Traduction de la fiction de peaceful village – Merci à Béné et Saphira Swan pour leur aide.

Pour info, je traduis du mieux que je peux toutes vos reviews en anglais pour les envoyer à peaceful village (du français vers l'anglais, c'est vraiment plus difficile…), donc si vous voulez lui faire passer un message, n'hésitez pas !

Merci à Elo69 (Je t'avoue avoir mis beaucoup de temps à traduire ta review, mais je l'ai adorée ! Elijah pourrait te surprendre…) Joul (Quels compliments ! Moi aussi, j'adore le style de cette histoire… Logique, sinon je ne l'aurais pas traduite…), et Klaroline68 (Très touchée que tu trouves la traduction super !).


Klaus repoussa Tatia alors qu'elle atteignait la boucle de sa ceinture.

- Arrête, dit-il, et Tatia le regarda, surprise.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? demanda-t-elle.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? répéta-t-il. Tu t'apprêtes à épouser mon frère.

- Exactement, ce qui est la raison pour laquelle on devrait faire ça une dernière fois puisque tu insistes pour tout arrêter une fois que je serai mariée, fit Tatia en se penchant de nouveau, mais Klaus l'évita.

- Non, dit-il en s'éloignant d'elle. Reste loin de moi Tatia.

- C'est à cause d'elle, n'est-ce pas ? demanda Tatia, de la colère dans les yeux. Tu crois que je ne le vois pas ? Tu crois que je ne vois pas la façon dont tu la regardes ?

- Qui ? fit Klaus, même s'il savait très bien de qui elle parlait.

- Caroline, répondit Tatia en prononçant son nom comme si c'était du poison. Ecoute-moi Niklaus, ce petit ange blond n'arrivera jamais à suivre la cadence avec toi.

- En réalité, elle peut, la contredit Klaus. En fait, je dois admettre que de toutes les femmes que je me suis tapées elle était de loin la meilleure.

- Tu as couché avec elle ? fit Tatia, étonnée. Quand ?

- Il y a cinq ans, bien avant qu'elle commence à sortir avec Kol, lui raconta Klaus. Et si tu partages cette information avec qui que ce soit, j'irais parler à Elijah de notre petite liaison.

- Tu le perdras pour toujours si tu fais ça, pointa Tatia.

- J'ai perdu mon frère il y a bien longtemps, lança Klaus avant de quitter la pièce tout seul.

- 5 ans, hein ? se dit Tatia.

La petite fille de Caroline n'en avait pas 4 ?

La petite fille avec des boucles blondes et d'adorables fossettes ?

La petite fille qui ressemblait beaucoup à Caroline, mais aussi à quelqu'un d'autre ?

Un sourire mauvais apparut sur son joli visage.

K&C

- Qu'est-ce que je fais, Bonnie ? dit Caroline au téléphone. Je ne peux pas en parler à Kol. Je ne peux pas lui faire garder plus de secrets.

Elle était cachée dans la chambre de Kol à essayer de savoir quoi faire.

- Alors ne lui en parle pas, répondit Bonnie. Laisse juste Kol passer le week-end sans drame supplémentaire. Je ne pense pas qu'il puisse en supporter beaucoup plus.

- Tu as raison, fit Caroline. Et à propos de Klaus ?

- Ce qu'il fait est mal, mais est-ce une raison suffisante pour lui cacher la vérité ? demanda Bonnie.

- Eh bien, manifestement il ne se préoccupe pas des sentiments de son frère, répondit Caroline. Qu'est-ce que ça dit sur lui ?

- Tu ne m'as pas dit que Klaus était sorti avec Tatia en premier ? demanda Bonnie.

- Oui, répondit Caroline.

- Alors il est probablement juste un peu perdu, dit Bonnie. Et ça semble être surtout la faute de Tatia. Tu ne devrais peut-être pas le juger trop sévèrement.

