ce dernier, contrairement à lui, avait bel et bien comprit ce que l'animal venait d'essayer de faire.
- Quelque chose ne va pas, fratello ?
Le frère hésita un moment et, après s'être débarrassé de sa légère surprise de la presque attaque, décida de changer sur un sujet qui l'énervait tout autant.
- Bien sûr que quelque chose ne va pas, bastardo ! Il n'y a personne alors pourquoi est-on toujours là ?!
- D-Désolé, fratello ! J-Je pensais que Marianne serait toujours ici m-mais peut-être qu'elle est dans l'un des autres manoirs !
Au moins il comprenait non ? Après tout, il aurait continué à insister d'une quelconque façon s'il n'y croyait pas. … Ou du moins pensait-il, peut-être qu'il avait juste trop peur pour argumenter contre son frère. Enfin peu importe. Maintenant il pouvait (enfin) rentrer.
- Laisse le chat ici, on s'en va à présent.
- Ve ? Mais fratello… On ne peut pas le laisser ici !
- Et pourquoi pas ?!
- Mais… s'il appartient à la famille Bonnefoy, on pourra leur donner en allant voir leurs autres manoirs.
Oh, c'est vrai. Il n'y avait pas vraiment pensé lui, à la possibilité des autres manoirs. Mais apparemment, son optimiste de petit frère, lui, y avait pensé. Et même s'il pensait que l'endroit avait été abandonné et famille Bonnefoy morte, il pouvait toujours vérifier les autres manoirs non ? Oh, excusez-lui son erreur. En fait, il était obligé de visiter les autres manoirs à la recherche du vini bastardo et du reste de sa famille pour être sûr que son frère arrête de brailler. Donc il n'avait pas vraiment le choix…
Avec un soupir, Lovino prit son frère par le poignet et l'emmena à l'extérieur. La porte était toujours entre-ouverte tiens. Mais le fait de la fermer ne lui vint pas à l'esprit. Après tout, l'endroit était abandonné donc il ne voyait pas vraiment l'utilité d'utiliser ce genre de politesse. Et s'il acceptait le chat, c'était uniquement parce qu'il n'avait pas le choix. Il refusait complètement de voyager avec ce chat, peu importe ce que son frère en pensait. Ou pas, puisqu'il savait qu'il serait triste après ça et rien qu'imaginer son expression l'énervait.
Sauf que ce que certains appelaient « le destin » décida de se jouer d'eux. Le cocher qui les avaient amenés devant la demeure avait visiblement décidé que, parce qu'ils ne revenaient pas, il avait la permission de s'en aller. Au moins, il avait laissé les bagages à l'entrée… Mais qu'est-ce que c'était censé vouloir dire ? Qu'ils devaient dormir dans le… manoir hanté ? Parce qu'il y ressemblait vachement et qu'il n'était déjà pas réjoui à l'idée d'y rester en pleine après-midi alors y dormir…
Non, pas moyen qu'il y reste ! Ils allaient trouver un autre moyen de retourner en Italie et le plus tôt serait le mieux. En fait, il allait partir maintenant au port et…
- Ve~ Fratello… Je suis fatigué…
- QUOI ?! Pas question qu'on dorme là-dedans, Feliciano !
- Mais… Le soleil va bientôt se coucher et le voyage m'a épuisé…
Lovino grogna, se demandant clairement pourquoi la chance était contre lui. Surtout lorsqu'il revenait en arrière pour se rappeler le froid mordant de l'Angleterre, un manoir complètement vide, du temps perdu pour rien, un chat démoniaque et bien sûr, un frère insupportable (mais qu'il aimait malgré tout, pour son plus grand désespoir). Enfin, il avait surtout du mal à supporter certains de ces états. Principalement la tristesse.
- Bien ! D'accord ! Je vais voir où va le prochain bateau. Tu peux retourner à l'intérieur si tu veux.
