Traduction de la fiction de peaceful village – Merci à Béné et Saphira Swan pour leur aide.
Merci à Lea Michaelson, Margaret Black, Elo69 et Klaroline68 (Je crois qu'on est pas mal à avoir été très tristes pour Ella…).
C'est malheureusement le dernier chapitre publié en anglais, donc je ne sais pas quand arrivera la suite…
Elijah était le dernier à partir. Rebekah et Ella s'étaient dit au revoir en larmes avant que Rebekah rentre à New York pour une séance photos. Elles s'étaient quittées à l'appartement de Caroline plutôt qu'à l'aéroport.
- Je viendrai te rendre visite bientôt, promit Rebekah à Ella.
- J'ai fait ça pour toi, dit Ella en tendant un morceau de papier à Rebekah. Parce que tu ressembles à une princesse.
Rebekah regarda le dessin de la princesse habillée en jaune. Comment Ella savait-elle que c'était sa couleur préférée?
- Oh, je pense que c'est toi, la princesse, chérie, fit Rebekah. Maintenant, viens me faire un câlin.
Ella se jeta dans ses bras et Rebekah la serra probablement un peu trop fort, mais Ella ne semblait pas s'en préoccuper. Ella alla voir Matt tandis que Rebekah se tournait vers Caroline.
- Tu as fait du bon boulot, dit Rebekah à Caroline.
- Merci, répondit Caroline.
- C'est incroyable la différence que fait une petite fille, reprit Rebekah. Nik et mère se parlent, ce qui est un miracle. Nik s'entend même mieux avec Elijah.
- Que fera Elijah quand il découvrira la vérité ? demanda doucement Caroline. Je crois que, quelle que soit la relation qu'ils ont reconstruite, elle sera détruite.
- On ne peut qu'attendre pour le savoir, n'est-ce pas ? répondit énigmatiquement Rebekah.
- Becks, on doit y aller, fit Matt, et Rebekah acquiesça.
- Au revoir, dit-elle, et Matt passa un bras autour d'elle pour la réconforter.
- Maman ? fit Ella une fois qu'ils furent partis.
- Oui, ma puce ? répondit Caroline.
- Est-ce qu'on peut déménager en Angleterre ? demanda Ella, et Caroline ouvrit la bouche sous le choc.
- Oh, tu ne veux vraiment pas vivre là-bas, la coupa Katherine. Il pleut tout le temps. Est-ce que le costume est toujours dans les parages ?
- Le costume ? répéta Caroline.
- Elijah, clarifia Katherine.
- Oh, oui, répondit Caroline.
- Ouais, étant donné qu'il est celui qui vient de se marier, on pourrait croire qu'il tient à retourner auprès de sa femme, remarqua Katherine tandis qu'elle feuilletait son magazine.
- Ouais, mais n'oublions pas que sa nouvelle femme est une femme adultère… dit Caroline en regardant Ella. Euh… une femme adultère débile.
- Mais il ne le sait pas, reprit Katherine avant de regarder sa montre. Bon, j'ai un rendez-vous dans le bar de l'autre côté de la rue. On se voit plus tard.
- D'accord, fit Caroline, et Katherine alla embrasser Ella avant de partir.
K&C
On lui avait posé un lapin. Katherine commanda un autre verre au bar. D'accord, elle venait peut-être de signer un important client, mais ça ne voulait pas dire qu'elle n'avait pas besoin de plus. Si Katherine voulait être un agent sérieux, elle devait avoir plus de clients, et ça n'aidait pas son ego qu'on lui ait posé un lapin. À sa grande surprise, elle vit le plus vieux des Mikaelson entrer dans le bar. Il la remarqua également et marcha dans sa direction. Ça lui arrivait de porter autre chose qu'un costume ? Mais ça lui allait sacrément bien. Katherine prit une grande gorgée de la boisson que le serveur venait de déposer devant elle. La dernière chose dont elle avait besoin, c'était que le frère jeune marié du père d'Ella lui règle sa note.
- Bonjour, fit poliment Elijah. Je peux m'asseoir ?
- C'est un pays libre, répondit Katherine en haussant les épaules.
- Si je peux me permettre, qu'est-ce qui vous a amenée à boire au milieu de la journée, Madame Gilbert ? demanda Elijah.
