Je dois avouer que je suis assez fière de mon coup, j'ai trouvé toute seule comme une grande comment ajouter des chapitres sans me tromper (oui, je sais, on se lançe des fleurs sur ce qu'on peut ^^), avant je n'avais fait que des One-Shot, donc j'étais pas bien sûre de mon coup, mais ouf, jai réussi ! Yataa ! ^^

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Chapitre 3 : les soupirs du cœur.

- Quelques jours plus tard -

Tokio fit une pause elle pouvait entendre Saito-san et son grand-père se disputer, à travers la porte menant à la pièce principale de la boutique. Elle roula des yeux. Ils en arrivaient toujours là quand Saito-san venait acheter quelque chose.

Elle ferma les yeux et prit une profonde respiration. Elle enleva ensuite le kanzashi en forme d'ipomée de ses cheveux et le mit dans la poche de sa jupe. Elle n'allait certainement pas lui donner l'avantage en lui montrant le kanzashi.

« Un de ses jours, Saito-san va porter plainte contre toi », dit-elle en entrant dans la pièce, interrompant les deux hommes.

Saito et son grand-père arrêtèrent de discuter sur le katana posé devant eux et se tournèrent pour la regarder. Saito lui lança un regard évaluateur avant de sourire d'un air satisfait. « En retard, comme d'habitude. »

Tokio se dirigea vers eux, redressant ses épaules et leva la tête en guise de défi. « Très drôle. Je travaillais à l'arrière. »

Avec une galanterie moqueuse, Saito lâcha un petit rire et se courba. « Mes excuses. »

Dans un ton tout aussi moqueur, Tokio fit la révérence. « Excuses acceptées. »

Son regard voyageant entre Tokio et Saito, son gentil et non-intrusif grand-père sourit, « Tokio-chan, Saito-san ne portera jamais plainte. C'est un homme bien et honnête, et il est trop gentil pour prendre avantage du pauvre vieil homme que je suis. »

Les coins des lèvres de Saito se tordirent en un sourire, où était-ce un rictus ? Tokio, pour sa part, fixa son grand-père. « … Viens-tu de dire que Saito-san était gentil ? Et qui prend l'avantage sur qui ici ? »

Son grand-père savait que son sourire doux et innocent ne dupait pas sa petite-fille, mais il ne pouvait s'empêcher de l'utiliser. « Personne ne prend l'avantage sur personne, il me l'offre. »

« J'en doute. Il n'est pas si gentil. » dit Tokio en plaçant ses mains sur ses hanches.

« Oh, oh ! Donc tu penses qu'il est gentil. » Il ajouta, avec un hochement de tête plein d'autorité, « C'est un homme bien ».

« Eh ! » les interrompit Saito en grognant, qui en avait assez qu'on parle de lui. « Je suis juste là, vous savez, » et il leva les yeux au ciel avec emphase.

Saito avait presque oublié combien son ami pouvait se mêler des affaires des autres sans aucune gêne. Enfin, il devait bien admettre à lui-même, et seulement à lui-même, que cette étrange boutique d'antiquaire et ses étranges propriétaires lui avaient manqués. Mais ce qui lui avait manqué le plus – mieux valait dire qui tout court – c'était Tokio.

Ça ne voulait pas dire qu'il aimait le tour que prenait cette conversation, pas plus que d'être ignoré.

Tokio le regarda et fronça les sourcils. Il semblait avoir grandi depuis qu'il était parti. Ça n'était pas possible, si ? Et, malgré le fait qu'elle se soit armée de courage pour s'approcher, l'avoir aussi proche d'elle était presque trop, surtout avec le kanzashi toujours dans sa poche. Tokio essaya d'ignorer son cœur hyperactif, mais ce n'était pas simple !

« Je suis complètement conscience de ça, Saito-san. Vous êtes difficile à manquer. » Dans une tentative d'imitation de Saito, elle essaya de lever un seul sourcil. A la place, ses deux sourcils finirent près de la racine de ses cheveux, faisant paraître ses yeux bien plus grands qu'ils ne l'étaient réellement.

