Salut à tous^^ Tout d'abord, bonne année à toutes et à tous, j'espère que vous avez passé
de bonnes fêtes et que vous avez pas trop bu (bon j'ai pas encore donné le bon
exemple cette année j'avoue xD). Voici le nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira,
on se retrouve en bas:)
POV Clarke
Après notre soirée toutes les deux, je n'avais pas pu la revoir. En effet, le lendemain matin, en allant au boulot, ma mère m'a appris qu'on me changeait de service pour un temps indéterminé, une infirmière étant en congé maladie, il fallait la remplacer. Quand je lui demandais dans quel service on m'envoyait, elle détourna les yeux. Je lui demandais si c'était le service des urgences. Bien que je n'aime pas y travailler, j'avais appris à m'y faire, ce n'était pas si mal. Quand je vis qu'elle secouait
la tête, semblant assez peinée, je commençais à flipper. Dans cette hôpital, aucun service ne me déplaisait plus que les urgences alors qu'est-ce que ça pouvait être? Elle soupira alors, devant mon air de plus en plus paniquée avant de me le dire, le ton et la mine grave:
-Ils ont décidé de te changer de service mais aussi d'hôpital...Tu seras pour les semaines à venir, en l'attente du retour de l'infirmière ou d'une remplaçante compétente pour ce service, à la clinique spécialisée dans la cancérologie...
-Mais ils ont pas le droit de me changer comme ça ! M'écriais-je, révoltée.
-Je suis désolée Clarke. Ils sont encore plus en manque de personnels que nous. On était obligé de muter quelqu'un et tu as été choisi, souffla-t-elle, vraiment désolée.
-Pourquoi moi maman? Dis-moi la vérité s'il te plaît, demandais-je, sachant qu'elle me cachait quelque chose.
-Des gens ne voyaient pas d'un bon œil que j'ai ma fille dans mon secteur, pensant qu'il y aurait du favoritisme dans les horaires et les congés. Kane a jugé bon, pour faire taire ces rumeurs, de t'envoyer dans ce secteur compliqué pour montrer qu'il n'y a aucun traitement de faveur pour qui que ce soit. J'ai essayé de l'en dissuader Clarke, mais il m'a convaincu, envoyé une autre jeune aurait pu faire scandale. Tu sais que la ville est petite et que les rumeurs vont vite...
-Putain de merde! M'exclamais-je, totalement énervée.
-Tu...tu m'en veux?
Je ne dis rien, incapable de trouver les bons mots.
-Sache que ça me fait aussi mal que toi. Tu sais que je ne souhaitais pas cela. J'aime te croiser dans les couloirs, te voir quelque fois dans mon bureau le matin, déjeuner avec toi, si j'avais pu faire quelque chose, je l'aurais fait, insista-t-elle.
-Je sais, soupirais-je, vaincue. Tout ça va me manquer. Mais ce n'est pas définitif hein?
-Non bien sûr que non. Si son arrêt maladie se prolonge, ils formeront une nouvelle infirmière spécialisée dans ce service Clarke. Ce n'est qu'une question de semaines, peut-être de mois, mais ce ne sera pas définitif.
-Bien, chuchotais-je. Je commence quand?
-Cet après-midi, 14h. Rentre chez toi te reposer. La cancérologie est un service très éprouvant non pas physiquement mais psychologiquement. Ici, tout patient à ses chances de survie. Là-bas, malheureusement, tu verras des personnes qui vivent leur derniers jours. Tu devras être forte Clarke, être comme tu l'es toujours, un véritable petit rayon de soleil. Si besoin, j'ai demandé qu'on t'attribue une psychologue. Si jamais tu as envie de te confier par rapport à ce boulot, tu pourras aller la voir. Ok?
-Ok, répondis-je, de plus en plus dépitée.