- C'est Katherine, répondit Katherine. Mme Gilbert était ma mère. J'étais censée rencontrer un nouveau client potentiel, mais ils ne se sont jamais montrés. C'était un autre artiste. J'essaye de diversifier ma clientèle, et après avoir signé votre frère, j'ai pensé que j'en serai capable, apparemment non.
- Vous y arriverez, fit Elijah, et Katherine le regarda.
- Comment pouvez-vous en être si sûr ? demanda-t-elle.
- Je ne vous connais pas très bien, mais vous semblez être le genre de personne qui n'abandonnera pas avant d'avoir obtenu ce qu'elle voulait, observa Elijah.
- Comme votre femme ? ajouta Katherine, et à sa grande surprise les yeux d'Elijah s'assombrirent.
- Vous ne ressemblez en rien à ma femme, fit Elijah, et Katherine se contenta de le regarder.
Qu'est-ce qu'il y avait, avec ce gars ? Pourquoi était-il encore là ? Ne devrait-il pas être en train de vivre le bonheur conjugal avec sa femme ? Un éclair de compréhension traversa l'esprit de Katherine et elle sourit.
- Vous ne voulez pas rentrer chez vous, réalisa-t-elle.
- Comment ? fit Elijah.
- Vous ne voulez pas rentrer chez vous auprès de votre nouvelle femme, répéta Katherine en prenant une gorgée de sa bière. Vous venez de devenir beaucoup plus intéressant, Elijah Mikaelson.
- Je veux rentrer chez moi, dit Elijah, mais le ton de sa voix n'était pas très convaincant.
- Bien sûr, fit Katherine. Alors, c'est quoi, votre histoire ?
- Je n'en ai pas, dit Elijah en prenant un verre, et Katherine leva les yeux au ciel.
- Tout le monde a une histoire, et étant donné que vous ne voulez pas rentrer chez vous, je sais que vous en avez une, rétorqua Katherine, puis elle lui donna un coup de coude. Allez, à qui pouvez-vous parler, si ce n'est à une personne que vous ne connaissez pas ?
- D'accord, accepta Elijah. Je vous raconterai une histoire…
- Une bonne, l'interrompit Katherine.
- … Une bonne, si vous me racontez une histoire également, reprit Elijah, et Katherine pencha la tête en réfléchissant.
- Vendu, fit-elle, et Elijah resta silencieux. Alors ?
- Les dames d'abord, dit-il avec un sourire dont il avait le secret.
Katherine vida son verre.
- J'étais une mauvaise fille quand j'étais plus jeune. J'aimais les fêtes et j'ai même plongé dans la drogue, commença-t-elle. J'ai mis Bonnie, Caroline et Elena de côté. Je ne me préoccupais de personne d'autre que moi, et j'ai même attiré mon petit frère Jérémy dans la drogue à son tour. C'est quelque chose que je ne me pardonnerai jamais.
Katherine fit une pause et regarda ses mains. La culpabilité était toujours là après toutes ces années.
- J'ai commencé à coucher à droite à gauche et je suis tombée enceinte quand j'avais 16 ans.
Elijah écarquilla les yeux mais ne dit rien.
- J'ai eu une liaison avec ce gars, Mason. L'oncle de l'ex de Caroline. Ça n'a pas duré longtemps, mais assez longtemps pour que je tombe enceinte. L'un des pires jours de ma vie, c'est quand je l'ai dit à mes parents. Mon père était bouleversé, et a commencé à me faire la morale, me disant que j'avais provoqué tout ça. Ma mère, elle est venue s'asseoir à côté de moi. Elle a pris mon visage dans ses mains et m'a dit que tout allait bien se passer.
- Votre mère semblait être quelqu'un de bien, fit Elijah, et Katherine acquiesça.
- Elle l'était, dit-elle. Je l'ai dit à Elena ensuite. On ne s'entendait pas bien du tout à l'époque, elle était en colère que j'aie commencé à prendre de la drogue et que j'aie entraîné Jérémy là-dedans. Je m'attendais à ce qu'elle commence à me crier dessus comme mon père l'avait fait, mais elle m'a surprise. Elena s'est assise à côté de moi sur mon lit et a passé un bras autour de moi. On est resté comme ça pendant des heures. J'ai commencé à pleurer mais elle n'a rien dit. Elle m'a juste tenue dans ses bras. J'aimerais dire que c'est le moment où les choses ont commencé à s'améliorer, mais ce n'est pas le cas.
- Que s'est-il passé ? demanda Elijah.
