Traduction de la fiction de peaceful village – Merci à Béné et Saphira Swan pour leur aide.
Merci à Elo69 (Caroline n'est pas du genre à se laisser marcher dessus par qui que ce soit, c'est pour ça qu'on l'adore ! Quant à Tyler, on démarre ce chapitre avec lui, mais dans un flashback pour commencer…) et Klaroline68 (Je suis vraiment contente que cette histoire te plaise, c'est toujours un plaisir de lire tes reviews !).
Sinon, j'ai un problème… Pour l'instant, cette fiction compte 12 chapitres.
Si je continue à publier toutes les semaines, il faudra ensuite attendre longtemps que le suivant sorte en anglais, et surtout que j'ai le temps de le traduire (comptez plusieurs semaines…).
Autre solution : espacer les dates de publication (une semaine sur deux pour l'instant, par exemple).
Qu'en pensez-vous ? Je ferai en fonction des préférences qu'on me communiquera, mais de toute façon, vendredi prochain, je n'aurai probablement pas accès à internet…
Il y eut un coup bruyant frappé contre la porte. Caroline regarda l'horloge. Il était seulement 7h. Qui diable pouvait bien frapper à leur porte si tôt ?
- Fais que ça s'arrête ! cria Bonnie de sa chambre, et Caroline pouvait visualiser son amie se mettre la tête dans son oreiller.
- C'est probablement Katherine, c'est la seule à être assez folle pour être debout à cette heure, dit Caroline en se levant.
Elle se frotta les yeux et marcha vers la porte. Elle l'ouvrit et vit Tyler face à elle. Elle ne l'avait pas vu depuis la soirée où elle avait rencontré Klaus.
- Tyler, fit Caroline en clignant des yeux pour se réveiller, qu'est-ce que tu fais là ?
- Est-ce qu'au moins tu songeais à me le dire ? demanda Tyler en entrant dans l'appartement.
- Te dire quoi ? s'étonna-t-elle.
Il était beaucoup trop tôt pour gérer ça.
- Hum… le fait que tu es enceinte ? fit Tyler, et ça réveilla aussitôt Caroline.
- Qui t'en as parlé ? demanda-t-elle.
- Un de mes amis d'école qui m'a demandé si j'allais avoir une fille ou un garçon, répondit Tyler. Je ne comprenais vraiment pas de quoi il voulait parler, mais après tout s'est éclairé. Tu dois être enceinte.
- Je suis enceinte, dit Caroline. Mais… mais il n'est pas de toi.
- Quoi ? hurla Tyler. Tu t'es bien foutue de ma gueule ! J'ai peut-être rompu avec toi mais je ne t'ai jamais trompée ! Comment t'as pu faire ça !
Caroline avait envie de pleurer, c'était trop tôt pour ça.
- Tyler, calme-toi, fit-elle en levant les mains. Je ne t'ai jamais trompé. Je ne suis enceinte que de trois mois. On n'a pas fait l'amour depuis quatre mois.
- Oh, se détendit Tyler. Alors il est de qui ?
- Ce soir-là au bar, l'homme qui m'a offert un verre ? C'est lui, expliqua Caroline. Je n'ai aucune idée de qui c'est, je ne connais que son prénom. Je vais le faire seule.
- Oh, répéta Tyler, mais Caroline put voir le soulagement sur son visage.
- C'est quoi ce merdier que tu vas faire seule ? fit Bonnie en entrant dans la pièce.
Tyler et Caroline se retournèrent et la regardèrent.
- Tyler.
- Bonnie, dit Tyler, et les trois restèrent là, gênés. Eh bien, je vais y aller. Salut.
- Salut Tyler, répondit Caroline en fermant la porte. C'était sympa.
- Il n'a pas inventé l'eau chaude, n'est-ce pas ? remarqua Bonnie et Caroline acquiesça.
- 5 ans de ma vie, fit-elle, et elles retournèrent au lit.
Le présent
- Tyler, dit Caroline en regardant les yeux grand ouverts son ex petit ami.
- Hey, Care, fit Tyler en souriant. Comment vas-tu ?
- Bien, répondit-elle. Je vais bien. Qu'est-ce que tu fais à Chicago ?
- Un de mes vieux amis se marie, répondit-il. Je suis venu pour le mariage. Mystic Falls peut survivre sans son Maire pendant un week-end.
Tyler regarda Klaus.
- Tyler, je te présente Klaus… mon petit ami, dit Caroline, et Klaus s'étouffa avec le verre de vin qu'il buvait. Ça va, mon chéri ?
- Oh, ça va amour, répondit Klaus.
