Chapitre 10
Suis-je réellement quelqu'un de spécial ?
Commentaires : salut tout le monde… désolée du retard mais j'ai été très occupée ces derniers mois et du coup, je n'ai pas vraiment eu le temps de continuer ma fic…
Bref, me voici de retour avec ce chapitre 10. Je ne sais plus où j'ai planqué mes autres chapitres donc je vais certainement commettre quelques petites erreurs… excusez-moi d'avance et n'hésitez pas à me les faire remarquer, je les corrigerais. Au moment où j'écris cela, je n'ai pas encore commencé à rédiger ce 10e chapitre… essayez de deviner d'avance de qui il parlera : ce n'est pas très explicite mais en réfléchissant sur la psychologie d'un des perso, vous devriez trouver assez facilement car elle s'est parfois causée beaucoup d'ennuis à force de se demander ce qu'elle valait vraiment. Bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser des commentaires !!!! Au fait, je viens de me rendre compte que j'ai changé le titre que j'avais annoncé dans le chapitre 9, mais bon, le sens reste le même.
Suite à l'attaque de laveille (pour vous remémorer l'histoire, Rei a été attaquée par un démon mais c'est Yuuchiru qui est parvenu à le vaincre grâce à un tuyau d'arrosage… il faut dire que j'étais très inspirée ce jour là…) Rei décida de réunir tout le petit groupe au temple Hikawa.
- Quoi ? Tu veux dire que c'est Yuuchiru qui est parvenu à vaincre le démon ?!? s'exclama Haruka, non sans manquer (une fois de plus) de s'étouffer avec son thé.
- C'est le monde à l'envers… marmonna Artémis (tiens, il n'était pas encore beaucoup apparu celui-là… pardon !!! pardonne-moi)
- Oh ça va ! répliqua Rei pour tenter de justifier son échec. J'étais juste un peu fatiguée… Arrête donc de faire cette tête, ajouta-t-elle en voyant la mine réjouie de Yuuchiru dont on venait de faire les éloges.
Elles continuèrent à discuter sur la bataille, Rei ayant envoyé Yuuchiru voir à l'autre bout du temple si elle y était car elle ne voulait pas que les autres sachent ce qui s'était passé après que le jeune homme ait battu le monstre : c'était déjà un exploit qu'elle se soit avoué à elle-même ses sentiments, mais de là à les montrer aux autres…
- Je croyais que tu aurais eu le bon sens de nous prévenir en cas de danger, fit remarquer Michiru à la prêtresse.
- Tu as eu de la chance que Yuuchiru soit là sinon…
- Oui mais tout va bien, tout est rentré dans l'ordre…
- Tu as juste eu de la chance.
- Bon, intervint Makoto, on n'est pas là pour faire le procès de Rei. Certes, elle aurait dû nous prévenir, mais, comme elle vient de le dire, tout va bien.
Ce que venait de dire Makoto intrigua Haruka : en temps normal, elle aurait été la première à lui faire la morale. Se pouvait-il qu'elle ait réellement raison ? qu'elle sache la vérité mais qu'elle ne puisse rien faire pour l'empêcher ?
- Tu veux bien me montrer la pierre que tu as récupérée? demanda Ami.
Rei s'exécuta et posa sur la table une petite pierre ovoïde à la couleur rouge sang.
Ami sortit de son sac les deux autres pierres des batailles précédentes.
- Je sens qu'il y a quelque chose là-dessous…
- Ce n'est peut-être qu'une coïncidence, mais deux des trois pierres ont la couleur qui correspond celles d'entres-nous qui ont été attaquées.
- C'est une bonne idée Hotaru : le bleu-vert pour Michiru et le rouge pour Rei.
- Et le 1er monstre alors ?
- Aucune idée…
- La pierre est de couleur blanche donc…
- Usagi… marmonna Minako, qui n'avait pas encore pris la parole.
- Mais oui ! C'est ça ! s'écria Ami.
- Pourquoi un démons serait-il venu sur Terre attaquer Usagi alors qu'elle avait déjà disparu ?
- Je n'en ai aucune idée.
- Cette histoire est un tas d'énigmes.
- Oui mais on peut déjà avoir une idée quant au moment où le prochain combat, espérons cependant que c'était le dernier, aura lieu.
- Oui mais où ? Sur qui est-ce que ça va tomber cette fois-ci ?
- Bon ben alors voilà ce que l'on va faire : si l'une d'entre-nous remarque quelque chose d'inhabituel, elle contacte les autres sans délais. Il ne faut surtout pas rester seules. Ça a déjà failli mal se terminer.
