Traduction de la fiction de peaceful village – Merci à Béné et Saphira Swan pour leur aide.
Merci à Elo69 (Effectivement, Klaus est « légèrement » remonté contre Caroline. Il va faire quelque chose de stupide, mais c'est justement ça qui est bien !) et Klaroline68 (Moi, c'est ce chapitre que je trouve vraiment excellent, mon préféré jusque là…).
- Je suis là pour voir ma fille, dit Klaus.
- De quoi est-ce que tu parles ? demanda Caroline.
- Tu crois que je suis idiot, amour ? répondit Klaus. Tu croyais vraiment que je n'allais pas le découvrir ?
- Je… Je… bredouilla Caroline, pas sûre de savoir quoi dire.
Klaus la dépassa et entra dans l'appartement.
- Je suppose qu'elle n'est pas là ? fit-il en regardant autour de lui.
- Non, parvint à dire Caroline.
- C'est probablement mieux qu'on parle avant, dit Klaus. Comme je le disais, je voudrais passer un peu de temps avec elle, et je vais aussi commencer à mettre sur pied des fonds.
- Des fonds ? demanda Caroline, perdue.
- Des fonds de placement, clarifia Klaus.
- Des fonds de placement ? répéta Caroline.
- Oui, j'ai beaucoup d'argent, et en tant que ma fille, Ella a droit à une partie, dit Klaus d'une voix très formelle et directe. Je rassemblerai des papiers à te faire signer puisque je suppose que le nom du père d'Ella a été laissé blanc sur le certificat de naissance ? Même si je pense qu'un test de paternité devra être fait, bien sûr, en tant que précaution nécessaire. Comme je l'ai dit tout à l'heure, je ne suis pas idiot.
- Attends une seconde… dit Caroline en levant les mains. Tu ne peux pas venir ici et…
- Je ne veux pas que ça tourne au vinaigre, la coupa Klaus.
- Tourne au vinaigre ? répéta Caroline.
- Je n'aimerais pas devoir porter ça au tribunal, mais je le ferai si tu la tiens éloignée de moi, dit Klaus, le visage vide de toute émotion.
- Tu me poursuivrais en justice pour avoir un droit de visite ? fit Caroline, perplexe.
- Si on ne peut pas trouver un arrangement par nous-mêmes, alors oui, tu ne me laisseras pas le choix, répondit Klaus. Je vais te laisser du temps pour te décider, mais comprends-moi bien Caroline, je veux voir ma fille, et je ne m'arrêterai pas avant. On reste en contact. Passe une bonne journée.
Klaus partit aussi vite qu'il était arrivé, laissant Caroline debout au milieu de son salon, la bouche ouverte.
QUOI ?
K&C
- Qu'est-ce que je dois faire, Stefan ? demanda Caroline.
Après l'apparition soudaine de Klaus et sa demande de faire partie de la vie d'Ella, Caroline avait appelé son ami avocat Stefan à l'aide. Elle était passée chercher Ella à son cours d'art sur le chemin et maintenant Ella était en train de jouer avec Elena dans le salon pendant que Stefan et Caroline faisaient le point dans son bureau.
- Il a des droits en tant que père, répondit Stefan, à la grande insatisfaction de Caroline. S'il va jusqu'au tribunal, un test de paternité sera obligatoire. Je sais que tu dis la vérité, mais dans des cas comme ça, tout doit être fait selon les règles.
- D'accord, dit Caroline en digérant tout ça.
- J'imagine que ce que tu veux le plus c'est éviter le tribunal, alors est-ce que ça serait si terrible qu'il passe du temps avec Ella ? tenta Stefan.
- Qu'est-ce qui se passera quand il en aura marre et partira ? demanda Caroline. Je ne veux pas qu'il lui brise le cœur. Ella est tellement aimante, et si Klaus débarque dans sa vie elle va l'aimer instantanément. Je le sais. Elle voit le bien en tout le monde. Donc quand un jour il partira subitement, Ella sera effondrée. Il est du genre à prendre les filles et à les jeter, Stefan.
- Une enfant, ça n'est pas la même chose qu'une femme Caroline, la raisonna Stefan. Tu ne peux pas savoir avant d'avoir essayé.
