Hello les Oncers!
Toute bonne chose a une fin. Et oui, il est temps de connaître la fin de cette fic qui m'aura occupé pendant presque 7 mois. Jamais je n'aurai cru qu'elle devienne si longue et qu'elle s'intègre si bien aux événements de la saison 5.
Je voulais remercier tous ceux qui ont suivi cette aventure au rating M. Un grand merci à mes plus fidèles lecteurs qui se reconnaîtront. Vos commentaires m'ont fait très plaisir et m'ont encouragé à ne pas abandonner. Surtout que c'était la première fic que je postais sans l'avoir terminée.
Je voulais remercier les 2 bêtas qui ont été géniales! Tout d'abord Yrnette qui m'a donné de précieux conseils pour bien commencé cette histoire. Et ensuite Valou qui a pris le relais lorsque Yrnette n'était plus disponible.
Il est temps de connaître la finalité de cette aventure. Pourquoi et comment Belle s'est-elle retrouvée dans le passé? A-t-elle modifié l'avenir? Est-ce juste un rêve? Ce dernier chapitre est un peu particulier. Pour ne pas vous spoiler, je ne peux pas dire pourquoi il est différent. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'on retrouve Belle après son passage dans la Lumière.
Je vous laisse savourer les dernières lignes et me réjouis de lire vos commentaires.
Bonne lecture!
Chapitre 13
Lentement, devenant de plus en plus net, le visage de Rumple, penché sur elle, apparut. Il avait les yeux fermés, une larme coulant le long de son nez qui lui touchait la joue. Ses cheveux mi-longs grisonnants lui effleuraient le visage en la faisant frissonner. Elle se sentit soudainement rassurée. Ils étaient de nouveau réunis.
- Rumple ? murmura Belle en ouvrant tout grand ses yeux bleus alors que son mari venait de retirer ses lèvres des siennes.
- Belle… répondit-il tout aussi doucement.
Puis, il ouvrit grands ses yeux chocolat et réalisa que sa Belle était réveillée. Sa tristesse fut instantanément remplacée par de l'euphorie.
- Belle ! Belle, tu es revenue !
- Rumple, tu es vivant !
Il la prit dans ses bras et la serra fort, enfouissant son visage dans ses cheveux. Belle se demanda ce qui s'était passé pour provoquer une telle joie. Combien de temps était-elle partie ? Comment avait-elle quitté la Lumière ? Les questions ne faisaient que de s'enchaîner comme quand elle s'était retrouvée dans ce champ boueux.
Ses yeux parcoururent rapidement les lieux, cherchant une explication rationnelle. Que faisait-elle allongée dans un lit, dans une pièce qu'elle ne connaissait pas ? Elle se demanda ce qu'elle faisait dans une robe courte noire avec des marguerites blanches et des collants opaques. Où était son guide ? Avait-il été pulvérisé par la lumière comme dans son souvenir ou se cachait-il dans un coin pour se moquer de ses interrogations ?
Le plafond et les murs étaient recouverts de lambris de chêne et de tableaux de scènes paysannes. Un bouquetin admirait la vallée depuis son promontoire alors que sur un autre tableau, une jeune femme courait après une chèvre dans un pré fleuri. Des sabots de bois attendaient vers la porte d'être emportés à l'extérieur et des chaussons en laine étaient disposés sur la commode près de la chaise à bascule.
Puis, son regard se posa sur son mari aux traits tirés qui ne portait plus les mêmes habits. Il avait une chemise bleue foncée un peu froissée et une cravate rouge bordeaux légèrement desserrée. Apparemment, elle avait quitté le tisserand pour l'antiquaire. Ne voyant plus Baelfire ni Brunissende elle comprit qu'elle avait changé de monde et d'époque. Voyant sa perplexité, il lui sourit et lui donna une explication très succincte.
- C'est une longue histoire, mais je peux tout t'expliquer.
Belle décela une certaine gêne dans sa voix comme lorsqu'il s'appliquait un peu trop à lui cacher quelque chose. Qu'avait-il bien pu faire ?
- Où sont les autres ? demanda-t-elle en lançant un regard circulaire dans la pièce.
- A l'abri.
- Tu as toujours la dague ? demanda-t-elle complètement paniquée ne la sentant plus sur elle.
- Bien évidemment, répondit-il avec un sourire apaisant.
S'il avait la dague, cela signifiait que le baiser d'amour véritable n'avait pas fonctionné. Le Dark One était toujours là. Cette dernière attrapa son époux par la cravate et l'embrassa à pleine bouche, un peu sauvagement. Surpris, il se dégagea, les cheveux en bataille et le regard hagard.
- Belle ? Mais qu'est-ce qui t'arrive ? Quelqu'un t'a jeté un sort ?
- Embrasse-moi, dit-elle en tendant ses bras dans sa direction pour qu'il revienne s'asseoir à ses côtés sur le lit. Seul toi peux briser la malédiction. Je suis prête cette fois.
