Chapitre 17 : Doutes

Note : Je tiens à vous prévenir à l'avance d'un passage violent, tirant sur la tentative de viol.

Bonne Lecture,

Guepard54

AR/NCIS

La première chose qu'Alex vérifia, c'est qu'Abby et Elisa soient en bonne santé. Avec Scorpia, il fallait s'attendre à tout. Il se pressa contre la grille pour mieux voir et vit Abby en faire de même.

La gothique fut la première à prendre la parole.

« Alex ! Tu vas bien ?! Tu n'aurais pas du venir, c'est un piège. C'est toi que Scorpia voulait en réalité ! »

La jeune femme paraissait sur le point d'éclater. De sa position, Alex voyait les jointures de ses doigts blanchir au fur et à mesure qu'elle resserrait sa prise sur les barreaux.

Dans un sens, il était soulagé de la revoir mais d'un autre côté, son esprit ne cessait de lui hurler qu'elle n'aurait pas du se trouver là, ni la fille de Fornell d'ailleurs.

Alex n'eut pas le temps de répondre qu'une autre voix, grave et impassible, le faisait à sa place.

« Mais Alex le sait très bien, Mlle Scuito. C'est exactement pourquoi il est là, en tant que bon petit espion. On dirait que ni Miss Jack Starbright, ni la famille Pleasure ne t'ont aidé à retenir la leçon, Rider. »

Face à ces paroles énoncées sur un ton ironique, Alex sentit la rage l'envahir. Si cette grille ne les séparait pas, il se serait jeté sur le Yougoslave à mains nues pour le tuer, littéralement. Il n'avait aucun complexe sur cela maintenant qu'il avait tout perdu. Finalement, et bien qu'il ait quitté Scorpia avant d'avoir pu terminer sa formation avec eux, peut-être avaient-ils réussi à faire de lui un véritable tueur.

« Elles n'ont rien à faire ici. C'est avec moi que Scorpia a des comptes à régler et je suis là à présent, alors laissez-les partir. Vous n'avez plus besoin d'elles. », le jeune homme tapa la brusquement la grille avec le plat de la main.

« Oh si, Rider. Ne serait-ce que pour te tenir en laisse. Mais ne t'inquiètes pas, ni toi, ni elles ne vont rester longtemps ici. Bien que vos fins respectives soient légèrement… différentes. », finit l'homme, toujours impassible malgré un éclat dans les yeux assez cruel.

La voix blanche d'Abby résonna dans le sinistre couloir.

« Que comptez-vous faire de nous ? »

« Nous vous garderons, vous et l'enfant, le temps qu'il faudra pour donner une leçon à Leroy Jethro Gibbs et Tobias Fornell. Quant à notre cher Alex, il va pouvoir goûter aux joies de l'hospitalité de Scorpia. »

Autrement dit, Alex ne devait pas se faire d'illusions sur le sort qui l'attendait : une longue agonie aux mains de ses bourreaux jusqu'à la délivrance de la mort. Mais, au fond de lui, il l'avait toujours su. Cela faisait un moment qu'il n'avait pu vraiment peur de sa propre mort mais plutôt de la tristesse que cela engendrerait chez les gens qui l'aimaient. C'est pourquoi il ne tressaillit pas en entendant sa torture prochaine.

Néanmoins, il s'inquiétait réellement pour Abby et Elisa. Kurst avait l'air de dire qu'il les laisserait partir une fois qu'il en aurait fini avec l'adolescent mais il n'osait y croire. Après tout, Scorpia mentait comme elle tuait et l'expérience avait appris à Alex à se méfier de tout et tout le monde.

« Bien. Je vous laisse à présent mais nous nous reverrons très bientôt, j'en suis sûr. » conclut le Yougoslave en jetant un dernier coup d'œil au jeune espion.

Ce dernier attendit que le bruit de la lourde de porte métallique au fond du couloir indique la sortie de l'homme pour retourner s'allonger sur le lit de camp. Il en avait vraiment marre de tout cela.