- C'est juste que je ne veux pas qu'elle soit blessée, dit Caroline.
- Réfléchis Caroline, commença Stefan. Quelqu'un qui songerait à la prendre et à la jeter n'essayerait pas autant de voir sa fille.
K&C
- Tu es la dernière personne que je m'attendais à voir ici pour intenter un procès à une pauvre fille pour des droits de visite à un enfant, dit Damon Salvatore à l'homme en face de lui.
- Je n'ai aucunement l'intention de la poursuivre en justice, répondit Klaus à son ami. Je veux seulement lui faire peur pour qu'elle me laisse entrer dans la vie d'Ella.
- Oui parce que c'est le meilleur moyen de faire ça, menacer la mère de ton enfant, fit sarcastiquement Damon.
- Qu'est-ce que je suis censé faire d'autre ? demanda Klaus.
- Que dirais-tu d'être gentil avec elle ? Amical ? Poli ? Et ne pas la menacer de la poursuivre en justice, répondit Damon en listant d'autres façons de faire.
- C'est comme ça que j'ai toujours fait, et ça a toujours marché, argumenta Klaus.
- Oui, quand il s'agit d'obtenir un meilleur prix pour un tableau, ou pour une galerie qui prend trop de frais, pas pour une affaire de garde, dit Damon. Les affaires de garde sont délicates. Tu dois prouver que tu ferais un parent convenable, et ça c'est pas un bon début.
- Je veux juste la connaître, c'est tout, fit Klaus, et Damon soupira.
- D'accord, j'effrayerai cette fille, abandonna-t-il. Mais je te suggère d'essayer une autre approche.
- Merci mon pote, dit Klaus en se levant.
- Ta sœur sort toujours avec ce serveur ? demanda Damon.
- Ils vont se marier apparemment, répondit Klaus. T'as loupé ta chance.
- Ça fait six ans que je ne l'ai pas vue, fit Damon. On a eu quelques bons moments, pas vrai ?
- Oui, à boire à travers toute l'Europe et à avoir failli être virés d'Oxford, dit Klaus, et Damon sourit.
- C'était l'bon vieux temps, renchérit-il. Bonne chance. Tu vas en avoir besoin.
Klaus quitta le cabinet d'avocats de son vieil ami de fac et commença à marcher vers son hôtel. Amical ? Gentil ? Deux notions qui n'avaient jamais été utilisées pour le décrire. Klaus n'avait jamais vraiment rien reçu dans la vie. Pas quand ça comptait. S'il voulait quelque chose, il devait se débrouiller pour l'obtenir. Il ne savait pas comment faire d'une autre façon.
K&C
- Les affaires de garde, agaçantes petites choses, dit Damon à son frère tandis qu'il regardait son nouveau dossier.
Stefan avait travaillé chez lui aujourd'hui, mais était venu au bureau pour faire le point.
- Tu m'en diras tant, fit Stefan en se massant les tempes. J'en ai une nouvelle où le père demande un droit de visite alors qu'il ne savait rien de l'enfant il y a quelques jours.
Damon leva les yeux du dossier qu'il ressassait.
- Quel est le nom du type ? demanda-t-il.
- Niklaus Mikaelson, répondit Stefan. J'ai fait quelques recherches sur lui, apparemment il est très important dans le monde de l'art en Europe. Une de ses toiles s'est vendue pour plus d'un demi-million de dollars.
- Le monde est petit, dit Damon. C'est le nom du client qui m'a demandé de le représenter pour une affaire de garde concernant un enfant dont il vient de découvrir l'existence il y a quelques jours.
- C'est toi qui va poursuivre Caroline en justice ! fit Stefan.
- C'est l'enfant de Caroline ? Ella ? dit Damon, surpris, et Stefan acquiesça. Le monde est de plus en plus petit.
- Ouais, grogna Stefan.
Cette affaire déjà compliquée venait de se compliquer davantage.
- Au risque d'ajouter plus de rides à ton front, tu devrais savoir que Nik ne compte pas intenter un procès, il veut faire peur à la fille, Caroline, pour qu'elle le laisse voir son enfant, l'informa Damon.
- Lui faire peur ? s'étonna Stefan. Pourquoi ferait-il ça ?
