Chapitre 11 : Prise de tête

Auteur : je suis de retour ! Et oui, après de longs mois d'absentéisme (ou plusieurs années, c'est comme vous voulez), je me remets à mon histoire, mais je ne promets rien… j'ai vraiment un emploi du temps chargé… J'ai aussi changé de pseudo (et écrit une nouvelle fic sur Fruit Basket, qui s'appelle Kibou ni tsuite, pour ceux que ça pourrait intéresser).

… et je viens de remarquer que j'ai perdu toutes les notes que j'avais prises pour réaliser les chapitres suivants… donc l'histoire va obligatoirement prendre un autre tournant que celui que j'avais choisi au début… mais j'ai toujours bien en tête quelques éléments… bonne lecture !

Je suis vraiment pas inspirée pour créer les scènes de batailles. J'apprécie bcp plus composer des textes sur la vie quotidienne des filles. Je fais de mon mieux^^

Minako tendit la main au dessus de la table basse, l'ouvrit et laissa tomber la petite pierre dorée. Celle-ci fit un bruit sourd lorsqu'elle heurta la table en bois, ce qui valu à la blonde de se faire réprimander par Setsuna, qui ne comprenait pas comment on pouvait négliger un objet.

- Mais… s'étonna Minako.

- On ne connaît encore rien sur ces pierres ! Nous n'allons pas risquer de les abîmer avant d'avoir percé leur secret ! expliqua Setsuna sur un ton qui ne laissait aucun commentaire possible. Minako se résigna donc.

Il y avait quatre pierres sur la table : une couleur océan, une aux reflets or, une autre d'un rouge intense et une couleur perle. Leurs soupçons se renforçaient : à chaque guerrière sa pierre, à chaque guerrière son combat. Il restait donc cinq combats, il restait cinq mois… Cinq mois à patienter, ne sachant pas quand viendrait le moment de se battre.

La tension devenait de plus en plus palpable dans le groupe. Même celles qui avaient déjà combattu n'étaient pas tranquilles car il n'était pas certain que tout danger fût loin d'elles. Ainsi, alors qu'elles auraient dû rester ensemble, elles ne cessèrent de s'éloigner les unes des autres, sans explication apparente.

Mamoru avait lui aussi disparu de la circulation. Seule Luna était autorisée à pénétrer dans son appartement où il passait à présent ses journées. Cela faisait maintenant près de quatre mois qu'Usagi avait disparu.

Les filles essayaient de continuer à vivre de la manière la plus normale possible, mais il était difficile d'avoir l'esprit serein lorsque l'on a une épée de Damoclès suspendue au-dessus de son avenir. Quelle fille serait la prochaine cible ? De plus, elles n'avaient plus revu depuis la première attaque les deux personnes habillées de noir qui étaient intervenues. Elles avaient annoncé qu'elles seraient amenées à se rencontrer à nouveau, si les guerrières parvenaient à survivre jusque-là. Savaient-elles quelque chose à propos d'Usagi ? Quel était leur rôle et surtout leurs motivations ?

Ami ne cessait de se poser toutes ces questions… pour la première fois de sa vie, elle se trouvait confrontée à un problème qu'elle ne parvenait pas à résoudre, ce qui lui donnait des insomnies.

Et en plus, elle devait préparer la soirée du Nouvel An. Les autres filles du groupe avaient décidé à l'unanimité de fêter la fin de l'année chez la surdouée, pour tout un tas de raison : sa mère serait de service cette nuit à l'hôpital, le temple de Rei risquait d'être pris d'assaut par de nombreux visiteurs impatients de formuler leurs vœux pour l'année à venir, l'appartement de Makoto était trop petit pour accompagner tout le monde, la mère de Minako s'était opposée à voir un tel rassemblement chez elle, ayant horreur du bruit, et Michiru et Setsuna ne souhaitaient pas voir leurs appartements respectifs transformés en souk.