- Et s'il s'en fichait, tout simplement ? argumenta Caroline. S'il s'en fiche de coucher avec la fiancée de son frère, est-ce qu'il se préoccupera un tant soit peu d'Ella ?

- Caroline, tu ne penses pas sincèrement ça, dit Bonnie.

- Non, répondit-elle. Je ne veux pas qu'il la blesse.

- Elle ou toi ? fit Bonnie, et Caroline ne sut que répondre.

K&C

Le mariage était magnifique. Tatia ressemblait à une princesse de conte de fées. Tout était parfait. Les fleurs, l'église, la robe, tout. Caroline elle-même n'aurait pas pu mieux l'organiser. De l'extérieur ça ressemblait à un mariage de rêve avec un couple de rêve, mais Caroline savait ce qu'il en était. Rebekah était assise à côté d'elle, ne cherchant même pas à cacher son air renfrogné. Kol était très beau dans son costume. Pauvre garçon qui ne savait toujours pas nouer une cravate, mais Caroline, qui prenait très au sérieux son rôle de fausse petite amie, l'avait aidé. Klaus était diablement sexy aussi, mais Caroline n'allait pas se laisser embarquer sur ce terrain-là.

Elle vit Tatia essayer de capturer le regard de Klaus alors qu'elle se dirigeait vers l'autel, mais Klaus refusait de la regarder. Hein. Quelque chose avait dû se produire. Les mariés prononcèrent leurs vœux et Caroline regarda encore Rebekah. Elle avait les larmes aux yeux, mais ce n'étaient pas des larmes de joie. C'est là que le déclic se fit dans la tête de Caroline. Rebekah savait. Elle était au courant pour la liaison. C'est pour ça qu'elle était à ce point opposée au mariage. Elle essayait de le faire comprendre à Elijah. Rebekah était très loyale alors elle gardait le secret de son frère, mais elle essayait quand même de trouver des moyens subtils pour pousser Elijah à arrêter ça. Caroline prit sa main et Rebekah la regarda. Caroline lui fit un petit sourire.

- Vous pouvez embrasser la mariée, dit le prêtre, et tout le monde applaudit à la vue de conte de fées quand Elijah et Tatia partagèrent leur premier baiser en tant que mari et femme.

- Dieu merci il y a un contrat de mariage, murmura Rebekah à Caroline alors qu'elles applaudissaient.

Les invités s'éloignèrent de l'autel. Caroline croisa le regard de Klaus, mais il tourna rapidement la tête.

Quoi ?

K&C

Une autre chose que Caroline remarqua à propos du clan Mikaelson, c'est qu'ils aimaient tous boire. A peine la réception avait-elle commencé qu'ils avaient tous un verre dans leur main. Ils semblaient être le genre de famille qui prétend que tout va bien alors que ce n'est pas réellement le cas. Kol à ce moment-là était en train d'essayer de persuader Caroline de boire aussi.

- Allez, profite un peu, dit-il, et Caroline regarda le martini, débattant encore sur le boire ou pas. Je sais que d'habitude tu ne sors pas à cause d'Ella, mais laisse-toi aller chérie.

- Je ne devrais pas, fit Caroline, mais elle se surprit à prendre le verre et à en boire une gorgée.

D'abord ça la brûla, sa gorge n'étant pas habituée au goût, mais c'était merveilleux. Kol vit son regard et sourit.

- Tu as besoin de sortir plus souvent, mon amie, dit-il en prenant une gorgée de son propre verre.

- Je ne peux pas sortir alors que j'ai une fille de quatre ans, lui rappela Caroline.

- Si elle avait un père tu pourrais, répliqua Kol, et Caroline fronça les sourcils.

- Je croyais que tu allais me laisser décider quoi faire, dit-elle.

- C'est le cas, lui assura-t-il. Je veux juste que tu y réfléchisses.

- J'y ai réfléchi, et d'après ce que j'ai pu voir Klaus n'a rien du père idéal, répondit Caroline. Tu peux au moins m'accorder ça.