- C'est juste comme ça que fonctionne Nik, lui expliqua Damon. Il est du genre artiste torturé, et il peut être un peu impitoyable. Si tu veux mon avis, je ne sais pas pourquoi il essaye autant de voir Ella. Nik n'est pas du genre à avoir un grand instinct paternel.
- Attends, est-ce que c'est Nik l'ami que tu as rencontré à Oxford ? demanda Stefan. Celui avec lequel tu buvais et faisais la fête pendant toutes tes années fac ?
- C'est lui, répondit Damon.
- Et Caroline est la meilleure amie de ma femme, éclaircit Stefan.
- Ouais, fit Damon avec un sourire moqueur sur le visage.
- Merde, dit Stefan. J'ai besoin d'un verre.
- C'est parti, frangin, dit Damon en sortant une bouteille d'un tiroir de son bureau.
K&C
Klaus ouvrit la porte de sa chambre d'hôtel et vit Kol sur le seuil.
- Vraiment ? fit Kol en entrant dans la chambre. Tu comptes sérieusement poursuivre Caroline en justice ?
- Si elle ne me laisse pas voir ma fille je n'aurais pas le choix, dit Klaus en fermant la porte derrière lui. Et est-ce que ça ne devrait pas être à moi d'être agacé par toi pour ne pas m'avoir dit que l'enfant de ta petite amie était aussi le mien ? Je suis ton frère. Qu'est-il arrivé à « Pour toujours et à jamais », hmm ?
- Premièrement, Caroline n'est pas ma petite amie, répondit Kol. J'ai juste dit ça pour faire plaisir à mère et pour faire comme si je me rangeais. Mais c'est quand même ma meilleure amie, et c'est elle qui flippe parce que le papa de son bébé veut la poursuivre en justice. En ce moment-même, elle est en train de faire les cent pas dans le salon en marmonnant des idioties. D'ailleurs, je crois que j'ai entendu « putain d'Anglais » plus d'une fois. Deuxièmement, oui tu es mon frère, un frère merdique par moments, mais quand même mon frère. Ce n'était pas à moi de te dire ce secret, et je viens seulement de le découvrir moi aussi.
- Donc ce n'est pas ta petite amie ? demanda Klaus, et Kol ronchonna.
- C'est tout ce que tu as retenu de ce que je viens de dire ? fit-il. Non, elle ne l'est pas, mais c'est ma meilleure amie et je ne vais pas te laisser foutre sa vie en l'air.
Kol souffla. Depuis quand était-il la voix de la raison ?
- Tu es quelqu'un d'irréfléchi, comme moi, c'est un trait de famille. Alors je veux que tu y penses. Ce n'est pas un bateau flambant neuf ou une voiture que tu veux obtenir et que tu pourras revendre quand tu n'en voudras plus. C'est une enfant. Une enfant, d'ailleurs, dont tu ignores tout.
- Ella Elizabeth Forbes, quatre ans, un talent artistique prometteur, quelque chose qu'elle a hérité de moi. Son premier mot a été « non » et elle pesait 3,4 kg à la naissance, dit Klaus en commençant sa liste. Elle a récemment commencé un cours d'art pour jeunes étudiants talentueux et est la plus jeune à avoir jamais été acceptée.
Kol le regarda la bouche ouverte.
- Mère m'a mis au courant.
- Tu as réellement eu avec mère une conversation assez longue pour apprendre tout ça ? demanda Kol, choqué. Comment as-tu su le poids d'Ella à la naissance ?
- J'ai demandé un service pour voir son dossier médical, répondit Klaus. On partage aussi le même groupe sanguin.
- Frangin, tu t'y prends vraiment n'importe comment, fit Kol, et Klaus fronça les sourcils.
- Et comment je suis censé m'y prendre ? demanda Klaus, qui en avait vraiment marre que tout le monde lui dise ça.
- Eh bien, arrête de menacer Caroline de la poursuivre en justice pour un droit de visite, et peut-être, ayez une réelle conversation, conseilla Kol. Je peux arranger ça si tu promets d'être civilisé.
- Je suis toujours civilisé, fit Klaus, et Kol leva les yeux au ciel.
