Voici la suite de ma fanfiction. Je pense publier les

mercredis et dimanches si j'ai le temps et l'inspiration.

Merci à tous vos messages, ça me fais extrêmement plaisir

et me motive encore plus à continuer :)

On se retrouve en bas ;)

POV Lexa

Cela faisait près de deux heures que je ruminais dans mon coin, regardant régulièrement l'horloge de la caserne, quand mon frère, Lincoln, vint interrompre le fil de mes pensées. Il me dit que notre supérieure me demandait dans son bureau. Je me levais donc, non sans souffler d'exaspération, et me dirigeais vers «l'antre» de ma chef. Je toquais légèrement avant d'entrer sans en attendre l'autorisation. Pareillement, je m'asseyais face à elle de façon presque provocante avant de lui lancer un regard noir, lui montrant que ce n'était pas le moment pour des remontrances sur mon attitude. Elle leva les yeux au ciel avant de m'interroger, doucement:

-C'est pour te venger ton attitude détestable avec tout le monde aujourd'hui?

-Non, répondis-je simplement.

-Tu sais que je n'avais pas le choix Lexa. Ce n'est pas de gaieté de cœur que j'ai décidé de te séparer de ton frère. Si ça ne tenait qu'à moi, jamais je n'aurais séparé le binôme le plus efficace de la caserne...et ne t'en vante pas, ajouta-t-elle devant ma mine fière. Je sais que ton nouveau partenaire n'est pas très compétent mais...

-Pas très compétent, coupais-je. Il n'est pas compétent du tout tu veux dire!

-Laisse-lui du temps s'il te plaît.

-Du temps, répétais-je. Il va m'en falloir pas mal pour transformer cet imbé...cette nouvelle recrue en un pompier aguerri...si c'est possible, soufflais-je.

En effet, on m'avait présenté ce matin-là mon nouveau binôme, John Mur..je ne sais plus trop quoi. Dès le premier regard, j'ai su que ça n'allait pas être facile. De un, on aurait dit un gamin tout juste sorti de l'adolescence, imberbe et maigrichon. Il avait dû passé plus de temps devant son PC que dans une salle de sport. De deux, malgré sa formation réussie, oui on avait dû lui offrir dans un kinder surprise, ou alors les miracles existent... enfin bref, je m'égare, il semblerait qu'il devait encore tout apprendre à en juger son regard surpris sur tout ce qui l'entourait et au nombre de questions qu'il posait à tout le monde. Et de trois, je ne sais pas, une intuition sans doute, qui se confirma dès notre première mission. Peu avant, je m'étais présentée à lui, lui offrant mon sourire le plus chaleureux possible devant le regard observateur de ma supérieure. Devant mon enthousiasme feint, ce qu'il ne comprit pas, il commença à me parler de tout et n'importe quoi ce qui m'exaspéra au plus haut point. Pour ma défense, j'étais de garde de nuit la veille et à 3h du matin, la sirène avait retenti. Une mamie avait confondu la porte des toilettes et celle des escaliers menant sous-sol. Bilan des opérations, traumatisme crânien, déplacement du bassin et autres fractures un peu partout.

Ainsi donc, j'étais fatiguée et je voyais mon frère découvrir sa nouvelle coéquipière, mignonne d'ailleurs, mais aussi, et ça n'était pas bien compliqué, plus mature, musclée et censée que mon cornichon de partenaire. Elle me semblait bien plus compétente, malgré qu'ils en soient au même point, et ce pressentiment s'avéra justifié dès notre première mission. En effet, quand la sirène retenti, on se dépêcha de partir et on arriva, moi et mon «gentil» coéquipier, les premiers sur les lieux. Un homme était allongé au sol et baignait dans une mare de sang provenant d'une plaie à l'abdomen semblait-il. On récupéra donc le matériel et je chargeais John de comprimer la plaie le temps que je ramène donc au plus près de l'homme le reste du matériel nécessaire à son transport. Et là, je vous en donne ma parole, cet idiot posa «délicatement» ses mains sur la plaie,histoire de ne pas lui faire mal je suppose, et détourna les yeux. Je laissais donc tout en plan, le poussa sans ménagement avant de prendre sa place. L'homme à terre fit un arrêt, je commençais donc un massage cardiaque espérant que mon frère et sa coéquipière arrive au plus vite car, seule, je ne pouvais espérer parvenir à le sauver. Je dis bien seule car mon collègue vidait à ce moment-là le contenu de son estomac dans le plus proche parterre de fleur. Heureusement, Lincoln se pointa rapidement, me relayant avec son défibrillateur et quand le blessé respira à nouveau, on put le transporter avec l'aide très utile de Octavia, sa nouvelle coéquipière mignonne, mais aussi très efficace et pleine de sang froid. Sous mon ordre, John prit le volant, fallait bien qu'il serve à quelque chose, et je restais derrière avec le blessé avec Octavia, qui se débrouillait vraiment bien pour une première fois, mon frère nous suivant avec son véhicule. Arrivés à l'hôpital, j'accompagnais le blessé, laissant derrière moi mes collègues, avec les infirmières sortis pour nous aider. Il fallait toujours un pompier présent pour résumer brièvement la situation. Et c'est en entrant dans l'hôpital que je l'ai vu. Une magnifique blonde...une voix coupa court à mes pensées :

