Les examens sont fini et j'ai enfin reprit la motivation d'écrire après la fatigue qu'à engendrée mon dernier OS ! Bon j'avais prévu d'écrire « Un vilain défaut », mais je n'y arrive pas. Je vais devoir y réfléchir encore un peu avant de continuer. Ou de recommencer car j'en ferai peut-être un OS. Je ne sais pas, je dois voir.
Revenons à cette fanfic donc ! Je n'ai rien à dire sur les chapitres précédents et concernant celui-ci... Je vais essayer de mettre chaque personnage (oui même toi Francis) et un nouveau personnage pourrait peut-être ou peut-être pas arriver… Voyons si vous saurez deviner qui est le prochain.
Chapitre 13 : Le calme avant la tempête
Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis qu'Antonio avait été repêché et ni Gilbert ni Francis n'avait vu leur ami. L'albinos avait été retenu par le français, qui lui avait par la suite dit que même si ça l'énervait, il devait plutôt s'estimer heureux que l'espagnol n'ait pas été rejeté à la mer ou torturé. Bien sûr, le prussien n'avait pas pour autant accepté cette situation, mais au moins il ne se contentait que de regards noirs dirigés sur le capitaine.
Gilbert continuait donc de passer son temps soit avec son frère (qui se rapprochait d'ailleurs de plus en plus du joyeux italien, et il ne manquait pas une occasion de le taquiner là-dessus), soit avec Matthew, soit encore avec Francis. Lorsqu'il était avec ce dernier, ils se trouvaient généralement dans la cuisine car lorsque le blond était sur le pont, c'était généralement pour embêter Arthur.
Vraiment, il ne manquait qu'Antonio. Était-il supposé attendre que l'anglais change d'avis tout seul ? Parce que ça risquait de prendre du temps, ça. Il voulait faire quelque chose, mais il doutait qu'un bon point dans la gueule ou simplement lui faire la leçon ne marche. Au contraire, il pourrait se retrouver à son tour dans une cellule. En fait… Non, Arthur était tout sauf un idiot. S'il devait être enfermé, ce serait loin de son ami. Et tout ce qu'il aurait accompli, c'était laisser Francis tout seul.
Une porte s'ouvrit et lorsqu'il entendit un juron, l'albinos détourna son regard de la mer pour voir de qui il s'agissait. Lovino claquait la porte, les joues rouges et gonflées. C'était assez drôle à voir. Retenant un rire, il s'approcha de l'italien et l'interpella.
- Lovino ! Tu viens d'apporter son repas à Tonio ?
- Qu'est-ce que tu veux, patata bastardo numero due ?
- Qu'est-ce que tu viens de dire ?
- Rien que tu n'aies besoin de savoir. Qu'est-ce que tu veux ?
- Comment vas Tonio ?
Il y eut un moment de silence, durant lequel le brun se mit à réfléchit et Gilbert s'en inquiéta. Qu'est-ce que ça voulait dire, qu'il y avait un problème ? Antonio allait bien, n'est-ce pas ?
- Son cerveau doit être atteint, mais plus que d'habitude je dirais.
C'était supposé signifier que tout allait bien ? À peine l'italien grognon avait-il fini sa phrase qu'il s'en alla. Mais l'Albinos n'avait pas encore fini de lui parler et il le rattrapa aussitôt.
- Attends ! Tu peux lui dire quelque chose pour moi ?
- Quoi ?! Tu délires ou quoi ?! Pourquoi je ferais ça ? Si ça se trouve je vais avoir l'autre tè bastardo sur le dos ! Il est super effrayant !
Gilbert voulut vérifier si Arthur était en train de les écouter ou non mais ne fit rien. De toute façon, c'était son navire alors qu'il soit là ou non, ça n'avait que peu d'importance. Si leur conversation était interceptée… Oh mais une minute, il ne comptait rien dire qui puisse leur causer problème ! Donc en fait ils s'emportaient pour rien.
- Ne t'inquiètes pas ! Je me demandais juste en fait… Il ne nous a pas vu. Est-ce qu'il sait qu'on est là, Francis et moi ?
Lovino parut surpris à la question. Ses yeux s'écarquillèrent avant de se diriger rapidement vers ses pieds.
- Je ne sais pas…
*.*.*
Lorsque Lovino ouvrit la cellule d'Antonio, la tête de se dernier se redressa aussitôt pour le regarder avec un de ses grands sourires. Sourires qu'il détestait toujours autant. L'italien posa la bougie qu'il tenait en main à terre, à côté de celle qu'il avait apportée la dernière fois, avant de s'asseoir les jambes croisées en face du plus grand.
- C'est déjà l'heure de manger ? Le temps passe vite !
Puis il sembla remarquer l'absence de plat et son sourire s'agrandit.
- Ne me dit pas que tu es venu juste pour me voir ?
- Pas du tout !
Le silence régna un instant et Lovino se demanda que faire. Sûrement aurait-il dû attendre l'heure du prochain repas pour revenir voir l'espagnol, mais ce que lui avait dit Gilbert lui avait parut important et il n'avait pas pu attendre très longtemps avant de revenir.
- Mon frère est avec l'autre enfoiré et je ne voulais pas passer mon temps avec les autres idiots. C'est pour ça que je suis là.
Le rescapé le regarda avec amusement. Ça l'énervait. Il avait l'impression qu'il avait compris qu'il était en train de mentir. Après tout, son frère n'était pas avec Ludwig (il l'avait vu avec Francis et Gilbert en se rendant à la cale) donc normalement, il aurait plutôt passé son temps tout seul, plutôt que de venir le voir.
- Mais tu m'as déjà dit que tu préférais être tout seul plutôt que de passer du temps avec moi.
