Traduction de la fiction de peaceful village – Merci à Béné et Saphira Swan pour leur aide.

Merci à Elo69 (C'est rassurant de savoir que Klaus agit avec de bonnes intentions et qu'il ne veut pas faire souffrir Ella, n'est-ce pas ?! Quant à « parler calmement », réponse dans ce chapitre.) et Klaroline68 (Il va falloir être patiente, le dîner se déroule sur deux chapitres. Mais bon, celui-ci donne l'ambiance générale…).


- Caroline, qu'est-ce que tu fais là-dedans ? l'appela Bonnie.

Caroline était assise sur le bord de la baignoire à se ronger les ongles. Elle se retint de jeter un autre coup d'œil au chrono sur son téléphone.

- Hum… un truc ! cria Caroline en retour.

- Dépêche-toi j'ai un rencard avec Jamie, dit Bonnie, et le chrono sur le téléphone de Caroline sonna.

On y était. Elle prit une grande inspiration et retourna le test de grossesse.

Pas d'erreur possible.

Positif.

Elle allait avoir un bébé.

Merde.

Fait chier.

Stupide accent.

Elle ne sortirait plus jamais avec un homme qui avait un accent.

Présent

- Ok, je suis là, dit Katherine en apparaissant sur le seuil de la porte avec une housse de vêtement à la main. Et j'ai apporté un cadeau.

- Oh, merci, fit Caroline en lui prenant la housse des mains.

Au grand dam de Caroline, elle s'était retrouvée extrêmement stressée à propos de ce qu'elle allait porter pour le dîner avec Klaus, mais heureusement elle avait une amie comme Kat avec des relations. Kat la regardait étrangement.

- Quoi ?

- Pourquoi tu te fais belle pour lui ? demanda Katherine, et Caroline blêmit.

- Je ne me fais certainement pas belle pour lui, répondit-elle.

- Bien sûr, fit Katherine en ne la croyant pas une seule seconde. Alors pourquoi as-tu dis que tu voulais être aussi sexy que la princesse Grace de Monaco ?

Caroline fusilla du regard son amie mais Katherine se contenta de sourire.

- D'accord, dit Caroline. Je me fais peut-être belle, mais il se comporte comme un crétin et je veux lui envoyer à la figure que, s'il n'est pas quelqu'un avec qui on peut plaisanter, moi non plus.

- T'as raison ma fille, lança fièrement Katherine.

- Et j'ai apporté les chaussures, dit Elena, apparaissant dans les parages en portant une boîte.

- Parfait, fit Caroline, et elle ferma la porte.

K&C

- C'est une véritable catastrophe, dit Kol à Bonnie dans l'appartement d'en face.

Ella venait de s'endormir dans son lit sans se douter de ce qui se passait autour d'elle.

- Ils sont tous les deux tellement têtes brûlées, maniaques du contrôle, ils s'affrontent… Ça va donner une explosion nucléaire.

- Je suis sûre que ce n'est pas si grave, fit Bonnie en essayant de le faire se sentir mieux.

- Crois-moi, chérie, ça l'est, répondit Kol en buvant une autre gorgée de son verre. Et ce qui est le pire, c'est que je suis celui qui est censé être calme au milieu de tout ça. Depuis quand je suis la voix de la raison ? Je suis le frère irréfléchi qui s'attire toujours des problèmes. Je ne suis pas celui qui est raisonnable. J'aurais juste dû te demander de venir avec moi au mariage, et pas à Caroline.

- Pourquoi tu ne l'as pas fait ? demanda Bonnie, et Kol se figea.

- Hum... C'est tout un ensemble. J'avais prétendu que Caroline était ma petite amie pour ne pas avoir ma mère sur le dos, dit Kol. Je… euh… ne voulais pas que tu aies à mentir et à faire semblant qu'on était ensemble.

- Mais tu as fait mentir Caroline ? fit Bonnie, et Kol se passa la main dans la nuque.

- Elle l'avait déjà fait donc j'ai pensé que ça ne serait pas un gros problème, répondit Kol en essayant de se débarrasser de tout ça.

- J'aurais dit oui, tu sais, dit Bonnie en regardant ses mains et pas lui. Si tu m'avais demandé d'y aller j'aurais dit oui.

- Vraiment ? fit Kol, et Bonnie acquiesça.

Un sourire idiot commença à se former sur son visage.

- Tu m'aimes bien, pas vrai ? demanda Kol d'une voix malicieuse.

- Quoi ? fit Bonnie.

