Oh well why not. Bon on va dire que j'attends que le cours d'informatique avance et bien que je n'aie pas encore corrigé le chapitre 6, Let's start ? … Ok j'ai pas le temps finalement/SBAFF/ Mais bon, est-ce que j'avais quelque chose à dire d'abord ? Sûrement, sûrement… J'y pense tout le temps à cette fanfic ^^

En particulier aux romances. Parce que c'est plutôt amusant. Surtout que j'essayerai de les accorder aux passés recréés (Feli et Luddie par exemple, eh ? ^^ ) et bien sûr les retours à la réalité et tout (vous avez sûrement rien compris). Oh et à propos de passés et réalité *Abrège parce que veut pas se répéter*, y a rien que ça x) Je dois faire attention aux mystères donc certainement que le prochain ne sera pas Gilbert ^^ Ca pourrait, remarquez. C'est pour ça qu'il y aura peut-être une scène ou deux étant concentrée sur lui dans ce chapitre ou le suivant, mais je ne vais pas encore tout faire chez lui. J'aimerais encore penser à divers détails en plus (parce que j'ai une idée pour chaque personnage, particulièrement Arthur, Yao, Ivan, Ludwig et... Lovino. Francis, tout pareil. A la limite il est le plus développé. Mais ça fait pas de mal d'y réfléchir encore et encore nan ? En plus lui il doit arriver à un moment précis, juste pour vous embêter, moi et mon suspense).

Mais tout va bien ! Gilbird n'a pas été oublié, les Vargas sont avec nous, le chat les as accompagnés, et maintenant que le chapitre 7 est fini, je peux enfin retrouver mon Alfred ! Oh et Francis n'a pas été perdu derrière mais bizarrement, même si je ne l'aime pas, je ne l'ai jamais oublié. Oh well *Hausse les épaules*

Juste au cas où, si personne n'a remarqué, j'ai fait une erreur au chapitre 7. Commencé avec Lovino mais fini avec Feliciano. J'ai pensé à changer en m'en rendant compte (ce qui était largement possible, étant donné que j'avais pas publié et tout) mais je me suis dit que c'était mieux clôt comme ça donc j'ai décidé de commencer ce chapitre avec Feliciano et le terminer avec Lovino.

Lovino : Et moi qui pensais que tu m'avais oublié…

Tori : J'ai pas oublié Mattie, pourquoi j't'oublierais ?

Feliciano : Ve~ ! Donc je peux commencer le chapitre ?

Tori : Évidemment ! ^^

Feliciano : Ho solo loro augurare una buona lettura, non è vero ? ^^ Poi, buona lettura ! \(^^)/ (J'ai juste à leur souhaiter une bonne lecture, n'est-ce pas ? Alors, bonne lecture !) *Se tourne vers Ludwig* Dis, dis ! Est-ce que j'ai bien fait ?

Ludwig : … *Recule*

Feliciano : Uh ? *Regarde Tori* Est-ce que j'ai fais quelque chose de mal ?

Tori : Ne t'inquiètes pas, tout est à comprendre plus tard ^^ Mh ? Enfin, en temps voulu ^^ Et le bon moment n'est pas encore arrivé… ^^

Chapitre 8: Je t'ennuie si j'en ai envie…

Alfred regarda Ludwig s'éloigner alors que Francis venait de reporter l'attention du joyeux italien sur lui. Il vit également le jumeau grognon murmurer quelque chose visiblement plus pour lui même que quelqu'un d'autre, étant donné son retrait par rapport à chacune des personnes présentes sur le bateau. Ensuite il y avait son propre frère, collé peut-être un peu trop près d'un certain albinos.

Une minute, ça, c'était l'observation de ce qu'il y avait autour. Mais en réalité, il y avait plein de choses qu'il ne comprenait pas. En rembobinant, pourquoi Gilbert et Matthew étaient plus ou moins collés l'un contre l'autre ? Ils avaient l'air de discuter, mais… n'étaient-ils pas un peu trop près ? Fronçant les sourcils, Alfred décida qu'il demanderait plus tard. Il pouvait toujours les laisser discuter… Sans doute.

La situation des frères Vargas lui sembla un peu plus étrange et bien plus compliquée. Tout d'abord, comment Francis les connaissait-ils ? (ou du moins, comment connaissait-il Feliciano ?) Il savait que les pays partageaient une histoire… Mais en réalité, cette histoire consistait plutôt à Francis voulant absolument conquérir les deux frères, de ce qu'on lui avait dit. Rien qui puisse justifier une relation...

Alors que Feliciano semblait être content de le voir tandis que Lovino… Bon, c'était Lovino, mais il ne semblait en tout cas pas aussi heureux que son frère de voir le français.

Le problème suivant, en revanche, était plus… compliqué dans son propre sens. En fait il n'était pas sûr. Mais si Ludwig était parti, c'était certainement pour une raison non ? En plus, dans le monde normal, il s'entendait bien avec le joyeux italien ! Alors pourquoi s'entendraient-ils mal ici ? Et puis s'il avait bien entendu la conversation (non, il n'avait pas voulu espionner, ses oreilles avaient écouté toutes seules), l'allemand ne le connaissait pas. Donc il n'avait aucune raison de s'enfuir ainsi.

Tu t'amuses à réfléchir aux règles de ce monde, Alfred ?

L'américain grogna en reconnaissant la voix et releva la tête pour voir l'esprit, flottant en face de lui. Oh c'est vrai, il existait toujours. Et maintenant il revenait l'embêter. Apparemment, espérer qu'il ne reviendrait plus grâce à sa victoire avec Matthew était inutile. Mais il le ferait disparaître et ramènerait ses autres amis.

- Encore une fois, pourquoi doit-il y avoir des règles dans un monde de rêves ? Grogna enfantinement Alfred.

Mais à sa réponse, tout ce qu'il reçut fut d'abord un gloussement de la part de l'esprit. D'ailleurs, pourquoi personne d'autre ne réagissait ? Alfred voulu poser la question, mais la créature en face de lui décida d'enfin répondre à sa question précédente.

Ce monde est étroitement lié au tiens, Alfred. Ce n'est peut-être qu'un monde de rêve pour toi, mais si c'était vraiment le cas, alors le plan n'aurait pas lieu d'être.

- Ça ne m'aide pas. Et quel plan d'abord ? Je croyais que tu n'étais au courant de rien !