Oh il l'avait dit n'est-ce pas ? Incapable de dire quoique ce soit, il croisa les bras et regarda ses jambes. Il pensait que l'espagnol se mette rapidement à parler, mais ce fut un long silence qui commença. L'autre s'attendait-il à recevoir une réponse ? Parce que lui, il préférait se taire. Surtout sachant qu'il ne serait de toute façon pas écouté. L'idiot n'entendait que ce qu'il voulait bien entendre.
- Tu es toujours là.
Lovino regarda l'homme en face de lui, toujours souriant, et le dévisagea comme si ce qu'il venait de dire n'avait aucun sens. Enfin, ce qu'il venait dire n'avait aucun sens. Pourquoi dirait-il ça.
- Quoi ?
- Tu es toujours là. Nous n'avons pas dis un mot depuis un moment et tu n'es pas parti.
Ses joues se colorèrent de rouge lorsqu'il comprit ce qu'il était en train de dire.
- Es-tu en train de rougir ?
- Non, pas du tout.
- Tu es tout rouge ! J'aime cette couleur ! On dirait une tomate ! Oh, maintenant je veux manger des tomates…
- Je peux partir maintenant-
- ¡ No !
Une main agrippa son bras alors que ses yeux s'écarquillaient, surpris pas le soudain cri. Antonio n'avait jamais réagit de cette façon, que Lovino fasse semblant de partir ou qu'il parte réellement. Se calmant rapidement, l'italien enleva doucement la main accrochée à son bras.
- Je… blaguais juste.
À ces mots, le visage du rescapé se détendit et un sourire se dessina sur son visage. Mais il avait toujours l'air triste. Ça le dérangeait. Il n'était pas supposé être comme ça… si ?
- Tes blagues ne sont pas très drôles Lovi.
Un autre silence s'installa et Lovino se demanda comment amener la question de Gilbert.
- Dis… que sais-tu des passagers de ce navire ?
- ¿ Qué ? Qu'est-ce tu essayes de me dire ?
- Réponds juste à la question !
- Uniquement ce que tu m'as dit ? Enfin je sais que je suis sur le navire d'Arthur et qu'il y a ce jeune homme, Alfred, qui parle anglais et espagnol. Et puis il y a toi, Feli, et le reste tu ne les appelle pas par leurs prénoms donc j'ai vini bastardo, patata bastardo et patata basta-
- J'ai compris. Vini bastardo et patata bastardo numero due sont Francis et Gilbert. Patata bastardo est Ludwig.
Il regarda l'expression surprise… non, plutôt choquée de l'espagnol en face de lui. Sa bouche était ouverte mais pas un mot n'en sortait. Maintenant, il espérait avoir fait le bon choix. Maintenant, il allait devoir lui dire qu'il ne pouvait pas le voir
- Ils sont sur ce navire ?
Sans prononcer un mot, il acquiesça d'un hochement de tête.
- Comment ça se fait ?
- Je ne sais pas. Je fuyais un fantôme avec mon frère- Ne te moques pas ! Je fuyais avec Feliciano et on s'est endormi en se cachant. Puis on s'est réveillé sur le navire et quand on s'est fait attrapés, ce gars qu'on ne connaît pas, Alfred, a insisté pour qu'on nous relâche en disant au tè bastardo qu'on était ses amis. Les autres étaient déjà là. Le tè bastardo ne semblait pas content alors je suppose que c'est grâce à lui aussi.
- Je vois…
Encore une fois, le silence s'installa sans que l'expression d'Antonio ne change. Son visage était plutôt neutre, mis à part le fait que ses sourcils étaient légèrement froncés. Puis finalement, alors que Lovino commençait à se demander s'il allait bien, un grand sourire apparut sur son visage.
- Ils sont là ? Vraiment ?! Je peux les voir ?!
Arrivait la partie compliquée…
*.*.*
Alfred ouvrit les yeux lorsque sa sieste fut interrompue par des cris. Cris qui, une fois bien réveillé, ressemblaient à ceux d'un certain italien. Et la voix qui rétorquait ressemblait à celle d'un certain pirate anglais. Il se releva et regarda par dessus la rambarde. Les deux hommes se disputaient, entourés des membres de l'équipage et des… invités.
Feliciano regardait son frère d'un air inquiet tandis que Ludwig s'approchait lentement. Peut-être voulait-il retenir Lovino, mais il fut trop tard car ce dernier envoya un bon coup de poing au visage du capitaine, qui tomba sur ses fesses, surpris. Alfred se précipita à ses côtés.
- Artie !
- Je m'en fiche de ce que tu penses ! Relâche-le ! Je te l'ai dit, il ne va pas bien ! Et le voir dans cet état m'irrite encore plus que ses sourires idiots !
L'américain regarda le brun, tentant plus ou moins de comprendre la situation. De qui parlait-il exactement ?
- Qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-il à voix haute.
- Que tout le monde retourne à son poste. Et ma réponse est toujours non.
- Quoi ?! C'est… C'est ridicule !
Presque aussitôt, tous les membres retournèrent à leur poste. Bien sûr, Lovino tenta de rester mais Ludwig l'emmena ailleurs et son frère suivit. Alfred vit Gilbert se diriger vers l'italien, lui sourire, dire quelque chose, lui donner une tape sur l'épaule et s'éloigner. L'américain reporta son attention sur le capitaine du navire et l'aida rapidement à se relever.
- Donc, qu'est-ce qui se passe ?
- Il veut que je libère Antonio.
- Pourquoi pas ?
La colère était visiblement présente sur le visage d'Arthur. Ce qui n'était pas vraiment différent de d'habitude en fait.
- Je te l'ai déjà dit, non ?
- Oui, je sais ! Mais… s'il-te-plaît, peux-tu me faire confiance ? Je te le jure, ils ne vont rien faire !
- Non.
