Coucou les loulous. Désolée de ne publier que maintenant mais avec les partiels,

ce n'est pas simple, d'ailleurs merde à ceux qui passent des épreuves en ce moment.

Comme j'écris une deuxième ff en parallèle (ma vision de la saison 3) que

je vous invite à aller voir et dont le deuxième chap est posté là en même temps, je ne

publierais qu'un chapitre de chaque par semaine je pense, deux si j'ai vraiment

le temps^^ Voilà, j'espère que ce chapitre vous plaira,

j'étais en mode choutitude absolue quand je l'ai écrit avec ma guimauve dans mon

café (parce que beurk le chocolat chaud désolée xD) pour me donner du courage.

Bonne lecture, on se retrouve en bas:)

POV Lexa

Comme on l'avait prévu, on est arrivée à la cascade vers 13h, ce qui nous laissait donc une heure de répit pour pique-niquer et nous reposer après près de quatre heures de cheval. On mit donc pied à terre, descella nos chevaux et les attacha à une branche épaisse proche de la rivière avec assez de longe pour qu'il puisse se rafraîchir et brouter tranquillement dans leur coin. Clarke récupéra son sac attaché à la selle de son cheval, sorti une belle nappe à fleurs qu'elle disposa au bord de la cascade avant de déposer un panier qui devait contenir notre déjeuner. On s'installa donc sur la nappe côte-à-côte avant qu'elle n'ouvre le panier et en sorte divers sachets. Elle se tourna alors vers moi, rougissante:

-Euh, donc, euh comme je te l'ai dit, moi et la cuisine...Fin bref, il y a de tout vu que bah je sais pas trop ce que tu aimes et comme je voulais vraiment que ça te...

Je la coupais d'un léger baiser, la voyant trop angoissée à mon goût et la rassura:

-C'est parfait Clarke, respire.

Je lui offris mon plus grand sourire et elle rougit de plus belle avant de déballer nerveusement plusieurs sachets contenant pour l'un des petites brochettes de tomates et fromages avec du basilic, un autre contenait des petits sandwichs triangulaires composés de salades, tomates, œuf dur et mayonnaises et ainsi de suite. Sous mes yeux s'étalaient vraiment divers plats froids parfaits pour un pique-nique. Choquée, je me tournais vers elle avant de lui demander:

-Tu pensais que je mangeais pour dix ou tu ne m'as pas dit que nous aurions des invités?

Elle rougit de nouveau, détournant le regard, avec sa petite bouille toute mignonne quand elle est gênée. J'éclatais donc de rire, fondant littéralement à la vue de sa petite frimousse trop chou. Je la pris rapidement dans mes bras, posant à nouveau mes lèvres contre les siennes, me disant que je ne pourrais plus jamais me passait de cette drogue, avant de commencer à grignoter ce qui se présentait à moi. Je n'avais que l'embarras du choix. Il y avait des choses légères, d'autres pour les amateurs de viandes, et enfin pour les végétariens ou plutôt pour les escargots j'ai envie de dire. Comment peut-on vivre sans manger de viande sérieux ? Je continuais d'examiner chacun des plats, grignotant un peu de tout sur mon passage, vite suivie de Clarke qui avait entre-temps reprit du poil de la bête. Tout était vraiment parfait. Me dire que Clarke, qui détestait cuisiner, s'était surpassée pour m'offrir le meilleur, me remplit de joie. Tout en mangeant, elle me demanda:

-Ce n'est pas trop salé hein ? Tu sais, quelque fois, il m'arrive d'avoir la main lourde et...

-Hey Clarke, la coupais-je de nouveau. Je t'assure que si je trouvais ça infecte, je te le ferais savoir. Puisque ce n'est pas le cas, détends-toi. Tu cuisines très bien, avec quelques cours, tu pourrais devenir une pro, ajoutais-je en lui faisant un clin d'œil.

Entrant dans mon jeu, elle demanda, langoureusement, se tournant lascivement vers moi:

-Et qui aurait la bonté d'âme pour me donner des...leçons?

Elle accentua le dernier mot, le faisant rouler et je sentis mon souffle devenir plus laborieux, lui répondant d'une voix plus rauque que voulu:

-Je crois que je pourrais te donner ces cours, je suis plutôt douée dans ce...domaine...