Pour faciliter le travail à Ami, qui voulait se préparer pour passer les examens de la fac de médecine à la rentrée scolaire – bien qu'étant en terminale, elle voulait connaître la difficulté de ceux-ci – Makoto s'occupait de la nourriture, ce qui était tant mieux selon l'avis général, et Minako était chargée de l'ambiance musicale, ce qui avait eu pour effet de lui remonter de manière significative le morale depuis les incidents d'il y a un mois. Mais Ami devait tout de même se charger de la décoration et des activités ludiques de la soirée (Makoto l'avait déjà prévenue qu'elle n'hésiterait pas à mettre à nouveau sur le tapis la menace de lui faire avaler ses livres si les activités avaient un moindre rapport avec l'école).

Cette soirée était d'autant plus stressante qu'elle coïncidait avec une soirée de pleine lune… un combat aurait donc lieu ce soir-là et les filles tenaient toutes à être présentes, malgré leur impuissance, afin d'essayer de rassembler le plus d'informations possibles sur leurs agresseurs, parce que, pour parler franchement, elles n'en savaient toujours pas plus sur ce qui se passait.

Ami venait de sortir de la salle de bain quand on sonna à la porte : les premiers invités venaient d'arriver. Yuuchiru et Rei venaient à peine de s'installer dans le salon de l'appartement des Mizuno lorsque Haruka, Michiru, Setsuna et Hotaru sonnèrent à leur tour.

L'air de rien cela faisait déjà pas mal de monde se disait Ami, qui n'avait pas l'habitude de recevoir des invités.

- Yuuchiru ! Tu ferais mieux d'aider cette pauvre Ami plutôt que de rester assis ! Mais où sont passés tes bonnes manières ?

- Rei est toujours aussi tortionnaire à ce que je vois, s'exclama Michiru.

- Seulement lorsqu'on n'est pas seuls, chuchota Yuuchiru suffisamment fort pour que toutes les personnes présentes entendent, mais suffisamment bas pour ne pas attirer l'attention de l'intéressée.

Mais la manœuvre avait apparemment échoué : Rei lui asséna un coup de poing mémorable sur le sommet du crâne, ce qui eut pour effet de faire entrechoquer ses dents dans un bruit sordide. Yuuchiru se jura de ne plus jamais, ou du moins pour la soirée, contrarier la jeune fille.

- Vous ne devriez pas vous battre, vous allez si bien ensemble !

- Ça fait si longtemps que l'on attendait de vous voir sortir ensemble, ne gâchez pas notre joie (et le vôtre surtout XD).

- Un bisou ! Un bisou ! Un bisou ! chantonnait Hotaru en dansant autour du couple

Mais l'arrivée fracassante de Minako mit fin au supplice de Rei, qui, après avoir envisagé toutes les possibilités, était en train d'essayer d'élaborer un plan pour fuir de la pièce.

- Salut tout le monde ! Vous êtes prèt à vous amuser ? Parce que j'ai préparé quelques compilations de musique et sans vouloir me vanter, j'ai vraiment très bon goût et je suis certaines que vous allez adorer ! haaaaaaaa mais il en manque encore ?

En effet, Makoto et Motoki n'étaient pas encore arrivés. Ce qui ne tarda pas à donner des idées à Minako…

- Je vous parie que ces deux-là doivent être très occupée pour le moment, dit-elle en ricanant.

Setsuna venait de plaquer ses mains sur les oreilles de la benjamine, mais celle-ci venait d'en entendre suffisamment pour pouvoir ajouter :

- Ils doivent certainement être en train de faire des cochonneries, lança-t-elle d'un air nonchalant.

- Hotaru, reste polie tu veux ! sermonna Setsuna.

- Hein ? Qui fait des cochonneries ? demanda la voix lointaine d'Ami, qui était en cuisine.

- Makoto et son amoureux, répondirent Minako et Rei en cœur.

Les filles attendaient l'habituelle réaction offusquée de leur amie mais soit cette dernière n'avait pas entendu, soit elle était trop choquée pour répondre quoi que ce soit. Après deux minutes, une réponse leur parvint enfin :

- J'espère qu'elle ne tardera plus trop parce qu'elle doit apporter le repas…

Un ange passa… les filles se demandèrent si Ami avait bien tout suivi à la conversation.