Saito sourit d'un air satisfait. Il aurait voulu rire, mais se cacha derrière son habituel sourire en coin. La petite femme en face de lui avait l'air ridicule (et, oserait-il le penser ? Adorable).

« Vraiment ? Je ne vous crois pas. » Il montra du pouce la collection de cartes postales sur le mur derrière lui. « Vous les avez gardées. »

Tokio cligna des yeux. Il lui fallut un instant pour enregistrer ce qu'il disait. Elle croisa ses bras devant elle. « Bien sûr. Elle me font paraître voyageuse et aventureuse. »

En haussant les épaules, elle ajouta, « Elle sont vierges de toute façon. »

Saito haussa un sourcil (Tokio se renfrogna, elle n'arrivait jamais à faire ça.) « Êtes-vous en train de dire que, si j'avais écrit, vous les auriez jetée ? »

Tokio leva le menton et répliqua froidement, « Vous ne l'avez pas fait de toutes façons. »

Saito ne manqua pas l'accusation dans sa voix, mais ça n'empêcha pas à son amusement de transparaître dans sa voix. « Alors vous auriez du être plus spécifique à propos de ce que vous vouliez. »

Cette homme était... impossible, vraiment impossible. « Saito, c'est ridicule ! Qui demande des cartes postales et spécifie d'écrire dessus ? »

Un rire soudain leur rappela qu'ils n'étaient pas seuls et quand ils se tournèrent vers le grand-père de Tokio, ce fut pour le voir plié en deux de rire.

Le vieil homme était vraiment désolé d'interrompre leur débat, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Honnêtement, ces deux-là ! Il allait devoir finir par leur donner un coup de main. Ce n'était pas bon de les laisser faire tout seul, ou même de laisser faire le destin.

Avec une soudaine détermination, il tapa ses mains ensemble et annonça, « Je viens juste de me rappeler ! Saito-san, je voulais vous montrer quelque chose qui pourrait vous intéresser. Je reviens tout de suite. »

Tokio regarda son grand-père sortir de la pièce aussi vite qu'il le pouvait, enfin, aussi vite qu'un homme avec une canne le pouvait, mais pas avant de lui avoir lancé un clin d'œil. Tokio secoua la tête. Il avait quelque chose en tête et il était sûr que ce serait humiliant. Du moins, humiliant pour elle.

Mais avant qu'elle ne puisse se demander ce que complotait son grand-père, elle se rappela le danger présent. Saito était parti depuis tellement longtemps qu'elle était en danger de faire quelque chose de stupide. Pas exemple ? Le serrer dans ses bras ou l'embrasser, ce qui était une très mauvaise idée. Avec ses pensées en tête, elle devient bien trop consciente de l'homme qui se tenait à côté d'elle, et son cœur recommença a courir comme si c'était le printemps. Ça ne pouvait pas être bon pour la santé.

Elle se tourna vers Saito. Il se tenait droit, les mains dans les poches, la tête légèrement tournée sur le côté, étudiant intensément le mur de cartes postales. Il y avait quelque chose d'étrange dans sa posture, quelque chose qui trahissait son habituelle confiance. C'était étrange, et s'il s'était agit de n'importe qui d'autre, ça aurait même été mignon.

Comme s'il avait senti son regard sur lui, Saito se retourna et la regarda, l'air décidé. « Il en manque une. »

Elle grogna, « Quoi ? »

Saito sourit. « Une carte postale. La dernière que je vous ai envoyé. »

« Oh ! » Et, pour quelque stupide raison, du moins, Tokio pensait qu'elle était stupide, elle rougit. « J'ai jeté celle-là. »

En parfaite opposition avec ce qu'elle venait d'affirmer, Tokio sorti la carte remplie de la poche de sa jupe.

