Traduction de la fiction de peaceful village – Merci à Béné pour son aide.

Note de l'auteure

Ouais, je ne sais pas quoi dire. J'ai un nouveau travail ! J'étais très fatiguée tout le temps et ma muse pour le Klaroline était complètement partie. J'espère la faire revenir !

S'il vous plaît soyez indulgents avec ce chapitre. Je me sens rouillée.

- J'en ai fait un autre, bougonna Caroline en entrant dans la cuisine où Katherine était assise à lire le journal.

- Oh, ma pauvre, dit Katherine en reposant le journal. De scandaleux rêves érotiques à propos d'un Anglais sexy ? L'horreur.

- Stupide Klaus, stupide accent, marmonna Caroline.

Kat sourit. Caroline avait commencé à blâmer Klaus pour ces rêves.

- Oui, peut-être qu'il est secrètement une créature surnaturelle qui peut te faire rêver de ce dont il a envie, fit Katherine, et Caroline la fusilla du regard. Comment tu vas ?

- Je n'avais jamais vraiment rompu avec quelqu'un avant, répondit Caroline en prenant la tasse de café que Kat lui tendait. Ce n'était pas très agréable.

- Eh bien, tu ne le sentais pas avec Jesse, répliqua Katherine en haussant les épaules. Et juste au bon moment pour ton voyage en Angleterre avec Klaus.

- Ce n'est pas pour ça que je l'ai fait, rétorqua Caroline, et Kat leva les yeux au ciel.

- Tu as fait tes bagages ? demanda Kat, décidant de changer de sujet étant donné qu'elle ne tirerait rien de plus de Caroline aujourd'hui.

- Ouais, répondit Caroline. Et toi ?

- Ouais, fit Kat. Elena m'a raconté à quel point Stefan est nerveux de rencontrer mamie.

- Comment va Elena ? demanda Caroline.

- Elle a été mieux, répondit Katherine. Avec un peu de chance, mamie a une sorte de remède bulgare de fertilité.

- Mais le docteur a dit qu'il y avait une chance pour qu'elle tombe enceinte, pas vrai ? fit Caroline.

- Une faible chance, la corrigea Katherine, l'air triste.

- La pauvre, elle a toujours été la plus maternelle de nous en grandissant, songea Caroline.

- C'est vrai, approuva Katherine. Et elle se penche déjà vers l'adoption. Il y a beaucoup d'enfants qui existent déjà et qui ont besoin d'un bon foyer.

- Et Stefan et Elena seraient des parents extraordinaires, remarqua Caroline.

- Ils le seront, approuva Katherine. Comme toi.

- Ça ne marchera pas, je te l'ai déjà dit et je vais le redire. Pas de fête pour tes amis top models pendant que je suis partie. Peu importe à quel point tu seras lèche-cul, je ne changerai pas d'avis, déclara Caroline, voyant clair dans le jeu de son amie.

- Ça valait le coup d'essayer, fit Katherine en haussant les épaules.

- Papa ! cria, ou plutôt hurla Ella.

La petite fille se fraya un chemin à travers la foule en courant vers Klaus tandis que Caroline se dépêchait pour la rattraper. Qui aurait cru que cette enfant pouvait courir aussi vite ?

- Bonjour, mon ange, dit Klaus en attrapant Ella quand elle se jeta sur lui. Caroline, salua-t-il en lui souriant quand elle apparut un instant plus tard.

- Hey, Klaus, fit-elle, et Klaus se pencha pour l'embrasser sur la joue.

- Comment était votre vol ?

- Ça allait… La première classe était agréable, répondit Caroline. Ella a quand même été un peu nerveuse.

- C'était vraaaiiiment long, ajouta Ella.

- Je sais, mais tu vas rester ici un mois entier, rappela Klaus, et Ella sourit puis il l'embrassa sur la joue. Allez, rentrons à la maison.

La maison.

Sa maison était magnifique. C'était un appartement de luxe, oui de luxe, au dernier étage d'un très vieux bâtiment. Il avait un ascenseur privé menant à son étage. C'était la garçonnière classique avec des canapés en cuir et une énorme télé, mais c'était accueillant. Dans un coin reculé du salon, il y avait une peinture à demi finie. Klaus avait un studio, mais parfois l'inspiration frappait quand il était à la maison et il ne voulait pas conduire tout le chemin jusqu'à son studio quand il pouvait peindre là, expliqua Klaus. Il leur fit un rapide tour des lieux avant de s'arrêter devant une porte fermée. Il y avait une étoile dorée avec une plaque qui disait « Ella » dessus.

- Voici ta chambre, dit Klaus à Ella en ouvrant la porte.