- Attends… dit Tyler en regardant Klaus. C'est le mec du bar. Le père d'Ella. Je croyais que tu avais dit que tu n'avais aucune idée de qui c'était ?
- C'était le cas, mais il s'est avéré qu'il est le frère de mon voisin, donc on a repris le contact quand il est venu rendre visite à son frère, n'est-ce pas ? expliqua Caroline, et elle donna un coup de pied à Klaus sous la table.
- C'est exact, fit Klaus en lui rendant son coup de pied.
- Oh, c'est super, dit Tyler.
- Comment va Hayley ? demanda poliment Caroline.
- Elle va bien, les enfants aussi, répondit Tyler, et Caroline lutta pour garder son sourire hypocrite sur le visage.
- Voilà votre addition, M. Mikaelson, dit le serveur en tendant l'addition à Klaus.
- Merci, répondit celui-ci, ne s'occupant même pas de regarder la note avant de sortir sa carte de crédit.
- Mikaelson ? fit Tyler. Comme dans Klaus Mikaelson ?
- Oui ? s'étonna Klaus.
- Ma mère vient d'acheter une de vos peintures, elle en parle continuellement, lui raconta Tyler. Elle m'a dit que vous ne quittiez jamais l'Europe. Ma mère a dû aller en Angleterre pour l'acheter.
- Comme vous pouvez le voir, il m'arrive de quitter l'Europe, répondit Klaus comme s'il parlait à un nigaud. Je dois voir mon amie et ma fille, n'est-ce pas ? Si vous voulez bien nous excuser, Tyler, on doit vraiment y aller.
- Oh, bien sûr, désolé, fit Tyler. Je vous laisse. C'était bon de te revoir Caroline.
- Pour moi aussi, répondit Caroline, et elle retourna son regard vers Klaus qui souriait moqueusement.
- Petit ami, hein ? fit celui-ci.
- La ferme, répondit-elle en se massant les tempes.
- Donc, il jouait au football, n'est-ce pas ? dit Klaus, et Caroline cligna des yeux.
- Comment tu l'as su ? demanda-t-elle.
- Il en a le genre, et laisse-moi deviner, tu étais la capitaine des cheerleaders, ajouta-t-il.
- Est-ce que tu as cherché nom numéro de sécurité sociale et ma déclaration de revenus aussi ? demanda Caroline, et Klaus leva les yeux au ciel.
- Je me souviens de notre nuit ensemble que tu étais très flexible, expliqua-t-il, et Caroline rougit. Cheerleader était la conclusion logique et bien sûr tu aurais été capitaine. Tu ne te serais pas contentée de moins.
- Oui, si tu veux savoir Tyler était dans l'équipe de football et j'étais la capitaine des cheerleaders, dit Caroline. Et pendant qu'on est sur le sujet des ex, pourquoi ne me parles-tu pas de la tienne ?
- Tatia ? demanda Klaus, et Caroline acquiesça.
- Je vous ai vus ensemble au mariage, dit-elle doucement.
Klaus ne dit rien pendant un moment.
- Eh bien ça explique pourquoi tu ne m'as pas parlé d'Ella, tu doutais probablement de ma nature après ça, fit Klaus.
Le serveur revint avec l'addition. Klaus prit la note et la signa.
- Laisse-moi donner le pourboire, demanda Caroline, mais Klaus l'ignora.
- Viens, allons marcher, dit-il en se levant.
Caroline se leva et le suivit.
K&C
C'était une soirée agréable et ils marchèrent en silence pendant un moment. Les talons de Caroline lui faisaient mal donc elle enleva ses chaussures et maintenant Klaus les tenait.
- Je l'aimais, fit Klaus, et Caroline le regarda. Tatia. Tout du moins, de la façon dont n'importe quel garçon insensé peut aimer quelqu'un. Tout le monde dit que je n'ai pas l'instinct paternel, et ils ont raison, mais la seule fois où j'ai vraiment pensé à avoir des enfants, c'est quand j'étais avec elle. Ensuite j'ai commis l'erreur de l'amener à la maison pour qu'elle rencontre ma famille.
- C'est là qu'elle a rencontré Elijah ? demanda Caroline.
- Oui, répondit Klaus. Elle lui a plu tout de suite, ça se voyait. C'était immature, mais j'étais content d'avoir quelque chose que mon frère voulait parce que ça n'était jamais arrivé avant. Ensuite mon père est mort et Elijah a eu ce titre reluisant auquel il était difficile de résister tandis que j'étais juste un artiste débutant.
- Donc elle a rompu avec toi et est sortie avec lui ? dit Caroline.