Elle me sourit alors et m'embrassa d'abord doucement, puis le baiser devint plus ardent, nos langues se retrouvant pour la deuxième fois, mes mains se posant sur ses hanches tandis qu'elle plongeait les siennes dans ma chevelure. Quand on finit par manquer d'air, elle se détacha de moi pour s'allonger dans l'herbe haute, plus près encore du bord de la rivière. Si je n'étais pas déjà amoureuse d'elle, il est sûr qu'à cet instant précis, je le serais devenue. Allongée dans l'herbe, elle était entourée d'un halo de lumière, la rivière reflétant les rayons du soleil sur sa peau, ses yeux brillants avec plus d'intensité. L'océan même devait jalousé le bleu de ses yeux. Ses cheveux blonds encadrant son visage lui donnait un aspect angélique et je ne pus que songer que nous étions des opposées. J'étais brune mais surtout, j'avais les yeux verts, la couleur des sorcières, des démons. Ange/démon. Bien/Mal. Opposés mais complémentaires, l'un ne pouvant exister sans l'autre. Ne dit-on pas que les opposés s'attirent ? Et bien je ne peux que le confirmer parce qu'à cet instant, je ne pouvais détacher mon regard d'elle. Elle avait ce petit truc en plus qui faisait que même en jogging et débardeur, elle

ferait pâlir de jalousie plus d'une gravure de mode. Elle resplendissait et elle n'était pas juste magnifique, non, il irradiait d'elle une telle aura que vous vous sentiez si bien à ces côtés, vous vous sentiez grandis, meilleurs, plus importants en fait. Son regard chercha le mien et on se fixa un instant, instant qui paru duré une éternité, instant que personne ne voulait briser. Elle me sourit alors et je vins poser mes lèvres sur les siennes, me plaçant au-dessus de son corps que le soleil avait réchauffé. Chaque baiser était doux, chaque geste n'était que caresse tendre et délicate, chaque regard échangé entre deux baisers n'exprimait qu'amour et légèreté. Je pense qu'elle aurait pu peindre ce moment, pour qu'il reste graver à jamais dans nos vies. Il était magique et aucune de nous deux ne voulait y mettre fin. Jamais je ne me suis sentie plus en sécurité et plus aimée qu'en ce moment, dans ses bras, l'embrassant sans précipitation ni ardeur, seulement de la douceur. Après un dernier baiser tendre, je me rehaussais, plaçant mes coudes de chaque côté de sa tête, mon visage à quelques centimètres du sien. Je frottais doucement mon nez contre le sien avant de me pencher et lui chuchoter doucement à l'oreille:

-Comment as-tu pu devenir si vite si indispensable dans ma vie? Tu es ma drogue Clarke...

Je lui mordillais alors gentiment l'oreille avant de l'embrasser tendrement sur le front, le nez puis la bouche. Elle répondit alors, m'attirant au plus près d'elle mais je m'écartais pour enfin me relever. Debout entre ses jambes, je lui offris une main pour l'aider à se relever à son tour. Elle me regarda alors curieusement et je répondis à sa question silencieuse, riant doucement :

-Il est l'heure mon ange. Même si j'aimerais rester des heures de plus avec toi dans ce cadre merveilleux, je sais aussi qu'Anya déteste les retards. Je dis ça pour toi si tu veux fai...

Je ne pus finir ma phrase que Clarke s'accrocha précipitamment à ma main pour se relever et foncer vers son cheval pour le seller. Je rigolais légèrement devant cette attitude si enfantine avant de seller à mon tour mon cheval. On partit donc, à l'heure prévu, rejoindre Anya pour ce dîner qui promettait d'être vraiment intéressant. Je tenais beaucoup à Anya et son avis comptait énormément pour moi mais j'étais persuadée que ma petite blonde si rayonnante et attachante ne ferait qu'une bouchée de la froide et autoritaire chef Anya que je considérais comme ma sœur...