Alfred regarda le capitaine. Pourquoi refusait-il à ce point ? Non il n'avait pas oublié qu'il lui avait parlé de la possibilité que les trois amis montent un coup contre lui, mais il n'y croyait pas. Avec un soupir, il lâcha Arthur et plaça ses mains sur ses hanches.
- Dude, tu n'as pas besoin d'être autant sur tes gardes !
- Si. Ces trois-là ont été mes ennemis.
- Justement ! Ils sont tes amis maintenant ! Laisse-leur une chance, please !
Si cette fois il y eut un moment de silence, la réponse resta la même. Puis le pirate se retourna et commença à s'éloigner. L'américain le suivit, essayant de savoir ce qu'il était en train de faire et de trouver quoi répondre. La réponse à sa première question fut trouvée lorsque l'anglais entra dans sa cabine et lui claqua la porte au nez. Quand à la deuxième… Il décida d'abandonner. Pour le moment.
*.*.*
Les voix étaient de retour. Elles parlaient, l'embêtaient à nouveau, tentant de le blesser par n'importe quel moyen. Et malheureusement, elles réussissaient. Mais ce n'était jamais assez pour elles et elles continuaient. Et puisqu'elles avaient appris, comme lui, que ses amis étaient sur le navire, elles le narguaient. Il avait essayé de les faire taire, de leur demander, ça ne marchait pas.
- ¡ Déjenme en paz ! (Laissez-moi tranquille !)
- J'aimerais bien, crois-moi. Mais je sens que ces deux idiots vont continuer de m'embêter si je ne te libère pas.
Sa tête se releva en entendant une nouvelle voix. Qui cette fois venait d'un humain. Et en voyant de qui il s'agissait, il se demanda s'il devait pleurer de joie ou appréhender la suite. Oh mais une minute. Il venait de dire « libérer » ? Il chercha le visage du capitaine, sans comprendre.
- Quoi ?
- Serais-tu devenu sourd ? Je te libère.
- Quoi… ? Pourquoi ?
- À cause de ces idiots. L'italien qui t'apportait à manger m'a donné un coup de poing parce que je refusait et l'autre idiot a encore insisté…
Il finit sa phrase avec un soupire. En faisant un effort, l'espagnol vit que, effectivement, l'une de ses joues étaient rouges. Lovino l'avait vraiment frappé au visage ? Qu'il aurait aimé voir ça ! Mais surtout… avait-il vraiment sa défense ? Il devait le remercier avec le plus gros câlin qu'il puisse donner !
- Alors, tu me libères ?
- C'est déjà fait. Quand j'ai voulu te le dire la première fois, tu m'as dit de te laisser tranquille.
- … Oh, fut tout ce qu'il put dire alors qu'il se relevait.
Eh bien… peu importe alors. Retrouvant le sourire à la pensée de revoir le soleil et ses amis, il passa devant le pirate, qui grogna en demandant des remerciements. Mais Antonio ne dit rien et ouvrit la porte de la cale, sentant clairement la joie grandir en lui. Et lui faire oublier de placer une main devant les yeux. Complètement éblouit, il tenta de garder les yeux un minimum entre-ouvert. Ce qui n'aida pas réellement à s'habituer très vite et il se retrouva plaqué au sol en avoir rien vu venir.
- Toniooooo !
- Gilbert ?
- Je vois que cet entêté de capitaine s'est enfin décidé à te libérer.
- Francis ?
Sa vue commençait enfin à s'adapter et il sourit de nouveau en voyant les visages de ses deux amis. Le français commenta sur la brutalité de l'albinos, qui se releva ensuite en s'excusant de l'avoir plaqué ainsi au sol. Enfin en s'excusant, mais pas pour autant moins souriant. Une main se présenta ensuite à lui. Surpris en voyant que ce n'était ni celle de Gilbert ni celle de Francis, il suivit du regard le bras qui y était relié et vit un certain italien au visage plutôt rouge et au regard détourné de lui.
- Gracias, dit-il en la prenant.
- Je te tend juste une main, c'est tout.
- Arthur m'a dit que tu l'avais frappé.
- J'avais juste envie. Ce n'était pas pour toi du tout que j'ai fait.
- Si, j'ai compris.
- J'ai comme l'impression que ce n'est pas le cas…
Cela faisait longtemps qu'il était habitué aux grognements de l'italien qu'il ne s'en préoccupait plus du tout. Se rappelant du câlin qu'il s'était promis de lui donné, l'espagnol se jeta pratiquement sur lui et le serra dans du plus fort qu'il put. Sans l'étouffer pour autant, bien sûr. Le plus petit tenta de se dégager, en vain. Il ne comptait pas le lâcher de sitôt, non.
- Fratello Antonioooooo !
- Feli ?
Quelque chose se jeta contre lui et deux bras l'entourèrent. L'italien grognon cria sur son frère et avant même que quiconque puisse dire quoique ce soit, Gilbert joignit le câlin et força Francis à faire de même. Lovino se débattit à nouveau avec plus de force cette fois, hurlant aux autres de le laisser partir. Mais personne ne l'écouta et tous se mirent à rire. Jusqu'à ce qu'un certain blond aux lunettes s'incruste.
- Dis, Gilbert. Je peux te parler ?
- Qu'est-ce qu'il y a Alfred ? Je suis en plein milieu d'un extraordinaire câlin collectif ! Pour quoi as-tu besoin de mon extraordinaire personne ?
- Tu peux… juste venir ?
Gilbert haussa un sourcil et regarda ses amis, qui haussèrent les épaules. Alfred avait l'air sérieux. Le câlin collectif se termina (au plus grand plaisir de Lovino et déplaisir de Feliciano) et l'albinos suivit Alfred. L'espagnol les regarda s'éloigner un moment avant de reporter son attention sur les jumeaux et son ami français.