Quelle malédiction ? Il venait de rompre le charme du sommeil. Il la regarda, d'un air méfiant. Il y avait définitivement quelque chose qui ne tournait pas rond chez sa femme. Est-ce que Hyde en aurait profité pour lui faire du mal ? Pour la rendre amnésique ou folle ? Il sentit de la rage naître au fond de ses entrailles. Il serra les dents et les poings. Sa force de caractère referma ses pulsions qui s'évanouirent comme par enchantement. Mais en voyant Belle, il respira une grande bolée d'air et la rejoignit sur le matelas non sans une certaine appréhension.
- Que veux-tu dire ? demanda-t-il sur un ton plus froid qu'il ne l'aurait voulu.
- Il est temps de se débarrasser du Dark One. Tu avais raison. Je n'en ai pas besoin.
- Mais… Belle, dit Rumple en fronçant les sourcils, ne comprenant toujours pas ce qui se passait.
- Il n'y a qu'un baiser d'amour véritable qui pourra briser la malédiction, expliqua-t-elle. Libère-moi.
- Je crois que tu as fais un mauvais rêve, supposa-t-il. Tu sais très bien que c'est moi le Dark One.
Elle marqua une courte pause, le temps nécessaire pour digérer cette dernière phrase.
- Toi ? demanda-t-elle complètement surprise. Comment est-ce possible ? Où est la dague ?
- Ne t'inquiète pas, je l'ai sur moi, répondit Rumplestiltskin en se voulant rassurant.
Il attrapa sa veste qui était sur le dossier d'une chaise et en sortit l'artefact. Il posa la lame ondulée sur sa paume et présenta son côté gravé du nom de Rumplestiltskin à sa belle
- Tu… tu es le Dark One ? s'étonna-t-elle. A nouveau…
- Tu ne te souviens pas ? s'inquiéta-t-il.
- Mais… mais j'ai pris la malédiction pour te sauver…
- Belle, mais de quoi parles-tu ? demanda-t-il de plus en plus inquiet. C'est peut-être un des effets secondaires du charme du sommeil.
- Charme du sommeil ? sursauta Belle. C'est Regina ?
L'Evil Queen n'avait jamais apprécié Belle, sans doute parce qu'elle aimait Rumple, son mentor mais aussi son rival. La Reine n'avait jamais accepté que le Dark One puisse aimer et être aimé alors qu'elle était incapable de toucher du doigt le bonheur qu'elle voulait tant obtenir. Le Maire de Storybrooke n'avait non plus pas hésité à arracher le cœur de Belle pour se servir d'elle afin de faire du chantage à son mari. La bibliothécaire l'avait encore en travers de la gorge et elle se promit que dès qu'elle recroiserait le chemin de Regina, elle ne se gênerait pas pour lui dire ce qu'elle pense de ce qu'elle avait fait.
- Tu vas tout me raconter sans mensonges ?
- Je te le promets.
Après les multiples mensonges depuis leur mariage, Belle tenait plus que tout à ce qu'il soit honnête avec elle. Elle préférait qu'il lui avoue un acte mauvais plutôt qu'il le cache. Les mensonges avaient empoisonné leur relation et la confiance en avait été ébranlée. Même si elle ne pouvait pas tout lui pardonner, elle était prête à l'écouter et à avaler quelques couleuvres.
- On était dans les Enfers. Tu t'en souviens ?
Belle prit quelques secondes pour réfléchir, tout en écoutant le récit de son mari.
- On cherchait un moyen pour sauver notre bébé des griffes d'Hadès, continua Rumple. Car il avait en sa possession, le contrat que j'avais naïvement signé des années auparavant pour sauver Baelfire et je devais lui céder mon second enfant. Malgré tous nos efforts, toutes nos tentatives avaient échoué car tu ne voulais pas que je règle le problème à ma manière…
- C'est de ma faute, alors ? demanda-t-elle en croisant les bras.
- Non, Belle, tempéra-t-il. S'il te plaît, laisse-moi tout t'expliquer avant de porter des accusations. Tu t'es piqué le doigt avec le reproducteur à aiguille du gramophone de Zelena en me disant que pendant que tu dormirais, Hadès ne pourrait pas nous prendre notre enfant et que j'aurai tout le temps nécessaire pour trouver une solution.
- Mais pour briser la malédiction, il faut un baiser d'amour véritable, ajouta Belle.
- Exactement. Tu m'as dit que je n'aurai pas à le faire et que je garderai mes pouvoirs. Tu as dit que ton père le ferait.
Rumple marqua une pause et se posa la main sur le cœur.
- Je te jure que tout ce que j'ai entrepris depuis le moment où tu t'es maudite était uniquement pour sauver notre enfant. J'ai réussi à convaincre Hadès de déchirer le contrat.
- Comment ? s'inquiéta-t-elle.
- Avec… l'aide de mon père, avoua Rumple en toute honnêteté. Mais je n'avais pas le choix ! Puis, quand Hadès a ouvert une porte sur Storybrooke, je t'ai mise dans la boite de Pandore et on est rentrés.
- Tu m'as enfermé dans une boîte ? Pourquoi ? Parce que j'étais trop lourde ?
- Non, Belle. S'il te plaît… bégaya-t-il. Comprends-moi. Il fallait que j'agisse vite. Te mettre dans la boîte était le moyen le plus efficace et le plus sûr de te transporter.