- J'ai eu un accident de voiture, répondit Katherine. Cette fille, Vicki, a décidé de conduire en ayant bu. Elle a percuté ma voiture et est morte sur le coup. J'ai survécu, mais pas mon bébé.
Katherine essuya une larme qui avait commencé à se former.
- Je suis désolé, fit doucement Elijah.
- Je me souviens avoir été allongée sur le lit d'hôpital, me sentant dégoûtée de moi-même. Je me sentais coupable que mes actions aient tué le bébé alors que je n'avais même pas encore décidé si je voulais le garder. Elena est entrée dans la chambre. Je ne voulais pas parler. C'était trop tôt. Tout ce qu'Elena a dit, pourtant, c'est « Pousse-toi ». Elle s'est installée dans le lit avec moi comme quand on était petites. Jérémy et Amara sont arrivés après. Jérémy s'est assis dans une chaise à côté de mon lit et a tenu ma main pendant que la petite Amara grimpait dans le lit pour s'allonger avec Elena et moi. Jérémy a fait le vœu de rester clean, et Elena et moi sommes redevenues proches.
- C'est bien, fit Elijah, et Katherine acquiesça.
- Quand Caroline est tombée enceinte, elle a fait tout ce qu'elle a pu pour garder le bébé, continua-t-elle. Elle a pris des cours du soir, a fait plusieurs boulots. J'aidais dès que je le pouvais. J'ai gardé Ella quand Caroline était en cours ou au travail. On a vécu ensemble toutes les quatre un moment pour aider Caroline à s'en sortir. Une part de moi sentait qu'Ella était ma pénitence. Aider Caroline à élever sa fille m'a permis de commencer à me pardonner. M'aimer de nouveau. À votre tour, fit Katherine, ne voulant pas parler davantage. Parlez-moi de Tatia.
- Je ne voulais pas me marier avec elle, commença Elijah.
Un peu plus tard…
- Putain de merde, dit Katherine en écarquillant les yeux vers Elijah.
- Ouais, fit Elijah en prenant un verre.
- Et personne n'en a la moindre idée ? demanda Katherine.
- Rebekah l'a découvert et m'a obligé à lui faire face et je parie qu'elle l'a raconté à son Matt, répondit Elijah.
- Waouh, qu'est-ce que vous allez faire ? demanda Katherine.
- Ce que j'ai toujours fait, dit Elijah. Protéger mon petit frère.
K&C
C'était un désastre. C'était déjà assez pénible que Klaus ait dû quitter sa fille pour cet évènement, mais c'était mal préparé et les réserves de nourriture et d'alcool étaient déjà épuisées. Ils avaient dû partir en courant en chercher d'autres. Caroline aurait été atterrée. Tout ce qu'elle faisait atteignait la perfection, mais ce n'était pas une surprise. Caroline était une personne aussi proche de la perfection que possible. Klaus soupira et regarda autour de lui. Il y avait une bonne foule. Il allait probablement ramener un peu d'argent avec lui ce soir. Une bonne partie serait mise de côté pour Ella, et peut-être un appartement à Chicago. Il prévoyait de passer beaucoup de temps là-bas.
- Niklaus ? fit une voix derrière lui, le tirant de ses pensées.
Il se retourna pour voir sa mère se tenir là.
- Mère ? dit-il, essayant de cacher sa surprise : elle ne venait jamais à ce genre de choses. Que fais-tu là ?
Les mots lui échappèrent avant qu'il puisse les arrêter, heureusement Esther se contenta de sourire.
- La maison devenait trop petite, lui expliqua-t-elle. Finn rend Sage folle avec son hélicoptère et Tatia… eh bien… elle est toujours la même.
- Klaus ! l'appela quelqu'un.
Klaus regarda pour voir l'un de ses plus prestigieux acheteurs lui faire un signe de la main. C'était une femme d'un âge moyen avec de l'argent à dépenser. Elle lui avait acheté un certain nombre d'œuvres.
- Viens, fit Klaus en offrant son bras à sa mère. Je vais te présenter à quelques personnes.
- Klaus, un spectacle magnifique, comme toujours, dit la femme en l'embrassant sur la joue.
- Merci Susan, répondit Klaus. Voici ma mère, Esther.
- Ravie de vous rencontrer, dit Esther en serrant la main de la femme.
