Traduction de la fiction de peaceful village – Merci à Béné et Saphira Swan pour leur aide.
Merci à Elo69 (Moi aussi, j'ai adoré le fait que Klaus ait besoin que Kol le rassure !)et Klaroline68 (Je pense que ce chapitre va te plaire…).
Caroline arriva dans le salon pour voir Klaus et Ella se regarder l'un l'autre fixement.
- Ella, qu'est-ce que j'ai dit à propos d'ouvrir la porte ? dit Caroline, et ils quittèrent tous les deux leur transe pour la regarder.
- N'ouvre pas la porte à moins qu'un adulte soit dans la pièce avec toi, répondit Ella en baissant les yeux.
- Et est-ce qu'il y avait un adulte dans la pièce avec toi ? demanda Caroline.
- Non, marmonna Ella.
- Qu'est-ce que tu feras la prochaine fois que quelqu'un frappera à la porte ? reprit Caroline.
- Je te le dirai pour que tu ailles ouvrir, dit Ella, et Caroline sourit.
- C'est bien, fit-elle, et elle s'adressa finalement à Klaus. Entre.
Klaus entra dans l'appartement et Caroline sentait qu'il était nerveux, même s'il ne voudrait jamais l'admettre évidemment.
- Merci de m'avoir invité, dit-il, et Ella fit de grands yeux.
- Il parle bizarrement comme Oncle Kol ! s'exclama-t-elle, et Caroline rit.
- Je sais, en fait c'est le frère d'Oncle Kol, lui expliqua-t-elle. Il vient avec nous au zoo aujourd'hui, n'est-ce pas ?
- Oui, je m'appelle Klaus, dit Klaus à Ella.
- Kloose, fit Ella en déformant son nom.
- Klaus, ma puce, corrigea Caroline.
- Kloose, répéta Ella, puis elle parut contrariée. J'arrive pas à le dire.
- C'est un nom difficile, mon ange, la rassura Klaus en se penchant pour être à sa hauteur. Alors pourquoi ne m'appellerais-tu pas Nik ? C'est comme ça que ma sœur m'appelle.
Il lui donna un petit coup sur son nez avec son doigt.
- Nik, répéta Ella, et Klaus sourit. Tu as des fossettes, comme moi ! Maman adore mes fossettes, elle dit que c'est la chose la plus adorable qu'elle ait jamais vue !
- Vraiment ? s'étonna Klaus en se relevant et en regardant Caroline. Tu penses que les fossettes sont adorables, amour ?
- Je pense que les fossettes d'Ella sont adorables, répondit-elle. Maintenant, arrêtons de parler de ça et allons au zoo !
- Ouais ! fit Ella, surexcitée. Je veux voir les lions, et les éléphants, et les girafes, et les tigres, et les…
Ella commença à lister chaque animal connu de l'Homme alors qu'ils franchissaient la porte.
K&C
Après l'incident des « fossettes », Caroline avait peur qu'Ella commence à remarquer plus de ressemblances entre elle et Klaus, mais elle semblait maintenant trop distraite par les animaux pour s'en préoccuper. Caroline regardait Ella aller et venir parmi les animaux et Klaus était pendu à ses lèvres. Un regard vers eux et vous pouviez voir qu'ils étaient père et fille. Tout le monde répétait continuellement à quel point Ella ressemblait à Caroline, mais ils ne l'avaient pas vue à côté de Klaus. D'accord, Ella ressemblait plus à Caroline physiquement, mais Klaus et elle avaient les mêmes expressions et les mêmes tics. Ils penchaient même la tête au même moment à la maison des reptiles. C'en était presque comique. Klaus racontait aussi à Ella des histoires sur sa rencontre avec un lion et un éléphant. Caroline n'était pas sûre de savoir si elles étaient vraies ou non, mais Ella semblait les aimer.
- Je vois pas, protesta Ella alors qu'elle sautait pour essayer d'avoir une meilleure vue, mais était bloquée par la foule.
Klaus tendit la main et Ella la prit sans hésitation.
- Accroche-toi, d'accord ? fit-il, et Ella acquiesça.