Le plus jeune sembla un peu inquiet, vu son expression, mais après lui avoir assuré qu'il irait bien et reviendrait très vite, il sourit et s'en alla presque en courant à l'intérieur. Ou plutôt voulu retourner à l'intérieur car Lovino dû le rappeler pour qu'il entre avec les valises. Heureusement qu'elles n'étaient pas assez lourdes pour empêcher Feliciano de les porter, où il aurait juré. … Une minute, il le faisait tout le temps…
Un autre soupir s'échappa de ses lèvres et, après avoir vu la porte se fermer, il décida que son frère ne risquait aucun problème, tant que tout ce qu'il faisait était prendre une chambre et s'endormir. Et il ne ferait que ça, n'est-ce-pas ? C'était dur à croire mais il avait une priorité qui lui permettrait de faire d'une pierre deux coups alors il partit en direction du port.
- Mh ? Le prochain bateau ? Il n'arrivera pas avant deux jours, j'en ai bien peur. Et puis il y aura le réapprovisionnement donc il ne partira pas avant, disons, minimum cinq jours ?
- QUOI ?! CINQ JOURS ?!
- Je suis désolé, jeune homme, mais je ne peux vous dire que vous pourrez embarquer dans trois ou quatre jours quand n'importe quoi pourrais arriver…
- Che ! J'ai compris, inutile d'expliquer !
Laissant le pauvre homme (il se faisait crier dessus pour rien après tout) à ses affaires, Lovino jura une fois de plus et retourna au manoir. Donc ils étaient bloqués là pour environ cinq jours ? Peut-être son frère ne serait-il pas dérangé par l'attente, mais lui l'était. Pourquoi devait-il subir tout ça ?! Il voulait rentrer ! À la nage s'il le fallait, mais il voulait rentrer !
Lorsqu'il toqua à la porte, il n'y eu aucune réponse. Il réessaya une deuxième fois sans que rien ne change, à nouveau. Cet idiot s'était déjà endormit ou quoi ?! À la troisième fois, il eut du mal à se contrôler, mais apparemment, pratiquement défoncer la porte avait une utilité puisque, pas moins d'une minute plus tard, des pas retentissaient dans les escaliers.
- D-Désolé fratello ! Je m'étais déjà endormi !
- Che. Peu importe. Laisse-moi juste entrer.
Ce que Feliciano fit, ignorant la mauvaise humeur de son frère puisqu'il ne criait pas.
- Quand partons-nous ? Demanda-t-il en se rappelant pourquoi le frère était sortit.
- Environ cinq jours.
La nouvelle ne sembla pas déplaire au second, qui au contraire fit mine de réfléchir un moment (parce qu'à quoi pouvait-il réfléchir, sérieusement ?) avant de regarder son frère, lui parler du chat qui avait dormit sur ses genoux, du fait qu'il était encore fatigué et d'une histoire de dormir ensemble.
- Pourquoi devrais-je dormir avec toi ?
- Eh ? Parce qu'on le faisait tout le temps avant… ?
Ce n'était pas qu'il ne voulait pas. En réalité dormir avec Feliciano n'était pas forcément un problème puisque… Une minute. Dis comme ça, il n'avait aucune raison de refuser. Alors il irait simplement avec un « Je n'ai pas envie » ou quelque chose du genre. Mais visiblement, le plus jeune n'avait pas finit de parler.
- Et puis tu as toujours peur du noir, non ?
Lovino se tendit à la mention de sa phobie. Non, peut-être pas phobie… Ou bien… Oh et puis simplement, ce n'était pas comme s'il avait peur sans raison du noir. Juste quelques problèmes à ne pas imaginer certaines choses lorsqu'il se retrouvait seul dans le noir. En gros, il n'avait pas peur du noir. Pas du tout. Il grogna. Ça ne changeait rien, il ne pouvait pas dormir dans un manoir aussi vide.
- Alors c'est décidé ! Finit par dire Feliciano en ignorant le manque de réponse.
Sur ce, le plus jeune prit l'aîné par le poignet (la situation inverse de lorsqu'ils voulaient sortir) et l'entraîna dans la chambre qu'il avait décidé d'utiliser. Basiquement, celle qu'ils utilisaient lorsqu'ils étaient plus jeunes. Lovino se demanda si son frère était allé dans les autres chambres. Mais la logique de « Je me suis endormi directement » lui semblait trop évidente que pour pouvoir être doutée.
