Chapitre 22 – Le rendez-vous des discordes
« Je peux savoir ce qui t'a pris de faire ça !?
― Mais je ne pouvais pas savoir, c'était son idée !
― T'avais qu'à pas l'écouter !
― Tu m'énerves ! Je ne savais pas que ça allait se passer ainsi. Si j'aurais su, nous aurions continué notre chemin tranquillement !
― Si tu pouvais parler correctement déjà !
― Oh ça va, l'Académie ! Bon, si j'aurais pu, nous aurions continué notre chemin !
― C'est ça. Et bien continuons. »
Elle a très bien compris que je me moque d'elle en corrigeant maladroitement cette phrase. Il n'empêche qu'elle a raison : si Conway n'avait pas réussi à nous convaincre d'aller voir le concours de Calsson-les-Bains, nous aurions évité cette dispute qui m'oppose depuis une heure à Shana. A vrai dire, les événements n'ont, mais alors vraiment pas joué en notre faveur. La navette qui nous a emmenés jusque Calsson-les-Bains répertorie déjà un bel ensemble de moments plus loufoques les uns que les autres. En réalité, la plus grande bizarrerie a été la nervosité de Shana durant le trajet. Tout a commencé alors qu'elle flânait en ma compagnie et celle de Conway. Alors que je ris généreusement des personnes qui passaient leur temps à bronzer inutilement, Shana s'est soudainement crispée. J'ai compris qu'elle n'en avait pas après moi, mais après quelque chose qui se situe dans mon dos. Je n'ai pourtant rien observé de curieux. Conway, lui, est de toute manière plus intéressé par la nouvelle Casii X 73500, nouvelle calculatrice haut de gamme qu'on lui a fait parvenir par poste la veille. La seule chose certaine est que Shana a eu beaucoup de mal à supporter la traversée. Il ne s'agit pas d'un mal étrange, irrationnel, comme les événements des dernières semaines auraient pu le suggérer, mais juste comme si la présence de quelque chose ou de quelqu'un lui procuraient ces nausées. Shana, normalement toujours vive, avec le moindre réflexe pour me tirer de mes somnolences habituelles lors des voyages maritimes, semble accuser ici un joli mal de mer.
Ce n'est que bien plus tard que nous avions pris connaissance d'un nombre important de coordinateurs à bord, se rendant bien évidemment à Poivressel pour participer ou au moins assister au Grand Festival. Ma bonne volonté m'a fait songer que cela pourrait rendre Shana un peu moins malade. Mais lorsque celle-ci l'apprend, ses nausées redoublent d'intensité. Intrigué par cette réaction, je me décide à la laisser se reposer pour préférer admirer les démonstrations que nous offrent plusieurs passagers avec leurs Pokémon. Une manière de faire de la publicité, sans doute… ou de semer la panique chez leurs adversaires. Ces démonstrations réalisées permettent de passer le temps la durée de la traversée semble avoir diminué de moitié. Mais même une fois arrivée à terre, Shana valait à peine mieux. J'en viens à me demander si elle ne contracte pas une maladie assez inquiétante pour consulter. S'il s'agissait d'une maladie incurable liée à ses origines ? Mais connaissant trop bien Shana, je perçois que la gravité n'est pas de mise : son comportement indique qu'il s'agit d'une vexation plutôt que d'une mauvaise digestion, d'un agacement plus que d'un véritable malaise. Je me suis aperçu que discuter avec elle la rend au fur et à mesure de meilleure humeur.