K&C
Ella n'avait bien sûr pas conscience de ce qui se passait. Sa mère agissait bizarrement. Elle avait aussi appelé Oncle Kol dès qu'elles étaient rentrées de chez Oncle Stefan et Tante Elena. Sa maman avait demandé à Ella d'aller dans sa chambre et de jouer. Ils voulaient manifestement avoir une conversation de grandes personnes et ne voulaient pas qu'Ella écoute.
Ella avait quand même entendu un mot, père.
Elle se demandait qui était son père. Dans ses rêves, Ella imaginait que c'était un prince de conte de fée ou un super-héros. Dans ses rêves il la prendrait dans ses bras et la ferait tournoyer et lui dirait combien elle lui avait manqué. Il lui demanderait pardon de ne pas avoir été là depuis si longtemps, mais ne la quitterait plus jamais. Le père d'Ella la serrerait dans ses bras et ne voudrait plus jamais la lâcher. Ella aimait sa mère plus que tout, mais elle espérait avoir un père. Elle espérait qu'il se montrerait à la porte et lui dirait combien il était heureux de la voir et à quel point elle était mignonne.
Peut-être qu'il était enfin venu à la maison.
K&C
- Je ne sais pas comment m'y prendre autrement ! s'irrita Klaus au téléphone.
Il parlait à Rebekah qui n'était qu'une personne de plus à lui dire que les avocats et les menaces n'étaient pas ce qu'il devrait utiliser dans cette situation.
- D'ailleurs je suis toujours furieux qu'elle ne m'ait pas dit que j'avais conçu un enfant.
- Je sais que tu es encore en colère, je le suis aussi qu'elle ne m'ait rien dit, dit calmement Rebekah. Mais on doit passer au-dessus de ça parce qu'il ne s'agit pas de nous Nik.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda Klaus.
- L'important n'est pas ce qu'on ressent ou à quel point on est en colère, la seule chose qui compte est cette petite fille, répondit Rebekah. Caroline et toi devez faire passer Ella avant ce que vous ressentez par rapport à ça. Ou ce que vous ressentez l'un pour l'autre.
Klaus était surpris par le discours raisonnable de sa sœur, mais soudain il comprit.
- Tu as parlé de ça à Elijah, n'est-ce pas ? fit-il.
- Eh bien, étant donné que tu ne lui en parleras pas, je devais bien le faire, répondit Rebekah. Il m'a dit qu'il t'avait appelé 3 fois et que tu avais refusé ses appels.
- J'avais beaucoup à faire, je n'avais pas le temps pour une conversation à cœur ouvert avec mon grand frère, dit Klaus, ou plutôt grogna-t-il.
- Mais pourtant tu as pris le temps de parler à mère ? pointa Rebekah. Elijah et toi devez passer au-delà de cette querelle que vous avez. D'ailleurs c'est toi qui as couché avec Tatia, même quand ils se sont fiancés.
- Eh bien c'est fini maintenant qu'ils sont mariés, fit Klaus. J'ai plus important à faire.
- Tatia ne va pas être heureuse d'apprendre ça, dit Rebekah. Tu sais à quel point elle aime l'attention que tu lui donnes.
- Je me contrefous de ce que Tatia aime ou n'aime pas, claqua Klaus. Maintenant si tu veux bien m'excuser, je dois me préparer pour un dîner.
Klaus raccrocha avant que Rebekah puisse ajouter quoi que ce soit. Il se dirigeait vers le bar et s'apprêtait à se servir un verre quand il s'arrêta. C'était probablement mieux de ne pas commencer la soirée comme ça. Ça pouvait attendre. Il valait sûrement mieux être sobre pour le dîner où il devait retrouver Caroline. Klaus alla plutôt à sa valise pour trouver une tenue appropriée pour le dîner de ce soir. Tandis qu'il s'habillait, il vit dans le miroir son reflet et la vilaine cicatrice dans son dos. Celle que son père lui avait donnée. Beaucoup de gens lui demandaient pourquoi il faisait ça. La vérité c'est qu'il ne voulait pas qu'Ella grandisse comme lui. S'il s'avérait qu'Ella était effectivement sa fille, il ne voulait surtout pas qu'elle se sente mise de côté ou pas désirée. Klaus enfila rapidement sa chemise, et la cicatrice fut couverte une fois de plus.
