Bonjour tout le monde,
Me revoilà enfin après plusieurs mois...Je sais que l'attente a été longue et je m'en excuse...
Voici donc le septième chapitre. Je ne sais pas encore vous dire quand le suivant sera posté. Je ferais mon possible pour que cela ne traine pas autant de temps.
Je tiens à vous remercier pour votre suivi et votre soutien.
Sur ce, bonne lecture à tous...
Bey,
Diabo
Chapitre 7 : L'arène – partie 2
POV Katniss
Je coure à travers la forêt à en perdre haleine. Je ne fais pas vraiment attention où je mets les pieds et manque de trébucher à plusieurs reprises. Mais, je ne tombe pas et continue ma course folle. Il fait presque nuit, mais cela m'est égal. J'ai besoin de me retrouver seule, de m'échapper un peu.
Je ne me sens pas la force de le voir avec elle une seconde de plus. Il a dit devant tout Panem qu'il m'aime, mais c'est cette fille du district Deux qu'il embrasse.
Après tout, je suis loin de lui comme il dit et il y a peu de chance qu'il me revoit un jour. Pourtant, il m'a fait la promesse de tout faire pour revenir. C'est un menteur. Ce sont tous des menteurs.
Ils vous promettent d'être toujours auprès de vous, de vous protéger contre tous les dangers et, au final, ils partent. Pour ne jamais revenir. Comme papa, comme Gale, comme Peeta.
Je suis seule, maintenant. Encore.
Au bout de longues minutes de courses, je débouche sur une petite clairière bourdée par un lac. Au loin, la petite maison où papa m'emmenait quand j'étais enfant. Je m'avance d'un pas rapide et pousse la porte. L'endroit est encore plus sale et poussiéreux que la dernière fois que j'y suis venue. Mais je ne toucherais à rien. Jamais.
Tout doit rester comme c'était avant sa mort.
Mes yeux se posent sur quelques objets. Les fenêtres sont tellement sales qu'il devient presque impossible de voir au travers. Mais, encore une fois, cela m'est égal. Je fini par sortir et me diriger vers le lac. Je m'assieds par terre, enlève mes bottes et mes grosses chaussettes et plonge les pieds dans l'eau.
Elle n'est pas aussi froide que je l'aurais cru. Le soleil a été très chaud aujourd'hui et a réchauffé l'eau. Elle doit même être assez bonne pour y nager un peu. Je suis tentée de le faire, mais mon absence prolongée risque de finir par inquiéter ma mère.
Une larme roule sur ma joue, me surprenant. Je l'essuie d'un revers de manche furieux. Pourquoi cela me touche-t-il autant ?
Je me suis pourtant promise il y a plusieurs années déjà que je ne me laisserais jamais toucher par les stupidités liées à l'attachement. Je ne dois pas ressentir ça. Ni pour Peeta, ni pour personne. Je n'aurais même pas dû aller le voir avant son départ. C'était une erreur.
Cela n'arrivera plus.
POV Peeta
Ni une ni deux, je prends mes jambes à mon cou et coures à toute allure vers le campement. Je n'ai aucune autre solution de replis. Les Juges veulent sans doute pimenter le jeu en réduisant le terrain disponible. Les tributs les plus éloignés vont devoir revenir vers la Corne d'Abondance.
Je fonce droit devant moi en essayant d'éviter les racines, les branches et les trous. Ce n'est pas le moment de s'étaler de tout mon long. Une dizaine de mètres devant moi, j'aperçois Marvel et Clalia. Eux aussi ont dû être surpris par l'incendie.
Je sens une brûlure au niveau de la cuisse droite. La douleur est terrible, cuisante, mais je me force à accélérer. Je ne vais pas leur donner la satisfaction de mourir bêtement dans leur incendie provoqué.
Je continue de courir, mais à environs quatre kilomètres du campement, le feu s'arrête d'avancer. Aussitôt, je m'écroule contre un arbre. J'ai une affreuse brûlure à la cuisse. Marvel et Clalia semblent avoir continué leur route. Tant mieux. Je ne suis clairement pas en état pour les affronter maintenant.
Je sais qu'il y a surement de quoi soulager ma brûlure dans les nombreuses provisions mises à notre disposition par le Capitol. Mais tout est surveillé par les Carrières. Je grimace. J'ai l'impression que ma brûlure continue de cuire ma peau déjà à vif.
De grosses cloques sont apparues et l'envie de les arracher tant cela me gratte devient tentante.
- Hey Haymitch ! Si vous n'êtes pas trop occupé à picoler, ce serait peut-être le bon moment pour montrer que vous voulez me garder en vie !, je m'écrie à tue-tête.
Sitôt dit, sitôt fait ! J'entends le bruit caractéristique d'un parachute au-dessus de ma tête. Une minute plus tard, je m'applique de la crème sur la brûlure. Le soulagement est immédiat. Un petit carton accompagne le cadeau.
« Ne sois pas impertinent gamin ! H. »
Je m'autorise un petit éclat de rire. Je décide de rester là encore quelques minutes, le temps de récupérer un peu. Je mange une pomme et bois un peu d'eau. Par précaution, je garde mon couteau à portée de mains. J'aimerais bien dormir un peu, mais je suis trop exposé.
Je bois encore une gorgée d'eau et me décide enfin à bouger.
Ma blessure à la cuisse ne me fait plus mal et j'arrive à marcher sans boiter. Après une bonne demi-heure de marche, j'émerge de la lisière de la forêt. Je constate avec surprise que les Carrières sont en pleine dispute. Pourquoi ? Aucune idée !
J'émerge de sous les bois, prenant mon courage à deux mains. Sitôt, j'attire l'attention de Cato et de Clove qui accourent vers moi.