Et c'est le cas. Je dis seulement qu'il n'y aurait pas de raison de changer la mémoire de tes amis ou de t'amener ici s'il n'y avait pas une raison…

Il s'en doutait un peu, mais comment était-il supposé savoir ? Il ne voyait pas en quoi son histoire devait être changée. Et encore moins comment. C'était compliqué pour lui et il avait de plus en plus besoin qu'on lui explique, sur le coup. À part les motivations de super-méchants et de quelques autres méchants de films, il n'avait rien. Il connaissait bien quelques motivations de méchant voulant changer le passé, mais elles semblaient… ne pas fonctionner. Surtout qu'il n'y avait pas que lui d'impliqué et qu'il y avait eu une modification dans leur mémoire.

Logiquement, peu importe qui était leur ennemi, s'il voulait juste se débarrasser de quelques nations, alors il pouvait s'arrêter là non ? Or l'esprit semblait impliquer que quoi-que-ce-soit-qui-était-en-train-de-se-passer n'était pas encore fini. En gros, encore un mal de tête pour lui. … Une minute. Que se passait-il dans leur monde ? Était-il en « pause » ? Ou bien était-il toujours en train de se fonctionner et les autres s'inquiétaient pour eux ?

Heureusement qu'il avait réussi à récupérer son frère, ou il aurait pu penser qu'il avait été le seul à être envoyé dans ce monde. Et la pensée lui aurait, en toute honnêteté, fais plutôt peur. Sans compter qu'il aurait très vite eu besoin de revoir ses amis. Ceux qu'il connaissait vraiment. … Ah, non. Il en a déjà envie dans sa situation actuelle, alors ce côté là n'aurait pas énormément changé…

Fais-moi signe lorsque tu auras trouvé la réponse…

- Je ne vois pas comment je suis supposé trouver juste comme ça, soupira Alfred en revenant à l'esprit.

Ne me demande pas d'indice. En plus, j'étais venu te féliciter pour avoir réussi à ramener ton frère. C'est un peu tard je sais mais tu me semblais occupé et je préférais t'observer.

- Quoi ?! Tu m'observais ?! You're fucking creepy man !

Pas tout le temps, répondit l'esprit en ignorant la dernière partie, mais des fois c'est intéressant. Surtout que j'essaye comme toi de savoir le pourquoi, le comment, et le quand…

Au moins il ne cachait pas son ignorance… Mais si c'était vraiment le cas, est-ce que ça faisait de l'esprit un genre de Dark Vador ? Enfin le genre de personnage que le grand méchant pousse à ses côtés et lui donne des instructions sans lui transmettre aucun détail du réel plan ? En tout cas, ça y ressemblait. Et apparemment, ce méchant intermédiaire tentait de connaître la vérité.

- Pourquoi obéis-tu si tu ne connais pas le plan exact ?

Parce que ça me semble amusant. Et puis j'ai une place de choix…

- Et tu ne connais vraiment pas celui à qui tu obéis ?

Si. Je l'ai même déjà vu.

- Qui est-ce ?

Ce ne serai pas assez amusant si je te le disais comme ça…

Évidemment, pensa Alfred. Il aurait dû y penser mais bon, poser la question ne lui avait rien coûté. Il soupira, se demandant s'il avait une dernière question. L'esprit semblait pouvoir partir à tout moment, donc autant poser les questions les plus importantes avant qu'il ne s'en aille et le laisse ainsi pour il-ne-savait-combien-de-temps… Et il y en avait une dont il voulait à tout prix savoir la réponse…

- Je suppose que tu connais la sorcière ?

Oui, bien sûr ! Répondit aussitôt l'esprit en souriant.

- Qui est-elle ?

Il y eu un moment de silence durant lequel Alfred vit le sourire de l'esprit s'agrandir encore et encore. Jusqu'à quel point pouvait-il s'élargir d'ailleurs ? Non, plus important, la réponse. Finalement, au bout de quelques minutes, l'esprit décida d'ouvrir la bouche pour répondre.

- Tu m'écoutes, bastardo ?!

Soit l'esprit avait soudainement changé de voix, soit ce n'était pas lui qui parlait. Et à voir l'air énervé du visage juste à quelques centimètres du sien, ce n'était pas l'esprit, mais Lovino. En fait l'esprit semblait avoir disparu, quand Alfred le chercha du regard. Bon, ce ne serait pas aujourd'hui qu'il aurait sa réponse. En admettant que l'esprit aie tenté de répondre sincèrement.

- Non, tu disais ?

L'italien eu un soupir exaspéré au grand sourire de l'américain, qui ne remarqua pas plus que d'habitude ce qui se passait autour de lui. … Et en réalité, il ne se passait rien. Il avait juste complètement zappé le fait que le brun lui parlait depuis certainement quelques bonnes minutes. Rien de très importe quoi. Il essayerait d'être plus attentif cette fois, c'était tout.

- Je ne vois pas pourquoi tu nous aiderais mon frère et moi, alors pourquoi tu l'as fais ? Qu'on soit vendus en esclavage ou bien tués, ça devrait t'être égal non ?

- Uh ? Mais j'ai dit que j'avais besoin de vous, non ?

- C'est ridicule ! Qu'est-ce qu'on pourrait t'apporter ?

Oh, maintenant il était méfiant. Ça se voyait, même pour Alfred, à la manière dont il se tendit et sembla même hésiter entre reculer et rester à sa place. Dans tous les cas, il s'apprêtait à fuir s'il en avait besoin. Par contre, où… Enfin il avait le temps, le bateau n'était pas encore parti. Chose bizarre d'ailleurs mais l'américain n'était pas un expert dans la matière donc il décida de ne pas s'en préoccuper.

- Um… C'est un peu compliqué, en fait…

- Qualunque, dis-moi juste ce que tu attends de nous !

- Hein ? Oh ! Ah, ne t'inquiètes pas ! Pour le moment, tout ce que je veux c'est que vous restiez avec nous !

Les sourcils de Lovino se froncèrent, confus. Il y eu un moment de silence durant lequel il considéra (ou du moins Alfred espérait) le fait de ne pas s'enfuir à un quelconque moment et d'actuellement rester. Son frère serait moins méfiant et resterait. Si ce n'était pas pour Alfred ou son frère, il y avait toujours Ludwig.

- D'accord. Mais si tu essayes de faire quoique ce soit de louche, je te buterais, bastardo ! Et surtout si tu fais du mal à mon faire, compris ?!

Pas plus affecté que ça par le ton mafieux qu'avait pris le plus jeune (surtout maintenant qu'ils étaient dans ce monde), Alfred se mit à rire, gagnant quelques insultes supplémentaires. Pas qu'il écoutait mais bon. Et puis de toute façon, il ne connaissait pas l'italien donc peu importe ce que disait le brun, il n'était pas affecté. Si quelqu'un est intéressé de savoir qui s'est tu en premier, Lovino sembla simplement préférer devenir une tomate plutôt que de continuer à lancer des insultes que l'autre ne comprenait visiblement pas.