*.*.*
Alfred suivait un jeune albinos parmi des rues qu'il avait vues quelques mois auparavant. Il n'avait rien de mieux à faire. Lorsqu'il était arrivé dans ce rêve, le petit Gilbert était rapidement passé devant lui et en comprenant sa situation, il l'avait suivit. Depuis combien de temps le suivait-il, il n'en savait rien. Mais le soleil était déjà couché quand l'enfant atteignit une maison.
- Je suis rentré, dit-il en ouvrant la porte.
Ludwig entra dans le hall et regarda son frère.
- Tu es encore allé patrouiller en ville ?
- Ja !
- Tu devrais arrêter. Tu n'es pas comme Papa et Maman. Tu vas juste t'attirer des ennuis.
- Non, c'est bon ! Parce que je suis extraordinaire !
- Tu continues de dire ça… Mais je m'inquiète…
- Mais il faut pas ! Je ne vais pas laisser quoique ce soit m'arriver ! Ni à toi d'ailleurs !
Le blond dit quelque chose qu'Alfred n'entendit pas et les deux frères se rendirent dans une autre pièce. L'américain les regarda discuter, s'occuper, jusqu'à ce que la porte d'entrée s'ouvre à nouveau et que deux personnes entrent dans la pièce où ils se trouvaient. Il s'agissait de deux adultes aux cheveux blonds. Le petit Gilbert courut vers eux.
- Papa ! Maman ! J'ai encore patrouillé ! Et j'ai pris le chemin que vous m'avez donné !
La mère lui ébouriffa les cheveux en souriant.
- C'est bien, mon chéri.
Et bien sûr, petit Gilbert était souriant aussi.
Comme les autres fois, le temps passa en accéléré. Il revit petit Gilbert rencontrer petit Matthew. Et échouer à l'attraper aussi. De nombreuses fois. À un moment donné, il se rappela qu'il avait déjà vu ces scènes. D'un autre point de vue peut-être, et personne ne pouvait le voir, mais il se demandait s'il pouvait se voir lui-même. Tentant de se rappeler où il se trouvait exactement, il se déplaça comme il pouvait, surveillant la vitesse à laquelle allait le temps pour regarder autour de lui.
Mais le temps ne lui en laissa pas et il fut obligé de suivre le cours des événements. Et lorsqu'il revit l'albinos, il était déjà enchaîné dans la maison la sorcière. Cette toute petite pièce qu'il avait vu quelques fois avec le point de vue de Matthew.
Il y eut un long moment de silence avant que la porte ne s'ouvre et qu'une silhouette n'entre. Silhouette qu'il avait déjà vue et qu'il pouvait facilement reconnaître. La sorcière s'avança vers le jeune homme, lui prit le menton, et lui adressa un grand sourire.
- Pourquoi ce regard, mon petit Gilbert ?
- Laisse birdie partir.
- Pourquoi je ferais ça ?
- Laisse-le au moins tranquille. C'est ma faute s'il a vu ce qu'il y avait dans la pièce !
- Oh vraiment ? Je dois alors en conclure que je dois te punir ?
- Oui ! Et pas birdie ! Alors laisse-le partir !
- Te punir à sa place est une chose. Mais je ne vais pas le laisser partir pour autant. Que me donnes-tu pour qu'il puisse s'en aller ?
- Te donner ? Qu'est-ce que je pourrais te donner ? Je n'ai que ma vie !
À ces mots, le visage de la sorcière s'illumina et Alfred se tendit. Ça ne lui disait rien de bon. Et en voyant le visage de l'albinos, il le pensait aussi.
- C'est ça ! Tu n'as que ta vie !
Ça ne lui disait rien de bon. Allait-elle lui demander sa vie contre la liberté de Matthew ?
- Q-Quoi… ?
- Enfin… Te tuer ne serait pas assez amusant, je te rassure… Alors on va le faire ainsi : Je vais n'en prendre que la moitié. Ça ressemble plutôt à un cadeau parce que tu es supposé mourir… Disons juste que ce n'est pas une mort très joyeuse. Donc, que veux-tu ? Vivre jusque là et laisser Matthew ici ou bien le faire partir dans les rues froides et perdre la moitié de ton espérance de vie ?
C'était… Non, il ne pouvait pas faire ça. Qu'arriverait-il s'il donnait la moitié de sa vie ? La moitié de quelle vie d'ailleurs ? Celle qu'il avait en tant que nation ou celle de ce rêve ? Dans tous les cas, ce n'était pas une bonne idée de couper sa vie en deux. Mais même si Alfred connaissait la réponse, il espérait que le jeune prussien refuserait la proposition.
*.*.*
- Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Gilbert quand Alfred s'arrêta enfin.
Il y avait de nombreux moyens de commencer cette discussion : l'américain pouvait s'énerver, poser une question, dire quelque chose d'assez vague que seul l'albinos comprendrait… Mais il ne savait pas par quoi commencer ni comment le dire. Quand il pensait qu'avant, il ne se préoccupait jamais de ce qu'il disait…
- Pourquoi… accepter la proposition de la sorcière ?
- Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?
- Je sais que tu as été capturé par la sorcière il y a quelques années. Mattie vivait avec elle, je le sais aussi. Je connais chaque détails… Enfin je veux dire… peut-être. Je connais pas mal de choses sur ce qui s'est passé dans la maison que vous habitiez. Je sais que tu as été capturé en suivant Mattie quand tu le voyais voler. Puis la sorcière t'a attaché dans une pièce au deuxième étage, non loin de celle avec tous les corps que martyrisait la sorcière. Tu as incité Mattie à découvrir ce qu'il y avait dans cette pièce. Et à cause de ça… la sorcière… Je sais qu'elle lui a fait de mauvaises choses, l'a… blessé… E-Et toi… Tu as voulu qu'elle arrête…
Ses yeux se baissèrent. Gilbert le regardait, les yeux s'étant écarquillés au fur et à mesure qu'il avait parlé. Ni l'un ni l'autre ne parla pendant quelques minutes, laissant le silence envahir la pièce.