« Je vois. » Saito baissa le regard vers la carte postale. Elle était cornée et encore en plus mauvais état que quand il la lui avait envoyé. A cet instant, une partie de la tension qui pesait sur lui le quitta. « Je suppose que vous avez jeté le kanzashi aussi. »

Tokio rit et sorti la barrette de l'autre poche de sa jupe. « Non. Je l'ai gardé. J'espère pouvoir réunir le set complet. Que diriez vous d'un échange? »

« Qu'avez-vous en tête ? ». A cet instant, il sut qu'il avait bien fait de lui envoyer le dernier kanzashi.

« Il doit bien y avoir quelque chose dans la boutique qui vous intéresse, » dit Tokio en souriant timidement. Il y avait quelque chose dans son regard, et pour la première fois, elle ne regretta pas son message fatidique.

Avant qu'elle ne se rende compte qu'il avait bougé, Saito se tenait en face d'elle. Il se courba vers elle et passa une main légère autour de sa taille. Puis il murmura dans son oreille, « Je suis sûr que je peux trouver quelque chose. »

Tokio plaça instinctivement ses mains sur sa poitrine, mais pas pour le repousser, et quand ses lèvres rencontrèrent les siennes, ses mains s'agrippèrent à lui pour le rapprocher.

Au travers du brouillard qu'était devenu son esprit, Tokio s'entendit à peine dire, « On pourrait en discuter autour d'un dîner ou quelque chose comme ça. » Sa réponse fut de l'embrasser encore.

Ça aurait dû être le baiser parfait, un baiser qui pourrait rivaliser avec celui de Bouton d'or et de Westley (1) . Excepté le rire triomphant.

Tokio et Saito se séparèrent, seulement pour voir le grand-père de la jeune femme riant une fois de plus, et luttant pour parler.

« Il... était... » Le pauvre homme continuait à prendre des respirations saccadées. « temps ! J'ai bien cru qu'il allait falloir que je fasse quelque chose de drastique. »

Saito regarda son vieil ami et grogna pratiquement, « Vous avez un terrible timing. »

« Allons, allons, mon garçon, vous n'êtes pas vraiment en position de me parler de timing ! Vous avez prit tout votre temps. »

Malgré son embarras, Tokio rit, et Saito lui jeta un regard incandescent. « Tu avait quelque chose à montrer à Saito ? »

Souriant machiavéliquement, il leur montra une bague de mariage. « Elle appartenait à ma grand-mère. J'ai pensé que Saito pourrait en faire bon usage. »

Puis, riant, il dit, « Comme vous êtes finalement revenu tout les deux à la raison, vous pourriez en avoir besoin. Mais peut-être que vous préféreriez utiliser le kanazashi pour sceller les fiançailles ? »

Ouais, Tokio avait raison, mais 'humiliant' ne couvrait pas ce qu'elle ressentait à cet instant précis. Cependant, quand elle jeta un regard à Saito, elle vit qu'il avait l'air de se sentir inconfortable, et, n'était-il pas en train de rougir ? Elle donna raison à son grand-père. Ils avaient mit beaucoup de temps à en arriver là, et peut-être que son e-mail avait été pour le mieux.

Tokio remit le kazanashi dans ses cheveux, heureuse qu'il soit de retour. Et, en quelque part, le destin applaudit leur patience.

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(1) C'est là que j'avoue mon ignorance totale des classiques cinématographies – enfin, il paraît que c'en est un. Pour ceux qui, comme moi, ne savaient pas de qui il s'agit, ce sont les deux personnages principaux du film Princess Bride (1987), avec Cary Elwes (Westley) et Robin Wright (Bouton d'Or). Enfin, je connaissait le film de nom, mais de là à vous dire ceux des personnages... vive wikipédia et youtube ^^

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! La suite quand je l'aurais traduite ! Mais l'essentiel de l'histoire est là. Les deux chapitres suivants montrent la rencontre en Tokio et Okita, le meilleu ami de Saito - et son pire ennemi. ^^