Klaus la prit par les bras et la plaça sur ses épaules avant que quiconque ait pu cligner des yeux.
- Waouh ! s'exclama Ella. Maman, regarde comme je suis grande !
- Je vois ça, répondit Caroline, et elle chuchota à Klaus : Si tu la laisses tomber, je te tue.
- Je ne vais pas la laisser tomber, amour, dit Klaus en levant les yeux au ciel. Je faisais ça tout le temps avant.
- Avec Rebekah ? demanda Caroline.
- Hum… oui… avec Rebekah, fit Klaus en évitant son regard.
Bizarre.
Ella attira encore leur attention donc Caroline ne put en savoir plus, mais elle ne pouvait se débarrasser de l'idée que Klaus lui cachait quelque chose, une fois de plus, mais elle n'allait pas approfondir le sujet maintenant. La journée se déroulait trop bien pour déterrer un drame supplémentaire.
Klaus leur offrit le déjeuner. Caroline essaya encore de protester, mais comme la fois d'avant il se contenta de l'ignorer. Caroline savait qu'il avait de l'argent, beaucoup même, mais elle ne voulait pas qu'il ait l'impression qu'il devait tout payer dorénavant. Caroline était parfaitement capable de payer elle-même, elle n'avait pas besoin de son argent. C'était un problème pour Caroline, d'ailleurs : elle avait l'habitude de veiller sur tout le monde autour d'elle, mais personne ne veillait réellement sur elle. Elle ne savait pas vraiment laisser les autres prendre soin d'elle. Une fois encore, elle chassa cette pensée de son esprit. Elle allait laisser couler. La journée se passait super bien et Caroline n'allait pas laisser son côté névrosé tout gâcher.
- C'est quoi ton travail d'adulte, Nik ? demanda Ella à Klaus tandis qu'ils mangeaient.
- Ma puce, ne parle pas la bouche pleine, intervint Caroline. Tu vas t'étouffer.
Ella se donna en spectacle en avalant sa nourriture.
- Je suis un artiste, mon ange, répondit Klaus.
- Je veux être une artiste ! fit Ella, excitée. Tout le monde dit que je suis très douée !
- Je n'ai aucun doute là-dessus, répondit Klaus, puis il demanda : Pourquoi ne me montrerais-tu pas quelques-uns de tes dessins quand on retournera chez toi ? J'adorerais regarder le travail d'une autre artiste. Je suis sûr que c'est spectaculaire.
Ella rougit.
- Il peut, maman ? demanda-t-elle en se tournant vers Caroline.
- Après ta sieste, répondit Caroline, et Ella fronça les sourcils.
- Mais je suis pas fatiguée, insista-t-elle.
Une heure et demie plus tard, Ella était complètement vannée. Au lieu de la porter sur ses épaules, Klaus transportait maintenant une Ella presque endormie jusqu'à la voiture. Il commença ensuite à la mettre dans son siège auto.
- Je peux… fit Caroline, mais Klaus la coupa.
- Je l'ai, dit-il, mais Caroline ne pouvait s'empêcher de regarder pour être sûre qu'il le faisait correctement.
Il l'installa parfaitement, et ne la réveilla même pas. N'y avait-il rien que ce gars ne pouvait faire ? Ah oui, avoir une liaison avec la femme de son frère. Elle avait presque oublié ça.
- Tu t'en es super bien sorti, dit Caroline sur le trajet du retour.
Elle vit Klaus laisser échapper un minuscule soupir de soulagement.
- Tu n'as même pas eu besoin de lui acheter un animal en peluche pour qu'elle t'apprécie.
- Et si je lui achetais juste un poney ? proposa Klaus avec un large sourire.
Caroline le fusilla du regard.
- Hors de question, répondit-elle. Et elle va essayer de te parler pour que tu lui en donnes un, aussi. Elle est très persévérante. Je me demande de qui elle tient ça ?
Klaus sourit une nouvelle fois.
- Est-ce qu'elle me ressemble vraiment beaucoup ? demanda-t-il.