Le Centre Pokémon est bondé. Lors de l'escale, tout le monde se précipite vers le centre où il a fallu pour la première fois, en tout cas pour moi, jouer du coude pour avoir une chambre. Finalement, la malchance a fini par tomber, et aucune chambre à trois n'est disponible il ne reste plus que des chambres à deux ou individuelles. Nous avons pu choisir chacun des deux types de chambre mais savoir qui allait dormir dans quelle chambre a été plus compliqué : une perte de temps de plus pour un détail comme celui-ci, rien ne pouvait mieux tomber. Shana préfère rester avec quelqu'un, pour sentir une forme de protection, mais aussi avec moi, non parce qu'elle préfère ma compagnie, mais parce qu'elle trouve que Conway reste, malgré sa gentillesse à toute épreuve, quelqu'un de très excentrique. Conway, lui, veut justement être avec Shana car il considère avoir besoin de plus discuter avec elle quant à moi, je n'ai aucune envie de faire un choix et de faire un mécontent. Le neutre par excellence. C'est donc en me réveillant le lendemain matin dans la même chambre que Shana que je comprends qu'elle a su à nouveau utiliser des arguments frappants et enflammés. Utiliser ces mots et songer à l'incident survenu juste avant notre départ d'Eternara me fait réaliser que « frappant » et « enflammé » ne sont peut-être pas à prendre au second degré. Toujours est-il que Conway nous rejoint timidement, en prenant bien soin de ne pas s'approcher à moins de deux mètres de Shana. Habitué à ce genre de comportement de la part de la jeune fille, la première chose positive qui m'est venue en tête est de pressentir une journée probablement moins agitée que la veille.
Mais le destin préfère me contredire, puisqu'il a su décider de l'arrivée de deux personnes indésirables dans le contexte actuel : Stella et Tamaki.
« Oh, mais c'est notre ami Daviiid ! Comment ça va ?
― Très bien, et vous ?
― Magnifique ! Je vois que ta petite amie est toujours là, et qu'il y a même un autre garçon avec vous. Décidément la petite Shana est gâtée !
― Ce n'est pas ma petite amie.
― Mais bien sûr ! Enfin, assez parlé. Vous allez venir au concours j'espère ?
― Quel concours ?
― Le concours, certes non-officiel, qui a lieu ici, voyons !
― Oui, maintenant que Tamaki et moi avons nos cinq rubans, nous nous sommes permis un petit échauffement avant le Grand Festival en venant ici ! Nous y avons rejoint une amie à Tamaki… ben tiens, qui est là justement ! Youhou, Kazmiera, nous sommes ici ! »
Une jeune fille s'approche alors de notre groupe, observe Shana, Conway puis moi à tour de rôle. J'aperçois distinctement Shana se raidir de la tête aux pieds au moment précis où elle croise le regard de la nouvelle venue. Je réalise alors ce qui l'a tant troublé durant le voyage. Kazmiera devait aussi faire partie de la traversée. Toutefois, je ne comprends pas pourquoi cette réaction. Kazmiera ne présente aucun signe physique qui pourrait la rendre anormale. Les cheveux d'un blond vénitien, à peine mi-longs, ne me rappellent rien, pas plus que le regard à la limite de l'attendrissement que porte l'amie de Tamaki à notre égard. Habillée comme madame tout le monde, son large pull et son pantalon en jeans constituent des détails vestimentaires dont je ne me préoccuperai jamais. Le seul élément à peine curieux est que Kazmiera doit avoir à peu près la même taille que Shana, ce qui lui confère une allure de petite fille que l'on vient d'éjecter dans un monde qu'elle vient à peine de découvrir. Enfin, elle est accompagnée par un Malosse, qui, et j'admets avoir été choqué sur le coup, semble perdre son statut de Pokémon effrayant au profit d'un bichonnage qui semble être quasi permanent, vu la forte odeur qu'il dégage et les poils se terminant en boucles parfaites.
« Enchanté. Je m'appelle Conway.
― Salut, je suis Houtarou !
― Je m'appelle Shana. Je peux savoir ce que tu fais ici, Kazumi ?
― Euh non, Kazmiera. Sinon je viens ici pour voir mon compagnon de toujours me montrer ses prouesses. Il est si beaaaaaaaaauuuu !