- Désolé. Je promets de ne faire de mal ni à toi ni à ton frère. Je suis un héros après tout !

Lovino parut vouloir rajouter quelque chose mais avant même qu'il ne puisse prononcer un mot, la porte de la cabine du capitaine s'ouvrit presque violemment et toute l'attention de l'américain se tourna vers ce dernier.

- Qu'est-ce que vous attendez pour lever l'encre ?!

- Monsieur ! Euh, Capitaine ! Nous attendions votre ordre !

- Mon ordre était que dès que vous avez fini d'embarquer tout le monde ainsi que toute la marchandise, vous leviez l'encre !

Le pirate qui venait de parler à Arthur sembla chercher une excuse à donner à son capitaine. En vain, car ce dernier dû demander à savoir où se trouvait son second. Bien entendu, avec le soupir qui allait avec. Sinon il ne paraissait pas assez exaspéré. Le pirate s'en alla directement le chercher et Arthur se rendit finalement compte du regard peut-être un peu trop insistant d'Alfred (pas qu'il s'en préoccupe pour autant par contre).

- Aucune d'idée d'où il nous faudrait aller ? Demanda-t-il en s'approchant de lui.

- Pas vraiment. Surtout qu'ils pourraient être n'importe où. Deux d'entre eux sont asiatiques. L'un japonais et l'autre chinois. Il y a un Russe aussi mais… ne t'inquiètes pas c'est pas la priorité pour le moment ! Et euh… ne t'énerves pas mais tu connais l'espagnol. Antonio Fernandez Carriedo qu'il s'appelle.

Contrairement à ce qu'il pensait, Arthur ne s'énerva pas et Alfred s'autorisa un soupir de soulagement ainsi qu'un sourire. … intérieur par contre. Chose qu'il regretta en comprenant qu'Arthur se retenait à peine (de quoi par contre, il ne voulait pas savoir). Avec un peu de chance, il saurait convaincre le pirate et le calmer. Même s'il y avait peu de chances et qu'il le savait.

- Une chose à la fois je suppose… Pourquoi devrais-je embarquer Antonio ? Frog est déjà assez pénible dans son genre, en te passant la plupart des mots que j'ai en tête pour te le décrire, alors je ne vois pas pourquoi je l'autoriserais à monter à bord sans rien dire.

- Quoi ? Mais je t'ai dit que j'avais vraiment besoin de les réunir ! Tu ne peux pas changer d'avis maintenant !

Arthur soupira face aux grands gestes qui accompagnaient les paroles d'Alfred. S'était-il déjà trompé dans ce qu'il devait dire ?! Non, il devait y avoir un moyen de le convaincre. Après tout, Arthur n'avait pas de réelle raison de refuser Antonio sur son navire, si ? Mais il savait qu'il ne connaissait rien du nouveau passé de ses amis et tout se retrouvait emmêlé dans sa tête à présent.

- Je sais, Alfred. Et je suis prêt à te faire confiance, surtout quand tu sembles trop stupide que pour pouvoir manipuler qui que ce soit…

- Hey !

- … mais il n'empêche que je ne leur fais pas confiance à eux (il pointa Francis du doit).

- Hein ? Pourquoi ? Je ne comprends pas…

- Tu es déjà monté sur un navire pirate ?

Supposant que la question était importante, l'américain se mit à réfléchir. Et honnêtement, s'il se souvenait peut-être avoir été sur un bateau, il comprenait au moins que l'anglais n'insistait pas sur « navire pirate » pour rien. Et honnêtement, il n'avait jamais fait la rencontre d'un pirate, en réalité, donc rien que pour cette partie-là, il pouvait dire « non ». … Une minute, il y avait une différence entre « bateau » et « navire » ?

Ne sachant vraiment quoi répondre en fin de compte, il regarda ses pieds un moment avant de relever la tête pour regarder Arthur. Tant pis, il n'aurait qu'à dire ce qui lui passait par la tête. Il ne savait pas quoi dire de toute façon, alors ce n'est pas comme s'il avait grand-chose à perdre. Sûrement.

- Tu veux dire… avant le tien ?

Un autre soupir s'échappa du pirate. Finalement, il n'arriverait peut-être pas à le convaincre. Ce n'était pas sa faute. Il n'était pas doué pour réfléchir donc il parlait toujours… sans réfléchir quoi. D'ailleurs, England le lui avait reproché bon nombres de fois. England, pas Arthur. Bien qu'Alfred se doutait qu'il le ferait à son tour très vite. Après tout, il n'était pas prêt de changer.

- S'il n'y avait que cette stupide grenouille, ça irait encore, mais Gilbert l'a déjà aidé lors de ses... « voyages » comme il les décrivait à sa famille. Avec Antonio, ils peuvent facilement se dresser contre moi ou provoquer une mutinerie.

- Quoi ? Non ils ne feraient pas ça !

- Oh vraiment ? Mais dis-moi, qu'est-ce que tu connais d'eux, exactement, pour penser ça ?

Voyant l'expression plutôt sérieuse d'Arthur, Alfred hésita un long moment. Très long moment. Il pourrait dire qu'il les connaissait plutôt bien mais mis à part l'espagnol, tous étaient présent et si l'un d'eux venait lui demander des détails… Il ne pouvait tout dévoiler non plus. Une fois de plus, l'américain ne savait quoi dire, ce qui se trouvait être un peu trop fréquent, par rapport à d'habitude.

- Wait a minute… A quel point connais-tu Francis si tu sais ce qu'il dit à sa famille ? Vous n'êtes pas amis, si ?

Ça c'était dit bizarrement… Finalement, peut-être qu'il essayerait de réfléchir un peu à ce qu'il disait. Ou la manière dont il tournait ses phrases. Ou son expression en parlant. Bref peu importe tant que ça l'évitait de dire les choses lui venant à l'esprit de façon embarrassante. Maintenant Arthur se ferait de fausses idées et il fallait à tout prix éviter ça. Du moins, c'est ce que criait une partie de son esprit. Parce qu'une autre ne comprenait pas tandis qu'une troisième pensait comprendre mais ne disait rien à la deuxième.

- Of course not ! (Bien sûr que non !) Tant que je serai en vie, je mettrai le plus de distance possible entre cette stupide grenouille et moi ! … Sauf s'il arrive qu'il me croise en mer. Là, je le coulerais… J'ai dû faire couler au moins cinq de ses navires.