- Chaque fois que vous avez une exposition, je jurerais que la foule grossit encore ! fit Susan en regardant les gens autour d'elle, avant de regarder Esther. Vous devez être très fière de tout ce que votre fils a accompli. Et à un si jeune âge !
- Je suis très fière, confirma Esther. Même si je préfère ce qu'il faisait avant. J'ai toujours la peinture avec son empreinte de main bleue qu'il m'avait faite quand il avait 5 ans.
- Tu as gardé ça ? fit Klaus avec stupeur.
- Oui, en effet, répondit Esther. Je vous laisse parler. Je vais continuer à faire le tour. J'aimerais te parler davantage après l'exposition, ça te convient Niklaus ?
Klaus ne put qu'acquiescer. Esther sourit et s'éloigna. Le travail de son fils était merveilleux, et Esther ne mentait pas quand elle disait qu'elle était fière. Niklaus lui avait donné un dessin de la famille quand il avait 6 ans et elle avait été stupéfaite par son talent. Tout ce que son fils lui avait donné avait été caché de la vue de Mikael dans un tiroir fermé à clé. Esther savait qu'il aurait tout détruit s'il l'avait découvert. Tous ces magnifiques travaux qu'Esther chérissait tellement. Niklaus lui avait donné une carte pour la fête des mères quand il avait 11 ans et elle n'avait même pas pris la peine de la regarder parce que Mikael était en train d'observer. Le regard blessé de Niklaus lui avait presque brisé le cœur. Ce n'est que plus tard, alors qu'elle était cachée dans la salle de bain, qu'elle avait regardé la carte. Cette carte était la dernière chose qu'il ait jamais faite pour elle. Il avait 11 ans quand il lui avait fermé son cœur.
Décidant de ne pas s'éterniser sur le passé plus longtemps, Esther commença à faire le tour de la galerie. Même après tout ce temps elle était frappée d'admiration pour son don. Elle marqua un arrêt. Il avait fait une peinture de leur maison. À la place des couleurs sombres qu'il privilégiait habituellement, celle-ci avait beaucoup de bleu et de doré. Esther alla à la rencontre de la personne qui semblait prendre l'argent pour les peintures.
- Le tableau de la propriété, fit Esther, je voudrais l'acheter.
- Cette peinture a été vendue, s'excusa-t-il.
- Eh bien annulez la vente, dit Esther. Je doublerai le prix que vous en demandez.
Quand Esther avait épousé Mikael, son père lui avait donné une grosse somme d'argent. L'argent d'Esther avait permis d'éviter la ruine de la propriété, mais Esther était assez intelligente pour en avoir gardé une partie cachée sur son propre compte et fait quelques investissements convenables.
- Ça fait 700 000 livres, reprit-il.
- Je sais compter, rétorqua Esther.
- Est-ce que tu essayes d'acheter quelque chose ? fit la voix de Niklaus derrière eux.
- Oui, répondit Esther. La peinture que tu as faite de notre maison. Je la veux.
Niklaus se tourna vers l'homme qui prenait l'argent.
- Dean, dit-il, c'est ma mère, elle peut l'avoir. Pas de frais.
- Non, je veux l'acheter, protesta Esther.
- Pas de frais, répéta Niklaus en ignorant sa mère.
- Toujours le plus têtu, fit Esther, et Niklaus lui adressa l'ombre d'un sourire. Et je ne l'accepterai que si tu passes à la maison demain et que tu prends le thé avec moi.
Klaus ouvrit la bouche pour protester…
- Le thé. 14h, ne sois pas en retard.
K&C
- Je ne sais pas à quoi m'attendre, dit Klaus, et Caroline sourit tristement.
Skype était une invention incroyable. Ella serait à la maison d'une minute à l'autre, mais Klaus avait appelé et demandé à lui parler d'abord.
- Il semblerait qu'elle veuille avoir une discussion, expliqua Caroline. Il y a beaucoup de non-dits entre vous deux. Espérons que tu aies quelques réponses demain.
- Espérons, approuva Klaus. Désolé de te déranger.
- Pas du tout, fit Caroline. Tu peux me parler quand tu veux.
- Merci. Comment vas-tu ? demanda Klaus.
- Rien de nouveau à raconter, répondit Caroline.
Elle pensait qu'il valait mieux ne pas lui parler de Jesse. Ils étaient sortis ensemble deux fois et sortiraient ce soir de nouveau.
- Rien de neuf, que du vieux.