AR/NCIS

Yassen attendit d'être dans un angle de sa chambre où les caméras ne pouvaient pas le voir pour laisser les plis soucieux réapparaître sur son visage.

Il venait de passer une demi-heure dans le bureau de Zeljan Kurst et le moins que l'on puisse dire, c'est que cette entrevue n'avait certainement pas calmé ses suspicions. Bien au contraire.

Sans une explication, le directeur de Scorpia l'avait déchargé de l'entretien des prisonniers, pour l'affecter à une autre tâche, par ailleurs toute aussi ennuyeuse. Devant l'homme, le Russe était resté complètement impassible mais de sérieuses questions se formaient et tournaient en boucle dans son esprit : Pourquoi Kurst cherchait-il autant à l'éloigner des prisonniers ? Que tentait-on de lui cacher ?

Soudain, Yassen réalisa que ses pensées dérivaient de son objectif initial. Tout cela ne le concernait absolument pas. Que Scorpia menace, tue ou kidnappe des innocents, grand bien lui fasse. Ce n'était pas ses affaires à lui. D'ailleurs, Yassen avait ses propres problèmes avec l'organisation et le Conseil Exécutif et une fuite en Russie à mettre au point.

AR/NCIS

L'agent Assan Bader s'ennuyait ferme. Car depuis que Zeljan Kurst lui avait intimé l'ordre de s'occuper des prisonniers, il avait en échange été révoqué de certaines de ses tâches, ce qui l'irritait. Pas tant pour le manque à gagner car il n'était pas moins payé. Mais au moins parce que certaines de ces tâches avaient le bénéfice d'être… distrayantes.

Puis il songea à ce que lui avait permis implicitement son patron et son regard s'alluma d'une lueur cruelle. En outre, cela aurait l'avantage d'énerver leur tout dernier prisonnier, ce célèbre Alex Rider dont on lui rebattait les oreilles depuis son entrée officielle à Scorpia, il y a six mois.

Jusqu'ici, il n'avait rien vu d'exceptionnel chez le garçon et commençait sérieusement à se demander si tout le monde n'était pas tout simplement un peu trop paranoïaque à son propos. Dans tous les cas, les récits de ses exploits étaient sûrement très surfaits.

Finalement, Assan décida d'attendre la distribution du repas du soir pour aller rendre une petite visite sympathique aux deux prisonnières. Il demanderait sûrement à son 'ami', Cal Anderson, de l'accompagner. Le Néo-zélandais avait rarement l'occasion de s'amuser ces derniers temps et après négociations, Assan avait obtenu de son patron l'assistance de Cal pour s'occuper des prisonniers, puisque Gregorovitch n'était plus là pour çà. Le métier de garde-chiourme n'étant pas très intéressant, l'Algérien préférait donc le partager.

En attendant son heure de divertissement, il entreprit le nettoyage de ses 'joujous' professionnels.

AR/NCIS

Cela faisait plusieurs heures que Fornell et Gibbs s'étaient attelés à une nouvelle tâche : trouver un moyen de mettre la main sur Scorpia pour avoir une chance d'entamer des négociations et récupérer les otages. Bien sûr, dans leur esprit, les deux agents parlaient de négociations 'musclées'.

Alors qu'ils étaient concentrés sur une étude de données informatiques recueillies par McGee, le téléphone fixe du bureau de Gibbs sonna. L'émetteur appelait en numéro caché et l'ex-Marine fit signe à son plus jeune agent de localiser l'appel. Il se dit que bien lui en avait pris lorsqu'une voix qu'il commençait à reconnaître retentit à l'autre bout du fil.

« Bonjour Agent Gibbs. J'espère que vous et votre collègue fédéral ne vous faîtes pas trop de soucis. »

Cela ressemblait fortement à une provocation mais le ton utilisé, impassible et raisonnable, était très déstabilisant. Du coin de l'œil, Gibbs vit Fornell se rapprocher de lui pour essayer d'écouter la conversation.