Venait-il de dire cinq de ses navires ? Wow, il savait que les Bonnefoy étaient riches, mais pas à ce point là… Un bateau coûtait cher non ? Il ne savait pas exactement les prix ni quoi, mais il avait entendu son boss se plaindre. Son boss ou l'une des autres nations. Non pas que les détails l'intéressait de toute façon. Tout ce qu'il avait besoin de savoir était que Francis avait perdu cinq navires. Et encore, est-ce que c'était vraiment important ?

- Alors comment saurais-tu ce qu'il dit à sa famille ?

- Si je te dis qu'il parle trop, tu comprends ?

Il comprenait. Plus ou moins. Ce qui voulait dire, en réalité, pas du tout. Apparemment, le pirate fut assez intelligent pour comprendre que quand l'américain penchait la tête sur la côté, soit il réfléchissait, soit il ne comprenait pas. Même si la plupart du temps, c'était les deux cas en même temps. Un autre soupir de la part de l'autre et il décida de lui expliquer ce qu'il voulait dire.

- Il trouve toujours un moyen de s'enfuir, et à chaque fois, je l'entends dire à l'un de ses amis ou membre d'équipage « On dirait que mon voyage s'est mal passé, n'est-ce pas ? - Ça va devenir compliqué de leur cacher vos activités en tant que pirate…»

Alfred le regarda, haussant un sourcils sans rien comprendre de ce qui venait être dit. À part « Oui », « non », « moi » et autres petits mots prononcés souvent par Francis, il ne comprenait rien à la langue française. Alors pour comprendre deux phrases entières…

- Dude, je ne comprends pas le français.

- Mh ? Oh, right, sorry ! S'excusa le pirate avant de répéter, en anglais cette fois.

- Donc, tu le croise souvent ?

- Ça dépends de ce que tu appelles souvent. Tu ne croise pas souvent de navire en mer alors je ne le croisais pas vraiment « souvent »…

Arthur sembla chercher pour une date mais tout ce que l'américain y gagna fut de voir une expression sombre apparaître sur son visage avant d'être effacée lorsque quelqu'un l'appela. Quelqu'un qui lui était inconnu d'ailleurs. Car en face de lui se tenait un homme aux cheveux noirs et aux yeux verts et à l'allure très… pirate pour ne pas se lancer dans une description trop détaillée.

- Où étais-tu ?

Si le nouveau-venu semblait être celui qui devait commencer à parler, le capitaine venait juste de l'interrompre de son ton sec. Mais le pirate ne sembla pas s'en inquiéter, à en juger par son grand sourire et sa posture… plutôt hautaine ? Apparemment l'expression menaçante du capitaine ne l'intimidait pas, contrairement aux autres pirates.

- A la cale, en train de faire les dernières vérifications concernant la marchandise.

- On m'a déjà fait un rapport là-dessus. Tu étais en train de dormir, n'est-ce pas ?

- Non, j'étais vraiment en train de compter mais…

- Mais tu t'es endormi...

L'homme hésita avant d'enfin baisser la tête et de murmurer quelque chose. Arthur se mit à réfléchir, et Alfred tenta de deviner à quoi exactement. Il avait entendu le « peut-être » et même lui pouvait deviner que le pirate s'était bel et bien endormi.

- Je ne peux pas me permettre de perdre mes hommes n'importe comment alors je suppose que je devrais réfléchir à une punition pour t'empêcher de dormir...

Bizarrement, Alfred vit le regard du capitaine s'arrêter sur lui quelques instants avant de retourner sur le pirate. Quoi, avait-il quelque chose à se reprocher ? Pourtant il n'avait rien fait de mal cette fois. Ou bien s'était-il arrangé pour énerver Arthur, encore ? Parce que si c'était le cas, il pourrait se féliciter d'y avoir réussi en moins de trois jours (et encore vu qu'il ne l'avait pas vu plus d'une demi-heure).

- Mais là je suis fatigué grâce à une certaine personne et j'ai besoin de me reposer.

Sans attendre de réponse, le capitaine retourna dans sa cabine, laissant le second s'occuper du reste et Alfred… plutôt curieux de savoir ce qu'il avait bien pu faire. A part forcer des gens que l'anglais n'aimait à monter sur son navire, il ne voyait rien. Il n'aimait vraiment personne, n'est-ce pas ? Enfin, avec un peu de chance, il devrait pourvoir s'y faire…

Mais la chance n'était pas de son côté ces derniers temps…

*.*.*

- Je crois avoir compris l'histoire, mais pourquoi voudriez-vous venir au manoir ?

Cela faisait plus de... euh combien de temps déjà ? Il n'était pas sûr, mais l'italien était jeune en tout cas… Non pas qu'il le soit moins… Il devait avoir dix-sept ans non ? Si c'était le cas, alors cela faisait vraiment longtemps… Enfin peu importe, il se demandait juste pourquoi les jumeaux seraient là alors qu'il avait demandé à leur grand-père de ne pas les faire venir sans lui avoir demandé avant. Bien sûr, il savait qu'il n'avait jamais reçu de lettre. Et encore moins d'avoir renvoyé une quelconque réponse.

- Je voulais voir Sorella Marianne ! Répondit avec un grand sourire le plus petit.

Oh mais bien sûr. Maintenant il n'avait plus qu'à expliquer pourquoi il avait renvoyé les jumeaux chez eux, ce qui s'était passé, et il comprendrait tout sans être… Non, il n'y avait pas moyen qu'il leur dise ce qui s'était passé. Lovino était juste derrière en plus.

- Venir ici était vraiment compliqué tu sais ?! J'ai dû supplier nos parents pour qu'ils acceptent parce que Feli ne voulait pas le faire à ma place…

- Désolé, fratello

- … Et puis quand il a osé, ils étaient seulement hésitant ! Nonno a dû intervenir et mentir sur ton autorisation pour qu'on puisse enfin venir !

Ah, ça avait dû être dur… Francis n'avait peut-être jamais vu les parents en question, mais il savait ce dont ils étaient capable, plus ou moins. Feliciano en parlait parfois. À lui ou à Marianne. Lovino le faisait plus rarement, d'habitude soit son frère commençait à en parler et racontait tout en pleurant, soit en hurlant. Parce que, pour tout avouer, il avait entendu plus de mauvaises choses que de bonnes…

- Pourquoi aurait-il mentit ? Demanda le plus âgé. Alors que je lui ai dit de ne pas vous laisser venir sans m'avoir demandé auparavant…

- Comment je le saurais, vini bastardo ? Tout ce que je sais, c'est que c'était vraiment compliqué de venir ici et tout ce qu'on y gagne, c'est de se faire enlever par des pirates !