- Ella sera bientôt à la maison ? demanda Klaus. J'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne lui ai pas parlé.
- Tu lui as parlé hier soir, lui rappela Caroline.
- C'est trop loin, rétorqua Klaus, et Caroline sourit.
Elle entendit la clé dans la serrure. Une fois de plus, Kol s'invitait sans frapper.
- Bonjour chérie, dit-il tandis qu'une fillette de 4 ans aux boucles blondes et pleine de santé sautait sur les genoux de Caroline.
- Maman ! fit Ella, et Caroline l'embrassa sur la joue.
- Quelqu'un veut te parler, dit Caroline, et Ella se tourna pour voir le visage de son père.
- Papa ! s'écria Ella, surexcitée.
- Bonjour, mon ange, dit Klaus. Alors, raconte-moi ce que tu as fait aujourd'hui.
Caroline alla à la rencontre de Kol tandis qu'Ella décrivait sa journée avec force détails.
- Tu as toujours besoin de moi pour garder Ella ce soir ? demanda Kol.
- Ouais, répondit Caroline. J'ai un rencard.
- Oh oui, avec Jesse, dit Kol. Un beau gosse, je lui accorde ça, mais il n'a pas grand-chose de bien pour lui. Il mérite vraiment le temps que tu lui accordes ? Je pourrais t'en débarrasser, si tu veux ?
- Je n'ai pas besoin que tu joues au grand frère protecteur, répondit Caroline. Prends juste soin d'elle.
- Je le fais toujours, fit Kol.
K&C
- Troisième rencard ce soir, dit Katherine d'une voix chantante.
Ella était maintenant endormie chez Kol tandis que Bonnie, Elena et Katherine aidaient Caroline à se préparer pour son troisième rencard avec Jesse.
- Et alors ? demanda Caroline.
- Tout le monde sait qu'on couche, au troisième rencard, lui expliqua Katherine. C'est comme une règle implicite.
- Qui a établi cette règle ? fit Caroline en faisant face à ses amies.
- Je ne sais pas, dit Katherine. Probablement les hommes.
- Est-ce que vous suivez cette règle ? demanda Caroline à Elena et Bonnie.
- Elles ne suivent pas la règle, répondit Katherine pour elles. Elena a couché avec Stefan la même nuit que toi avec Klaus, et je ne crois pas que Bonnie soit allée à un seul véritable rencard avec Kol avant qu'ils commencent à faire la danse sans pantalons.
Elena et Bonnie rougirent toutes les deux.
- Merci pour ça, fit Elena.
- Pas de problème, dit Katherine avant de retourner son attention sur Caroline. Troisième rencard, reprit-elle en étudiant l'expression du visage de Caroline. Ne veux-tu pas coucher avec lui ?
- Je suppose… Je veux dire, je le veux… Je veux coucher avec lui, bafouilla Caroline.
- Pas très convaincant, Care, fit remarquer Bonnie.
- Je ne sais pas ce que je ressens, je n'ai couché avec personne depuis… commença Caroline.
- Klaus ? fit Katherine. Le gars sexy avec l'accent follement attirant, terriblement séduisant, et, d'après ce que tu m'as dit une fois, le meilleur coup que tu aies jamais eu. Ça va être dur pour Jesse d'être à la hauteur.
- Ça n'a pas d'importance… Si on en arrive là, je le ferai, dit Caroline à ses amies. Je l'aime bien, et il est temps que je passe à autre chose.
- J'ai subitement un flashback Tyler, fit Katherine. Tu n'as couché avec lui que parce qu'il te l'avait demandé, pas parce que tu le voulais.
- C'est toi qui as sorti la règle du troisième rencard ! objecta Caroline. Maintenant tu es en train de me dire de ne pas le faire ?
- Je suis en train de te dire qu'il va peut-être s'y attendre, mais ne fais rien que tu n'as pas envie de faire, conseilla Katherine. Tu n'es plus cette fille. Tu prends tes propres décisions, ne laisse personne les prendre pour toi.
Caroline regarda dans le miroir. Sa coiffure atteignait la perfection, son maquillage était très réussi et sa tenue mettait en avant ses meilleurs atouts. Elle était à son avantage, mais les paroles de Katherine l'inquiétaient.
Des décisions ? Comment pourrait-elle prendre une décision alors qu'elle ne savait pas ce qu'elle voulait vraiment ?