- Je me demande si ça servira à quelque chose parce que quand Michiru s'est faite attaquer, il m'a été impossible de rentrer dans l'appartement, fit remarquer Haruka.
- Cela confirmerait l'hypothèse que les attaques sont dirigées sur une personne en particulier. Enfin, ça ne coûte rien de prévenir les autres.
Toutes donnèrent leur accord, ne faisant pas attention à la réaction de Minako, qui n'avait rien dit.
Dix minutes plus tard, la grosse majorité du groupe s'en alla du temple.
Minako venait de descendre les dernières marches du parvis quand une main se posa sur son épaule. Elle n'eut pas besoin de se retourner pour deviner de qui il s'agissait, elle le savait déjà.
- Qu'est-ce que tu veux, Makoto ? elle faisait face à la rue, tournant toujours le dos à la grande brune.
- Est-ce vraiment une question ?
- Non, je sais très bien ce que tu vas me dire. C'est toujours la même rengaine : surtout ne fait pas de bêtises Minako !
- Je ne suis pas là pour te dire quoi faire, cela ne servirait à rien. Il semblerait que nous devons toutes y passer mais laisse le danger te trouver au lieu de le chercher.
- C'est bien ce que je dis.
Makoto parla alors d'une voix sévère :
- Que tu veuilles connaître ta force, c'est ton problème, mais si ton attitude met en danger les autres, alors je serais forcée d'intervenir !
- …
- Sache que tu n'as rien à prouver…, elle avait dit ça avec une voix beaucoup plus douce. Tu n'as rien à NOUS prouver. Mais si tu as quelque chose à te prouver à toi-même, aucune de nous ne peut t'aider. Ne fais seulement pas de choses que tu pourrais regretter plus tard.
« je pars devant, Michiru ! »
Au son de la vois de Haruka, Makoto sentit le corps de Minako tressaillir sous sa main.
- Il… il faut que je parte…
Makoto laissa partir son amie.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Haruka en arrivant à hauteur de la grande brune.
- Minako risque de faire une grosse bêtise…
Haruka lui lança un regard interrogatif.
- Depuis que nous nous connaissons, Minako s'est toujours montrée comme une sorte de leader, bien que, si on se base sur la puissance de nos pouvoirs, ce n'est pas vraiment elle la mieux placée pour remplir ce rôle.
- Mais ? (« il y a toujours un "mais" »)
- Mais elle le don de se jeter la tête la première dans les ennuis… Et le pire, c'est qu'elle s'u jette de son plein gré…
- Tu veux dire qu'elle chercherait volontairement à se jeter dans la gueule du loup ?!? Elle est inconsciente !
- Le dernier exemple en date est le jour où elle est allée faire un don de sang…
- … et où elle s'est faite attaquer par les Death Bastards ?
- Minako n'est pas du genre à raffoler des aiguilles. Nous avions déjà toutes été attaquées, même Usagi. Je pense qu'elle voulait savoir si elle aussi, elle avait un cœur pur. Je suis certaine qu'elle s'assigne le rôle de leader à cause de sa mission dans notre vie antérieure : elle était très proche d'Usagi, et c'était notre « chef ».
- Elle veut peut-être réussir à éviter que l'histoire ne se répète ? Elle culpabilise de ne pas avoir empêcher Béryl de tuer Sérénity.
- Quoi qu'il en soit, elle nourrit un profond sentiment d'infériorité. Il y a quelques mois, elle m'avait même fait une crise car elle n'arrivait pas m'égaler en travaux manuels. J'ai eu beau lui expliquer que c'était des choses qui s'apprenaient avec le temps mais je crois qu'elle n'a toujours pas compris. Elle cherche à savoir ce qu'elle vaut, en se mesurant aux autres, mais aussi en se mettant elle-même en danger.
- Bah, si ça n'implique qu'elle… ("là tu es pô gentille Haruka ! mdr") Si elle décide de se laisser attaquer, il faut bien qu'elle ait un minimum de confiance en elle. Elle ne se risquerait pas si elle était certaine de perdre…
- C'est justement là le problème, coupa Makoto. Et si cette fois, elle ne parvenait pas à s'en sortir ? Nous étions là les autres fois, mais c'est différent maintenant. Oui, elle a compris ce que les autres commencent à peine à soupçonner. Nous ne pourrons pas l'aider cette fois-ci, elle ne pourra recevoir aucune aide extérieure. Si Yuuchiru a pu intervenir hier, c'est juste parce que le démon était un trop sûr de lui.
- …
- Mais le pire, c'est que, en plus de risquer sa vie, elle risque également de nous mettre toutes dans une position délicate…
- Haruka ?!?