Ainsi, avant même qu'il n'ait le temps de complètement réaliser ce qu'il se passait, il se retrouva dans le lit avec son frère. … Déjà endormi. Était-il si fatigué ? Le voyage avait été plutôt long, en effet et puis il n'avait pas pu faire la sieste durant le trajet du port au manoir. Après tout, ils avaient débarqué dans un autre port et le chemin avait été plutôt… douloureux.
Mais pour le moment, l'important était de dormir. Alors il se rapprocha légèrement (oui, juste un peu) de son frère et tenta d'ignorer les ténèbres dans son dos. De toute façon, son frère était là cette fois donc il y avait déjà plus de chance qui passe la nuit sans problème. Oui. Puisque tout allait bien, il pouvait fermer les yeux et finalement s'abandonner au sommeil…
- Ah la la, regardez qui nous avons à l'intérieur~
Une minute, que venait-il de dire encore ? Parce qu'il retirait tout ce qu'il venait de dire. Oh, de penser. Non ce n'était pas important quels mots il utilisait ! Devait-il se retourner ? Après tout, la voix venait sûrement de son imagination… Oui mais si ce n'était pas le cas, alors il était dans de beaux draps. Qui pouvait être cette personne derrière lui ? … Il n'avait pas le choix. Il devait se retourner pour le savoir.
- GYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! UN FANTÔME !
- EH ?! FRATELLO ?!
- COURS FELICIANO !
Sans réfléchir à ce qu'il faisait, Lovino jeta son poing quelque part dans la direction de la voix et rejeta les couettes pour emporter son frère avec lui hors de la chambre. Ils devaient s'enfuir et vite s'éloigner de peu importe ce qu'était cette chose.
- Ah ! Attends fratello !
Quoi ? Lovino voulu se retourner et protester qu'ils n'avaient pas le temps mais son frère avait réussi à récupérer son poignet et courait dans la direction de la chambre. Cet idiot ! Que faisait-il, alors qu'il avait réussit à rejoindre le portail ?!
- FELICIANO ! CHE CATZO FAI ?! (QU'EST-CE QUE TU FOUS ?!)
- J'ai oublié le chat !
Le… QUOIIIIIII ?! Il retournait en arrière, risquait sûrement sa vie… POUR UN CHAT ?! UN GUATTO ?! Non, en fait il y avait d'énormes chances pour que son frère ne comprenne même pas la situation… Oh ! Il devait le rattraper et le faire revenir au plus vite !
Et puis pourquoi cet imbécile n'en faisait-il qu'à sa tête ?! Lorsqu'il arriva à la chambre, Feliciano s'y trouvait également, évidemment. Ne se préoccupant de rien d'autre, Lovino le prit une fois de plus par le poignet et s'enfuit pour la deuxième fois du manoir.
- A-Attends, fratello !
Mais Lovino ignora toute plainte. Au départ, il essaya de garder le silence, cherchant comment se fondre dans la foule. Sauf que, le soleil étant couché, la foule s'était certainement couchée avec lui. Juste. Génial. La prochaine fois il demanderait un meilleur timing. Ah. Finalement, il ne pouvait pas se retenir.
- Pourquoi tu avais à faire ça, idiota ?!
- M-Mais Fratello ! J-Je ne plus courir !
- Chiuldila ! Je ne veux rien entendre ! Ah ! Caches-toi là !
L'aîné poussa son frère derrière des boîtes en cartons. Même s'il savait la cachette faible, il avait en tout cas plus de chance de semer ses poursuivants qu'en ligne droite. Non ? En tout cas, tant qu'ils restaient silencieux, tout devrait aller, même malgré le fait qu'il y avait bien meilleure cachette. Puis il se rendit compte que son idiot de frère avait réussi à faire ce qu'il voulait faire. Non, il ne pouvait définitivement pas se taire.
- Pourquoi je dois être aussi dans la merde parce que tu voulais prendre un chat, coglione ?!
- Mais il était mignon, répondit son frère avec un sourire insouciant.
Bien sûr, cela signifiait caresser le démon et le faire ronronner. Et non, il n'était pas dur envers l'animal. Madonna ! Ils essayaient d'être discrets et silencieux pour ne pas avoir à faire face à ce qui les poursuivait. Peu importe ce que c'était. Il ne voulait pas savoir.