POV Clarke

Après ce pur moment de douceur où tout avait quitté mon esprit pour ne se focaliser que sur une chose, ou plutôt une personne, Lexa, la réalité nous rappela à elle. L'instant dont je ne saurais remettre un temps précis, fut magique et digne d'un magnifique conte de fée. Le retour à la réalité lui fut brutal. Nous avions profité à fond du temps que nous avions, se découvrant plus tant mentalement que physiquement. Jamais je ne me lasserais de ses lèvres contre les miennes et de ses mains sur mon corps. Le contact de nos deux peaux nues créaient une chaleur enivrante. Je ne pouvais être plus heureuse qu'à cet instant, mais elle trouva moyen de me contredire parce qu'elle m'a soufflé à l'oreille. Ce n'était pas un « je t'aime », elle comme moi n'étant pas prête pour cette étape, cela faisait trop peu de temps que nous étions ensemble. Enfin ensembles, nous le l'avions pas clairement exprimé mais je pense qu'après ce que nous venions de vivre, nous ne pouvions être autre chose qu'un couple. Enfin bref, ces paroles susurrées à mon oreille avait eu le don de faire bondir mon cœur bien plus violemment que jamais dans ma cage thoracique. On n'avait jamais exprimé pour moi autant d'amour en si peu de mots et cela n'a fait que confirmer que jamais je ne pourrais retrouver quelqu'un comme elle. C'était elle maintenant mais ce sera dans six mois, un an, dix ans. Je ne me voyais plus avancer sans elle désormais. J'avais besoin d'elle comme on a besoin de respirer. Elle était mon nouvel oxygène et jamais je ne m'en lasserais. Mais pour pouvoir vraiment avoir ma chance, il allait falloir que j'assure ce soir. Lincoln, c'était tout bon, il m'adorait et c'était réciproque. Bien entendu il avait tenu à faire le discours du grand frère protecteur disant que je n'avais pas intérêt à lui faire du mal d'une quelconque façon mais même lui ne croyait pas en ses propres paroles. Après, je ne pouvais pas le lui reprocher puisque je lui avais tenu le même discours à peu de chose prêt de meilleure amie protectrice. Lexa de son côté était acceptée de tous mes amis, en tout cas les plus importants, soit Raven et Octavia, même si j'étais vraiment contente que les garçons le prennent bien, étant au courant de tout depuis seulement deux jours quand on avait lancé un skype groupé. Seul Bellamy semblait réticent ce qui me pousserait donc à devoir lui parler de notre situation. Enfin bref, il ne manquait à Lexa que la rencontre avec ma mère qui n'était toujours pas au courant de son existence. Je ne savais pas laquelle de nous deux avait le plus de chances. J'espérais vraiment que Anya m'accepterait, elle comptait énormément pour Lexa et je ne voulais pas la décevoir. Lincoln m'avait dit qu'au premier abord elle paraissait froide mais que quand on apprenait à la connaître, on voyait qu'elle avait le cœur sur la main. Cela ne m'empêchait pas de m'inquiéter. Lexa dû percevoir mon angoisse puisqu'elle rapprocha son cheval du mien, se pencha pour embrasser ma joue et me dit:

-Ne t'inquiète pas, je suis sûre qu'elle va t'adorer. Fin ça va prendre du temps mais au final elle t'acceptera.

-Comment peux-tu en être si sûre? Demandais-je, d'une voix mal assurée.

-Parce que je tiens à toi plus qu'il n'est permis de l'imaginer et elle le verra. Elle verra l'influence que tu as sur moi et je peux t'assurer qu'elle est positive. Tu me rends meilleure chaque jour Clarke.

Je lui souris alors, comblée. Je me penchais donc à mon tour, lui embrassais le coin de la bouche avant de lui chuchoter à l'oreille :

-C'est pareil pour moi. Tu te diras cela quand tu rencontreras ma mère, d'accord?

Je la vis déglutir bruyamment en palissant à vue d'œil et je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.

-On dirait que t'as vu un fantôme, m'exclamais-je, pliée de rire.

C'était à son tour de stresser un peu. Mais ce répit fut de courte durée quand je vis qu'on s'approchait de plus en plus du parking. Peu sûre de moi mais étant de nature très curieuse, je lui demandais :

-Hum...Anya a déjà rencontré une des tes petites-amies avant moi...