Les deux jeunes filles se retournèrent et découvrirent Michiru qui se dirigeait vers elles.
- Vous parliez de quoi ?
- On se demandait quand on pourrait se refaire une petite partie de bras de fer, répondit Haruka.
- Décidemment… Michiru poussa un soupir. Il n'y a que la baston qui vous intéresse, vous deux.
- Mais non, dit Makoto.
Cette dernière salua ses deux amies et s'en alla. Michiru, qui n'avait pas l'air convaincue de la réponse qu'elles lui avaient donnée, s'empressa de questionner Haruka.
- De quoi parliez-vous ?
- Hein ? Mais je viens de te le dire.
-
Tu me prends pour une idiote ? Ce n'est pas la première
fois que vous parlez toutes les deux, sans
que l'on puisse savoir de quoi.
- Tu es jalouse ?
- Très drôle !
- Si on se met à l'écart pour parler, c'est que ça ne regarde que nous deux… du moins pour le moment.
- Toi, tu sais quelque chose que j'ignore.
- Non, moi je ne sais rien, en revanche, elle, elle sait.
- Cette histoire m'inquiète…
- Allez, on rentre ! fit Haruka en passant un bras autour de l'épaule de Michiru.
- Je finirai bien par savoir.
- Ha ha ! Tu es encore plus obstinée que moi !!!
Deux semaines plus tard, les filles ne s'étaient pas fixées de nouvelles réunions. L'approche éminente d'une nouvelle attaque rendait tout le monde un peu nerveux. Seule Rei et Michiru étaient un peu plus calme que les autres, mais elles ne parvenaient tout de même pas à effacer un certain doute de leur esprit.
Makoto, Ami et Minako se voyaient en cours, mais cela se limitait de plus en plus à de petits regards lorsqu'elles se croisaient dans les couloirs. Minako, plus que les autres, évitait tout contact avec les filles : si à la fin des cours elle voyait Motoki qui attendait Makoto, elle tournait les talons et disparaissait parmi la masse d'étudiants qui quittaient les bâtiments ; elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une irrésistible colère monter en elle lorsqu'elle regardait les résultats des contrôles affichés dans les couloirs, Ami étant toujours la première. Certes, elle savait qu'elle ne pourrait jamais l'égaler, mais elle ne pouvait réprimer ce sentiment de jalousie qui l'envahissait petit à petit. Ami avait 300 de QI, Rei était belle et sortait avec Yuuchiru (ce que l'intéressée refusait d'admettre), Makoto sortait avec Motoki et était une puissance à l'état brut, Setsuna était la « maman » de la troupe, Haruka et Michiru étaient ensemble et Hotaru, bien qu'étant la benjamine, était en réalité la réincarnation du dieu de la destruction. Mais qu'était-elle, Minako, au milieu de tout ça ? Elle était la déesse de l'amour, mais elle était seule ; elle était la déesse de la beauté, mais elle était seule, elle n'avait pas de copain ou même d'admirateur.
Plus le temps passait et plus le moral de Minako se dégradait. Elle s'ennuyait : ce vide d'action lui ôtait toute son énergie. Mais, avec l'approche de la pleine Lune, elle sentait une force se concentrer en elle : elle devait être prête si son tour venait, elle devait être capable de vaincre l'ennemi qui se présenterait à elle, que ce soit aujourd'hui ou dans trois mois.
Elle ne participa pas à la petite réunion organisée le jour de la pleine Lune. Son absence agaça particulièrement Ami et Rei qui étaient, sans compter Makoto, celles qui connaissaient le mieux la blonde. Elles se doutaient ainsi que cette dernière ne souhaitait qu'une seule chose : que son tour vienne le plus vite possible afin qu'elle puisse se tester. Elles décidèrent donc à aller toutes les deux voir Minako chez elle et essayer de lui ôter cette idée stupide de sa tête. Makoto insista pour les accompagner (ce qui, elle le savait bien, risquait de mettre Minako encore plus en rogne).
Arrivées chez elle, sa mère leur ouvra et déclara que Minako s'était enfermée dans sa chambre depuis le couché du soleil et qu'elle devait certainement dormir parce que on n'entendait pas la musique qui faisait habituellement trembler les murs de la maison. Elles insistèrent tout de même pour monter, prétextant un problème urgent, ce qui n'était pas entièrement faux.
- Minako ? demanda Ami après avoir frappé à la porte de la chambre de la jeune fille.
- On sait que tu es là et on sait également que tu n'es certainement pas en train de dormir, continua Rei qui commençait déjà à s'impatienter.