- Exact, après ça je me suis jeté dans mon art et j'ai finalement commencé à faire quelques affaires. Avant de m'en rendre compte, j'avais de l'argent et une jolie carrière d'artiste, lui raconta Klaus. J'ai commencé à être invité à des soirées privées et à apparaître dans des magazines d'art. J'avais réussi, et à cause de certains évènements que je ne relaterai pas, Elijah a dû abandonner son titre.
- Laisse-moi deviner, Tatia a commencé à revenir vers toi ? fit Caroline.
- En effet, et j'étais suffisamment en colère et malveillant pour recommencer quelque chose avec elle, répondit Klaus. Mais maintenant ils sont mariés et c'est bien fini, même moi j'ai assez le sens de l'intégrité, ajouta-t-il. J'ai eu des liaisons avec des femmes mariées, oui, mais pas avec la femme de mon frère. Il y a des lignes que même moi je ne franchirai pas.
- C'est bon à entendre, dit Caroline avant d'ajouter : enfin, à part pour ce qui est d'avoir des liaisons avec les épouses d'autres hommes.
- Qu'est-ce que j'y peux? Les riches femmes dans la cinquantaine aiment mes peintures et moi, répondit Klaus, et Caroline rit. Je ne sais vraiment pas pourquoi je t'ai raconté ça.
- Je n'étais pas sûre de pouvoir t'accorder ma confiance après ce que j'ai vu, mais en me racontant tout ça, je pense que tu commences à la gagner, fit Caroline.
A sa grande surprise, Klaus rit.
- Quoi ?
- Le Petit Chaperon Rouge dit au Loup « Je te fais confiance », expliqua Klaus. Les derniers mots qu'elle ait jamais prononcés.
- Quoi ? Est-ce que tu vas essayer de me manger ? demanda Caroline, et Klaus eut un large sourire.
- Déjà fait, amour, dit-il, et les joues de Caroline virèrent au rouge. Fais-le-moi savoir si tu veux que je recommence.
Caroline reprit ses chaussures et le frappa avec.
- Je vais te dire autre chose, mon ange.
- Quoi ? demanda-t-elle.
- Tomber amoureux est quelque chose que je ne referai plus jamais, répondit Klaus.
K&C
Klaus regardait l'enveloppe sans oser l'ouvrir. Sa vie changerait à la seconde où il lirait les résultats. Si Ella était bien de lui, alors il tiendrait toutes ses promesses. Si elle ne l'était pas, Klaus pourrait retourner à sa vie. Mais voulait-il qu'Ella soit sa fille ? Après Tatia, Klaus n'avait plus jamais repensé à avoir des enfants, et s'il s'avérait qu'Ella n'était pas de lui, une part de lui serait déçue. Klaus prit une grande inspiration et ouvrit l'enveloppe. Il lut la lettre attentivement et la reposa. Il fit le tour de sa chambre d'hôtel, reprit la lettre et la regarda encore.
Il avait une fille.
Ella était de lui.
Klaus prit son téléphone et regarda les numéros. Il marqua une pause au nom d'Elijah mais ne trouva pas la force de l'appeler. A la place, il descendit d'un contact. Klaus pressa la touche et porta le téléphone à son oreille.
- Bonjour, eh bien, elle est de moi, dit-il à la personne à l'autre bout du fil. Ella est ma fille.
K&C
- Ça s'est bien passé ? dit Katherine, surprise. Mais c'était un tel crétin.
- Je sais, répondit Caroline, tout aussi surprise qu'elle. Mais on a bien discuté et il s'est même ouvert à propos de Tatia.
- Qu'on déteste, c'est ça ? fit Katherine, et Caroline acquiesça.
- Oui, on la déteste totalement, répéta Caroline.
- Maman ! appela Ella. Regarde comme je vais haut !
- Je vois, trésor, dit Caroline en souriant à sa fille sur la balançoire. Fais attention.
- Donc tu vas vraiment le faire ? demanda Katherine. Laisser Klaus entrer dans sa vie ?
- Maintenant qu'il a arrêté de me menacer de me poursuivre en justice, oui, répondit Caroline. Je ne crois pas qu'il va mettre la pagaille dans sa vie. Il sera juste une personne de plus à l'aimer.
Caroline sourit légèrement. Oh non. Katherine connaissait ce regard. C'était le même regard que Caroline utilisait à l'époque quand il s'agissait de Tyler Sans Cervelle.
- Oh, ne prends pas ce chemin-là, fit fermement Katherine.
- Quel chemin ? demanda innocemment Caroline.
- Tu sais exactement lequel, répondit Katherine. Monsieur l'Artiste Torturé s'est ouvert à toi une fois et maintenant tu es complètement gaga de lui.