- On croyait que tu avais été pris par le feu Joli Cœur, s'exclame Cato.
- On ne se débarrasse pas aussi facilement de moi !
- C'est ce que je constate ! Le canon a retenti à deux reprises, mentionne Clove. Tu sais pour qui ?
- Pour la fille de mon district et pour Glimmer.
Je ne perds pas mon temps en explications et détourne leur attention en indiquant Marvel, Clalia et le garçon du Trois.
- Pourquoi se disputent-ils ces trois-là ?
- On a remarqué qu'il nous manquait des provisions. Ça veut dire que numéro Trois n'a pas bien fait son travail, m'informe Cato.
- Marvel voulait le liquider, mais Clalia ne l'entend pas de cette oreille, rajoute Clove.
- Faudrait peut-être les séparer, je suggère quand je vois Marvel empoigner Clalia.
- T'as raison !
On accoure vers eux alors que Marvel gifle Clalia qui s'écroule au sol. Numéro Trois prend sa défense et bouscule Marvel. Ils s'empoignent et Clalia tente de les séparer.
C'est alors que je remarque à moins de deux mètres d'eux les premières mottes de terre marquant l'emplacement de mines.
- Marvel !, je crie, arrête ! Les mines !
Trop tard. Marvel pousse Clalia qui trébuche et tombe en plein milieu du champ de mines. Une succession de détonations. De la terre et des provisions propulsés dans tous les sens. Un bruit assourdissant. Et le souffle de l'explosion qui me propulse plusieurs mètres en arrière.
L'atterrissage est plus que brutal et le coupe le souffle. Mes yeux sont aveuglés. Mes oreilles sifflent et me font mal. Mon dos aussi. D'ailleurs, je ne crois pas qu'il y ait un seul endroit où mon corps ne me fait pas mal en ce moment.
J'entends des gémissements à quelques mètres de moi et suppose que Cato et Clove ne doivent pas être en meilleur état. Je ne bouge pas durant de longues minutes, essayant d'évaluer les dégâts. Je ne pense pas avoir quoique ce soit de cassé, ce qui est déjà bon signe, voire miraculeux.
Je me redresse lentement en position assise. Une nausée m'envahit, mais je respire une bonne bouffée d'air frais ne voulant pas remettre mon déjeuner. Je vois du coin de l'œil Clove et Cato en faire de même, prudemment. La première a une vilaine coupure à la tête et le second se tient les côtes. Cela ne m'étonnerait pas qu'il s'en soit foulé une ou deux.
En revanche, inutile de chercher Marvel, Clalia et numéro Trois. Il ne reste rien d'eux ni de nos provisions, d'ailleurs. Quelle mort…stupide, j'ai envie de dire.
Nous ne sommes donc plus que six dans l'arène. Je n'ose pas encore penser à une victoire possible bien que la mort de trois des cinq Carrières en une journée soit déjà un énorme bond en avant.
Pour l'instant, je me contente de vérifier que je suis toujours en un seul morceau. Difficilement, je parviens à me lever et je me tâte de tous les côtés. Aucune blessure supplémentaire à l'horizon. Je m'autorise un petit sourire de satisfaction.
Je me dirige vers Clove pour l'aider à se relever et à rejoindre notre campement près de la Corne d'Abondance. Cato n'a qu'à se débrouiller tout seul.
Je sors de mon sac une gourde d'eau et une trousse de premier secours. Je lui essuie le sang du visage, applique un peu de crème cicatrisante sur sa blessure et lui bande le front.
- Et voilà, dis-je en rangeant mes affaires.
- Merci Peeta. Est-ce que tu crois que je pourrais dormir un peu maintenant ?
J'acquiesce et l'aide à s'installer dans son sac de couchage.
- Tu veux bien rester avec moi ?, me demande-t-elle.
- Bien sûr !
Je m'allonge avec elle dans le sac de couchage. Je l'invite à venir se blottir contre moi. Clove soupire d'aise. Je dois avouer que sa chaleur me réconforte. Elle lève son visage vers le mien quand elle me sent lui passer la main dans les cheveux.
- Je t'aime bien, tu sais !, murmure-t-elle en me touchant la joue du bout des doigts.
- Et c'est réciproque, je réponds.
- J'aurais tellement aimé que l'on se rencontre dans un autre contexte.
- Moi aussi Clove ! Moi aussi.
Elle finit par s'endormir dans mes bras. Je la regarde un long moment. Elle est plutôt jolie quand elle n'a pas cet air méprisant sur le visage. J'ai honte de l'avouer – par rapport à Katniss – mais elle ne me laisse pas indifférent. Clove a sans doute raison. Si nous étions en dehors de cette arène, j'aurais pu en tomber amoureux.
Mais ce n'est pas le cas. L'un de nous, au moins, va mourir.
J'espère juste que cela ne se terminera pas entre elle et moi. Je ne me sens pas capable de lui faire le moindre mal. Levant les yeux, je croise le regard de Cato. Il doit me fixer depuis pas mal de temps vu l'air qu'il aborde. Cela ne me dit rien qui vaille.
Nous nous jaugeons durant quelques minutes avant qu'il ne se décide à prendre la parole.
- A quel jeu joues-tu avec Clove, Mellark ?
Aïe. Ce n'est plus Joli Cœur.
- Je ne joue à aucun jeu, dis-je sur la défensive.
Cato s'apprête à dire à nouveau quelque chose, mais le sceau du Capitol apparaît dans le ciel suivit de l'hymne et des photos des cinq tributs morts aujourd'hui.
Et puis, vient la question tant redoutée.
- Comment Glimmer est-elle morte ?