- Je suppose que tu n'as pas juste parlé à Birdie…
- Non.
- Alors comment sais-tu tout ça ?
- Tu ne me croirais pas…
- Et tu me demandes quand même de te faire confiance ?
- Ce serait mieux si c'était le cas.
- Je voulais juste aider Birdie. Sa vie avec la sorcière était… devenue trop dangereuse pour lui.
- Combien… Combien de temps as-tu ?
- Honnêtement ? Je ne sais pas. Je suppose que la sorcière a dit que j'étais censé me faire tuer pour me faire comprendre qu'en divisant ma vie je mourrais jeune mais… je ne sais pas. Ça pourrait être demain, dans une semaine ou bien quelques mois. Mais au fur et à mesure que les années passent, j'ai de plus en plus de doutes.
Cette discussion n'allait pas bien se finir, il le savait. Les yeux fermés et les points crispés, il souhaitait de tout cœur que la suite ne soit pas celle qu'il imaginait.
- Je ne pense pas passer cette année, Alfred. Je ne sais même pas si je serai toujours vivant au bout de ce voyage. C'est pour ça que je me suis déclaré à Birdie avant de partir.
En temps normal, il aurait réagit à cette dernière partie. Il aurait demandé comment c'était possible et aurait couru voir son frère. Mais cette nouvelle du canadien et du prussien sortant ensemble était complètement noyée par celle de la mort certainement imminente de l'albinos. Imminente à quel point, il ne savait pas. Mais il devait faire quelque chose.
*.*.*
- Quelque chose ne va pas ?
Lorsqu'il se retourna, Alfred vit Francis lui adresser un signe de la main avant de le rejoindre, s'appuyant au garde-corps juste à côté de lui.
- Je suis à la recherche d'amis qui ne me reconnaissent pas, ça marche comme réponse ?
- Je suppose que ça marche oui. Mais en ce moment même, qu'est-ce qui ne va pas ?
- Qu'est-ce que tu sais sur Gilbert ?
Il se demandait si le français savait que son ami risquait de mourir bientôt. Bien sûr, il ne le lui dirait pas si Francis ne savait pas. Mais pour l'instant, malgré le fait que sa question paraissait suspecte ou bizarre, il devait avoir sa réponse.
- Beaucoup de choses, c'est mon meilleur ami avec Antonio, après tout.
Évidemment qu'il ne pouvait pas avoir la réponse qu'il voulait avec une question aussi vague. Au moins, il avait essayé.
- Quel âge a Gilbert ?
- Pourquoi me poser ces questions sur lui ? Tu reviens de lui avoir parlé non ? Si c'était pour en apprendre plus sur lui, tu aurais dû les lui poser à lui.
- Je sais… mais on est allés sur un sujet un peu compliqué donc après ça, c'était mieux d'arrêter de parler donc à la place de continuer…
- Il a vingt-cinq ans. Pourquoi voulais-tu savoir ?
- Je voulais juste vérifier quelque chose.
Vingt-cinq ans comptait comme « jeune » n'est-ce pas ? Dans tous les cas, même si Gilbert se trompait sur le temps qu'il lui restait encore à vivre, il ne vivrait certainement pas au-delà de trente ans. Mais quelque part, Alfred savait que l'albinos ne se trompait pas. D'habitude, les méchants dans les histoires prévoyaient tout à l'avance. Si la sorcière savait quand il serait arrivé dans ce monde en prenant la moitié de la vie Gilbert, il pouvait être plus que certain que le prussien n'en avait plus pour longtemps.
Combien de temps durerait le voyage d'abord ? Et que se passerait-il si l'américain arrivait à l'extirper de son rêve, comme avec son frère ? Il n'avait pas vraiment de meilleure idée alors autant essayer, non ? Il ne lui restait plus qu'à savoir comment faire…
- Je vais lui poser une question en vitesse !
Sans perdre ne serait-ce qu'une seule seconde, Alfred se retourna et se dirigea vers Gilbert, qui par chance n'était pas si loin.
- Gil ! Gil ! Cria-t-il avant de lui donner une tape sur l'épaule, Est-ce que tu as gardé quelque chose de eum… ton… séjour chez la… tu sais ?
- Quoi ?
Bien sûr que l'albinos était confus. Mais avec lui se trouvait Feliciano et Ludwig alors il ne pouvait pas simplement poser sa question comme il l'aurait vu. Du coin de l'œil, il vit son propre frère froncer les sourcils tandis que les autres lui adressaient des regards curieux.
- Tu sais, eum… la sorcière… Ajouta-t-il d'une voix très basse.
Durant un long moment, l'américain fixa le prussien, attendant qu'il réponde.
- Oh ! Eh bien… Je ne sais pas pourquoi je les ai gardées, maintenant que j'y pense, mais j'ai toujours les menottes…
- Les menottes de… ?
L'albinos acquiesça d'un hochement de tête avant de s'en aller, certainement pour les chercher. Préférant ne pas attendre, Alfred le suivit jusque dans la pièce où se trouvaient les hamacs pour l'équipage.
- Tu penses que j'arriverai à le casser ?
Avant même que le blond n'ait pu répondre à la question, Gilbert parla à nouveau.
- Non attend ! J'ai une meilleure idée !
Aussitôt, il se dirigea vers la porte et sortit. Légèrement perdu, Alfred se remit à le suivre jusqu'au pont, où ils croisèrent les trois qui étaient avec l'albinos avant que celui-ci ne se mette à courir dans tous les sens. De nouveaux regards curieux les suivirent et Gilbert ne s'arrêta qu'une fois au garde-corps.