Caroline ne put s'empêcher d'hoqueter. Un mur était entièrement recouvert d'une énorme peinture murale. C'était une scène de forêt avec un chemin menant à un château. Il y avait des fées dans les arbres et des lapins et des cerfs cachés parmi les buissons. C'était magnifique. Comme s'ils avaient mis les pieds dans un conte de fées.

- Waouh, fit Ella en pénétrant dans la pièce. Papa, c'est si joli.

- C'est toi qui as fait ça ? demanda Caroline.

- Oui, Finn et Sage ont aidé, répondit Klaus.

- C'est incroyable, fit Caroline, toujours en admiration.

Elle parvint à détourner les yeux de la peinture et regarda un peu plus le reste. Il y avait un lit à baldaquin ainsi que quelques étagères de bibliothèque remplies de livres. E-L-L-A était au-dessus du lit en lettres bleues. Mais ça n'était pas le meilleur. Sur le mur opposé, il y avait une baie vitrée avec vue sur la ville et à côté un chevalet et de nombreuses fournitures d'art. C'était la chambre rêvée d'Ella. Une chambre de Princesse Artiste. Ella courut vers le lit et plongea dessus.

- C'est vraiment tout à moi ? demanda-t-elle en s'asseyant pour les regarder.

- Oui. Ta grand-mère a aidé à choisir les livres, j'espère que tu les aimeras, répondit Klaus, et Ella se dirigea vers les étagères de livres.

- J'aime bien le poster, fit Caroline en désignant le poster d'Oxford au mur.

- Un cadeau d'Elijah, expliqua Klaus, et Caroline rit.

- Merci papa, dit Ella en l'embrassant. Est-ce que maman va dormir avec toi ?

Caroline écarquilla les yeux et elle refusa de regarder Klaus.

- Pourquoi demandes-tu ça, mon ange ? demanda Klaus.

- Les mamans et les papas ne dorment pas ensemble ? fit innocemment Ella.

- Pas toujours, ma puce, répondit Caroline. Maintenant, défaisons nos bagages et ensuite tu pourras choisir un livre pour que nous le lisions.

- D'accord, maman, dit Ella, et elle commença à défaire la valise que Caroline avait apportée.

Ella commença à lancer des vêtements à travers la pièce. Sa version de « défaire les bagages ». Caroline fouillerait et organiserait tout plus tard.

- C'était incroyable, Klaus, vraiment, fit Caroline tandis qu'il la conduisait à l'endroit où elle resterait.

- Je veux qu'elle se sente à la maison ici aussi, expliqua Klaus en se frottant la nuque.

- Je ne crois pas qu'elle voudra rentrer, plaisanta Caroline, mais en même temps elle avait peur que ça soit vrai. Quoi ? Pas de peinture murale à s'en décrocher la mâchoire pour moi ? reprit-elle quand ils atteignirent la chambre d'invité.

Les murs étaient d'un doux blanc, mais le lit était énorme et ça semblait vraiment confortable. Caroline avait envie de sauter sur le lit et faire une bonne sieste.

- Donne-moi 10 minutes et je peux créer quelque chose, fit Klaus. Veux-tu aussi une chambre de princesse ?

- De reine, le corrigea Caroline.

- Eh bien, votre altesse, je vais vous laisser vous installer également. Si Ella est partante, j'espérais aller chez ma mère demain. Sinon ils pourraient tous venir ici, et mon appartement est grand, mais pas à ce point, expliqua Klaus et Caroline rit.

- Ça semble bien, fit-elle.

Après un rapide repas, Caroline et Ella étaient si épuisées qu'elles s'endormirent presque aussitôt après. Cette nuit-là, juste quand Caroline commençait à s'assoupir, il y eut un petit coup à la porte. Ella apparut dans l'embrasure de la porte.

- Maman ? appela-t-elle.

- Qu'est-ce qu'il y a, ma puce ? demanda Caroline.

- Je peux dormir ici ? Juste pour cette nuit ?

- Bien sûr que tu peux, répondit Caroline, et Ella sauta dans le lit. Est-ce que tout va bien avec ta chambre ? Tu as des monstres sous le lit ? Je peux aller les effrayer, si tu en as besoin. Les monstres ont très peur de moi.

- Pas de monstres, je voulais juste dormir ici avec toi, c'est tout, expliqua Ella, et Caroline l'embrassa sur le front.

- D'accord, bonne nuit, ma puce, répondit-elle avant d'éteindre la lumière.