- Je m'en fous ! Hurla-t-il tout en essayant de garder un volume plutôt bas. Éteins ce truc, Che catzo pensi, il va nous faire repérer !
- Eh ?! L'éteindre ? Fratello ?
- Dépêche-toi avant qu'on ne se fasse attraper à cause d'un stupide ronro-GYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
Maudit soit son frère pour ne rien comprendre ! Ils venaient d'être repérés ! Malgré tout, il le prit à nouveau par le poignet et se remit à courir (en évitant quand même de rentrer dans les boîtes en cartons). Le plus jeune réussi à garder le chat, qui semblait s'accrocher fermement à lui grâce à ses griffes. Pas moyen de s'en débarrasser quoi. Il était sûr qu'il leur portait la poisse.
Ça craignait, honnêtement. Continuant de courir à la recherche d'une autre cachette, Lovino regardait frénétiquement derrière lui, avant de décider que l'idée était mauvaise et que se concentrer uniquement sur la course était meilleur. Oui, il devait ignorer ce qui arriverait s'il échouait. Le fait qu'il ne savait quoi faire. Qu'il avait oublié leurs valises au manoir. Que le chat était démoniaque. Et surtout le fait que son frère… Une minute.
- Che catzo Feliciano ! Pourquoi tu chantes ?!
- Ve ?! Mais…
- Chiuldila ! Si tu continue de chanter, c'est inutile de courir, autant se laisser faire choper tout de suite !
Son frère voulut répondre mais il n'était pas d'humeur à écouter des excuses et tira sur son poignet, le surprenant et lui faisant au passage oublier ce qu'il voulait dire. Parce qu'il était mieux silencieux des fois. Surtout dans le cas présent.
Assez étrangement et malgré le fait qu'il ne faisait pas attention à où il allait, Lovino vit qu'il venait d'atteindre le port. Où il y avait énormément de cachette. Rapidement, il se cacha derrière l'une des cargaisons et soupira de soulagement. Bon, des tonneaux et des caisses n'étaient pas meilleure cachette que les boîtes en carton de la première cachette, mais encore une fois, ils n'avaient pas mieux. Enfin peut-être que si.
- Fratello, je veux des pâ-oomph !
Cette fois, il ne le laisserait pas tout gâcher (bien qu'il avait été un peu en faute, non ?) et plaça sa main sur la bouche de son frère pour l'empêcher de parler. Celui-ci le regarda sans comprendre et lorsqu'il vit la question venir, Lovino lui lança un regard noir. Mais le plus jeune ne garda pas longtemps le silence avant de commencer à essayer de parler à travers la main de son frère.
Lorsqu'il fut sûr que leur poursuivant ne les retrouverait plus, il enleva sa main et se laissa aller contre les tonneaux, épuisé. Ce qui, bien sûr, n'empêcha pas son frère de parler. Encore.
- Fratello, c'était amusant, on recommence ?
- Nei tuoi sogni,idiota ! (Dans tes rêves !)
Décidant de le sermonner maintenant que la course-poursuite était terminée, criant jusqu'à ce que le besoin de dormir ne soit trop important que pour pouvoir lutter ne serait-ce qu'une seconde de plus. Il devina que son frère s'endormait aussi lorsqu'un nouveau poids se fit sentir.
*.*.*
Il y avait du bruit. Trop de bruit. Pourquoi ne pouvaient-il pas diminuer d'un ton ? C'est qu'il essayait de dormir lui ! Et vu qu'il n'avait pas eu un très bon sommeil la première fois, il voulait pouvoir en profiter ! Tout ça à cause d'un fantôme, de son frère et d'un chat démoniaque…
Les yeux de Lovino s'ouvrirent d'un coup en se rappelant de la course-poursuite et il se releva, tentant de se repérer. Il s'était endormi derrière des tonneaux et maintenant il était perdu. Génial, encore une fois. Il n'aurait réellement jamais dû revenir en Angleterre.
- Quoi ? Mais pourquoi ?!
Quel était ce langage encore ? Français ? La voix lui était familière et honnêtement, il ne connaissait pas tant de personne parlant cette langue. Et encore moins en Angleterre. Il se retourna et regarda à travers les tonneaux et autres caisses dont il ne connaissait le contenu.
