Traduction de la fiction de peaceful village – Merci à Béné et Saphira Swan pour leur aide.
Merci à Lea Michaelson, Elo69 (La réaction d'Ella arrive tout de suite), Klaroline68 (De rien, ravie que tu aies adoré !) et Glee4 (Moi aussi, je suis vraiment fan de cette Katherine !).
- Ma puce, assieds-toi, on a quelque chose à te dire, dit Caroline, et Ella s'assit sur la chaise en face Klaus et Caroline.
- Quoi ? fit-elle en tapant ses pieds l'un contre l'autre.
- Hum… Tu te souviens quand je t'ai dit que la raison pour laquelle tu n'avais pas de papa, c'est que j'étais égoïste et que je ne voulais pas te partager avec qui que ce soit ? demanda Caroline, et Ella hocha la tête. Eh bien, j'ai pensé qu'il était temps pour moi de dépasser ça et de te partager. Ella, Klaus, ou Nik, est venu nous voir parce que c'est lui ton papa, ma puce.
Ella cligna des yeux et Caroline et Klaus retinrent leur respiration, se demandant comment elle allait réagir. Elle n'avait que quatre ans après tout.
- Vraiment ? demanda-t-elle.
- Oui, répondit Caroline, et elle regarda Klaus.
- Je suis désolé que ça ait pris autant de temps, mon ange, mais je suis là maintenant, dit Klaus à Ella dont le visage était toujours dénué d'expression.
Tout était silencieux jusqu'à ce qu'Ella reprenne la parole.
- Ça veut dire que tu m'emmèneras manger une glace et que tu me pousseras sur la balançoire comme Claire avec son papa ? Et est-ce que je pourrai te faire une carte à l'école pour la fête des pères ? Je pouvais jamais le faire avant. J'en faisais toujours une pour Oncle Kol ou Oncle Stefan. Joseph a dessiné des poissons sur sa carte. Tu aimes les poissons ?
Klaus et Caroline laissèrent tous les deux échapper un soupir de soulagement, mais Caroline eut également un pincement au cœur à cause de la réponse naïve d'Ella. A quel point ça avait réellement affecté sa fille de ne pas avoir quelqu'un à appeler papa ?
- J'adore les poissons, répondit Klaus, et Ella sourit. Viens là, mon ange.
Ella rejoignit Klaus et sauta sur ses genoux, puis l'enveloppa de ses bras. Caroline regardait tandis que Klaus fermait les yeux et serrait fermement Ella contre lui. Elle savait que malgré tous ses défauts, il serait un bon père pour Ella. Klaus ouvrit les yeux et regarda Caroline. Il retira un de ses bras d'Ella et prit Caroline contre lui, et ils se retrouvèrent dans une étreinte à trois.
- Je savais que tu reviendrais, dit Ella dans le cou de Klaus, et il la serra encore plus fort si c'était possible.
Caroline pouvait voir l'amour qu'ils ressentaient déjà l'un pour l'autre, et elle ne laisserait jamais rien foutre ça en l'air. Il y avait trop à perdre désormais.
K&C
- Je ne l'aime pas, dit Bonnie à Kol dans l'appartement d'en face.
- Tu ne le connais même pas, répondit-il.
- D'accord, je ne lui fais pas confiance, ton frère a « bourreau des cœurs » écrit partout sur lui, ajouta-t-elle.
- Je connais mon frère, et quand il s'engage dans quelque chose, il s'y tient, lui expliqua Kol. Il ne quittera pas Ella si c'est ça qui t'inquiète.
- Et Caroline ? demanda Bonnie. Et si Klaus lui brisait le cœur ?
- Caroline est trop intelligente pour ça, répondit Kol. D'ailleurs aucun des deux n'a dit quoi que ce soit au sujet de se mettre ensemble. Bien sûr, j'ai surpris Caroline à mater le cul de mon frère, et Klaus était totalement en train de la déshabiller du regard, mais je ne crois pas qu'ils vont se baser sur les sentiments qu'ils pourraient avoir. Ils ont Ella, à qui ils doivent penser.