« Qu'attendez-vous de nous, Kurst ? Que l'on vous donne quelque chose, peut-être des passe-droits en échange de vos prisonniers ? »

La réponse du Yougoslave fut précédée d'un bref éclat de rire. Cela donnait à Gibbs le sentiment d'être en train de jouer au jeu du chat et de la souris en étant dans le rôle le moins confortable.

« Oh, non, ne vous inquiétez pas, Scorpia n'a aucune mauvaise intention envers les Etats-Unis. Pourquoi serait-ce le cas lorsque ce pays est si accueillant pour nos activités ? »

Sans commentaire. Néanmoins, Gibbs avait sous-estimé la colère qui couvait chez Fornell et se fit surprendre lorsque celui-ci sauta sur le téléphone pour brancher le haut-parleur.

« Vous allez nous les rendre tout de suite, Kurst, ou vous ne pourrez plus faire un seul pas en dehors de chez vous sans risquer d'être abattus par un agent fédéral. »

« Des menaces, agent Fornell ? Prenez garde, je ne serai plus aussi diplomate que la dernière fois. J'estime que vous avez été prévenu et n'apprécie pas du tout de devoir me répéter. »

Cette fois, ce fut l'ex-Marine qui répliqua.

« Moins diplomate ? Je doute que ce soit le mot qui convienne pour une organisation criminelle. La prochaine fois, vous nous enverrez vos tueurs à la place de vos avocats, c'est bien cela ? Je vous conseillerai moi aussi de faire attention, après tout, tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous. », conclut Gibbs d'une voix très ferme.

« J'en profite pour vous faire remarquer quelque chose, agent Gibbs. Scorpia est une organisation criminelle, en effet. Moi et mes employés sommes également des criminels, bien entendu. Et Alex Rider, dans tout cela ? Comment croyez-vous qu'il ait connu Scorpia ? Un matin, par hasard, sur le chemin du lycée ? », le directeur de Scorpia semblait quelque peu amusé. Ce n'était en revanche pas le cas de l'ex-Marine.

« Alex Rider a été, illégalement et contre son gré, recruté par le MI6 à l'âge de quatorze ans. Il n'a rien à voir avec Scorpia. »

« C'est là où le NCIS se trompe et lourdement. Sans Alex Rider, Scorpia n'aurait pas eu besoin d'enlever ni Abby Scuito ni Elisa Fornell. Il serait peut-être grand temps que vous vous renseigner sur le garçon, Monsieur Gibbs. Des conclusions hâtives et sans preuves n'ont aucune valeur. »

« Mais la parole d'une organisation criminelle internationale oui par contre ? », questionna ironiquement l'agent du NCIS.

« Faites comme vous l'entendez. Mais vous avez vu le cadavre de notre agent dans la maison des Pleasure, n'est-ce-pas ? Le moment est arrivé où je dois vous signaler que le MI6 n'a jamais autorisé son agent adolescent à porter une arme à feu et pourtant, la plupart des balles ont atteint leur cible et étaient particulièrement bien ajustées, pour un gamin qui n'a jamais appris à tirer. Je vous conseille de vous renseigner auprès des autorités compétentes. A bientôt, agent Gibbs. »

Sur ce, l'homme raccrocha et Gibbs se tourna vers le génie en informatique.

« Une localisation, McGee ? »

Le jeune homme brun secoua la tête. La conversation avait duré largement assez longtemps mais les systèmes de brouillage qu'utilisait Scorpia étaient simplement trop performants.

« Rien, patron. Impossible de contourner leurs systèmes de sécurité. »

Gibbs afficha un air profondément dépité avant de se tourner vers l'agent du FBI.

« J'ai bien l'impression que cet appel n'aura finalement pas servi à grand-chose. »

Mais l'autre homme avait un air pensif.

« Peut-être que si, Jethro. Après ce que vient de nous apprendre Zeljan Kurst à propos d'Alex Rider, peut-être serait-il utile de contacter le MI6. Ils auront peut-être des choses importantes à nous apprendre, notamment sur cette organisation de malheur. »

Gibbs acquiesça mais ne put s'empêcher de poser la question qui lui trottait dans la tête depuis la fin de la conversation téléphonique. Il avait besoin de se faire une idée mais ses propres pensées étaient trop embrouillées.

