Hello ! Au départ, je devais juste faire un one-shot, mais j'ai décidé d'écrire une suite à cette histoire. J'espère qu'elle vous plaira !

Disclaimer : toutes les personnages appartiennent à JK Rowling et toute ressemblance avec une histoire déjà existante est le fruit du hasard.

Bonne lecture !


Chapitre 2 :

Deux mois plus tard.

« Tu n'es pas venu. Pas encore. Je sais que tu vas venir. Ginny m'a dit qu'elle fera tout pour que tu reviennes. J'ai confiance en elle. Elle me soutient depuis le début. Elle essaye de me faire sortir. Mais Harry ne veut pas.

Le balafré, il vient me voir, de temps à autres. Il me parle de sa nouvelle compagne, une certaine Caroline. C'est une moldue, et elle ne sait rien de notre monde. Je lui ai dit qu'il était ridicule de sortir avec une moldue, parce qu'elle ne le comprendra jamais. Cette fille, elle n'a pas fait la guerre, elle n'a pas eu à affronter Voldemort. Elle ne sait rien, et je la déteste déjà. Il parait qu'elle est douée, drôle, et très belle. Mais je m'en fiche, moi, de savoir ça.

Et puis merde quoi ! Il avait Ginny, la fille la plus brillante que je connaisse, la plus douce, la plus gentille. Il aurait accepté de me sortir de cette prison dans laquelle je suis enfermée, ils seraient encore ensemble. Mais il a uniquement ce qu'il mérite, cet idiot. Je le déteste autant que sa nouvelle copine.

Draco, quand vas-tu venir me chercher ? J'ai besoin de toi, de te serrer dans mes bras. Je veux ressentir ton souffle chaud dans mon cou, quand tu me tiens tout contre toi. Mes lèvres ont besoin de se poser sur les tiennes. Je ne survivrais pas longtemps ici, sans toi. Sans savoir ce que tu es devenu. M'aimes-tu toujours ? Il faut que je le sache. Dis-le-moi. Fais-moi un signe. Un tout petit signe. Ce sera toujours mieux que rien du tout.

J'ai besoin de savoir que tu vas bien, que tu n'es pas mort. Je me suis fait des milliers de films, tu sais. Je me les passe encore en boucle dans ma tête. Je n'arrive pas à les supprimer de mon cerveau. Je rêve des enfants qu'on aurait pu avoir, de la robe de mariée que j'aurais porté. Ca me réconforte, mais je sais que ce ne sont que des fantasmes. Quand tu es parti, tout ce que j'imaginai pour le futur est devenu un fantasme. Un rêve qui ne se réalisera jamais, j'en ai bien peur. Mais je ne perds pas espoir.

Au début, quand tu es parti, je me disais que tu allais revenir, t'agenouiller, me demander de te pardonner de m'avoir quittée, puis que tu allais poser LA question – une deuxième fois. Je t'aurais donné la même réponse que la première fois, à savoir « oui ».

Les mois ont passés, et je me suis finalement dit que tu avais été enlevé. Mais il n'y a pas eu de demande de rançon. Jamais. Pas de mot d'un sadique qui voulait se vanter de t'avoir tué. Donc, j'ai abandonné cette option.

Puis je me suis mise à penser que tu t'étais suicidé, parce que tu n'arrivais pas à te pardonner ce que tu avais pu faire pendant la guerre. Mais personne n'a retrouvé ton corps nulle part. Alors j'ai rayé cette option de ma liste des raisons qui auraient pu te pousser à partir.

J'ai fini par me dire que tu ne m'aimais plus, mais cette option ne me plaisait pas, même si elle restait la plus probable. Elle ne me plait toujours pas, d'ailleurs. Je ne peux pas me faire à l'idée que tu ne m'aimes plus. Ou alors, j'ai raté quelque chose dans notre relation, et c'est la véritable raison de ton départ.

J'ai besoin de réponses Draco. Je vais crever si tu ne m'expliques pas. Je vais finir par me noyer dans mon chagrin.

Ron est venu me voir aussi, la semaine dernière. Il m'a parlé de son travail d'auror. Ça a l'air terriblement barbant. Je le plains. Enfin, non, je ne le plains pas. Il a uniquement ce qu'il mérite. Il ne vaut pas mieux qu'Harry. Ils se sont liés contre moi. Ils sont vraiment doués en tant que meilleurs amis, ces deux-là. Ironie, bien sûr.

Je ne veux plus les voir ces deux imbéciles, mais on m'a dit que je n'avais pas le choix, et que je devais les voir. Les docteurs m'énervent. C'est une véritable dictature ici. Je ne peux même pas choisir mes visiteurs. Je ne choisis pas non plus ce que je mange, quand je me douche, ou quand je dors. On me dit tout ce que je dois faire, et je déteste cela du plus profond de mon âme.

Je vais finir par détester tous ceux qui m'entourent, à force de rester enfermée ici.

Ils me disent que mes pilules devraient m'apaiser, mais ils ne savent pas que je ne les prends pas. Je les jette toutes dans les toilettes. Je n'ai pas envie de m'apaiser, pas quand ce sont eux qui me rendent hystérique. Je veux les frapper, parfois, tu sais, comme j'avais envie de te frapper en troisième année.

Ça me fait penser à la gifle que je t'ai donnée. Je rigole toute seule en repensant à ce moment. C'était drôle quand même.

Mince, le médecin va bientôt arriver, j'entends ses pas dans le couloir. Je dois finir cette lettre avant qu'il n'entre.

Je t'aime Draco, viens vite.

Ta Hermione »

La jeune femme plie rapidement la lettre, et la glisse dans le tiroir de son bureau. La porte s'ouvre à la volée, et le médecin entre dans la chambre de sa patiente. Il observe Hermione, en fronçant légèrement les sourcils, puis s'éclaircit la voix.

« Mademoiselle Granger, vous avez un visiteur. »


Voilà ! N'hésitez pas à me laisser une review, ça fait toujours plaisir.

Clémence