- De tous mes frères et sœur je suppose que Nik est le dernier que j'aurais imaginé en papa, reconnut Kol. Je te soutiendrais quoi que tu décides, mais Nik pourrait te surprendre.

Oh il la surprenait, c'est vrai. Caroline avait été totalement surprise quand elle avait vu la langue de Klaus dévorer la gorge de la fiancée de son frère, mais là encore, elle garda ce fait pour elle.

- Caroline ! l'appela Rebekah en interrompant ses pensées. Viens danser.

Caroline sourit et autorisa Rebekah à l'emmener sur la piste de danse. Les deux filles dansèrent et Kol ne mit pas longtemps à les rejoindre.

De l'autre côté de la salle, Klaus regardait Caroline danser avec Kol et Rebekah. Il regardait tandis que Kol la faisait tournoyer avec sa main sur sa taille. Elle était éblouissante. La robe rose qu'elle portait était très avantageuse, mais elle aurait probablement été mieux en bleu. Ça aurait mis ses yeux en valeur.

- Niklaus ? l'appela Esther, et Klaus se tourna pour lui faire face.

- Mère, fit-il avec un signe de tête formel.

- Ça signifie beaucoup pour ton frère que tu aies fait ça pour lui, dit-elle. Je sais que ça a dû être difficile.

- Ce n'était rien, répondit Klaus en prenant une gorgée de son verre. Je suis beau en costume et Elijah a écrit mon discours de témoin pour moi.

Il en avait vraiment marre que tout le monde pense qu'il était quelqu'un de bien parce qu'il avait accepté d'être le témoin, mais ça n'était qu'une façade. S'ils savaient la vérité ils seraient écœurés.

- C'est vrai que tu es très beau, reprit Esther, mais ta cravate est un peu de travers.

Elle s'approcha et Klaus se raidit. Elle remit sa cravate et passa sa main sur ses épaules.

- Voilà.

- Merci, fit doucement Klaus, et Esther sourit.

- De rien, répondit-elle.

K&C

Evidemment elle attrapa le bouquet. Caroline n'essayait même pas mais les fleurs semblèrent simplement voler jusque dans ses bras. Elle avait rejoint le groupe de filles uniquement parce que Rebekah l'avait traînée. Quand elle l'eut attrapé, tout le monde regarda Kol qui se contenta d'hausser les épaules et de sourire.

- C'est vraiment dommage que tu ne te maries pas avec Kol, dit Rebekah alors que les hommes se réunissaient sur la piste pour voir qui attraperait le porte-jarretelles. Ça aurait été bien de t'avoir pour sœur.

- Kol est le meilleur ami qui soit, mais on ne ferait pas un bon couple, expliqua Caroline. Et il ressent la même chose.

- Cette histoire d'accent, c'est ça ? fit Rebekah, et Caroline la regarda. Kol m'en a parlé. Je ne devrais pas me sentir offensée ?

Caroline devait changer de sujet. Si Rebekah découvrait la vérité à propos d'Ella, c'était impossible qu'elle soit capable de garder ça secret.

- Ton frère ne semble même pas heureux de s'être marié à la méchante sorcière, dit Caroline, et elles regardèrent toutes les deux le visage d'Elijah.

Il ne faisait pas pitié, mais il n'avait pas dans les yeux la lueur qu'ont ceux qui se marient avec l'être aimé.

- Je ne sais pas, reprit Rebekah. Nous ne sommes pas une famille très ouverte. Si quelque chose va mal, on a l'habitude de faire comme si de rien n'était. C'est pour ça que j'aime tellement Matt. Il est si ouvert. On peut parler pendant des heures. Je n'ai pas besoin de faire semblant avec lui.

- Je crois que c'est ce qu'on veut tous, quelqu'un avec qui on n'a pas besoin de faire semblant, dit Caroline, et Rebekah acquiesça.