- Je ne suis pas gaga de Klaus. J'ai une règle de non-accent, tu te rappelles ? fit Caroline. Les résultats sont tombés, s'il choisit d'être une part de sa vie, alors il sera une part de la mienne. Je suis juste contente qu'on s'entende bien maintenant, c'est tout.
Caroline se leva pour aller jouer avec Ella, laissant là Katherine.
Katherine avait toujours été douée pour comprendre les gens. Ce Klaus avait peut-être eu le cœur brisé par Tatia, mais c'était un bourreau des cœurs lui-même. Katherine connaissait Caroline depuis toujours, cette fille tombait vite et éperdument amoureuse, mais personne ne l'avait jamais rattrapée. Ils avaient tous laissé Caroline s'écraser au sol.
- Désolée je suis en retard, fit Elena en s'asseyant à côté d'elle.
- Pas de problème, dit Katherine. Où est Bonnie ?
Elena sourit.
- Bonnie avait un rencard avec Kol hier soir et je n'ai pas eu de ses nouvelles depuis, lui raconta-t-elle. On dirait qu'ils ont finalement admis leurs sentiments.
- J'en ai perdue une autre, souffla Katherine. Tu es mariée, Bonnie et Kol commencent à sortir ensemble, Caroline va sauter sur le père de son bébé avant qu'on s'en rende compte. Je suis la seule fille intelligente qui reste.
- Je crois juste que tu n'as pas encore rencontré le bon gars, dit Elena, et Katherine leva les yeux au ciel.
- Il n'y a pas de bon gars pour moi, répondit-elle.
K&C
Elijah venait de raccrocher d'avec Rebekah. Apparemment elle prévoyait d'aller rendre visite à Kol à Chicago. Elle ne dupait personne. Ils savaient tous que Rebekah allait enquêter sur leur nièce récemment découverte. Oui, les résultats étaient tombés. Ella était en fait leur nièce. C'était dur d'imaginer Klaus en père, mais Elijah avait foi en lui.
- Elijah ? l'appela Tatia et Elijah retint un gémissement.
- Oui ? fit-il en lui faisant face.
- A qui parlais-tu ? demanda-t-elle.
- A Rebekah, répondit Elijah. Elle veut aller à Chicago pour voir Ella. Je songe à y aller également.
- On va aller à Chicago ? s'étonna Tatia, et Elijah secoua la tête.
- Je vais aller à Chicago, corrigea-t-il. Toi, ma chère, tu vas rentrer en Angleterre.
- Mais… commença Tatia, mais Elijah leva la main.
- Tu dois récolter seule ce que tu as semé, fit Elijah, et il reprit son téléphone pour prendre ses dispositions.
K&C
- T'as l'air nerveux, commenta Kol, et Klaus le fusilla du regard.
- La ferme, répondit-il.
- C'est juste le zoo, fit Kol en essayant de rassurer son frère qui était manifestement totalement flippé. Ella va juste montrer du doigt tous les animaux qu'elle veut ajouter à sa collection d'animaux en peluche. Achète-lui un tigre en peluche et elle t'aimera pour toujours.
- Vraiment ? s'étonna Klaus.
- En gros, oui, répondit Kol en haussant les épaules. Oh, et ne te vexe pas si Ella essaye d'imiter ton accent. Elle aime bien nos voix marrantes d'Anglais.
- D'accord, dit Klaus.
- Tu vas t'en sortir, promit Kol.
- Et si elle ne m'aime pas ? demanda Klaus, et Kol retint un rire.
- Si tu as réussi par je ne sais quel miracle à te faire suffisamment apprécier de Caroline pour qu'elle te laisse voir Ella, tu n'as pas besoin de t'inquiéter pour Ella, le rassura-t-il. C'est une mini Caroline. Même si elle a beaucoup de « moments Klaus », comme quand elle est vraiment grincheuse.
- Je ne suis pas grincheux, rétorqua Klaus, mais Kol leva les yeux au ciel.
- Tu vas t'en sortir, frangin, répéta-t-il. Vas-y et sois le gars charmant, gentil, que je sais être enfoui très très profondément en toi.
Klaus quitta l'appartement de Kol et alla à la porte de chez Caroline. Il prit une profonde inspiration et frappa à la porte. Quand elle s'ouvrit, il n'y avait personne, mais ensuite Klaus regarda plus bas et vit la plus magnifique petite fille sur laquelle ses yeux s'étaient jamais posés.
- Bonjour, fit la voix chantante de la petite fille.
L'univers entier de Klaus bascula.