« Que pensez-vous d'Alex Rider, Tobias ? »

Son interlocuteur soupira avant de répondre d'un ton posé.

« Je ne sais pas trop, Jethro, et j'ai horreur de me fier à l'avis de criminels. Je dis simplement que nous ne pouvons pas nous faire une idée tant que nous ne disposons pas de tous les éléments. Nous sommes des enquêteurs avant tout, y compris avant nos sentiments personnels. »

Gibbs ne répondit rien sur le sujet puis énonça après un moment :

« Je retourne voir Vance. Il faut qu'il nous obtienne une entrevue avec le directeur Jones du MI6. Il y a de fortes chances qu'elle puisse répondre à nos questions. »

AR/NCIS

Après plusieurs heures passées à s'isoler volontairement, Alex Rider s'approcha à nouveau de la grille de sa cellule. Abby Scuito avait essayé à plusieurs reprises de le faire sortir de son silence mais en vain. Elle avait fini par abandonner mais Alex était à présent bien réveillé et curieux de savoir comment Scorpia les avait capturées, Elisa et elle. Bien que cela risquait de ne plus être important très longtemps.

« Abby ? Abby ? Vous allez bien ? »

Alex se sentit quelque peu idiot de poser cette question à voix haute, alors qu'ils étaient tous les trois des prisonniers de Scorpia.

Néanmoins, la jeune femme, pas rancunière pour un sou, se plaça en face de lui, derrière la grille de sa propre cellule. Le couloir était assez large, mais la pénombre ne les empêchait pas de se reconnaître.

« Vous souvenez-vous de comment ils vous ont capturé ? »

« Tu sais que je t'ai dit que je participait parfois à des tournois de Bowling ? Et ce week-end, l'un d'eux se déroule à Philadelphie. J'ai donc pris un train pour venir ici, puis le taxi réservé qui devait m'emmener à mon hôtel. Apparement, je me suis 'endormie' en route et réveillée ici. »

Pour insister sur le fait qu'il lui semblait peu probable qu'elle se soit endormi toute seule, la jeune femme dessina avec ses doigts des guillemets imaginaires.

« Et Elisa ? », demanda Alex tout en désignant d'un signe de tête la fillette blonde qui somnolait sur le matelas de fortune.

L'analyste haussa les épaules avant de chuchoter précautionneusement.

« J'ai eu du mal à la faire parler. Elle est terrifiée, Alex. C'est à peine si elle a laissé entendre que cela s'était produit sur le chemin de l'école. »

Comme pour approuver ces paroles, la petite fille laissa échapper un vague gémissement. La seconde suivante, comme si celui-ci était en réalité une sorte d'avertissement, la lourde porte métallique au fond du couloir claqua brusquement.

Deux hommes tirant un chariot apparurent. Alex reconnut le premier, l'Algérien aux yeux noirs enfoncés. C'était l'un des hommes de Scorpia qui étaient venus le chercher à la gare.

L'autre homme était de taille moyenne, les yeux verts et la chevelure aux épaules châtains clairs. Son teint quelque peu hâlé faisait penser à un Australien ou un Néozélandais.

L'Algérien lui fit signe de laisser le chariot dans le fond du couloir avant de s'avancer vers les cellules avec un sourire presque carnassier.

Alex reconnaissait très bien la lueur un peu folle qui brillait dans ces yeux en cet instant et cela l'inquiétait d'autant plus lorsqu'il vit l'homme se détourner de lui pour concentrer son attention sur Abby et Elisa. L'adolescent avait rencontré un peu trop de psychopathes durant ses missions pour ne pas le reconnaître immédiatement lorsqu'il en voyait un. Il préférait encore les criminels qui ne tuaient que pour l'argent et non le plaisir, même s'ils étaient généralement plus difficiles à vaincre car un homme qui cède à ses passions commet inévitablement un faux-pas.