Bonnie semblait toujours sceptique.
- Tu me fais confiance ?
- Oui, répondit-elle.
- Alors crois-moi quand je dis que je ne laisserai aucun cœur être brisé, promit Kol.
- Pas même le mien ? fit doucement Bonnie, et Kol sourit.
- Nan, répondit-il. La seule chose que je vais briser, c'est ton cerveau quand j'en aurai fini avec toi et que tu te retrouveras dans le coma.
- Oh mon dieu, fit Bonnie en levant les yeux au ciel.
- En fait, commençons tout de suite.
Kol prit alors Bonnie sur son épaule et l'emmena dans sa chambre.
K&C
- Un poney ? Vraiment ? fit Katherine à l'autre bout du fil.
Caroline était au travail sans rien à faire, donc elle avait appelé Katherine et la mettait au courant des derniers évènements.
- Ouais, il lui a donné un putain de poney, dit Caroline, mais ensuite elle continua : Enfin, je suppose qu'il l'avait déjà, et qu'il lui donne, pas qu'il lui achète, mais quand même… Ça reste un putain de poney.
- C'est quoi ton problème ? demanda Katherine. Pourquoi es-tu de si mauvaise humeur ?
- C'est stupide, mais tout ce dont Ella parle maintenant, c'est Klaus. C'est « papa ceci » et « papa cela », je suppose que je suis un peu jalouse, répondit Caroline. Je devrais être heureuse de ce qui se passe, je veux dire, Klaus s'en sort super bien. Il veut assumer la moitié des responsabilités. Payer pour l'école, la prendre pendant l'été, et je ne sais pas comment le laisser faire. Ça n'a toujours été que moi. Klaus m'a même officiellement demandé de regarder son dossier médical pour voir si elle était allergique à quoi que ce soit pour être sûr qu'Ella ne serait pas malade quand elle serait avec lui. Pourquoi est-ce que j'ai encore tellement de mal à le laisser avoir un peu de contrôle ?
- Parce que tu ne sais pas comment faire, lui expliqua Katherine. Tu ne sais pas comment laisser qui que ce soit prendre les commandes parce que tu n'as jamais été capable de compter sur un homme. Je veux dire, Tyler ? Tu n'aurais jamais pu compter sur Tyler Sans Cervelle, et ton père t'a quittée. Kol est vraiment le seul homme sur lequel tu aies pu compter, et tu le tiens encore à l'écart parfois.
- Ça c'est pas vrai, protesta Caroline. J'ai confiance en Kol en ce qui concerne la vie d'Ella.
- Alors pourquoi as-tu dit non quand il t'a demandé de sortir avec lui ? demanda Katherine. Et ne me sors pas cette excuse d'accent.
- Parce que je ne ressentais rien de ce genre pour lui, répondit Caroline. D'ailleurs je suis heureuse d'avoir refusé, c'est l'un de mes meilleurs amis. Si nous étions sortis ensemble, ça ne serait jamais arrivé.
- Exact, mais il n'empêche que tu n'étais pas prête à saisir ta chance, dit Katherine, et Caroline soupira. Ecoute, je ne connais pas ce gars, mais j'ai l'impression que Klaus est sérieux quand il s'agit d'Ella. Je crois que ton problème est plus de te protéger toi-même que de protéger Ella.
A ce moment-là, la patronne de Caroline la rejoignit. Caroline se redressa.
- Hum… Merci Madame Dobrev, je vais m'en occuper, au revoir, fit Caroline, puis elle raccrocha. Bonjour Isobel.
- Hey Caroline, vous pouvez aller à l'épicerie et me ramener à déjeuner ? demanda Isobel.
- Bien sûr, fit Caroline en se levant. Autre chose ?