Moi qui pensait ne jamais connaître pire que les urgences, voilà qu'on m'envoyait dans un service que beaucoup redoutait. Je suivis les conseils de ma mère et rentrais chez moi. Je me laissais glisser sous mes draps et laissais couler quelques larmes. C'était ridicule. Totalement ridicule. Il me fallait être forte et je pleurais. Mais merde finit ma routine avec ma mère. Finit ma routine avec mes patients que je passais voir régulièrement hors de mes heures. Finit les bouilles des nouveaux-nés et les visages heureux et fiers des nouvelles mamans. Finit tout cela. Au fond de moi, j'ai toujours su que ce métier ne me correspondait pas. Ce que j'aimais par-dessus tout, c'était le dessin, la peinture. Mais on ne gagne pas sa vie avec des dessins, me répétait sans cesse ma mère. Alors après avoir presque tout bâclé, j'ai quand même fait une fichue formation d'infirmière pour pouvoir payer mon loyer et ma liberté en me disant que tôt ou tard, je quitterais tout pour le dessin. Mais voilà la réalité, j'étais faible, je n'avais pas le temps de dessiner et j'allais devoir soutenir des gens luttant pour leur vie ou se laissant glisser lentement vers la mort en ne pouvant leur apporter qu'une feinte bonne humeur. C'est sur ces pensées bien déprimantes que je m'endormis. C'est la vibration de mon portable qui me réveilla vers midi. Je cherchais donc ce dernier, perdu dans les draps, pour voir qui avait essayé de me joindre. Un deuxième appel me permit de le trouver plus facilement et je décrochais donc, sans prendre la peine de regarder le nom sur l'écran:
-Ouais?
-Hey, tu réponds pas aux messages, ça va?demanda une voix inquiète.
-Ah Lexa...excuse-moi. Je vais bien oui, je me suis juste endormie, répondis-je.
-Tu n'es pas à l'hôpital?me questionna-t-elle.
Ce rappel me fit l'effet d'une douche froide. Je regardais l'heure, 12h22. Il me restait un peu plus d'une heure pour me préparer et effacer les cernes que je devais avoir. Après un court silence, je soufflais :
-Non je...je commence à 14h...on m'a changé de service et d'hôpital pour un remplacement.
-Oh... dans quel service?
-Cancérologie...
Silence. Elle devait réaliser ce que cela impliquait. Elle comme moi savait que je n'étais pas faite pour cela. Il y a toujours un métier qui vous convient plus qu'un autre. On a tous des aptitudes pour telle ou telle fonction selon notre physique et notre caractère. Celle qui partait en cancérologie suivait une formation plus pointue et plus suivie psychologiquement que la formation que moi j'ai eu pour travailler dans l'hôpital de ma mère. On n'était pas tous assez fort pour voir des gens dépérir lentement, pour voir des enfants lutter contre la maladie, de voir leur cheveux comme leur espoir lentement disparaître. Non, on n'était pas tous capable de supporter cela avec le sourire. Parce que sourire il faudrait avoir. Sourire il faudrait leur donner pour les aider, les réconforter, leur embellir un tant soit peu leur journée...leurs dernières journées parfois. Au bout d'un long silence, je l'entendis doucement me demander:
-Combien de temps?
Pas besoin de préciser, j'avais compris. Je répondis donc, résolue:
-Des jours..des semaines...des mois...je ne sais pas. C'est un congé maladie à durée indéterminé donc je ne sais pas combien de temps il leur faudra une remplaçante non compétente dans ce milieu que je ne connais pas. Ma mère va tout faire pour qu'il recherche activement une remplaçante ou qu'il en forme une en insistant sur mon inexpérience mais ils en manquent. Il y a de moins en moins d'infirmières et encore moins dans ce secteur-là. Il n'y a plus qu'à espérer.
-Tu peux venir quand tu veux si tu as besoin, ok? M'affirma-t-elle.
-Ok. Mais je ne pense pas pouvoir cette semaine. On se voit samedi de toute façon. Rendez-vous chez moi à 8h pétante.
-Pas de problème ma belle. Si tu as besoin de quoi que ce soit en tout cas, je suis là. Appelle-moi ce soir après ton service d'accord?
-Promis, soufflais-je, un fin sourire apparaissant sur mon visage.
On raccrochait alors et je me sentais bien mieux. J'allais peut-être vivre des moments difficiles à partir de maintenant, mais je ne serais plus seule, et ça, ça changeait tout...