- Eh bien, plus j'apprends à te connaître, plus je vois à quel point vous êtes semblables, répondit Caroline. Ella est ta fille, c'est évident.
- Je veux qu'elle le soit, dit Klaus. Je veux qu'elle soit ma fille.
Le rythme cardiaque de Caroline accéléra.
- Tu en es sûr ? fit-elle en le regardant.
- Je n'ai jamais été plus sûr de quoi que ce soit dans ma vie, répondit Klaus, le regard si intense que Caroline dut détourner les yeux.
K&C
Klaus porta une Ella endormie dans l'appartement. Caroline indiqua la chambre d'Ella et il l'y porta et l'allongea sur son lit. Klaus tira la couverture au bout du lit sur elle. Il la regarda une seconde. La regarda simplement. Regarda la façon dont sa poitrine se soulevait et s'abaissait à chaque petite respiration. Observa tandis qu'Ella se tournait et replongeait dans son sommeil. Une mèche tomba sur son visage et Klaus l'en dégagea. Il n'avait jamais vu un spectacle aussi magnifique de sa vie. Comment était-il possible d'aimer quelqu'un que l'on venait juste de rencontrer ? Il sentit qu'on l'observait et Caroline se tenait dans le couloir. Elle lui sourit doucement et il marcha jusqu'à elle. Caroline éteignit la lumière et laissa la porte entrouverte.
- Elle va dormir un moment avec la journée qu'elle a passée, dit-elle. Tu veux rester pour le dîner ? Je n'ai pas de grands talents culinaires, mais Bonnie a déposé des lasagnes si tu veux.
- Ça donne envie, amour, mais j'ai peur de ne pas pouvoir, regretta Klaus. J'ai des appels à passer ce soir, quelques affaires qui requièrent mon attention.
- Oh, d'accord, bien sûr, fit Caroline.
- Dis à Ella que je viendrai voir ses dessins demain, elle a ma parole, reprit Klaus, et Caroline acquiesça.
Il lui serra rapidement la main et partit. Caroline s'appuya contre la porte.
Klaus voulait d'Ella.
Il voulait être son papa.
Ella avait finalement un père.
Caroline essuya une larme qui était tombée sur sa joue.
Son bébé avait finalement un père.
K&C
- Je suis désolé de ne pas avoir pu rester hier, dit Klaus à Ella le jour suivant. Mais j'ai quelque chose pour toi pour me faire pardonner. Ferme les yeux.
Ella s'exécuta et ferma les yeux. Klaus mit quelque chose dans sa main.
- Ok, mon ange, ouvre-les.
Ella ouvrit les yeux et vit que dans sa main il y avait un dessin d'elle avec un poney, ou un étalon comme il aimait les appeler.
- Waouh, fit Ella en regardant le dessin avec de grands yeux. Ça me ressemble tellement ! Tu es vraiment doué.
- Merci, ça signifie beaucoup de la part d'une autre artiste telle que toi, répondit Klaus, et Ella rit.
Elle adorait la façon dont il parlait. Elle adorait aussi qu'il lui parle comme à une grande, et pas comme à une petite fille. Ella regarda sa maman.
- Maman, tu peux le mettre sur le frigo, s'il te plaît ? demanda-t-elle. Juste au milieu ?
- Bien sûr, répondit Caroline en lui prenant le dessin et en le mettant au centre du frigo.
On frappa à la porte. Caroline alla ouvrir et vit Bonnie et Kol sur le seuil.
- Hey, fit-elle.
- Hey Care, fit Bonnie en entrant dans l'appartement.
Elle observa Klaus et remarqua qu'il était effectivement beau gosse, mais il y avait quelque chose en lui qui ne lui inspirait pas confiance. Kol la suivit.
- Oncle Kol, j'ai rencontré ton frère ! s'exclama Ella, surexcitée, dès qu'elle le vit.
- Je vois ça, répondit-il, et il alla les rejoindre.
- Il a dit qu'il aimait bien mes dessins et il en a même fait un de moi ! ajouta-t-elle presque en sautillant.