- Non, ça sera tout pour le moment, la congédia Isobel.
Caroline prit son sac et elle était à mi-chemin de la porte quand le téléphone sonna. Caroline fit demi-tour mais Isobel dit :
- Je prends, Caroline, allez-y.
C'était dans des moments comme celui-ci que Caroline détestait être une assistante. Aller à des évènements avec Isobel et prendre des notes, c'était bien, mais aller chercher à manger ? Pas ce que Caroline avait envisagé pour sa vie future. Dans ses rêves elle était mariée à Tyler, avait 2 ou 3 enfants, et avait une carrière d'organisatrice d'évènements couronnée de succès. Ça n'était pas arrivé. A la place de ce rêve, elle avait eu Ella, et elle en valait tellement la peine.
Quand Caroline revint, Isobel était toujours au téléphone. Elle posa sans bruit le sac de nourriture sur le bureau d'Isobel avant de retourner au sien. Caroline venait de finir d'écrire quelques emails quand elle entendit Isobel l'appeler.
- Caroline, pouvez-vous venir ici un moment ?
- Bien sûr, répondit-elle en entrant et en prenant un siège.
- J'ai eu une conversation téléphonique très intéressante vous concernant, dit Isobel.
- Ah ? fit Caroline, son rythme cardiaque s'accélérant.
Avait-elle fait quelque chose de mal ? Bien sûr, elle passait un peu trop de coups de fil personnels, mais elle avait toujours fini son travail dans les temps.
- C'était le musée d'art pour dire qu'ils allaient accueillir un évènement pour un artiste Européen très célèbre, expliqua Isobel. C'est sa première exposition en Amérique et ils s'attendent à ce qu'elle attire une foule de spectateurs. Le fait est que malgré cela ils ont demandé à ce que vous organisiez l'évènement.
- Moi ? fit Caroline, surprise.
- Oui, l'artiste s'est montré très insistant sur le fait que vous soyez celle qui organiserait ce qui sera probablement l'évènement le plus exclusif de l'année. Dieu seul sait pourquoi ils vous veulent… Oh, ne le prenez pas mal ma chère, mais vous êtes seulement une assistante.
- Pas de problème, mentit Caroline.
Comment pourrait-elle ne pas mal prendre ça ? Ensuite, tout prit son sens.
- Pour moi, tout ce dont tu as besoin c'est qu'on te laisse ta chance.
- C'est quelle agence ?
- C'est quel artiste ? demanda Caroline même si elle avait le sentiment qu'elle connaissait déjà la réponse.
- Niklaus Mikaelson.
L'enfoiré sournois.
K&C
- Papa ! s'écria Ella quand Klaus vint la chercher à l'école.
Caroline l'avait autorisé à la récupérer une heure plus tôt pour qu'ils aient un moment père/fille. Ella se jeta sur lui et passa ses bras autour de sa taille. Il sourit et lui rendit son étreinte. Mme Peters les rejoignit.
- Ella nous a tout raconté sur vous, dit-elle. Son sens artistique est génétique, apparemment. Elle a montré à tous les enfants le dessin d'elle que vous avez fait. Elle était très fière.
- C'est vrai ? demanda Klaus en se tournant vers Ella.
Elle rougit et détourna la tête, subitement timide. Mme Peters sourit.
- Ella aime toujours parler, et elle a vanté vos qualités toute la journée, raconta Mme Peters, et Klaus ne put retenir le sourire qui se formait sur son visage.
- Eh bien n'est-ce pas amusant, parce que je suis très fier d'elle moi aussi, répondit Klaus, et Ella se retourna et le regarda. Allez, viens, mon amour, nous allons faire une surprise à ta maman.
- Ah bon ? fit Ella en lui prenant la main.
Klaus acquiesça.
- Ravi de vous avoir revu, dit Klaus à Mme Peters.
- Au revoir Mme Peters ! fit Ella avec un signe de la main, puis elle se tourna vers son papa. C'est quoi la surprise ?