Après un silence quelque peu embarrassant, Rumple continua de lui raconter ce qui s'était passé.
- Je t'ai sortie de la boîte et suis allé demander à ton père de te réveiller.
- Ça n'a pas fonctionné ? en déduisit Belle, voyant qu'elle n'était pas chez elle, ni avec son père.
- Il a refusé, avoua Rumple sans détour.
- Quoi ?
- Oui, Belle. Ton cher père m'a dit qu'il préférait que tu ne te réveilles jamais plutôt que de te voir avec moi.
La brunette était sous le choc et son sang ne fit qu'un tour. Elle savait que son père n'avait jamais vraiment approuvé son choix, même s'il avait donné sa bénédiction pour leur union. Mais elle eut du mal à croire qu'il préfère qu'elle reste maudite.
- Donc, Hadès est à Storybrooke ? demanda Belle, la boule au ventre en posant cette question.
- Plus maintenant. Zelena l'a tué en le poignardant avec le cristal olympien.
- Zelena ? s'étonna Belle.
Rumple se passa la langue sur les lèvres comme lorsqu'il s'apprêtait à confier quelque chose qui n'allait pas plaire à son interlocuteur.
- Hadès a voulu tuer Regina, expliqua Rumple. Mais Robin s'est interposé.
- Il… il va bien ? demanda-t-elle avec une petite voix étranglée.
- Il s'est sacrifié par amour.
- Robin… Tu veux dire qu'il…
Il acquiesça pour lui confirmer qu'elle avait malheureusement compris l'issue de leur confrontation. Belle s'essuya la joue avec sa manche, complètement sous le choc de la nouvelle. Robin était certainement la personne la plus juste et la plus loyale qu'elle connaisse. Elle pensa aussi au pauvre Roland qui après avoir perdu sa mère, était désormais orphelin.
- Zelena s'est ensuite emparée du cristal et Hadès lui a demandé de tuer sa sœur, continua Rumple tout en frottant le dos de sa femme. Et contre toute attente, la Wicked Witch a préféré assassiner son amour véritable plutôt que sa sœur.
- Pourquoi ne sommes-nous pas à Storybrooke ? demanda-t-elle après avoir reniflé.
Cette question le fit sourire et constituait un raccourci à ne pas négliger. En effet, Rumple préférait ignorer l'épisode du cristal olympien et de sa petite virée à New York. Même s'il aurait voulu lui dire qu'il pensait être en mesure de la réveiller dans une belle chambre d'un hôtel luxueux au 12ème étage.
- C'est une longue histoire. Pour faire court, Zelena a ouvert une porte sur Camelot pour renvoyer Merida et tous les habitants de ce royaume. Mais apparemment, elle ne maîtrise pas très bien sa magie car la porte a ensuite aspiré Blanche, David, Killian et elle-même. Ils se sont tous retrouvés dans le monde des Histoires non Racontées. Pour retourner dans le monde sans magie, ils t'ont troqué à Mr Hyde qui s'était emparé de la baguette de Zelena.
- Attends, attends… Ils ont fait quoi ? se fâcha la bibliothécaire en entendant cette histoire absolument ahurissante.
- Ils savaient sans doute que je ferai n'importe quoi pour te sauver, alors ils ont joué au poker pensant que je trouverai un moyen pour te sortir de ce mauvais pas. Après tout, je suis le Dark One.
- Je n'en reviens pas ! répondit-elle sous le choc. Dès qu'on rentre à Storybrooke, je vais leur dire ce que je pense !
Elle n'aurait jamais imaginé que le retour à la réalité serait encore plus brutal que de se retrouver en pleine guerre. La voyant ainsi s'énerver, Rumple ne put retenir un petit sourire. Depuis le temps qu'il souhaitait que sa femme ouvre les yeux concernant la bande des héros qu'elle considérait comme ses amis. Enfin elle comprenait qu'elle n'avait jamais réellement compté à leurs yeux et qu'ils n'allaient vers elle que lorsqu'ils avaient besoin d'un service.
- Comment m'as-tu retrouvée ?
- Une porte s'est miraculeusement ouverte entre les deux mondes et alors que les héros rejoignaient le monde sans magie, j'ai fait le chemin inverse. Mr. Hyde qui n'avait pas pu les suivre, voulait aller à Storybrooke. Et moi, je voulais te récupérer et te réveiller.
- Et vous avez passé un accord, compléta Belle alors que Rumple sourit à son intervention.
- Exactement. Pour te réveiller, j'ai dû répondre à des énigmes, traverser des contrées, aider des gens à résoudre certaines situations. Je te parlais tout le temps et je te demandais conseil.
- On est parti à l'aventure ensemble, se mit à rêver Belle.
- Oui en quelque sorte.
- J'ai toujours voulu qu'on le fasse…
- Tu étais dans ma poche, poursuivit-il, toujours avec moi. A chaque fois que je collectais un objet, à chaque quête réussie, je te sortais de la boîte et j'essayais de te réveiller avec un baiser d'amour véritable. Mais ça n'a jamais fonctionné.