- Tu m'aimes vraiment bien, pas vrai ? ajouta-t-il, et Bonnie leva les yeux au ciel.

- Non, c'est pas vrai, répondit-elle, mais ses joues virèrent au rouge.

Kol continua de sourire largement.

- La ferme.

- Hey Bonnie ? lança Kol.

- Quoi ? grommela-t-elle.

- Tu veux sortir avec moi demain soir ? demanda-t-il, et le froncement de sourcils de Bonnie se transforma en sourire.

- D'accord, murmura-t-elle.

- D'accord, répéta Kol.

K&C

- Ok, rappelle-toi que tu es Miss Mystic Falls, tu ne te laisses pas emmerder par qui que ce soit, dit Katherine tandis que Caroline s'apprêtait à partir. Sois forte et ferme.

- Sois gentille quand même. Ne t'abaisse pas à son niveau, ajouta Elena. Montre-lui que tu ne te soucies pas de son attitude et que tu adoptes une ligne modérée.

Katherine regarda sa sœur et battit des paupières. Cette fille était beaucoup trop gentille.

- J'ai compris, fit Caroline. Etre ferme et ne pas tenir compte de ses conneries, mais essayer de communiquer et adopter une ligne modérée. Je vais être la meilleure personne.

- Parfait, dit Katherine. Mais es-tu sûre de vouloir faire ça ?

- Klaus n'a pas l'air de vouloir abandonner, et je lui fais confiance pour ça, répondit Caroline.

Katherine leva les yeux au ciel. Elle était entourée par des gens avec des auréoles autour de la tête.

- Ne me regarde pas comme ça Katherine.

- D'accord, mais rappelle-toi que j'ai vraiment deux contacts dans mon téléphone qui pourraient le tuer pour toi, juste au cas où, dit Katherine.

- Merci Kat, mais je ne pense pas que tuer Klaus soit le meilleur moyen de gérer ça, répondit Caroline, mais Katherine haussa simplement les épaules.

- Au moins tu as cette option, fit-elle.

- Allez, ça suffit comme ça, dit Elena en se tenant devant sa sœur jumelle. Bonne chance pour ce soir, ne t'inquiète pas, tout va bien se passer. Tu peux le faire.

- Je peux le faire, répéta Caroline, et après un dernier signe de la main elle partit.

- Tu as vraiment deux contacts dans ton téléphone qui seraient prêts à tuer pour toi ? demanda Elena à Katherine après le départ de Caroline.

- Ouais, répondit-elle. Ils sont également très doués pour faire passer ça pour un accident.

K&C

Klaus s'assit à la table en attendant Caroline. Son téléphone vibra dans sa poche et il le prit. Le nom d'Elijah apparut sur l'écran. C'était le deuxième appel aujourd'hui. Pour être sincère, Klaus voulait vraiment lui parler. Elijah avait été ce qui se rapprochait le plus d'un père pendant son enfance, mais c'était il y a longtemps. Trop de choses s'étaient passées depuis. Certaines étaient de sa faute, d'autres de la faute d'Elijah, mais on ne pouvait pas revenir en arrière. Ça ne serait jamais plus comme avant. Klaus était tellement plongé dans ses pensées qu'il n'avait même pas remarqué Caroline arriver à sa table. Elle était éblouissante dans sa robe bleue. Ce n'était pas trop provoquant, mais ça vous donnait envie de chercher ce qu'il y avait en-dessous. Il se leva et lui tira sa chaise.

- Merci, dit-elle en s'asseyant.

- Il y a beaucoup de choses dont on doit discuter, fit Klaus en allant droit au but.

- Peux-tu attendre la fin du dîner pour me servir tes documents sur la paternité ? demanda Caroline. Je n'ai pas mangé de la journée.

- J'ai un laboratoire en attente pour faire le test, dit Klaus sans tenir compte de son commentaire. Tout ce dont j'ai besoin c'est d'un prélèvement de l'intérieur de la joue d'Ella.

- D'accord, répondit Caroline. Je peux m'en occuper demain.

- Bien, fit Klaus, et Caroline eut envie de le frapper.

- Tu as l'habitude que tout soit fait comme tu l'entends, de toute évidence, dit-elle en se penchant en avant. Tu sembles être le genre de gars qui obtient tout ce qu'il veut des gens d'un claquement de doigt, mais ça ne va pas marcher avec moi. Ella est ce qu'il y a de plus important dans ma vie. Elle est tout mon univers. Je ne vais pas te laisser perturber sa vie.