Kol sourit. Il aimait qu'Ella soit si heureuse. Elle alla vers Bonnie et lui montra le dessin.
- T'as même pas eu besoin de lui acheter un animal en peluche, pas vrai frangin ? se moqua Kol.
Klaus le fusilla du regard. Tandis que les filles étaient occupées, le visage de Kol devint sérieux.
- Tu es sûr à propos de ça ?
- Oui, répondit Klaus en le regardant dans les yeux.
- C'est ma meilleure amie et cette petite fille est l'être le plus merveilleux du monde, si tu blesses l'une des deux je te jure que je te battrai à mort avec ma batte de baseball, l'avertit Kol.
- Je me souviens que ta batte de baseball était ton arme favorite, dit Klaus sans tenir compte de la menace. Et je n'ai aucune intention de les blesser.
- De quoi parlez-vous ? demanda Caroline en les rejoignant.
- Mon frère m'a menacé de me tuer si je vous blessais, raconta Klaus, et Caroline rit.
- Avec sa batte de baseball, je parie ? dit-elle, et Klaus acquiesça. C'est une mort bien plus rapide que ce que mon amie Katherine a prévu. Elle a parlé de n'utiliser qu'une lime à ongles. Ça pourrait prendre un moment.
- Tué par une batte de baseball ou une lime à ongles ? considéra Klaus. C'est tellement dommage pour eux que je n'aie pas l'intention de mourir avant un bon moment.
- Ah oui, quand il était petit, Nik voulait trouver un moyen de se rendre immortel, raconta Kol à Caroline. Il y revenait continuellement. En fin de compte, Elijah a réussi à lui en parler et l'a convaincu que c'était impossible, mais il a eu cette obsession pendant des années.
- Kol, si tu ne fermes pas ta bouche, la prochaine chose qui en sortira ce seront tes dents, le menaça Klaus, tout en gardant son sourire pour le bien d'Ella, qui heureusement n'était pas assez près pour entendre.
- Allons-y, fit Caroline avant qu'un combat n'éclate entre les deux frères. On a un important déjeuner qui nous attend.
Caroline rejoignit Ella.
- Sois gentille avec Kol et Bonnie, d'accord ?
Caroline serra Ella dans ses bras et l'embrassa sur le front. Elle se tourna pour partir et Klaus commença à la suivre, mais il fut stoppé par quelqu'un prenant sa main. Il se retourna et tout à coup Ella passa ses deux bras autour de sa taille. Il se figea un moment avant de la serrer fermement en retour.
K&C
- Eh bien, ça n'est pas très drôle, fit Damon alors que lui, Stefan, Klaus et Caroline déjeunaient pour discuter des questions légales. Je m'attendais plutôt à une bagarre.
- Tu devrais être heureux qu'il n'y ait pas de bagarre, dit Stefan à son frère. C'est toi qui as trouvé le surnom de L'Eventreur, tu te souviens ? J'aurais détesté avoir à t'humilier en public si c'était allé au tribunal.
Damon leva les yeux au ciel.
- Tu as dit que tu voulais mettre sur pied des fonds pour Ella, je suppose que c'est toujours le cas ? demanda Damon à Klaus qui acquiesça.
- Oui, dit-il. Je pense à 1,5 pour commencer, mais je l'augmenterai annuellement.
- 1,5 quoi ? demanda Caroline, perdue.
- 1,5 million, Barbie, clarifia Damon, et Caroline s'étouffa avec la bouchée de salade qu'elle venait de prendre.
- Million ? fit-elle d'une voix tremblante.
- Je vais aussi te faire parvenir une pension alimentaire, d'après toi quel serait le montant suffisant ? demanda Klaus à Caroline. Je pensais à 1000$ par mois, mais si tu as besoin de plus ce n'est pas un problème.
- Tu me donnes 1000$ par mois de pension alimentaire ? s'étonna Caroline.
- Sauf si tu as besoin de plus, répondit Klaus mais Caroline se retrouva à court de mots. Le montant devrait couvrir les frais scolaires d'Ella, de même que toute autre dépense dont elle pourrait avoir besoin.
Caroline ne put qu'acquiescer.
