Hello ! Je viens de finir d'écrire Sauve-moi (non sans verser une petite larme lors de l'écriture de l'épilogue) et je me suis dit que j'allais vous poster l'avant-dernier chapitre. J'espère qu'il vous plaira.

Réponse aux reviews anonymes :

Neige : Merci pour ta review, elle m'a fait très plaisir. J'espérais créer ce suspense, je dois bien l'avouer... Oui je suis un peu sadique !;) J'espère que ce chapitre te plaira tout autant que les trois précédents. Bises


Chapitre 4 :

1 mois plus tard :

« Mon amour,

La vie sans toi n'est pas aisée. Je vis avec le cœur brisé depuis cinq ans.

Je t'aimais, je t'aimais tellement. Et c'est d'ailleurs toujours le cas. J'ai mal de savoir qu'aujourd'hui tu es malheureuse sans moi, mais je suis en même temps si content que tu ne m'aies pas oublié. Sache que jamais je ne t'oublierai. J'ai reçu tes lettres, celles que tu as fait passer à Ginny Weasley, et je les ai lues et relues à m'en faire mal aux yeux. Ginny, d'ailleurs, a finalement réussi à me retrouver, et je dois dire qu'elle m'impressionne. Elle a un sacré caractère ! Dommage qu'elle soit une fille Weasley !

Mais trêve de plaisanteries, passons aux choses sérieuses.

Je souffre de te savoir enfermée, et je vais tout faire pour que tu sortes de cet endroit horrible, qui n'est certainement pas un lieu pour toi. Tu es bien trop saine d'esprit.

Harry a appris que Ginny et moi étions en contact, et elle a été interdite de visite. Tout comme Neville, à qui j'ai rendu visite. Je suis désolée que tu ne puisses plus voir tes amis à cause de moi. Je fais tout mon possible depuis plus de deux mois pour que tu sortes de l'hôpital, sans y parvenir malheureusement. Potter tient les rênes, et tu sais bien que personne n'ose s'opposer à lui. La petite visite que j'ai rendue à tes parents n'a pas eu l'effet escompté, car ils m'ont mis à la porte fissa et ont menacé d'appelé la police. Je n'ai pas osé y retourner depuis, car je ne serais pas efficace en prison. (Tu vois, j'ai bien retenu la leçon que tu m'avais donnée sur les services de l'ordre moldus.)

Je vais faire passer cette lettre à ton amie Luna, qui vient d'obtenir un droit de visite, après l'avoir demandé pendant à Harry pendant des semaines. Le balafré ne voulait pas lui en donner pour je ne sais quelle raison, mais il a fini par céder, quand Luna lui a dit qu'elle devait aller chasser les Joncheruines qui t'embêtaient depuis trop longtemps. Quand elle m'a raconté ça, je dois bien avouer que je l'ai trouvée brillante. Personne ne se méfie d'une fille qui veut chasser les Joncheruines.

Alors voilà, mon amour, je suis en vie. Je sais que je te dois des explications mon amour. Je n'ai pas pu te les donner avant aujourd'hui, pour des raisons que tu comprendras en lisant cette lettre.

J'ai dû partir il y a cinq ans sans un mot lorsque mon père a menacé de te tuer. Et il n'était pas le genre d'homme à faire des menaces en l'air. J'ai pris peur. Il voulait te tuer, parce que tu étais une née-moldue, et, parce que, selon lui, tu allais salir le nom Malfoy si je t'épousais. On avait décidé de se marier et je suis parti. Je ne voulais pas que tu meures, surtout pas. Tu comprends Hermione, tu étais ce que j'avais de plus cher, la prunelle de mes yeux. Tu devais vivre, et je ne voulais pas être un poids, une menace pour toi.

La partie de la lettre qui va suivre ne va pas te plaire, tout comme elle ne me plait pas. Pardonne-moi, je t'en supplie.

