Traduction de la fiction de peaceful village – Merci à Béné et Saphira Swan pour leur aide.

Merci également à floriane13, Lea Michaelson, LauraNyra (Bonne nouvelle : Jesse n'est pas dans ce chapitre !), yumeriku (Les « retrouvailles » entre Klaus et Tyler vont effectivement être intéressantes…), klaroline68 , Ger85, Guest, Erza Robin (Bienvenue !), et Liluana (J'ai également envoyé ta review à l'auteure de « Friends, then? »).

Autre sujet. Depuis hier et jusqu'au 6 août, vous pouvez voter pour les « Klaroline Awards 2014 » (même une fois par jour si vous voulez). J'en parle parce que cette fiction est nominée dans la catégorie Meilleure fiction Univers Alternatif / Tous Humains, et son auteure dans la catégorie Meilleur auteur de Comédie. J'en profite pour dire que l'autre fiction que je traduis, « Friends, then? », est également nominée dans les catégories Meilleure fiction Action / Aventure et Meilleure fiction respectant le Canon.

Pour info, à la fin du chapitre, j'ai également traduit une note de Lane, l'auteure.


- Bon sang, il y en a trois, fit Kol en regardant Katherine, Elena et Amara s'étreindre.

Seuls leurs cheveux les distinguaient. Kat avait ses habituelles boucles tandis qu'Elena préférait les légères ondulations. Amara avait les cheveux longs et raides qui lui allaient presque jusqu'à la taille. On pouvait voir qu'Elena et Katherine étaient plus âgées, mais la ressemblance restait troublante. Kol n'avait jamais rencontré Amara jusque-là. À chaque fois qu'elle venait rendre visite à ses sœurs à Chicago, il était mis à l'écart. Kol n'avait aucune idée de la raison. Il n'était pas intéressé par les jeunes.

- Tu dois être Kol, dit Amara en allant à sa rencontre. J'ai beaucoup entendu parler de toi.

- En bien je présume ? demanda Kol.

- Bien sûr, répondit Amara avec un sourire entendu à la Gilbert.

- Hey, la star de la journée, la salua Caroline en serrant dans ses bras le bébé Gilbert.

Quand elles se séparèrent, Amara se tourna vers Ella.

- Regarde comme tu es grande ! lui dit-elle en s'agenouillant pour être à la hauteur de la petite fille. Fais-moi un câlin.

Ella la serra dans ses bras puis marcha vers Klaus et lui prit la main.

- C'est mon papa, présenta-t-elle en tirant Klaus en avant.

- Oh, ouah, fit Amara en l'observant. Pas mal, Care.

Caroline commença à rougir.

- Appelle-moi Klaus, dit Klaus à Amara en l'embrassant sur la joue. Bon anniversaire.

- Merci, répondit Amara, les joues légèrement rougies. Quelqu'un attend de te rencontrer depuis un bon moment.

Klaus suivit le regard d'Amara vers un jeune homme qui le regardait les yeux écarquillés. Il alla à sa rencontre.

- Bonjour, tu dois être Jérémy, fit-il, mais Jérémy ne répondit rien.

Klaus regarda la fille à côté de lui.

- Je suis Anna, se présenta-t-elle en lui serrant la main. Voici Jérémy. C'est un grand fan de votre travail, et je jure que normalement il n'est pas comme ça.

- Jér, réveille-toi ! lança Katherine en allant vers lui. Klaus n'est pas un dieu, pour l'amour du ciel. En fait, il peut être un peu un connard, pour être honnête.

- Kat ! s'exclama Caroline en montrant Ella, qui donnait la main à Amara.

Cela sembla faire sortir Jérémy de sa transe.

- Désolé, c'est un tel honneur de vous rencontrer, dit-il en retrouvant finalement sa voix. Je suis un grand fan, M. Mikaelson.

- Appelle-moi Klaus, répondit celui-ci. J'ai entendu dire que tu étais un artiste toi-même ?