Une petite larme coula le long de sa joue en repensant à tous ses échecs.
- Je perdais espoir jour après jour, confia-t-il entre deux larmes. J'ai cru que jamais je ne reverrai tes beaux yeux bleus. Jamais je n'entendrai plus le son de ta voix. Jamais plus je ne pourrais te prendre dans mes bras. Tout ça à cause du Dark One…
- Tu as réussi, dit-elle avec un sourire réconfortant en lui caressant les cheveux. Tu as parcouru tout un royaume pour moi et tu n'as jamais abandonné. Tu n'en es peut-être pas conscient mais c'est la force de ton amour qui t'a donné cette force de continuer.
Rumple prit les mains de Belle entre les siennes et les caressa lentement afin de sentir la douceur de sa peau. Même si cela faisait plusieurs minutes qu'elle était éveillée, il avait du mal à y croire. Il était tellement persuadé qu'il n'y arriverait jamais. Que son amour pour Belle serait insuffisant pour briser la malédiction. Ou que leurs disputes au sujet de Gaston, de la magie noire ou encore du Dark One avaient anéanti la force de leur amour.
- Mais, s'étonna Belle, tu aurais pu perdre tes pouvoirs.
- Je sais…
- Tu… tu étais prêt à y renoncer ?
Il ne lui adressa qu'un sourire qui en disait bien plus long que des mots. Elle ne put refermer sa bouche tellement elle était étonnée et à la fois fière de sa réaction. Avait-il enfin choisi l'amour au pouvoir ? Allait-il enfin devenir celui dont Merlin avait prédit qu'il allait transformer les Ténèbres en Lumière ?
Ils restèrent un long moment silencieux dans les bras l'un de l'autre à n'écouter que leurs respirations lentes et les battements de leurs cœurs. Le balancier de la pendule rompait la quiétude et un coucou sortit d'une petite porte. Il était cinq heures. L'heure du thé. Rumple s'absenta quelques minutes et Belle en profita pour reprendre ses esprits. Était-elle vraiment avec Rumple dans un autre monde ? Avait-elle réussi à revenir dans le présent ? Ou était-elle passée d'un rêve à l'autre ? Elle se leva et alla observer son reflet dans le miroir accroché à l'un des murs. Ses yeux étaient bel et bien bleus et sa peau claire comme la neige. Son mari revint avec un plateau rempli d'une théière ventrue, de deux tasses avec leurs sous-tasses et cuillères ainsi que d'un sucrier.
- C'est du thé aux herbes des montagnes, expliqua-t-il en versant le liquide fumant dans les tasses.
En s'asseyant sur le lit, Belle contempla les huit objets qu'il avait collectés pour pouvoir la réveiller. Ils étaient posés sur une couverture en laine avec des carreaux rouges brodés d'edelweiss et de chamois. En les voyant tout devint clair.
- Rumple, peux-tu mettre ces objets dans l'ordre où tu les as trouvé ?
- Pourquoi ?
- Je crois savoir ce que ta quête signifie.
Il hésita une seconde, se passant la main droite derrière la nuque. Il se repassa rapidement le film de sa quête dans sa tête, puis plaça les objets dans l'ordre chronologique. Puis il posa sa dague en deuxième position.
- C'est une histoire un peu folle et je te demande de me croire.
- Je t'écoute, dit-il en s'installant plus confortablement à côté d'elle, son index droit dans l'anse de sa tasse. J'ai tout mon temps.
- Je ne sais pas trop comment, je me suis retrouvée à ton époque dans la Forêt Enchantée en pleine guerre des ogres, confia-t-elle. J'étais dans un champ et les deux armées me fonçaient dessus en poussant des hurlements et en brandissant leurs armes. Je n'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie je crois. Voir ces monstres d'aussi près… et ces enfants-soldats qui tentaient de les repousser… c'était abominable.
Belle lui raconta toute son aventure, n'omettant aucun détail. Rumple l'écouta religieusement. Ses descriptions étaient tellement précises qu'il avait l'impression de revivre cette période terrifiante de son existence qu'il avait refoulée. Comment sa petite Belle avait-elle pu supporter une telle violence ? Une telle injustice ? Elle n'aurait jamais dû voir ceci. Il regretta de ne pas avoir réussi à entrer dans son rêve pour la guider et la protéger. Belle prit le premier objet qui n'était autre qu'une perce-neige.
- J'étais épuisée après avoir survécu à la bataille et Brunissende, une villageoise, m'a recueillie et m'a soigné. Une fois guérie après plusieurs semaines passées dans sa chaumière, elle m'a donné une perce-neige magique qui allait me protéger.
En entendant le nom de Brunissende, Rumple se redressa quelque peu. Belle préféra ne pas lui dire tout de suite qui elle était afin qu'il ne l'interrompe pas et qu'elle ne perde pas le fil de son récit. Le deuxième objet sur la couverture était la dague. Elle raconta comment elle avait trouvé le Duc et s'était emparée de la dague. Les larmes lui montèrent aux yeux quand elle raconta l'horreur qu'elle avait vécue avec Hordor, cet homme cruel et pervers, et comment elle avait réussi à s'enfuir du château. Le sang de Rumple ne fit qu'un tour. Ce monstre avait de la chance d'être déjà mort sinon il aurait laissé libre court à l'imagination débordante du Dark One pour la torture. Il regretta de ne pas l'avoir croisé dans le royaume des morts pour le jeter dans la rivière des âmes perdues. Jamais il ne pourrait lui pardonner l'humiliation qu'il lui avait fait subir. Il espérait qu'il brûlait dans les tréfonds de l'Enfer.