― D'accord, je vois. »
Mais n'importe qui aurait vu Shana à ce moment précis aurait compris qu'elle reste très méfiante vis-à-vis de Kazmiera. Je me demande toujours pourquoi, mais je reste persuadé que l'attitude de Shana depuis hier ainsi que l'erreur sur le prénom de Kazmiera sont loin d'être involontaires ni même sans lien. Je mettrais mes deux mains au feu que Shana connait une personne ressemblant de près ou de loin à notre nouvelle connaissance, qu'il s'agisse du physique ou de la personnalité, dans son propre monde. Cette personne doit certainement se prénommer Kazumi. Et vu l'attitude de Shana sur la navette, il ne doit pas s'agir d'une compagnie très plaisante.
« Tu es bizarre, toi… tu t'appelles Shana, c'est ça ? Tamaki m'a parlé de toi un petit peu.
― Certainement. Tu comptes participer au concours ?
― Oh, sûrement, il faut bien que je m'épanouisse dans ce monde si beaaaau et que je vois un peu ce que Stella et Tamaki préparent de charmant ! N'est-ce pas Tamaki ?
― Oui, tu vas pouvoir montrer à eux trois ce qu'est une vraie démonstration de beauté, surtout à Shana, hein chou ?
― Parfaitement ! J'ai déjà tellement hâte d'y être ! »
Ces personnes sont devenues totalement dingues. Tamaki, à la personnalité si intimiste, si sérieuse lors de notre première rencontre… Stella, elle, plus rien ne m'étonne depuis le temps et je n'attendais plus grand-chose. Quant à Kazmiera, que je connais à peine, si elle est effectivement de cette trempe de personnages hyper-excentriques, il n'est pas étonnant qu'en plus Shana ait quelques rejets.
« Et bien, nous n'irons pas. »
Encore moins étonnant que Shana et moi ayons prononcé la phrase en même temps. Si elle-même est déjà passablement énervée depuis hier, je commence aussi à énormément l'être. L'arrogance soudaine, qui ne semble pas plus déranger Conway qui ne fait que ricaner, me pèse. En fait, et je l'ai compris assez rapidement, il rit ostensiblement du comportement de nos chers… amis ? Qui eux aussi se mettre à rire. Ils allaient mettre à coup sûr le soi-disant argument de la lâcheté. Nous n'aurions pas le courage de faire face à leur talent.
« Oh mais si, vous viendrez ! Vous n'allez pas vous débiner maintenant ? »
Bingo.
« Oh c'est bien simple, je sais pourquoi ils n'ont pas envie de vous voir. Pas plus que moi n'ait cette envie d'ailleurs.
― Conway ?
― Si Houtarou n'a pas envie de venir assister à votre soi-disant performance, c'est tout simplement parce que vous êtes d'une prétention sans bornes, qu'il en a marre que vous soyez toujours accrochés comme des sangsues à chaque fois que vous le croisez. Toujours à lancer des pics ou des sous-entendus, il faut que vous vous fassiez toujours remarquer par votre extravagance qui ne connaît aucune limite.
― Mais, Conway…
― Attends Houtarou. Stella, si Shana n'a pas envie de vous voir, plus ou moins pour les mêmes raisons l'animent, mais aussi car elle n'arrive pas à voir votre amie en peinture et vu son comportement je la comprends amplement. Je la soupçonne aussi de ne pas accorder d'intérêt à ce que pouvez faire en tant que comiques… que coordinateurs pardon, pas plus que n'importe quel participant des concours Pokémon. Ce genre de compétition lui passe au-dessus de la tête, vous comprenez ? Alors maintenant vous allez me faire le plaisir de nous laisser poursuivre notre route en toute tranquillité. Je vous remercie d'avance. »
Le fait que Conway ait totalement verbalisé le fond de notre pensée ne m'étonne pas. Son esprit d'analyse dépasse toutes les limites, et je ne lui en veux pas une seconde d'avoir craché le morceau. Mais sa franchise frise l'inattendu. Il est certain que cette situation est la première où il s'affirme de la sorte.