Caroline était nerveuse quand ils remontèrent l'allée de la grande maison familiale de Klaus. Ou manoir. Ou domaine. Ou oh mon dieu ce lieu est énorme. La dernière fois qu'elle était venue ici, elle avait menti à tous ces gens adorables en prétendant sortir avec Kol. À présent il s'avérait qu'elle était la mère de la fille de Klaus. Caroline ne pouvait pas se contenter de sourire et d'acquiescer toute la journée. Ces gens allaient faire partie de sa vie aussi désormais.

- Waouh, fit Ella derrière eux.

Caroline se retourna et regarda sa fille. Les yeux de la petite fille étaient écarquillés d'émerveillement.

- Tu as vécu ici, papa ?

- Oui, j'ai grandi ici, mon ange, répondit Klaus en arrêtant la voiture.

Ella portait une robe bleue. Elle avait complètement laissé le rose de côté à présent. Bien sûr, elle portait son sweatshirt Oxford par-dessus sa jolie robe. Ella était nerveuse. La maison était plutôt intimidante. Klaus frappa à la porte et Jonas les fit entrer. La première personne qu'ils virent fut Matt. Ella laissa échapper un soupir de soulagement. Caroline était contente qu'il y ait quelques visages familiers. Rebekah apparut ensuite et Ella alla vers elle pour l'embrasser.

- Tu m'as manqué ! fit Rebekah. Regarde comme tu es jolie ! ajouta-t-elle avant de regarder Klaus et Caroline. Vous n'avez pas pu lui faire enlever ce sweatshirt.

- Non, j'ai bien peur qu'elle vive à moitié dans ce truc, répondit Caroline.

- Je trouve que ça lui va bien, fit la voix de Finn.

Ils se retournèrent pour le voir marcher vers eux avec Sage juste derrière lui. Ella se cacha derrière Rebekah.

- Ella, voici mon frère Finn et sa femme Sage, présenta Klaus. Ton oncle et ta tante.

- Tu as aussi un nouveau cousin, déclara Sage avec un sourire amical. Tu pourras le rencontrer tout à l'heure. Je dois dire que tu es la plus jolie petite fille que j'ai jamais vue.

- Merci, dit Ella en rougissant et en s'écartant de Rebekah.

- De toute évidence elle tient de sa mère, ajouta Finn. Ravi de te revoir, Caroline.

- Moi aussi, répondit Caroline. Félicitations pour le bébé.

- Vous avez tous raison, elle est certainement très belle, intervint une autre voix, et Esther entra dans la pièce avec un sourire aux lèvres. Bonjour, je suis Esther, ta grand-mère. Tu peux m'appeler mamie si tu le souhaites. Approche-toi. Laisse-moi te regarder.

Ella s'approcha courageusement. Esther se pencha pour être à sa hauteur.

- Eh bien, je trouve que tu ressembles beaucoup à ton père, fit-elle en lui donnant un petit coup sur l'une de ses fossettes. Même sourire. Dis-moi, fais-tu aussi beaucoup de bêtises ?

- Des fois, admit Ella.

- J'ai entendu dire que tu étais une artiste, reprit Esther en se redressant de toute sa taille.

- Mmh mmh, comme papa, répondit Ella, et Esther sourit.

- Venez, allons prendre le thé. Aimes-tu le thé, chérie ? demanda Esther à Ella.

- Mmh mmh, j'aime le thé à la menthe, mais papa vérifie toujours la température avant que je boive pour que je ne me brûle pas, l'informa Ella.

- Elijah avait l'habitude de faire ça pour lui, songea Esther en tendant la main vers Ella.

Ella la prit précautionneusement.

Caroline avait besoin d'air. Elle s'excusa et sortit. Elle avait juste besoin d'un moment. Esther avait fait faire le tour des lieux à Ella et Ella n'arrêtait pas de dire à quel point ça serait super de vivre ici. Et bien sûr, il y avait des chevaux. Il ne fallait pas oublier les poneys. Quand Caroline fut sortie, elle regarda le domaine. C'était vraiment magnifique ici. La maison était si grande. La vie que vivaient les Mikaelson était si différente de la sienne. Caroline entendit des bruits de pas et vit Klaus marcher vers elle.

- Tu as l'air inquiète, amour, qu'y a-t-il ? demanda Klaus.

- Regarde cet endroit, répondit Caroline en regardant la maison et non lui. Si Ella était là elle pourrait aller dans toutes les bonnes écoles, être dans tous les bons clubs, être une foutue Lady. Je… Je ne peux pas lui donner ça.

- Oh, amour, rien de tout ça n'a d'importance, fit Klaus. Oui, ma famille et moi avons grandi privilégiés, mais on est tous paumés.