-Lexa, tu es toujours avec moi?

-Oui oui, désolé, je réfléchissais, répondis-je brusquement.

-Je sais que John Murphy n'est pas très...

-Ah Murphy c'est ça, la coupais-je.

-Pardon? Me demanda-t-elle, surprise.

-Non rien désolé, continue.

-Bien, reprit-elle. Je sais donc que John Murphy n'est pas très compétent, mais avec un peu de temps, et sous tes instructions, je suis sûre que tu pourras en faire un bon pompier. Tu sais que nous sommes en sous-effectif en ce moment et qu'on recrute pas mal de jeunes finissant tout juste leur formation, mais nous n'avons pas la choix. Toi et ton frère étant des atouts importants de notre équipe, c'est à vous deux qu'on a attribué les deux nouveaux.

Je hochais la tête. Je savais tout cela et c'est pour cela que je l'acceptais. Malgré que je n'en avais aucune envie, je formerais ce gamin et parole de Heda, j'en ferais un bon pompier.

-Bien, maintenant, revenons-en au sujet principal. Si je t'ai convoqué, ce n'est pas pour parler de ton coéquipier, mais de ton attitude aujourd'hui. Ce n'est pas Murphy qui te préoccupe, ou seulement en partie, c'est autre chose n'est-ce pas?

Devant mon mutisme, elle continua:

-Ce n'est pas ta supérieure qui te parle, mais Anya ton amie, ta meilleure amie même, ajouta-t-elle avec un clin d'œil. Alors dis-moi ce qu'il se passe?

-Rien, il n'y a rien je t'assure, juste une mauvaise journée, fin plutôt matinée. Mon service se termine bientôt, je vais me reposer et venir en bien meilleur forme demain tu verras, assurais-je avec un grand sourire.

Je savais qu'elle ne me croyait, mais elle n'insista pas, ce dont je la remerciais silencieusement. Sans rien ajouter, elle me fit signe de partir, ce que je fis sans mot dire.

A peine sortit de la caserne, et malgré la fatigue, je me dirigeais vers ma salle de sport. J'avais grandement envie de me défouler, de penser à autre chose. Cela faisait à peine une demi-heure que je courais sur un tapis roulant que mon frère me rejoignit. En silence, on se dirigea vers un punching-ball. Pendant que je frappais, lui le tenait, puis on inversait les rôles régulièrement. Ce que j'aimais chez mon frère, mon jumeau, c'est qu'il n'y avait pas besoin de mots pour se soutenir. Il savait que quelque chose me préoccupait, mais il me laissait le temps qu'il fallait pour m'exprimer. Je frappais de plus en plus fort, voulant extérioriser tous mes sentiments par des coups. On passa l'après-midi à s'entraîner. Après le punching-ball, on souleva des poids, chacun sécurisant l'autre, comme d'habitude. Et pour fini, du gainage et des étirements. J'aimais ces moments, que je considérais comme privilégiés, avec mon jumeau. On a toujours fait tout à deux. Toujours inséparable. Je n'avais personne hormis lui et Anya depuis que nos parents nous avaient quittés quelques années auparavant. Et je ne me voyais pas continuer sans lui. A 18h30, on quitta la salle pour se rendre chez nous. On avait décidé que tant que nous n'avions pas de partenaires, il serait idiot de payer deux loyers. N'ayant chacun guère envie de cuisiner, je commandais des pizzas. On parlait de tout et de rien avant qu'il ne me demande enfin:

-Comment elle s'appelle?