- Oh, c'mon, Artie ! J'ai vraiment besoin qu'il vienne avec nous !
De l'anglais maintenant ? Il avait un drôle d'accent par contre. Apparemment, il y avait un homme qu'il ne connaissait pas (quoi de plus surprenant…). Grand, blond… il passerait la description, étant donné son grand intérêt pour l'inconnu. Le français l'intéressait plus.
- No ! Même si tu viens juste de le frapper en plein visage ? Et mon nom n'est pas Artie !
Encore de l'anglais, mais avec l'accent du pays dans lequel il se trouvait, cette fois. Lovino essaya de trouver l'origine et fut surprit de voir Arthur Kirkland en personne. Il se retourna d'un coup, tentant de se faire tout petit et de se repérer de là où il était. …Sur un bateau. Il venait de voir Arthur Kirkland. Est-ce que ça voulait dire qu'il se trouvait sur le navire du pirate Arthur Kirkland ?! Et son frère dormait toujours !
- Non ça c'est juste parce qu'il a tenté de me draguer.
- Parce que c'est tout ce qu'il sait faire !
Est-ce qu'ils étaient déjà partit ? Non, le navire n'avait pas l'air de bouger. Alors ils avaient encore une chance de s'enfuir ! Il réveilla son frère qui n'eut que le temps de dire « Frate- » avant d'être interrompu par une main sur sa bouche. Lui commandant silencieusement de ne pas faire de bruit et de le suivre, il commença à se déplacer à quatre pattes. Il croyait avoir vu leur sortie. Et non, ce n'était pas la mer (en plus ils seraient repérés).
- Fratello, qu'est-ce que tu fais ?
- Oui, qu'est-ce que vous faites ?
Ah. En voilà une autre, de voix qu'il ne connaissait pas. En regardant en haut, il vit un homme… géant et hyper musclé. L'air méchant aussi. Du genre par content de trouver ce qu'il pensait être soit des pirates ennemis, soit des clandestins. Mais sûrement des clandestins en fait. Le stéréotype du pirate, en gros.
- Cap'tain ! J'ai trouvé des clandestins.
Devinez qui se retourna ? Capitaine Arthur Kirkland ainsi que tout l'équipage, évidemment. Tous virent le pirate soulever comme si de rien n'était les frêles garçons. Enfin pas si frêle, mais là il y avait comparaison forcée…
- Oh, really… (Vraiment…)
Le capitaine s'approcha et les examina. Leurs destins étaient décidés, pour Lovino. Il n'avait jamais vu de pirates, mais il en avait apprit pas mal sur eux et savait qu'ils allaient soit mourir, soit être vendu ou pourrir dans les pour être utilisés comme rançon, s'ils apprenaient leurs origines. Heureusement qu'ils avaient oublié leurs valises finalement.
- Une minute ! Appela l'anglais avec l'accent étrange.
Immédiatement, l'homme fut à côté du capitaine et, pour une raison qui échappa aux italiens (bien qu'il était évident que Feliciano commençait seulement à comprendre qu'il était entre les mains d'un pirate), se mit à sourire. Clairement, il ne ressemblait pas à un pirate. Mais les braillements de son frère l'empêchait de réfléchir convenablement, ce qui résumait ses pensées à « Qui est-ce ? Oh arrête de chialer, Feliciano ! ».
- What ? Again.
- Um… En fait ils font partie des personnes que je recherche.
Sérieux ?! Ils étaient recherchés ?! Visiblement, son frère sembla comprendre (quoi par contre, il n'en savait rien) puisqu'il arrêta de crier, supplier et surtout pleurer. S'il pensait qu'ils étaient sauvés, Lovino n'en était pas si sûr. Pourquoi un anglais à l'accent étrange les chercherait-il ? C'était suspect et surtout très bizarre.
- Pourquoi chercherais-tu des personnes aussi suspectes ?
En plus il faisait des choses tout aussi étranges. Là par exemple, il faisait des yeux de chiens battus à un pirate ! Des apparemment convaincants, étant donné qu'Arthur sembla y réfléchir, clairement surprit par l'action (qui ne le serait pas ?). Ensuite, il commença à parler dans une voix de gamin.