Caroline rit et essuya les larmes de ses yeux. Klaus poursuivit :

- Rebekah et Kol ont déménagé à l'autre bout du monde pour s'échapper. Finn est passé par un nom différent pendant un moment pour ne pas être associé avec notre famille. Et, bon, tu sais ce qu'il en est d'Elijah, Tatia et moi. Caroline, tu l'as élevée dans un amour inconditionnel. Quelque chose que nous n'avons pas beaucoup eu. Petit, j'aurais tout donné pour vivre comme Ella vit avec toi.

- Merci, fit Caroline, consciente qu'elle pleurait à présent.

- Ella pourrait être la seule Mikaelson à ne pas avoir besoin d'une quantité excessive de thérapies et elle ne deviendra pas limite alcoolique, reprit Klaus, faisant de nouveau rire Caroline. J'avais un peu peur de l'amener ici. Je ne pense pas que cet endroit va la changer, tu l'as trop bien élevée, mais il y a beaucoup de fantômes dans cette maison.

- Vous y avez tous survécu, pourtant, et tu ne peux pas être si paumé. Si tu l'étais je ne te ferais pas confiance concernant Ella, et j'ai des problèmes aussi. Mon père est parti, ma mère est morte, raconta Caroline. On doit juste veiller à ce qu'Ella ne devienne pas aussi paumée que nous.

À présent, Klaus rit.

- Allez, ne laissons pas Ella seule avec les loups trop longtemps, dit-il en lui tendant la main. Au moins, Matt et Sage sont là pour contrebalancer la folie des Mikaelson.

- Depuis quand es-tu drôle ? demanda Caroline tandis qu'ils marchaient vers la maison.

Il ne relâcha pas sa main.

- Je n'avais jamais eu de raison de beaucoup rire auparavant, admit Klaus.

Quand ils rentrèrent dans la maison, Esther avait Ella sur ses genoux et lui montrait de vieilles photos. Apparemment Klaus et Caroline n'étaient pas les seuls à veiller à ce qu'Ella ait l'enfance qu'ils n'avaient pas eue.

- Maman, regarde papa ! Il a mon âge ! s'exclama Ella avec un large sourire.

- Je trouve qu'il était plus beau à l'époque, commenta Rebekah. Bien que ses oreilles aient grandi.

- Dommage que ta bouche ait juste grossi, répliqua Klaus, et Rebekah le fusilla du regard.

Ils rentrèrent finalement à l'appartement. Ella s'était endormie et Klaus la porta dans l'appartement. Caroline la mit rapidement en pyjama et ferma la porte. La veilleuse dans sa chambre donnait l'impression que la peinture murale luisait. Ella allait faire quelques rêves de princesse, ce soir.

- Ça s'est bien passé, fit Caroline en prenant le verre de vin que Klaus lui tendait. Et Ella a adoré prendre son nouveau cousin dans ses bras.

- C'est vrai, tout le monde s'est comporté au mieux et heureusement ils n'ont pas trop cuisiné Ella, dit Klaus.

- J'ai quelque chose pour toi, déclara Caroline avant de courir dans sa chambre pour prendre quelque chose dans sa valise. J'allais le garder pour ma dernière soirée, mais je ne peux pas attendre.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda Klaus en prenant l'enveloppe kraft de ses mains.

- Quelque chose que j'ai demandé à Stefan d'établir avant de partir, répondit Caroline.

Klaus ouvrit l'enveloppe et la lut.

- Une fois que tu auras signé, ce sera officiel, reprit Caroline. On partage maintenant la garde légale et physique d'Ella. Tu l'auras pendant trois mois chaque été avec moi démarrant les deux premières semaines avec vous. J'ai pensé qu'on pouvait s'arranger entre nous pour les petites vacances.

- Caroline, c'est… C'est… Merci, fit Klaus, à court de mots.

- Non, merci à toi. Une part de sa vie manquait à Ella. Tu l'as remplie, expliqua Caroline.

Klaus la prit fermement dans ses bras en la soulevant du sol. Caroline rit. Il la reposa au sol. Leurs visages étaient très proches l'un de l'autre et aucun des deux ne s'éloignait.

- Et puis merde, fit Klaus, et il l'embrassa.

Note de l'auteure

Qu'en avez-vous pensé ? J'espère que vous l'aimez. Bien ? Horrible ? Waouh, Lane, tu as perdu ta capacité à bien écrire au cours de l'année ?

J'espère vraiment que ça ne prendra pas presque un an pour publier, et encore une fois je suis désolée que ça ait pris autant de temps. Vous, les lecteurs, êtes juste merveilleux de m'avoir demandé de continuer.