POV Lexa
Le samedi matin arriva vraiment lentement. Je n'avais pas revu Clarke depuis notre petite soirée et je m'étais vraiment inquiétée toute la semaine. Je l'avais au téléphone chaque soir mais jamais bien longtemps, comme elle rentrait tard, elle était exténuée et ne disait pas grand chose. Elle affirmait seulement aller bien mais j'entendais rien qu'au son de sa voix qu'elle voulait juste me rassurer. Alors j'ai demandé à Octavia et elle me l'a confirmé. Clarke était tout sauf bien. En trois jours où elle y a travaillé, elle a dû s'occuper d'une parcelle où les patients étaient en stade avancé, donc autant dire souvent condamné. Elle a été témoin de deux morts dont celle d'un adolescent. Je commençais à connaître Clarke et bien qu'elle soit forte, elle ne supportera pas cela encore longtemps. Dans son métier d'infirmière, elle était rarement vraiment témoin d'un décès alors qu'ici, elle en verrait encore malheureusement beaucoup. Je me demandais vraiment pourquoi elle était devenue infirmière. On avait jamais vraiment parlé de nos boulots respectifs et je n'avais pas l'impression que le sien lui plaisait. Quand on aime ce que l'on fait, on en parle souvent et ça peut-être même soûlant de n'avoir pour discussion que boulot boulot et encore boulot. Mais elle, elle ne m'en parle presque jamais. Quand elle était passée à la maternité, elle m'a juste dit que c'était vraiment magique ses premiers accouchements puis juste éprouvant. Le peu qu'elle m'en dit est souvent neutre voir négatif quand elle était aux urgences. Arrivée devant sa porte, je songeais que je devrais lui demander pourquoi ce métier. Pour sa mère peut-être, pensais-je. Je frappais donc à «8h pétante» comme elle me l'avait demandé. J'étais vêtue d'un jogging épais que je prenais pour courir, un débardeur et ma veste en cuir, indispensable élément de n'importe laquelle de mes tenues. Elle m'avait demandé de venir habillée chaudement et pour à l'aise alors quoi de mieux qu'un bon jogging. Je frappais doucement et Clarke m'ouvrit, dans une tenue similaire mais quand même plus classe. Comment elle arrivait à être si désirable même en vieux jogging, vieux pull et avec très peu de maquillage? Le bleu de ces yeux ressortaient toujours et transcendaient quiconque la fixait. Je restais donc là, figée, à la fixer, ne sachant pas quoi faire. Devais-je l'embrasser ou non? J'avais peur que ça ne fasse trop tôt. Clarke répondit à mon dilemme en venant m'embrasser rapidement mais tendrement. C'était un baiser doux qui montrait juste que le baiser fougueux échangé quelques jours plus tôt signifiait réellement quelque chose. Je lui souris donc, plus heureuse que jamais et déjà impatiente de la journée que nous allions partager, toutes les deux. J'espérais bien en apprendre plus sur elle. Elle gardait toujours cette part indéchiffrable que j'avais tant envie de me voir dévoiler. Elle me prit alors le bras, grand sourire aux lèvres, et me guida vers sa voiture. Après quelques minutes de trajet où on s'échangeait les dernières nouvelles, elle évitant le sujet de l'hôpital, c'était donc plus moi qui parlait de ma semaine repos et de mon poignet désormais comme neuf. Quand elle s'engagea sur un chemin de terre, je reconnus tout de suite ce qu'elle avait prévu. Je me retournais donc vers elle, souriant largement et demanda:
-La rando des marmottes?
Elle hocha la tête, riant légèrement face à mon état d'excitation. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas pu faire une rando de ce genre. Puis je me rappelais qu'il fallait bien une bonne grosse journée voir deux pour la faire, en marchant bien et que je bossais peut-être ce soir aussi je fis un constat:
-Oh, on n'aura pas le temps de la faire en entier. C'est dommage, la cascade au bout est magnifique et c'est de là qu'on peut, si on a de la chance, apercevoir quelques marmottes en haut de la montagne.
-Ah ça c'est si on la fait à pied, répliqua-t-elle, me faisant un clin d'œil.
C'est à ce moment-là, dès lors qu'elle prit le tournant pour entrer dans le parking improvisé de la rando que je les vis. Il y avait mon cheval et Snow, le cheval entièrement blanc et magnifique qu'avait acheté Anya l'année dernière. Il n'avait que trois ans. Je l'avais moi-même débourré mais c'était souvent Anya qui le montait, préférant moi me contenter généralement de mon cheval. Elle arrêta la voiture et je rejoignis les deux chevaux, totalement bouche bée. Ils étaient attachés par la bride à une branche solide et broutaient tranquillement l'herbe. J'entendis ensuite des bruits de pas et vis Anya qui me tendit leur licol. Je me tournais vers Clarke, très reconnaissante et lui demandait:
-Comment as-tu su?