Se fut Artémis qui, désobéissant au regard noir de sa maîtresse, ouvrit la porte en sautant d'un bond léger sur la clinche. Minako était assise par terre contre le mur, juste à côté de la porte.
- Attrape ! lui dit Rei en lui lançant une canette de coca après être rentrée et s'être assise sur le lit.
Elle attrapa la canette d'un geste rapide de la main, sans bouger une quelconque autre partie de son corps.
- Qu'est-ce que vous faites ici ? demanda-t-elle enfin en grommelant à voix basse.
- Nous assurez que tu ne fasses pas de…
Makoto interrompit Rei en toussant violement.
- Je suis consciente que tu souhaites régler ce qui t'attend toute seule. Mais sache que, même si tu en voulais, notre soutient serait inutile pour passer cette épreuve. C'est ta volonté qui compte, c'est la force que tu peux en tirer qui te fera gagner. Ça, aucune de nous ne peut le faire à ta place… Minako ?
- Minako ? demanda Ami en s'approchant de la jeune fille qui était toujours assise par terre.
Ami fléchit les genoux pour ce mettre à sa hauteur
- Les filles ? Je crois qu'on a un problème…
Elle plaça a paume de sa main gauche sous le menton de la blonde et lui releva doucement la tête : ses yeux étaient figés, ses pupilles dilatées. Un vide profond se lisait dans ses yeux bleus.
- Minako ! crièrent Makoto et Rei en rejoignant Ami.
Artémis, qui était resté assis sur le lit, bondit d'un geste leste vers l'extrémité de la pièce, devant un miroir qui faisait la hauteur du mur, et qui se situait juste en face de Minako.
- Makoto ! Ami ! Rei ! Venez voir !
Les trois jeunes filles se précipitèrent à ses côtés.
- Qu'est-ce que… !?! s'exclama Rei
La première chose qu'elle remarqua, ce fut que le miroir ne lui rendait pas son reflet. Ensuite, elle s'aperçut que seule Minako était visible : elle était toujours assise par terre, les bras autours de ses genoux. Un autre détail la fit se retourner pour observer son amie. En effet, elle venait de voir apparaître quelqu'un juste à côté de la blonde.
Une main venait de se poser sur son épaule et remonta doucement vers son coup où elle s'arrêta. Elle s'y accrocha telle une serre et commença lentement à se resserrer. Makoto, Rei et Ami restèrent sans voix face à ce qui se passait sous leurs yeux. Ce ne pouvait pas être réel, la vraie Minako se trouvait là, juste à côté d'elles…
- Je dois avouer que je ne comprends rien à ce qui se passe… murmura Ami en se rapprochant du miroir.
- Hé, regardez un peu ça ! Artémis venait de parler sur un ton grave, la peur se faisait sentir dans sa voix.
Des marques de strangulation venaient d'apparaître sur la peau de la jeune fille.
- Mais, comment est-ce que…
- Je pense que son combat à elle se déroule là où il est impossible que nous allions l'aider. Son combat est dans sa tête, dans son esprit…
- Je ne vois pas en quoi cela explique ces marques ! s'écria Rei, qui commençait à s'énerver.
- Mais si, au contraire.
Ami expliqua alors aux autres qu'il existait des personnes qui, rien que par la puissance de leurs pensées, arrivaient à se blesser physiquement.
- Tu veux dire… comme ceux qui, persuadés d'avoir une maladie, en voient apparaître les symptômes ?
- Son combat n'est qu'une illusion créée par un démon, mais il faut que Minako s'en rende compte à temps, car pour elle, tout cela est bien réel.
Les filles se tournèrent alors vers le miroir, reflet de l'inconscient de Minako.
« Je… je ne peux plus respirer !!! » Minako venait de rentrer dans l'état de panique que tout le monde peut ressentir lorsque l'on manque d'oxygène. Ses membres commencèrent à s'agiter vivement dans tous les sens. Elle tenta d'attraper la main qui l'empêchait de respirer. Lorsqu'elle s'en saisit, elle rassembla ses dernières forces afin de se libérer. Elle l'arracha et inspira un bon coup. « Enfin ! de l'air… ».
Minako ouvrit les yeux. Elle ne voyait rien d'autre que l'obscurité. Puis, petit à petit, un voile brumeux prix la place de l'obscurité. Elle pouvait distinguer les contours de sa chambre, de son lit, mais rien n'était parfaitement net. « Minako ? » Elle aperçut une silhouette floue se pencher sur elle : « Rei ? ». Deux autres personnes la rejoignirent.