- Oh non, je dessine juste un petit peu, fit Jérémy, et Anna le poussa affectueusement.

- N'en fais pas peu de cas, le sermonna-t-elle avant de reporter son regard sur Klaus. Il est très doué.

- Je pourrais regarder quelques-uns de tes travaux, si tu veux ? proposa Klaus et les yeux de Jérémy s'écarquillèrent encore plus : on aurait dit qu'ils allaient sortir de leur orbite à tout moment.

- Vous feriez ça ? Ce serait… Je veux dire, ce serait incroyable, répondit Jérémy, et Klaus rit.

- On peut faire ça plus tard, mais pour l'instant, sortons juste de l'aéroport, fit Katherine en prenant Jérémy par le bras.

Le groupe se fit un chemin hors de l'aéroport, et bientôt ils étaient en route pour Mystic Falls.

Caroline regarda par la fenêtre tandis qu'ils roulaient. Tout semblait pareil. C'était elle qui était différente. Elle n'était plus la petite Caroline. Quand elle était tombée enceinte, Caroline avait dû grandir vite car elle ne s'occupait plus que d'elle, mais quelqu'un d'autre dépendait d'elle dorénavant. Caroline avait grandi hors de Mystic Falls, et elle ne pourrait jamais y revenir. C'était magnifique ici, pourtant. Il y avait des fleurs qui s'épanouissaient, et l'air était beaucoup plus frais qu'à Chicago.

Les mois d'été se rapprochaient et en raison de l'accord entre Klaus et elle, Ella allait rester avec lui pour une partie de l'été, et peut-être tous les étés dorénavant. Caroline était triste à l'idée de laisser Ella, mais en même temps c'était important pour Ella d'apprendre à connaître l'autre côté de sa famille. Caroline arrivait enfin à accepter le fait qu'elle n'avait pas à faire ça toute seule, et elle faisait de plus en plus confiance à Klaus. Elle pouvait dire qu'elle lui faisait entièrement confiance désormais à propos d'Ella, et quand il partirait il lui manquerait également. Quand ils arrivèrent chez les Gilbert, Caroline s'excusa, elle avait quelque chose à faire.

Caroline regarda l'épitaphe. Elizabeth Forbes, shérif et mère aimée… Sa vie entière avait été réduite à quatre mots. Shérif et mère aimée. Ça ne mentionnait pas la force de Liz pour faire face à n'importe quel défi qui se mettait en travers de son chemin. Ce n'était pas facile d'élever un enfant seule, mais Liz avait fait de son mieux. Et quand elle était tombée malade, Liz n'avait pas laissé ça la déprimer. Elle ne s'était jamais apitoyée sur elle-même.

- Ta mère ? fit une voix, et Caroline se tourna pour voir Klaus marcher vers elle.

- Ouais, répondit-elle. Je ne viens plus à Mystic Falls parce qu'il n'y a rien ici pour moi. Je n'ai pas de famille ici comme Kat, Elena et Bonnie. C'était juste ma mère et moi.

- Ça fait trop mal, dit Klaus, et Caroline acquiesça.

- Ouais, répéta-t-elle. Je suppose que la vie dans une petite ville n'était pas assez pour moi.

- Viens, Kol est en train de parler au père de Bonnie et c'est assez amusant à regarder, je ne l'ai jamais vu aussi nerveux, reprit Klaus, et Caroline sourit.

- Comment as-tu su où j'étais ? demanda-t-elle tandis qu'ils marchaient.

- J'ai assemblé les pièces du puzzle, je voulais juste être sûr que tu allais bien, répondit Klaus.

Caroline sourit. Klaus pouvait être plutôt aimable quand il le voulait.

- Je vais bien, dit Caroline. Et je suis contente d'être ici. C'est important qu'Ella sache d'où elle vient. Il y a une grande part de mon histoire, ici.