Les événements se succèdent très rapidement. Stella, en tête du groupe, prend la première Pokéball qui lui vient à la main. Conway, qui semble avoir calculé le coup avant que Stella n'y ait pensé, a déjà son Roigada prêt à l'emploi. Dans un même temps, Shana, qui semble perdre aussi ces moyens, allait se ruer sur Kazmiera qui voulait se lancer dans le combat avec Stella. J'ai donc dû user du dernier recours pour l'empêcher de provoquer une nouvelle catastrophe : je la plaque au sol, non sans sacrifice, car c'est seulement après une énorme baffe en pleine figure que je parviens à l'arrêter. Dans le même temps, Conway et Stella ont atteint le summum dans leur match individuel, Kazmiera et Tamaki s'étant prostrés dans un coin suite à un enchaînement d'explosions ayant déjà fait fuir le peu de gens fréquentant la rue dans laquelle nous nous trouvions. Mais une paire d'attaques fait la différence : le Macronium de Stella utilise Feuillemagik et Roigada s'enferme dans son Abri les feuilles engagent un magnifique demi-tour en direction de Macronium, qui dans un réflexe digne de tout bon Pokémon, s'écarte. Stella, qui se trouve juste derrière, se prend l'attaque de plein fouet. Malgré la grande animosité qui m'anime, je ne peux m'empêcher de pousser un hurlement sourd, plaquant immédiatement ma main contre ma bouche. La gravité de la scène n'a pas de semblable. Conway, une fois son Roigada rappelé, nous rejoint tous. Nous nous retrouvons tous autour d'une Stella psychologiquement en forme, mais salement amochée au visage et aux bras. Les feuilles de Macronium ont plus que largement tailladé la peau. Le sang, bien que peu abondant, marque bien les nombreuses plaies.
Le diagnostic ne s'est pas fait longtemps attendre. Stella est dans l'incapacité de bouger correctement ses bras : l'attaque ne lui avait pas seulement provoqué des blessures de surface, mais bien en profondeur. La mise en plâtre est inévitable. La situation n'est pas dramatique à cause de la blessure même, nous en avons vu tous d'autres, mais les conséquences ne sont pas nulles. Shana veut déjà partir, ne voyant pas pourquoi on devait s'inquiéter pour Stella. A vrai dire, avec son comportement, elle ne devrait pas mériter qu'on s'y attarde plus longtemps. C'est Conway, pris d'un élan de bonté, qui nous a invités à prolonger notre arrêt. Il n'a pas voulu tout de suite nous dire pourquoi, mais le dialogue qu'il a engagé avec la coordinatrice m'éclaire très rapidement.
« Alors Stella ? Les résultats ?
― Incapable d'utiliser mes bras. Ça n'aurait été pas si grave si je n'avais pas voulu participer au Grand Festival. C'est de ta faute. De votre faute.
― Oh non, je ne pense pas. Peut-être as-tu très souvent fréquenté Shana et Houtarou, mais avec ton arrogance et ce que tu leur as fait subir indirectement, je ne pense pas qu'ils aient des comptes à te rendre. Si je le pouvais, je te dirais juste une phrase si enfantine. Mais après tout, pourquoi me priver ? Bien fait Stella, bien fait. Il ne te reste plus qu'à réfléchir à tes actes. Peut-être as-tu voulu trouver de la compagnie en Houtarou et Shana, mais visiblement celle de Tamaki et Kazmiera conviennent plus à ta… personnalité. Quel gâchis… »
Stella n'ayant pas moyen de défendre sa cause, Tamaki et Kazmiera, très affectés et silencieux depuis un bon moment, ont voulu à leur tour en venir au combat avec Conway.
« Vous n'avez décidément rien compris. Votre amie est mal en point et vous vous acharnez sur nous. La gloire et la beauté ont bien plus d'importance à votre goût. Après ça, moi-même n'ai plus aucun compte à vous rendre. »
Le verbe, dans son sens le plus noble, a réussi à vaincre le clan de Stella. Restés figés, les trois coordinateurs observent silencieusement Conway s'en aller. Il m'a fallu dix secondes pour réaliser que nous n'avions plus rien à faire ici. Contempler le regard anéanti de trois anciennes connaissances me procure un effet tellement étrange que je n'ai rien su dire en guise d'au revoir à Kazmiera et à Tamaki, et Stella en particulier. J'ai tellement de choses à leur dire, mais en même temps, comment les exprimer ?