Elle lui confia également l'angoisse qu'elle avait vécue alors qu'elle devait prendre une décision très importante dans la forêt des Landes.
- Belle, ne me dit pas que tu as tué Zoso ? s'inquiéta Rumple.
- J'ai été obligée car je ne voulais pas que tu perdes ton fils. Je voulais te donner ta meilleure chance même si je devais me sacrifier. Et comme je connais assez bien le Dark One, je pensais être en mesure de le maîtriser.
- Belle… murmura Rumple, n'en croyant pas ses oreilles. Parfois, tu es vraiment inconsciente.
- Je devais faire ce qui me semblait être le plus juste, pas le plus facile.
- Tu es une vraie héroïne, ajouta-t-il avec fierté. Jamais je ne comprendrai pourquoi tu fais tout ça pour moi.
- Voyons, dit-elle la tête penchée en le regardant comme pour le forcer à avouer qu'il connaissait la réponse.
Belle s'empara ensuite d'une petite fiole transparente avec un bouchon en liège. Elle l'inclina à droite, puis à gauche, se demandant ce qu'était le liquide à l'intérieur. Voyant sa perplexité, Rumple éclaira sa lanterne.
- C'est l'eau d'un glacier.
- Notre rencontre ! s'exclama-t-elle.
Elle lui raconta commet ils s'étaient rencontrés sur le lac gelé entre les montagnes alors que Rumple tentait de fuir son village pour mettre Baelfire à l'abri. Et aussi comment ses multiples gaffes auraient pu noyer le tisserand. Elle lui dit également comment son guide, en prenant l'apparence de Rumple dans son habit de croco, essayait par tous les moyens de la faire sombrer dans les Ténèbres. Dès le début, il souhaitait qu'elle tue le tisserand.
- Y as-tu pensé ? Ne serait-ce qu'une seule fois ?
- Rumple ! s'insurgea-t-elle. Jamais ! Jamais de la vie.
- Le guide est très… persuasif, ajouta Rumple. Pour ma part, je n'ai tenu que quelques jours. J'étais si faible et je voulais tellement avoir du pouvoir pour ne plus subir. Pour pouvoir protéger mon fils. Mais je suis bien content que tu aies résisté.
- Je dois t'avouer, dit Belle en se mordant la lèvre inférieure, que cette expérience m'a beaucoup appris. Je comprends mieux pourquoi dès fois, tu n'arrives pas à résister. Mais aussi, je vois ton combat contre les Ténèbres sous un jour nouveau. Tu as tellement de courage et de volonté. Rumple, tu résistes depuis plus de 300 ans !
- Je n'ai aucun mérite.
- Personne n'a fait ce que tu as fait. Même avec un cœur entièrement consumé par les Ténèbres, tu n'as jamais cessé de m'aimer et de vouloir me protéger. Regarde Emma et Hook. Ils ont sombré très rapidement et ont commis des actes bien pires que toi. Ils ont même essayé de se tuer et de tuer les personnes qu'ils aimaient.
- Tu ne sais pas tout ce que j'ai fait, avoua Rumple.
- Jamais tu n'as essayé de tuer ton amour ou ton fils, ni de réunir la dague avec Excalibur, ni de créer d'autres Dark Ones et encore moins de ressusciter tous les Dark Ones précédents pour semer le chaos.
C'était la vérité. Il n'avait pas à en rougir. Sombrer dans les Ténèbres était très facile mais y résister et conserver sa capacité à aimer était très compliqué. Rumple se dit que si Bae était mort, il aurait définitivement sombré et se serait trouvé rapidement un successeur. Car au fond de lui, il ne prenait aucun plaisir à tuer et à faire le mal. Non, il ne le faisait que s'il obtenait quelque chose en retour. Mais si parfois, il devait bien avouer que de voir la peur dans le regard de ses victimes était jouissif.
L'objet suivant était une couverture en peau de mouton. Elle raconta qu'elle avait pris soin de lui alors qu'il était tombé malade et comment elle avait passé du temps avec Baelfire. Elle avait adoré échanger avec lui car lorsque Neal était revenu à Storybrooke après son escapade New Yorkaise, elle n'avait pas eu beaucoup d'occasions d'apprendre à le connaître avant qu'il ne soit tué.
- Ces quelques jours étaient vraiment magiques, confia-t-elle.
- Ma demeure n'était pas digne d'accueillir une princesse. C'était un vrai taudis.
- Je n'ai pas besoin d'artifices. Je me sentais très bien chez toi. J'aimais votre petite chaumière. Surtout prendre le thé près de la cheminée.