Malheureusement, il était enfermé dans sa propre cellule et ne pouvait rien faire dans le cas présent. En outre, le collègue du psychopathe ne le suivit pas dans la cellule d'Abby et se contenta de s'adosser au mur et de le surveiller d'un air désintéressé.

Après être entré lentement dans l'espace qu'occupaient les filles, l'homme tenta pourtant de persuader une dernière fois son ami, 'Cal', de venir s'amuser avec lui.

Le Néozélandais n'en fit rien et l'autre haussa les épaules avant de sortir un canif et de se diriger vers Abby. De son côté, Elisa était recroquevillée en silence sur le matelas, de grosses larmes roulant sur ses joues.

Attention Passage violent

Le criminel ne la remarqua cependant pas, trop occupé à maintenir par les poignets la jeune analyste plaquée au mur. Il faisait de lents mouvements de vas-et-viens avec le couteau sur le visage de sa prisonnière, mais sans laisser de marques pour le moment, se contentant des soubresauts de sa victime.

Puis, toujours à l'aide sa lame, il écarta le chemisier, afin de découvrir les épaules de la jeune femme, sur lesquelles il recommença son manège avant d'enfoncer lentement la lame dans la chair tendre.

Abby poussa alors un cri de douleur et de révulsion. L'homme posa les lèvres sur sa blessure, comme pour en boire le sang avant de la mordre sauvagement au même endroit.

Si précédemment la peur la paralysait, elle tentait à présent de se débattre. Mais le criminel était trop fort pour elle. Il la poussa violemment sur son propre matelas et s'allongea sur elle. En cet instant, elle ressentait toute sa bestialité et prit véritablement peur.

Alors que son agresseur tentait d'ouvrir le bouton de son pantalon, elle entendit l'autre homme interpeller son collègue.

« Assan, ce n'est pas notre mission çà. », le Néozélandais paraissait lui-même dégouté mais néanmoins il n'entra pas dans la cellule pour l'arrêter.

Soudain, alors que le dénommé Assan parvenait finalement à défaire le bouton de la jeune femme qui sentait ses forces l'abandonner peu à peu, une voix plus jeune les interrompit.

Fin passage violent.

Abby s'aperçut que c'était Alex qui avait ouvert la bouche, mais il parlait en langue étrangère, du français sûrement. Elle-même ne comprit pas mais cela ne sembla pas être le cas de son agresseur qui se releva et se précipita hors de la cellule pour aller se jeter contre la grille de celle de l'adolescent.

Le ton était loin d'être amical et l'homme châtain clair dû intervenir, prenant son collègue par l'épaule et semblant le sermonner dans la même langue. L'Algérien se tut tendit que son collègue distribuait aux prisonniers les maigres plateaux repas, identiques à ceux qui avaient été apportés quelques heures auparavant.

Tout ce à quoi Abby assista, après s'être relevée et avoir rajusté ses habits, c'est au sourire moqueur qu'un adolescent de quatorze ans lançait à leur geôlier Nord-Africain. D'ailleurs, Abby eut du mal à reconnaître l'Alex Rider qu'elle avait appris à connaître car le garçon devant elle affichait le même air froid et insondable qu'elle avait vu chez Kurst.

Elle savait que les deux dernières années n'avaient pas été très faciles pour Alex, mais n'avait jamais vraiment réalisé ce que cela signifiait. Sous ses yeux, le garçon joyeux et attachant qu'il avait du être avant le MI6 avait laissé pace à l'adolescent, presque un homme, froid et dure qui avait du surmonté toute ces épreuves.

Elle priait pour que Gibbs vienne les sauver, Elisa, Alex et elle avant qu'il ne soit trop tard. Pour qu'il redonne à Alex le goût de la vie innocente et insouciante de tous les enfants de son âge.

Cependant, il devait faire vite car elle entendit la conclusion de l'Algérien qui s'exprima finalement en anglais.

« Tu ne t'en tireras pas comme cela, Alex Rider. Ni ne mourra d'une simple balle dans la tête. Ta lente agonie commence demain matin. Bonne soirée. »

La porte métallique se referma sinistrement sur les deux hommes, comme pour faire écho à ces dernières paroles.