- Oh, pwease ! They're kinda my friends, so pwease ! (S'il-te-plaît ! Ils sont en quelque sorte mes amis donc s'il-te-plaît !)
L'italien ne savait en quoi ils étaient amis mais tant qu'ils en sortaient en vie…
- Fine. Je n'ai pas envie d'avoir ces gens sur mon navire et encore moins Frog, mais d'accord.
Le plus grand eu un sourire encore plus grand et prit le petit capitaine dans ses bras avant de se faire violemment repousser avant de le regarder partir dans sa cabine. Il n'essayerait pas de comprendre. Retour au français. Françis. Il devait essayait de comprendre certaines choses… Mais d'abord…
- Quand est-ce que tu vas nous lâcher, bastardo ?!
Le pirate lâcha quelque chose entre un grognement et un « Sorry » et lâcha rudement les jumeaux avant de retourner à ses occupations. Avec un de ses propres grognements, Lovino se releva et regarda son frère, qui bizarrement, était déjà partit, ne se rappelant même pas de remercier l'anglais bizarre (non pas qu'il comptait lui-même le faire).
- Ve~ Fratello ! C'est lui !
L'aîné regarda son frère pointer le doigt vers un homme très grand, aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Yeux bleus… plutôt écarquillé. Était-il surprit ? Sans se soucier d'une réponse, Feliciano continua.
- C'est toi n'est-ce pas ? Le garçon que j'ai rencontré quand j'étais enfant ! Tu lui ressemble exactement !
Le blond le regarda un moment avant de finalement secouer la tête.
- Non, désolé. Je ne crois pas avoir déjà été dans ce genre de quartier…
- Uh ? Quel genre de quartier ?
Pour seule réponse, l'homme pointa Feliciano. Ou plutôt ses vêtements. Ce qui aida Lovino à comprendre qu'il venait certainement d'un quartier pauvre. Ou plus pauvre que le leur, dans tous les cas. L'aîné voulu reprendre son frère, à présent déçu, mais fut précédé par Francis.
- Ne t'inquiètes pas, mon cher. Tu t'es sûrement trompé, c'est tout. Moi, je te reconnais.
- Uh ? Fratello Francis ?
- Lui-même. Maintenant dis-moi ce qui t'amènes ici…
C'était partit pour une loooongue, histoire, étant racontée par Feliciano et il serait obligé de remplacé tous les « Je n'ai pas compris », les « Je ne sais pas ce qui s'est passé ». Tout en n'oubliant pas le nombre impossible de détails insignifiants qui seraient ajoutés.
- D'accord. Mais je me demandais… Où est sorella Marianne ?
- Marianne ? Oh, elle a changé de manoir ! Le manoir de cette ville a quelques… problèmes…
- Oh, je vois !
L'expression de Francis semblait sincère pour Lovino alors, n'étant pas intéressé par l'histoire de son frère, il examina les alentours. L'équipage semblait nombreux et les seuls visages sortant du lot étaient ceux d'un albinos et l'anglais bizarre, encore. Le grand blond musclé était partit à un certain moment et l'albinos semblait parler à quelqu'un. Quelqu'un qu'il ne voyait pas.
Son regard retourna sur l'homme à l'accent étrange. Qui qu'il était, il ne semblait pas avoir besoin de ses remerciement, étant donné qu'il était focalisé sur autre chose. Soit c'était la porte de la cabine du capitaine, soit il avait quitté le monde dans lequel ils vivaient tous. Où était-il par contre, il n'en savait rien.