Tandis qu'ils continuaient de marcher vers la maison des Gilbert, Caroline vit Tyler marcher main dans la main avec Hayley. Caroline n'avait jamais particulièrement apprécié Hayley. Elle avait toujours eu un faible pour Tyler quand ils étaient au lycée, même s'il sortait avec Caroline. Donc quand ils avaient rompu, Hayley avait sauté sur l'occasion pour être avec Tyler. Ça allait. Caroline était contente que Tyler soit heureux et qu'il se soit posé avec une fille que ça ne dérangeait pas de vivre dans une petite ville comme Mystic Falls. Le seul problème que Caroline avait à ce moment-là était qu'elle marchait à côté de Klaus, son « petit ami », et que Tyler et Hayley se dirigeaient vers eux.

- Embrasse-moi, fit Caroline en s'arrêtant brusquement de marcher.

- D'accord, répondit Klaus avec décontraction.

- Mais ne m'embrasse pas vraiment, tu vois, je veux dire, reste correct, on est dans un lieu public, ajouta Caroline.

- D'accord, répéta Klaus.

- Mais ne me fais pas juste un bisou parce que, allez, on doit y croire, et un bisou ne le ferait pas vraiment, ou peut-être qu'un bisou c'est assez parce que les gens amoureux continuent… fit Caroline, mais elle fut coupée par Klaus lui en déposant un : mon dieu qu'il était doué pour ça.

- Caroline ? s'étonna la voix de Tyler, et ils se séparèrent.

- Oh, salut Tyler, dit Caroline en agissant aussi calmement qu'elle le pouvait après un baiser comme celui-ci.

Elle sentit Klaus passer son bras autour de sa taille et la serrer contre lui. Il avait rapidement compris. Caroline passa son bras autour de sa taille en retour.

- Qu'est-ce que tu fais de nouveau ici ? demanda Tyler.

- C'est l'anniversaire d'Amara, répondit Caroline. Tu te souviens de mon petit ami Klaus ?

- Ouais, ravi de vous voir, dit Tyler. Voici ma femme, Hayley.

- Enchanté, fit Klaus en serrant la main d'Hayley.

- M… Moi aussi, répondit Hayley, et Caroline retint un sourire.

Klaus était très beau, probablement le plus bel homme qui soit venu à Mystic Falls. Tyler était juste mignon comparé à Klaus.

- Alors, comment allez-vous ? demanda Caroline.

- On va bien, répondit Hayley. Les enfants grandissent vite.

- C'est incroyable qu'ils grandissent aussi vite, dit Caroline, heureuse qu'ils se trouvent un point commun.

- Est-ce que vous voulez venir prendre un café ? proposa Tyler.

Caroline et Klaus se regardèrent.

- On adorerait, mec, mais mon frère est là et s'il n'a pas quelqu'un pour le surveiller, il va finir par courir tout nu sur la place de l'hôtel de ville, répondit Klaus. Mais passez nous voir si vous êtes en Angleterre cet été.

- Vous allez en Angleterre ? s'étonna Tyler.

- Oui, ma famille adore Caroline, et notre fille bien sûr, lui expliqua Klaus. Comme je l'ai dit, on ferait mieux d'y aller. Ravi de vous avoir revu.

Klaus prit la main de Caroline et l'entraîna avec lui avant que Tyler n'ait pu ajouter quoi que ce soit.

- Merci, dit Caroline. C'était vraiment gênant.

- Elle ne t'aime pas beaucoup, n'est-ce pas ? demanda Klaus.

- Hayley et moi, on ne s'est jamais entendu : ce n'est pas une mauvaise personne, mais elle a toujours eu des vues sur Tyler, expliqua Caroline. Elle s'est languie de lui pendant des années.

- Vraiment ? fit Klaus, légèrement choqué.

- Ouais, répondit Caroline.

- Quel est son intérêt ? demanda Klaus. Je veux dire, c'est un type raisonnablement attirant, mais qu'est-ce qu'il a pour lui ? C'est un bon coup ?