Elle garda un instant le silence. J'avais peur d'avoir dit une bêtise mais elle me répondit alors, doucement:

-Il n'y a eu que Costia. Et si tu veux savoir si ça a été, la réponse est non. Anya ne la haïssait pas non plus mais elle ne l'aimait pas et lui faisait bien comprendre. Je lui en ai beaucoup voulu un temps et je n'écoutais pas ses mises en garde. J'aurais dû, mais j'étais têtue. Anya avait tout de suite vu que cette fille n'était pas faite pour moi mais j'ai été aveugle. Aujourd'hui, tout est différent je te l'assure, tu n'as rien à craindre.

Cela me rassurait autant que ça me paniquait. J'étais rassurée de voir qu'Anya n'avait pas aimé Costia mais j'étais aussi plus stressée du fait que l'avis de Anya serait ce soir très important. C'est dans un silence paisible mais angoissant qu'on arriva au parking. Anya n'était toujours pas arrivée aussi je regardais l'heure. Il était 17h40, nous avions encore un peu de temps pour nous seules. On descendit de nos cheveux, les descella, remplaça leur filet par un licol pour les soulager du mors qui les gênait pour brouter. On les attacha à un arbre par une longue longe pour leur laisser de la place et on commença silencieusement à les brosser, pour les soulager de toute la saleté accumulée le long de la balade. Après un bon nettoyage, on se dirigea vers ma voiture d'où je sortis une bouteille d'eau, je rangeais également le sac de pique nique avant de me diriger dans les bras ouverts de Lexa qui était adossée au capot de la voiture. Elle m'embrassa tout doucement la tempe et je fermais les yeux à ce contact. J'étais bien, apaisée, calme. Seuls le bruit des sabots des chevaux et le vent sur les arbres troublaient le silence qui régnait...jusqu'à l'entente d'un bruit de moteur se rapprochant. Je voulus me retirer des bras de ma...ma quoi d'ailleurs ? Il faudrait vraiment qu'on en parle, fin bref, je voulus me décoller d'elle mais elle me tenait trop fermement, ne voulant pas me lâcher. Elle me chuchota alors à l'oreille:

-Tu es ma copine alors tu n'as pas à avoir honte d'être dans mes bras quand ma sœur débarque, je t'assure. Ne sois pas gênée et profite de ce petit répit que nous avons encore.

Mon cœur s'emballa soudainement. C'était idiot. Bien sûr qu'après tout ce que nous avions vécu toutes deux nous ne pouvions qu'être ensemble, mais l'entendre de sa bouche, entendre l'accentuation du «ma» qui marque sa possessivité vis-à-vis de moi, c'était autre chose. Je me tournais donc et me fichais que la voiture suivie du van que conduisait sa sœur arrivait, je l'embrassais doucement. Quand le moteur se coupa, je m'écartais d'elle et repris mon sérieux, prête à tout pour convaincre Anya que je tenais à Lexa. D'ailleurs, la voilà qui sortait de voiture, pour ensuite ouvrir le van et Lexa se sépara alors de moi pour guider les chevaux vers le van. Tout au long de l'opération, je me contentais de les regarder, bon ok je regardais surtout Lexa, mais bon dieu qu'elle était belle aussi, comment regarder autre chose que sa silhouette parfaite? Alors que je la regardais, je finis par croiser le regard d'Anya qui haussa un sourcil, avec une moue moqueuse, m'ayant prit en flagrant délit de matage (oui ce mot existe, fin je crois xD). Pour reprendre contenance, je me changeais derrière ma voiture, enlevant mon jogging pour mettre un jean au-dessus de mon legging. Oui je ne suis pas folle, j'avais prévu de me changer donc j'avais mis plusieurs couches pour ne pas me retrouver en sous-vêtements, ce qui aurait vraiment été gênant. J'enlevais ensuite mon t-shirt pour enfiler une jolie chemise au-dessus de mon débardeur. Je complétais ma tenue par la veste militaire de mon père. L'avantage de la saison printanière, c'est qu'il faisait assez chaud pour sortir sans avoir à mettre une tonne de pull mais qu'en même temps il ne faisait pas assez chaud pour transpirer. Je me regardais à la va-vite grâce à mon rétro pour ajuster ma coiffure avant que Lexa me rejoigne, montant côté passager. Je m'installais au volant, prête à suivre sa sœur jusqu'à chez elle. La route fut assez courte, Anya vivant vraiment à l'écart de la ville et près de cette forêt, ce que je trouvais absolument génial. Lexa me rassurait d'une pression de main sur l'épaule, me souriant et m'embrassant par moment la joue pendant que je conduisais. Je vis enfin mon «guide» tourné vers un domaine juste magnifique. La maison principale était de ce que j'en voyais vraiment grande, cela devait être une ferme à l'origine, et la bâtisse à côté semblait spacieuse et Lexa me dit que Anya l'avait aménagé en écurie. On l'a vit donc s'arrêter devant cette dernière pendant que Lexa m'invitait à me garer devant la maison principale. On sortit de la voiture et rejoignit Anya pour l'aider à ramener les chevaux dans leur box et ranger tous les accessoires d'équitation. Une fois fait, Anya nous fit signe de la suivre jusqu'à chez elle où on s'installa sur un grand sofa, en face d'une rustique cheminée à foyer ouvert allumée, ce qui prodiguait une atmosphère plutôt chaleureuse. Notre hôte nous proposa un whisky comme apéro, ce que je ne refusais pas, bien au contraire, un petit remontant ne pouvait pas faire de mal. Verre à la main, Anya prit la parole:

-Alors Clarke, parle moi de toi.

C'était bien une entrée en matière comme je ne m'y attendais pas. Je commençais à bafouiller une réponse incompréhensible quand Lexa posa sa main sur ma cuisse, m'encourageant d'un regard. Je repris donc plus posément la parole :

-Je suis infirmière depuis plusieurs mois maintenant à l'hôpital de la ville où m mère y est chirurgienne. C'est là que j'ai vu pour la première fois Lexa, puisqu'elle emmenait un blessé à l'arme blanche au moment où on m'avait transféré pour la première fois dans le secteur des urgences. D'habitude je m'occupe des enfants malades ou je suis dans le pôle de la maternité. Sinon bah comme vous devez le savoir Octavia est ma colocataire et c'est par son biais que j'ai revu Lexa et c'est là qu'on a fait vraiment connaissance et qu'on a décidé de se revoir. Euh, voilà.

-Pour le moment je veux juste parler de toi, et non de vous, continua-t-elle, toujours inexpressive, ce qui était stressant.

-Hum, j'aime peindre. Je voulais à la base en faire mon métier mais on ne gagne pas sa vie en faisant des dessins donc pour pouvoir payer mon loyer et vivre indépendamment, je suis allée en école d'infirmière où j'ai obtenu mon diplôme et donc rejoins l'hôpital après...

-Ton métier te plaît?me coupa-t-elle froidement.

-Honnêtement ? Non. Je n'aime que la peinture et le dessin, et ne plus avoir le temps pour ces activités à cause de mon boulot c'est vraiment contrai...

-Tu quitterais ton travail pour cette passion si l'occasion se présentait ?

-Je...je sais pas, ça dépend quelle occasion? Demandais-je, perdue.

-Anya...souffla Lexa avant d'être réduite au silence par un regard d'Anya.

-Si tu avais le choix, si une occasion se présentait de pouvoir exposer par exemple, tu quitterais ton travail ne sachant même pas si tu gagnerais bien ta vie?

J'ai compris. Elle voulait savoir si je pourrais risquer de perdre mon travail pour vivre de ma passion au risque de me trouver sans salaire. Je ne savais pas pour quelle raison elle voulait savoir cela aussi préférais-je dire tout simplement la vérité :

