Chapitre 4
Le début d'une autre histoire
Usagi rentrait chez elle en courant (il était tard et, bien évidemment, elle avait une frousse bleue du noir). Ses parents étaient partis une semaine pour faire les tours des stations thermales de la région et elle avait la maison pour elle toute seule… mais croyez-vous qu'elle resterait seule ? Ce serait une énorme erreur de penser ça ! Elle avait été à l'épicerie du coin pour s'acheter quelques paquets de chips.
En arrivant à quelques mètres de sa maison, elle croisa un jeune homme.
- Mamoru ! Je t'avais demandé de m'attendre à la maison… pourquoi tu t'en vas ?
Le jeune homme ne répondit pas et continua sa route. Il affichait sur son visage un magnifique sourire qui aurait fait craquer n'importe quelle fille en se bas monde. Ses yeux brillèrent l'espace d'un dixième de seconde d'un rouge sang éclatant, qu'Usagi n'aperçut d'ailleurs pas.
Se rendant compte de son erreur, Usagi se retourna pour s'excuser.
- Excusez-moi ! Je vous ai pris pour quelqu'un d'autre… ce n'est pas la première fois d'ailleurs si je me souviens bien. C'est que vous ressemblez très fort à mon petit ami…
- Je sais, fit-il sans se retourner, en agitant une main au dessus de sa tête pour lui faire comprendre que ce n'était pas grave, puis il disparu au coin de la rue.
- Je suis rentrée !
- Tu en as mis du temps ! D'habitude, quand il s'agit de ton ventre, tu es plus rapide que ça…
- Qu'est-ce que tu insinues ?
- Mais rien du tout. Allé viens, le film va bientôt commencer.
Usagi se lova dans les bras de son fiancé en regardant un film à l'eau de rose (pauvre Mamoru !) et en se goinfrant de chips… Et il ne fallut pas longtemps avant qu'elle ne s'endorme dans les bras de son bien-aimé (qui, pour une raison qui m'échappe, continua à regarder avec passion le film… Mamoru, tu me déçois !)
Usagi avait remarqué que depuis son fameux rêve, chacun de ses rêves lui avaient semblés bien plus réels que tout ceux qu'elle avait pus faire avant. Pendant le mois qui s'était écoulé, elle s'était souvent retrouvée sur les lieux de ses anciennes batailles, en tant que spectatrice. Elle était parfaitement consciente qu'elle rêvait et tout y était minutieusement détaillé, comme si elle voyageait dans le passé l'espace d'une nuit. Pourtant, celui qu'elle ferait ce soir lui sembla être le plus réels de tous…
« Ben voyons ! Voilà que je me retrouve sur la Lune maintenant… »
Usagi scruta le sol lunaire en y cherchant un point de repère mais il n'y avait que de sombres cratères qui tachetaient la blancheur parfaite du reste de la surface. Soudain, le Millénium d'Argent apparu derrière elle, ce qui eut pour effet de la transformer (contre son gré) en Sérénity.
La princesse pénétra dans l'immense palais aux murs et aux sols d'un blanc immaculé, et se dirigea vers la pièce qui fut sa chambre des milliers d'années auparavant. Sur le mur du fond était accroché un immense miroir en forme de porte au sommet arrondit. Il était sertit à ses bords avec des milliers de diamants et de perles (pour vous donner une petite idée, imaginez- vous la porte des mines de la Moria dans « le seigneur des anneaux », le miroir lui ressemble beaucoup).
Sérénity s'en approcha jusqu'à ce que son visage soit à une quinzaine de centimètres de sa surface. Elle s'observa longuement dans la glace quand soudain son reflet disparu, laissant place aux ténèbres. Plus rien ne s'y reflétait. Craignant une attaque par derrière, la princesse se retourna.
Il n'y avait que les ténèbres… tout avait disparu, englobé par cette noirceur. Seul, dans cette pièce sombre, brillait la surface lisse de la glace.
Un éclat de rire se fit entendre et résonna dans l'immense palais. Soudain, la chambre se mit à tourner sur elle-même telle un ballon de football1. Elle fut projetée contre les murs (enfin, c'est ce dont elle avait l'impression car ils étaient comme les meubles : totalement invisibles). Lorsque ce mouvement rotatif cessa, Sérénity était plaquée au miroir. Elle soupira de soulagement quand elle se sentit aspirée, engloutie, par celui-ci.
Il lui sembla qu'elle chuta de longues minutes dans ce qui ne pouvait être que l'espace interstellaire : des milliers de galaxies brillaient de toutes les étoiles qui les composaient sur un fond couleur encre. Elle ferma les yeux et se creusa les méninges pour trouver un moyen de se réveiller. Elle ne trouva que la douleur.