- Je ne veux pas perturber sa vie, amour, je veux juste en faire partie, répondit Klaus, et contre son bon sens Caroline sentit ses barrières commencer à se fissurer.

- Pourquoi ? demanda-t-elle. De nombreuses personnes m'ont dit que tu n'avais pas l'instinct paternel, alors pourquoi fais-tu ça ? Est-ce que c'est de la fierté ? De la culpabilité ? De l'obligation ? Est-ce que tu te sens responsable ? Je t'assure qu'on s'en sort très bien sans aucune aide.

- Je n'ai pas connu mon père, et je ne veux pas qu'Ella vive sa vie sans connaître le sien, l'informa Klaus.

- Attends, tu n'as pas connu ton père ? Je croyais que Mikael était ton père, dit Caroline, perdue.

- Non, je suis le résultat d'une liaison que ma mère a eu. Je n'ai jamais su qui était mon véritable père. Tout ce que je sais c'est qu'il est mort et que Mikael en est probablement responsable, répondit Klaus, le visage dénué d'expression.

Les yeux de Caroline s'agrandirent.

- Je suis désolée, murmura-t-elle.

- Ne le sois pas, je ne suis pas le père idéal, mais il n'empêche que je suis un père, répondit Klaus. Je me sens responsable de mon enfant, et je veux également faire ce qui est le mieux pour elle. Ella est entourée de gens qui l'aiment, que représente une personne de plus ?

Caroline eut encore envie de le frapper Pas parce que c'était un imbécile, mais parce qu'il donnait les réponses parfaites à toutes ses questions. Qu'il aille se faire voir !

K&C

- Bon sang, fit Elijah en regardant son téléphone.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Tatia, et Elijah rangea son téléphone dans sa poche.

- Niklaus ne répond pas, dit-il. J'espérais réussir à le joindre avant son dîner avec Caroline.

Cela attira l'attention de Tatia.

- Un dîner ? fit-elle, essayant de paraître aussi indifférente que possible. Je pensais qu'il était trop contrarié pour lui parler et qu'il ferait tout passer par son avocat.

- Kol l'a persuadé du contraire, expliqua Elijah en faisant face à sa femme. Les choses ne tournent pas comme tu l'espérais ?

- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda-t-elle en feignant l'ignorance.

- Je sais pourquoi tu as parlé d'Ella à Niklaus, tu voulais qu'il soit en colère contre Caroline et par conséquent éliminer la concurrence, répondit calmement Elijah. Quel que soit le jeu auquel tu essayes de jouer, cette fois, il semblerait que tu sois en train de perdre.

Tatia le fusilla du regard mais Elijah se contenta de sourire. Il quitta la pièce, la laissant alors qu'elle s'emportait. Elle saisit son téléphone et le lança à travers la pièce. Il heurta le mur et vola en éclats.

K&C

- Dis-m'en plus sur toi, fit Klaus une fois qu'ils eurent passé commande.

Ils avaient un peu plus parlé d'Ella et du test de paternité, mais ils pensaient que c'était mieux d'en apprendre plus l'un sur l'autre étant donné qu'ils pourraient être amenés à élever un enfant ensemble.

- Qu'est-ce que tu veux savoir ? demanda Caroline.

- Tes espoirs, tes rêves, tout ce que tu attends de la vie, répondit Klaus, et Caroline rit.

- Ça peut prendre un moment, dit-elle.

- Commençons simplement par ton travail, proposa Klaus en prenant une gorgée du vin qu'ils avaient commandé.

- Je travaille dans une agence organisatrice d'évènements, dit Caroline.

- Oh, vraiment ? fit Klaus, intéressé. Est-ce que tu organises beaucoup d'évènements ?

- Je suis encore l'assistance de l'une des organisatrices, mais j'espère qu'un jour… expliqua Caroline. Une grande partie du travail consiste à connaître les bonnes personnes, et je n'ai pas vraiment eu le temps de sortir et d'essayer de rencontrer ces personnes. Comme je l'ai dit, Ella passe en premier. Mais j'ai une vie décente et ma patronne est sympa.

- Pour moi, tout ce dont tu as besoin c'est qu'on te laisse ta chance, dit Klaus, et Caroline acquiesça.

- Il me faut juste une opportunité de montrer ce dont je suis capable, ajouta-t-elle en buvant une gorgée de son vin. Ta mère a mentionné que tu aimais les choses de ce genre. Organiser des soirées et des trucs de ce genre.