-Qui donc?répondis-je innocemment.

Il leva les yeux au ciel et reprit:

-La fille de l'hôpital qui te plaît.

-Comment tu sais que...commençais-je, totalement sous le choc.

-Lex, tu peux berner qui tu voudras, mais pas moi. C'est vrai qu'on a été séparé, mais toi comme moi on l'a accepté. C'est également vrai que ton binôme n'est pas compétent, mais il n'a encore aucune expérience, ce que tu as compris et accepté aussi. Pourtant, dès ton retour de l'hôpital, tu as semblé ailleurs, perdue dans tes pensées. D'habitude, tu aurais été la première à te vanter être la meilleure au bouche à bouche ou à te moquer «gentiment» de ton collègue qui a arrosé les fleurs de son vomi. Je te connais Lex, tu aurais fait tout ça, ne le nie pas. Mais tu es restée distante et ça a surpris tout le monde. Même Anya de son bureau a compris que quelque chose n'allait pas. Donc je réitère ma question, comment s'appelle-elle?

Contre toute attente, j'éclatais soudain de rire, me tenant les côtes. Lincoln, ne comprenant rien, me demanda la raison de ma «soudaine hilarité», presque vexé devant mon fou rire.

-Désolé Link, mais ta moue était trop comique. Ça oscillait entre la moue fière de me connaître par cœur et celle sérieuse du grand frère protecteur alors que tu n'es né que deux minutes avant moi!

Il leva les yeux au ciel, tentant en vain de rester sérieux mais un sourire se plaqua finalement sur sa bouille d'ange:

-Bon alors, tout ça ne répond pas à ma question Lex. N'espère pas l'esquiver.

-Je n'en ai aucune idée Link...soufflais-je, plus sérieusement. Je l'ai croisé rapidement car c'était l'infirmière qui s'occupait de l'homme que je transportais à l'hôpital.

-Elle devait être très jolie pour que tu y pense encore, conclut-il.

-Oui. Une vraie déesse blonde avec des yeux bleus magnifiques, acquiesçais-je. C'est idiot que je pense encore à elle alors qu'elle m'a sûrement déjà oublié..après tout, un pompier parmi tant d'autre, chuchotais-je pour moi-même.

-Ne penses pas ainsi Lex. Et puis, ce n'est pas idiot. Dans le royaume des bisounours, on appelle ça le coup de foudre. Mais vu que tu ne penses pas ainsi, c'est juste que c'est une jolie fille, qui te plaît et que tu as envie de revoir. Rien d'idiot là-dedans Lex, m'assura-t-il.

-Peut-être. Mais je ne suis pas prête pour une nouvelle relation. Après tout, l'amour est une fai...

-Non. Ce n'est pas un faiblesse. J'espère vraiment que quelqu'un te prouvera le contraire... et si ça se trouve ce sera elle, ajouta-t-il avec un clin d'œil.

-Qui sait. Bon, assez parlé de moi. Ta collègue est plutôt mignonne et ne semblait pas pas indifférente au charme, reconnu de tous, des Heda, le taquinais-je.

-Euh...bah oui-oui, c'est vrai qu'elle est jo-jolie mais euh, je ne suis pas sûr que...tu vois...elle-elle serait attirée fin..tu comprends, bégaya-t-il.

-Non mais frangin, comment un gars aussi beau garçon, costaud, déterminé, charmeur et j'en passe peut-il être aussi peu assuré devant une fille? Si tu te décides pas rapidement à tenter quelque chose avec elle, je te jure que moi je le fais à ta place...dis-je amusée.

-Lexa Heda, bat les pattes ou tu vas le regretter, me menaça-t-il faussement.

-Mais mon cher Lincoln Heda, je n'attends qu'à voir, déclarais-je avant d'exploser de rire.

Rire qui devint vite communicatif. Mon frère avait le don d'apaiser tous mes tourments. Demain serait une autre journée et si la belle infirmière revenait hanter mes pensées, je trouverais un moyen, quel qu'il soit, pour la revoir...

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POV Clarke

A peine arrivée chez moi que je m'écroulais sur le canapé, m'écrasant par le même occasion sur ma colocataire qui explosa de rire avant de me demander :

-Dure journée je suppose?

-T'as pas idée. J'ai passé mon temps à courir, courir, et courir encore, obéissant au doigt et à l'œil à tout ce qui m'était dit, ce qui, tu peux bien l'imaginer, n'était pas facile, répondis-je.