-Par le plus grand des hasards en fait. Pour tout te dire, je voulais absolument qu'on fasse un pique-nique et c'est une rando que j'adore et que je n'ai pas faite depuis la mort de mon père. Cela faisait longtemps que je voulais y retourner mais comme tu l'as dit, le temps nous manquait. Donc j'ai pensé aux chevaux mais le club a fermé et je ne savais pas où nous pourrions avoir des chevaux puis je me suis souvenue que ton frère avait proposé à O une balade à cheval donc je l'ai contacté. Et comme tu vois Anya a accepté de nous les laisser pour la journée. D'ailleurs encore merci, finit-elle en regardant ma presque sœur.
Elles se sourirent puis Anya m'attira à l'écart et me dit avant que je ne puisse la remercier:
-Pas de soucis pour les chevaux, cette balade te fera vraiment du bien et comme Clarke sait monter et que tu es avec elle, je sais que vous en prendrez soin. Par contre, je viens les récupérer ce soir à 18h avec le van donc vous passerez toutes deux par chez moi. Je t'avais dit que je voulais la rencontrer donc c'est l'occasion idéale n'est-ce pas?
Je hochais simplement la tête, vraiment reconnaissante avant de la prendre dans mes bras. J'allais profiter de cette journée à fond, ça me ferait grandement du bien et je souhaitais intérieurement bonne chance à Clarke pour ce soir. Il faudrait vraiment que cette journée soit inoubliable pour
qu'elle ne fuit pas ce soir. Avant qu'elle ne parte, je lui soufflais :
-Tu ne lui feras pas peur ce soir j'espère, pas d'ambiance sombre, de musique violente pour l'effrayer hein?
Je me rappelais bien de sa première rencontre avec Costia où elle lui avait vite fait remarquer qu'elle ne l'aimait pas. Anya me sourit alors malicieusement avant de répondre tout simplement:
-Non.
Je la regardais s'éloigner avant de rejoindre Clarke. On prépara chacune notre cheval puis on se mit en selle pour s'engager dans le chemin de terre. L'avantage de cette rando c'est qu'on pouvait presque sur tout le chemin jusqu'à la cascade être, même à cheval, côte à côte, le chemin étant assez large. La balade commença donc ainsi, silencieusement, profitant chacune du calme ambiant entrecoupé du bruissement des feuilles sous le vent, des piaillements des oiseaux et le bruit des sabots de nos chevaux sur le sol bien sec. Comme Clarke semblait songeuse, je décidais de commencer une discussion:
-Clarke, je peux te poser une question?
-Bien sûr L, me répondit-elle, souriant légèrement.
-Je...tu n'as pas à me parler de cette semaine et des suivantes en cancérologie, le mieux c'est qu'on
l'oublies pour aujourd'hui, commençais-je avant de me couper, cherchant mes mots.
-Oui je suis d'accord avec ça mais où est la question?demanda-t-elle.
-J'y viens, répondis-je. Pourquoi avoir choisit ce métier?
-Oh, souffla-t-elle.
Elle réfléchit un moment, semblant commencer à vouloir parler puis refermant la bouche, et réfléchissant à nouveau. Enfin, elle dit, jouant nerveusement avec les rênes:
-Je n'aime pas ce boulot c'est vrai. Je...je l'ai un peu choisit par dépit, pour pouvoir vivre et payer mon loyer, une nouvelle vie plus sous la coupe de ma mère, même si je l'adore. Comme j'avais déjà fait quelques stages à l'hôpital pendant le lycée et que ma mère me mettait la pression pour savoir où je me dirigerais après mon diplôme, j'ai fini par arrêter mon choix sur une école d'infirmière. Je..j'aime le contact avec les gens donc ça me semblait bien comme dernier recours et maintenant, je touche un bon salaire, j'ai des horaires correctes, j'aime bien ma routine mais j'aime pas ce boulot.