- J'ai effectivement toujours adoré les bonnes fêtes, fit Klaus avec un demi-sourire. A l'université d'Oxford, leur organisation semblait toujours retomber sur moi. Damon, un de mes vieux amis, était le plus souvent hébété par l'alcool et n'était pas d'une grande aide. Je n'arrive pas à comprendre par quel miracle il a réussi à obtenir son diplôme. C'est un bon avocat maintenant. Ça peut s'avérer pratique de connaître quelqu'un comme lui.

Les yeux de Caroline s'agrandirent sous le choc. Ça ne pouvait pas, n'est-ce pas ?

- Attends, ton avocat est Damon Salvatore ? fit-elle en faisant presque tomber sa fourchette.

Stefan avait mentionné que son frère était allé à Oxford, et c'est là qu'il avait dû rencontrer Klaus.

- Oui, tu as entendu parler de lui ? demanda Klaus.

- Mon avocat est Stefan Salvatore, répondit Caroline, et Klaus leva ses sourcils.

- Vraiment ? fit-il, surpris. Le monde est petit.

- Ça aurait presque valu le coup de les voir s'affronter, dit Caroline. On appelle Stefan L'Eventreur, tu sais, à cause de son aptitude à éventrer le dossier de l'opposition.

- Damon est assez impitoyable lui aussi, répondit Klaus.

- Je sais, on m'a collé un rencard avec lui une fois, lui raconta Caroline.

Klaus faillit s'étrangler avec son repas, mais Caroline ne remarqua rien et continua :

- Ça ne s'est pas bien passé. Ella a eu mal au ventre et j'ai dû partir au milieu du dîner pour la rejoindre.

- Dommage, marmonna Klaus.

- Tu disais ? demanda Caroline.

- Rien, amour, dis-m'en plus sur ton travail, répondit Klaus. C'est quelle agence ?

K&C

Quand le serveur s'arrêta à leur table avec la carte des desserts, Caroline sut qu'ils ne pourraient reporter le sujet plus longtemps. Le serveur était à peine hors de portée d'oreille quand elle mit les bras sur la table et se pencha plus près.

- Voilà ce que je te propose, fit-elle en passant aux choses sérieuses.

Ça suffisait, les petites discussions et les problèmes légaux. C'était maintenant le moment d'aborder le principal problème : le présenter à Ella.

- Je ne peux pas directement te présenter à Ella comme son père.

- Pourquoi pas ? demanda Klaus en n'aimant pas ça du tout.

- Je ne veux pas la bouleverser, Ella a seulement 4 ans, tu te souviens ? expliqua Caroline, et elle continua. Ella connaît Kol. Elle l'aime et elle lui fait confiance. Alors je vais d'abord te présenter à elle comme étant le frère de Kol.

- Attends… commença Klaus, mais Caroline le coupa.

- Je vais d'abord te présenter comme le frère de Kol parce que si tu décides que tu ne peux pas gérer ça, Ella n'aura pas le cœur brisé quand tu partiras. C'est le marché.

Klaus resta silencieux un moment à y réfléchir.

- D'accord, dit-il, de toute évidence mécontent, mais conscient que c'était le meilleur moyen de gérer ça.

A sa grande surprise Caroline commença à rire.

- Qu'y a-t-il de si drôle ?

- Ella a le même regard quand quelque chose ne se passe pas comme elle veut, dit Caroline en souriant encore.

- Vraiment ? fit Klaus, et Caroline acquiesça.

- Le même regard dur et le même tempérament obstiné, lui raconta-t-elle. Il y a eu des moments, quand Ella grandissait, où je pensais « Qui est cette enfant ? ». Parfois, elle pouvait être si sérieuse et passionnée. Ça prend tout son sens maintenant.

- Ah oui ? s'étonna Klaus.

- Oui, elle tient ça de toi, et le côté artistique, bien sûr, répondit Caroline.

Et pour la première fois de la soirée, Caroline vit un vrai sourire, sincère, sur le visage de Klaus. Pas une grimace, pas un sourire moqueur, mais un véritable sourire. Il avait un très beau sourire.

- Alors… hum… ça fait un moment qu'Ella et moi ne sommes pas allées au zoo. Je pensais l'y emmener ce week-end. Tu peux venir aussi si tu veux.

- Oui, répondit Klaus sans hésiter. J'adorerais.

Ils restèrent dans un silence confortable un moment, digérant tous les deux tout ça, quand quelqu'un arriva à leur table et dit « Caroline ? ». Caroline leva la tête et ses yeux s'agrandirent.

- Tyler.