-Je me doute, rigola-t-elle.

-Et toi, ta première journée? La questionnais-je.

-Génial! On m'a assigné un mannequin comme partenaire sérieux Clarke! Il est canon et très gentil en plus. Et puis l'ambiance à la caserne est vraiment très chaleureuse. Lincoln, mon coéquipier canon donc, m'a dit qu'il y avait un fort lien qui les unissaient tous et a ajouté précisément : «Quand on entre dans un bâtiment en flamme, on doit avoir une confiance absolu en ces partenaires qui nous couvrent». C'est une vraie famille. Ils m'ont tous souhaité la bienvenue puis félicité après ma première intervention. Ils m'ont tous mis à l'aise et intégré sans difficulté. Enfin...non mais t'a vu mon uniforme, c'est super classe, ça me rend terriblement sexy tu trouves pas? Comparé à ta blouse d'in...

Elle ne put continuer sa phrase car j'avais plaqué un des coussins sur son visage. J'aurais mieux fait d'ailleurs de m'abstenir car elle réussit à en trouver un autre et ce fut une vraie bataille qui se lança dans notre salon. Après ce bon quart d'heure de folie, je me stoppais, essoufflée et elle fit de même.

On se rassit côte à côte et je lui dis, plus sérieusement :

-Je suis vraiment contente pour toi O.

-Merci. Sinon toi, au secteur des urgences, pas un mec ou une fille que tu aurais envie de croquer?

Elle sourit, fière de son effet, et quand elle me vit rougir, elle sursauta et me questionna, rapidement:

-Non c'est pas vrai! Qui? Gars ou fille? Son nom ? Comment il ou elle est ? Est-ce que...

-Vas-tu me laisser le temps d'en placer une, la coupais-je.

-Euh oui désolé...

-Bien. Alors qui, je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est qu'elle est pompier. Voilà. Fin de l'interrogatoire. Il n'y a rien à ajouter. Elle était juste jolie et puis voilà, déclarais-je.

-Voilà ? C'est tout. Tu croises une fille qui te plaît et c'est tout. Tu sais qu'il est possible qu'elle soit pompier dans ma caserne. Il n'y a que quatre casernes rattachés à l'hôpital donc je peux mener mon enquête si tu veux, me proposa-t-elle.

-Non O, c'est gentil mais non. Je ne suis pas prête et puis, ce doit être juste une attirance passagère...ou le fantasme du pompier, ajoutais-je en lui faisant un clin d'œil. Et puis, de toute façon, elle ne m'a même pas remarqué je suis sûre donc, autant se préserver. Si je dois la revoir, bah j'aviserais.

-Souhaites-tu la revoir Clarke?m'interrogea-t-elle. Et ne me mens pas. Je sais reconnaître quand tu me mens.

-Oui Octavia. J'aimerais bien la revoir...

Voilà, j'espère que ce deuxième chapitre vous a plu, hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé. Comme vous avez pu le constater, il est plus long que le précédent et devait être encore plus long mais avec tout ce qu'il s'est passé, je n'ai pas eu beaucoup d'inspiration et je ne voulais pas publier un chapitre qui, pour moi, serait raté donc la suite que je prévoyais sera le début du chapitre 3 qui sera publié, si je ne suis pas en retard, mercredi^^

J'espère que vous comprenez:)

Réponse aux reviews :

zizou : Merci beaucoup ! Voilà donc la suite, et comme je l'ai dit, ce sera deux publications par semaine le mercredi et dimanche^^

Lou : Je n'y avais pas pensé mais non, ça ne vient pas de chicago fire, juste de mon imagination tordu et du fantasme du pompier je l'avoue...xD

Clem : Merci, et oui, après celui-ci, je vais essayer de faire des chapitres de plus de 5000 mots. Ce chapitre devait en faire plus mais l'inspi n'était plus présente ce week end donc j'ai juste conservé ce que j'avais écrit en fin de semaine.

NoEcritSelonSonEnvie : Merci beaucoup. J'aime employer la première personne pour justement retranscrire le plus précisément possible leurs émotions:)

Little Monkey Fanfic : Merci encore et encore^^ Et oui, Lexa et Octavia en tenue de pompier, je dis plus que oui **

: Merci beaucoup, j'espère que tu aimeras autant ce second chapitre et la suite que mon esprit tordu va concevoir ;)