- Pendant que Barbie est silencieuse, pour une fois, continuons, fit Damon et Caroline parvint à lui lancer un regard furieux. On doit aussi parler du droit de visite.
- J'espérais qu'Ella pourrait venir me voir en Angleterre cet été, dit Klaus à Caroline. Tu viendrais aussi, bien sûr, mais j'aimerais qu'elle voit où je vis et qu'elle rencontre ma mère et mes frères.
- Donc apparemment on se dirige vers les étés avec papa ? demanda Damon en regardant Caroline. Est-ce que ça te convient ?
- Hum… fit Caroline en se mordant les lèvres. Je pensais plutôt que lui nous rendrait visite à Chicago, tu vois, dès que tu peux.
- J'adorerais le faire, mais j'ai une vie en Angleterre, répondit doucement Klaus. Je vais essayer de m'en détacher et de venir ici fréquemment, mais j'ai peur que ça ne soit pas suffisant. Je ne veux pas décevoir Ella en ayant à aller et venir sans régularité. Si elle vient et reste avec moi l'été, ce sera quelque chose sur lequel elle pourra compter. Je veux être quelqu'un sur qui elle peut compter.
Caroline semblait en plein conflit. Oui, Klaus avait quelques bons arguments, mais elle ne pourrait pas renoncer à son enfant pour plusieurs mois chaque été.
- Comme je le disais, les affaires de garde, agaçantes petites choses, fit Damon en se servant un verre.
Caroline le fusilla du regard.
- Tu as dit que tu voyageais beaucoup, rappela Caroline à Klaus. Quand tu voyageras à travers toute l'Europe, que feras-tu d'Ella ?
- Je l'emmènerai avec moi, lui répondit Klaus.
- Et pour toutes les soirées auxquelles tu vas ? demanda-t-elle.
- J'ai deux frères en Angleterre ainsi que ma mère, que tu as rencontrés, si j'avais besoin de quelqu'un pour veiller sur Ella elle serait entre de bonnes mains, expliqua Klaus.
- Mais… commença Caroline.
- Pourquoi n'en reparleriez-vous pas plus entre vous, et on ferait le point ensemble plus tard, les interrompit Stefan avant qu'une dispute éclate. Il y a de toute évidence d'autres points sur lesquels travailler. J'ai tous les documents pour mettre officiellement le nom de Klaus sur le certificat de naissance et pour le déclarer comme étant le père d'Ella, et Damon commencera avec les fonds. Ça vous va ?
- Oui, merci Stefan, répondit Caroline.
- Tu payes le déjeuner, pas vrai ? lança Damon à Klaus qui, en retour, le frappa derrière la tête.
Caroline rit. On pouvait toujours compter sur Damon pour détendre l'atmosphère.
K&C
- Tu comprends ma réaction, n'est-ce pas ? demanda Caroline alors qu'ils rentraient à son appartement. On n'a même pas parlé à Ella et maintenant tu veux la prendre l'été ? Ça va trop vite.
- Je sais, c'est pour ça que je voulais que tu viennes aussi. Pour que tu puisses voir où je vis et à quoi ressemble ma vie, répondit Klaus. Après ça, peut-être qu'on pourra trouver un arrangement pour qu'Ella reste seule avec moi.
- Ma carrière est au point mort donc je peux probablement prendre un congé pour venir avec vous cet été, mais tu as raison. J'ai besoin de voir comment tu vis avant de laisser Ella avec toi l'esprit tranquille, dit Caroline, puis elle ajouta : Mais aussi longtemps qu'Elijah sera marié à Tatia, je ne veux pas qu'Ella reste avec lui. Je ne veux pas de Tatia près de ma fille.
- D'accord, approuva Klaus. Ella ne restera jamais avec Tatia. Je te le promets.
K&C
- Donne-ça à son professeur quand tu iras la chercher, dit Caroline en tendant un mot à Klaus.
C'était son premier jour de reprise au travail et Klaus allait récupérer Ella à l'école.
- C'est juste pour lui dire qu'Ella rentre à la maison avec toi.
