La deuxième fois où on a failli perdre Jordan
Personnages: Don & Jordan
Rating: K+
Genre: réécriture de la pire déclaration d'amour au monde. Ou du plus gros troll de la série.
.
Alors qu'il attendait Molly dans sa "chambre", Don a l'immense surprise d'entendre Jordan arriver… et lui faire la déclaration d'amour du siècle. Les fleurs et tout. Ce garçon va décidément vite en besogne. Estomaqué, derrière sa toile, Don n'ose pas se manifester, trop stupéfait pour réagir.
Lorsque le joli cœur s'éloigne, il se demande quoi faire. Sortir par derrière et laisser Jordan dehors, pour lui épargner l'humiliation du quiproquo révélé? L'ennui, c'est qu'il n'y a pas d'autre sortie. Tant pis, alors, va pour le face-à-face.
Don saisit l'adorable petit bouquet (déjà fané) et sort.
Il voit Jordan se retourner, les joues roses, la Voie lactée tout entière dans les yeux et… déchanter.
– Heeuu?
La stupéfaction se répand sur son visage.
Puis la prise de conscience.
Et enfin, l'horreur.
Don Wei regarde Jordan et songe un petit moment à dire sa façon de penser à ce damoiseau qui, au prétexte de leur équipe, ose tourner autour de sa fille. Il ne pensait pas qu'à peine après avoir retrouvé sa petite Eva, il faudrait déjà faire la chasse aux garçons!
Mais il se retient juste à temps, conscient que sa petite fille est assez grande pour dire oui ou non toute seule et que ça ne le regarde pas. Même s'il avait été un père exemplaire, ça ne le regarderai pas.
Et puis… Il se souvient de ses dérisoires premières tentatives auprès de Maya: lui aussi a été ce garçon maladroit, un peu pitoyable et rougissant, déposant son cœur mis à nu aux pieds d'une intrépide et belle pilote. À la place du sermon (qui n'aurait fait que trahir sa paternité), il dit du ton le plus neutre qu'il peut trouver:
– Merci pour ce joli bouquet de fleurs, Jordan, elles sont magnifiques. Bonne nuit, mon garçon.
Et assortissant ces mots d'un regard en coin malicieux mi-bon courage, mon vieux, mi-je vous tiens à l'œil, jeune homme, il s'en va l'air de rien, décidé, tout de même, à surveiller l'affaire de près, et laissant derrière lui un Jordan mortifié et traumatisé.
En emportant le bouquet, bien entendu.
.