- Tu penses que ça va marcher si je les jette à l'eau ?
- Euh… J'en ai absolument aucune idée.
- Alors on a qu'à essayer !
Une fois de plus, le prussien n'attendit aucune réaction de qui que ce soit pour jeter les menottes à la mer. Un silence s'installa tandis que les secondes passaient lentement. Il y eut un « plouf » à peine audible et un instant s'écoula avant que Gilbert n'ouvre la bouche pour parler, semblant plutôt déçu.
Ou plutôt, il ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. À la place, ses yeux s'écarquillèrent et une main se porta à son coup. Puis il tomba à genoux et Matthew révéla sa présence derrière Alfred.
- Il est en train de se noyer !
- Quoi ? Mais il n'est pas sous l'eau !
Le regard que lui lança son frère lui fit comprendre. N'ayant plus besoin de quelconques explications, l'américain couru vers le garde-corps et sauta par dessus bord. Dès qu'il fut sous l'eau, il ouvrit les yeux et essaya de trouver les menottes. Rapidement, il les vit et nagea le plus vite possible pour les attraper avant de remonter à la surface. Une corde l'attendait déjà. Il l'agrippa aussitôt et se fit remonter sur le pont.
- Ça va, Al ?
- Oui. Et Gilbert ?
- Inconscient.
En entendant cette réponse, il tourna la tête et vit Gilbert, avec à ses côtés son frère et Feliciano. Il semblait presque mort, s'il n'y avait pas eu sa respiration. Soulagé de savoir qu'il y était arrivé à temps, le blond soupira et s'approcha de l'inconscient. Était-il endormi comme son frère avant ou bien simplement inconscient ? La seule réponse à cette question était qu'il fallait attendre, et ça l'énervait.
*.*.*
Heureusement pour lui, Alfred n'eut pas à attendre longtemps et le jour suivant, alors que lui et son frère surveillaient Gilbert, ce dernier se réveilla. Et la première réaction de Matthew fut de le prendre dans ses bras et murmurer quelque chose d'incompréhensible dans ses vêtements. Gilbird bougea légèrement derrière la tête de son propriétaire et lorsque ce dernier décida de se relever, il glissa sur le hamac.
- Oh j'avais oublié que vous sortiez ensemble…
- Bien sû- Attend, quoi ?
Matthew lâcha l'albinos pour se retourner vers l'américain.
- Tu le savais ?
- Oui, Gilbert m'a dit qu'il s'était confessé…
- C'est ça ta réaction ? J'aurais pensé que tu aurais été plus…
- Tu es toujours mon frère Mattie et si cet idiot prétentieux, même si on est devenu amis, te fais du mal, tu peux être sûr que je lui en ferai payer le prix.
Si le canadien le regarda en souriant et acquiesça d'un hochement de tête, Gilbert se contenta de caresser la tête de son oiseau, pas plus impressionné que ça. Mais personne ne prononça un mot et ce ne fut qu'au bout d'un long moment que Matthew ne se se décide à parler de nouveau.
- Vous pouvez m'expliquer ce qui s'est passé sinon ?
- Oh ! s'exclama Alfred, se rappelant qu'ils ne lui avaient rien dit, Oui, en fait… En gros avec Gilbert on a pensé trouvé l'objet… Tu sais, comme avec Kumajiro.
- J'ai comme l'impression que tu voulais raconter plus et que du coup tu me caches quelque chose…
- Mais l'histoire complète est longue et ennuyeuse !
- Alfred… Soupira le plus jeune, légèrement exaspéré, Enfin, au moins vous l'avez trouvé non ?
- Je pense que oui, on l'a trouvé !
- Maintenant, il ne reste plus qu'à trouver comment le casser, si le jeter à l'eau n'est pas une bonne idée, alors on doit trouver un autre moyen.
- T'en connais un toi Mattie ?
- Euh… Non, je ne sais pas…
Ce fut ce moment-là que choisi un certain membre très important de l'équipage pour ouvrir la porte et entrer dans la pièce.
- Nous faisons escale dans une heure. Oh, Gilbert est réveillé ? … Tant mieux… pour lui et ses amis…
- Artie ! Tu es venu vérifier que Gil allait bien ?
- Non. Je suis venus vous dire qu'on faisait bientôt escale. Et ne m'appelle pas Artie. Combien de fois je dois te le dire ?!
- Autant de fois qu'il le faudra jusqu'à ce que t'en ai marre !
- Quand est-ce que tu en as marre ?
- Jamais ! répondit Alfred en ne se préoccupant pas vraiment de l'énervement visible sur le visage de l'anglais, J'aime t'appeler Artie !
Il y eut un moment de silence avant que le capitaine ne se retourne et se dirige à nouveau vers la porte.
- You're an idiot.
Normalement, il aurait répondu quelque chose à propos de sa méchanceté envers lui ou le fait qu'il ne l'était pas. Peut-être que ça venait de lui, aussi. Mais à la place, son cerveau, ayant fini d'enregistrer le début de la conversation, lui envoya une autre réponse.
- Oh, attends !
Les bruits de pas s'arrêtèrent.
- Tu passes la journée en ville avec moi ?
- Tu ne peux m'accompagner que si tu es là lorsque je m'apprêterai à partir.
- Je serai là !
La porte se referma et Alfred ne pu s'empêcher de lever le poing en l'air. Son frère le regarda en souriant tandis que le prussien haussait un sourcil, toujours en caressant son oiseau favori.
- Sérieusement ? Monsieur le capitaine grognon ?