- Nous allons préparer le dîner pour ta maman, répondit Klaus, et Ella fit un sourire identique à celui de son père. Allons-y.
Le magasin n'était pas loin, donc ils marchèrent. Ella tenait la main de son père et lui racontait sa journée en détail. Elle était bavarde, mais ça ne gênait pas Klaus le moins du monde. Il aurait pu écouter sa jolie voix toute la journée durant. Quand ils arrivèrent au magasin, Ella l'informa qu'elle était trop grande pour être placée dans le caddy, mais qu'elle n'était pas trop grande pour être portée. Elle reposait sur la hanche de Klaus, ses bras autour de son cou, tandis qu'ils traversaient le magasin, ramassant tout ce dont ils auraient besoin pour le dîner. Klaus trouva un tablier taille enfant et dut l'acheter pour Ella car il savait qu'elle aurait l'air adorable avec. Le temps qu'ils terminent, Ella sautillait presque d'excitation.
Klaus donna bien sûr à Ella la partie facile du travail. Il avait acheté des fleurs et Ella les arrangeait dans un pot en plastique avant qu'il les mette dans un vase. Cela lui prit un moment parce qu'elle devait être sûre que les fleurs aient l'air parfaites, ce qui l'arrangeait bien puisqu'il s'occupait des pâtes et râpait le fromage. Une fois cela fait, Ella mélangea les pâtes et le fromage avant de précautionneusement verser le mélange au fromage dans la cocotte (avec l'aide de Klaus bien sûr). Ella le saupoudra de chapelure et Klaus le mit dans le four. Ella programma le minuteur et il ne leur restait plus désormais qu'à attendre Caroline. Ils n'eurent pas à attendre longtemps. Ils venaient de s'asseoir pour dessiner quand ils entendirent la clé dans la serrure.
- Hey Ella ! fit Caroline, et Ella courut l'embrasser.
- Salut maman, j'ai cuisiné ! s'exclama-t-elle, une lueur dans les yeux.
- Je vois ça, dit Caroline, puis elle regarda Klaus. Klaus.
- Bonjour, amour, tu as passé une bonne journée au travail ? répondit-il avec un large sourire.
Caroline voulut lui effacer ce sourire d'un coup de poing.
- Ma puce, va te laver les mains pour dîner, dit Caroline.
Ella alla dans la salle de bain et Caroline se tourna vers Klaus.
- Il faut qu'on parle.
- Profitons d'abord d'un bon dîner et on pourra parler de ça plus tard, répondit Klaus.
- Plus tard, promit Caroline, et elle rejoignit Ella qui lui montra ce qui cuisait.
- Macaronis au fromage ? fit Caroline en jetant un coup d'œil à Klaus.
- Mais pas en boîte, pointa Ella.
- Ça a l'air très bon, répondit Caroline. Je suis impatiente d'en manger. Ella, pourquoi ne mettrais-tu pas la table ?
- D'accord maman, fit-elle, et elle s'éloigna.
- J'aurais aimé avoir du vin ou quelque chose de ce genre, mais j'ai peur de ne rien avoir de plus proche que du jus de raisin, dit Caroline à Klaus, qui rit.
- Ne t'inquiète pas pour ça, amour, répondit-il, et alors le minuteur sonna.
Le dîner était très agréable. Caroline n'avait jamais mangé de macaronis au fromage fait maison auparavant et c'était exceptionnel. Klaus cuisinait bien, en plus. Il avait passé un semestre en Italie et y avait appris beaucoup. Il leur parla d'autres lieux où il était également allé. Rome, Paris, même Tokyo. Caroline l'enviait. Elle n'avait jamais quitté les Etats-Unis jusqu'à récemment, et quand elle était allée en Angleterre elle n'avait visité aucun lieu touristique. Quand ils eurent fini, Ella se mit à dessiner tandis que Klaus et Caroline rangèrent tout. Maintenant qu'Ella était occupée, Caroline revint sur le sujet de l'exposition.