- Klaus ! s'exclama Caroline en rougissant.

- Alors, c'est ça ? insista Klaus, et Caroline ne répondit rien. Il n'était pas si bon, c'est ça ?

- Il était correct, fit Caroline.

- Mais je suis meilleur, dit Klaus en souriant d'un air suffisant.

- Je ne vais plus parler de ça maintenant, reprit Caroline en rougissant encore davantage.

- Je le suis, n'est-ce pas ? insista Klaus, ne voulant pas lâcher l'affaire. Je suis un coup tellement meilleur.

- La ferme, fit Caroline, et elle commença à marcher plus vite en le laissant en arrière.

Klaus rit pour lui-même et courut pour la rattraper.

K&C

- Je ne l'aime pas, déclara Kat, et Elena leva les yeux au ciel.

Elles étaient assises dans le salon des Gilbert ce soir-là. Seuls les Gilbert restaient là car il n'y avait pas assez de chambres. Avec Anna et Stefan bien sûr, mais ils étaient déjà partis se coucher. Tous les autres étaient dans la chambre d'hôte aux abords de la ville. Katherine et elle étaient en train de discuter du petit ami d'Amara, Silas.

- Bien sûr que tu ne l'aimes pas, fit remarquer Elena. Tu n'aimerais aucune des personnes avec qui chacun d'entre nous sortirait.

- Faux, protesta Katherine, j'aime Anna et Stefan.

- Ça a pris des années, répondit Elena avant de décider de changer de sujet. Tu as parlé à mamie ?

- Oui, tout est prêt pour qu'on lui rende visite cet été, mais notre horrible cousine sera là aussi, raconta Katherine, et Elena gémit.

- Parfait, dit-elle. Je ne sais même pas pourquoi mamie l'invite, tout le monde la déteste.

- Déteste qui ? demanda Amara en arrivant vers elles avec Jérémy juste derrière elle.

Jérémy s'assit dans un fauteuil et Amara sauta sur ses genoux. Il grommela, mais ne la repoussa pas.

- Notre cousine, répondit Elena.

- Oh mon dieu, c'est parti avec notre été, se plaignit Jérémy. Mamie ne peut pas venir ici ?

- Mamie ne quitte pas la Bulgarie, lui rappela Amara.

- Au moins, on aura une pause quand on rendra visite à Caroline en Angleterre, dit Elena.

- Comment se sent Caroline à l'idée de laisser Ella à Klaus pour deux semaines ? demanda Amara.

- Mieux maintenant qu'elle le connaît plutôt bien, répondit Katherine.

- Qu'est-ce qui se passe entre eux, d'ailleurs, ils sont ensemble ? demanda Jérémy.

- Officiellement non, mais ils sont raides dingues l'un de l'autre, expliqua Katherine à son petit frère.

- Dommage, Klaus est incroyable, fit Jérémy, et ses sœurs retinrent un sourire.

Quand Klaus était rentré de sa promenade avec Caroline, Jérémy avait bondi sur lui pour lui parler d'art, et lui montrer son travail. Klaus, heureusement, était très patient avec lui et avait répondu à toutes ses questions. Jérémy avait définitivement un coup de cœur pour lui.

- Tu n'as pas une petite amie ? demanda Katherine. Et je ne crois pas qu'il penche de ce côté-là.

- Très drôle, rétorqua Jérémy.

- Montre-leur, intervint Amara en donnant un coup de coude à Jérémy.

- Pas maintenant, répondit-il.

- Nous montrer quoi ? demanda Elena.

- Jér a pris la bague de fiançailles de maman, raconta Amara en laissant échapper le secret pour lui.

- Amara ! s'exclama Jérémy : il n'avait visiblement pas envie de partager l'info.

- Cette bague est dans ta poche depuis des mois, peut-être que si tu en parles à plus de gens tu auras enfin les couilles de te lancer, le raisonna Amara. Anna dira oui, je ne sais pas pourquoi tu es nerveux. Je veux dire, vous vivez ensemble depuis trois ans maintenant, et vous étiez ensemble pendant pratiquement tout le lycée.