On entendit des acclamations, signe que quelqu'un avait attrapé le porte-jarretelles.

- Eh bien, regarde qui est ton partenaire de danse ? dit Rebekah avec un sourire moqueur, et Caroline eut envie de se cogner la tête contre la table.

Klaus.

K&C

Ils dansèrent en silence un moment. La musique était un vieil air jazzy que Caroline connaissait depuis son enfance. C'était le genre de musique que son père avait l'habitude d'écouter. La piste se remplit rapidement d'autres couples pour qu'ils ne soient pas seuls. Caroline avait tellement de choses à dire à Klaus mais pour une sombre raison tout ce qu'elle parvint à dire fut :

- J'adore cette chanson.

- Moi aussi. Les années 20, de loin ma période préférée, dit Klaus alors qu'ils dansaient. Le jazz, le champagne, l'insouciance. Les gens dansaient jusqu'à s'écrouler.

- J'aime vraiment les vêtements, continua Caroline. Les robes des flappers étaient incroyables.

Un lourd silence s'en suivit.

- Tu sembles en colère contre moi, commenta Klaus.

- Je ne le suis pas, répondit rapidement Caroline.

- Ta voix dit le contraire, la contra Klaus.

- En quoi c'est important ? demanda Caroline. C'est toi qui ne veux même pas me regarder.

Klaus arrêta de danser et attrapa doucement le menton de Caroline avec sa main et la fit le regarder. Ils se fixèrent l'un l'autre un moment, oubliant tout le monde autour d'eux. C'était le moment. Caroline pouvait facilement demander à Klaus de l'accompagner dehors et lui parler d'Ella. Au lieu de ça, elle ne dit rien. La chanson se termina et Klaus s'éloigna, laissant Caroline seule sur la piste de danse. Kol la rejoignit et ils commencèrent à danser.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Kol.

- Je me suis dégonflée. Tu avais raison, il mérite de savoir, mais je n'ai pas pu le faire, lui expliqua Caroline. C'était le moment et il est passé. On part demain matin.

- Il y aura plein d'autres moments, la rassura Kol. Il est mon frère. Je peux simplement lui demander de me rendre visite et tu pourras lui dire à ce moment-là.

- Oui, comme ça je serais plus préparée, dit Caroline en se sentant soulagée. Je pourrais établir un plan.

- Tu aimes vraiment planifier les choses, fit Kol avec un large sourire.

- Qu'est-ce que je fais maintenant ? demanda Caroline.

- Maintenant, on se contente de danser, répondit Kol, et Caroline rit et posa sa tête sur son épaule, en pensant à combien elle était chanceuse d'avoir un ami comme lui.

K&C

Klaus retournait dans sa chambre après ce mariage bidon quand il entendit Caroline parler à quelqu'un dans les toilettes.

- Oh ça a l'air sympa, entendit-il Caroline dire. Je suis contente que tu t'amuses avec Tante Bonnie, mais je serai à la maison demain. Je t'aime, ma puce.

Elle devait être en train de parler à sa fille.

- Je te verrai bientôt. Au revoir !

Klaus se cacha dans le couloir quand la porte s'ouvrit et Caroline sortit. Elle portait encore la robe qu'elle avait pour le mariage, mais sa coiffure était défaite et elle avait l'air épuisée. Caroline ne pouvait pas avoir à peine 26 ans, cinq ans de moins que lui, elle se déplaçait avec la grâce de quelqu'un de beaucoup plus âgé. Quand ils avaient dansé, elle semblait presque triste. Le son d'une porte qui se ferme tira Klaus de ses pensées. C'était l'heure d'aller se coucher. Le plus tôt demain arriverait, le plus tôt il pourrait se tirer d'ici.