Ami, Rei, Makoto et Artémis s'étaient précipités sur la jeune fille lorsqu'elle avait inspiré après s'être délivrée de la main qui l'étouffait. Mais la blonde ne réagissait toujours pas à leurs voix.
« Ha ha ha !!! » (très original comme d'habitude). Un rire envahi la tête de Minako. « Tu ne peux rien faire ! Tu t'es toi-même condamnée ! ». Une autre silhouette se dessina devant Minako, tout à fait nette cette fois-ci. Elle poussa un petit cri de surprise lorsqu'elle vit le visage de la femme qui venait d'apparaître : c'était elle ! Pas de doute possible, elle se trouva face à elle-même. Son double s'approcha d'elle : « tu ne comprends toujours pas ? Si tu es ici, c'est parce que tu l'as souhaité, tu as crée ton propre tombeau ! ».
Minako se leva et cria de toutes ses forces « Venus Crystal Power ! Make up ! ».
Son double ricana en voyant la mine déconfite de Minako : elle ne s'était pas transformée.
« Tu n'as aucun pouvoir ici, et tu sais pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas dans le monde réel. Ici, nous sommes dans le monde de l'esprit, et plus particulièrement dans le tien ». Cette révélation donna la chair de poule à Minako. Que pouvait-elle faire ? Elle ne possédait aucun pouvoir dans ce monde. Elle voulait cependant être certaine que sa force physique n'avait aucun impacte ici. Elle fonça alors vers sa copie et lui asséna un crochet du droit dans la mâchoire. Elle ne fut cependant pas surprise de ne rencontrer aucune résistance : son poing sembla traverser le visage de son double, un peu comme si elle avait essayé de se battre avec une nappe de brouillard.
« Tu t'es toi-même enfermée ici ! Il m'a juste suffit d'attendre… franchement, tu es vraiment idiote… ». Elle venait de prendre l'apparence de sa mère.
Le double de Minako prit alors le visage de toutes ses amies : les critiques pleuvaient, humiliant la jeune fille.
Makoto apparut alors devant elle : « ce que tu peux être stupide… c'est dans ta tête tout ça ! Arrête tes délires, tu n'es pas faite pour être notre leader ! »
Minako eu alors un déclic.
« Qu'est-ce que tu viens de dire ? » demanda-t-elle. « Mais tu es vraiment bouchée !!! Je dis que tu ne seras jamais notre leader ». « Non, juste avant ça ».
L'ennemi se rendit alors compte de l'erreur qu'il venait de commettre : il venait d'offrir à la jeune fille le moyen de s'échapper d'ici.
« Si tout ce qui se passe ici est dans ma tête, je pense encore être la seule à avoir le contrôle ! Je me suis moi-même créée ce monde, je peux donc le détruire ; il me suffit d'enfin accepter la situation ». « Nooooooooooon… ». Tout ce brisa alors tel un miroir.
Lorsque la jeune blonde ouvrit enfin les yeux, Ami, Makoto et Rei se trouvaient là, devant elle : Ami lui épongeait le front avec une serviette humide.
- Les filles ?
- Minako ? s'écria Rei en remarquant qu'elle venait d'ouvrir les yeux. Elle lui sauta alors au cou. Ce que tu as pu nous faire peur !!!
- Tu n'as pas intérêt à nous refaire ça un jour, sinon je te tue de mes propres mains… heu griffes, déclara Artémis en pointant une de ces pattes sur le nez de la jeune fille.
- Qu'est ce qui s'est passé ? demanda Ami.
- Ben, je ne suis pas très sûre de le savoir moi-même… en fait, Minako avait un peu honte de devoir avouer la vérité aux autres.
- Bah, ce n'est pas grave, l'important c'est que tu sois de retour. Au fait, quelle copie pitoyable il a faite de moi !
Minako exprima un petit bruit d'étonnement : « Pardon ? »
- On a tout vu, là, dans le miroir, dit alors Rei.
- Mais on a rien entendu… rajouta Makoto, histoire de rassurer un peu la blonde.
- …
- Minako ?
- Si vous faites encore une seule allusion à ce qui vient de se passer je vous tue !!!!
Minako venait de comprendre que les autres avaient deviné le gros de l'histoire.
Et voilà, fin du chapitre 10… pfuuu, je dois avouer que j'ai bâclé la fin… désolée…
Je ne sais pas quand j'aurais l'occasion d'écrire le chapitre 11… quand je vois le nombre de chapitres qu'il me reste… je vais faire de mon mieux…
J'essayerais de faire état de l'avancement de ma fic sur mon blog (silvermoon03. donc si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à passer faire un tour.
A la prochaine, Yue33
