Bonjour à toutes et à tous !

Je suis vraiment navrée pour ces longs mois sans avoir posté un seul chapitre ! J'espère que vous ne m'en voudrez pas !

Je remercie très chaleureusement tous ceux et celles qui ont continué à venir me lire...

Normalement, j'avais l'intention que ce chapitre marque l'entrée de Peeta dans l'arène, mais j'ai préféré m'arrêter à l'interview...j'espère que cela vous plaira...

Review !

Bonne lecture et à très bientôt cette fois !

Chapitre 4 : L'interview

Il est bientôt l'heure de se rendre sur la place du Douze pour regarder l'émission de ce soir. Il y a chaque année un écran géant qui diffuse les interviews. Cela fait cinq jours que la moisson a eu lieu et que Peeta est parti pour le Capitol. Ce soir, chaque Tribut va avoir trois minutes avec Caesar Flickerman – un type farfelu qui présente les Jeux depuis quarante ans sans avoir pris une ride et avec les cheveux colorés et les paupières peintes de la même couleur – pour dévoiler sa personnalité.

Trois minutes pour plaire à la population du Capitol et surtout aux sponsors. Trois minutes qui peuvent faire de vous un gagnant ou un cadavre. Un cadavre. J'en serais bientôt un. Cinq jours que je fais comme si de rien n'était. Je n'ai parlé à personne de ma conversation avec Snow c'est une sorte de secret entre nous.

Je fais de mon mieux pour ne rien laisser paraitre. Je me comporte comme d'habitude. Je me lève chaque jour aux aurores, je vais faire un tour en forêt, rentre déjeuner et me prépare pour aller à l'école. Après les cours, Gale et moi allons chasser et faire de la cueillette pour, ensuite, aller troquer os trouvailles contre ce que nous avons besoin : du pain, des œufs, et parfois, quelques fruits et légumes.

Je me rends tel un automate sur la place avec ma mère et ma sœur. Il y a déjà foule. L'écran est déjà allumé et nous tombons sur une vision des vingt-quatre tributs magnifiquement vêtus par leur styliste personnel. Comme toujours, les filles sont savamment coiffées et habillées de robes sublimes. Les garçons sont habillés de costumes à l'allure impeccable. Je remarque de suite Peeta et je ne peux m'empêcher de le trouver séduisant dans son costume noir orné de flammes et les cheveux tirés en arrière.

Cette année, Caesar a les cheveux bleus. Horrible. Les interviews commencent par la fille du district Un, très provocante dans sa robe moulante et presque transparente. Durant l'heure qui suit, les districts défilent. Deux, Trois…Huit, Dix.

Je remarque de suite que le garçon du Deux est une machine à tuer, la fille du Quatre une sadique, celui du Onze un colosse. Par contre, il m'apparait très vite que les tributs du Trois, du Huit, du Neuf et du Dix n'ont clairement aucune chance de gagner. Ceux du Six, eux…comment dire ? Ils ne doivent pas avoir plus de quatre neurones à eux deux. Triste.

Peeta est le dernier à venir s'installer aux côtés de Caesar. Ils se serrent la main et se saluent.

- Alors Peeta, dis-moi ! Quelles ont été tes premières impressions en découvrant le Capitol ?

- Eh bien, je dois dire que je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi grandiose ! Quand Katniss et moi, nous avons défilés, la foule était en délire. C'était génial !

- Oui, vos costumes enflammés étaient épatants, s'enthousiasme Caesar.

- Portia et Cinna ont fait un travail incroyable, c'est vrai, rajoute Peeta, visiblement satisfait de la tournure que prend la conversation.

Peeta repère Portia des yeux et lui envoie un baiser que la jeune femme fait mine d'attraper sous les rires et les soupires d'extase du public. Caesar éclate de rire et donne une claque affectueuse sur l'épaule de Peeta.

- Et qu'est-ce qui t'a marqué le plus depuis ton arrivée au Capitol ?

- Je n'ai pas vraiment quelque chose de bien précis en tête, murmure Peeta visiblement contrarié – sans doute ne s'attendait-il pas à cette question – tout est vraiment très impressionnant ici.

Un instant, je me demande comment est le Capitol vu en vrai et pas seulement ce que l'on nous en montre les programmes télévision. La vie semble-t-elle aussi facile là-bas ? Ces gens nous prennent-ils vraiment pour un divertissement ? Ou y en a-t-il qui font entendre leur désapprobation face à ce genre de pratique cruelle ?