K&C

Kol et Caroline étaient partis tôt ce matin donc Klaus ne leur avait pas dit au revoir. Non pas qu'il aurait voulu le faire. Il détestait voir son frère et Caroline ensemble. Il était sur le point de partir à son tour pour prendre son avion pour Londres. Klaus marchait dans le couloir pour rejoindre sa chambre quand quelqu'un lui attrapa la main et le poussa dans les toilettes. Il se retourna et vit Tatia le regarder.

- Tu ne devrais pas être en route pour ta lune de miel ? demanda Klaus d'une voix ennuyée.

- On part dans quelques minutes, mais je ne pouvais pas partir sans te dire quelque chose, répondit Tatia.

- Je ne veux pas en entendre parler, fit Klaus, et il se dirigea vers la porte, mais Tatia lui barra le passage.

- Ce n'est pas à propos de nous, c'est à propos de Caroline, dit Tatia, et ça le fit s'arrêter.

- Quoi avec elle ? demanda Klaus.

- Je me souviens que tu m'as raconté qu'i ans Caroline et toi avez passé la nuit ensemble, mais je n'avais pas fait le lien, dit Tatia.

- Viens-en au fait, fit Klaus, voulant se tirer d'ici, mais curieux de ce que Tatia allait lui dire à propos de Caroline.

- La fille de Caroline, elle a 4 ans Nik, lui expliqua-t-elle.

- 4 ? répéta Klaus.

- J'ai vu une photo, elle a ton sourire, ajouta Tatia.

- Qu'est-ce que tu sous-entends ? fit Klaus d'un ton dur.

- Ella est ta fille, répondit Tatia.

Klaus la regarda, muet de stupéfaction. Avant qu'il puisse dire quoi que ce soit, elle continua :

- Elle ne te l'a pas dit, mais je ne pouvais pas vivre avec un autre secret. Surtout pas un de ce genre.

- Non, tu mens. Caroline me l'aurait dit si j'avais une… une fille, balbutia Klaus. D'ailleurs, Kol aurait dit quelque chose. Je sais qu'il l'aurait fait. C'est mon frère.

- Peut-être qu'il n'est pas au courant, répondit Tatia en faisant un pas vers lui. Si tu ne me crois pas, alors tu peux demander à ta mère. Elle aussi a vu la photo.

Un moment de silence s'en suivit, tandis que l'idée qu'il avait peut-être une fille faisait son chemin.

- Pourquoi ? fit Klaus. Pourquoi elle ne me l'aurait pas dit ?

- Je ne sais pas, répondit Tatia en prenant sa main dans un geste de réconfort.

- Comment… comment a-t-elle pu me cacher ça ? dit Klaus en se parlant à lui-même plus qu'à Tatia.

- Je ne sais pas, répéta Tatia. Je ne sais pas pourquoi elle ne t'a rien dit. Elle a eu l'occasion rêvée, et pourtant elle a gardé le silence.

Tatia pouvait voir la mâchoire de Klaus se tendre et ses yeux s'assombrirent. Exactement la réaction qu'elle espérait.

- Comment a-t-elle osé me cacher ça ?

La voix de Klaus était maintenant emplie de colère tandis qu'il sortait en trombe des toilettes. Tatia sourit largement. Elle se tourna vers le miroir et se réappliqua du gloss. Elle avait une lune de miel qui l'attendait, mais elle n'allait certainement pas laisser tomber Niklaus si facilement. Tatia allait creuser un fossé entre eux avant que quoi que ce soit puisse arriver.

K&C

- Oh tu m'as manqué ! s'exclama Caroline en recouvrant le visage d'Ella de bisous tandis que celle-ci avait un fou rire.

- Tu m'as manqué aussi maman, dit Ella, et Caroline ne put s'empêcher d'embrasser ses joues une nouvelle fois.

- Comment s'est-elle comportée ? demanda Caroline à Bonnie.

- Un ange, répondit Bonnie.

Caroline reporta son regard sur Ella et ressentit un pincement au cœur. C'était si étrange de se dire que seulement quelques heures plus tôt elle était en train de danser avec le père d'Ella.