*.*.*
Alfred était là. Et Arthur ne savait pas s'il devait s'en réjouir ou, au contraire, redouter la journée qui était à venir. Toujours était-il qu'il n'avait pas le choix puisqu'il avait dit au jeune homme qu'il pourrait l'accompagner s'il arrivait à temps. Et à temps, il l'était. Ce qui faisait qu'il ne pouvait dire non. Tant pis, il essayerait de supporter. Avec un peu de chance, ce serait facile.
- Donc, qu'est-ce qu'on peut faire ? Normalement j'aurais envie de dire que c'est ennuyeux, mais c'est avec Artie donc ça devrait l'être un peu moins.
Quoi ? Qu'avait-il dit ?
- Ou bien c'est un peu plus ?
Oh, évidemment.
- Donc, on fait quoi ?
- Je ne sais pas. Je ne suis jamais venu ici. Visitons simplement la ville. Le soir, on ira dans une taverne avec l'équipage.
- Dans une taverne ?! Tu vas boire ?! Mauvaise idée !
Malgré le fait qu'ils ne s'étaient pas encore arrêtés, les deux hommes avaient déjà commencé à marcher, sans réellement s'en rendre compte. À la réponse d'Alfred, le capitaine fronça les sourcils. Il ne l'avait jamais auparavant et quand il allait dans des tavernes lors des escales, il n'était jamais là ! Comme cet idiot pourrait-il savoir si c'était une bonne idée ou non pour lui de boire ?
- Pourquoi ça ?
- Ben quand tu es saoul, tu deviens un peu… comment dire… ?
Le pirate ne lui laissa pas l'occasion de trouver son mot, préférant ne pas laisser l'autre se moquer de lui. Parce qu'il étaient en train de se moquer de lui là, non ?
- Je te ferais savoir que jusqu'ici, il n'y a jamais eu aucun problème !
- Vraiment ? Tu devrais redemander à ton équipage pour voir ça…
- Qu'est-ce que tu essayes d'insinuer à la fin, idiot ?!
- Découvre-le toi même. De toute façon y a aucun problème non ?
- Y-You git ! Maintenant ça va m'embêter pour toujours !
La petite dispute continua ainsi pendant plusieurs minutes, les dirigeant un peu au hasard dans la ville et s'étalant sur plusieurs choses dont ils ne se rappelleraient sûrement plus une fois calmés. Pourquoi continuaient-ils de se chamailler ainsi si c'était si peu intéressant, il ne savait pas. Mais quelque chose à l'intérieur aimait ça. Bien sûr, pas le fait de se disputer. Mais au fur à mesure que leurs chamailleries continuaient, elles devenaient de plus en plus enfantines.
Lorsqu'ils s'arrêtèrent enfin de parler, leurs pieds demandèrent également une pause et ils s'assirent sur le premier banc public qu'ils virent. Combien de temps venaient-ils de perdre ?
- On est où ?
- Je t'ai déjà dit que je n'étais jamais venu dans cette ville non ?
- Oui, je crois.
- Je l'ai dit, je le sais.
- Alors pourquoi me poser la question ?
- Laisse tomber, tu as faim ?
- Je crève la dalle !
- Quoi ?
- Euh… J'ai très très faim !
Il devrait se pencher sur certaines expressions du jeune homme plus tard. En attendant, l'anglais aussi avait faim et préférait ne pas avoir à chercher trop longtemps pour de la nourriture. Il se leva et recommença à marcher, Alfred sur les talons. Bien sûr, il voulait toujours s'arrêter dans une taverne, mais Alfred le forcerait à ne pas le faire. Alors il se rendit dans une auberge que l'un de ses mousses avait repéré (il l'avait envoyé avant de partir lui-même).
- On mange ici ?
- À moins que tu ne veuilles dormir sur le navire, c'est aussi ici que tu dormiras. Un problème ?
- Uh ? Non non. Et après plusieurs jours sur un ba-navire, je préfère rester les pieds sur terre tant que je le peux.
- Bien. Alors entrons.
Pourquoi Alfred venait-il de s'étonner de manger dans cette auberge, le capitaine ne savait pas. L'endroit n'était peut-être parfaitement propre ou en parfait état, mais c'était acceptable. Il avait déjà vu pire. Sans rien dire de plus, il poussa la porte et entra. Ils furent aussitôt accueillis par une serveuse et après avoir brièvement discuté, ils commandèrent.
Leurs repas arrivèrent plutôt rapidement, bien que l'idiot en face de lui avait eu le temps de se plaindre une bonne dizaine de fois, et le repas se fit plutôt en silence. Arthur aurait pensé que le jeune homme aurait été aussi bavard qu'à son habitude, mais à la place son regard était perdu dans le vide. Parfois ses yeux le regardaient, parfois ils tombaient dans son assiette, et parfois un soupir les faisait remonter vers le plafond.
- Alfred ?
Lorsque son nom fut prononcé, l'interpellé cligna des yeux et regarda Arthur.
- Oui ?
- … Ça va ?
- Oui, pourquoi ?
- On aurait dit que tu étais… ailleurs ? Tu es sûr que tout va bien ?
- Oui, pourquoi ?
Un sourcil se haussa de lui-même sur son front.
- Tu fais attention à ce que je dis, n'est-ce pas ?
- Oui, pourquoi ?
- Alfred, est-ce que tu le fais exprès ?
- Oui, pourquoi ? Euh je veux dire non ! Désolé !
Face à l'attitude d'Alfred, le pirate ne pouvait que soupirer. Sérieusement, quel âge avait-il ? Il agissait comme un vrai enfant parfois… Pourtant, il le voyait, cet enfant n'en avait pas les problèmes. À chaque fois qu'il le voyait préoccupé, cela semblait vraiment être sérieux. Et quoi que ce soit, cela avait sûrement un rapport avec ce voyage qu'ils étaient en train de faire.