Elle lui raconta comment avec Bae, ils avaient construit une porte que son voisin avait brisée à la hache quelques semaines plus tôt. Puis, en prenant l'arc sur le lit, elle confia comment en un après-midi, elle avait appris à Bae à s'en servir.
- Tu n'étais pas très content, expliqua-t-elle. Tu ne voulais pas que je transforme ton fils en soldat.
Naturellement, elle omit de lui dire qu'il avait accidentellement tué M. Flocel. Belle prit l'arc entre ses mains et toucha son extrémité.
- Celui que j'avais, avait un « R » gravé au couteau, dit-elle. Tu m'as dit que c'était celui que les fileuses t'avaient offert pour ton dernier Noël avec elles.
- Oui… répondit-il nostalgiquement, les yeux baissés.
Il ne put retenir ses souvenirs qu'il avait enfoui au plus profond de sa mémoire de refaire surface. Il se remémorait la joie d'avoir reçu un cadeau. Mais aussi de ce qui s'était passé la nuit. Comment il avait été séparé des fileuses. Mais surtout de son tir raté. Une larme coula sur sa joue et Belle l'effaça de son pouce.
- Tu n'étais qu'un enfant.
- J'aurai pu la sauver.
Devait-elle lui dire que Brunissende était en vie ou devait-elle poursuivre son récit ? Rumple quant à lui se demandait bien comment elle pouvait connaître cette histoire. Il ne l'avait jamais racontée, même pas à son propre fils. L'objet suivant la fit frémir. C'était une amphore en terre cuite avec une murène.
- C'est la nuit où j'ai perdu le contrôle, admit-elle. Les Ténèbres ont pris le dessus sur moi.
Rumple la prit dans ses bras pour la réconforter. Il lui frotta le dos et lui murmura que tout allait bien. Que ce n'était qu'un mauvais rêve.
- J'ai tué un homme parce qu'il avait condamné une innocente en disant qu'elle m'avait hébergée pour quelques pièces d'or.
- C'était courant à l'époque, malheureusement.
- Je n'avais pas à tuer cet homme. Je l'ai lâchement assassiné ! J'ai écouté les Ténèbres au lieu de résister.
- Tu as vengé cette femme.
A cette remarque, Belle crut entendre le Dark One. Se réveillait-il quand on parlait de son influence ?
- Belle, tu as fait ce que tu pouvais sur le moment, tenta de réconforter Rumple. Si tu ne l'avais pas tué, il aurait peut-être dénoncé une autre femme. Dis-toi que tu as probablement sauvé d'autres vies en en sacrifiant une.
Combien de fois Rumple s'était-il répété que ses actes n'étaient pas si mauvais ? Il semblait complètement occulter le pouvoir de persuasion du Dark One. Belle savait qu'il y avait toujours une solution juste pour résoudre les problèmes. Et l'assassinat n'en était pas une ! Qu'en était-il de Rumple ? Avait-il perdu sa liberté de penser ? La mort et la violence étaient-elles devenues banales ? Ne ressentait-il plus rien lorsqu'il commettait un acte odieux ?
Afin de ne pas revenir sur ses tristes exploits, Belle prit les trois crayons de couleurs emballés dans un ruban.
- Tu les avais fait faire pour l'anniversaire de Baelfire et tu m'as demandé d'aller les chercher à Longbourne à l'aube. Mais je n'aurai jamais dû t'écouter car je savais qu'Hordor viendrait pour te prendre ton fils. J'ai été tellement naïve. Je croyais avoir la situation sous contrôle.
- Tu ne pouvais pas savoir…
- Bien sûr que si ! Je savais quel monstre il était ! Et je l'ai laissé te faire du mal !
Elle fit une petite pause pour se calmer avant de poursuivre.
- Comme tu avais laissé Bae s'enfuir en pleine nuit, tu as été jugé coupable de haute trahison car tu as failli à ton devoir. Hordor voulait te brûler vif et je n'étais pas là pour te sauver !
- Belle, calme-toi, apaisa Rumple. C'est un des effets du charme du sommeil. Il donne vie à tes pires craintes.
Il s'arrêta sur cette parole, réalisant sa signification. Belle avait-elle une peur viscérale de le perdre ? Cette pensée lui réchauffa le cœur et chassa tous les doutes qui s'étaient installés dans sa tête depuis le soir où elle l'avait banni de Storybrooke. Même si elle lui avait répété plusieurs fois qu'elle l'aimait, il avait toujours bien du mal à y croire.
- Bae… continua-t-elle alors que le souvenir de cette scène lui broyait le cœur. Il a été capturé et ramené au village. Hordor voulait que vous serviez d'exemple. Il a ordonné à ton fils de te tuer avec ton arc.
Rumple déglutit. Jamais il n'aurait imaginé que leurs vies puissent être aussi horribles. Ses confidences le rassurèrent sur une seule chose : avoir pris la malédiction du Dark One était la meilleure décision qu'il ait prise. Il avait certes perdu son fils à travers ce vortex mais au moins, il n'avait pas été inutilement tué sur un champ de bataille ou forcé d'abattre son père comme dans le rêve de Belle.
- Bae m'a appelé trois fois et je suis venue juste à temps.
- Tu les as tous tué ? devina Rumple.