- J'apprécie que tu m'aies demandée, mais je n'attends rien de toi, dit-elle. Tu ne me dois rien.
- Je n'ai jamais eu d'exposition en Amérique et il faut que ça soit parfait. Bien sûr je pourrais engager quelqu'un que je ne connais pas pour lancer ma carrière en Amérique, ou je peux demander à quelqu'un en qui j'ai confiance, raisonna Klaus.
- Tu me fais confiance ? s'étonna Caroline.
- Tu me fais confiance, du moins assez pour laisser Ella seule avec moi, répondit Klaus. Je te retourne la faveur en te faisant confiance à mon tour. J'ai foi en toi.
- Merci, fit doucement Caroline.
- Vois ça comme ça, amour : le prochain tableau que je vendrai servira aux frais de scolarité d'Ella pour Oxford, donc il faut que ça soit sans défaut, et je sais que tu peux te montrer à la hauteur, expliqua Klaus.
- Ella va aller à Oxford ? demanda Caroline.
- Oh, je ne l'ai pas mentionné ? fit Klaus innocemment, mais en souriant.
- Non, ça a dû te sortir de la tête, répondit Caroline en souriant également.
- Les Mikaelson vont à Oxford depuis des générations, il semble juste qu'Ella puisse y étudier également, expliqua Klaus.
- Et que va-t-elle étudier ? continua à demander Caroline.
- Les affaires, répondit Klaus. Si elle veut être une artiste, c'est mieux de connaître cet aspect-là aussi, c'est ce que j'ai fait.
- Mouais, et quand en informeras-tu Ella ? demanda Caroline.
Ils regardèrent Ella qui leur fit un signe de la main. Elle retourna à son dessin avec ses crayons.
- Probablement pas avant quelques années supplémentaires, fit Klaus, et Caroline rit.
Elle aimait cette plaisanterie taquine qu'ils avaient. C'était sympa.
- Pourquoi ai-je le sentiment qu'Ella portera un petit sweat-shirt Oxford dans un futur proche ? plaisanta-t-elle.
- Si je ne lui en donne pas un, Elijah ou Finn le feront, répondit Klaus. Je suis pratiquement sûr que Finn a quelques bodies Oxford pour son bébé.
- Très subtil, commenta Caroline.
Elle réalisa ensuite à quel point ils s'étaient rapprochés durant leur conversation, ou leur séance de flirt, et leurs sourires à tous deux s'effacèrent soudainement.
- Maman, papa, les appela Ella, et Caroline et Klaus s'éloignèrent l'un de l'autre. Venez voir ça.
- On arrive, ma puce, répondit Caroline, et elle rejoignit l'endroit où était assise Ella sans regarder en arrière.
K&C
- Tu l'aimes bien, c'est vraiment une si mauvaise chose ? demanda Elena le lendemain alors qu'elles déjeunaient.
- Oui, c'est très mauvais, cet homme débarque avec plus de bagages qu'un terminal d'aéroport, répondit Caroline. Je ne peux pas attendre qu'il affronte ses démons. Klaus ne parle toujours pas à son frère et ne tourne pas la page « Tatia ».
- Mais il dit que c'est fini maintenant qu'elle est mariée, pas vrai ? fit Elena.
- Oui, mais qui sait, dit Caroline, et elle soupira. J'ai attendu cinq ans que Tyler devienne l'homme que je voulais qu'il soit et ce n'est jamais arrivé. Il a rompu avec moi parce que sa maman lui a dit de le faire et est retourné à la maison la queue entre les jambes.
- Donc tu es en train de dire que tu ne veux pas attendre ? demanda Elena, et Caroline acquiesça.