- D'accord, fit Klaus en mettant le mot dans sa poche.
- Ça c'est la clé à utiliser quand tu la ramènes à la maison, reprit-elle en lui donnant une clé. N'abuse pas du privilège d'avoir la clé de mon appartement comme Kol le fait. C'est quoi son problème avec l'idée de frapper ? On ne lui a jamais appris à le faire ?
- Trait de famille, Rebekah ne frappe pas non plus, répondit Klaus en prenant la clé.
- Elle peut prendre un casse-croûte quand elle rentre. Je viens d'acheter des mûres. Ella adore ça, continua Caroline. Et pendant que tu seras seul avec elle, elle va probablement ramener sur le tapis cette histoire de poney, donc contente-toi de te taire parce qu'elle peut continuer pendant des heures…
- Ah oui, à propos de ce poney… commença Klaus, et Caroline leva les yeux au ciel.
- Klaus, l'interrompit-elle, Ella t'apprécie déjà, elle t'aime probablement, tu n'as pas besoin de lui donner un poney. Tu n'as pas besoin d'acheter son affection.
- Tu ne m'as pas laissé finir, amour, sourit Klaus. J'élève des chevaux en Angleterre. L'une des juments vient de donner naissance. C'est une autre femelle. J'allais la vendre, mais Ella peut l'avoir si elle veut. Ça ne ferait aucune différence pour moi.
Caroline le regarda, la bouche grande ouverte sous le choc.
- Sérieusement ! s'exclama-t-elle et Klaus se contenta de sourire.
K&C
- Salut Nik ! fit Ella quand elle le vit l'attendre à la sortie de l'école.
Elle courut jusqu'à lui et le serra dans ses bras. Il la serra à son tour. Klaus n'avait jamais vraiment été du genre à prendre les gens dans ses bras au fil des années, mais il commençait vraiment à aimer ça.
- Viens, je dois donner ça à ton professeur, dit-il, et ils la rejoignirent.
Caroline lui avait dit que son nom était Madame Peters.
- Bonjour, dit Klaus en tendant le mot à Mme Peters. Je viens chercher Ella aujourd'hui.
Mme Peters y jeta un coup d'œil.
- Le frère de Kol, fit Mme Peters, et Klaus acquiesça.
Kol avait déjà dû venir chercher Ella. Klaus ressentit une autre pointe de jalousie à l'idée que son frère ait été impliqué dans la vie d'Ella, et pas lui.
- Très bien. A demain, Ella.
- Au revoir Mme Peters ! fit Ella avec un signe de la main, et ils partirent. Où est maman ?
- Je l'ai convaincue de me laisser venir te chercher aujourd'hui, lui expliqua Klaus.
Elle sourit et lui prit la main.
- J'espérais aussi que tu pourrais dessiner quelque chose pour moi ? ajouta-t-il. Mon frigo est un peu vide et aurait besoin d'un peu d'art.
- Je peux te faire plein de dessins ! répondit Ella, surexcitée.
- Fantastique, fit Klaus.
K&C
Caroline se montra une heure plus tard. Klaus et Ella étaient assis par terre à dessiner et Ella regardait le travail de Klaus les yeux grand ouverts.
- Vous vous amusez bien ? demanda Caroline, et Ella hocha la tête.
Ses mains étaient de toutes les couleurs et ses yeux bleus scintillaient.
- Nik m'apprend de nouvelles tech… tech… répondit Ella en butant sur le mot.
- Techniques, finit Klaus, et Ella acquiesça.
- C'est super, fit Caroline, heureuse qu'ils tissent des liens. Ella, pourquoi n'irais-tu pas te laver les mains ?
- D'accord maman, dit-elle en allant vers l'évier.
Caroline se tourna vers Klaus qui se levait.
- Tu es prêt ? demanda-t-elle.
- Oui, répondit-il, même si Caroline pouvait dire qu'il était vraiment nerveux.
Elle posa sa main sur son bras.
- Ça va aller, le rassura-t-elle.
Ella revint dans le salon.
- Ma puce, assieds-toi, on a quelque chose à te dire.