- Non, avoua-t-elle en baissant les yeux. Vous avez eu la vie sauve contre la dague.
- Quoi ? s'étonna Rumple qui ne comprit pas son choix.
Pourquoi ne s'était-elle pas servie de ses pouvoirs ? Hordor et ses hommes ne méritaient pas de vivre, ni de se voir accorder une quelconque clémence. Il se souvenait d'ailleurs de la rage mais aussi du plaisir qu'il avait eu à les poignarder avec la dague seulement quelques heures après être devenu le Dark One.
- Je ne voulais pas devenir un monstre, confia-t-elle. J'avais déjà trop donné aux Ténèbres. J'avais peur de perdre ma capacité à aimer. Mais je savais que tu ferais tout pour récupérer la dague.
- Tu es folle, répondit-il. L'homme que j'étais, était un lâche et un froussard.
- Eh bien détrompe-toi. C'est bien le tisserand qui a mis au point une stratégie pour entrer dans le château et s'emparer de la dague.
C'était avec fierté qu'elle lui raconta cette aventure en prenant l'artichaut sur la couverture. Le plus difficile fut d'avouer que parce qu'elle n'avait pas dormi depuis des jours, elle avait de plus en plus de mal à contenir les assauts des Ténèbres. Lorsqu'elle s'était retrouvée face au tisserand dans la chambre d'Hordor à quelques mètres de la dague, elle avait dû se battre pour ne pas le tuer. Elle lui raconta la lutte interne qui faisait rage au fond d'elle. Mais aussi comment le tisserand avait tiré profit de cette confusion pour s'emparer de la dague. Elle raconta l'angoisse qui s'était emparée d'elle lorsqu'Hordor tira sa flèche et blessa le tisserand alors qu'elle ne pouvait pas intervenir à cause de l'ordre qu'il lui avait donné.
- Une fois hors de danger, tu n'as pas voulu que je tue Hordor.
- Je te l'ai dit, je suis un lâche.
- Non, tu es un héros, dit-elle en le fixant de ses grands yeux bleus. Un héros au cœur pur qui sait prendre les décisions adéquates.
Elle raconta ensuite comment Hordor avait été jugé par son peuple. Même si elle ne cautionnait pas son exécution, elle était satisfaite de savoir qu'il ne ferait plus jamais de mal. Mais son action la plus marquante en tant que Dark One fut sans conteste sa présence sur les champs de bataille pour repousser les ogres.
- Tu m'avais demandé de ramener la paix dans le royaume. Alors, je suis allée au front et me suis dressée face aux ogres, rapporta-t-elle. J'ai ouvert mes bras et ma cape qui tombait de mes épaules s'est étirée, puis a éclaté en milliards de petites gouttelettes. Ces dernières ont grossi et ont étiré leurs ailes se transformant en corbeaux. Les oiseaux se sont attaqués aux ogres qui ont pris leurs jambes à leurs cous. Seuls les plus belliqueux sont tombés dans la terre meuble sous les attaques des oiseaux.
- Tu as mis fin à la guerre, complimenta-t-il d'un sourire émerveillé. Tu as fait ce qui était juste.
- Comme ce que tu as fait quand tu es devenu Dark One. J'ai pris exemple sur toi. Tous les enfants ont été sauvés.
Belle avait pris exemple sur lui ! Il n'arrivait pas à y croire. Encore une fois, les larmes lui montèrent aux yeux.
- Quand on s'est séparé, continua-t-elle, je vous ai envoyé à Herchambaut.
- Pour retrouver Brunissende, compléta-t-il. Qui… qui était vivante.
- Exactement. Vous avez passé du temps ensemble et Baelfire a pu connaître ta maman d'adoption.
- Et la carotte ? demanda Rumple en prenant le dernier objet sur la couverture.
- Brunissende l'avait mise sur le bonhomme de neige que Bae avait fait juste avant que j'arrive. Je pense qu'elle symbolise notre réunion. Mais dans toute cette histoire, l'élément le plus important est la perce-neige qui m'a protégée d'Hordor, t'a protégé lorsque tu étais malade et a protégé Bae de la cruauté d'Hordor et de bien d'autres dangers.
Il y avait une chose dans cette histoire qui rendait Rumple perplexe : comment diable avait-elle eu vent de tous ces détails de sa vie ? Il n'avait jamais parlé de Longbourne, de son arc ou encore du rideau qui remplaçait la porte d'entrée.
- Comment dans ton rêve as-tu eu autant de détails ? Et comment peux-tu connaître le Dark One aussi bien ? Suis-je si bavard que ça ? s'inquiéta-t-il.
- Je me suis plusieurs fois posée la question, dit-elle en se mettant la main sur le ventre.
Instinctivement, Rumple baissa le regard et comprit. Le Dark One n'était pas avec Belle… il était en elle !
- Le bébé, murmura-t-il encore sous le choc de sa déduction.
- Tu… tu crois que le Dark One vit à travers notre enfant ?
- Je ne vois pas d'autre explication. C'est par lui que tu as eu accès à tous ces événements.