- Klaus est mon mec idéal, oui, admit Caroline. Cultivé, sophistiqué, gentil, fort, et on s'amuse bien ensemble. Il va être un super papa et je crois réellement qu'on peut élever Ella ensemble, mais en tant que couple je ne pense pas que ça marcherait. Klaus est une aventure sans lendemain, du genre à prendre les filles et à les jeter. J'ai fait ça une fois et je me suis retrouvée enceinte.
- Tu veux plus, clarifia Elena.
- Je veux plus, je mérite plus, ajouta Caroline.
- Putain, ouais ! intervint pour la première fois Katherine.
- Mais hier soir, c'était parfait, leur raconta Caroline. Klaus a préparé le dîner avec Ella, on a ri, c'était probablement l'une des meilleurs soirées de ma vie. On vient aussi de me laisser ma chance grâce à Klaus. Et je le vois. Je me vois tomber amoureuse de lui, mais je me vois aussi être blessée. Gravement. J'ai mes bagages aussi.
- Qu'est-ce que tu vas faire ? demanda Elena.
- Essayer de ne pas tomber amoureuse de lui, je suppose, répondit Caroline.
Le portable d'Elena sonna, interrompant la conversation.
- Oh, désolée, fit Elena en regardant le message. Je dois y aller. Est-ce que ça va ?
- Je vais bien, lui assura Caroline.
- D'accord, je t'aime, dit Elena, puis elle partit à la hâte.
- Où est-ce qu'elle va avec une telle hâte ? demanda Caroline à Katherine.
- Elle ovule, répondit Katherine. Ma petite sœur s'apprête à surprendre son petit mari au travail.
- Elena essaye de tomber enceinte ? dit Caroline, sous le choc.
- Ouais, fit Katherine, puis ses yeux s'écarquillèrent. Oh, merde. J'étais pas censée dire quoi que ce soit. Quand elle te le dira, fais semblant d'être surprise, d'accord ?
- J'ai compris, c'est bien pour elle, dit Caroline, encore hébétée.
Elena essayait d'être enceinte. Ça semblait un peu surréaliste.
- J'ai besoin d'un service, fit Katherine en changeant de sujet.
- Bien sûr, qu'est-ce que c'est ? demanda Caroline.
- Ça te dérangerait que je reste chez toi quelques jours ? demanda Katherine. Mon connard de propriétaire a augmenté le loyer et je dois trouver un nouvel appart.
- Pas de problème, mais mon appartement est un peu exigu, pointa Caroline. Tu devras dormir sur le canapé.
- C'est très bien, répondit Katherine.
- Pourquoi tu n'as pas demandé à Elena ou Bonnie ? Elles ont toutes les deux des chambres en plus pour toi, demanda Caroline.
- Hum… Avec Elena qui essaye d'être enceinte et Bonnie qui sort maintenant avec le mec le plus excité de la planète, je ne crois pas. Kat a besoin de son sommeil réparateur pour rester belle, l'informa Katherine. Au moins je sais que tu n'es avec personne, donc tu ne vas pas me tenir éveillée toute la nuit.
- Merci pour ça, fit Caroline.
- Quand tu veux, bébé, répondit Katherine.
K&C
Cette nuit-là, Caroline entendit un léger coup frappé à la porte de sa chambre. Elle regarda et vit Ella dans l'encadrement de la porte.
- Hey, ma puce, dit Caroline. Tu n'arrives pas à dormir ?
Ella acquiesça.
- Allez, viens dans le lit avec moi.
Ella fit un grand sourire et sauta dans le lit à côté de Caroline.
- Ces derniers jours ont été très excitants pour toi, n'est-ce pas ?
- Ouais, répondit Ella en se blottissant contre elle. J'ai un papa maintenant.
- Oui, tu en as un, fit Caroline.
- Mais je te préfère toujours le plus, dit Ella dans un bâillement.
Caroline embrassa son petit front. C'était agréable d'entendre Ella dire ça.
- Je te préfère le plus aussi, dit Caroline, et elle s'allongea et éteignit la lumière.