- C'est génial, Jérémy, fit Elena en le prenant dans ses bras.

Kat le prit dans ses bras également, mais resta pratiquement silencieuse le reste de la soirée. Elena était mariée, Jérémy allait se fiancer, et même Amara avait quelqu'un. Kat était toute seule, mais quand elle pensait à son mec idéal, un seul homme lui venait à l'esprit, et il ne pouvait pas être plus loin d'elle.

K&C

- Pourquoi m'as-tu amenée ici ? demanda Caroline en marchant à travers les bois, Klaus marchant derrière elle.

- Je veux ton aveu, répondit Klaus.

- Quel aveu ? demanda Caroline.

- À propos de tes sentiments à mon égard, expliqua Klaus, et Caroline se retourna pour lui faire face. Allez, amour, nous savons tous les deux que Jesse n'est pas bon pour toi.

- Et tu l'es ? le questionna Caroline.

- Peut-être, mais d'abord j'ai besoin de savoir, quels sont tes sentiments à mon égard ? demanda Klaus. Réponds-moi honnêtement et je n'aborderai plus jamais le sujet.

Klaus se rapprocha jusqu'à ce que le dos de Caroline se retrouve contre un arbre et qu'il se tienne juste devant elle. Caroline déglutit en essayant d'empêcher son regard de descendre sur ses lèvres. Comment des lèvres pouvaient-elles être naturellement aussi rouges ? Non, pas bien, Caroline ! Ne pense pas à ses lèvres !

- Alors ?

- Tu… Tu es le père d'Ella… Je… bredouilla Caroline.

Klaus frotta son nez contre la joue de Caroline.

- Pas ce que je veux dire, amour, lui murmura-t-il à l'oreille. Que ressens-tu pour moi ?

Il glissa sa main contre sa cage thoracique, juste en-dessous de sa poitrine. Caroline baissa les yeux vers sa main.

- Ne fais pas ça… fit Caroline, à bout de souffle. Je…

Il ne l'écouta pas et sa main bougea pour recouvrir sa poitrine. Caroline haleta.

- Ça fait combien de temps qu'on ne t'a pas touchée ? demanda Klaus de cette même voix chuchotante.

- 5 ans, répondit Caroline.

- Quelle honte, dit Klaus, et avant qu'elle ne s'en rende compte il avait déchiré son chemisier, dévoilant son soutien-gorge.

Elle haleta encore.

- Regarde-moi.

Caroline leva les yeux de son chemisier ruiné vers les yeux de Klaus. Ces yeux profonds. Des yeux qui portaient tellement de tristesse et de mystère, mais qui semblaient aussi scintiller quand il riait.

- Que ressens-tu, amour ?

C'est le « amour » qui la fit exploser. Putain d'accent. Putain de parfait accent sexy. Caroline l'attrapa par la nuque et l'attira à elle. Ses mains voyagèrent vers le bas de sa chemise et l'enlevèrent pour qu'ils soient désormais peau contre peau parce que son soutien-gorge avait miraculeusement disparu. Leurs pantalons suivirent et Caroline enroula ses jambes autour de la taille de Klaus tandis qu'il la plaquait plus fort contre l'arbre et…

Et…

Il y eut un coup contre la porte.

Caroline se redressa, soudainement réveillée et sortie de son rêve.

- Care ! l'appela Kol en frappant de nouveau à la porte. Tout le monde est déjà réveillé ! Mon dieu… Qu'est-ce que tu fais ? Tu ne fais jamais la grasse matinée.

- J'arrive ! lui répondit Caroline, mais elle se rallongea sur le lit.

Elle prit un oreiller et se couvrit la bouche pour laisser échapper un gémissement. C'était juste parfait. Depuis quand un simple baiser de cinéma provoquait de scandaleux rêves érotiques ?