Un éternuement se fit entendre sur le palier, suivi de voix :

- On doit être en train de parler de toi, ricana une voix masculine, Aaaaaatchoum !

- Pas que de moi apparemment !

Des rires se firent entendre quelques secondes, puis on sonna à la porte. Minako se précipita pour ouvrir la porte à Motoki et à Makoto. Ceux-ci entrèrent pour saluer tout le reste de la troupe. Mais une autre personne les suivait et entra : Mamoru lança un timide « bonsoir ». Il ne savait pas vraiment où se mettre et était vraiment mal à l'aise.

Motoki annonça qu'il ne s'était pas résolu à laisser son meilleur ami seul et l'avait invité.

Bien que cette initiative fût fort appréciée, elle ne put empêcher le douloureux souvenir de la disparition d'Usagi de se réveiller en chacune des personnes présentes. Chacun se promit d'éviter d'aborder le sujet, et de laisser pour un soir un semblant de bonne humeur.

Une fois tout le monde installé, les conversations, au départ timides, commencèrent par se transformer en débats passionnés : Haruka et Motoki essayaient de convaincre Mamoru de changer de moto, sans grand succès car celui-ci perdait souvent le fil de la conversation (et qui aurait pu lui en vouloir) Minako, Hotaru et Rei se chamaillaient pour savoir qui allait décider de la prochaine chanson (la télécommande, si elle avait pu parler, aurait crié son mécontentement). Les autres discutaient avec Ami, visiblement très nerveuse à l'idée de passer bientôt ses examens pour la fac de médecine.

- Ami-chan, tu devrais être un peu plus sûre de toi. Tu es capable de réussir cet examen d'entrée depuis que tu as 14 ans. Pourquoi te compliquer la vie ainsi ?

- Michiru a raison. A quand remonte la dernière fois où tu as pris la journée pour toi ? demanda Setsuna.

Ami ne répondait pas, ne sachant pas quoi répondre. Etudier était dans sa nature. Elle n'y pouvait rien si elle aimait ça.

- Croyez-moi, vous n'arriverez à rien avec ce genre de discours, intervint Makoto. Ami-chan aime tout simplement ça (cette dernière lança un regard de gratitude à son amie). Mais, continua Makoto en s'adressant à Ami, nous avons peur qu'un jour, tu n'en puisses plus. A te prendre la tête ainsi, tu risques de tomber malade. Tu devrais réserver ton énergie à tes études, mais tu dois arrêter d'essayer de voir trop loin quand tu n'es pas dans tes cahiers. Sinon, tu ne profiteras jamais de la vie. Amuse-toi un peu de temps à autres, ça te fera du bien.

Touchée, Ami ne put s'empêcher de verser une larme. Oui elle ne parvenait jamais à mettre la logique et le raisonnement de côté par moment. Elle était constamment en train d'analyser les choses qui l'entouraient. Peut-être pour se rassurer, en leur donnant un côté rationnel.

Prétextant vouloir servir un verre à chaque invité, elle se dirigea vers la cuisine. Une fois à l'écart, elle s'empara d'un mouchoir en papier et essuya les larmes qu'elle ne parvenait plus à retentir.

Elle ouvrit le robinet. Le son de l'eau la calmait et la transportait dans un autre monde : le monde de son esprit, de ses pensées, là où rien ne pouvait la déranger. Elle ne pensait à rien, elle se laissait voguer au gré de l'eau qui coulait.

Mais une pression la dérangeait : elle ressentait quelque chose d'anormal, comme si quelqu'un ou quelque chose essayait de pousser une porte coincée par quelque chose. Trop lasse pour résister, elle perdit connaissance au moment où la présence parvint à forcer la porte de son esprit et l'envahit dans ses moindres recoins.

- Une personne aussi faible que toi n'a pas d'utilité...

- Qui êtes-vous ? Montrez-vous !

- Je suis là. Regarde mieux.

- Je ne vois rien ! Répondez à mes questions ! lança Ami, en regardant autour d'elle.