-Si une vraie chance se présentait à moi de pouvoir exploiter mon don pour la peinture et d'en faire mon métier, ma seule activité, alors oui je la saisirais. Je suis prête à tout pour réaliser mes rêves. Aujourd'hui, je n'ai pas les moyens d'ouvrir une galerie d'art et la plus proche et prestigieuse, je ne sais pas si je pourrais y être accepter pour travailler ou exposer vu mon jeune âge. Mais j'y crois et j'y croirais toujours. J'attends de mûrir encore, de prendre du recul et de m'améliorer chaque jour non pas en peignant mais seulement en voyant le monde toujours d'un œil différent car on évolue tous chaque jour. Notre vision des choses évolue sans cesse et c'est cette vision que je transcris lorsque je dessine ou peins. On peut peindre deux fois le même paysage de façon totalement différente selon les sentiments, les émotions que l'on ressent en le voyant. Pour l'instant, je gagne bien ma vie. Mais un jour je sais que je plaquerais tout pour cette passion, quand je m'en sentirais prête et verrais une vraie chance s'offrir à moi. Alors oui, c'est risqué d'être avec moi sachant qu'à un moment je serais peut-être obligée de partir ou qu'un jour, financièrement, ça ira moins bien parce que j'aurais tout plaqué mais je ne lui cache pas. L'avis de Lexa sera toujours primordiale pour moi dans mes choix. Avant, j'aurais tout fait sur un coup de tête. Aujourd'hui, on est deux, donc mes choix se font à deux. Alors si vous pensez que je ne suis qu'une gamine pourrie gâtée, étant pistonnée par sa mère à l'hôpital et qui n'agit sans jamais penser aux conséquences pour réaliser son rêve, et bien vous avez tort. J'ai certes le désir de vivre de la peinture et je ferais tout pour y parvenir, mais ce ne sera jamais sur un coup de tête et si, je mérite ma place à l'hôpital comme chaque employé et oui, j'ai été très choyé, mais j'ai aussi beaucoup souffert et je pense que vous pouvez le comprendre.

Je m'arrêtais enfin, ne détournant pas mon regard de celui de Anya que j'avais fixé tout au long de ma tirade. Intérieurement, j'avais peur d'être allé trop loin mais je n'aimais pas le fait qu'elle semble porter un jugement hâtif sur moi. Je l'avais compris au regard qu'elle me lançait, paraissant hésitante mais ces questions m'ont montré qu'elle ne voyait en moi que ce que peut-être je laissais percevoir. Toute ma vie beaucoup de gens m'avaient jugé selon mon apparence et le peu de choses qu'ils savaient sur moi, aujourd'hui, je ne voulais plus de ça et surtout pas de la part d'un membre de la famille de la femme pour qui j'avais de forts sentiments. Malgré mon doute de l'avoir offensé, je restais de marbre, déterminée à ce que le message passe bien. Je ne hausserais plus le ton, je ne ferais plus valoir avec vigueur ma position, j'avais eu mon moment, à elle de bien le comprendre. Après de longues minutes de duel de regard, elle hocha simplement la tête avant de boire une gorgée et je me tournais donc, perdue, vers Lexa. Son sourire était éblouissant et elle me serra la main, me faisant comprendre silencieusement que j'avais géré. Anya, après un petit temps de silence, aborda des sujets plus léger. Je lui apprenais donc que mis à part l'art, j'aimais beaucoup le tennis. On parla également de séries, de films, d'autres passions, un peu de boulots, de nos rendez-vous. Que de sujets légers même durant le repas. J'étais vraiment rassurée et bien plus à l'aise, l'alcool y étant je suppose pour quelque chose. Vers 20h, Lexa décida de me raccompagner, comme elle et Anya était de service ce soir-là, et comme sa moto était toujours rangée devant chez moi. Avant de sortie, Anya me prit à part et me dit:

-Tu es différente. Tu es franche et c'est pour moi la meilleure des qualités et tu as des convictions et du caractère. Tu en auras bien besoin avec Lexa. Sache que je ne me suis pas encore fait un avis sur toit, deux heures, c'est trop court. Nous nous reverrons donc. Mais, pour l'instant tu me sembles digne de Lexa. Néanmoins encore, si tu lui fais mal d'une quelconque manière, sache que tu le regretteras amèrement. Elle a déjà bien trop souffert pour son jeune âge, elle ne supportera pas une déception de plus, surtout que tu es bien mieux pour elle que ne l'était Costia.

A ce nom, elle grimaça. J'étais déjà soulagée qu'elle me juge mieux qu'elle et je la rassurais à mon tour :

-Je tiens vraiment à elle plus que je n'ai jamais tenu à personne. J'ai l'impression de revivre à ses côtés. J'ai aussi traversé beaucoup d'épreuves et je sais que c'est ça qui nous rend plus fort individuellement mais aussi ensemble. A nous deux, on peut surmonter tout ce que nous avons vécu et ne pas faire les mêmes erreurs que dans le passé. J'espère vraiment qu'un jour vous m'accepterez car votre avis compte plus que tout pour Lexa et Lexa compte plus que tout pour moi. Sur ce, bonne soirée, elle m'attend, je ne voudrais pas vous mettre en retard. La prochaine fois, c'est moi qui vous invite à dîner, lui offrais-je en souriant.