- Je dois aller voir Hugh, finit par dire au bout d'un moment Arthur.
- Mais-
- Ne t'inquiètes pas, je laisse l'argent.
Ce n'était très certainement pas ce qu'Alfred avait voulu dire, mais peu lui importait.
*.*.*
- Oh ? Alfred, tu es là ? Où est Monsieur le capitaine grognon aux énormes sourcils ?
- Partit rejoindre son second.
Une main se posa sur son épaule mais Alfred n'y prêta pas grande attention.
- Oh ne t'inquiètes pas, ce n'est pas parce que tu as perdu face au second aujourd'hui que tout espoir est perdu !
- De quoi tu parles en fait, Gil ?
Bougeant la main de son épaule, l'américain se retourna pour faire face à l'albinos derrière lui. Son frère était juste derrière, lui adressant un léger signe de la main qu'il rendit assez rapidement.
- Oh ce n'est pas grave si tu ne l'admet pas.
Ses sourcils se froncèrent. Il n'aimait pas trop ne pas comprendre quelque chose et il était certain que le prussien ferait exprès de ne pas répondre à ses questions durant les prochaines minutes. Ou plutôt, pour toute la soirée. Pour le reste, il devrait voir le lendemain. En tout cas, mieux valait finir maintenant la discussion. Il commençait à être fatigué. Pensée qui fut appuyée par un long bâillement.
- Laisse tomber, je vais dormir. Avec mes stupides rêves ces derniers temps, c'est comme si je ne dormais pas.
- Uh ? Déjà ?
- Je suis fatigué, répondit-il simplement à son frère.
- Ok alors…
Avec un bref sourire et un signe de la main, il s'apprêta à partir… Pour être interrompu par Gilbert, qui lui demanda d'attendre avant de lui lancer quelque chose. Quelque chose qu'il arriva à attraper, d'ailleurs. En ouvrant sa main, il vit qu'il s'agissait de clés.
- Ce sera plus facile pour ouvrir ta chambre.
- Merci Gil !
Et sur ce, il se retourna à nouveau et repartit à la recherche de sa chambre. Une fois trouvée, il ne vit qu'une chose : le lit. Pensant à refermer la porte derrière lui, il laissa la clé dans la serrure et alla s'effondrer dans le lit. Oh, justement, un lit. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas dormi dans un lit. Bon le hamac n'était pas totalement inconfortable et ce lit-ci n'était pas réellement confortable, mais juste l'idée d'un lit…
Il pourrait avoir une bonne nuit de sommeil.
Ou pas, lorsqu'il se réveilla en sursaut à cause d'un cri.
Ses instincts de héros le réveillèrent complètement et il se leva du lit en moins de deux pour courir vers la porte, la tirer et-Se cogner la tête contre la porte. Ce n'était pas dans ses habitudes de fermer la porte de sa chambre, et ça ne le serait jamais. Même s'il n'était pas dans sa chambre. Secouant la tête, il déverrouilla la porte et sortit en courant de l'auberge.
Un deuxième cri retentit et sans hésiter, il se jeta dans l'allée à côté de l'auberge. Aussitôt, une paire de bras l'enveloppèrent et il entendit une voix étrangement familière lui murmurer à l'oreille.
-добрый вечер, Альфред. (Bonsoir, Alfred)
J'ai enfin fini ! Et j'ai pas beaucoup de temps.
D'après une estimation, le chapitre est moins long que d'habitude. Proche des 7.000 mots donc ça me va encore. Je n'ai pas le temps de repasser sur le texte car je m'en vais dans 40 minutes et rien n'est prêt. Génial. Mais je voulais absolument publier aujourd'hui. Même si je m'excuse quand même de toute erreur stupide ou grossière ou phrase n'ayant aucun sens.
Rapide note donc !
J'ai pensé « réveiller » Gilbert dans ce chapitre mais je pense que je peux attendre un peu comme ça je pourrai joindre un peu avec Feli et Ludwig. Parce que là pour Ludwig, j'ai une idée géniale même si elle risque plutôt de marcher vers la fin en fait. Je dois y réfléchir. Et en plus j'ai eu une idée géniale pour Feli aussi. J'avais pensé à l'écrire mais si jamais j'attends longtemps avant de m'occuper de lui… ça sert à rien quoi.
Sinon à partir de maintenant ça va chauffer un peu pour Alfred. Le pauvre, maintenant que j'ai mis les relations de tout le monde où je le voulais, je peux enfin accumuler tous les problèmes qu'il va y avoir. Et je peux vous garantir que des idées, j'en ai. Soyez contents en tout cas ! Ivan est là !
C'est tout. Je dois trouver un titre de chapitre, publier, m'habiller, prendre toutes mes affaires et je vous promet que même si j'ai passé une nuit blanche, je profiterai de mon temps chez ma grand-mère. Soit j'écrirai, soit je me reposerai mais dans un sens plus… Disons que quand je me repose ça marche pas souvent. Donc on verra.
Oh, ah oui. Je compte écrire une fanfiction SpUk. Maintenant y a peut-être pas beaucoup d'intéressés, mais j'ai fait un questionnaire parce que je ne savais pas avec qui mettre Alfred et Lovi, qui apparaîtront. Mattie aussi apparaîtra, qu'on me demande du UsCan ou non. Et oui j'ai mis les versions filles d'Arthur et Antonio, si jamais je peux me rattraper avec du SpaMano et du UsUk en plus de SpUk. Maintenant je sais que tout le monde n'aime pas les versions nyotalia… Mais je peux pas satisfaire tout le monde et j'ai une bonne idée de pirates alors je ne passerai pas à côté.
Bref, bonne journée/nuit/crépuscule(/SBAFF/)/je-sais-pas-quoi et on se voit la prochaine fois ! Si y en a une. J'espère.