- Disons plutôt que ce cher Alfred t'as sauvé la vie… S'il n'avait pas été là, vous seriez morts. Ou bien si d'une quelconque façon ils avaient découvert vos origines, ils auraient envoyé une demande de rançon à vos parents. Vous imaginez ? Vous seriez enfermés dans une cellule des semaines durant, dans le froid, n'ayant presque rien à manger… Il y a énormément d'autres possibilités aussi…

Mh… Peut-être en faisait-il trop, à en juger par les expressions des jumeaux. Mais au moins il avait réussi à faire passer son point de vue, non ? Et Lovino n'aurait donc aucune raison de protester, en toute logique. Par contre, pour ce qui était de Feliciano, il aurait peut-être dû le dire plus… gentiment ? Le pauvre petit italien semblait terrifié à l'idée de ce qui aurait pu leur arriver.

- Je sais déjà ça ! … Et je lui en ai parlé d'ailleurs.

- Et tu l'as remercié ?

L'italien grognon tourna la tête, les bras croisés sur son torse et l'expression boudeuse. Son frère le regarda sans comprendre. Ah, ce silence en disait tellement long sur la discussion qu'il avait eu avec l'étranger. Mais Lovino était Lovino, non ? Et Lovino ne pouvait rien faire d'autre que de hurler sur les gens, les insulter et d'autres choses du même genre. Pas très « noble » de sa part. Et il en avait des problèmes à cause de ça.

- Ve~… Pourquoi, fratello ? Ils nous as aidé non ? Sauvé la vie même… Tu devrais le remercier… Je vais le faire moi aussi ! Tout de suite, même !

Souriant, il chercha immédiatement l'étranger du regard et une fois trouvé, s'avança vers lui. Il n'était pas seul mais apparemment, ça ne semblait pas changer grand-chose et il… s'arrêta ? Ensuite il revint sur ses pas, attrapa le bras de son frère plutôt étonné et l'emmena avec. Il ne semblait pas utiliser énormément de force, sans doute était-ce surtout que Lovino était trop surprit et curieux (ça ne le surprendrait pas s'il n'avait pas comprit la situation) que pour se mettre à résister.

Francis regarda de loin l'homme avec Alfred s'éloigner alors que les deux autres arrivaient. Feliciano commença à parler joyeusement tandis que Lovino le regardait de son regard plutôt énervé. Ce qui n'était pas un grand changement, soit dit en passant.

Son regard se balada un peu partout autour du navire. S'il avait un jour pensé finir sur le navire de l'un de ses pires ennemis, il n'était pas sûr de pouvoir y croire. Énormément de choses était arrivées après tout. Arthur avait coulé plusieurs de ses navires, tué de nombreux hommes sous ses ordres… Et puis… d'autres choses étaient arrivés. D'ailleurs, il n'était pas sûr de s'il était juste de pardonner au pirate pour ce qui était arrivé.

La porte de la cabine du capitaine entra dans son champs de vision et il s'y arrêta. Il ne savait pas. Quelque part il avait pardonné mais une part de lui-même voulait lui en vouloir, lui reprocher la faute, même en sachant que c'était inutile. Cette partie refusait de disparaître, lui faisant se demander si finalement, il avait le bon choix.

En attendant, ils étaient ennemis et les pirates présents sur le navire le lui rappelleraient sans cesse, lui lançant des regards noirs ou simplement méfiants. Des fois ils murmuraient même leurs pensées en passant. Enfin non, il n'y en avait qu'un qui avait ça, mais ce n'est pas comme s'il allait descendre maintenant. En plus le navire démarrait à peine.

Pourquoi Feliciano n'était-il pas déjà revenu ? Soit le temps passait incroyablement lentement pour lui, soit le jeune italien s'amusait encore à parler de tout et n'importe quoi. S'autorisant un autre passage en revue des personnes présentes sur le navire, il vit celui qu'il jugea être le second en train de donner des ordres avant de partir quelque part à l'intérieur. Pas assez intéressant.

Les reste des personnes présentes sur le navire se résumait aux mousses faisant les tâches qu'on leur avait demandées, les pirates exécutant les ordres qu'on leur avait donnés et certains qui avaient déjà fini se parlaient ou… avaient leur propres occupations qu'il ne pouvaient deviner. Dans tous les cas, il n'y avait pas grand-chose d'intéressant. Alors pour faire passer le temps pendant que les italiens « remerciaient » l'étranger…

Franchement, où était Gilbert ? Il avait aperçu l'albinos un peu plus tôt avec Matthew, mais il était trop occupé avec Feliciano que pour directement aller leur parler. Tout comme son ami avait été trop occupé par la compagnie du plus jeune que pour remarquer le français. Enfin peu importe non ? Sauf qu'en fait du coup il ne pouvait plus le trouver. Alors comment allait-il… Hein ?

Son train de pensée s'arrêta directement lorsqu'il vit Ludwig. Il avait une idée ! Ludwig était le frère de Gilbert, alors sûrement savait-il où était ce dernier ! Content, Francis s'avança vers lui, montant d'abord quelques marches pour le rejoindre. S'approchant doucement, il se demanda ce que pouvait bien regarder l'allemand. Mais bien sûr, il ne put pas voir lui-même sans se faire repérer.

- Bonnefoy ? Qu'y a-t-il ?

- Oh rien, mon cher. Je me demandais juste comment toi et Gilbert vous sont retrouvés dans cette situation…

Suspicieux, le petit frère le regarda s'appuyer à la rambarde sur laquelle il était lui-même appuyé. Un silence s'installa et Francis s'autorisa à examiner ce qu'il pouvait bien y avoir en bas qui puisse intéresser le grand blond. Après tout, il était toujours très sérieux et n'avait pas de grands intérêts… Non pas qu'il l'ait vu souvent. En réalité il ne faisait que deviner sa personnalité d'après ce qu'il avait vu. Et par vu, il entendait une rencontre de cinq minutes et la situation actuelle. Non, vraiment, il s'étaient à peine rencontrés.

Revenant à ce qui se trouvait en bas… Il n'y avait que le trio bavard (à l'exception du dernier, mis à part pour ses hurlements) que formaient Alfred, Feliciano et Lovino. Pourquoi serait-il intéressé par eux ? Pour Alfred, ce serait compréhensible, étant donné son étrange personnalité. Par contre Lovino n'avait rien de très intéressent vu d'ici. En revanche Feliciano… Bon s'il ne prenait que la vue qu'il avait de là où il se trouvait en considération, c'était la même chose que pour son frère.

Mais s'il se rappelait bien, le joyeux italien l'avait reconnu. Il avait vu la scène et elle ne s'était déroulée que quelques minutes plus tôt. En tout cas, Feli avait reconnu l'allemand, qui s'était empressé de dire qu'il n'y avait aucune raison qu'ils se connaissent avant de s'éclipser à la première occasion. Lovino ne l'avait pas reconnu. Alors la personne qu'il regardait était indéniablement Feliciano.