-Que voulais-tu faire à la base? Tu n'avais pas un métier qui te tentait? Rien de rien?
-Je...c'est ridicule...souffla-t-elle, semblant gênée.
-Quoi ? Tu voulais être mannequin ? Tu sais je suis sûre que tu aurais fait un malheur! m'exclamais-je, lui faisant un clin d'œil.
Cette taquinerie eut l'effet escompté puisqu'elle provoqua un léger rire de sa part. Reprenant son sérieux, elle me répondit, timidement:
-Non, je voulais vivre de mes dessins. Je... je dessine et je peins et je pensais pouvoir ouvrir une galerie de peinture par exemple et créer quelques vernissages ici. On n'a pas de musée ou de galerie par ici et je pensais pouvoir en ouvrir une, exposer mes œuvres et celle d'autres peintres...voilà...
Elle détourna les yeux, semblant honteuse alors que je trouvais ça tout sauf ridicule ou honteux, je m'exclamais donc:
-D'où est-ce honteux d'avoir des rêves. C'est certes très ambitieux mais nullement ridicule. Si tu t'en donnes la peine, je suis sûre que tu pourras créer cette galerie. Ce n'est pas les salles qui manquent par ici et...
-Mais avec quel argent?me coupa-t-elle. Comme le disait ma mère, ce n'est pas avec mes dessins que je gagnerais ma vie. J'ai abandonné cette idée pour l'école d'infirmière, pour un métier qui me permettrait de vivre, et je vis bien maintenant, j'ai suffisamment pour tout payer plus quelques loisirs et tout...
-Mais tu n'es pas heureuse...soupirais-je.
-Si je le suis, là je suis heureuse, vraiment, avec toi, s'exclama-t-elle, me souriant.
Cela me fit rougir légèrement et emballa mon cœur. Mais ce n'est pas ce que j'entendais par ça donc je rétorquais :
-Je suis aussi heureuse ici avec toi, et aussi dans mon boulot. Toi tu ne l'es pas.
-Je sais, tu as raison. Mais c'est ma vie désormais. Il y a quand même de bons côtés mais le dessin me manque. Quelques fois j'ai le temps de griffonner quelques petites choses mais je n'ai pas peint depuis des années. Je pensais pouvoir garder cette passion comme loisir mais je n'ai pas suffisamment de temps et mon boulot m'épuise et l'inspiration n'est plus au rendez-vous.
Je restais silencieuse. Le seul truc de vraiment bien dans ma vie, qui m'avait permit de me relever c'était bien mon boulot. J'étais vraiment attristée de savoir que Clarke devait se lever chaque matin pour un job qu'elle n'aimait pas. Et maintenant, elle est en plus en cancérologie. Voyant qu'elle semblait plus fermée désormais, je décidais de changer de sujet, bien décidée à toujours en savoir plus sur elle, mais ne voulant pas gâcher notre journée:
-Bon, je t'ai déjà dit que j'adorais le sport mais toi?
Elle se tourna vers moi et me sourit tendrement, semblant me remercier avant de répondre :
-Hum, tout dépend. J'aime beaucoup les sports à raquette, j'ai fait du tennis quand le centre équestre a fermé. A la mort de mon père, j'ai tout arrêté. Je...je me suis juste concentrée sur le reste, bannissant toute activité sauf le dessin, qui me permettait de me soulager.
-Tu n'aimerais pas rejouer? Demandais-je.
-Si, mais avec qui ? Je n'ai pas le temps pour jouer dans un club et même si on peut toujours avoir accès au terrain je ne connais personne qui sache jouer, il n'y avait que mon père.
-Et moi alors? Dis-je, prenant un air faussement vexée, la main sur le cœur.
-Attends, en plus de faire du jogging, de la muscu et de la boxe, tu joues au tennis? S'exclama-t-elle, étonnée.
Ma première pensée fut qu'elle avait tout retenu, ce qui prouvait qu'elle s'intéressait vraiment à moi.
-Oui, fin quand j'étais plus jeune avec mon frangin. Je n'ai jamais prit de cours mais ils nous arrivaient d'emprunter des raquettes et balles puis aller jouer. Je me débrouillais plutôt bien. J'ai en quelque sorte analysé le jeu des joueurs pour le répliquer sur le terrain avec Link. Je n'ai pas joué depuis un bout de temps mais ça doit être comme le vélo, ça ne se perd pas, affirmais-je, lui faisant un clin d'oeil.