- Maman ? fit Ella, et Caroline reprit ses esprits.

- Raconte-moi ton week-end avec Tante Bonnie, dit Caroline en s'asseyant sur le canapé et en asseyant Ella sur ses genoux.

- Alors… commença Ella, et elle se mit à décrire les trois derniers jours à Caroline.

Cette petite fille adorait parler.

Plus Caroline regardait Ella, plus elle voyait de similitudes avec Klaus. Ella ressemblait assez à Caroline, mais Caroline voyait Klaus en elle aussi. La même expression sérieuse, le même tempérament obstiné.

Le même sourire.

Plus tard ce soir-là Caroline alla à son ordinateur et tapa Niklaus Mikaelson dans son moteur de recherche. Elle fut surprise du nombre d'articles proposés. Apparemment il était vraiment important sur la scène artistique en Europe. Ses tableaux se vendaient des centaines de milliers de dollars. Il y avait quelques articles avec des interviews, mais pas beaucoup. On lui demandait seulement d'où lui venaient son inspiration et sa technique. Quand on arrivait à sa vie privée, il restait muet, mais il y avait des photos de lui avec de nombreuses femmes.

Elle regarda l'horloge. C'était encore la journée en Angleterre. Elle se demanda ce que tout le monde faisait.

K&C

- Niklaus, qu'y a-t-il ? fit Esther quand il entra en trombe dans son bureau.

- Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que tu savais ? demanda Klaus.

- J'avais des soupçons, répondit Esther sans chercher à feindre l'ignorance.

- Pourquoi tu ne m'as rien dit ? demanda-t-il, les poings serrés.

- Je voulais que Caroline le fasse, dit Esther en se levant. Je suis désolée qu'elle ne l'ait pas fait. Elle était probablement trop choquée pour penser clairement.

- Pourquoi tu la défends ? lança Klaus entre ses dents serrées. Elle savait que j'étais le père d'Ella et elle ne m'a rien dit ! Caroline avait trois putains de jours pour m'en parler, mais elle ne l'a pas fait !

- N'élève pas la voix contre moi, fit Esther, et Klaus croisa les bras, en colère. Je ne sais pas pourquoi elle ne t'a rien dit, mais quelle que soit la décision que tu prendras je te soutiendrai.

- Vraiment ? dit Klaus.

Esther n'avait jamais été un grand soutien pour lui au fil des années.

- Oui, répondit Esther. Fais ce que tu dois. Je serai à tes côtés.

Klaus hocha la tête et sortit de la pièce. Il savait exactement ce qu'il allait faire.

K&C

- On y est, dit Caroline en tenant la main d'Ella tandis qu'elles se tenaient devant le musée d'art.

C'était le premier jour de cours d'Ella. Les choses s'étaient finalement calmées depuis qu'elle était rentrée et c'était maintenant le point culminant de la semaine, emmener Ella à son premier cours d'art. Caroline sentait qu'Ella était nerveuse. Elle se cramponnait fermement à la main de Caroline.

- Je reviens dans une heure et tu pourras tout me raconter, dit Caroline, et elle embrassa Ella.

Ella la salua une dernière fois avant que le professeur n'attire l'attention de tout le monde parce que le cours allait commencer.

Quand Caroline rentra à la maison, elle s'affala sur le canapé. C'était rare qu'elle ait du temps pour elle toute seule. Elle alluma son ordinateur et lut quelques-uns de ses emails. Caroline reprenait le travail lundi donc elle avait du retard à rattraper. Environ une demi-heure plus tard on frappa à la porte. C'était surprenant. Bonnie et Kol étaient tous les deux au travail et Ella était encore à son cours d'art. Caroline reposa son ordinateur et alla ouvrir. Elle ouvrit la porte et vit Klaus se tenir sur le seuil.

- Klaus, dit Caroline, surprise. Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je suis là pour voir ma fille, répondit-il, et Caroline sentit son monde s'effondrer avec ces 7 mots.