Deux - trois minutes plus tard, Caroline entra dans la salle à manger. Mme Flowers avait préparé un gros petit-déjeuner et tout le monde était assis à table. Ella était sur les genoux de Klaus.

- Bonjour maman ! fit-elle en souriant.

- Bonjour ma puce, répondit Caroline en essayant de ne pas regarder Klaus.

- C'est pas ton genre de dormir si longtemps, commenta Bonnie une fois que Caroline se fut assise à côté d'elle, surtout avec la fête dans deux heures. En temps normal à cette heure tu donnes des ordres à tout le monde.

- Une fille ne peut pas faire la grasse matinée une fois de temps en temps ? fit Caroline en espérant qu'ils laissent tomber.

Elle attrapa ensuite du pain grillé et commença à le beurrer vigoureusement avant de l'avaler en deux bouchées. Elle se noya dans son café. Elle sentit que quelqu'un l'observait et leva les yeux pour voir Klaus la dévisager. Caroline rougit et rabaissa son regard sur sa nourriture, espérant qu'il ne remarquerait rien.

- Tu vas bien, amour ? demanda Klaus.

- Je vais bien ! fit brusquement Caroline, et tout le monde se figea. Je vais bien, redit-elle d'un ton plus calme. Allez, venez, on perd du temps.

K&C

- J'ai fait un rêve érotique avec Klaus, lança Caroline, et Katherine recracha la gorgée de café qu'elle était en train de boire.

- Bonjour à toi aussi, fit Katherine tandis qu'elles s'éloignaient de la foule. Eh bien, il est grand temps que tu aies un peu de sexe, même si c'était un rêve.

- Très drôle, rétorqua Caroline.

- Alors, c'était bien ? demanda Katherine, et Caroline rougit.

- C'était en bonne voie, jusqu'à ce que Kol me réveille, répondit-elle en fronçant les sourcils.

- Putain de Kol, dit Katherine. Qu'est-ce que tu vas faire ?

- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda Caroline.

- Je veux dire : vas-tu faire de tes rêves une réalité ? clarifia Katherine.

- Quoi ? fit Caroline, aussi surprise que si c'était la chose la plus ridicule au monde. Bien sûr que non. Ça gâcherait tout. D'ailleurs, c'est la journée d'Amara. Je ne vais pas la passer à être obsédée par ça. Je devais juste en parler à quelqu'un.

- Bien, céda Katherine.

Caroline partit pour commencer à dire aux gens ce qu'ils devaient faire, bien qu'elle ait fini par faire elle-même le gros du travail. Caroline ne s'était jamais contentée de moins que la perfection. Katherine jeta un coup d'œil à Klaus, qui aidait Jérémy et Stefan à installer les tables. Caroline continuait de regarder furtivement Klaus, et lui continuait de la regarder furtivement elle. Idiots entêtés.

- Hey, Kat, fit Elena en venant près d'elle. Qu'est-ce que tu regardes ?

- Ne demande pas, répondit Katherine en mettant de côté son irritation. Silas continue de tenir Amara occupée ?

- Ouais, je crois qu'elle va être heureuse de la tournure des évènements : Caroline s'est surpassée, cette fois, fit remarquer Elena en regardant autour d'elle.

- Eh bien, tu sais qu'Amara est un peu comme sa petite sœur à elle aussi, rappela Katherine.

- Elena ! Katherine ! Ne restez pas là à ne rien faire ! les appela Caroline. Au travail !

- On ferait mieux d'y retourner, dit Elena. On ne veut pas provoquer le courroux de Caroline.

La fête était incroyable, évidemment. Tout ce que Caroline organisait était incroyable. Amara l'adorait complètement. Ça leur réchauffait tous le cœur de la voir si heureuse. Katherine retint les longs cheveux d'Amara en arrière tandis qu'elle soufflait ses bougies. Tout le monde applaudi et Stefan commença à couper le gâteau. Kol se mit ensuite à fourrer du gâteau dans la bouche de Bonnie : la moitié finit sur son visage, mais Kol était ravi de tout enlever en l'embrassant. Il était doué dans le rôle du petit ami, étonnamment. Ella était sur les genoux d'Amara tandis qu'elles mangeaient leur gâteau.