Francis fut arraché à ses pensées lorsque Luwig se mit soudainement à parler. Alors que ce dernier racontait comment Alfred était arrivé, le français nota quelque par dans sa tête qu'il avait utilisé le prénom de Matthew. Pas très surprenant étant donné qu'il vivait avec lui mais il décida de garder l'information malgré tout. C'était après tout un élément plutôt important, non ?

- Donc ce cher Alfred est vraiment celui qui décide en fin de compte, n'est-ce pas ? Il n'a pas vraiment laissé d'autre choix à Arthur que de nous laisser monter, les jumeaux et moi. Ainsi que d'autres, si j'ai bien comprit.

Il n'y eut aucune réponse à côté de lui. La discussion allait quelque part, il le sentait… Retenant un soupir légèrement exaspéré, le français décida de prendre l'initiative. Il y avait au moins trois choses qu'il voulait demander, bien qu'il se retiendrait de dire l'une d'elles, étant donné qu'il serait un peu compliqué de savoir comment amener le problème. Alors il regarda le plus grand et lui lança un demi-sourire.

- Alors, déjà allé en Italie ?

- Quoi ?

En tout cas au moins la réaction était normale. Il ne comprenait pas ce qu'il essayait de dire et Francis le savait parfaitement. Mais ce n'était pas pour autant qu'il allait lui développer sa question, bien sûr. Qu'aurait-il à dire ? De plus, il préférait que Ludwig comprenne lui-même l'insinuation.

- Non ! Tu devrais savoir de Gilbert que nous sommes pauvres, non ? Comment y serions-nous allés ?

- Oh on ne me la fait pas, à moi ! Je pense que tu sais très bien ce que j'essaye d'impliquer, Ludwig. Feliciano avait pour habitude de me visiter souvent, plus jeune. Alors je pense que tu sais de quoi je parle.

- … Je ne l'ai réellement jamais rencontré, répondit-il après un moment de réflexion.

Le silence se réinstalla et Francis regarda le trio en bas. Il vit Feli parler joyeusement avant d'apparemment se rappeler de quelque chose et de demander l'attention de son frère. Le joyeux italien tourna la tête vers Alfred et dit quelque chose. Le blond répondit en souriant et Feliciano se tourna cette fois vers son frère, qui sembla refuser ce que lui demandait son frère.

Francis tourna la tête vers Ludwig, se demandant s'il était parti. Mais l'allemand était toujours là, en train d'observer la même scène que lui. Son expression lui parut… plutôt étrange en fait. Ses sourcils étaient froncés, comme s'il était plongé dans une intense réflexion. Ce qui était sûrement le cas, mais il ne pouvait lui demander à quoi il pensait, n'est-ce pas ? Il ne lui dirait rien après tout.

Retournant une fois de plus sur le trio en bas, Francis vit Feliciano regarder autour de lui avant de s'arrêter sur la paire plus haut et de lâcher un grand sourire et de leur faire un grand signe de la main. Ludwig se redressa aussitôt et s'en alla sans dire un mot, laissant un français en plan et un italien plutôt déçu. Pour les questions, il reverrait plus tard alors…

- A plus tard,,je suppose…

- Fratello Francis, de quoi parlais-tu ? Demanda l'italien en arrivant à sa hauteur.

- Oh, rien de très important, Feli.

Des questions, il en avait pourtant. A propos de l'enlèvement de Gilbert, à propos de l'emplacement de ce dernier. Il y avait aussi la question de pourquoi Ludwig l'appelait « Bonnefoy » mais il n'était pas sûr. L'albinos n'aurait parlé de lui qu'en utilisant « Francis ». Alors même si la possibilité qu'il ait dit également « Bonnefoy » existait aussi, il préférait avoir des doutes…

*.*.*

- Au fait, j'ai vu Francis.

- Quoi ? Vraiment ? Où ça ?

L'albinos regarda Matthew, surprit. Il ne l'avait même pas remarqué… Francis il voulait dire. Matthew était avec lui depuis un moment… Ou plutôt depuis qu'il s'était confessé. Alors ce n'était peut-être pas surprenant s'il n'avait pas remarqué le français plus tôt sur le pont. Ah, maintenant qu'il y réfléchissait, Gilbird s'était agité, à un moment donné. Mais Gilbert avait pensé que l'oiseau était simplement content pour lui et avait continué de se concentrer sur le plus jeune.

- Sur le pont, tout à l'heure. Je crois qu'il y est toujours…

- Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt ?

Le blond sembla hésiter à donner une réponse et tourna la tête en… Est-ce qu'il rougissait ? C'était trop mignon ! Il ne put empêcher un grand sourire d'apparaître sur son visage et se contenta de le regarder tendrement, sans vraiment réfléchir à quoique ce soit en particulier. Mais il finit par se demander pourquoi est-ce qu'il agirait ainsi. Bien sûr il était mignon, rouge et hésitant. Mais pourquoi serait-il rouge et hésitant juste parce qu'il ne lui avait pas dit que Francis était là ? … Oh.

Avant qu'il n'ait eu le temps de s'en empêcher (quoi qu'il n'avait aucune raison de s'en empêcher), Gilbert prit Matthew dans ses bras. Peut-être était-il un peu trop brusque, sur le coup, mais il était vraiment heureux. Matthew ne comprenait probablement pas mais ce n'était pas encore trop grave, il pouvait lui expliquer plus tard après tout.

- Tu es vraiment mignon, Birdie !

Lorsque sa surprise fut passée, le blond se contenta de regarder l'albinos, assit sur ses genoux, tandis que ce dernier lui souriait. Gilbird changea de tête, et rechangea, et rechangea… Mais son propriétaire ne remarqua rien. Il s'était un peu calmé, mais ça ne changeait rien au fait que la pensée était toujours présente. Et tout ce qu'il fit fut garder son incroyable Birdie dans ses bras. Le plus longtemps possible.

Mais le moment fut interrompu par un raclement de gorge. Quoi, qui osait interrompre son temps précieux avec Matthew ? Oh, Ludwig.

- Qu'est-ce que tu fais à l'arrière du navire, bruder ?

- Je passe du temps avec Birdie, pourquoi ? Répondit le frère en souriant.

Était-ce uniquement lui ou bien son frère n'était-il pas content ? Bon il avait toujours cette façade sérieuse sur le visage, mais étrangement, elle était revenue plus forte que jamais. Si quelque chose était arrivé, il aurait aimé savoir ce que ça pouvait bien être. Mais il n'y avait pas d'autre moyen que de lui poser la question, non ? On (Matthew, très certainement) lui avait déjà dit de bien réfléchir avant de poser une question délicate, mais ce n'était pas vraiment son genre…

- Est-ce que quelque chose est arrivé ?