Je me suis retrouvé marié avec la cadette Greengrass deux mois après mon départ, parce que mon paternel l'avait décidé. Et on ne discutait pas les décisions de Lucius Malfoy sous peine de représailles. J'ai dû l'embrasser, et lui faire un fils, histoire d'assurer une descendance à la digne lignée des Malfoy. Foutaises ! La lignée aurait bien mieux préservée avec un héritier Granger plutôt qu'un héritier Greengrass. Ma femme est une idiote hors pair. Et elle ne se soucie qu'à peine de notre fils Scorpuis. Je la déteste tout comme je me déteste d'avoir été faible face à mon père. Même si tout ce que j'ai fait, c'était pour te protéger Hermione. J'ai été lâche et faible pour te protéger.

Je voudrais te revoir, tellement. Tu me manques. Je pense à ton sourire tous les jours. Et tes yeux, ces beaux yeux... Je ne veux pas que tu restes là où tu es, ça me fait trop mal. Peut-être que tu es un peu folle, mais tu l'as toujours été après tout, même si tu t'appliquais à le cacher à beaucoup de personnes. Je me souviens si bien de ton rire. Je te trouvais tellement belle quand tu riais. Tellement belle...

Chaque fois que je dois embrasser mon idiote d'épouse ou même bien plus que ça parfois, j'ai l'impression de t'être infidèle, mon amour. Et chaque fois, j'ai envie de pleurer. Mais un Malfoy ne pleure pas, jamais. Un Malfoy reste digne, et se doit d'être fier de son épouse. Il doit l'aimer et la chérir.

Alors, je pleure quand je suis seul dans ma chambre, le soir, car Astoria et moi ne partageons pas le même lit. Surtout pas. Au début, on dormait ensemble, même si je ne voulais pas. Mais parce que je prononçais ton prénom toutes les nuits, dans mon sommeil, elle a décidé de s'aménager une chambre loin de la mienne. Elle m'empêcherait de rêver de ma douce et belle Gryffondor si elle partageait toujours mon lit cette garce.

Je t'aime, je t'aime tellement que je ne prête pas attention aux belles femmes que je vois parfois. Je n'ai jamais désiré que toi mon amour. Je m'en veux t'être parti. Je te le promets. J'ai besoin de sentir ton corps frêle contre le mien. Ce contact me manque tellement. J'ai besoin de glisser mes doigts dans tes cheveux rebelles, et je m'en fiche s'ils y restent coincés, comme ça arrivait parfois.

Mon père est décédé depuis quelques jours. Ce qui veut dire qu'il ne pourra pas te faire mal, jamais. Sa mort est un véritable soulagement. J'ai déjà demandé à mon imbécile de femme de signer les papiers du divorce. Elle a refusé, mais peu importe, je lui jetterais l'Impero si nécessaire pour qu'elle les signe. En attendant, je vais prendre mon fils avec moi, et nous allons aller nous installer dans une petite maison du cœur de Londres. Nous serons mieux sans Greengrass, qui restera quant à elle aux Etats-Unis, où nous vivons depuis notre mariage. Je suis sûre qu'elle te plaira, cette petite maison. On y sera heureux.

Tu vas l'aimer, mon fils, Hermione. Je sais que ce sera douloureux pour toi, de voir mon enfant, sachant qu'il n'est pas le tien, mais je te le promets, tu vas l'adorer. Il n'a pas demandé à naitre dans cette famille qu'était la mienne. Si on peut parler de famille…

J'ai hâte de te revoir, mon amour. Je n'en peux plus, de vivre sans toi. J'arrive.

Je t'aime,

Draco. »

Le jeune homme glisse la lettre dans une enveloppe, puis la pose entre les pattes de son hibou. Il lui intime d'aller trouver Luna Lovegood. Bientôt, il sera avec l'amour de sa vie, et cette pensée fait naitre un grand sourire sur le visage de Draco.


Voilà ! Est-ce que vous vous attendiez à cela ? Plus qu'un chapitre et l'épilogue, et vous saurez tous les tenants et les aboutissants de cette histoire.

A très vite, Clémence