Le chapitre était duuuuuuuuuuuuuur à finir ! Je veux dire, pas que je déteste Lovi et Feli, mais j'pense que je préfère Alfred et son point de vue, honnêtement. Feli, j'ai changé dès que j'ai pu. J'avais écrit environ deux cents mots avant de décider qu'il fallait que je change car expliquer des choses qu'il n'est pas censé comprendre est compliqué… Ensuite vers la fin j'ai dû me forcer car 1 : Je veux lire des fanfictions demain et éventuellement regarder un film (si ma sœur est d'accord de me laisser voir un film d'action comme Pirates des Caraïbes au lieu de ses films romantiques à vomir. Parce qu'elle m'a fait « Pfff… » Quand je lui ai demandé le film plus tôt) et 2 : Parce que je voulais changer de point de vue et que le problème persisterait que je l'écrive demain ou aujourd'hui. Donc en gros, j'viens de passer trois heures devant mon écran pour écrire… 4.000 mots ? Nan j'crois pas. Enfin disons que je suis au lit depuis 22h mais qu'il est 1h30 pour pouvoir finir ce chapitre. En plus j'avais prévu de changer de POV pour la fin, mais je n'avais pas de bon moment pour effectuer le changement ni de réelle fin donc on a cette fin là qui pour moi est un mauvais présage ^^
Sinon, concernant le chapitre en lui-même. Feli, j'espère qu'il vous convient comme je l'ai fait x) Lovi… Me criez pas dessus s'il est OOC. J'veux dire, il a eu son lot de peurs (dévoilées légèrement, bien que j'en ai déclarée une clairement) et y a réagit. Donc sa peur du noir, uh… Vous comprendrez plus tard. Enfin il est aussi capable de marcher dans le manoir en niant totalement le danger. Ou en essayant. On va aller avec cette excuse, okay ?/SBAFF/
Mh… Concernant Luddie et Feli ? Rien à dire ^^ Oh c'est vrai ! Concernant ma logique avec les frères ! J'ai oublié de vous dire mais malgré les nombreuses logiques pour Mattie et Alfie (demi-frère, cousins, jumeaux, simple différence d'âge…) j'ai choisis jumeaux parce que : Il me semble que c'est la logique des pays et donc j'y ai pensé comme ça. Ensuite je crois que y a une histoire de fanfictions que j'ai lues mais peu importe x'D/SBAFF/.
Ensuite, Lovino et Feli, j'crois que c'est simplement le plus populaire, eh ? J'ai essayé de regarder par rapport à ce qu'ils disaient dans le manga. Parce que, fait bizarre : Feli appelle Lovi « Nii-chan ». Ok. Pourtant, Roderich dit à Spain « Je veux que tu t'occupes de son grand-frère », en pointant Feli. Et il a utilisé « Nii-san ». Non j'essayerai pas de comprendre. Je dis juste un truc qui pour moi est bizarre.
Et… encore à propos de l'histoire. Le chat est revenu parce que Lino trouvait la scène avec Matthew mignonne. Même s'il est juste un petit dém-
Chat : *Saute sur le visage de Tori*
Tori : GYAAAAAAAAAAAH ! LÂCHE-MOI ! LÂCHE-MOI ! LÂCHE-MOI !
Lovino : C'est le karma ! Bien fait pour toi, bastardo !
Tori : Le kar-THE FUCK WITH THE KARMA ?! Tu es chrétien ! Et puis c'est même pas le pire que je vais faire tu sais ?! AÏE !
Lovino : Quoi ? Qu'est-ce que tu vas faire ?!
Tori : Eh e-AÏÏÏÏE ! Tu verras bien, Lovi~
Lovino : Dis-le moi ou je ne t'aide pas !
Tori : Jamais ! Je ne parlerai pas, même sous la tor-OUILLE !
Lovino : D'où viennent ces foutues phrases ?! Ça n'a aucun sens ! èoé
Feliciano : Dunque, mentre mio fratello e Tori se divertono, io dovrei chiudere questo capitulo, non ? (Donc, pendant que mon frère et Tori s'amusent, je devrais finir ce chapitre, non ?)
Tori : Quoi ?! Eh ne ferme pas le chapitre sans ma permi-AÏE ! MAUDIT CHAT !
Feliciano : Grazie per la lettura e fino alla prossima volta ! ^^ Se lasciate uno commento, penso che sarà meno desperata ! ^^ (Merci d'avoir lu et à la prochaine ! Si vous lui laissez un commentaire, je pense qu'elle sera moins désespérée !)
Tori : *Réussi enfin à enlever le chat quand les rideaux se ferment* Depuis quand tu sais dire quand quelqu'un est désespéré toi ? T^T
Feliciano : Eh ? Era mi fratello che mi ha detto che. Mi sbaglio ? (C'est fratello qui m'a dit ça. Je me trompe ?)
Tori : Uh *Décide de rester sur le sol* Laissez-moi dormir. Wait a minute, je suis pas fatiguée… *Soupir*
Mots : 9.296