- Bon gâteau, fit Klaus en venant près de Caroline.

- Je sais, répondit-elle effrontément, je l'ai choisi.

Klaus rit.

- Je dois partir demain, annonça-t-il, son sourire disparu.

- Je sais, Katherine m'a dit que tu avais une soirée que tu ne pouvais pas manquer, et ensuite deux - trois interviews, lui répondit Caroline.

- Il semblerait que la prochaine fois que l'on se verra sera quand Ella et toi viendrez me voir dans quelques semaines, reprit Klaus. Ma mère est tellement impatiente de la rencontrer. Tout comme Finn et Sage. Rebekah et Matt vont prendre un vol pour rentrer également pour pouvoir passer du temps avec Ella, et le nouveau-né, bien sûr.

Klaus avait mentionné le fait que Sage avait eu son bébé. Un garçon. Caroline n'arrivait pas à se rappeler du nom.

- Je suis heureuse qu'elle apprenne à connaître l'autre côté de sa famille, fit Caroline.

- Y as-tu réfléchi davantage ? demanda Klaus. Au fait que je la prenne pour le reste de l'été ?

Ils avaient reparlé de la possibilité qu'Ella reste seule avec Klaus pour plus de deux semaines. Il demandait à l'avoir pour un mois cette année, puis tout l'été dorénavant. Ce n'était pas une demande outrancière, mais Caroline avait encore du mal à s'y faire. Non seulement ça voulait dire qu'elle serait séparée d'Ella pour encore plus longtemps, mais Klaus insisterait pour qu'un accord de garde soit encore rendu avec leurs avocats pour que ça soit officiel.

- Attendons de voir comment se passe cette visite, et ensuite je promets d'y réfléchir, proposa Caroline.

Klaus ne sembla pas satisfait de sa réponse, mais ne pressa pas le sujet. Caroline frissonna.

- Tu as froid, amour ? demanda Klaus.

- Un peu, admit Caroline.

- Tiens, fit Klaus en se débarrassant de sa veste pour la mettre sur les épaules de Caroline. Tu es très jolie, au fait.

- Merci, répondit Caroline en rougissant légèrement.

Elle avait mis une robe blanche pour l'occasion. Ce n'était pas une des robes sophistiquées de Katherine, elle avait opté pour plus simple, aujourd'hui.

- Maman ! Papa ! les appela Ella en les cherchant.

- Nous sommes juste ici, mon ange, répondit Klaus d'une voix forte, et Ella courut vers lui pour que Klaus la rattrape.

Caroline sourit en les voyant, mais ne pouvait pas se sortir de la tête ce qu'il avait dit. Il avait dit « nous ».

Nous.

Oh mon dieu !


Note de l'auteure

Qu'en pensez-vous ? J'ai réécrit la fin environ 5 fois, donc j'espère que vous l'aimez.

Je ne suis pas vraiment fan d'Elena ou Hayley, mais si je les mets dans mes histoires, je dois les décrire comme j'aimerais qu'elles soient.

Ok, alors Lane s'essaye aux passages sexy, et si c'est affreux, s'il vous plaît dites-le moi pour que je puisse avoir de l'aide.

Quelque chose du genre…

Lane, tes cochonneries sont horribles, aide-toi d'un professionnel.

Merci encore pour tout votre soutien. C'est vraiment incroyable et touchant que vous aimiez ce que j'écris.

J'en suis aussi à un point où je prendrai vos idées et suggestions si vous en avez. Le prochain chapitre sera quand Ella et Caroline arrivent en Angleterre et Ella rencontre tous les Mikaelson.

J'adore recevoir vos reviews, continuez !