« Réussissez ce que voulez entreprendre. Comprenez vos amis, ne cherchez pas juste à délirer avec eux. A…à très bientôt alors. »
Toujours aussi silencieux, ils me suivent du regard. Je cherche tout de même à les fuir le plus rapidement possible avant qu'ils ne changent d'avis et ne cherchent à nouveau à m'interpeller. Shana me suit tout aussi rapidement, mais reste aussi silencieuse que Stella et ses amis. Les tensions très apparentes ne se sont pas encore transformées en paroles, même en compagnie de Conway. Seul l'intellectuel a réussi, pour une fois, à se délester de son énervement intérieur. Tout le monde a la même idée : quitter l'endroit le plus vite possible avant que Stella, Tamaki et Kazmiera ne rappliquent. Je ne suis à vrai dire pas pressé d'en venir au moment où tout le monde crachera ce qu'il a dans son for intérieur. Mais comme tout moment peu agréable, l'intervalle qui me sépare de ce moment se rapproche dangereusement. C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés soudainement sur une navette de nuit effectuant une liaison directe vers à Poivressel. Une fois dans notre cabine, les langues se sont déliées.
« Conway, merci pour tout. Mais tu peux m'expliquer à quoi rime tout ce que tu as sorti à Stella et les autres ? Je ne t'ai jamais parlé, ni de Stella et de Tamaki, je t'ai encore moins dit ce que je pouvais penser de quoi que ce soit, pas même des concours. D'où tu tiens ça ? Qui es-tu au fond ? As-tu des pouvoirs cachés ? Et je suis sûre que Houtarou doit se dire la même chose. A moins que Houtarou t'ait dit des choses en cachette ? Houtarou ?
― Oh, il n'y a pas de pouvoirs cachés. A moins que tu veuilles parler de mes capacités à calculer chacune de vos phrases pour en tirer une belle équation de vos idées profondes ? Les mathématiques, il n'y a que ça de si vrai…
― Bon ben Conway, je pense que tu t'es suffisamment expliqué, je crois. Toutefois, et là je m'adresse à toi Shana, je ne savais pas que tu n'étais plus intéressée par les concours. C'est vrai ?
― Oui, c'est vrai. Mais cela ne devrait pas te déranger vu que ce n'est pas non plus ce qui t'intéresse le plus. Je me trompe ? Et puis encore heureux que j'aie accepté la proposition de Conway d'aller au Grand Festival.
― Oh, sûrement. Je ne suis juste vraiment pas habitué à ce que tu attendes tellement avant de m'avouer quelque chose. Tu peux sans doute me dire depuis quand tu as perdu cette passion ?
― Depuis Atalanopolis. La fois où j'avais rencontré Stella et Denji. Après, j'ai bien d'autres soucis pour penser à ces concours. Pour ça que je n'en ai pas parlé. Et maintenant, cela m'importe encore moins, surtout avec leur comportement. Je peux savoir ce qui t'a pris de me toucher pour m'empêcher de leur donner une bonne correction !?
― Mais je ne pouvais pas savoir, c'était son idée !
― T'avais qu'à pas écouter Stella !
― Tu m'énerves ! Je ne savais pas que ça allait se passer ainsi. Si j'aurais su, nous aurions continué notre chemin tranquillement !
― Si tu pouvais parler correctement déjà !
― Oh ça va, l'Académie ! Bon, si j'aurais pu, nous aurions continué notre chemin !
― C'est ça. Et bien continuons. »
Elle a très bien compris que je me moquais d'elle en corrigeant maladroitement cette phrase. L'ambiance est juste parfaite pour passer une nuit calme après s'être défoulés. La sérénité se profile pour le Grand Festival de Poivressel.