- Non, rien du tout.

Au moins la réponse avait été donnée assez rapidement, elle était très claire et… plutôt courte donc il comprenait que son frère n'avait pas envie de parler de ce qui l'avait emmené dans cette partie du navire en étant dans cet état.

- Est-ce que ça a un rapport avec l'italien qui t'a reconnu ?

- Comment je le saurais ?! Hurla Ludwig. Je ne le connais pas !

Ses yeux s'écarquillèrent à l'emportement de son frère et il sentit Matthew sursauter légèrement. Ludwig sembla se rendre compte qu'il venait de crier mais ne tenta pas d'arranger les choses sur le moment. Mais il ne s'en alla pas non plus. Quoi que devait penser son frère, Gilbert savait qu'il pouvait (ou devait, peut-être) continuer la conversation. Après peut-être se trompait-il, mais il voulait essayer.

- Je ne sais pas, West. Il t'a reconnu, j'étais simplement curieux.

Aucune réponse. Il décida de continuer.

- Mais peut-être que tu l'as simplement rencontré dans la rue et qu'il est le seul à s'en souvenir ? Après tout, il est italien et ne vient que pour passer du temps chez Francis. Je l'ai vu parfois au manoir. Mais tu n'es jamais venu lui rendre visite avec moi, donc je suppose qu'il s'est soit trompé, soit que ce n'était qu'une brève rencontre…

Rien de ce qu'il avait dit semblait aider. Tout ce qu'il gagna, ce fut de voir un bref instant le visage de Ludwig se tordre douloureusement avant qu'il ne se retourne. Avait-il dit quelque chose de mauvais ? Il espérait que non… mais c'était sans doute le cas, s'il réagissait ainsi.

Alors qu'il le pensait déjà partit, Gilbert vit son frère s'arrêter. Durant un bref moment, il sembla hésiter avant de se retourner. L'expression neutre de Ludwig était revenue, pourtant l'albinos devinait que son frère avait quelque chose à lui dire. Ou demander, mais dans les deux cas, ça l'inquiétait un peu.

- Dis-moi, bruder… Tu vas bien, n'est-ce-pas ?

S'il allait bien ? Il s'était attendu à… à peu près n'importe quelle question qu'il puisse lui poser, mais celle-là ne lui était pas venue à l'esprit. Même pas un peu. Et encore moins à la dernière position. Alors, s'il allait bien… Oui, il devait répondre c'est ça ?

- Oui… Je suis plus en forme que jamais ! Surtout grâce à Birdie !Pourquoi ?

- … Pas de raison particulière. Je voulais juste m'assurer.

Il le regarda partir sans rien dire. Gilbird remonta sur sa tête et piailla. Ce n'était sûrement pas grand-chose de grave, alors l'albinos prit son oiseau dans sa main et le caressa doucement. Matthew se contentait d'être silencieux, mais il semblait vouloir dire quelque chose. Mais quand il n'y a rien à dire…

- Au fait Birdie, est-ce que Kumajiro te manque ?

Le blond sembla surprit par la question, mais il surprit à son tour l'albinos en souriant. Pourquoi sourirait-il ? Sa peluche qu'il chérissait énormément n'était nulle part, elle avait complètement disparue après qu'il l'ait déchirée (note : il l'avait déchirée). D'ailleurs il ne comprenait même pas pourquoi il avait gardé un cadeau de cet... de ce... non, il n'arrivait pas à trouver de mot assez fort.

- Oui, mais ça ira. Je le reverrai…

Voilà qui était encore plus bizarre maintenant. Il allait le revoir ? Mais il ne dirait rien. Si son cher Matthew pensait qu'il allait retrouver sa peluche, alors il devrait le laisser y croire, sûrement. … Il n'empêche, en attendant, comment était-ce supposé être possible ?

*.*.*

Alfred regarda les deux italiens partir après l'avoir remercié. C'était incroyable de savoir à quel point Feliciano pouvait parler quand la seule raison pour laquelle il avait lancé la discussion était le remercier de les avoir sauvés, lui et son frère. Heureusement qu'il n'avait pas eu à se justifier, où il aurait pu avoir quelques problèmes pour trouver quelque chose de convaincant.

Pendant un moment, l'américain vit Ludwig mais ce dernier disparut rapidement et il vit les jumeaux se diriger vers Francis. Quoi, Francis qui parlait à Ludwig ? Ça ne devait pas arriver souvent parce qu'il n'avait jamais vu ça… En fait il savait que le français connaissait Gilbert, bien sûr, mais pas pour autant son frère… Et ce, peu importe à quel point ça pouvait être logique.

Avec un soupir, Alfred se rendit compte qu'il était fatigué. Et il venait juste de se réveiller. Il avait faim aussi. Et il venait juste de se réveiller encore… Tout le monde venait lui parler sans lui laisser le temps de souffler un peu et trier toutes les informations qu'il tentait de trier. Enfin, plutôt chercher dans ce qu'il savait, utiliser ce qu'il savait et puis ranger ce qu'il avait utiliser dans ce qu'il savait. Et maintenant son cerveau venait d'exploser à cause de sa propre phrase.

Il serait bien allé voir Arthur, lui demander où il était censé dormir, mais il savait déjà qu'il n'obtiendrait aucune réponse. Il pensa à demander à n'importe quel pirate passant par là où il était censé dormir mais personne ne savait. En fait certains se demandaient qui il était, avant de se rendre compte que le capitaine avait parlé de lui ou bien de se rappeler de ce qui s'était passé il y a au moins une heure à présent. Mais dans les deux cas, ils n'avaient aucune idée d'où il était supposé dormir. Ou plutôt s'ils dormaient avec tout le monde… Peu importe ce que c'était censé vouloir dire.

- Où est le second, sinon ? Il doit pouvoir savoir non ?

- Mais je ne sais pas où il est. Quelque part à l'intérieur, sûrement, mais après…

Le pirate haussa les épaules et retourna à son travail. Ça ne l'aidait pas énormément, mais pour ce qui était de solution, il n'en avait pas trente-six. Alors il se dirigea à l'intérieur, prenant la première porte dans son champs de vision, et entreprit de chercher après le second.

Mais le bateau était grand… Oh, navire pour Arthur. Comment pouvait-il y avoir autant de pièces ? En plus il y avait des cabines avec des lits alors que, quelques minutes plus tôt, il avait vu une… pièce ? remplie de… hamacs ? Oh et ça puait aussi. « Puait » étant un euphémisme. Est-ce que c'était ça, l'histoire de « dormir avec tout le monde » ? Parce qu'il avait légèrement l'impression que ce ne serait pas agréable. Et encore moins amusant.