Elle accepta d'un signe de tête et, oh seigneur, d'un léger sourire. J'avais vraiment hâte de mieux la connaître. Même si elle semblait froide comme m'avait prévenu Lincoln ,j'étais sûre qu'on pourrait s'entendre. C'était en tout cas ce que je souhaitais pour moi comme pour Lexa. Je rejoignis d'ailleurs hâtivement cette dernière qui m'accueillit d'un grand sourire avant de m'embrasser tendrement et dire:

-C'était vraiment une journée magique. Tu as assuré pour ce deuxième rendez-vous comme pour cette soirée chez ma sœur. Même si elle te semble fermée, je t'assure qu'elle t'aime bien, sinon elle ne t'aurait pas laisser en paix comme elle l'a fait.

-Je sais, répondis-je simplement. Maintenant, il ne manque plus que tu rencontres ma mère, ajoutais-je en riant.

Sa tête me fit alors partir dans un long fou rire. C'est sûr que ce ne sera pas drôle pour moi d'annoncer à ma mère que j'étais en couple avec une femme mais sa tête en valait vraiment la peine. Je démarrais enfin, reprenant mon sérieux, et en voyant le soleil se coucher doucement, le rose colorant le ciel, j'eus une pensée pour mon père qui, je l'espère, serait fière de moi et je me dis que la journée ne pouvait pas mieux se terminer, la main dans celle de ma petite-amie, un même sourire radieux collé sur nos deux visages.

Alors, vos verdicts ? Vous le voyez comme ça la rencontre avec Anya ? Dites-moi vos avis sur elle, ça peut être intéressant^^ Ce chapitre guimauve vous-a-t-il plu ? Je me suis éclatée en tout cas à l'écrire et c'est je pense mon préféré pour le moment, elles sont tellement adorables :3

MaraCapucin : Merci beaucoup. Oui le fait de ne pas aimer son métier est vraiment un problème mais ça s'arrangera avec le temps, après je n'en dis pas plus ;)

: merci beaucoup et oui, oh mon dieu qu'elle est chou. Mon cœur fond quand je l'imagine puis l'écris:3

Little Monkey Fanfics : eh oui, ce service est tout sauf cool mais j'avais besoin de ce revirement au travail pour donner une vision nouvelle de la personnalité de Clarke que j'exploiterais plus en profondeur (la personnalité, pas Clarke, je te vois venir hein...à moins qu'il n'y ai que moi qui est l'esprit mal placé xD). J'espère que ce pique-nique et la rencontre t'ont plu, je te rassure, il y aura d'autres confrontations Anya/Clarke mais aussi avec O et Link, ça risque d'être épique xD Merci encore:)

Werydick : Ton pseudo quand je l'ai écrit m'a fait pensé à « véridique », rapport vérité ou c'est moi qui est l'esprit tordu ? Sinon merci, j'adore aussi Anya et je la vois bien juge, c'est la seule qui aura comprit que Costia n'était pas la bonne^^ (sinon, je le redis mais j'adore ta ff^^)

Moony-Chach : Merci beaucoup, j'espère que cette suite était à la hauteur de tes espérances:)

MagRd:Merci beaucoup:) Oui pas cool, mais comme je l'ai dit précédemment, j'avais besoin de ce revirement au travail pour mieux exploiter la personnalité de Clarke par la suite^^ Ensuite, il y aura d'autres confrontations Anya/Clarke par la suite, plus drôle, là ils avaient peu de temps et Anya se devait d'être très sérieuse. Les prochaines seront plus drôles puisqu'il y aura en plus Link et O, et là, ça va être plus qu'épique xD

Camlia : Jamais je n'abandonnerais mon petit bébé. Pour moi, il est inimaginable d'arrêter sans la fin sa ff, c'est mon bout d'chou, mon bébé à moi:3 Sinon merci beaucoup, Clarke a commencé à passer à la casserole mais ce n'est pas fini. J'espère que ce chapitre t'aura aussi plu en tout cas:)