Au moment même où elle s'apprêtait à s'asséner une bonne paire de claques, elle sentit à nouveau le contact du sol sous ses pieds, puis sous son postérieur et enfin sous sa tête.
Elle était couchée dans une pièce de taille moyenne (comparé à sa chambre au Millénium, elle était petite, voir même rikiki) aux luxueux ameublements. En se redressant, elle se retrouva face à… un miroir…
- Je commence à en avoir ma claque des miroirs…
Elle ne remarqua pourtant pas que celui-ci était identique à celui qui se trouvait dans sa chambre, hormis sa décoration : son pourtour n'était plus de perles blanches et de diamants, mais de rubis et de perles noires.
Elle avait mal au crâne et chercha du bout des doigts le cochon qui prenait doucement forme sous ses longs cheveux blonds.
Soudain, elle sembla prise d'un vertige ses mains retombèrent le long de ses cuisses, la tête penchée en avant. Deux secondes plus tard, la jeune femme redressa sa tête et se regarda dans la glace, les yeux dans ceux de son reflet.
- Je déteste le bleu… dit-elle posément en passant de long doigts fins dans ses cheveux ébènes. (avez-vous suivis ?)
- Bienvenue chez toi ma belle.
- Qu'est-ce que tu racontes ? Je ne suis jamais partie… dit la jeune femme en se retournant pour faire face à son interlocuteur.
Elle approcha lentement le lit où était allongé un homme de plus ou moins 25 ans.
- Le premier contact est établit… continua-t-elle en se hissant sur le lit aux draps de soie rougeoyante.
- Combien de temps cela va-t-il encore prendre ?
- Je ne sais pas, un peu moins de 12 mois, au maximum.
- Encore un an… 12 pleines lunes où tu ne seras pas toi-même… 12 jours où je ne pourrais pas te toucher…
- Mon pauvre chou… la jeune femme se pencha sur lui et l'embrassa tendrement.
- Je ne pourrais jamais te toucher si tu es dans la peau de cette gamine…
- Ne t'inquiète pas, plus les mois passerons et plus je serais présente en elle, et moins elle le sera en moi, jusqu'à ce que nous ne formerons plus qu'une seule personne.
- Cette fille est une véritable sainte nitouche, elle ne jure que par son petit ami…
- Tu l'as rencontrée ?
- Ouais (il la prend par les poignets et la renverse sur le lit, en inversant leur position).
La jeune femme plongea ses yeux dans ceux de son amant, qui se tenait à présent au-dessus d'elle.
- Et ?
- Une vraie gamine… elle m'a confondu à deux reprises avec son copain.
- Quelle idiote… tes yeux sont bien plus beaux que ses horribles yeux bleus…
- Je te retourne le compliment ma belle…
…
…
…
- Tu sais que tu embrasses comme un dieu ?
- Ouais…
Ils s'abandonnèrent pour le reste de la nuit.
Il était environs deux heures du matin quand Usagi se réveilla, toujours dans les bras de son amoureux. Celui-ci se réveilla lorsqu'elle tenta de s'extirper de ses bras. Il la suivit dans sa chambre et entamèrent une série de papouilles. Usagi ne comprenait pas grand-chose mais elle sut ce qu'elle devait faire en regardant un objet sur sa table de nuit.
Commentaires : fin du chapitre 4… j'ai eu du mal… beaucoup même. Je voulais être claire sans en dévoiler de trop. Si vous comprenez pas tout, vous tracassez pas trop et s'il y a vraiment un problème, hésitez pas à me poser vos questions. Au fait, venez voir mon skyblog dédié à Sailor Moon : silvermoon03. (laissez moi de commentaires svp !)
Merci à Sailor Z et à kingaaa pour leurs reviews. J'espère vite écrire le chapitre 5 (enfin des batailles, une au moins). Je vais faire de mon mieux. Ha oui, j'oubliais : si vous connaissez le nom du père et de la mère de Shikamaru dans Naruto, pourriez-vous me les dire parce que j'en ai besoin pour une autre fic. Merci et à la prochaine dans le chapitre 5.
1 Pardonnez moi pour cette stupide comparaison mais j'ai rien trouvé de mieux… de plus, au moment où j'ai écrit cette phrase, l'équipe italienne vient de gagner le mondial. Je dis l'équipe parce que je trouve que ce sont les joueurs qui ont gagné et pas le pays… enfin, ça c'est un autre problème qui n'a rien à voir avec cette fic et en plus j'aime pas le foot…