Je perds le fil de l'interview, manquant, apparemment, un passage très drôle où Peeta compare les autres Tributs au pain de leur district avant d'enchaîner, je ne sais trop comment, sur une mésaventure qu'il aurait eu en prenant sa…douche ?

- Dites-moi Caesar, est-ce que je sens encore la rose ? interroge Peeta en faisant signe au présentateur de se pencher pour lui sentir le coup.

Le public est hilare quand Caesar propose à mon garçon des pains de sentir également son parfum. Que de futilités ! Je ne peux pourtant m'empêcher de sourire…

- Très amusant mon cher Peeta, s'exclama Caesar en rajustant sa veste de smoking. J'aurais une dernière question qui, j'en suis sûr, va grandement intéresser notre public. Dis-moi Peeta : as-tu une petite amie ?

- Eh bien, non, pas vraiment, répond Peeta, un peu gêné.

- Allez ! Un beau jeune homme comme toi ! Regardez-moi ce visage ! Allez, dis-moi !

- Il y a bien une fille, admet-il en détournant le regard. Je ne pense qu'à elle depuis que nous sommes gamins. Mais, avant la moisson, je n'étais que le fils du boulanger, un inconnu.

Des murmures de sympathie agitent la foule que ce soit au Capitol et parmis la population du Douze. Delly, la meilleure amie de Peeta, se retourne vers moi et me regarde avec un sourire avant de me faire un clin d'œil. Se peut-il que…

- Allons, allons ! Je suis sûr que tu exagères !

- Elle est venue me voir après la moisson, révèle Peeta.

Delly ! Il parle de Delly ! Qui d'autre ?

- Je vais te dire une chose : tu vas entrer dans l'arène, tu vas remporter les Hunger Games et tu rentreras chez toi en Vainqueur. Je suis sûr qu'elle t'accueillera les bras ouverts. J'n'ai pas raison ? demande-t-il au public qui émet de grands bruits d'approbation.

- Je lui ai promis de gagner, pour elle.

- Et comment s'appelle-t-elle ? s'enquiert Caesar.

- Katniss. Katniss Everdeen.

Je me fige comme une idiote, bouche ouverte, les joues en feu. Je sens des regards sur moi…c'n'est pas vrai ! Non, mais je suis en plein cauchemar ! Est-ce que Peeta Mellark vient bien de dire à tout Panem qu'il est amoureux de moi ?

J'entends les gens murmurer et mes joues ne me brûlent que plus encore. Je n'ose pas regarder autre chose que mes pieds. Je réfléchis en toute allure afin de trouver une réponse imparable à la question que tout le Douze risque de me poser : suis-je la petite amie de Peeta ?

Mais ? Une seconde ! Et si tout ça n'était qu'une stratégie établie par cet ivrogne d'Haymitch ? Après tout, attendrir la riche population du Capitol est peut-être le meilleur moyen de s'attirer des sponsors ! Mais, dans ce cas, n'aurait-il pas mieux valu faire croire qu'il est amoureux de l'autre Katniss qui sera avec lui dans l'arène ?

Un nouveau coup d'œil de Delly me convainc du contraire. Ce n'est pas une stratégie ! Peeta ne ment pas ! Elle est déjà au courant de son…de ses sentiments pour moi.

- Qu'aimerais-tu lui dire si elle nous regarde en ce moment ?

Peeta se tourne droit sur la caméra et j'ai la sensation d'être transpercée par ses yeux bleus.

- Je lui dirais que je compte bien tenir ma promesse : je vais tout faire pour gagner les jeux et rentrer au Douze. Je ne me laisserai pas tuer sans combattre. Katniss, j'espère te voir à mon retour. Rendez-vous sur le quai de la gare du Douze…

Je vis la fin de l'émission dans une sorte de brouillard. Je me sens étrangère à tout ce qui m'entoure et pourtant, cela fait longtemps que je n'ai pas été aussi bien. Demain, les jeux vont commencer et je sais que Peeta va gagner. Il me l'a promis. Et jamais il ne me laissera…

Les yeux toujours tournés vers l'écran, je murmure :

- J'y serais Peeta. On se retrouve sur le quai de la gare du Douze…