- Oui ?

Il y avait quelqu'un dans la dernière ! Et pile la personne qu'il cherchait ! Alfred s'avança directement vers le second, assit sur ce qui était visiblement son lit, content de l'avoir enfin trouvé.

- Je me demandais juste, où est-ce que je suis supposé dormir ?

Le second le dévisagea et même Alfred pouvait deviner à son sourcil haussé la question « Pourquoi voudrais-tu dormir maintenant ? ». Mais il sembla se retenir et se contenta de se lever et de lui faire signe de le suivre. Alfred regarda autour de lui, se concentrant sur le chemin qu'il devrait prendre tous les soirs, jusqu'à ce que le second devant lui ouvre la porte et le fasse entrer dans… la pièce aux hamacs qui puait.

Mais il savait que protester serait mauvais (et inutile avec ça) et se contenta de regarder le second.

- Au fait… Comment vous vous appelez ?

- Je ne vois pas en quoi ça pourrait t'être utile, mais je m'appelles Hugh.

- Alfred F. Jones…

Alfred regarda le second s'en aller et la porte se refermer. Il se retourna et regarda la pièce. Devait-il vraiment dormir là-dedans ? Généralement, la puanteur ne le dérangeait pas, mais là il fallait avouer que c'était… fort. L'américain soupira. Il n'avait pas le choix, n'est-ce pas ?

Alors il examina les différents hamacs avant d'en choisir un. De toute façon, tant qu'il dormait… après tout il en avait besoin. S'il s'était contenté de s'asseoir ou avait décidé de rester éveillé, d'autres lui auraient sûrement parlé, ou bien il se serait ennuyé à n'avoir rien à faire en particulier (surtout ennuyer Arthur). Dans les deux cas, son cerveau aurait fonctionné et avait tout ce qui se passait, il préférait pouvoir se reposer tant qu'il le pouvait.

… Mais lorsque, alors qu'il fermait doucement les yeux et s'abandonnait au sommeil, il vit l'esprit lui sourire, il comprit qu'il avait à la fois raison et tort. Se reposer était vraiment impossible.

Je suppose que tu voudras que je m'excuse, Alfred…

C'était mauvais, non ? Mais tenter de résister était inutile maintenant. Il voulait rester éveiller, éviter d'avoir un cauchemar, mais il savait que c'était trop tard maintenant. Alors, la dernière chose qu'il vit alors qu'il tentait désespérément de garder les yeux ouverts fut deux yeux brillants. Allait-il encore refaire un de ces rêves bizarres ou bien quelque chose ne nouveau arrivait-il ? Il n'était pas sûr de vouloir savoir…


Juste pour que vous sachiez, cette fin est actuellement humoristique ^^/SBAFF/ Oui d'accord plus sérieusement alors.

Vous avez du PruCan, et juste pour que vous sachiez : C'est plutôt dur pour moi et j'ai la plupart du temps les doigts bloqués et l'envie de rire. Des rires nerveux que je retiens plutôt en fait. Après je m'énerves mais sinon ça va. D'ailleurs à l'origine j'étais supposée l'écrire du point de vue de Ludwig, cette scène. Mais son train de pensée aurait tout trahi. Alors je suis sûre que vous avez vos théories sur ce qui est le plus évident ici. MAIS ! Il y a une chose que vous ne pouvez pas deviner : Pourquoi Ludwig évite-t-il Feliciano. Alors si je prends son point de vue, ça va vous éclater au visage et la chute pour la révélation n'aura aucun poids. Et on veut éviter ça n'est-ce pas ? ^^

Sinon, j'ai pris mon temps pour ce chapitre, pour une fois. J'étais à la moitié du chapitre Vendredi et j'ai écrit que 500 mots, plus ou moins. Je me suis levée tard Samedi donc j'ai écrit tard aussi. Puis j'ai eu quelque chose qui a craqué et pendant deux ou trois heures, j'ai arrêté d'écrire. Ajouter à ça aux quelques perturbations habituelles et pouf, je n'ai fini que maintenant. Mais au moins j'aurai publié le week-end ? *Satisfaction personnelle*

Après… Y avait autre chose. Oui, j'ai eu du mal pour le passage d'Alfred à la fin. J'ai voulu le réécrire mais j'ai changé d'avis parce que je n'avais rien d'autre x'D Au fait, je crois que j'ai du mal à me rappeler des animaux x'D (enfin Gilbird, j'avais juste du mal à le mettre car j'avais l'impression qu'il cassait l'ambiance x) ) Mais au moins j'ai su mettre le chat ET Gilbird ! ^^ Hein ? Par contre je me demande si vous l'avez vu. En fait je pense que même si vous ne l'avez pas vu, maintenant c'est plutôt évident.

Bon avant de commencer à raconter encore plus n'importe quoi, je veux juste dire que sur mon profil, j'essaye souvent de mettre quand le prochain chapitre arrivera (bien que c'est prévu toutes les deux semaines et que je ferai tout pour que ça reste ainsi) ou plutôt l'avancée de l'histoire ^^

Donc, juste avant de laisser Lovino finir cette note de fin de chapitre… j'ai oublié, Gomen. Oh, c'est vrai ! Je suis désolée, mais à cause de mon trop plein d'idée, cette fanfiction sera longue. Et part là j'entends TRÈS longues. J'espère que ça ne dérangera personne, mais étant donné que j'ai VRAIMENT envie d'écrire tout ce que j'ai imaginé. En gros les histoires d'amour demandent des rebondissements *Imagine* Gomen, Lovino tu vas souffrir…

Lovino : Pourquoi moi ?!

Tori : Bah j'm'excuse au reste aussi mais toi… *Grand sourire*

Lovino : Ça te fait plaisir, BASTARDO ?! è_é

Tori : Évidemment ! ^^ C'est très amusant ^^ T'inquiètes j'vais pleurer avec toi, mais enfin de compte ça me fait plaisir. Rien que là je veux pleurer mais si j'me laisse aller, je sais que j'vais rire ^^

Lovino : Sei una maniaca ! (Tu es folle !) Qui prendrait plaisir à faire pleurer ?!

Tori : Moi ! Alors dépêches-toi de clore ce chapitre !

Lovino : Bene, bene ! Non mi interessa cosa ne pensate di questo capitolo, ma la prossima! … Non che mi interessa se si ritornereste o no, bastardi… (D'accord, d'accord ! Je me fiche de ce que vous pouvez penser de ce chapitre, mais à la prochaine ! … Pas que je me préoccupe de si vous revenez ou non…)

Tori : J'ai faim…