Belle eut un vertige et Rumple la rattrapa. Il la réconforta en promettant de trouver une solution et qu'il ferait tout pour les protéger et les sauver de l'emprise de l'entité maléfique. Il se sentait tout de même moins rassuré de savoir qu'une partie des Ténèbres en avaient profité pour se démultiplier. Belle, était-elle en train de devenir Mme Dark One ? Ou leur enfant ? Ou pire encore : les deux. Rumple se dit qu'il devait au plus vite trouver une solution avant que la malédiction soit active.
Soudainement la porte s'ouvrit et une jeune fille avec des nattes blondes et revêtue d'un costume traditionnel des montagnes apparut à bout de souffle.
- L'arc-en-ciel horizontal, lâcha-t-elle en s'appuyant contre le cadre de porte, tentant de reprendre son souffle.
- Une malédiction a été brisée, expliqua Rumple. Plus précisément le sort qui avait plongé Belle dans un sommeil éternel.
- Alors vous avez réussi ? demanda-t-elle en voyant Belle sur le lit bien réveillée. Vous êtes un héros !
- Je n'ai fait qu'embrasser ma femme.
- Vous êtes trop modeste. Vous avez fait bien plus que ça.
Elle ôta ses sabots et s'approcha d'eux avec une petite fleur blanche entre les doigts.
- Les perce-neiges ! annonça-t-elle. Elles sont revenues ! Le temps à repris. Un Sauveur est de nouveau parmi nous.
- Un Sauveur ? s'étonna Belle. Que voulez-vous dire ?
- Le temps était arrêté dans ce monde depuis que leur Sauveur a disparu, expliqua Rumple.
Rumple prit délicatement la perce-neige qui se trouvait sur la couverture.
- La perce-neige symbolise le printemps, l'amour et l'espoir, expliqua-t-il en faisant tourner la fleur entre ses doigts. Le renouveau après l'hiver qui symbolise la mort et l'immobilité.
- Tu veux dire…
- Que tu es la perce-neige.
- Tu es notre Sauveuse, compléta la jeune femme qui s'approcha d'elle. Au fait, je ne me suis pas présentée. Je m'appelle Heidi et je vis ici avec mon grand-père. C'est un honneur de vous rencontrer, puissante Sauveuse.
- Puissante ? s'étonna Belle. Mais je n'ai aucun pouvoir.
- Tu as fait fondre la neige et pousser les perce-neiges, souligna Rumple en regardant par la fenêtre. Il se peut que tu aies de la magie uniquement dans ce monde.
Belle n'en revenait pas. Puis, elle se mit à réfléchir en pensant à son aventure et sa signification, à ce qu'elle avait accompli.
- Les Ténèbres ! Rumple dans mon rêve, expliqua-t-elle avec une certaine euphorise, elles ont été transformées en Lumière avec un baiser d'amour véritable !
Pendant qu'ils buvaient une nouvelle tasse de tisane, Heidi leur raconta quelques histoires de ce monde. Il y avait tantôt des histoires de pirates tantôt celles d'explorateurs ou de mousquetaires. Ce monde était très hétéroclite et toutes les époques semblaient d'une certaine manière cohabiter. Tous ces récits avaient néanmoins un point commun : ils étaient inachevées car il n'y avait plus de sauveur.
- Mais si le Sauveur est de retour, réfléchit Belle en reposant sa tasse, ça signifie que son rôle est de rétablir les fins heureuses.
- Vous avez raison, dit la jeune fille.
- Allons-y! s'enthousiasma Belle.
- Ensemble, ajouta Rumple en lui prenant la main.
Un large sourire lui traversa le visage. Ils sortirent de la maison main dans la main et observèrent le paysage magnifique qui se trouvait devant eux : d'immenses montagnes majestueuses entouraient la clairière où se trouvait le chalet d'alpage. L'herbe verte remplaçait lentement la neige qui fondait sous le soleil et des perce-neiges dansaient dans la petite brise. Plus bas, une forêt de sapin abritait les animaux sauvages. Devant eux, les montagnes s'écartaient pour laisser entrapercevoir la vallée verdoyante parsemée de petits villages.
- Je pourrais utiliser ma magie ? Si on tombe sur des gens malintentionnés ? précisa-t-il.
- Avec modération, autorisa-t-elle.
- Il ne faut pas oublier notre quête : se débarrasser du Dark One en toi.
- Et quand on aura fini, on trouvera un moyen de rentrer à Storybrooke.
- Tu veux rentrer ? s'interrogea-t-il. Dans ce monde se trouve peut-être notre petit coin de paradis où nous pourrons élever notre enfant.
- J'ai quelques derrières à botter et mon père me doit une bonne explication.
Rumple laissa échapper un petit rire de satisfaction. Un de ses rêves secrets allait se réaliser ! Il souhaitait tellement voir sa petite Belle en mode guerrière. Il allait être servi !
- Mais avant : partons à l'aventure ! annonça la Perce-Neige en prenant la main de son tisserand.
Fin
Qu'avez-vous pensé de cette fic? Dites-le moi dans un petit commentaire :)
Merci beaucoup d'avoir lu cette histoire et j'espère vous retrouver tout bientôt avec une nouvelle fic.