- C'est justement là ta faiblesse. Je suis bel et bien présent près de toi, mais tu es incapable de me voir car mon apparence ne cadre pas avec un tel esprit logique et rationnel. Le fait que tu sois une Sailor Senshi devrait pourtant t'avoir prouvé que l'on ne peut pas toujours tout expliquer par les mathématiques. Non ! Ne répond pas que c'est faux, car au fond de toi, tu le sais très bien. Avec cette façon de penser et d'envisager la vie, il est bien trop facile de venir à bout de toi. J'y parviendrai même grâce à une seule question. Parions que tu ne pourras pas me répondre : si tu perds, tu seras à jamais ma prisonnière. Tu resteras enfermée ici et tu ne reverras jamais la lumière du jour. Et si tu trouves la réponse... ma foi, avec ta manière de penser et d'analyser trop les choses, cela ne risque pas d'arriver.

- Alors, pose ta question, je t'écoute ! hurla Ami, terrifiée par la noirceur de l'endroit.

- C'est trois fois rien, juste une petite devinette de rien du tout. « Hier, je marchais à quatre pattes. Aujourd'hui, je marche sur deux pattes. Et demain, je me déplacerai sur trois pattes. Que suis-je ? ».

« Il ou Elle se moque de moi ! Qui ne connait pas la réponse à cette question ? Non, il doit y avoir un piège, il doit s'agir d'une attrape. Je dois trouver l'astuce. Voyons, il s'agit de la question que le Sphinx a posée à Œdipe. Je ne connais aucune autre histoire qui y fait référence... »

- Haha ! On dirait bien que tu vas rester pour toujours ici, avec moi, en moi... Oui, en moi. Car je suis cet espace de magnifiques ténèbres qui t'entoure. Mais comment pourrais-tu concevoir que les ténèbres aient une conscience ?

« Heureusement que les filles ne sont pas là, car si elles auraient donné la première réponse qui leur serait venue à l'esprit – quoique je doute que Usagi et Minako connaissent cette énigme (Ami, tu es cruelle... XD). »

Au même moment, une phrase lui revint en mémoire : « Mais tu dois arrêter d'essayer de voir trop loin quand tu n'es pas dans tes cahiers. »

- L'Homme...

- Pardon ? dit la voix.

- La réponse à ta question, c'est « L'Homme » !

- Hmm. Il semblerait que certaines personnes vous sous-estiment. Bravo. Tu as trouvé la réponse. Je vais à présent disparaitre, car c'était la règle formulée par la personne qui m'a envoyé. Mais je disparais sans regret. Continue d'ouvrir ton esprit pour accepter d'autres manières d'analyser les choses, car c'est là que réside la véritable intelligence.

Sur ces mots, l'entité qui enveloppait l'esprit d'Ami disparut, comme aspirée par le syphon d'un évier. Quand celle-ci eut disparu, Ami ouvrit les yeux.

- Haaaa ! Voilà enfin les rafraichissements ! Tu en as mis du temps ! On croyait qu'on allait se dessécher sur place !

- Minako-chan, tu n'exagères pas un petit peu ? lança Luna, sur le ton de la réprimande.

- Ami-chan ! Qu'as-tu fait à ton maquillage ? Et dire que j'avais enfin réussi à te convaincre de me laisser te maquiller. On dirait que tu viens d'éplucher des oignons. Viens que je t'arrange ça ... Aie !

Rei se prit un léger coup de coude dans les côtes. Du regard, Makoto lui indiqua la main d'Ami.

Celle-ci tenait fermement une petite pierre ovale, semblable à celles qui étaient posées sur la table.

- Et si on jouait à un jeu ? lança Ami.

Ouf ! Je n'aime vraiment pas les scènes de combats. Bon ici, ce n'en était pas vraiment une. Mais j'ai vraiment galéré. J'espère avoir le temps de continuer ma fic. J'ai toutes les idées, mais du mal à les mettre en place XD Souvent, je change d'avis et je me retrouve avec qqch de totalement différent, qui ne me plait pas forcément.

En espérant que les anciens lecteurs reviennent lire cette fic ^^