On continuait à échanger à propos de ce sport quand on arriva à mi-chemin de la balade. On le reconnaissait facilement puisque ce point de repère de la balade était un pont en bois placé au-dessus de la rivière descendant de la cascade. Il ne nous restait qu'à la traverser et longer la rivière pour parvenir à la cascade. Je regardais alors l'heure. Il était 10h30. Il ne nous avait fallu que 2h pour parvenir jusqu'ici, alors qu'à pied il faut bien le double. On devrait parvenir à la cascade avant 13h, ce qui serait parfait pour pique-niquer. On aurait une heure de pause à la cascade avant de devoir repartir rejoindre Anya. Tout était vraiment parfait et je souris à ce constat et vis Clarke en faire de même en voyant à son tour l'heure. Le chemin étant désormais plus praticable, on lança nos chevaux au trot puis au galop sur une petit longueur, profitant de la légèreté que nous procurait une course plus rapide en pleine air. On riait toutes deux, appréciant chaque seconde de cette longueur bénéfique. Au bout de la ligne, on ralentit nos chevaux, repassant aux pas, et on se fixa. Oui, tout était parfait. Toutes pensées négatives nous avaient quittées, ne restaient plus que le bonheur d'une balade à cheval en forêt, d'un pique-nique au pied d'une somptueuse cascade et surtout, d'un moment juste pour nous deux, dont nous apprécions chaque seconde...
Voilà, j'espère que ce chapitre vous aura plus. Je suis absolument désolée, il n'est vraiment pas à la hauteur. Si vous ne l'avez pas vu, je viens de publier le premier chapitre d'une nouvelle fanfiction clexa, qui n'est pas une au mais bien ma vision de la saison 3 à l'aide du trailer. Je suis plus à l'aise dans ce genre là et je suis vraiment bien inspirée pour celle-là, plus que pour cette au. Je continuerais bien sûr tout de même, elle m'inspire toujours, mais pas simple d'écrire de fanfic durant les fêtes et avec les partiels à venir mais je ne m'arrêterais pas. Ayant 2 fanfic à écrire, mes publications ne seront je pense plus régulières mais je ferais tout pour que vous ayez au moins un chapitre par semaine, de l'une ou de l'autre ou des deux, selon mon temps et mon inspiration. Merci d'être toujours plus nombreux à me suivre et me laisser des review, ça fait vraiment chaud au cœur et je ferais tout pour ne pas vous décevoir. A bientôt pour le pique nique et la tant attendu «grande rencontre» entre Anya et Clarke ;)
MaraCapucin : Merci beaucoup et pas de soucis, je croi que ce petit cadeau fait autant plaisir à vous qu'à moi^^
NoEcritSelonSonEnvie : Merci beaucoup, contente que ça t'ai plu. J'espère que t'as passé un bon noel aussi :)
Kensdo : Merci beaucoup, vraiment contente que cette AU plaise, j'espère que la suite te plaira tout autant :)
MagRd : Ah tu as eu de la chance en quelque sorte, d'abord le rencard puis le baiser de suite ;) Non mais quand j'ai commencé à écrire, j'avais un grosse envie de fondue, tellement que j'ai dit que le restau était français pour qu'elle mange ça quoi xD Merci, je fais au mieux et j'ai choisi justement la première personne pour mon histoire pour transmettre le plus d'émotion possible :)
Lou : Merci encore:) Oui, tout arrivera pas à pas, pour apprendre à vraiment se connaître, faut du temps mais ce pique nique qui arrive sera l'occasion idéale de toujours en connaître plus^^
Camelia : Merci merci et encore merci:) Heureuse que ce baiser t'ai plu, je pense que je l'attendais autant que vous en fait xD Je ne compte pas m'arrêter de sitôt, j'ai encore pas mal d'idées pour la suite même si j'écris en parallèle une seconde histoire, je ne veux pas stopper celle-ci trop
rapidement^^
Désolée s'il reste des fautes, il est tard, peu de sommeils en ce moment donc possible que mes yeux fatigués n'est pas relevés toutes les fautes. A bientôt les loulous
